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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 


  Présentation de White Island par les équipes scientifiques de la GNS.

 

 

L'île inhabitée de White Island fut ainsi nommée par le capitaine Cook, en 1769, à cause de son aspect : elle apparaît presque toujours dans un nuage de vapeur blanche. Celui-ci ne mentionna pas qu'il s'agissait d'un volcan. Son nom en Maori est "Te Puia o Whakaari", qui signifie "le volcan dramatique".

 

map_new_zealand_volcanoes.gifCe volcan marque la partie terminale nord de la "zone volcanique de Taupo" ( TVZ). 

 

 

newzealand-taupo-volcanic-map.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La TVZ est un bassin d'arrière-arc formé à l'est d'une zone de subduction et est causé par l'extension de la croûte terrestre; cette extension a créé deux types de structures : des cônes traditionnels de nature dacitique/andésitique/basaltique, et des caldeiras rhyolitiques.


Taupo-volc.-zone.jpg Subduction de la plaque Pacifique sous la plaque Australienne et formation du bassin d'arrière-arc TVZ.

 

Relativement petite, 2 km. sur 2,4, White Island est située dans la baie de Plenty, à 48 km. de la côte de North Island.  Elle culmine à 321 mètres; seule une petite partie du volcan est visible et constitue le sommet émergent d'un volcan sous-marin de 16 km. sur 18. (70% de son cône est sous la mer). Le cratère principal occupe la majeure part de l'île.

 

White-Island - GNS sc.channel

 

 

White Island est constitué de deux stratovolcans andésitiques à dacitiques qui se recouvrent. Le cratère sommital est égueulé vers le sud-est et se termine en pente douce vers la mer.

 

 

 

Son activité historique n'est connue que depuis 1826 et caractérisée par des éruptions intermittentes modérées de nature phréatomagmatique ou strombolienne; mais il est actif depuis très longtemps et occupe une part importante des légendes Maori.

Les 19° et 20° siècles sont marqués par des changements topographiques nombreux du plancher du cratère et la formation de nouveaux évents.

 

 En 1914, un effondrement de la paroi du cratère produit une avalanche de débris qui emporta les constructions et les dix travailleurs d'une mine de soufre; ils disparurent sans laisser de traces. Seul survivant de la tragédie, le chat du camp qui fut recueilli quelques jours après le drame par un bateau de ravitaillement. Un nouveau camp fut établi à un endroit plus sûr, mais la mine de soufre fut abandonnée en 1930, pour manque de rentabilité. Ne subsistent que quelques restes corrodés par les gaz soufrés.

 

White_Island-sulfur-mine---JShook.jpg                 Des restes de la mine de soufre - photo James Shoot / wikipedia.

 

White-island---Christmas-crater-12.02.77-NZGS-S.Nathan.jpg                       Activité au Christmas crater en 1977 - photo S.Nathan NZGS.

 

Aux environs de Noël 1976, l'activité forme deux nouveaux cratères, dont l'un, baptisé Christmas crater, aura une activité continue jusqu'en mars 1978, date à laquelle un nouveau cratère d'effondrement se forme, qui s'appellera Gibrus crater. Cet épisode, du 18.12.1976 au 29.06.1982, a un indice d'explosivité volcanique de 3, selon le GVP.

 

2311whi1

                  Carte simplifiée du cratère et des évents, établie en 1998 - doc. IGNS.

 

White_Island_Lake_-2000-James-Shook.jpg                        Le lac acide et son déversoir, en 2000 - photo James Shoot.

 

White_Island_---J.Shook.jpgWhite Island - les effluents acides colorent la baie de Plenty - photo aérienne James Shoot

 

Demain, la visite de l'île, grâce aux photos d'Antony Van Eeten, prises en 2009.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - White Island

- GNS Science - New zealand volcanoes

- Explore volcanoes / New Zealand - Taupo volcanic zone.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Merapi-06.11.2010-plinian-column.jpg

      Impressionnante colonne plinienne, selon une photo du 06.11.2010 agence Reuters.

 

Peu de nouvelles fraiches de l'éruption en cours ! Par contre, les bilans ont été revus à la hausse par les autorités ; elles parlent de

135 morts et de 300.000 personnes évacuées, chiffres "susceptibles d'être revus à la hausse".

Outre les perturbations du trafic aérien, on annonce que les retombées de cendres rendent les routes glissantes et dangereuses, et sont cause de retards pour le trafic ferroviaire.

 

Sources :

- Indahnesia.com

- BBC News Asia-Pacific


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les îles formant la Nouvelle-Zélande se sont développées à partir du Gondwana, le proto-continent austral ; Une datation radiométrique des roches Néo-zélandaise fait remonter les plus anciennes à 500 millions d’années.


L’histoire géologique de la Nouvelle-Zélande peut se subdiviser en trois principales périodes de sédimentation et trois périodes orogéniques.


De 545 à 370 Ma : du Cambrien au Dévonien, la première phase de sédimentation : les roches les plus anciennes sont localisées sur la côte ouest de l’île du sud.


De 370 à 330 Ma : De la fin du Dévonien au Carbonifère, l’orogenèse Tuhua :une période de pression et d’élévation marque la fin de la longue période de sédimentation. Les sédiments marins sont poussés vers le haut, et mélangés entre eux pour former des montagnes. Sous l’action combinée de la pression et de la chaleur, les roches sont changées pour former de nouveaux minéraux ; par ex. les calcaires évoluent en schistes, des intrusions plutoniques forment des granites et des diorites. Cette activité s’est produite le long de l’ancienne côte du Gondwana, longtemps avant l’existence de la Nouvelle-Zélande.


De 330 à 142 Ma : du Carbonifère au Jurassique, le géosynclinal Néo-Zélandais. Durant cette période, d’énormes quantités de sédiments se sont accumulées, avec une extension nord en direction de la Nouvelle-Calédonie, et vers le sud bien plus loin que l’actuelle île du sud, formant le soubassement de la Nouvelle-Zélande. Sur l’île du nord, le géosynclinal de Nouvelle-Zélande forme les plus anciennes roches : Le groupe Torlesse, principalement composé de grauwache avec peu de fossiles, et le groupe Murihiku, riche en fossiles et en débris volcaniques. Ce dernier groupe représente la majorité de la plate-forme continentale.

 

triassique-200-Ma.gif

De 142 à 99 Ma, durant le début du Crétacé, l’orogenèse Rangitata. Cette orogenèse à déformé les sédiments déjà déposés ; des roches du plancher marin peuvent être vues à Dun mountain, West dome et Red hills  dans la région de Nelson, sur South island.


De 99 à 24 Ma, du Crétacé à l’oligocène. Une longue période d’érosion des montagnes formées par la précédente orogenèse en a réduit la hauteur et formé une pénéplaine. Il y a 85 Ma, le rifting, qui a séparé le Nouvelle-Zélande du reste du Gondwana, a créé un nouveau plancher océanique et la mer de Tasmanie. Ce mouvement de bloc continental a débouché à l’oligocène (35 Ma) par la submersion de la région ; des dépôts calcaires et fossilifères se sont formés. A la fin de cette période, un nouveau rift s’est formé entre l’Australie et l’Antarctique et l’extension du plancher océanique continue encore.


De 24Ma à la période moderne : du Miocène au Quaternaire : l’orogenèse Kaikoura. La nouvelle dorsale océanique entre l’Australie et l’antarctique est à la base de tensions dans la croûte du sud-ouest du Pacifique, avec des mouvements de failles ; de ces phénomènes, résultent un soulèvement et la production de la chaîne Alpine et son front escarpé ouest, la faille Alpine (Alpine fault) ; entre 23 et 1 Ma, le côté ouest de la faille alpine s’est déplacé vers le nord, par rapport à son côté est, avec un ratio de 1 à 10 cm. par an :  résultat, un déplacement de 450 km. L’activité tectonique a continué depuis 10 Ma jusqu’à la période moderne, avec la formation des chaînes montagneuses.

 

Résumé des 65 derniers Ma - GNS science's channel :

 



L’actuelle Nouvelle-Zélande est renommée  comme un monde géologiquement actif, avec de hautes montagnes, de fréquents séismes, des zones hydrothermales et des volcans actifs. Tout ceci est du à la position du pays à la frontière des plaques Australienne et Pacifique. La subduction de la plaque Pacifique sous la plaque Australienne est responsable du volcanisme dans l’île du nord, volcanisme qui a démarré au début du Miocène, a migré vers le sud jusqu’à atteindre son actuelle position : la zone volcanique de Taupo. Les zones de subduction sont définies par des fosses au nord et au sud, et par la faille Alpine qui met ces deux zones en connection.

 

tectonique-de-NZ.jpgLe contexte tectonique de la Nouvelle-Zélande ; les plaques Pacifique et Indo-Australienne par rapport à la plaqque Antarctique. Doc. volcano.oregonstate.edu 

 

NZ_faults_--Mikenorton.pngLa zone de subduction en rouge, les failles en noir - les vitesses de déplacement relatif de la Plaque Pacifique en jaune.

 

Le volcanisme est surtout présent sur North Island et en mer, au nord de celle-ci :

 

jb-fig1.gif                      North Island et la position des principales structures volcaniques

 

Sources :

- The geological history of New Zealand - univ. of Waikato

- A geological overvieuw of New Zealand - Earlham college.

-Kermadec arc-New Zealand tectonic confluence- Univ.California

- GNS Science's channel .

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Bulusan-06.2006-AP.jpg

                      Un évènement du même genre le 18.06.2006 - doc.AP

 

 

Le niveau du volcan Bulusan, dans l'île de Luzon - archipel des Philippines - a été relevée au niveau 1 (anormal), suite à l'émission à 8h.11 d'un panache de vapeur/cendres qui a atteint 600 m. de hauteur; cette éruption a duré 57 secondes et succède à 4 séismes volcaniques enregistrés. Une zone de 6 à 10 km. au nord-ouest du cratère présente des traces de retombées de cendres.

L'activité présente est liée à "une perturbation hydrothermale sous le volcan" ; une zone de danger permanent de 4 km. est interdite, car le volcan pourrait émettre de nouveaux panaches.

 

Source :

PHIVOLCS bulletin du 06.11.2010

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Publié le par Bernard Duyck
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L'activité du Mérapi se poursuit avec plusieurs coulées pyroclastiques ce 06.11 entre minuit et 6 h.00; des grondements sont entendus jusqu'à 20 km. du volcan, qui demeure enveloppé de brume.

 

L'éruption, qui est considérée comme la pire du siècle, a causé à ce jour 122 morts et l'évacuation de 106.000 personnes; ces chiffres sont sujets à révision, car le processus d'évacuation est toujours en cours et d'autres victimes sont encore à découvrir dans les environs du volcan touchés par les nuées ardentes et les lahars.
Dans la journée de vendredi, et rien que dans le village de Broggan, 78 corps ont été retrouvés ensevelis dans une couche de cendres atteignant 30 centimètres.
L'aéroport de la ville reste fermé.

Yogjakarta, et ses 400.000 habitants,  vivent maintenant sous la menace du volcan.
Le vent, qui est responsable de l'allongement du trajet des coulées pyroclastiques de vendredi (jusqu'à 17 km. du cratère), l'est aussi de l'apport de cendres, sable et graviers jusqu'au coeur de la cité.
Les pluies ont lessivé une part des cendres non stabilisés et les nombreuses rivières descendant du Mérapi charrient des lahars.
La rivière Code, qui passe au milieu de la ville de Yogjakarta, a été placée au niveau d'alerte le plus élevé; son débit a fortement augmenté et elle transporte des débris volcaniques et des arbres.
Pour le moment, il n'y a pas d'inondation, mais les autorités recommandent de s'en éloigner.
La qualité de l'air continue à se détériorer : la quantité de particules fines en suspension excède de trois fois la norme dans 12 zones. Au sud du volcan, où la situation est la plus grave, l'air contient 1.819 µgr. de particules de silice - au lieu des 230 µgr. admis - ainsi que du méthane et du soufre, en provenance de la végétation brûlée.


image-148420-galleryV9-evup-DPA.jpg
image-148559-galleryV9-cndn.jpg                           photos de Yogjakarta sous les cendres - der Spiegel. de
Sources :
- The Jakarta Globe
- Indahnesia.com

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

800px-Anse_Cocos-La_Digue-Seychelles---Toby87.jpg  Seychelles - La Digue - plage d'Anse Cocos, affleurements granitiques - photo Toby 87.

 

 

Le plateau des Seyhelles :

Le cas de l'archipel des Seychelles, 115 îles et îlots, est très particulier : les îles qui forment le coeur de cet ensemble - Mahé, Praslin, La Digue - sont de type "micro-continent" ; leur soubassement est de type granitique, dont on voit de beaux affleurements à la plage Anse Source d'Argent dans l'île de La Digue. D'autres îles sont de type "corallien", comme Aldabra.

 

Plateau-Seychelles.jpg

Légende : 1. en noir, les îles - 2. en blanc (peu visible) isobathe de 50 m. - 3. isobathe de 1.000 m.- 4. isobathe de 2.000 m.  A noter : les isobathes de 1.000 et 2.000 m sot très proches, attestant de la structure en plateau entourée de fosses marines. - Doc. Evolution des îles coralliennes 1991.


Il y a deux millions d'années,les continents qui forment l'actuel hémisphère sud formaient le super-continent Gondwana. A son éclatement, sur son côté est, le Gondwana se fragmente en un nombre important de blocs continentaux de taille intermédiaire, comme Madagascar, et de micro-continents, tel que les Seychelles.

 

Ocean-indien-Google-copie.jpg

                Topographie des îles de l'Océan Indien - d'après Google Earth.

 

Des datations isotopiques de roches magmatiques des Seychelles et des ensembles qui étaient voisins au sein du Gondwana mettent en évidence l'existence de sept événements magmatiques majeurs, liés à quatre phases de rifting qui se sont produites pendant la fragmentation du Gondwana.

Deux phases de magmatisme granitique lié au rifting d'âge Précambrien supérieur sont enregistrées sur Mahé entre ~71 et 680 Ma, suivies par les granites de Praslin-La Digue-Félicité vers 665 Ma, puis par des dykes basiques qui ont recoupé ces granites vers 620 Ma.

Au cours du Jurassique inférieur, vers 190 Ma, le volcanisme basaltique effusif du Karroo et ses équivalents pourraient être représentés par des lits de cendres dévitrifiées.

Au cours du Crétacé et du Tertiaire, divers événements magmatiques sont représentés, qui se sont produits vers:  

- 1. not, vert, similar135 Ma: dykes basiques, équivalents dans le temps des volcanismes de Lebombo (Afrique du Sud) et Movene (Mozambique) liés au point chaud de Marion.   

- 2.  not, vert, similar124-113 Ma: intercalations magmatiques peut-être synchrones du développement supposé du volcanisme de Saya de Mahla à partir du point chaud de Marion   

- 3.  not, vert, similar82–?65 Ma: basaltes tholéiitiques représentant la formation du complexe de la dorsale d'Amirante.

- 4.  not, vert, similar70-60 Ma: représentant l'événement du Deccan et subdivisé en pré-Deccan tholéiitique (not, vert, similar70-68 Ma), Deccan principal basique (not, vert, similar68-63 Ma) et post-Deccan acide (not, vert, similar63-60 Ma)

- 5. not, vert, similar47 Ma: basaltes mis en place au cours de la dérive du bloc Seychelles-Mascareignes alors que le point chaud Deccan-Réunion se trouvait à Saya de Malha.

 

D'autre part, les volcanismes acides de la côte nord orientale de Madagascar et de la partie offshore de la côte occidentale de l'Inde sont apparemment à relier au début (not, vert, similar96 Ma) et à la fin (not, vert, similar84 Ma) du rifting entre Seychelles-Inde et Madagascar.

 

Seychelles-1.jpg                   Les Seychelles sont surtout connues pour leurs paysages paradisiaques.

 

Un peu d'histoire :

Les Seychelles étaient des îles inhabitées découvertes par les Portugais en 1502. Repaires de pirates au XVII ème siècle, colonisées par la France en 1756 elles sont nommées du nom du ministre des finances de l'époque, Jean Maureau de Séchelles. Elles deviennent anglaises en 1814.
La République des Seychelles est née le 29 juin1976 avec l'indépendance. James Mancham élu président de la République. Un coup d'état en 1977 instaure un régime "socialiste". Tentative avortée de coup d'état en 1981 par une poignée de mercenaires pour le compte de Mancham.
Les Seychelles restent membres du Commonwealth. Le parti actuellement au pouvoir est le SPPF (Seychelles People's Progressive Front, socialiste). Le président depuis 2004 est James Michel.

 

Le banc submergé Saya de Malha :

Ces bancs, ou récifs, de la taille de la Belgique, furent formés, il y a 35 millions d'années, par le point chaud de La Réunion; il sont composés d'un socle basal de nature basaltique recouvert de calcaire, vestige d'un récif corallien.

 

785px-Saya_map1lg.PNG         Bancs basaltiques de Saya de Malha - profondeurs d'immersion en mètres.

 

1148.jpg                                   Doc IPGP / Formation du pont chaud de La Réunion.


Après son passage sur le point chaud de la Réunion, la dérive de l’Inde vers le nord continue, laissant derrière elle le bloc continental des Seychelles avec le pendant immergé des Trapps du Deccan, le banc basaltique de Saya de Malha, dont l’âge a été déterminé également à 64 millions d’années, l’âge de la naissance du point chaud (White and McKenzie, 1989).

Il y a des millions d'années, ces bancs étaient représentés par des îles volcaniques montagneuses, à l'image de La Réunion ou Maurice; certains d'entre eux avaient une hauteur supérieure à 130 m. il y a seulement 18.000 à 6.000 ans.

 

Sources :

- The Amirante ridge/trough complex : response to rotational transform rift/drift between seychelles and Madagascar - by Ph.S.Plummer.

- Age and geological signifiance of the igneous rocks from Seychelles - Ph.S.Plummer /ScienceDirect 1995.

- IPGP - Formation du point chaud de La Réunion.



 

 


 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

AFP_101104indonesie-volcan-merapi_-AFP-Achmad-Ibrahim.jpg

             De nombreux nouveaux évacués cette nuit - photo AFP / Achmad Ibrahim

 

 

Comme annoncé hier soir, les choses se gâtent au Mérapi !

Une nouvelle éruption a eu lieu cette nuit vers minuit - heure française, toujours plus forte, toujours plus mortelle ...on recense à l'heure actuelle plus de 49 nouvelles victimes et une soixantaine de blessés.

Des nuées ardentes ont détruit deux villages et atteint  Argomulyo, situé à 18 km. du cratère où beaucoup d'enfants figurent parmi les morts et de nombreuses personnes ont été brûlées.

Le nombre de personnes évacuées dépasse 100,000, dont 30 000 dans un stade à 25 km du Merapi. Les centres d'hébergement sont surpeuplés. L'aéroport international de Yogjakarta a été fermé et il est conseillé aux avions de se maintenir à distance respectable du volcan.

La zone de danger a par conséquent été étendue à 20 km. du volcan, mettant sur les routes de nouveaux évacués; cette nouvelle limite touche les faubourgs de la grande ville de Jogjakarta.

 

Sources :

- AFP - agence France Press

- Jakarta Globe, Indahnesia

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Karthala_volcano-Comoros---ph.alkomor.jpg

                     Grande Comore - le cratère du Karthala - photo Ph. Alkomor

 

La Grande Comore, appelée aussi Ngazidja, est l'île dernière-née ; il y a seulement un à deux millions d'années, à l'époque où l'homo erectus quittait l'Afrique pour partir à la conquête d'autres continents.

C'est aussi la seule île de l'archipel a avoir un volcan-actif, et la plus élevée, l'érosion n'ayant pas eu le temps d'accomplir son oeuvre destructrice. Elle se divise en trois parties : au centre, le bombement du volcan Karthala, haut de 2.361 mètres. Un géant, si on tient compte que les fonds marins descendent à 4.000 mètres ... ce qui lui donne une taille respectable de près de 6.360 mètres.

Le raccord de ce volcan avec la mer se fait sur des basses pentes par une concavité formant une plaine littorale surmontée à l'ouest de deux grands cônes d'hyaloclastites (cône d'Iconi et de Mwandzaza).

Il se prolonge au nord par une zone de rift formant le massif de La Grille, et au sud, par la presqu'île de Mbadjini, couverte de cônes volcaniques.

 

Karthala---comores.jpgkart-reseau.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Karthala, volcan-bouclier de type hawaiien :

Impossible de "le louper" ! il occupe pratiquement les deux-tiers de la surface de l'île. Craint des villageois, aimé des randonneurs et courtisé des volcanologues, ce jeune volcan n'est âgé que de 130.000 ans, d'après les responsables de l'OVK - l'Observatoire volcanologique du Karthala.

Le Karthala possède une caldeira sommitale de 3 km. sur 4, générée par des collapsus répétés.

 

kartala-caldeira.jpg                         Une partie de la caldeira du Karthala - doc. ksu.edu/comoros.

 

Karthala---comores---1991-.jpg       Schéma de la structure complexe de la caldeira  - Bachélery - 1991 avant l'éruption.

                                Notez la position du cratère actif, Chahalé.


Depuis le début du 19° siècle, plus de vingt éruptions ont été enregistrées tant au sommet que sur ses flancs. De nombreuses coulées de lave ont atteint de tous côtés la mer proche et en 1860, une éruption dans le massif Badjini provoque une coulée qui divague sur 13 km. avant d'atteindre la côte au nord de la capitale Moroni.

Des tunnels de lave existent, explorés par des spéléologues.

 

Karthala-crat-Chahale-en-2003.jpg   Karthala - cratère Chahalé en 2003 occupé par un lac de cratère - photo N.Villeneuve.


Cependant, un changement de comportement s’est opéré depuis 2005, et l’on enregistre une éruption quasiment tous les ans. La dernière en date est survenue le 13 janvier 2007. Ce changement de comportement n’a encore rien altéré à la nature des éruptions du volcan Karthala qui sont régulièrement de type magmatique ou phréato-magmatique.

 

Les éruptions de 2005 :

1. Après une crise sismique débutant à 8 h.12 le 16 avril, une éruption phréatique a lieu vers 14 h ; elle est responsable de l'émission d'un panache de cendres, accompagné d'éclairs, et de chutes de cendres qui recouvrent la capitale et l'aéroport. Elle est estimé de VEI = 2... 10.000 personnes sont évacuées.

Un survol du cratère Chahalé, le 18 avril, par les équipes du KVO oermet d'observer d'importantes modifications au sommet : le lac de cratère, en place depuis 1991, a tét remplacé par un lac de lave; des portions importantes de la surface du lac sont en fusion, incandescentes ... pour quelques heures seulement. Le 20 avril, les eaux de surface qui s'infiltrent dans le cratère sont instantanémént transformées en vapeur au contact de la surface du lac consolidé, encore très chaude.

 

3101kar1.png                          Diagramme des séismes cumulés -sur l'année 2005 - doc. KVO.

 

2. Une nouvelle crise sismique survient les 25 et 26 août 2005, avec un total de 190 évènements : elle marque le point de départ d'un nouveau cycle éruptif.

 

Dans la nuit du 24 novembre, nouvelle éruption phréatique de VEI = 3. Le 25.11, un panache de cendres monte à 11-12 km. de hauteur avant de dériver vers l'est sur 280 km, et une largeur de 30-50 eruption-2005.jpgkm. Les satellites, qui visualisent ce panache, y mesure des teneurs en SO2 de l'ordre de 2,85 kilotonnes. des cendres recouvrent la capitale, en épargnant l'aéroport qui demeure opérationnel. L'éruption fera une victime, mais contaminera les eaux potables affectant 120.000 personnes.

L'observation montre la présence d'un lac de lave qui se révèlera éphémère. Le 26 novembre, il présente un diamètre de 60 à 80 mètres et est le siège d'une intense convection.

 

Karthla-24-25.11.2005-Chr.Roche-GVP.jpg

                     Karthala - lac de lave en fusion - photo C.Roche 24-25.11.2005

 

Le 30.11, Sa solidification est en cours et l'incandescence n'apparait plus qu'au centre.

 

Karthala-30.11.2005.jpg

Karthala - solidification en cours, l'incandescence n'est visible qu'à la place des futurs hornitos - Photo F.Sauvestre / KVO 30.11.2005.

 

Le 5 décembre, le lac de lave est presque entièrement solidifié et présente deux hornitos (spatter cones) de 5 mètres de haut, considérés comme inactifs le 08.12.

 

Karthala-12.2005.jpg  Karthala - lac de lave solidifié à l'exception de 2 hornitos - photo F.Marcel-Asselin / GVP.

 

En 2006 :

Le 28 mai 2006, une éruption magmatique a lieu dans le cratère Chahalé, avec la formation d'un lac de lave présentant une fontaine de lave en son centre, et le développement d'un panache de gaz et vapeur montant à 3.000 mètres.

Ce lac commence à se solidifier dès le 31.05, pour l'être totalement le 2 juin.

 

Karthala-29.05.2006.jpgKarthala le 29.05.2006 - lac de lave avec "fontaining" central et panache blanc de gaz/vapeur.

photo Julie Morin.

 

En 2007 :

Dans la nuit du 12 décembre, des jets de flammes sont aperçus au dessus du sommet du volcan, validant une éruption explosive de VEI = 2 dans le cratère Chahalé. Le 13, un trémor important et des séismes pouvant aller jusqu'à une magnitude 4 ont été enregistrés.

Un lac de lave est observé le 15 janvier.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Karthala

- Tunnels de laves sur la Grande Comore - lien

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Publié le par Bernard Duyck
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Les choses ne s’améliorent pas au Mérapi : le bilan des morts est passé à 44 et le nombre de personnes évacuées s’élève à plus de 90.000 personnes.

Le nuage éruptif, émis le 04.11, a atteint une hauteur de 8.000 mètres, indiquant une pression très élevée dans le conduit volcanique ; il a été accompagné de coulées pyroclastiques qui seraient descendues sur 9 km. sur les pentes de la face sud du volcan. De fortes pluies ont mobilisé les cendres fraîchement tombées, générant des lahars qui ont emprunté les rivières Kunin, Gendol, Worro, Boyong, Krasak et Opak. 

 

04lede_volcano-blogSpan---AFP-Getty-im-jpgMérapi - la colonne éruptive du 04.11.2010 prise d'un vol Denpasar - Jogjakarta, dérouté vers Surabaya - doc. AFP/ Getty images.


Diverses observations photographiques ont montré un dôme 03.11.2010----Beawiharta-Reuters.jpgfortement incandescent, et une coulée de lave importante s’avançant au travers d’une brèche au sud du cône. Le fait que le dôme se soit expansé en une coulée de plusieurs centaines de mètres est inhabituel pour le Mérapi, et indique un ratio d’émission de lave élevé.

 

Photo Reuters / Beawiharta.


M. Surono, un vulcanologue du gouvernement, a qualifié l'éruption d'«extraordinaire», estimant qu'elle avait été trois fois plus puissante que la première éruption du 26 octobre.
«Nous n'avons aucune idée de ce qui se passe», a-t-il dit en observant l'aiguille agitée de son sismographe. «Il semble que nous pourrions maintenant entrer dans une phase encore pire

 

Sources :

- New York Times - R.Mackey

- Metro journal - Canada

- Jakarta Globe

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Semeru-sommet-Th.B.jpg       Le Semeru "tousse" régulièrement - avec l'aimable autorisation de Thorsten Boeckel.
 

 

Le Gunung Semeru, situé dans le parc national Bromo Tengger dans l'est de Java, présente lui aussi une activité en hausse : une nuée ardente liée à une langue de lave.

Le Semerua une activité continue depuis 1967. De fréquentes explosions modérées ont lieu à intervalles réguliers - les guides ne disent-ils pas que le volcan "tousse régulièrement" - , l'évènement actuel est dans la norme d'une explosion un peu plus forte, accompagnée de coulées de lave et nuée ardente.

Néanmoins, l'administration du parc va prendre des mesures pour interdire les ascensions du volcan, non seulement à cause de cet évènements , mais aussi à cause des risques de glissements de terrain.

 

03.11.2010-Blas-Merapi---AFP-Getty-im.jpg                     Merapi - le terrible blast du 03.11.2010 - photo AFP /Getty images.

 

Entré dans une phase éruptive intensive le 26 octobre, le Merapi ne montre aucun signe d'apaisement, selon les vulcanologues. Le volcan  a de nouveau explosé jeudi matin, "encore plus fortement que la veille", ont-ils indiqué. "Le nuage a atteint une hauteur de 8 km et des écoulements pyroclastiques sont descendus le long des pentes jusqu'à neuf km" sur la face sud. Aucun blessé n'a été signalé, selon les premiers renseignements. Hier, les autorités avaient élargi, à une distance de 10 à 15 km du sommet, la zone interdite, entraînant l'évacuation de dizaines de milliers de personnes vers les centres temporaires, qui accueillent désormais quelque 90.000 réfugiés.

 

Sources :

- Detik Surabaya

- Le Vif.be

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