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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Colombie - Nevado del Huila :

Ingeominas rapporte que le 16.10, un panache d
e cendres est monté à 1 km. et a dérivé vers l'est.
Une augmentation de la sismicité LP, associée à la montée du magma à des niveaux plus élevés, a fait fixer la vigilance au niveau 2 (naranja) - éruption probable en termes de jours ou semaines.
Le journal local de Popayan, El Liberal, signale que les populations environnantes sont affectées par les retombées de cendres et les odeurs de soufre. Une municipalité a requis une analyse des eaux par des scientifiques, celles-ci pouvant être contaminées par les cendres volcaniques.



                                                                              photos Ingeominas 02.2007

source : Ingeominas Popayan


Equateur - Reventador :

Le 16 et 17 octobre, des coulées de lave sont signalées sur le flanc nord du cône. Des émissions de gaz, de vapeurs et la croissance du dôme ont été observées.
Les images satellites avaient détecté une anomalie thermique dans la zone du cratère les 6,11 et 13.10.  Le 14 octobre, la sismicité avait augmenté , avec une détection d'un trémor harmonique. De l'incandescence a été signalée durant les cinq nuits précédentes.
Le 19 octobre, des anomalies thermiques ont été détectées à nouveau et durant un survol du volcan, on a pu observer une émission de gaz bleutés (SO²)... la coulée de lave se divise en deux bras et occupe une aire importante.



source : IG - Instituto Geofisico

Vanuatu - Gaua :

Une phase éruptive commencée le 27 septembre 2009, se poursuit selon le Vanatu Geohazards Observatory.
Des mesures, faites le 3 octobre, font état d'un niveau d'émission de SO² journalier de 3.000 tonnes, ce qui signifie qu'une quantité significative de magma dégaze.
Comme signalé dans un article précédent, le danger provient de la proximité du lac Letas et de son interaction avec le volcan en éruption.

Cette liste n'est pas limitative...
En l'absence du site du Global Volcanism Program, les données reprises proviennent des observatoires de surveillance des volcans en question.



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Il n'y a pas que les "grands peintres" qui s'y intéressent ! L'Etna fait partie intégrante du paysage et de la vie des Siciliens...et il influence aussi l'art populaire, l'art naïf.

Destinées à transporter le matériel des paysans se rendant aux champs, les charrettes font partie de la culture et de la tradition Sicilienne. Elles étaient toujours placées sous la protection d'un saint, représenté sur l'un des montants avec le nom du propriétaire.
Par la suite, ces charrettes vont devenir de véritables oeuvres d'art populaire, avec des scènes empruntées à la Chanson de Roland ou à la vie de personnages célèbres comme Garibaldi. Des motifs illustrés de guirlandes reliaient entre eux les différents panneaux; La richesse et la finesse de la décoration indiquaient aussi la position sociale du propriétaire.

                                Charrette traditionnelle - Conservée dans un hall d'hotel à Erice.

Des panneaux décoratifs du type de ceux qui ornent les flancs des charrettes traditionnelles ont servi d'alibi à un artiste naïf exposant à Taormine, non loin de l'Etna.


La première oeuvre reprend le thème des luttes entre "chrétiens et païens" , et illustre les guerres entre arabes et normands entre 600 et 1.061, année du débarquement en Sicile... les Normands mettront encore une trentaine d'années pour chasser les envahisseurs de l'ile.
Pour augmenter le caractère dramatique de ces épisodes guerriers, l'artiste a peint en guise de fond, une éruption de l'Etna et coloré son ciel de teintes sanguines.


Un autre épisode guerrier, avec l'entremise d'un saint homme essayant de calmer la joute, a pour toile de fond le volcan émettant un fort panache de cendres.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Un article du Southern times, relayé par l'excellent site "The volcanism blog", indique une éruption du volcan Nyamuragira le lundi 19 octobre 2009.  Goma safe after volcanic eruptionThe Southern Times, 22 October 2009
La lave a coulée en direction du nord en ne faisant pas de victime.

Activolcans viendrait contredire cette nouvelle : il ne signale aucune anomalie thermique au Nyamuragira, mais par contre certains points chauds sur les flancs ouest du Nyiragongo ... il pourrait donc s'agir d'une brève coulée de lave de cette provenance.


Les environs du volcan sont inaccessibles pour le moment du fait de combats dans la région de Sake entre les rebelles du général Nkunda et l'armée congolaise. cette éruption pourrait influer sur le trafic routier dans cette région et perturber les apports humanitaires aux populations touchées par la guerre.

Le site du GVP, étant inaccessible pour le moment, je n'ai pu joindre ni lien, ni renseignement complémentaire sur le volcan.

From: Smithsonian Institution Global Volcanism Program Website, 2002
Africa's most active volcano, Nyamuragira is a massive basaltic shield volcano that rises north of Lake Kivu across a broad valley northwest of Nyiragongo volcano. The volcano has a volume of 500 cubic kilometers and extensive lava flows from Nyamuragira cover 1500 square kilometers of the East African Rift. The 3058-meter-high summit is truncated by a small 2 x 2.3 kilometer summit caldera that has walls up to about 100 meters high. Historical eruptions have occurred within the summit caldera, frequently modifying the morphology of the caldera floor, as well as from the numerous fissures and cinder cones on the volcano's flanks. A lava lake in the summit crater, active since at least 1921, drained in 1938. Twentieth-century lava flows extend down the flanks more than 30 km from the summit, reaching as far as Lake Kivu.

Depiction of the Nyiragongo and Nyamuragira volcanoes, based on data from the Shuttle Radar Topography Mission and Landsat. Vertical scale exaggerated (1.5x).
Le Nyamuragira est à gauche de l'image, le Nyiragongo vers la droite, le lac Kivu sur les bords duquel se trouve situé le ville de Goma dans le bas.

Sources :
- The Volcanism blog
- Activolcan
- USGS, Africa volcanoes and volcanics.
- Nasa Landsat

à suivre pour de plus amples nouvelles ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Caractéristiques de la lave effusive de l'Ol Doinyo Lengai :


Les carbonatites sont des roches plutoniques peu communes, pour la plupart intrusives (dykes, portions de cônes). La plupart des carbonatites sont des carbonatites calciques, composées principalement de calcite (qui est du carbonate de calcium).

Au Lengai, nous avons affaire à d'autres spécificités:
- c'est une carbonatite extrusive (expulsée hors du sol) . Les rares carbonatites extrusives se produisent dans des environnements de rift : comme au Kerimasi, Mosonik ou Shombole, voisins du Lengai ou au Kaiserstuhl , dans le rift Rhénan.
- c'est une natrocarbonatite, c'est à dire une carbonatite composée majoritairement de carbonate de sodium et potassium ... cas beaucoup plus rare encore.

Les minéraux qui prédominent dans les laves du Lengai sont:
- la nyerereite (baptisée du nom de Jules Nyerere, premier président de la Tanzanie indépendante) :
Na2Ca(CO3)2.
- la gregoryite (du nom de .W.Gregory, un des premier géologue à étudier le rift africain) : (Na2,K2,Ca)CO3.
                           photo en lame mince sur :http://www.mindat.org/photo-104685.html

Ces carbonates sont des minéraux anhydres, qui réagissent rapidement au contact de l'humidité atmosphérique.
La lave noire et fluide qui est émise se transforme ainsi rapidement en lave gris brun, voire blanche en quelques heures ou mois. En même temps, la texture de la roche change : de dure, elle devient douce et friable.

                                                                                     © B.Duyck

Le fait que les laves du Lengai contiennent peu de silice conditionne les propriétés physiques, rhéologiques de celle-ci : cette lave est très fluide (elle coule comme de l'eau), noire à son émission et reste liquide à des températures extrêmement basses de l'ordre de 490 à 540°C (Krafft 1989 - Nyamweru 2001), contrairement aux laves basaltiques fluides à ~1.100°C.
Bien que la natrocarbonatite soit liquide à basse température, elle ne présente pas d'incandescence. La nuit, la lave rougeoit "rouge-foncé" et ce rougeoiement disparait de jour.

                               Superbe photo prise en juillet 2004 par Martin Rietze .
                                                 (lien en cliquant sur la photo)
                          La lave "fraiche" (rouge) surmonte une coulée récente et encore noire.
              A VOIR sur le site de Thorsten Boeckel, que je remercie pour son aimable autorisation.
                         http://tboeckel.de/EFSF/efsf_wv/lengai_04/lengai_04_III_e.htm

On peut ainsi facilement les observer, les prélever et les photographier sans protection spéciale.

"Le mystère des carbonatites en partie dévoilé" :

Un article de Lave-Belgique, signé Alain Melchior (07.05.2009), nous parle des origines de la natrocarbonatite.

" " Dans un article publié dans la revue Nature, une équipe internationale (France-USA-Tanzanie)* rapporte les résultats d'une mission d'échantillonnage des gaz volcaniques au cratère du volcan tanzanien, Oldoinyo Lengai (la montagne des dieux en langue Masaï), connu pour émettre des carbonatites, laves rarissimes exemptes de silice et très riches en CO2. La chimie et la composition isotopique des gaz montrent que le CO2 provient directement du manteau sous- jacent au rift Est Africain, semblable à celui qui alimente en magma les rides médio-océaniques. Ces résultats révèlent ainsi l'uniformité du manteau supérieur sous les océans comme sous les continents. L'abondance du CO2 est liée au processus de fusion et non à la composition du manteau. L'expédition dirigée par Pete Burnard et Bernard Marty, géochimistes au CRPG de Nancy (INSU-CNRS) était soutenue par l'Institut National des Sciences de l'Univers (CNRS) et la National Science Fondation.

L'équipe est arrivée au sommet du volcan (2960 m dans l'axe central du rift) au début d'une nouvelle phase éruptive, à un moment où le volcan était sous la pression de l'arrivée de magma frais. Elle a pu prélever des gaz d'une qualité exceptionnelle. Les gaz éruptifs échantillonnés sont issus du manteau et permettent de déterminer la concentration en carbone du manteau source des laves de l'Oldinyo Lengai à moins de 300 ppm (parties par million) de carbone. Cette concentration est identique à celle estimée pour le manteau sous les rides médio-océaniques. Le manteau situé sous le rift tanzanien n'a donc pas de particularité. C'est le processus de fusion qui conduit à la formation des laves qui lui, est exceptionnel.

Ces laves très particulières (carbonatites) proviennent d'un magma parent (nommé néphélinite) très pauvre en SIO2 qui se forme par fusion partielle caractérisé par un très faible un taux de fusion  (moins de 0,3 %) d'un manteau supérieur typique. Le liquide issu de cette fusion magmatique produit alors, sans doute à faible profondeur, c'est-à-dire à basse pression, l'immiscibilité des carbonates et des silicates, un peu comme de l'eau et des gouttes d'huiles. (Des études précédentes avaient suggéré que des teneurs en CO2 plus importantes, jusqu'à plusieurs %, étaient nécessaires pour produire des néphélinites et des carbonatites)." "


" " Dans un langage compréhensible pour tout un chacun, on peut dire qu'un liquide immiscible riche en carbonates (disons de l'huile) issu d’un liquide parental silicaté (disons de l'eau) à haute température se refroidira en précipitant uniquement des silicates, jusqu'à ce qu'il atteigne une frontière de cristallisation silicates-carbonates, où il est capable de précipiter des minéraux carbonatés, qui peuvent alors former des cumulats de carbonatite.  Le long de cette frontière de cristallisation , la coprécipitation de calcite conduit le liquide magmatique résiduel vers des compositions riches en alcalin (Na20 & K20); conduisant à la fameuse natrocarbonatite du Lengai.

Le modèle détaillé expliquant la petrogenèse des natrocarbonatites de l'Oldoinyo Lengai implique une différenciation (évolution pétrochimique) par cristallisation fractionnée (séparation des phases minérales au fur et à mesure de la cristallisation, le plus souvent par gravité) étendue d'un magma basaltique alcalin riche en carbonates suivi par une séparation immiscible de natrocarbonatite à basses pressions (c.a.d. celles régnant à des profondeurs superficielles des réservoirs magmatiques)." "


   

Voir aussi un article du géologue Frank Möckel, en allemand, sur la Pétrogenèse et Pétrologie des laves du Lengai, en cliquant sur le figure ci-dessous :

 


                        Schéma sur la pétrogenèse des carbonatites par :

                          Petibon, Kjarsgaard, Jenner & Jackson (1998)

                         in Journal of Petrology vol.39  11-12.

 

 

Stalactites, stalagmites et autres bizarreries :

 

Quelques merveilles, malheureusement pulvérisées lors de l'éruption vulcanienne de 2007.


 Un "doigt" de carbonatite (9 à 10 cm. de hauteur) pointe vers le ciel .

Ceci nous montre en miniature le mode de formation d'un hornito ... et démontre que de la lave peut sortir à tout moment, sous nos pas, ou pire sous nos tentes. © B.Duyck

 

                                                                                              © B.Duyck


Ces stalactites de carbonatite ne sont pas de la lave projetée sur les parois; leur mécanisme de formation est tout autre : la vapeur des fumerolles se condense sur les parois de même nature; l'humidité dissoud  ces sels et la percolation engendre des stalactites et des stalagmites de la même façon que dans les grottes calcaires.

 

Dans une "grotte" sous l'hornito T37B, de magnifiques stalactites de natrocarbonatite, bien blanche, dentelle minérale éphémère.

 

 

                              Stalagmite de natrocarbonatite (7 cm. diamètre / 5 cm. hauteur) - © B.Duyck

 

Sources et photos à consulter sur :

 

- "Ol Doinyo Lengai, the mountain of God"

   http://frank.mtsu.edu/~fbelton/lengai.html

- article du géologue Frank Möckel - 12.2005.

     http://tboeckel.de/EFSF/efsf_wv/lengai_moe/erforsch.htm

- site de Thorsten Boeckel - expédition 2004.

       http://tboeckel.de/EFSF/efsf_wv/lengai_04/lengai_04_I_e.htm

- "Phase Relationships of a Silicate-bearing Natrocarbonatite    from Oldoinyo Lengai at 20 and 100 MPa" :

C. M. Petibon1,*, B. A. Kjarsgaard2, G. A. Jenner1 and S. E. Jackson1

1 Department of Earth Sciences, Memorial University of Newfoundland St John's, NFLD, Canada, A1B 3X5
2 Geological Survey of Canada 601 Booth Street, Ottawa, Ont., Canada, K1A 0E8

- "Temperature measurements in carbonatite lava lakes and flows from Ol Doinyo Lengai, Tanzania":
Maurice Krafft  & Jörg Keller, in Sciences 1989
 http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/245/4914/168

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une forte éruption s'est produite entre le 29 mars et le 3 avril 2006. Un lac de lave s'est formé, puis s'est écoulé en inondant la partie sud du cratère, pour finalement s'en échapper vers l'ouest et couler jusqu'à la base du volcan. Bien que peu médiatisée, ce fut la plus importante coulée observée au Lengai depuis 1983.
Un relevé effectué par Matthieu Kervyn, un jeune volcanologue de l'université belge de Gent, lors de son passage sur le Lengai en mai 2006, permettra de bien situer mes photos prises en septembre de la même année.


   Avec l'aimable permission de l'auteur, Matthieu Kervyn - UGent - Belgium.
                                           Relevé GPS du cratère effectué le 25.05.2006


L'éruption de mars 2006 fut accompagnée d'un effondrement concernant les hornitos (*) T56B, T57B, T58B et T58C; l'hornito géant T49B fut sapé sur sa base côté S.E.


  Le T49B surplombe le cratère d'effondrement qui a sapé sa base côté sud-est.
  © B.Duyck



La lave contenue dans ce cratère d'effondrement s'en est échappée par un chenal, érodé thermiquement par les flots de lave émis lors de l'éruption de début d'année. © B.Duyck



Le T49B a vu une partie de sa base sapée par l'effondrement, ses bords désormais en porte-à-faux sont dangereux car ils peuvent d'effondrer à tout instant.
© B.Duyck



L'effondrement vu en direction du sud, avec en fond d'image, la séparation entre les deux cratères du volcan. © B.Duyck



Le cratère d'effondrement (CP1) montre un empilement en assiettes des différentes coulées ayant formé le plancher du cratère nord du Lengai; il est parcouru de nombreuses failles, ce qui rend son accès problématique. © B.Duyck


  L'overflow ouest donnant sur le rift Gregory - dénivellé :~2.000 m. © B.Duyck

                                                                                      © B.Duyck



Le volcan semble calme, pas de coulées de lave ... seules quelques fumerolles près des bords du cratère ou sortant des hornitos situés au sud-est, un grondement de temps en temps, par deux fois un gros craquement suivi d'un éboulement au niveau du T49B.
Le plus inquiétant a été vécu de nuit : comme nous avions "oublié" les matelas, notre duvet était posé à même le sol ... durant la nuit, une main sortie du duvet rencontra la surface du sol et aussitôt réveillé par sa chaleur, j'ai perçu des gargouillis. En écoutant bien, des bruits de liquide qui coule devenaient perceptibles... et j'ai plongé sans attendre au dehors, persuadé que de la lave coulait dans le cratère ! Mais rien qu'un grand calme et un froid mordant sous une lune qui éclairait de façon inquiétante les hornitos les plus proches; je n'ai pas trainé dehors, étant donné la basse température nocturne ... mais je dois avouer que je n'ai plus fermé l'oeil de la nuit, à l'affut du moindre bruit et prêt à détaller si besoin s'en faisait sentir.
Matthieu m'a dit, par après, que c'était sans doute un niveau de lave assez proche du plancher du cratère qui était responsable des bruits et de la chaleur perçus ! Rassurant !!! Les nuits au Lengai sont rarement calmes : pour lui, c'était la présence nocturne du jaguar qui le préoccupait.
On ne trouble pas impunément la demeure du dieu Engaï !

Différents types de coulées se rencontrent sur le plancher du cratère :


Tête de coulée pahoehoe

© B.Duyck





Coulée fluide et peu épaisse figée
par son refroidissement.

© B.Duyck









Coulée type a-a sur l'overflow est.

© B.Duyck







                                                                                     © B.Duyck
                                 Palette de carbonatites d'âges différents
                     sur les hornitos T45, T37B & T37 (de G. à D.)© B.Duyck


(*) Hornito : spatter cone, généralement de faible dimension, formé par l'émission, à travers la croûte solidifiée, d'une coulée d'un peu de lave sous pression et qui s'accumule autour de l'ouverture.

Sources :
- site de Matthieu Kervyn :
  
http://users.ugent.be/~mkervynd/lengaifr.htm
- "Voluminous lava flows at Oldoinyo Lengai in 2006: chronology of
   events and insights into the shallow magmatic system"
   Springer 02.2008
  Matthieu Kervyn & Gerald G. J. Ernst & Jurgis Klaudius & Jörg Keller & François Kervyn &
   Hannes B. Mattsson & Frederic Belton & Evelyne Mbede & Patric Jacobs.

à suivre : la lave "Natrocarbonatite"



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

  La silhouette du Lengai, vue du lac Natron - période calme : 09.2006 - © B.Duyck


Situation :


    Situation du Lengai dans la Gregory Rift Valley - Tanzanie -
        d'après "Guide des volcans"  M.Rosi & al.


Situé dans la plaine, au sein de la Gregory Rift Valley, ce stratovolcan la surplombe du haut de ses 2.962 mètres.
Le Lengai est situé à proximité d'une des grandes failles, probablement formée il y a environ 1,2 millions d'années (Dawson 1992) ; l'activité volcanique dans cette région a précédé et suivi l'apparition de la faille. Les plus anciens volcans sont e.a. le Ngorongoro, le Gelai, le Kerimasi.
L'Ol Doinyo Lengai est âgé de 370.000 ans seulement et est le grand volcan le plus jeune dans cette partie de la rift valley. (C.Nyamweru)

C'est le seul volcan connu pour avoir éjecté des tephras et les laves de type natrocarbonatites dans les temps historiques. (voir article suivant sur les carbonatites)

Brève histoire éruptive :


L’activité du volcan a débuté dans le cratère Sud du volcan,
aujourd’hui éteint.
Elle s’est déplacée depuis quelques centaines d’années dans le cratère Nord. On connaît, à l’Oldoinyo Lengaï, huit éruptions majeures depuis 1800. En 1883, G.A. Fisher est le premier à faire une description scientifique du Lengaï, où il nota l’émission de « fumée » en provenance du sommet du volcan, et où il recueillit des témoignages de grondements en provenance de celui-ci.

L'activité historique du Lengai est rythmée par une alternance de périodes effusives longues de quelques mois à plusieurs années et des phases explosives de type Vulcanien, brèves de quelques semaines ou mois.

De Janvier à Juin 1917 eu lieu une éruption explosive majeure durant laquelle des cendres furent déposées jusqu’à 30 km aux alentours du volcan. Lors de cet épisode, le grand lac de lave qui existait en haut du volcan fut remplacé par un cratère sommital profond.
C’est entre juin et décembre 1940 qu’une éruption fut étudiée en détails pour la première fois par J. Richard. Trois phases principales ont été différenciées.
Tout d’abord il a pu être observé de petites explosions projetant le vieux matériel du volcan
, puis de violentes explosions projetant du matériel relativement lourd comme des blocs et des bombes, se terminant par l’émission d’une grande quantité de gaz. Pour finir beaucoup de cendres furent éjectées. Après cette éruption, le cratère n’était plus alors qu’un énorme trou, et le paysage était recouvert de cendres blanches jusqu’à 100km aux alentours.
Une autre éruption majeure eu lieu en 1966-67 de type Vulcanien puis Plinien qui créa une caldera longue de 500m, large de 350m et de 100m de profondeur.
Ce cratère s’est par la suite rempli de lave lors de l’éruption suivante en 1983 en atteignant presque les rebords du cratère.
C’est en 1998 qu’une éruption a complètement rempli le cratère et que la lave s’est mise à déborder
de celui-ci. Entre les grands évènements, le volcan reste actif avecdes brèves émissions de laves formant de petits cônes et la présence de fumeroles, sauf entre 1968 et 1983 où aucune activité n’a été enregistrée.

Le cratère en 2006 - notre camp de base  : les points bleus au N.O., près de l'overflow - le lac Natron au N.E.  -  © B.Duyck 2006.


 La dernière éruption importante s’est produite le 19 juillet 2007.

Voyage 2006 - avant la dernière éruption:


Voyage effectué avec "Aventure et volcans", dans des conditions qui furent difficiles pour moi car je me suis retrouvé, à Kili airport, sans bagages, avec comme seul matériel mon appareil photo.
Ne voulant pas pénaliser notre petite équipe, j'ai acheté quelques t-shirts et sous-vêtements au marché dArusha, loué sac de couchage et batons grâce au chauffeur ... et léger comme l'air, en route vers la montagne sacrée des Maasai.
Après une mise en jambe dans les gorges de Engare Sero, une courte nuit précède notre ascension. Réveil à minuit, un petit déjeuner vite avalé, une heure de 4x4, et nous voilà à pied d'oeuvre : à peine la montée entamée, je suis largué par mes trois compagnons de voyage, plus jeunes, et me retrouve seul avec Edgard, notre guide. A la lueur de ma frontale, dans du sable volcanique qui se dérobe sous les pieds, j'ai l'impression de grimper des dunes sans fin ... mais avec un ravin que je devine parfois à moins d'un mètre.
A la faveur d'une brève halte, je peux observer, en mangeant une barre énergétique, le superbe ciel étoilé. Dans un silence pesant, j'ai soudain l'impression d'être observé. Je me retourne : l'imposante masse noire du volcan me surplombe et là, en équilibre sur la pente, je prends conscience de la formidable "puissance" du Lengai.
La muraille se redresse au fur et à mesure de la progression. J'ai l'impression que mes jambes ne répondent plus et il m'arrive de faire 3 à 4 pas, sans bouger d'un pouce dans cette poussière volcanique impalpable.
Il me faut puiser les forces dans une volonté farouche d'y parvenir pour continuer et marcher, marcher ... sans notion du temps qui passe ni de la distance qui reste à parcourir.
Les 400 derniers mètres sont les plus durs : je m'aide des bras et des mains, et poussant, tirant, m'agrippant à la roche friable, je me hisse, mètre après mètre, en assurant chaque prise, collé au volcan, vers ce sommet tant convoité.
Le sommet est atteint au moment où le soleil se lève derrière le grand hornito qui domine le cratère : cinq heures et demi d'efforts pour une récompense méritée !

         Le soleil se lève derrière le T49B, "le gratte-ciel du Lengai" - © B.Duyck


      Le T47 (à gauche) et le sommet sortent de la brume matinale -© B.Duyck

Ce récit est subjectif ! D'autres vivront cette ascension différemment en fonction de leur condition physique et de leur âge ... mais seule "la volonté d'y parvenir" est le moteur qui permet de la réaliser.

Quelques références incontournables concernant le Lengai :

- "Ol Doinyo Lengai, the mountain of God " - tout ce que
  vous désirez savoir sur l'excellent site de Fred Belton,
  LE spécialiste du Lengai.
- "Ol Doinyo Lengai, a unique volcano" - site de Celia
  Nyamweru.
- Le site de "Stromboli on line" - photos et videos sur
  l'activité au Lengai.
- Le site de Thorsten Boeckel - superbes photos du Lengai.
  Expédition 2003 avec F.Belton, T.Pfeiffer, M.Fulle,
  S.Granier, M.Rietze. - et Expédition 2004.
- "Carbonatites" par Franck Möckel , supporté par le site de
  Th.Boeckel.

ceci est loin d'être exhaustif ... pour en savoir plus: voir les "liens" sur le site de Fred Belton.


à suivre ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Avant d'attaquer mon volcan fétiche, "la montagne des dieux", nous remontons pour un bref instant vers le nord du Kilimandjaro ...

Le mont Kenya, point culminant du Kenya et deuxième plus haut sommet d'Afrique, est situé au nord  nord-est de Nairobi, la capitale.

                La pointe Batian (au centre gauche), la pointe Melion (au centre droit)
                             et la pointe Slade à l'avant plan . Wikipedia.

Le mont Kenya, comme le Kilimandjaro, est situé à l'intersection de la branche continentale du rift et du linéament d'Assoua (*), zone de fracturation importante.
Né , il y a environ 3 millions d'années (3,1 à 2,6 Ma), il n'a pas l'apparence habituelle d'un stratovolcan !
Ceci est du à sa couverture durant des millénaires par une importante calotte glaciaire qui a fortement érodé ses pentes et lui a donné ce relief particulier, avec de nombreuses vallées qui descendent du sommet. il reste aujourd'hui une douzaine de petits glaciers, en retrait rapide.

                                                                                                                  Wikipedia

Les plus hautes cimes culminent à 5.199 m. à la pointe Batian, 5.188 m. à la pointe Nelion ; la pointe Lenana est mesurée à 4.985 m.
Les deux pointes les plus élevées seraient parties prenantes du bouchon de l'ancien cratère. Ils sont composés de nepheline-syenite (*).
Les roches des pentes situées plus bas sont faites d'agglomérats et de différentes laves.

Le mont Kenya fut découvert par les européens en 1849, avec Johann Ludwig Krapf. Comme dans le cas du Kilimandjaro, la communauté scientifique resta circonspecte sur la véracité de cette découverte et l'existence de neiges éternelles sous ces latitudes. La confirmation n'arriva qu'en 1883 et la première exploration en 1887; le sommet fut vaincu en 1889 par l'équipe de H.J.Mackinder.
Aujourd'hui de nombreux itinéraires et refuges permettent aux bons marcheurs d'accéder au volcan en 4 - 5 jours, mais pour atteindre les 2 pointes précitées, il faut des compétences d'alpinistes confirmés.


Flore :
Le mont Kenya présente les mêmes zonations régionales que celles décrites pour le Kilimandjaro avec une particularité : une forte extension d'une zone de bambous, située entre 2200 et 3200 m., entre les étages montagnard et subalpin. Cette zone naturelle est peuplée de Yushania alpina, espèce de bambou dépendante des précipitations et dont les sujets peuvent atteindre 9 à 15 mètres.

De nombreuses endémiques parsèment ses flancs dont le très grand Lobelia telekii qui peut mesurer 3 mètres.
(photo de gauche)

D'autres plantes nous sont plus communes car nous pouvons les trouver dans les catalogues : e.a. des graminées et Kniphofolia thomsonii  (photo de droite) qui pousse à la limite de l'étage subalpin.

Faune :
Les zones forestières sont riches en mammifères de toutes sortes; les espèces les plus rares sont le suni, le bongo et l'hylochère.
La zone de bambous est par contre pauvre en faune, mais traversée par de nombreuses pistes pratiquées par les buffles et les éléphants.
L'étage afro-alpin est dominé par 3 espèces de mammifères: le Daman du cap, l'Otomys oreste (un rongeur) et le Céphalope de Grimm un sylvicapre. Ils occupent des niches écologiques non concurrentes, hors période de disète.

(*) :
 - néphéline-syénite  - lien vers la fiche USGS très complète.
 - linéament d'Assoua :  carte du CNRS d'après Chorowicz    

 





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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
L'actualité est assez diverse :

1. Soufrière Hills - Montserrat:


Un rapport du M.V.O. couvrant la période du 9 au 16.10.2009 indique que cette semaine, l'activité a atteint un niveau élevé, la sismicité est importante - signal de chute de rocs = 1224, épisode de longue période =382, tremblement lié au volcanisme =1 . Un nouveau dôme de lave, dont le sommet culmine à 60 m. au dessus de l'ancien, a commencé à croitre.
Des écoulements pyroclastiques sont descendus vers l'ouest et le nord-est; des retombées de cendres se sont étendues à tout le côté ouest du volcan.
le 16, de fortes nuées ardentes ont atteint la mer au sud dans le secteur de la White River, tandis que d'autres, plus modérées, ont couvert 3 km. à partir du dôme en direction N.E.
Une baisse de l'activité s'est produite après 17 h, le 16.


Astronaut photograph ISS021-E-5555 was acquired on October 11, 2009, with a Nikon D2Xs digital camera fitted with a 400 mm lens, and is provided by the ISS Crew Earth Observations experiment and Image Science & Analysis Laboratory, Johnson Space Center. The image was taken by the Expedition 21 crew.


2. Nevado del Huila - Colombie :

Le 16.10.2009, à 5 h.41 locale, la caméra web a constaté des panaches de cendres sur le côté oriental du volcan, montant jusqu'à 1.000 mètres
Source : Ingeominas.

3. Kamchatka : 3 volcans en code "orange" :


Le KVERT & le GVP signalent l'état d'alerte "orange" pour :
- le Sheveluch : une coulée de lave visqueuse émane du dôme de lave; une émission de cendres atteignant des hauteurs comprises entre 4,5 et 10 km. a eu lieu dans la semaine.
Des nuages  empêchent une observation directe du volcan, mais une anomalie thermique est enregistrée par satellite.

- le Klyuchevskoy est actif depuis le 18.09 .
Activité strombolienne observée le 11.10.2009 et panache de cendres s'élevant à 5,7 km.
Anomalie thermique confirmée par l'observation satellitaire.

- le Karymsky présente un niveau sismique supérieur à la normale; émission de panache de cendres entre 3,5 et 3,7 km.

4. Piton de la Fournaise :


le rapport de l'OVPF/IPGP du 17.10 indique une augmentation de la fréquence et de l'intensité des séismes.
Les flancs nord du Dolomieu ont "tendance à une déformation progressive"; idem en proximité du cratère de La soufrière.
Des petits éboulements ont eu lieu dans le Dolomieu.
Le niveau d'alerte 1 est maintenu.

Sources respectives :
 - MVO : Montserrat Volcano Observatory
 - Ingeominas - Colombie
 - KVERT : Kamchatka Volcanic Eruption Response Team.
 - OVPF : Observatoire Volcanologique du Piton de
   la Fournaise, dépendant de l'Institut de Physique du
   Globe de Paris - IPGP.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

                  Carte du parc d'Arusha : cratère du Ngurdoto, les lacs de Momela et le mont Méru.


Le cratère du NGURDOTO est une caldeira large de 3 km. et profonde de 100 mètres.  Formée il y a 15 Ma, cette caldeira est constituée des restes combinés de deux volcans jumeaux s'étant effondrés en une structure unique.
Ses bords sont habillés d'épaisses forêts; Accessible uniquement par des chemins crées par le passage des animaux, le plancher de la caldeira est occupé par des plaines et marécages, dans lesquels se complaisent les buffles; on peut aussi y trouver des hippopotames. Ce cratère est parfois appelé le "mini-Ngorongoro" en raison de sa caldeira complète et de sa richesse animalière.

                                                                                                                         © B.Duyck


Les lacs de MOMELA :
Situés au nord-est du parc, ces lacs séparés sont alcalins. Alimentés par un ensemble de ruisseaux souterrains, ils ont été formés dans des dépressions boueuses laissées par l'activité volcanique.

                                                                                                                         © B.Duyck


La composition minérale différente et la présence d'algues font la particularité esthétique de chaque endroit, qui apparait de couleur différente sous le soleil.

Ces lacs font le bonheur d'une riche avifaune sédentaire et migratrice : flamants roses et nains, pélicans, grèbes, oies d'Egypte s'y côtoient.

Flamants nains - Phoenicopterus minor -

© B.Duyck



Les routes qui parcourent les rives de ces lacs permettent l'observation de différentes antilopes d'eau, de girafes, d'éléphants.

Girafe Maasai - Giraffa camelopardalis
tippelskirchi -
© B.Duyck



Le reste du parc réserve quelques belles observations : hormis un léopard entrevu sur le chemin du retour, des colobes guérézas, singes noirs et blancs à la longue queue en panache et des calaos à joue argentée animent les régions boisées.
                    Colobes guérézas arboricoles.

                                       Calaos à joues argentées - Bycanistes brevis - © B.Duyck


         Dernier coup d'oeil vespéral au Mont Méru depuis le parc d'Arusha - © B.Duyck




sources :
"Kenya -Tanzanie : le guide du safari " Guides du voyageur, M.Breuil - ed. Marcus.    guide de détermination de mammifères, oiseaux et reptiles.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


             Le Mont Méru, sa caldeira et le Ash cone datant d'une des dernières éruptions - Wikipedia.

Le mont Méru est situé dans le vallée du grand rift africain, à 70 km. au sud-ouest du Kilimandjaro. Il surplombe la petite ville d'Arusha et Kili-airport du haut de ses 4.565 mètres.

Topographie :
Ce stratovolcan surplombe le parc d'Arusha de plus de 3.000 mètres de dénivellé; ses pentes nord, ouest et sud sont régulières; le centre du volcan et le versant-est forment une caldeira en fer à cheval, entourée de parois atteignant 1.500 m. de hauteur.
Un cône de cendres (ash cone), entouré de coulées de lave occupe une aire excentrique de la caldeira de 5 km. de large.

                                photo NASA - PIA03356 - en fausses couleurs selon les altitudes.
                                            le cratère à droite est celui du Ngurdoto.


Sur les flancs, des antécimes au nom évocateur : Little Méru (3.795 m.) et Rhino Point (3.800 m), situé sur le chemin de l'ascension, qui doit son nom aux restes d'ossements de rhinocéros qui s'y trouvent.
De nombreux cônes volcaniques parsèment les flancs et la base du volcan.


Historique :

Le mont Méru avait une forme conique régulière et typique d'un stratovolcan avant la formation de la caldeira, il y a 7.800 ans.
Lors de ce collapsus, des avalanches de blocs et des lahars ont atteint les flancs ouest du Kilimandjaro à 70 km.
Son histoire éruptive, vraisemblablement variée, n'est vraiment connue que depuis 1878, date à laquelle une éruption engendre explosions et coulées de lave émise depuis le cône de cendre situé dans la caldeira. Des coulées de lave sont notées en 1886; sa dernière éruption date de fin 1910, avec une activité explosive au niveau du cône.
Sans autre éruption depuis, il est néanmoins considéré comme "actif".

Ascension :

Faisable en quatre jours, dont 3 d'ascension, il constitue une "mise en jambe idéale" pour tenter un futur trek au Kilimandjaro. Les nuits sont abritées, en refuges : Mirakamba Hut à 2500 m. et Saddle Hut à 3600 m.


http://www.summits-africa.com/Mt%20Meru/climb-Mt-Meru.htm

Le mont Méru, bien arrosé, est un ilot naturel luxuriant et le refuge de nombreux animaux sauvages ; il est nécessaire de se faire accompagner d'un ranger armé afin de prévenir d'éventuelles attaques d'animaux (léopards, buffles) ... guides et porteurs sont conseillés.
On passe de clairières habitées par la faune sauvage vers 2.000 m., à une forêt dense et humide vers 3.000 m. pour arriver ensuite dans l'univers rocailleux et volcanique.

                                                                                               Wikipedia - Stebu 2007


sources:
- Global Volcanism program : Méru
                                  http://www.volcano.si.edu/world/volcano.cfm?vnum=0202-16=
- Montagnes en chaines : http://www.montagnes-en-chaines.org/

Demain : le parc naturel d'Arusha et le Ngurdoto.























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