Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Le volcan du mois : "Ca bouge au ..."
Je vous propose, mensuellement, une page qui sera intitulée:
                                                           "CA BOUGE AU ..."

cette page aura pour objet un volcan "turbulent" durant le mois.
Il sera abordé sous ses aspects historiques, tectoniques, artistiques, anecdotiques ... rassurez-vous : des  références aux bonnes photos récentes seront jointes !

                 * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Ce mois-ci, priorité au KRAKATAU !

Thierry Sluys, qui en revient, vous propose d'excellentes photos récentes - juin2009- sur le site de LAVE-Belgique : www.lave.be

                                   photo: Nasa E.O. 2005

Dans le contexte tectonique de subduction de la plaque australienne sous la micro-plaque de la Sonde, l'Anak Krakatau est situé entre les iles de Sumatra et Java, dans l'archipel Indonésien.


Historique du volcan :

1. Le Protokrakatau :

Le volcan a eu une vie active avant son explosion historique de 1883. En 416 AD, une éruption de forte puissance fut suivie d'un collapsus avec formation d'une caldeira de 7 km. de longueur.



2. L'éruption du Krakatau en 1883 :

Avant 1883, le volcan Krakatau était composé de trois volcans       coalescents : le Perboewatan, le Danan et Le Rakata.
Pendant l'éruption, Perboewatan, Danan et une part nord de Rakata ont disparu dans un gigantesque collapsus qui donna naissance à une caldeira sous-marine.

Des restes de l'éruption du Protokrakatau sont conservés sur Verlaten et Lang.

Dès
mai 1883, se produit une grosse explosion avec d'importantes chutes de cendres, remarquées par les bateaux
croisant dans les parages.

Le 26.08.1883, à 13 h., c'est le début d'une série d'explosions, entendues jusqu'à 600 km. du volcan.
A 14 h., le ciel s'obscurcit.
A 17 h.30, un premier raz-de-marée s'abat sur les côtes indonésiennes.

Le 27.08.1883, à 2 h. du matin, une détonation est entendue à Singapour, distant de 1.400 km.
A 7 h., la colonne éruptive atteint l'altitude de 43 km.
A 10 h., c'est l'explosion paroxysmale : l'île se volatilise ! Le ciel s'obscurcit sur 200 km. à la ronde. Le bruit de l'explosion se fait entendre à 5.000 km de distance - sur l'île Rodriguez, dans l'océan Indien et en Australie. L'onde de choc est perçue dans tous les observatoires du monde et fait trois fois le tour de la terre.
L'émission massive de matériaux vida la chambre magmatique, créant un collapsus de +/- 500 m., causant un tsunami, avec des vagues allant jusqu'à 30 mètres, qui ravagea les côtes de Java ouest et de Sumatra sud, pénétrant dans les terres sur 3 à 4 km.

                                         Zones affectées par le Tsunami, en 1883 : en rouge

                     La caldeira sous-marine, après l'éruption du Krakatau en 1883.


Outre le tsunami, des coulées pyroclastiques déferlèrent sur 45 km. atteignant les côtes situées au nord et au nord-est.

   Comment des coulées  pyroclastiques   peuvent-elles voyager sur de telles distances ?

 Lorsque ces coulées pyroclastiques, formées d'un mélange à haute température de particules solides et de gaz volcaniques en expansion, avancent sur le milieu marin, leur partie inférieure transforme l'eau en vapeur.
L'expansion rapide de l'eau en vapeur accroit la fluidité des coulées et empêche les dépôt des particules de faible densité.
Cette extrême mobilité fut reconnue durant l'éruption de 1902, où les coulées de la montagne Pelée brûlèrent les navires ancrés en rade de Saint Pierre, à plusieurs kilomètres de la côte.

Les effets atmosphériques de l'éruption :


Des tephras sont retombés à 2.500 km. dans les jours suivant l'éruption.
Le nuage stratosphérique était composé de cendres, mais aussi de volumes massifs de SO². Celui-ci se combinant à la vapeur d'eau, va créé un brouillard d'acide sulfurique dans la haute atmosphère. Cet aérosol d'acide et de poussières très fines, outre son action durable sur le climat , a généré des effets optiques visibles sur 70% de la planète.
Les effets sur le climat, faisant partie des préoccupations du moment, sont suffisamment expliqués par les climatologues ... passons aux "effets optiques" :
Durant plusieurs années après l'explosion de 1883, des couleurs inhabituelles furent observées dans le ciel, un halo autour de la lune et du soleil, et des couchers de soleil "surréalistes"; ces effets chromatiques ne laissèrent pas les artistes indifférents. Un tableau de Munch, "le cri" -1893-, puise son inspiration dans les effets optiques générés en Europe par le Krakatau.


L'artiste s'en explique lui-même : "je me promenais sur un sentier avec deux amis - le soleil se couchait; tout à coup, le ciel devint rouge sang - il y avait du sang et des langues de feu au dessus du fjord bleu noir - mes amis continuèrent et j'y restais, tremblant d'anxiété - je sentais un cri infini qui passait au travers de l'univers"

3. Naissance et évolution de l'ANAK KRAKATAU :

Après 14 années de calme, des pêcheurs  japonais furent touchés, fin décembre 1927, par un souffle et des débris sortis de la mer, sur la zone surmontant la caldera sous-marine du Krakatau.
Le 26.01.1928, le bord d'un cône de scories commence à dépasser du niveau de la mer puis disparait ; le 9 août 1930, l'île atteint 36 m. de hauteur, avant de s'enfoncer pour ressortir 4 jours plus tard, avec une activité éruptive persistante.

                                       photo de C.Stehn -1930- VSI - éruption surtseyenne.
                                           Une des premières photos de l'anak Krakatau.

Depuis, des éruptions stromboliennes à vulcaniennes de lave andésitique, associées à des dépôts de téphras, ont fait s'élever le niveau de l'île jusqu'à 813 m. ... pour l'instant du moins.



                                           photo de Marco fulle - Stromboli on line -
                          blast vulcanien - 23-24.11.2007 - prise de Rakata à 5 km.du volcan

Liens et bibliographie :
     - Revue LAVE n°130 - 01.2008 : article de Joël Boyer
     - Volcanism de H-U.Schmincke - Ed.Springer
     - www.geology.sdsu.edu
     - www.ees1.lanl.gov/Wohletz/Krakatau.htm
     - www.decobed.club.fr/krakatau

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Ces cartes de situation sont "simples", mais ont le mérite d'être directement parlantes : elles permettront de situer les différents articles sur l'Eifel-est.



Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Pic-nic du Dimanche, dans la caillasse : beau soleil, partages en tous genres: du roblochon, du fondant au chocolat - merci Simone, il était excellent -, et beaucoup de bonne humeur.


Après ce week-end "chaud", il fallait bien se réhydrater !
Une Vulkan-beer (à la fois)  fut la bienvenue !


Comme l'indique le sous-bock, c'est une bière naturelle, fermentée dans des caves taillées dans une coulée de basalte, à la Vulkan brauerei de Mendig ... l'idéal pour abreuver des vulcanophiles !



  ce n'est pas léger pour les
  poignets,...ni pour les intestins
  d'ailleurs, qui finirent aussi
  troubles que la bière .












Après quelques Vulkan-beer, et l'orchestre aidant, la soirée finit en cadence ... ein, zwei, drei ...


Un week-end mémorable
sur la Deutche Vulkanstrasse !

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
A Bad Tönnistein, des sources d'eau salino-ferrugineuse sont exploitées commercialement depuis... 2.000 ans.
L'eau est gazéifiée naturellement par du CO² d'origine volcanique, ce qui, selon une perception qui m'est propre, ne l'a rend pas plus acceptable gustativement ...mais il est vrai que je bois peu d'eau !

Coupe schématique au travers d'un dépôt d'ignimbrites: les ponces, plus légères, "surnagent" dans chaque couche.


Il s'agit ici d'ignimbrites non-soudées : la soudure des dépôts, en présence de vapeur d'eau, suppose une température minimale de 535°C.
Les ignimbrites, précédées par une phase plinienne, se mettent en place à une température relativement basse, généralement insuffisante pour permettre la soudure des dépôts.


L'épaisseur des couches d'ignimbrites atteint plusieurs dizaines de mètres, malgré l'érosion et les prélèvements, plus de 12.000 ans après l'éruption du Laacher See.


Après toute cette eau, passons ...à la "troisième mi-temps".

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages






L'Eppelsberg, actuellement exploité commme carrière, est un volcan situé dans le massif de l'Eifel-est et contemporain du Nastberg : 220.000 ans.
Ce cône de scories présente une stratification esthétique...


avec des incrustations de "langues de lave", de teinte grise sur fond de cendres en camaïeu de brun.


Un édifice hemi-circulaire et de texture différente est interprété comme étant l'emplacement de la cheminée du volcan.


Un "dyke annulaire" coupe perpendiculairement les sédiments.
           Un dyke résulte du remplissage de fractures (verticales, radiaires
            concentriques à l'édifice) par de la lave qui remonte vers la surface.
            Quand le mouvement cesse, la lave se fige et peut cristalliser plus
            ou moins complètement. Ces structures sont mises à affleurement
            par une érosion ultérieure (naturelle ou comme ici, mécanique).
                             Dyke = "mur" en langue celtique.
     



Les géologues se sont régalés avec des inclusions de biotite et la découverte de leucite :

       inclusion de biotite (mica)


La Leucite est un minéral du groupe des feldspathoïdes - KAlSi2O6 -
cristallisation : système tétragonal.
Malgré sa rareté,le leucite est relativement abondante dans certaines laves récentes, dans des roches pauvres en silice.
On en rencontrerait aussi dans le massif central français ( même type
de point chaud originel).

Leucite = zones blanc-gris en haut et à gauche.








Leucite - 5 mm. - Mineralienatlas

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Visite impromptue : cet endroit nous a été conseillé par un français travaillant dans la région et qui avait aperçu notre troupe cherchant vaillamment des "lapilli accrétionnés" sur un front de taille du côté d'Eich...
Recherche soldée par un résultat aléatoire... nos amis alsaciens avait d'ailleurs surnommé cet endroit "le mur des lamentations" !

                                            "le mur des lamentations" - Eich


Peu de renseignements sur cet endroit, mis à part quelques pancartes explicatives en allemand :



Ce volcan est plus âgé que le Laacher See ; ce cône de scories date de 225.000 ans et devrait lui aussi son origine à une interaction entre le magma et l'eau.


Il ne reste en fait qu'un demi-cône, actuellement envahi par la végétation; la partie "manquante" a sans doute disparue suite à l'exploitation minière de l'endroit.


          
     




 





                                                



                                      Belle bombe trouvée au pied de la falaise.

Pour y arriver, une promenade bucolique et arborée suivie d'une courte montée pour atteindre une minuscule plate-forme, surmontée d'une croix, d'où l'on peut observer tout le bassin de Neuwierd.


Chaque "sommet" observée du point de vue est un cône de scories (un volcan).
Dans cet endroit au passé mouvementé, une bande de politiciens et d'hommes d'affaires peu sensés ont avalisé la construction d'une centrale atomique ?!
...elle ne fut heureusement pas autorisée à fonctionner !


Agréable découverte en haut du cône, juste sous la croix, : deux mains jointes de lave cordée. L'explication de leur présence à cet endroit et cette position reste hypothétique...mais c'est bien beau !

Si vous voulez faire la promenade sans guide, pas de problèmes ! Il existe quand même  des indications explicites : "bar" ou ...


           panneau bien connu des vulcanophiles et signifiant : "A partir d'ici, ça devient intéressant !"

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Cette éruption a été la plus puissante du Quaternaire en Europe centrale; la dispersion des tephras émis par l'explosion du Laacher See atteignit au nord, la Suède, et au sud, le Piémont italien.

"Tous les échantillons observés montrent un taux de vésiculation assez important.
Par conséquent, l'expansion des gaz est en partie le moteur de l'éruption.
De plus, il existe un moteur externe qui est la rencontre entre le magma et l'aquifère. Cette rencontre provoque d'une part une trempe et une vésiculation du magma et d'autre part, une vaporisation et une énorme dilatation de l'aquifère. Ce processus de rencontre est le phénomène débutant de ce début d'éruption. La dilatation de l'aquifère provoque, tout au moins en partie, le débourrage du conduit volcanique. L'éruption du Laacher See est de type phréatomagmatique.



                                                 Phase de débourrage du conduit - éruption phréatomagmatique


                                                                                    Formation du maar après l'éruption.
                                                                                     Documents Vulkanpark - de

Le front de taille de la carrière du Wingerstberg est la succession la plus complète de l'éruption de ce volcan. On n'y observe aucun sol intercalé, ni figure de ravinement. On peut en conclure que l'éruption s'est faite en une seule fois, sans interruption notable. Elle doit avoir duré entre 3 et 6 jours.



Ces observations permettent de reconstituer les différentes phases de l'éruption :
- le débourrage du conduit s'est fait au moment de la rencontre du magma et de l'aquifère
- ensuite, un  panache ascendant de cendres et de gaz - de type plinien - s'est formé, montant à plus de 30 km.d'altitude.Il est à l'origine des dépôts classés dans la LLST (Lower Laacher See Tephra) et d'une partie de l'anneau de tuff présent autour du lac.
- Suivent des nuées ardentes qui sont soit des coulées pyroclastiques, soit des déferlantes...selon la concentration en éléments : elles forment les couches MLST (Médium Laacher See Tephra) et ULST (Upper Laacher See Tephra)
- les pluies qui ont suivi ont lessivé la zone, formant de nombreux lahars, ainsi qu'un grand lac sur le Rhin à la suite d'un barrage formé par la masse de pierres ponces émises. "
( références bibliographiques en fin d'article)

                      les traces de lahars sont colorées en "chocolat", dans les couches supérieures
                       Zones de dispersions des dépôts de cendres, d'ignimbrites et barrage de ponces
                                    sur le Rhin (extraite de "Volcanism" de H-U Schmincke)

La zonation chimique et minéralogique plaide pour l'existence d'une seule chambre magmatique.

On peut reconstituer le chambre magmatique AVANT l'éruption !
Ce qui a été émis en premier et constituait le dessus de la chambre magmatique se retrouve dans les dépôts les plus bas ( couches LLST).
Ce qui vient ensuite  se retrouve successivement dans les dépôts moyens et supérieurs (MLST & ULST).
L'analyse des cristaux de sanidine dans les téphras émis rend compte de l'origine spatiale de ceux-ci dans la chambre magmatique AVANT l'éruption.

                                      Document : Journal of Petrology - C.Ginibre 2004

Un excellent article de Catherine Ginibre, G.Wörner & A.Kronz dans le "Journal of Petrology" : "Structure and dynamics of the Laacher See magma chamber from major and trace element zoning in sanidine.
vol 45, number 11, pp.2197-2223.

A l'heure actuelle, la surface du lac représente la surface supérieure de l'aquifère à l'origine du phénomène phréatomagmatique
 
A deux endroits, on y rencontre des "mofettes": ces émanations de gaz - principalement du CO²et des gaz rares - d'origine mantellique, d'après les analyses effectuées, témoignent de l'activité volcanique actuelle.


Ce volcan reste sous contrôle... ce qui n'a pas empêcher les politiques de projeter de construire une centrale nucléaire dans cette zone, perturbée encore de nombreux tremblements de terre ?!

Bibliographie :
     - "Volcanism" de Hans-Ulrich Schmincke - Ed.Springer
     - "Le Laacher See: un volcan allemand" : Eric Reiter - Futura
         Sciences
     - "Journal of Petrology" : article de C.Ginibre et al. réf ci-dessus.
     - "Eruption dynamics during plinian eruptions..." : thèse de doctorat
         de N-A.Urbanski 2003
     - documents divers du "Vulkaneifel european geopark" et
         "www.vulkanpark.com" 






 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques




Photo prise de la station spaciale internationale (ISS) , commandée en ce moment par Frank De Winne, compatriote belge, de l'éruption du volcan Sarychev le 12.06.2009








                                   http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=38985

 Cette extraordinaitre photo, prise lors d'une orbite fortuite par un astronaute de l'ISS , est vraiment intéressante pour les vulcanologues parce qu'elle détaille les différents phénomènes se présentant au début  d'une éruption volcanique explosive.

L'atmosphère environnant le cratère a été "nettoyée" par l'onde de choc provoquée par l'éruption.
Au moment de l'éruption, la colonne monte toute droite : donc peu ou pas de vent, contrairement à ce que l'on peut voir sur les photos satellites des jours suivants. (voir article précédent)
Le panache semble être une combinaison de poussière brune et de vapeur blanche.
Le nuage blanc qui surmonte le panache pourrait être de l'eau de condensation résultant de la différence de température entre la masse d'air environnant le colonne éruptive et celle-ci ... phénomène transitoire, le nuage étant dejà pénétré par le panache éruptif.
"A une heure", une zone sombre et "à cinq heures", une nuée plus blanche  témoignent de la présence de coulées pyroclastiques descendant jusqu'au niveau de la mer.


Je voudrais voir plus souvent ce genre de photo d'éruption - Bravo à l'astronaute qui a su saisir cet instant exceptionnel !

Pour les photographes : photo prise avec un Nikon DX2S , télé 400 mm
Copyright : NASA Earth Observatory

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


L'Haüyne, cristal de couleur bleu-cobalt, se retrouve dans les dépôts émis par l'éruption du Laacher See, à une profondeur de 5 à 20 mètres dans les bancs de ponces.

Elle doit son nom au minéralogiste français R.J.Haüy, qui l'a mis en évidence en 1807.

Caractéristiques ( source: www.gemstone.de)

     - Couleur : bleu-cobalt  - due à la présence d'un groupe sulfate
       dans la structure cristalline.
     - Cristallisation : système cubique
     - I.réfraction : réfraction simple; 1,490 à 1,505
     - qualité : l'intensité de la couleur est primordiale. Certaines
        pierres sont "laiteuses" et moins brillantes.
        Quelques inclusions sont admises.
        En belle grandeur et qualité "gemmologique", l'haüyne est une
        des pierres précieuses vraiment rare.
     - Taille : il est rare de trouver des pierres de bonne qualité
        de taille supérieure à 0,5 carat.
     - Composition chimique : (Na,Ca)8-4(SO4)2-1(AlSiO4)6


                                                 photos : Gemstone.de


La recherche d'Haüyne du jour s'est soldée par la récolte de quelques pierres millimétriques ... et le grand plaisir de farfouiller en groupe à sa recherche.




 

Lire la suite

Publié le par Bedu
Publié dans : #Excursions et voyages
                                                                                                                                                        
                                                                  
La région du Laacher See, située dans l'est du massif de l'Eifel (Allemagne), a été visitée lors d'une excursion organisée conjointement par les sections Lave-Est et Lave-Belgique, sous la conduite de Simone Chrétien, déléguée L.A.V.E. Est Alsace Lorraine.




Le terrain :

Les volcans de l'Eifel , géologiquement jeunes, sont nés d'un point chaud et présentent des similitudes d'origine avec, e.a., les volcans du Massif central français. Un schéma, tiré du livre "Volcanism" de Hans-Ulrich Schmincke (Ed.Springer ISBN 3-540-43650-2), image bien ceci.



Le volcanisme de l'Eifel s'est manifesté au quaternaire, entre moins 70.000 et moins 11.000 ans, pendant la principale phase de surrection du massif rhénan.
Les volcans de cette région ont une dynamique éruptive essentiellement de type explosif, avec parfois des processus phréatomagmatiques.
Les éruptions les plus anciennes sont basaltiques, et constituées de projections et coulées d'extension limitées : elles ont donné naissance à des stratovolcans.

Les éruptions les plus récentes sont phonolitiques.
Celle du
  Laacher See date de moins 11.000  ans environ. D'importance  considérable, elle a éjecté entre 5 et 6 km³ de magma phonolitique.
Actuellement, le cratère issu de cette éruption est occupé par un lac de cratère de 3,33 km² et profond de 65 m.




Ce paysage buccolique est en fait un maar, lac de forme circulaire, résultant d'une éruption phréatomagmatique cataclysmique et entouré d'un anneau de tuff, toujours visible, bien qu'arboré.
une des plus belles abbayes romanes allemandes est localisée dans le cratère; elle fut bâtie par les bénédictins, à partir de 1903, sur ordre du Comte palatin Henrich II von Laach. Elle est considérée comme un prieuré de l'abbaye belge d'Afflighem (renomée chez nous ... pour la qualité de sa bière).

à suivre : - formation d'un maar
              -  reconstitution de l'éruption, en analysant la carrière du 
                 Wingertsberg.
              - L'HAÜYNE, cristal bleu.
              - photos de la "troisième mi-temps"

Lire la suite

Articles récents

Hébergé par Overblog