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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Un retour vers deux favoris : le mont Fuji et le peintre Hokusai, unis dans une oeuvre représentant le mont sacré depuis différents lieux, au travers des saisons.

La série "Les trente-six vues du Mont Fuji" intègre dans les thèmes de la tradition japonaise des modes de représentation occidentaux, en particulier la notion de perspective.
Vers 1830, Katsushika Hokusai contacte l'éditeur Nishimuraya Yohachi pour lui soumettre son projet de graver une série de grandes estampes de paysage sur un thème unique. Dix Estampes paraissent d'abord, dont "La grande vague de Kanagawa ", "Le Fuji par temps clair " et "L'orage sous le sommet", considérées comme les trois plus célèbres ... mais d'autres sont aussi représentatives de l'ukiyo-e, la peinture dite du "monde éphémère".

Hokusai---Ushibori-dans-la-province-deHitachi-20-vue.jpg
"Ushibori dans la province de Hitachi"  (Jôshû Ushibori) - 20° vue. - 259 x 373 mm.
Réalisé entre 1829 et 1833, elle atteste d'une recherche géométrique poussée : la proue d'une grande jonque forme la diagonale de la composition, renforcée par la ligne du mât abaissé; elle sépare l'estampe en deux parties : d'une part, le mont Fuji, immobile, d'autre part, une scène de la vie quotidienne.
Elle est d'une quiétude parfaite, mais un seul bruit et un seul mouvement, celui de l'homme versant l'eau de cuisson du riz dans le marais, provoquent l'envol de deux échassiers au cou replié, des hérons.
Moment éphémère, action humaine courte mais décortiquée avec attention ... caractéristique de l'ukiyo-e.

Hokusai---Kajikazawa-dans-la-province-de-Kai.jpg
"Kajikazawa dans la province de Kai " - (Kôshu Kajikazawa) - 15° vue - 255 x 377 mm.
Cette vue marque une forte opposition entre l'immuabilité de la montagne sacrée, sortant de la nappe de brume et l'animation du premier plan, où un pêcheur s'arcboute sur un éperon rocheux pour arracher, aux flots tumultueux de la rivière, son filet qu'on devine bien chargé.
L'estampe témoigne d'un emprunt aux peintres chinois, par un avant-plan plus chargé, eaux déchainées, le rocher et les pêcheurs dans leur activité, contrastant avec une zone plus épurée, formée par le ciel et la nappe de brouillard d'où émerge la montagne.

La géométrie de la composition repose sur deux triangles imbriqués : celui du mont Fuji, et celui formé par le promontoire, le pêcheur et ses lignes.

 

Sources :

- Musée Guimet - rétrospective du fond d'art graphique - "Hokusai, l'affolé de son art"

- L'avènement de l'estampe de paysage au 19° siècle - par J.Bouquillard

- L'apparition de l'ukiyo-e à l'époque d'Edo - par J.Lambert.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le Costa Rica est renommé pour ses nombreux volcans ; plus de 115 structures parsèment le pays. Il est surtout connus pour ses colosses : le Poas, l'Irazu, le Rincon de La Vieja, tous trois abritant des lacs acides, le Turrialba ... ou encore pour le jeune et turbulent Arenal.

 

infCerrosAguasZarcas5---vue-generale.jpg                  Cinq des sept cônes de scories, proches d'Aguas Zarcas - photo Ovsicori-Una.


Des structures volcaniques situées dans une région du nord du pays sont moins connues : les cônes monogéniques d'Aguas Zarcas, documentés aguas-zarcas.gifrécemment par les équipes de l'OVSICORI-Una. 

 

Cette région à la topographie presque plate abrite sept cônes de scories, répartis sur 48 km² et deux axes presque parallèles orientés nord-sud, correspondant à des fractures.

 

infCerrosAguasZarcas1---carte.jpgCarte régionale des alignements contenant les 7 cônes mentionnés. Les lignes rouges indiquent la direction générale.  -  1. Loma Morera (120 .) - 2. Loma Juan Murillo (100 m.) - 3. Loma Vuelta Kooper (120 m.) - 4.Valle Hermoso (50 m.) - 5. Cerro Chiles o Altamira (120 m.) - 6. Loma Buenos Aires (90 m.) - 7. Loma Barrantes (90 m.).  - doc. Ovsicori.

 

 

Ces terres sont occupées par des pâturages et des cultures, principalement celle de l'ananas. Son nom est lié aux sources chaudes et minérales, certaines situées dans la jungle, et est traduit par "les eaux bleu pâle ".

Bien que non développée touristiquement, on y trouve aussi des spa, des bains de boues, des officines d'aromathérapie et de physiothérapie.

 

Ces cônes de scories basalto-andésitique se sont formés en quelques jours, voir quelques semaines. Leur anatomie n'est pas complexe : pas de couches homogènes, mais un tas de matériaux rougeâtres; ils pourraient former un produit de construction facile à enlever, aisément transportable, comme cela s'est fait dans d'autres régions du globe (Australie, Allemagne, France ou Espagne).

 

infCerrosAguasZarcas3---Cerro-Chiles-o-Altamira.jpgLe Cerro Chiles o Altamira - en partie boisé, en partie exploité commercialement (carrière de matériaux pyroclastiques), il est proche de Llanos et de ses cultures d'ananas. - photo E.Duarte / Ovsicori.


Bien conservés, leur intérêt géologique, esthétique et partant touristique dans une zone proche de La Fortuna et de  l'Arenal, donnant ensuite sur le massif du Guanacaste et le Rincon de La Vieja, leur fera peut-être connaître un sort différent ... à condition qu'un plan global de gestion territoriale les fasse sortir rapidement du domaine privé.

 

infCerrosAguasZarcas2---Loma-Juan-Morillo-copie-1.jpgLe Loma Juan Murillo a un sommet semi-aplati occupé pour moitié par des pâturages avec des arbres claisemés, pour l'autre moitié, par des agrumes. Sa forme générale est celle d'une poêle renversée. - photo E.Duarte / Ovsicori.

 

Sources :

- Ovsicori-Una /Los conos des escoria de Aguas Zarcas - 07.11.2011

- Global Volcanism Program - volcanoes of Costa Rica

- Imagines Tropicales - les volcans du Costa Rica - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’île d’Isabela, qui adopte la silhouette d’un hippocampe, est formée de six volcans-boucliers : Wolf ( 1.710 m. au nord) – Ecuador (790 m. au nord-ouest) – Darwin (1.330 m.) et Alcedo (1.130 m. au centre) – Sierra Negra (1.124 m. au sud-est) et Cerro Azul (1.640 m. au sud-ouest).

 

Fernandina_NM22-723-69-copie.jpg

   L'île-hippocampe Isabela avec ses volcans, et sa voisine Fernandina  - d'après un document Nasa.

 

Bien qu’étant la plus grande structure d’Isabela, le Sierra Negra, haut de 1.124 mètres et allongé selon un axe nord-est, a des pentes faibles, atteignant à peine 5° et diminuant à 2° à proximité de la côte.

 

 

296526-CFH-n-copie.jpg

Vue sur la caldeira de Sierra Negra ... on comprend mieux son nom : "la montagne noire" - photo © Carole & Frédéric Hardy


Dorsale--Sierra-Negra---Volcan-de-Azufre---USAF-46.jpgCe volcan-bouclier est surmonté de la plus grande caldeira des Galapagos : 7 km. sur 10,5, peu profonde. Une dorsale sinueuse longue de 14 km. axée N-S occupe la partie ouest du plancher caldérique. Le volcàn de Azufre, la plus grande zone de fumerolles des Galapagos, est située dans un graben, compris entre cette dorsale et les parois de la caldeira.

 

Isabela - Sierra Negra - partie ouest de la caldeira - photo USAF 46 / GVP.

 

 

 

S-Negr-Azufre6.jpg                         Sierra Negra - Volcan de Azufre - photo auteur non référencé.

 

Azufre--fumerolles---GabeD.jpg                  Volcan de Azufre -  Events fumerolliens soufrés  -  Photo GabeD/flickr


Des spatter et cinder cones sont situés sur ses flancs, le long d’un système de rift disposé ENE ; des cônes de tuf bordent la côte, formant des îlots.

Des coulées de lave de l’éruption de 1979 se sont répandues au départ d’évents, situés sur une fissure en arc parallèle à la paroi de la caldeira, sur les flancs supérieurs nord.

 

379495_-CFH-copie.jpg

 

389033-CFH-copie.jpg                               Sierra Negra - photos  © Carole & Frédéric Hardy 


En 2005, une éruption débuta le 22 octobre vers 17 h. développant des fontaines de lave hautes de 200-300 m. et un panache qui est monté à 15.000 mètres. Cette éruption fissurale marquait la fracture est-ouest et développa de nombreuses coulées qui finirent par se rejoindre en une seule coulée « aa » de 1.000 mètres de large et 7.000 m. de long qui a rejoint la paroi opposée de la caldeira avant d’être dérivée vers l’ouest.. Quelques coulées de moindre importance furent externe à la caldeira, descendant le flanc nord.

 

Galapagos-Sierra Negra 2005 October 22 copie                             Sierra Negra - le panache éruptif le 22.10.2005 - doc. Nasa

 

Sierra-Negra-24.10.2005---3-j---Gregg-Estes.jpg                   Sierra Negra - le 24.10.2005 - au 3° jour de l'éruption - photo Gregg Estes.

 

311399-CFH-copie.jpg        Sierra Negra - évents alignés sur une fracture - photo © Carole & Frédéric Hardy


L'éruption ne dura que 8 jours, mais produisit une grande quantité de laves : 150 millions de m³, et fut catégorisée de VEI 3.

En dépit d'une surveillance par interférométrie radar et GPS, et une gonflement du plancher de la caldeira depuis 1992 d'environ 5 mètres, aucun signal de déformation préalable à cette éruption ne fut détecté. Une déflation fut remarquée durant l'éruption, avec une baisse du niveau central de la caldeira de 2,4 m. ; le taux de déflation, rapide les deux premiers jours dé l'éruption , a ensuite diminué jusqu'au 30 octobre, date à laquelle l'inflation a repris.

 

InSAR-Galapagos-18.jpg

Reconstitution d'interférogrammes pour expliquer les déformations et les phases de l'éruption de 2005 - doc. Nasa 2007/2009.


Le déroulement de l'éruption peut se faire schématiquement comme suit - selon les interférogrammes et l'analyse des laves - : l'absence de signaux de déformation avant-coureurs indique que le dyke nourricier qui a nourri la fissure éruptive ne s'est propagé que dans les derniers moments avant l'éruption (image interférogramme 6)

Des flots de lave clastigéniques furent émis plus vers l'extérieur  de la caldeira; après trois jours, ils furent suivis de coulées de lave, d'abord sur la banquette, puis dans la caldeira,  qui alimentèrent un lac de lave temporaire s'écoulant par des canaux, ce qui permis une progression lointaine des coulées (images interférogrammes 8-9-10 et schémas ci-dessous).

SNEruption-D.jpg    SNEruption D 2                              Schémas de Dennis Geist / GVP - 2005 eruption of Sierra Negra

 

 

 

Le "Volcan Chico", ainsi baptisé par la population locale, n'est pourtant qu'une simple fissure du volcan Sierra Negra, située sur la partie extérieure de son flanc nord. Ici se sont produites trois éruptions depuis le début du 20° siècle : 1953-54, 1963 et 1979-80.

 

Sierra_Negra_Volcano---M.R.Perry.jpg                        Sierra Negra - la fissure éruptive Volcan Chico - photo M.R.Perry

 

310485-CFH--copie.jpg                                                photo © Carole & Frédéric Hardy

 

 

Un coucher de soleil "volcanique" pour quitter avec regret l'archipel des Galapagos.


 307128-CFH-copie.jpg

                         photo © Carole & Frédéric Hardy

 

et un résumé :

 

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Sierra Negra

- The 2005 eruption of Sierra Negra volcano, Galápagos, Ecuador - by Dennis J. Geist & al. - lien

- Rapport de l'IGEPN sur l'éruption 2005 - lien

 

Les autres volcans d'Isabela ont été vus précédemment :

Wolf et Ecuador - Darwin et Alcedo - Cerro Azul.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

15.11.2011-EH.-zone-turbulence.jpg

         La zone de turbulences au large de La Restingua le 15.11.2011 - doc. Guardia Civil / Involcan.

 

 

Involcan, en collaboration avec la Guardia Civil, ont édité une série d'images thermiques permettant de suivre l'évolution de la température réfléchie (du 19.10 au 12.11.2011), et le relevé des minima et maxima (Delta t : 1,5 à 9,1°C), témoignage superficiel de l'éruption en profondeur.

 

EH-evol.-temp.-cam.therm.-04-12.11.2011-Involcan.JPGLes températures maximales relevés les 6, 7 et 8.11 sont respectivement de 30,9 - 24,8 - et  29,7°C.


Comme signalé le 11 novembre, le géologue marin de l'IEO - Instituto Espagnol de Oceanografia -  a conclut, sur base d'images recueillies par l'équipe du Ramon Margalef entre le 24 et le 28 octobre, à un changement de forme du volcan et à une "croissance significative" du cône et de la coulée.

Voici les deux images qui ont permis de conclure à l'émission de près de cinq millions et demi de m³ de matériaux par le volcan sous-marin.

 

NP_101111_crecimientovolcan.jpgImages IEO des 24 et 28.10.2011 - les différences sont marquantes au niveau du cône et de l'extrémité de la coulée (au centre et à gauche de celle-ci)

 

Le volcan est toujours bien actif comme en témoignent les émissions gazeuses.Des mesures ont été effectuées par le navire de recherche Position-prelevements-CO2et-He.jpg"Prof. Ignacio Lozano" - ICCM - en mer de Las Calmas pour délimiter les masses d'eau affectées par les rejets sous-marins et analyser la composition chimique et isotopique des gaz dissous dans l'eau.

 

Zones de turbulences en bleu - lieux de prélèvements en rouge - doc. Involcan / ICCM / IEO / Plocan.


Des profils géochimiques verticaux ont été réalisés, qui révèlent un accroissement significatif des concentrations en He et CO2 dissous dans l'eau aux environs de 100 mètres de profondeur. en ce qui concerne l'hélium, les concentrations sont 4.000 à 35.000 fois supérieures à la normale. (Cette enquête a été rendu possible grâce au programme "Makavol").

Le 17 novembre, le navire "Ramon Margalef" a levé l'ancre pour de semblables analyses en mer de Las Calmas et au nord d'El Hierro.

  Taux-CO2-et-He---11.2011---Involcan.jpg   Concentrations en CO2 et He en fonction de la profondeur aux différents endroits de prélèvements pointés sur la carte ci-dessus - doc. Involcan / ICCM / IEO / PLOCAN.

Le 14 novembre, de nouvelles remontées de matériaux pyroclastiques - les "restinguolas" - ont été photographiées, dégazant fortement.

 

14.11.11---degazage-pyroclastes.jpg         Dégazage de "restinguolas" au large de La Restingua - photo Guardia Civil / Involcan.

 

Le 16.11, une photo montre une multiplication des spots de turbulence ... signe de l'ouverture d'une nouvelle bouche éruptive au NO. de la précédente ?

Il coïncide en tous cas avec un saut du trémor volcanique.

 

16.11.11---Laura---IGN.JPG         Double spot de turbulence le 16.11.2011 - photo IGN by Laura .../ via Avcan.

 

16.11.2011---Guardia-Involcan.JPG                     16.11.2011 - spots  et zones de turbulence - photo Guardia Civil / Involcan.

 

IEO - publico.es - affaissementLa 4°campagne du Ramon Margalef montre, au 12 novembre, une évolution modérée du cône volcanique, mais surtout la chute sur les coulées de lave d'un énorme bloc de 500 m. de long sur 300 de large et une vingtaine de haut, en provenance de la paroi sous-marine fracturée et fragilisée par les émissions de fluides et de gaz. (IEO - via Publico.es / Shérine France)

 

C'est le moment choisi par Wikistrike pour rappeler le stockage de déchets radioactifs sur la crête mésoatlantique, de 1967 à 1983, par les pays de l'OCDE. Certains fûts de déchets mélangés à du béton reposent à seulement 20 km. au large d'El Hierro (aucune position GPS donnée) ... et selon Greenpeace, leur durée de vie est de maximum 50 ans. En 1993, un accord a été conclu à Londres concernant l'interdiction d'éliminer en mer de façon permanente des matières nucléaires, mais il faut vivre avec les "actes passés".

 

La sismicité continue à rester localisée au nord dans la zone marine d'El Golfo, à une profondeur de 20-23 km. Vingt-neuf séismes le 15, vingt-deux le 16.11.

 

Eventos_HIERRO_2D---17.11.2011-10h09.jpg

        Localisation et profondeur des séismes des 3 derniers jours - au 17.11.2011 / 10h09 - doc. IGN

 

Sources :

- AVCAN - IGN - IEO - Guardia Civil

- Wikistrike.

- Publica.es

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Floreana est la plus méridionale de l'archipel. Elle fut nommée en l'honneur du premier président Equatorien, Juan José Flores, durant le mandat duquel le gouvernement pris possession de l'archipel.

Ses autres noms sont Santa Maria en souvenir d'une caravelle de Christophe Colomb, et Charles island d'après le roi Charles II d'Angleterre.

 

376065-CFH-copie.jpg  © Carole et Frédéric Hardy

 

Cette île de 173 km, culminant à 640 m., est d'origine volcanique ancienne ; la forme des volcans est fortement érodée.

 

384370-CFH-copie.jpg                                   Un cône érodé et égueulé - © Carole et Frédéric Hardy

 

379604-CFH-copie.jpg                                        © Carole et Frédéric Hardy

 

La "Corona del diablo" - Devil's crown -est le reste d'un petit cône volcanique fortement érodé par la mer; l'érosion l'a façonné en divers pics émergés, en couronne, entourant un habitat idéal pour les coraux et la vie marine ... plonger dans ce cratère  parmi les tortues marines, les requins-marteaux ou les raies est devenu un must du snorkeling. Les parties émergées forment un paradis pour les oiseaux marins, fous, pélicans, phaetons à bec rouge et frégates.

 

devilscrown.jpg

                                     La Corona del Diablo - photo Galapagos cruises.


La végétation est variée et luxuriante dans les hauteurs, avec de nombreuses plantes introduites.


Postbarrel---obv.jpgFloreana fut fréquentée constamment jadis par des bateaux de pêche à la baleine, des chasseurs de tortues et des pirates, à cause de ses sources permanentes d'eau douce, de ses tortues constituant des proies faciles et de ses sites d'ancrage aisés.

Un capitaine de baleinier, James Colnett, y établit un relais postal en 1793, fréquenté par de nombreux navires dont certains restaient 2 ans en mer ... l'endroit appelé Post Office bay abrite encore le "wooden post barrel". 

 Le barril postal - photo OBV.

 

 

 

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              Floreana - "Head pirate cave" - faite par  Heinz Wittmer  dans les années 1930

 

Floreana abrite de nombreuses tortues terrestres et est un des lieux de ponte des tortues marines vertes.

 

316721-CFH-copie.jpg                  Tortue terrestre géante - © Carole et Frédéric Hardy

 

L'ordre des reptiles est complété par les iguanes marins.

 

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388590-CFH-copie.jpg        Iguane marin - Amblyrynchus cristatus -  un mâle bien coloré -   © Carole et Frédéric Hardy


L'iguane marin a un régime alimentaire strictement herbivore tout au long de sa vie : il se nourrit de grandes algues prélevées sur le littoral rocheux des îles, soit sur l'estran, soit en pleine eau. Sur l'estran, il se contente de prélever les algues exondées à basse mer. Mais il peut également nager autour des îles et plonger pour s'alimenter sur les champs d'algues immergés ... où il se maintient, durant son repas, grâce à ses grandes griffes. L'iguane peut rester en apnée durant 45 minutes. quand il revient à terre, il se réchauffe au soleil sur les pierres volcaniques sombres et recrache le sel ingéré en soufflant par les narines une sorte de mucus.

 

 

Sources :

- Galapagos dive sites - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

378383-CFH-copie.jpg

L'île Bartolomé à l'avant-plan, avec son isthme couvert de mangroves et frangé de deux plages de sable blanc- au loin, l'île Santiago et Sulivan Bay . -   les bateaux de croisière donnent l'échelle -   © Carole & Frédéric Hardy

 

Situé juste au large de la côte de Sulivan bay et de l' île de Santiago, un bartolome.gifîlet de 1,2 km² offre un des plus beau paysage de l'archipel des Galapagos : Bartolomé.

Son nom lui a été donné en honneur de Sir Bartholomew James Sulivan, lieutenant à bord du HMS Beagle, et ami de Charles Darwin.

 

Situation de Bartolomé dans l'archipel des Galapagos.

(étoile rouge).


Bartolomé présente des formations volcaniques diverses et colorées, parmi lesquelles le célèbre "Pinnacle Rock": un cône de tuff érodé.

C'est le résultat de la rencontre du magma et de l'eau, lors d'une éruption phréatomagmatique. La fine pulvérisation des particules a formé ce rocher composé de fines couches superposées.

Pour l'anecdote, cette figure de proue fut la cible d'entraînement des navires de guerre de la marine américaine durant la seconde guerre mondiale.

 

316504-CFH-2011.JPG                   Bartolomé - "Pinnacle Rock"  - © Carole & Frédéric Hardy

 

306442--CFH-2011.JPG                                          © Carole & Frédéric Hardy

 

L'île se compose de divers spatter cones, appelés cônes en "bouses de vache", de cônes de cendres, d'un lac de lave solidifié et disséqué, et de tunnels de lave, dans un paysage minéral rappelant plus la Lune qu'une île du Pacifique.

 

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                   Ile Bartolomé - les cônes "en bouses de vache"  - © Bartholomew island

 

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                               Ile Bartolomé - tunnel de lave - © Carole & Frédéric Hardy

 

302134_-CFH-copie.jpg                          Ile Bartolomé - belles laves - © Carole & Frédéric Hardy

 

Une curiosité : un spatter cone, érodé par le Pacifique, ne présente plus qu'un cratère à peine affleurant au niveau de la mer.

 

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                 Ile Bartolomé - spatter cone érodé et affleurant à peine - © Carole & Frédéric Hardy


Quand ces îles volcaniques sont sorties de la mer, elles ne possédaient aucune vie ni animale, ni végétale. Etant donné l'éloignement par rapport au continent, la colonisation végétale s'est faite très lentement et difficilement ... peu d'espèces sont capables de s'adapter à un tel environnement. On a dénombré 412 espèces natives, dont 170 endémiques.


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                            Bartolomé - Tiquilla nesiotica - photo Haplochromis.

 

Parmi ces dernières, on rencontre sur Bartolomé la Tiquilla nesiotica, une borraginacée, et le cactus de lave, Brachycereus nesioticus, tous deux capables de résister à la sécheresse.

Le cactus de lave, aux jeunes pousses rousses devenant brunes puis grises avec l'âge, est souvent la première plante à coloniser une coulée de lave récente.


379520-CFH-copie.jpg

           Bartolomé  : Cactus de lave, Brachycereus nesioticus  - © Carole & Frédéric Hardy

 

 

                             © Carole & Frédéric Hardy - YouTune / TheFREDCAROLE

 

L'île Santiago, aussi appelée île San Salvador ou île James, est un volcan-bouclier allongé. Haut de 920 mètres, ce volcan comporte, côté nord-ouest, une crête sommitale, avec une chaîne de spatter et cinder cones. Les côtes est et ouest sont flanquées de cônes de tuf proéminents.

L'activité récente est matérialisée par des coulées de lave pahoehoe aux extrémités de l'île, à James et Sullivan Bay. Les coulées de James Bay furent datées par des fragments de pots de marmelade abandonnés par des boucaniers en 1684 et recouvert par la lave.

 

Santago-de-la-biae-James---Lee-Siebert-2.jpg

Le volcan-bouclier de Santiago est ponctué de cônes pyroclastiques plus récents, qui ont donné des coulées de lave fraîches qui rejoignent le rivage de la Baie James - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

Santiago---lave-pahoehoe---Lee-Siebert.jpg

  Santiago - Champ de lave pahoehoe à proximité de Sulivan Bay - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.


Sources :

- Galapagos online

- Global Volcanism Program - Santiago

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Débuté le 15 novembre tôt dans la matinée, le 18° évènement éruptif de l'Etna fait suite à une hausse du trémor, suivant des oscillations de celui-ci depuis quelques jours.

Une faible activité strombolienne provoque des projections et une petite coulée de lave au départ de la fissure située sur le flanc sud du nouveau cratère sud-est.

 

15.11.11-09h50.JPG

 

15.11 10h27                      Webcam Radiostudio7 - à 10h27, on aperçoit une coulée de lave


Fin de matinée, vers 12h00 (UTC +1), l'activité strombolienne s'est accrue pour former des fontaines de lave. L'observation du phénomène par le biais des webcams a été difficile étant donné le manque de visibilité, due aux passages nuageux.

 

15.11 12h28 EBELZ                      Trémor en augmentation aux environs de 12h00 - doc. INGV Catania.

 

 

15.11--12h50--pizzo.jpg               12h50 / webcan Etnatrekking  - voir dans le bas de la colonne éruptive, sur la droite !


A 12h25 (UTC +1) une coulée de lave accompagnée d'émission de cendres a marqué le côté nord du cône de scories.

Sur la CAM3 / Etnatrekking, on devine le point d'émission sur la fissure du 28 septembre, au contact du "Levantino".

Vers 12h45, l'intensité des fontaines de lave s'est renforcée, avec l'émission d'une colonne de matériaux pyroclastiques haute de plusieurs kilomètres.

 

15.11.11-11h54--2-Emot0238.jpg                              Saturation de la webcam thermique de l'INGV à 11h54 locale.

 

15.11.11 12h57

                                     Webcan Etna sud - le panache chargé en cendres à 12h57

 

Ce climax s'est maintenu durant 45 minutes environ pour diminuer vers 13h30.

Les coulées de lave dans la Valle del Bove se sont divisées en plusieurs bras,et se sont arrêtées à l'altitude 2.000.

 

15.11.11-13h35.jpg       13h35 / webcam Etnatrekking  ... deux cratères actifs, l'un en éruption, l'autre dégazant !


Vers 14h15, l'activité et le trémor ont stoppé.

 

15.11.2011-14h48Emot0296.jpg                   webcam INGV Catania

 

tremor-EBELZ.gif                                Pic et retombée du trémor - doc. INGV Catania


Les retombées de cendres et lapilli ont affecté le sud-est du volcan, touchant Zafferana, Santa Venerina, Acireale , Aci Trezza, couvrant les routes. Des scories mesurant plusieurs centimètres ont été relevées à la Schienna del'Asino.

 

L'écart entre les paroxysme s'allonge depuis deux mois, tandis que la duré de celui-ci diminue ... signes d'une alimentation en magma ralentie.

 

Bonus : une vidéo de Klaus Dorschfeldt / Nunzio di Salvo / Etna Walk


 

 

 

Sources :

- Webcams etnatrekking, INGV, Radiostudio7 et L.A.V.E.

- Compte-rendu EtnaWalk / Marco di Marco.

   
  

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

L'éruption en cours au Nyamuragira, qui a débuté le 6 novembre 2011, à 17h55 (UTC+2) après deux jours d'une intense activité sismique, est toujours en cours.

 

13.11.2011 Nyamuragira volcano-eruption-Nyamuragira - la fissure éruptive le 13.11.2011 - photo Cai Tjeenk Willink (Tourism officer) Parc national des Virungas.


La localisation de la fissure éruptive a été précisée par le GVO - Goma volcano Observatory -  à 11 km. à l'est  du cratère du Nyamuragira : coordonnées 29,309 E - 1,4227 S., à proximité des sites éruptifs de 1989.

 

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Localisation du site éruptif de novembre 2011 d'après le GVO / triangle vert / doc. ECGS.lu / GORISK


Location of the November 2011 eruption of Nyamulagira volcano. The green triangle is the location of the eruptive site according to the GVO. The red squares represent the thermal hotspots detected on MODIS using the MODVOLC algorithm (Wright et al., 2002; Wright and Flynn, 2004) on 6th and 7th November 2011. - doc. http://www.ecgs.lu/gorisk

 

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Une autre carte de localisation par le GORISK : le site de l'éruption est matérialisé par un triangle jaune, la direction générale des coulées de lave par la flèche jaune, et les anomalies thermiques détéctées par MODIS les 6 et 7.11.2011 par des carrés rouges ( selon un algorithme MODVOLC). - doc. GORISK

 

Le 11 novembre, une expédition composée de rangers du Parc National des Virungas, accompagnant le directeur du parc Emmanuël de Mérode, et l'équipe du volcanologue Dario Tedesco, et de 75 porteurs, s'est approchée du lieu de l'éruption.

 

13.11.2011-Nyamuragira-volcano-eruption--4-.jpgLe directeur du P.N. des Virungas, E. de Mérode, au pont défini "comme à ne pas dépasser! " par le volcanologue D.Tedesco - photo Cai Tjeenk Willink le 13.11.2011 / Chris Murphy.


Celui-ci est situé sur une zone plate; la fissure de 500 à 1.000 mètres de long est entourée, après une semaine d'activité de murailles de scories émises en continu par des fontaines de lave soutenues et hautes de plusieurs centaines de mètres (200-500 m. de hauteur). La situation de cette fissure est inhabituelle, car perpendiculaire au rift Albertine.

Les laves émises, à faible teneur en silice, donnent des fontaines spectaculaires et des coulées qui se déplacent vers le nord sur un terrain relativement plat, et par conséquent à vitesse "lente" malgré leur fluidité.

 

13.11.2011-Nyamuragira-volcano-eruption--6-.jpgInstallation du camp de le 2°expédition Nyamuragira 2011 en limite de la zone d'approche sure - sur un fond de fontaine de lave, d'un nuage de scories et sur la muraille de scories bordant la fissure éruptive - photo C.T.Willink / C.Murphy / P.N.Virungas.


L'expédition n'a pas dépassé la zone où la végétation s'arrêtait, remplacée par un sol couvert de scories légères ... à cet endroit, "la chaleur des fontaines de lave se faisait ressentir, accompagnée par un rugissement incroyable".

 

Des simulations ont été effectuées pour calculer la probabilité d'invasion NYAM-eruption-2011-Map simul 2011-11-12- B.Smets RCMA - Gorpar les coulées de lave, selon le modèle VORIS, qui prend en compte trois paramètres : la topographie, la longueur et l'épaisseur des coulées ( 20 km. longueur et 3 m. d'épaisseur) ; il y a probabilité d'invasion vers le nord selon deux principaux axes, qui pourraient affecter la route RN2 Goma-Rutshuru (en vert sur le carte) et le village de Kalengera.

 

Notez qu'en date du 12.11.11, les coulées ne constituaient pas une menace pour la population.

 

Probability of invasion by lavas (log) for a ±20 km long and 3 m thick lava flow (5000 iterations). (c) B. Smets, RMCA, 2011/ Gorisk.

 

 

 

 

 

 

Sources :

- Globa Volcanism Program - Nyamuragira

- Gorilla CD - le blog 13.11.2011 - link

- Website of the GORISK Scientific network - november 2011 eruption of the Nyamulagira - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

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                  Sud Plaza - les falaises basaltiques côté sud de l'île - © Carole & Frédéric Hardy


Les îles jumelles Plazas sont situées au large de la côte est de Santa Cruz ; l'île du nord est une aire scientifique réservée, seule l'île du sud est visitable.

Ces deux îles se sont formées par soulèvement géologique du plateau volcanique, qui s'est créé lorsque les éruptions basaltiques fissurales produisaient plus que les évents centraux.

On retrouve ce genre de plateau basaltique en Amérique du nord : le plateau de la Snake river dans l'Idaho, et celui de la Columbia river dans les états de Washington et de l'Oregon.

Les portions sud des îles ont un degré supérieur de soulèvement, ce qui dessine des falaises avec des points de vues intéressants.

 

Cette île de 0,13 km², culminant à 25 mètres, contient, malgré sa taille modeste, une flore riche et de nombreuses espèces animales.

 

La végétation de Plaza sud est caractérisée principalement par deux espèces de plantes : les Opuntias cactaceae, une cactacée dont se nourrissent les tortues et les iguanes terrestres, et une succulente, la Sesuvian portulacastrum.

Cette Sesuvian est verte durant la saison humide, de décembre à mai, puis devient rouge à la saison sèche, donnant à Plaza une apparence inhabituelle.

 

297458_-copie.jpgLa flore caractéristique de Plaza habille le basalte - Opuntia et sesuvian - © Carole & Frédéric Hardy

 

392048_278487608858306_100000912069394_892053_1255207453_n-.jpg          Ces zones arides sont le domaine des iguanes terrestres - © Carole & Frédéric Hardy

 

Plaza sud possède une des plus grande population d'iguane terrestre - Conolophus sp. - des Galapagos ... il est peu craintif et facilement observable; Il vit en colonies dans les zones arides, où il creuse des terriers. Sept kilos pour le mâle, trois pour la femelle, il peut vivre plus de 70 ans.

Son alimentation est mixte : herbes, fruits et raquettes des Opuntias - Prickly pear cactus - alternent avec des charognes et du placenta d'otarie ... l'iguane terrestre est donc jardinier et éboueur.

 

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           L'iguane terrestre est plus coloré que son homonyme marin - © Carole & Frédéric Hardy


393597-CFH-copie.jpg                                   Un profil antidiluvien -  © Carole & Frédéric Hardy

 

Les falaises de Plaza abritent de nombreuses colonies d'oiseaux : fous masqués, frégates, mouettes à queue d'aronde, pélicans, phaetons à bec rouge ...

 

308367--copie.jpg  Plumage délicatement ombré de la mouette à queue d'aronde -  Larus furcatus - endémique des Galapagos -  © Carole & Frédéric Hardy 


Une colonie de lion de mer s'y reproduit et ses côtes abritent aussi des iguanes marins.

 

310778_CFH-copie.jpg Les places au soleil sont "chères" pour ces reptiles à sang froid -  Iguanes marins  -  © Carole & Frédéric Hardy

 

Sources :

- Galapagos online

- Oiseaux.net / Galapagos - Equateur.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

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                                Santa Cruz - le Cerro Dragon - photo Putneymark.


Au centre de l'archipel, l'île de Santa Cruz, appelée par les anglais Indefatigable island (du nom d'un bateau de guerre), constitue le centre touristique des Galapagos ; il existe de nombreux moyens de rejoindre Santa Cruz - l'aéroport de Baltra, le port de Puerto Ayora - pour profiter de ses richesses géologiques et naturelles.

Cette île regroupe tous les biotopes caractérisant les Galapagos et c'est pour cette raison qu'on y trouve la station de recherche Charles Darwin.

 

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Ces divers biotopes sont repartis schématiquement en trois zones : aride, sèche et humide. Une grande partie de cette zone humide n'est pas protégée et c'est là que se sont établis deux villages : Bellavista et Santa Rosa; les nouveaux immigrants y cultivent des avocats, du café, des bananes, de la cane à sucre, des citrons et y élèvent du bétail.

 

Santa Cruz est une île ovale, large de 32 km. sur 40, d'une surface de 986 km² et une hauteur maximale de 864 m., est en fait un grand volcan-bouclier dormant; on estime que les dernières éruptions datent de 1,5 Ma.

Témoins de cette activité historique, on y trouve de jeunes cratères-puits : Los Gemelos (les jumeaux) et Media Luna, plus difficile d'accès. 

 

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Les pit craters "Los Gemelos" sont voisins de cônes de cendres  - photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

 

Des cônes de scories sont groupés le long d'une ceinture parallèle aux failles bordant Academy Bay.

D'anciennes coulées de lave sous-marines soulevées hors des eaux sont visibles au nord-est de l'île, tandis que de jeunes coulées provenant d'évents situés sur une fissure sommitale et sur les flancs nord, présentent une morphologie récente et faiblement végétalisée.

 

317280_277660448941022_100000912069394_888102_2130688157_n.JPG                           photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

La riche faune de Santa Cruz se décline entre terre et mer, entre tortues géantes, iguanes terrestres et iguanes marins, diverses espèces de requins, raies et lions de mer. L'avifaune compte des fous, des pélicans, des gobe-mouches, des pinsons de Darwin, des tourterelles des Galapagos.

 

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                           Iguane terrestre - Conolophus -   photo © Carole et Frédéric Hardy.


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                   Iguane marin  - Amblyrhynchus cristatus -   photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

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      Tortue géante de Santa Cruz - Indefatigable Island Tortoise -  photo © Carole et Frédéric Hardy.


378490_277662595607474_100000912069394_888132_569860468_n-c.jpg                                        photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

Les tortues géantes des Galapagos forment un complexe de dix espèces, elles sont si proches que certains les considèrent comme des sous-espèces d'une espèce unique Chelonoidis nigra au sens large. Cette tortue terrestre, plus communément appelée Galápago,  peut atteindre, suivant l'espèce, jusqu'à une masse record enregistrée de 422 kg, mais en moyenne autour de 220 kg et mesure 1,2 m long. Bien que l'espérance de vie maximum d'une tortue sauvage soit inconnue, on estime leur espérance de vie moyenne de 150 à 200 ans. Elles sont endémiques de neuf îles de l'archipel.

 

314565_277669678940099_100000912069394_888230_1274335824_n-.jpg          Tourterelle des Galapagos -  Zenaida galapagoensis - photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

Nous revenons au volcanisme avec cette mosaïque, où apparaissent d'improbables oiseaux à crête jaune, appâtant des tortues qu'elles chevauchent sur fond de volcans en éruption.

 

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                             photo © Carole et Frédéric Hardy.

 

Santa Cruz compte aussi trente cinq tunnels de lave, sur la cinquantaine répertoriée dans l'archipel; localisés sur la propriété foncière de Steve Devine, dans la zone agricole de Santa Rosa, les plus grands tunnels de lave ont été explorés par les vulcano-spéléologues.

La Cueva del Cascajo, le tunnel le plus long atteint un peu plus de 3.000 mètres, le Cueva de Elena mesure 677 m. avec un plafond à 10 m. dans ses parties hautes.

 

el_mirador_de_los_tuneles_foto_03.jpg                Santa Cruz, tunnel de lave - photo Direccion del P.N.Galapagos

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Santa Cruz

- Contribution to the vulcanospeleology of the Galapagos islands - lien

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