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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Tel le phénix qui renaît de ses cendres, le projet de forage profond, initialement prévu pour 1999 dans les Champs phlégréens près de Naples, refait parler de lui.


Grande_Fumarola_8.jpg                  Les Champs Phlégréens  - la "Granda fumarola" -


Initialement conçu par une association internationale de scientifiques, co-sponsorisé par l’Union européenne, dans un but d’étude et de compréhension de la structure et du volcanisme de la caldeira et des mécanismes d’interaction entre le magma et l’aquifère dans la génération des éruptions, l’installation d’un système profond de monitoring, et l’exploitation géothermique des Champs phlégréens, ce projet fut mis en attente par le maire de Naples en raison des risques potentiels.

 

forage-champs-phlegreens.jpgProjet de forages dans la caldeira des champs phlégréens et en baie de Naples - doc. CFDDP - Campi Flegrei Deep Drilling Project / New scientist.


Un géochimiste de l’Université de Naples, Benedetto De Vivo, avait mis en cause le forage dans le magazine Science en 2010 : selon celui-ci, il pourrait causer des séismes ou générer une explosion par rencontre entre les fluides à haute pression et le magma, à la profondeur du forage. Ces risques sont minimisés par les promoteurs.


Le Maire de Naples vient d’approuver un forage-pilote à 500 mètres de profondeur pour étudier la composition des roches ; une seconde phase plus importante devrait suivre, avec un puit à 3.500 mètres. Les données collectées par des senseurs devraient servir à cartographier avec précision la géométrie sous-terraine du volcan, et servir d’alerte précoce en cas d’éruption imminente.

Le coordinateur du projet, Giuseppe De Natale, de l’INGV, annonce que le forage pourrait démarrer dans un délai de quelques mois.

 

CFDDP_3D_block.jpg                                Vision 3D du CFDDP - doc. ICDP / You tube vidéo


Les scientifiques sont intéressés par le bradyséisme, les mouvements de soulèvement et d’abaissement de la surface terrestre résultant des mouvements de magma au sein de la caldeira, et sa relation éventuelle avec les éruptions extrêmement explosives.

 

Un résumé ... en italien, mais les images sont parlantes :

 

 

 

 

A suivre : Les risques éruptifs et les manifestations récentes de la caldeira des Champs Phlégréens.

 

Sources :

- Supervolcano drilling - the Campi flefrei Deep Drilling Project Aproved  / The watchers / 01.06.2012 - link

- The Campi Flegrei Deep Drilling Project - by Giuseppe De Natale & al.

- Il rischo eruzione in Campi flegrei - by Benedetto De Vivo & al.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

Popo desde Xalitzintla J.O.Ramos

 

  "Le Popocatépetl, depuis Xalitzintla" - " Popocatépetl desde Xalitzintla " - óleo/lino/madera 100x150cm - peinture de Jorge Obregon Ramos

 

Jorge Obregon Ramos escalade les montagnes, non pour atteindre leur sommet et les vaincre, mais pour communier avec elles. " Je laisse la montagne me conquérir. C’est un sentiment plus oriental, de contemplation, d’entente avec la nature " avoue-t-il.

Comme il le dit : " Une chose est de voir les volcans à distance, une autre est de les confronter ! Un paysage peut s’observer sereinement, alors qu’en réalité, les conditions sont venteuses, très froides … c’est une autre sensation, une autre énergie. "


Il n'hésite pas en effet à dormir sous tente pendant plusieurs jours en altitude, parfois sous la neige pour réaliser in situ une oeuvre.

Expédition au Cayambe, en Equateur ... ne vous étonnez pas si je vous dis que ces oeuvres ne sont pas à la portée de votre bourse !

 

 

 

 

Né en 1972, ce peintre est un des rares paysagistes du Mexique, où ce genre passe pour obsolète.

De 1990 à 1994, il fait une licence en Arts Visuels à l’Escuela Nacional Des Artes Plasticas.

De 1997 à 1999, il est assistant du maître Luis Nishizawa à l'Ecole Nationale des Arts Plastiques de l'UNAM à Mexico ; ces années là, il effectue un programme artistique au Centre d’art et nature en Espagne (1997) et participe au projet Midnight Sun à Levi en Finlande (1999).

En 2002, un programme au Vermont studio center, à Johnson /Vt – USA le monopolise.

Ses expositions en individuel, comme en collectif commencent durant ses études pour se poursuivre à ce jour.

 

Colima---Jorge-Obregon-Ramos.jpgJorge Obregon Ramos sur le terrain, occupé à peindre le Colima - photo du site Facebook de l'artiste

 

De son idylle avec les montagnes, est né une exposition en 2011, au centre culturel Fabela Isidro de San Angel, à Mexico : « Mexique et les pics d’Europe, domaine de roches et de volcans ».

Dessins, peinture huile sur toile, et sculptures la composent.

Cette exposition sera présentée en Espagne en 2012.

 

affiche-de-l-expo-2011.jpg               Affiche de l'exposition de Mexico 2011 - photo du site Facebook de l'artiste 

 

Jose Obregon illustre souvent le Popocatépetl, collant ainsi à l'actualité volcanique ... Quelques exemples ci-dessous :

 

Popo---Jorge-Obregon-Ramos.jpg Les volcans Iztaccihuatl et Popocatépetl en fin d'hiver - " Tarde de invierno" - oléo/lino - 60 x 120 cm. - Jorge Obregon Ramos 2010 / extrait du catalogue de l'exposition " Mexico y los picos de Europa"

 

Mexico-y-los-picos-de-europa---Jorge-Obregon--Ramos-201123.jpg" El Popocatépetl desde las espinillas del Iztaccihuatl "  - oléo/lino - 70 x 140 cm. - Jorge Obregon Ramos 2010 / extrait du catalogue de l'exposition " Mexico y los picos de Europa"

 

 

Sommet-Popo--bronze---Jorge-Obregon-Ramos.jpg    "Don Goyo" - le Popocatépetl - bronze à la cire perdue de Jorge Obregon Ramos - 44 x 78 x 18 cm.

 

Ce peintre des paysages n'a pas créé que des toiles volcaniques ... voici un kaléidoscope de l'exposition au Museo de Arte Moderno de Mexico, avec présentation de l'artiste et de sa famille.

 

 

 

Sources :

- Jorge Obregón, pintor - link

- Mexico y los picos d Europa - catalogue de l'exposition - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

 

z--costa-Rica-051-copie.jpg

Le cratère du Masaya et ses émanations bleutées de dioxyde de soufre - la "Cruz de Bombadilla" et le point de vue sur la droite -   © Bernard Duyck

 

A proximité des géants de feu et de cendre, la sélection naturelle n’a retenu que les êtres vivants capables de s’adapter aux trois grandes phases d’une éruption : avant – pendant – après.

Sur le gigantesque volcan Masaya, au Nicaragua, la vie sauvage lutte depuis des millénaires pour renaître de ses cendres.

Sous terre d’innombrables vampires et autres chauves-souris, ont colonisé les kilomètres de galeries creusées par le magma. Dans le cratère laissé par un énorme lac de lave, les perruches vertes et les vautours noirs ont creusé leurs nids sur des falaises vertigineuses, au beau milieu des gaz toxiques blanchâtres.


Masaya-perroquets-CFH.jpg                              Les perroquets du Masaya - © Carole et Frédéric Hardy

 

Sur les flancs de la montagne toujours vivante, les coulées de lave ont brûlé la forêt laissant de longues langues mortes que la végétation est capable de recoloniser, lentement, grâce au génie de la succession et de l’adaptation. Et au pied du volcan, les champs, les pâturages et les villes, grandissent sur les cendres anciennes.
Tout un équilibre complexe est alors à trouver pour ces phoenix qui planent autour d’un volcan qui ne dort jamais.

(Arte Tv)

 

Diffusion sur Arte Tv France :

- mercredi 13 juin 2012 à 13h25

- samedi 16 juin 2012 à 11h30.

 

 

 

Le Volcan Masaya, aussi connu comme Popogatepe, ce que signifie"Montagne qui bruit " selon la langue indigène de la tribu Chorotega, a une morphologie de volcan-bouclier, bien que se trouvant en zone de subduction. Ceci s’explique par la fréquence élevée d’éruptions basaltiques à caractère effusif.

 

Masaya mapLe Masaya est en fait constitué d’une caldeira de 6 Km sur 11, qui abrite en son sein plus d’une douzaine de cônes construits le long d’un système de fractures circulaires.


Carte simplifiée de la caldeira du Masaya - Doc. Oregonstate Univ.

 

Les 3 principaux sont le Masaya (5), le Nindiri (2) et le Santiago (3), l’actuel cône actif.

Son activité éruptive insolite pour une zone de convergence (coulées de lave fluides, fontaines de lave, lac de lave de 1965 à 1979, en 1989 et en 2000) fait du Masaya un volcan atypique d’autant plus qu’il lui arrive aussi de produire des événements explosifs très intenses.

Accompagnés de colonnes pliniennes et de nuées ardentes, ces épisodes paroxysmaux peuvent prendre une ampleur considérable, comme ce fut le cas en 4500 avant J.C.

Pendant la période pré-Colombienne, le Volcan Masaya a été vénéré par les populations indigènes. Croyant que ses colères correspondaient à celles des dieux, ils offrirent des sacrifices humains, précipitant dans le cratère de jeunes enfants.

Les espagnols l'ont baptisé pour cette raison "la bouche de l'enfer " , et y ont dressé une croix pour exorciser le démon et mettre fin à ces pratiques, la "Cruz de Bombadilla" .

Les Conquistadors ont d’ailleurs tenté à plusieurs reprises de descendre dans le cratère qui contenait un lac de lave, pensant qu’il s’agissait d’or en fusion !

En 1670, le volcan Nindiri a éructé pour la dernière fois, suivi par le volcan Masaya en 1772. La lave de cette dernière éruption a avancé comme un fleuve de feu jusqu'à la surface maintenant connue comme pierre brûlée, "la Piedra Quemada" .

 

la-grd.-erupt.-de-1772---Masaya-2012---CHB.jpg

                      "La grande éruption de 1772" - Musée du Masaya - © Carole et Frédéric Hardy

 

En 1852,un nouveau cratère s'est formé entre les volcans déjà existants, le cratère du Santiago.

 

Sources :

- Arte TV

- Global Volcanism Program - Masaya

- Activolcans - Masaya

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Guatemala : Fuego et Santiaguito


Après des lahars engendrés par les fortes pluies dans les ravines Las Lajas et EL Jute, le 1° juin, l’Invisumeh rapporte une nouvelle hausse d’activité au Fuego depuis le 4 au soir.

Deux coulées de lave bien alimentées descendent les ravines Las Lajas sur plus de 1200 m., et la ravine Taniluya sur 700 m. L’activité explosive est modérée avec 6 explosions à l’heure et des panaches de cendres montant à quelques centaines de m. de hauteur.

Le 7 juin, seule la coulée Taniluya est alimentée avec des avalanches de blocs incadescents jusqu’à la limite de la végétation.

 

07.06.12---Fuego.jpg                             Fuego 07.06.2012 07h09 - photo Insivumeh

 

Au Santiaguito, des explosions faibles à modérées sont à l’origine de panaches blancs à gris, montant entre 400 et 800 mètres, le 7 juin.

 

07.06.12-Santiaguito.jpg                                     Santiaguito - 07.06.2012 - photo Insivumeh

 

Colombie : Galeras et Nevado del Ruiz


La phase d’intrusion magmatique, débutée en avril, se poursuit au Galeras, avec de petites émissions de cendres atteignant les 1.000 mètres ; leur retombée n’affecte que la zone du sommet. La sismicité générale connaît une hausse, sans modification de la sismicité superficielle (qui reflète les fracturations de roches) - Ingeominas Pasto


2012-06-05-13h03-Galeras-Pasto.jpg                                   Galeras - 05.06.2012 / 13h03 - photo Ingeominas Pasto

 

Un survol du Nevado del Ruiz le 4 juin montre un panache de gaz et cendres montant à 1.000 mètres, avant de dériver vers l’O. et le NO. Les émissions de SO2 sont qualifiées de significatives.

Ingeominas Manizales

 

nevadodelruiz_ali_2012.06.06.jpg                 Zone sommitale du Nevado del Ruiz vue par le satellite EO-1 de la Nasa le 06.06.2012

NASA images By Jesse Allen and Robert Simmon using EO-1 ALI data. Caption by Robert Simmons - 06.06.2012

 

Comparacion29.05---07.06-NdR.jpgNevado del Ruiz : comparaison entre les dépôts de cendres sur la calotte glaciaire entre le 29.05 et le 07.06.2012 - photos Ingeominas Manizales.

 

07.06.12 Nd R Rio-Molinos-(1)

Nevado del Ruiz - 07.06.2012 - petit lahar secondaire dans le Rio Molinos due à la fonte glaciaire. - photo Ingeominas   


Kamchatka – Shiveluch :

L’activité explosive se poursuit avec des panaches remarqués à 10.500 m le 2 juin, et à 8.000 m le 5. Une coulée de lave visqueuse continue à être alimentée dans le cratère d’explosion 2010, accompagnée de fumerolles. (KVERT)

 

02.06.12-Shiveluch-plume-up-to-8---A.Konev-IVS-FED-RAS.jpg

           Panache du Shiveluch le 02.06.2012 - photo A. Konev /IVS FED RAS

 

Hawaï - Au Kilauea, le niveau du lac de lave sommital a fluctué fortement la semaine dernière, avec des modifications de niveau allant jusqu’à 60 mètres ; des portions de murailles du cratère sont tombées dans le lac de lave.

Les phases d’inflation/déflation qui marquent le sommet et le Pu’u O’o sont devenues indépendantes, indiquant une alimentation magmatique de ces deux zones indépendante malgré une source profonde identique … c’est une valse à deux temps !

Au Pu’u O’o, une courte coulée est issue d’une source au sud du cratère, tandis que les coulées de lave avancent toujours sur la plaine costale en direction du SE. (HVO – Activolcans)

 

31.05.2012-Pali-et-plaine-costale---HVO.jpg

Hawaï - Kilauea - coulées de lave sur le Pali et la plaine costale / Royal Gardens, avec vue sur deux zones des jardins non couvertes par les coulées - photo recombinant une vue thermique et une photo normale / HVO - USGS.

 

Iles Eoliennes - Stromboli

 

07.06.12-Stromboli-webcams.jpg   Stromboli - 4 images des webcams  INGV du 07.06.2012 / 19h locale -  transmises par Kirby Morgan

 

Eric Reiter nous communique que ce qui paraissait un  petit lac de lave au sommet du Stromboli semble être un nouvel évent. Une nouvelle fissure est apparue dans le cratère, à gauche du cône actif et s'élargit avec émission de fumerolles ... activité à suivre sur les webcams.

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Connues depuis l’antiquité, les épices étaient cultivées par les peuples natifs et faisaient l’objet de commerce.  La première trace d’un clou de girofle remonte 1700 avant JC, et fut retrouvée dans les restes calcinés d’une cuisine incendiée du site mésopotamien de Terqa. Elles sont mentionnées dans l’épopée indienne du Ramayana (écrite 200 ans avant JC) , connues des chinois, des Egyptiens, des Grecs et des Romains, puis vendue par les arabes avant de devenir à la mode au moyen-âge.

 

Moluques the spice islands - east-indonesia         Moluques - les "îles aux épices" - clous de girofle séchant au soleil - photo East-indonesia


Appelées " les îles aux épices ", les Moluques ont une histoire commerciale ancienne et coloniale complexe et violente.

Au XVe siècle, au début des grandes découvertes européennes, les épices arrivent par deux voies. La route maritime commence par le trajet des jonques chinoises et bateaux malais. Ils amènent les épices orientales, y compris les rarissimes muscade et girofle qui ne poussent qu'aux Moluques jusqu'à Ceylan et la côte de Malabar. Là, interviennent les Perses et Egyptiens qui, par la mer Rouge, mènent les épices jusqu'aux échelles du Levant, où les Vénitiens viennent s'approvisionner. Le tout donne lieu à la multiplication du prix d'étape en étape et à la perception de lourdes taxes par les puissances intermédiaires. Par terre, les caravanes contournent le désert du Turkestan jusqu'à Bassorah et à la Perse ou encore passent par la vallée de l'Indus via l'Afghanistan : c'est le même trajet que la route de la soie. Deux épices ont un statut à part : le clou de girofle et la noix de muscade dont on dit qu'ils proviennent d'îles au delà du détroit de Malaca. Les Arabes les achètent à des intermédiaires généralement malais. Les savants de l'Islam, s'ils donnent une place à ces épices dans leurs traités de pharmacopée, se contentent très vaguement d'en situer l'origine vers Java.

 

Au début du XVIe s., les Portugais, dont elles constituent le but ultime des expéditions de découverte, ont fort à faire avec les sultanats de Ternate et de Tidore, qui se partagent alors les Moluques. Les Hollandais y effectuent leurs premiers voyages militaro-commerciaux en Asie, et s'installent à Ambon en 1605. Les Portugais puis les anglais sont rapidement évincés, les sultanats soumis. Afin de s'assurer le monopole des précieuses épices, les Hollandais en concentrent la production sur quelques petites îles, en dévastant les autres, massacrant, déportant, réduisant à l'esclavage la population comme à Banda. Le colonisateur fait ensuite davantage usage d'humanité : les conversions au protestantisme sont nombreuses, et la prospérité extraordinaire jusqu'au XIXe s., quand les sultanats d'Aceh et de Zanzibar entreprennent de concurrencer les productions moluquoises, à l'instigation des Britanniques. L'économie revient alors peu à peu à une agriculture de subsistance, accompagnée de pêche côtière.

 

Tidore culture d'épices - Toildepices    Moluques - île de Tidore - ensemble de girofliers, muscadiers et canneliers - photo Toiledepice.


Les plantations traditionnelles d'épices de l'île se trouvent sur les hauteurs. On y recense au moins 4 espèces de muscades différentes, de la cannelle, de la girofle, du poivre, des piments et de la vanille, en quantité expérimentale pour cette dernière.

 

Le clou de girofle :

Originaire des petites îles volcaniques de l’archipel des Moluques en Indonésie, le giroflier y est vénéré encore aujourd’hui. C’est pourquoi on plante un giroflier à chaque naissance, la bonne croissance de l’arbre étant signe de bon augure pour l’enfant. De nos jours, on cultive cet arbre de façon industrielle en Indonésie, pays qui en est le premier producteur mondial, et où l’on fume des " Kreteks ", cigarettes contenant du girofle.

 

giroflier - banque SVT                                  Boutons floraux du giroflier - photo Banque SVT


Le clou de girofle est le bouton floral du giroflier, arbre au feuillage persistant d’environ 15 m de haut qui peut vivre 100 ans. Le clou de girofle 800px-Clovesdoit son appellation à sa forme. En effet, les boutons floraux du giroflier mesurent 12mm de long et sont dotés d’une tête de 4mm de diamètre, ils sont récoltés à la main avant leur épanouissement quand ils ont pris une couleur rouge et sont ensuite mis à sécher au soleil. C’est à ce moment qu’ils prennent la couleur brune qui les caractérise et les fait ressembler à de petits clous.

Ce bouton floral à la saveur forte et piquante est très apprécié en cuisine pour parfumer les pots au feu, les ragoûts, les marinades et certains plats typiques comme la choucroute. Cependant, en raison de son amertume et de sa puissance aromatique, il faut le doser avec soin et ne pas dépasser 2 clous de girofle par kg de viande. Moulu, le clou de girofle entre dans la composition de nombreux currys et du fameux Ras-el-Hanout. On le retrouve encore en pâtisserie notamment dans le pain d’épices ou dans des biscuits où le clou de girofle est souvent mélangé avec de la cannelle. Enfin, dans certains pays comme la Tunisie, on fait infuser les clous de girofle avec d’autres plantes pour en faire un " thé d’épices " particulièrement revigorant.

Car, en plus de ses qualités gustatives, ce condiment possède de nombreuses vertus thérapeutiques présentes autant dans les clous eux-mêmes que dans l’huile essentielle qui en est extraite. Ces vertus sont essentiellement dues à la présence dans le clou de girofle d’une substance appelée Eugénol, reconnue comme étant un antiseptique et un anesthésiant local. C’est pourquoi, avant l’apparition de médicaments encore plus efficaces, les dentistes utilisaient des pansements à l’eugénol (aujourd’hui encore, en Asie, on soigne un mal de dents en mâchant un clou de girofle ou en appliquant sur l’endroit douloureux un coton imbibé d’huile essentielle de girofle).

On reconnaît encore à ce petit clou des propriétés anti-inflammatoire et antinévralgique. De plus, c’est un tonique gastro-intestinal qui combat les flatulences et les sensations de lourdeur digestive tout en éliminant les parasites intestinaux. On lui reconnaît même une action antifongique sur les champignons qui peuvent se développer sur la peau, les phanères et le cuir cheveu. Enfin, il aurait le pouvoir de stimuler les contractions lors d’un accouchement.

 

Muscade : un deux en un.

La Noix de Muscade est le fruit du Muscadier, un arbre tropical haut de dix à quinze mètres appartenant à la famille des Myristicacées. Cet arbre donne la fleur de muscade de couleur orange. Son fruit jaune-orange possède des tâches rouges ou vertes. Lorsque ce fruit atteint sa maturité, il laisse échapper un noyau à la membrane rouge vif que l’on appelle Macis. Ce Macis renferme une amande brune, c’est la noix de muscade.

 

Muskatnuss - A.DanielMuscade : en haut, Fruit ouvert avec sa noix - en bas, à droite, la noix recouverte de son arille, le macis -  à gauche, la noix de muscade et son écorce noire - photo A. Daniel


La noix de muscade est utilisée râpée pour accommoder les viandes, soupes, purées de légume et certains cocktails, etc. Elle entre dans la composition du curry et son utilisation est très variée dans la cuisine, qu'elle soit salée ou sucrée. En cuisine française, elle est notamment utilisée pour aromatiser le gratin dauphinois.

Cependant, la noix de muscade possède aussi des substances toxiques stupéfiantes, provoquant des troubles graves de type atropinique, mais sans l’effet de myosis (troubles de la motricité pupillaire). Associé à un pouvoir euphorisant, mais aussi toxique pour le système nerveux, la noix de muscade est une drogue puissante à part entière. Il faut faire très attention au dosage car un surdosage pourrait entrainer la mort. De 5 à 10 g. de noix de muscade peut entraîner un état narcotique (état provoquant l’assoupissement et l’engourdissement des membres) avec nausées, angoisses, déshydratation et augmentation du rythme cardiaque. Au delà de 20 g., les effets de la muscade peuvent vous amener au seuil de la mort. De plus, la noix de muscade possède beaucoup d’effets secondaires : vertige, déshydratation, accélération des battements du cœur, constipation provisoire, difficulté à uriner, nausées, panique, etc.


Le macis, lui, est confectionné à partir de l’arille de la noix de muscade, connue aussi sous le nom de fleur de muscade, qui est de couleur rouge écarlate quand elle est encore fraîche. Quand elle est séchée, cet arille est constitué à l’état brut de filaments de couleur orangée ou rouge. Une fois sur le marché, le macis ainsi produit se présente soit sous forme de poudre soit en lamelles. Comparé à la muscade, le macis a un parfum et une saveur plus atténués et il coûte un peu plus cher. Il peut ainsi être utilisé comme alternative à la muscade pour procurer un goût légèrement différent aux plats cuisinés, mais il sert aussi à la confection des charcuteries ou des assortiments d’épices.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Buru-Hill.jpg

Moluques centrales - l'île de Buru aux collines boisées n'est connue que comme lieu d'exil des prisonniers politiques dits "communisytes" sous le régime Suharto - photo East-indonesia.

 

Les Moluques centrales abritent de nombreuses îles formant une chaîne volcanique au nord de la mer de Banda .

 

Karta_ID_Maluku_isl---Holge-Behr-copie-1.PNG                                 Petit rappel géographique - carte des Moluques par Holge Behr


Au sud de Seram, la plus grande île, Ambon est caractérisée par de hautes montagnes, le mont Wawani (1.100 m.) , le mont Salahutu (1.225 m.) et des solfatares et sources chaudes. Les roches granitiques et la serpentine y dominent, bien que du calcaire soit présent, creusé de grottes.

 

Iles-Banda---east-indonesia.jpg                                        Paysage des îles Banda - photo East-indonesia

 

 Les îles Banda constituent à elles seules un archipel, doté de 7 îles habités et de nombreuses autres désertes.

banda-islands.jpg

 

 

L’île principale est Banda Neira , qui abrite la capitale administrative et un petit aérodrome. Banda Besar, la plus grande avec 12 km. sur 3, abrite trois communautés, Lonthoir, Selamon et Waer.

 

Carte des îles Banda - doc. Dive the world.

 

 

Banda-Neira-du-G.Api---fond-Lontar-isl.---Merbabu.jpgAu centre, Banda Neira et son aérodrome - en arrière-plan, l'île de Lontar (Banda Besar) - photo Merbabu, prise du sommet du Gunung Api.

 

Lonthoir---Gunung-Api.jpg      Vue inverse : le cône du Banda Api depuis Lonthoir / Banda Besar - photo East-Indonesia.

 

Banda Api, la plus petite, est formée par un cône volcanique de 640 m. de hauteur. Ce volcan basaltique à rhyodacitique est situé sur le bord sud-ouest d’une caldeira en majeure partie submergée de 7 km. de large. les îles arquées Besar et Neira sont d’ailleurs considérée comme des restes de volcans pré-caldeira.

Des éruptions sont enregistrées au Banda Api depuis 1586, la plupart de nature strombolienne aux dépens du cratère sommital, avec d’autres plus importantes accompagnées de coulées de lave atteignant la mer.

 

Banda_Neira_1724-26--Geheugenvannederland.jpgDocument de 1724-26 / Geheugen van Nederland / MichaelJLowe montrant Banda Api en éruption, à gauche et Banda Neira, à droite.


Ce fut le cas lors de la dernière en date, en mai 1988, avec une ouverture de deux évents repectivement au nord et au sud de la petite île. L’éruption de VEI 3 s’est produite au départ d’une fissure arquée de 3 km. de longueur, coupant le côte à une hauteur de 200 mètres. Le panache éruptif a atteint la hauteur maximum de 16,5 km. Les coulées de lave, d’un volume de 6,2 Mm³ ont atteint la côte, détruisant deux villages.

 

Banda-api-09.05.1988---Shoji---Taeko-Ozawa.jpg

Banda Api - fontaines de lave au dessus des évents nord et sud, avec un panache atteignant 5 km. le 09.05.1988 - à droite, l'île de Neira et à gauche, la pointe de Besar - Photo by Shoji and Taeko Ozawa,

 

Banda-Api-09.05.1988---I.-Yoshida-VSI.jpg

Banda Api - éruption du 09.05.1988 en journée illustrée par deux panaches distincts - la photo est endommagée (points bleutés) mais constitue un document rare - photo de I. Yoshida, 1988 (courtesy of Volcanological Survey of Indonesia).

 

Banda-Api-10.05.1988---Willem-Rohi-VSI.jpg

Banda Api -  le 10.05.1988, un panache chargé en cendres surmonte l'évent nord - une petite fontaine est visible au centre, proche de la côte - le panache blanc marque l'entrée en mer de la coulée de lave "Batu Angus" qui a détruit deux villages -  Photo by Willem Rohi, 1988 (Volcanological Survey of Indonesia).

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Banda Api

- East-indonesia - Central Maluku : the main gateway to the Moluccas - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #news

 

06.06.12-Nasa-SDO.jpg

 

Le 5 juin 2012, à 6h 03, la planète Vénus va passer devant le soleil ... ce passage est l'un des alignement planétaire rare : deux de ces transits se produisent dans les huit ans suivant l'autre, et pour le suivant, une pause de 105 à 121 ans s'opère ... son prochain passage est prévu pour 2117.


Sur le chemin emprunté par Vénus dans sa traversée, c'est l'entrée et la sortie qui sont les aspects les plus importants au point de vue scientifique. Ils permettent de déterminer la distance entre la terre et le soleil, au départ des divers points d' observations.

Le transit sert aussi au calibrage des instruments d'optique au pixel près, et à l'étude de l'atmosphère de Vénus.

 

06.06.12-Nasa-SDO---2-Venus-et-soleil.jpg        Transit de Vénus - 05.06.2012 - entrée au niveau de la coronne - doc. NASA Little SDO

 

06.06.12---de-Cartagena-colombie---AFP-Nacion.jpg                                   Le transit vu de Cartagena en Colombie - photo AFP

 

de-Rosheim-alsace---Laurent-Brancaleoni.JPG  Le transit vu de Rosheim en Alsace (France) - photo Laurent Brancaleoni / Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)


 

 

Sources :

- Nasa Goddard Space Center - 2012 transit of Venus - link

- Nasa Little SDO - link

- Autres photos sur Flickr - Nasa Venus Transit Observing Challenge - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Sur les petites îles à l'ouest d'Halmahera,trois volcans importants sont actifs : le Gamalama, connu aussi comme le Pic de Ternate, les deux structures volcaniques de Tidore et le Makian.

 

Le Gamalama est à la fois le volcan et l'île de Ternate; trois cônes progressivement plus jeunes vers le nord en forment le sommet, qui atteint 1715 mètres.

L'activité éruptive enregistrée depuis le 16° siècle, est principalement liée au cratères sommitaux, bien que des éruptions de flancs se produisirent en 1763, 1770, 1775 et 1962-63.

 

Ternate---gamalama-et-palis-du-Sultan.jpgLe Gamalama surmonte le palais du sultan, dernier symbole de la puissance de Ternate. - photo east-Indonesia info.

 

Gamalama-1994---Gatot-Sugiharto-VSI.jpg

Le plus jeune des trois cônes sommitaux vu du NE. - les zones non végétalisées sont recouvertes des éjectats de l'éruption de 1994 - Photo by Gatot Sugiharto, 1994 (Volcanological Survey of Indonesia).

 

Ternate---Gamalama-Crater.jpgOn peut atteindre le cratère toujours fumant du Gamalama en 3-4 h. , après s'être renseigné sur l'activité du volcan auprès de la station volcanologique de Marikurubu et des tabous (interdits) auprès de l'office du tourisme. - photo East-Indonesia.

 

Une zone de rift, parallèle à l'arc d'Halmahera, est caractérisée par des évents et des maars, dont le maar Tolire Jaha, aux parois abruptes, et le maar Tolire Kecil, plus petit et situé en bordure de la côte. Ils furent tous deux créé lors de l'éruption de 1775.

Commençant par une activité explosive sommitale le 20 août, l'éruption s'est poursuivie dans la nuit du 5 au 6 septembre par un "base surge" dévastateur responsable du décès de 141 personnes et de la formation des maars. Cette séquence éruptive se termine par des explosions du flancs NO. les 5-6 novembre.


Ternate - maar Tolire Jaha - Jack Lockwood USGSSur cette photo d'archives de l'USGS / Jack Lockwood, les maars : Tolire Jaha aux parois abruptes et sur la droite au SE. le petit maar Tolire Kecil en bord de mer.

 

Un cône éteint est situé au NO. de Ternate : Pulau Hiri.

Selon la légende, il s'agirait du sommet du Gamalama tombé en mer. Avec ses plages de sable noir, Pulau hiri est un "spot" du snorkelling.

 

Pulau-Hiri---Ternate---east-indonesia-info.jpg                                         Pulau Hiri - photo East-Indonesia info.

 

Le complexe volcanique de Tidore se compose d'un stratovolcan haut de 1730 mètres, le pic Kiematabu, à la pointe sud de lîle, d'une caldeira tronquée contenant deux cônes, le Sabale, au nord, et de l'île Maitara, située à 1 km. au large de la côte NO.

Comme Ternate, Tidore fut un sultanat spécialisé dans le commerce des épices, mais qui a perdu rapidement de son importance au niveaux commercial et administratif et a sombré dans une relative obscurité.

 

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                               Tidore, vu de Ternate - photo Achmad Rabin Taim

 

La plage la plus courrue de l'île, Pantai Akesahu, calme durant la semaine abrite aussi une source chaude fort agréable pour les bains.

 

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                       Tidore Hot Springs Beach - photo East-Indonesia.info

 

Le volcan Makian, aussi connu sous le nom de Gunung Kie Besi, forme une île près de la terminaison sud de la chaîne d'îles volcaniques au large d'Halmahera.

Le cratère sommital large de 1500 m., occupé par un petit lac côté NE., donne au volcan un profil plat.

Deux vallées s'étendent du sommet jusqu'à la mer côtés nord et est, et quatre cônes parasites ornent les flancs ouest.

 

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Le Kie Besi vu du NO. et la vallée nord, le Barranco Ngopagita - Photo by Ruska Hadian, 1985 (Volcanological Survey of Indonesia).


Son activité est enregistrée depuis 1550, et est source d'éruptions peu fréquentes mais violentes. Les plus importantes sont datées de 1646, 1760-61, 1861-62, 1890 et 1988 (VEI 3) et responsables de dommages extensifs et de nombreux décès.

En 1988, après une crise de séismes superficiels en augmentation depuis le 20 juillet, le VSI a fait évacué 15.000 résidents vers l'île Moti à 6 km plus au nord. LE 28, 521 séismes sont enregistrés et le trémor débute à 22h.

L'éruption débute le 29, avec l'émission d'un panache montant à 8-10 km. Le 30 juillet à 10h 06, une explosion est suivie de nuées ardentes descendants dans les deux vallées sur plus de 1.000 mètres, certaines atteignant même la mer. Une série de petites explosions commence le 31 juillet et continuent jusqu'au 6 août, nourrissant un panache décroissant dans le temps de 6 jusqu'à 2, puis 1 km. au dessus du cratère. Un dôme de lave à toit plat est extrudé dans le cratère sommital.

 

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Panache de l'éruption du Kie Besi en fin juillet 1988 - Photo by Willem Rohi, 1988 (Volcanological Survey of Indonesia).

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Gamalama

- Global Volcanism Program - Tidore

- Global Volcanism Program - Makian

- East-Indonesia info - North Maluku, the land of four mountains - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Au sud du Dukono, le sommet tronqué du Gunung Ibu s'élève à 1325 mètres. Il contient plusieurs cratères nichés.

Le cratère extérieur, large de 1,2 km. est ébréché côté nord, ce qui a créé une vallée encaissée.

 

 

ibu-2000---Dan-Olberg.jpg

ibu-lava-dome---Bruce-Gemmell---PT-Nusa-Halmahera-minerals.jpg

 

 

 

A gauche, les cratères nichés de l'Ibu

 (May 2000 by Dan Olberg, Senior Geologist, PT Nusa Halmahera Minerals.)

A droite, vue rapprochée du dôme de lave occupant le cratère interne  (May 2000 - Photograph by Bruce Gemmell, PT Nusa Halmahera Minerals. )

 

Le cratère intérieur, large de 1 km. et profond de 40 mètres, a contenu divers petits lacs de cratère par le passé ; il est occupé par un dôme de lave dont la croissance a débuté en décembre 1998.

Un grand cône parasite est situé à l'ENE. du sommet, un autre plus petit situé sur le flanc OSO. a nourri des coulées de lave.

Un groupe de maars est localisé sur les bas-flancs N. et O. du volcan.

 

ibu1---07.2007-A.Binas.jpg

Crtaère interne du Gunung Ibu - position du dôme dans le cratère aux parois abruptes et dôme fumant -

 Courtesy of Arnold Binas / GVP

 

ibu-act.-strombolienne---2009-de-Toffoli-rietze.jpgIbu - le dôme en croissance dans le cratère interne présente des éjections de type strombolien - photo 

08-09.2009 par  Alain de Toffoli and Martin Rietze.

 

Toujours plus au sud, le Gamkonora constitue le relief le plus élevé d'Halmahera, avec 1.635 m.

Il présente une série de cratères sommitaux disposés le long d'un rift orienté nord-sud, suite au déplacement des centres éruptifs.

Les cônes du Gunung Alon et Popolojo, situés au sud du Gamkonora, ont émis des coulées de lave à l'aspect juvénile.

Son activité répertoriée depuis le le 16° siècle se résume en éruptions explosives petites à modérées.

Sa plus importante éruption en 1673 (VEI 5 ?) a causé un tsunami qui a inondé plusieurs villages.

 

Gamkonora---c-te-NO-Gamsungi---A.solihin-VSI.jpg

Le Gamkonora et le village de Gamsungi - Photo by A. Solihin, 1984 (Volcanological Survey of Indonesia).

 

Gamkonora---09.07.2007.jpg                              Erution du Gamkonora le 09.07.2007 - photo Erwin / AFP

 

En 2007, l'éruption, classée de VEI 2, avait necessité l'évacuation de 8.000 personnes ... le panache est monté à une hauteur de 4.000 mètres.

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Ibu

- Global Volcanism Program - Gamkonora

- A.L.P.E. - Halmahera 2009 - link

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Publié le par Bernard Duyck

L’île d’Halmahera possède une morphologie particulière à quatre bras, ressemblante à la letter K.

Des baies occupent les espavces libres entre les bras : Kau bay au NE, Buli bay  l’E et Weda bay au S.


Halmahera_Topography---Sadalmelik.png

 

Halmahera est caractérisée par un relief accidenté, collines ou montagnes, à l’exception de l’embouchure de la rivière Kobe dans Weda bay, et une grande partie de la côte est du bras SO. Le bras SE. a une topographie plus modérée, avec une large surface de sédiments calcaires dans la partie centrale du bras. Toutes les rivières de l’île, quelle que soit leur taille, sont profondément incisée avec des vallées profondes en forme de V, et avec un cours moyen et inférieur sinueux.

 

Topographie de l'île d'Halmahera, en forme de K. - doc. Sadalmélik.

 

Au niveau géologique, Halmahera peut être divisée en deux provinces, une à l’ouest et une à l’Est.

 

Carte-geologique-Halmahera---GVP.jpgCarte géologique d'Halmahera - les volcans sont signalés en trois groupes d'après la date de dernière éruption - Courtesy of Volcano World (map by Grant Davey and Dan Olberg, PT Nusa Halmahera Minerals).

 

La province ouest fait partie d’un jeune champ volcanique qui s’étend depuis Morotai au travers de la partie nord d’Halmahera, Ternate et Tidore, jusqu’à Bacan.

Tous les volcans considérés comme actifs, et d'autres plus anciens, sont situés dans cette province ouest.

La zone est largement couverte de roches volcaniques ou sédimentaires récentes ou du Néogène. Les roches du sous-sol, exposées au sud de l’île de Bacan, sont basiques à ultrabasiques avec des incrustations cristallines. Le sous-sol du bras SO. d’Halmahera est constitué de roches volcaniques et volcaniclastiques en association avec des roches ignées intrusives ; celles-ci sont exposées sur le côté ouest.


La province Est forme un arc qui s’étend au travers des îles de Gebe et Gag en direction de la partie nord de Bird’s Head (Irian Jaya).

La zone est soulignée d’un complexe ophiolitique et de sédiments marins du Mésozoïque, imbriqués de sédiments du paléogène et recouverts de carbonates et débris marins du Néogène. Le sous-sol du bras SE. est formé d’un complexe de roches basique à ultrabasique démembrées, avec une surimpression métamorphique intercalée de sédiments.


Le Global Volcanism Program relève 13 volcans actifs pour " la zone Halmahera ".

 

Le Gunung Dukono - 1.087 m.:

Situé dans une partie nord reculée d'Halmahera, et connu sous les dénominations de Dokoko, Dukoma, Tala ou Tolo, c'est un des volcans les plus actifs d'indonésie.

Ce volcan complexe présente un profil avec de multiples sommets et cratères se chevauchant dont le Malupang Wariang, situé à un kilomètre au sud-ouest du cratère du Dukono, qui est caractérisé par un cratère de 700 m. sur 570, actif au cours des temps historiques.

 

dukonocomplex---vulkaner.no.jpgLes sommets du complexe Dukono, avec sur la droite le bord du cratère Malupang Wariang - au fond, le cône du Gunung Mamuya - photomontage Vulkaner.no

 

 En 1550, une éruption majeure du Dukono s'est accompagnée de coulées de lave qui ont rempli le détroit entre Halmahera et le flanc nord du cône du Gunung Mamuya (750 m.).

Depuis 1933, des éruptions explosives plus ou moins continues, parfois accompagnées de coulées de lave ont été enregistrées ... cet épisode éruptif est considéré comme toujours en cours.

 

Dukono 08-09.2009 - M.RietzeDukono - activité strombolienne dans le cratère - photo M.Rietze 08-09.2009 - un clic sur la photo vous mène à sa page / A.L.P.E.

 

dukono2011-12-22-----Andi-Volcanodiscovery-indonesia.jpg              Dukono - éruption du 22.12.2011 - photo Andi / Volcanodiscovery Indonesia

 

Dukono-05.2012---Benisius-Anu.jpg                   Dukono - activité éruptive de mai 2012 - photo halmaherautara.com

 

Dukono-05.2012---6-Benisius-Anu.jpg              Dukono - activité éruptive  et panache dérivant  -  mai 2012 - photo halmaherautara.com

 

Sources :

- Global volcanism program - Dukono

- East-Indonesia info - Maluku islands - link

- North Halmahera Tourism website - link

- A.L.P.E. - Halmahera 2009 - link

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