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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

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               Route hivernale vers le volcan Ollagüe - © Jean-Michel Mestdagh

 

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L'Ollagüe à la frontière Chilio-Bolivienne présente un petit panache permanent, témoin de son activité - © Jean-Michel Mestdagh

 

 

Le volcan Ollagüe, aussi appelé Oyahué, est un massif stratovolcan andésitique, surmonté d'un dôme dacitique, culminant à 5.868 mètres.

Il domine l'altiplano de 2.100 mètres.

Sa forme un peu torturée témoigne de son histoire complexe : une large avalanche de débris s'étendant vers l'ouest et séparant le salar de San Martin de celui d'Ollagüe, est datée de 400 à 800.000 ans (Wörner & al., 2000)

Cet épisode fut suivi par l'apparition d'un cône de scories sur son flanc OSO., appelé La Poruñita, daté récemment d'entre 420.000 et 680.000 ans (méthode potassium-argon).

Trois coulées siliciques sont aussi datées d'après l'effondrement ...tous ces indices d'activité sont fortement érodés par la dernière glaciation, il y a 11.000 ans.

Aucune activité historique n'a été enregistrée; l'Ollagüe présente aujourd'hui des périodes d'activité fumerollienne intense (1854, 1888, 1889, and 1960), et un petit panache permanent montant du côté sud du dôme sommital.

 

Dossier-26-4866-copie---ollague.jpgOllagüe - la neige marque le tracé de la route vers l'ancienne mine de soufre. - © Jean-Michel Mestdagh 

 

Le cratère, d'un diamètre de 1.250 mètres, possède deux bouches :la principale, large de 100 m., laisse échapper soufre et vapeur d'eau.

L'accès au sommet est facilité par la présence d'une route desservant d'antiques mines de soufre qui monte jusqu'à 5.500 mètres;  les trois cents derniers mètres sont pénibles étant donné l'altitude. Il faut de plus se renseigner auprès des autorités sur le chemin à suivre, à cause des champs de mines mal identifiés.

 

Dossier-26-4859-copie---Ollague.jpg                          © Jean-Michel Mestdagh

 

Ollague-fumerolles---Summitpost.jpg                        Ollagüe - fumerolles et dépôts de soufre - photo summitpost.

 

sources :

- Global Volcanism Program - Ollagüe

- Summitpost - volcan Ollague

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Hier soir, entre 18h. et 18h.30, les zones de turbulences - jacuzzi / burbuja - se sont multiplié et le bouillonnement y est devenu plus fort jusqu'à ressembler à un petit geyser.

Les scientifiques de l'IGN et du CSIC ont repéré des particules de poussières volcaniques dans la vapeur sortant des jacuzzi.

 

05.11.2011-Canarias7.jpg       Jacuzzi et geyser au large de La Restigua - photo Canarias7 05.11.2011 en fin de journée.

 

Suite à ce regain d'activité, et la présence de gaz toxiques, le PEVOLCA a décidé l'évacuation de la population de La Restingua.

Earthquake report signale que samedi vers 23h.40, des cendres et de la vapeur sont éjectée en hauteur toutes les 30 à 40 minutes. Ceci correspond aux mesures du trémor, qui présente des poussées très fortes à cette cadence.

 

CHIE_2011-11-05---21h30.jpg                              El Hierro - Trémor le 05.11.2011 / 20h30 - doc.IGN

 

Les séismes restent cantonnés au nord de l'île, en face d'El Golfo; de magnitude comprise entre 1,9 et 2,8 et une profondeur de 16 à 21 km, on en comptait 34 samedi, 37 vendredi et 39 jeudi.

 

Eventos_HIERRO_2D-06.11.11.jpg                   Récente carte de localisation des séismes - 06.11.2011 / 7h27 - doc. IGN

 

Si les évents restent opérationnels, avec des explosions sporadiques, le mélange gaz, vapeur et cendres pourrait bientôt surmonter le poids de la colonne d'eau surplombante dans les prochaines heures. Le tout est de savoir si ce phénomène aura lieu à quelques kilomètres de la côte ou plus près de celle-ci ... si la distance est "grande", El Hierro ne recevra que des cendres.

Une éruption de type Capelinho (Açores - Faial en 1957) pourrait survenir à courte échéance !  (voir article du 17.10.2011 )        

 

Addenda dans la journée.

 

Update 10h. - Selon le journal La Provincia, "c'est comme si un sous-marin allait sortir du fond de la mer " ... les explosions propulsent du matériel magmatique, des cendres et des gaz à 20 mètres de hauteur, selon les observateurs officiels.

 

05-06.11.2011-LP.jpg          El Hierro Jacuzzi - 05.11.2011 - photo Presidencia del Gobierno de Canarias / Flickr

 

05.11.2011-1-explos.-superf.---Rafa-Avero-LP.jpg          Hierro - 1° explosion superficielle le 05.11.2011 - photo Rafa Avero in La Provincia.es

 

CHIE_2011-11-05_18-19_sp-copie.jpg                      Trémor de premières explosions 05.11.2011 /  18-19h. - doc IGN (voir < )

 

Update 12 h : diminution de l'actvité.

Suite à un survol de reconnaissance et l'analyse des données de la nuit et de ce matin, on peut dire que l'activité a diminué et que le processus éruptif peut être qualifié de normal. le focus de l'éruption, situé à un mille de La Restingua ne montre plus les panaches d vapeur observés samedi; le spot a pris une teinte brune et maintient son niveau d'effervescence.

Le Pevolca a autorisé un retour à la maison, de maximum une heure, pour les évacués de La Restigua, entre 8 et 18h. ; les évacués de La Frontera ont eu droit au même retour entre 10 et 11h.

 

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06.11.11---Gob.Can-2.jpg

Imágenes del proceso eruptivo en El Hierro tomadas esta mañana durante el vuelo del helicóptero del Grupo de Emergencias y Salvamento (GES) del Gobierno de Canarias. / Presidencia del Gobierno de Canarias / Flickr  -  Fecha: 6 de noviembre de 2011 - Lugar: La Restinga (El Hierro)

 

 

 

Sources:

- AVCAN / IGN / Gobierno de Canarias - PEVOLCA

- Earthquake report

- Médias : La Provincia, Diario El Hierro, Canarias7

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Depuis le 3 novembre, le trémor a augmenté de façon significative, tandis que l'essaim sismique situé au large d'El golfo se maintient.

Selon des experts espagnols, la récente sismicité élevée aurait affecté le mécanisme de réalimentation magmatique de l'éruption au large de La Restingua ; un processus de surpressurisation dans la magma est responsable de la libération de grandes quantités de gaz, qui se traduit par l'apparition de nouvelles taches en surface dans la mer de Las Calmas de couleur plus pâle. (Gobierno de Canarias - 03.11.11)

 

1320398103823_veinte--laprovincia.es.jpg                             Nouvelles taches en mer de Las Calmas - photo La Provincia.es.

 

Eventos_HIERRO_2D---au-04.11.11-18h53.jpg   Localisation et profondeur des séismes  des dernières 36 heures, au 04.11.2011 / 18h53 - doc. IGN

 

Vers 13h30, le 4 novembre, une forte odeur d'oeuf pourri est signalée entre El Pinar et La Restingua, ainsi que de multiples spots d'effervescence en mer et des remontés de matériaux éruptifs fumants.

Les scientifiques de l'IGN  sont convaincus de l'existence d'évents multiples (au moins trois), alignés le long d'une ligne de fracture, après un survol de la zone.

 

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04.11.11---4-----La-Restingua---IGN.jpgZones de "jacuzzi"alignées sur la fracture, le 04.11.2011  - images Flickr / Gobierno de Canarias / CSIC / IGN.

 

04.11.11---1---IGN.jpgRemontées de matériaux éruptifs le 04.11.2011 - images Flickr / Gobierno de Canarias / CSIC / IGN.

 

 Le diagramme de trémor est saturé à partir de 13 h.

A 13h.41 UTC, un séisme de magnitude 3,8 est localisé à 4 km. de la côte d'El Golfo et une profondeur de 21 km.


CHIE_2011-11-04-20h36-seisme.jpg

          Diagramme du trémor du 04.11.2011 - voir le ic au moment du séisme de 20h36 - doc. IGN

 

A 20h.36 UTC, un séisme de M 4,4 est enregistré à l'ouest de Frontera, créant un sentiment de panique parmi les habitants de la baie d'El Golfo, qui sont sortis et restés dans la rue. Ce séisme est responsable de chutes de rochers et de glissements de terrain dans la zone de Sabinosa / Guinea.

Au soir du 04.11, le nombre de séismes atteint un total de 11.070 évènements depuis le 19 juillet courant. 


La direction du PEVOLCA  a décidé la fermeture du tunnel de Los Roquillos, en raison de risques ... ceci pourrait cependant compliquer une éventuelle évacuation de la zone. Les habitants de onze maisons de Las Puntas ont été évacués en raison de risques de glissements de terrain.

En soirée, le Pevolca signalait que les évents éruptifs n'avaient jamais été aussi proches de la côte.

 

Ce 05.11 au matin, trois séismes respectivement de magnitude 3,0 - 3,5  et 3,9  ont été enregistrés au NO. de Frontera à une profondeur de 20-21 km.

Ces séismes importants et un trémor harmonique en fort accroissement témoignent de la poursuite de l'éruption sous-marine !

 

CHIE_2011-11-05--11-12-h.jpgLa saturation du trémor offre des tableaux horaires abstraits aux couleurs variables - Doc. IGN 05.11.11 / 11-12 h.

 

Sources :

- AVCAN

- IGN

- Gobierno de Canarias


 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Little information on the extinct volcano that has a caldera complex and colorful.

 

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           Volcano Tunupa seen from Tahua, north of the Salar de Uyuni - © Jean-Michel Mestdagh


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                        © Jean-Michel Mestdagh July 2011

A climb to the viewpoint of the volcano at 4600 m, can be possible for acclimated backpackers ... It takes 6-7am. round trip.
The true summit, shredded and reserved for climbers, rising to 5432 meters.

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The caldera Tunupa - © Pierre Gondolff May 2011
 

 

Modeling of paleoglaciation Tunupa helped rebuild paleoclimatic conditions ib3656,d-modelisation-numerique-paleoglaciers-tunupa-qui-peruling on the altiplano between 17,000 and 15,000 BC. It was conducted by measuring the cosmogenic He3 content in pyroxenes taken from glacial moraines.
It was concluded that the glaciers of the Altiplano persisted in their maximum position along the lake Tauca reached its maximum extension, 50,000 km ². Glaciers have fallen sharply in line with the disappearance of Lake Tauca (study and doc. CNRS).

Many legends speak of Tunupa and the salar along its banks. Here are two different versions:

In Andean cosmology, all the peaks are associated with mythological figures.
" " The volcano Tunupa is thus recognized as the daughter of the omnipotent God Viracocha. Following a drought and epidemics, she fled towards the Western Cordillera, where it was collected by the giant Sajama, who fell in love.
Tunupa to leave yet fooled by the promises of the young gallant Huayna Potosi, who abandon their love soon consumed. Tunupa, ashamed, decided to flee. It will be guided by the Southern Cross, that Viracocha made appear in the sky to show him the way. Exhausted, she sat by the roadside and started crying relentlessly.
She wept so much that her tears eventually form the salar ... !
" "
(Chile Excepcion)

 
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                It's at the sunset that the colors of Tunupa prove ... - © Jean-Michel Mestdagh

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Another entitled "leche of Tunupa" (milk of Tunupa):

" " In the past, the land of the Salar de Uyuni was a vast plain where the giants lived livestock, and agriculture. Among these giants lived the beautiful Tunupa, courted by all the men of the tribe. The latter married Cuzco, strong young man, respected and feared by all. Calicatin born of their union.
One day, while Calicatin had not yet come to the world, came a pretty young woman Cruzuña, Cuzco became infatuated with ... It then drops Tunupa, which alone gave life to his son and vowed to never let his son approaching Cuzco.

While Calicatin was still breastfed by his mother, he questioned about his father : who was he?

To this question the nice Tunupa answer always : "Your father is the sun and the moon, that give life to everything on Earth." Thus, driven by curiosity, he ran away morning and went to see the different males of the tribe. To each he said "I am Calicatin, the son of Tunupa, I'm looking for a father. Do you know who is it? Do you know where I could find it?". Each time the answer was similar: "No Calicatin, I do not know who your father ...", and each time he returned to another giant, who was supposed to have information about the child's father.

Thus, over the unsuccessful meetings, the young Calicatin goes away from his house. He was already far away when, not seeing him in the morning, Tunupa began looking for him. She tried in vain all day and at night, she went home thinking the child back. It was not. She began to cry, and while the tears rolled down her cheeks, her breasts began to lose the milk thoroughly that his son had not suckled. This milk is spreading on the ground.

The gods, tired of the lies, secrecy and betrayal of these giants, decided to punish them and petrified. The Giants became volcanoes, Tunupa tears turned into lakes, for her milk, it hardens into the salar.

Today Tunupa found Calicatin, the two are opposite sides of the Salar. Both mountains have a family resemblance that enabled them to identify with the first glance.
" "
(El Camino del Indio)

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                                In the caldera of Tunupa - © Pierre Gondolff May 2011

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


Peu de renseignements sur ce volcan éteint qui possède une caldeira complexe et colorée.


Dossier-26-5788-copie-jmm.jpg         Le volcan Tunupa, vu de Tahua, au nord du salar d'Uyuni -  © Jean-Michel Mestdagh

 

Dossier-26-5806-copie-jmm.jpg                      © Jean-Michel Mestdagh juillet 2011

 

Une ascension jusqu'au belvédère du volcan, à 4.600 m., est possible pour des randonneurs acclimatés ... il faut compter 6-7h. aller-retour.

Le vrai sommet, déchiqueté et réservé aux alpinistes, culmine à 5.432 mètres.

 

P1030149.JPG                                La caldeira du Tunupa -   © Pierre Gondolff mai 2011


La modélisation des paléoglaciers du Tunupa a permis de reconstituer les ib3656-d-modelisation-numerique-paleoglaciers-tunupa-qui-pe.jpgconditions paléoclimatiques régnant sur l'altiplano entre 17.000 et 15.000 avant JC. Elle a été réalisée par mesure de l'He3 cosmogénique contenu dans les pyroxènes prélevés sur les moraines glaciaires.

On a conclu que les glaciers de l'altiplano ont persisté dans leur position maximale en même temps que la lac Tauca atteignait son maximum d'extension, 50.000 km². Les glaciers ont brutalement reculé , en phase avec la disparition du lac Tauca (étude et doc. du CNRS).

 

Plusieurs légendes parlent du Tunupa et du salar qui le borde. En voici deux versions différentes :


Dans la cosmologie andine, tous les sommets sont associés à des personnages mythologiques.
" " Le volcan Tunupa est ainsi reconnu comme étant la fille du Dieu omnipotent Viracocha. Suite à une période de sécheresse et d´épidémies, elle s´enfuit en direction de la cordillère Occidentale, où elle fut recueillie par le colosse Sajama, qui en tomba amoureux.
Tunupa se laissera pourtant berner par les promesses du jeune galant Huayna Potosi, qui l´abandonnera sitôt leur amour consommé. Tunupa, honteuse, décide alors de s´enfuir. Elle se laissera guider par la Croix du Sud, que Viracocha fit apparaître dans le ciel pour lui montrer le chemin. À bout de forces, elle s´accroupit au bord du chemin et se mit à pleurer sans répit.
Elle pleura tellement que ses larmes ont fini par former… le salar !  " "

(Chile excepcion)

 

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C'est au coucher du soleil que les couleurs du Tunupa se révèlent ... - © Jean-Michel Mestdagh


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  Une autre intitulée "La leche de Tunupa" (le lait du Tunupa) :

 

" " Jadis, la terre du Salar d'Uyuni était une vaste plaine où des géants vivaient d'élevage, et d'agriculture. Parmi ces géants vivait la belle Tunupa, courtisée de tous les hommes de la tribu. Cette dernière se maria avec Cuzco, jeune homme robuste, respecté et craint de tous. De leur union naquit Calicatin.

Un jour, alors que Calicatin n'était pas encore venu au au monde, arriva une jolie jeune femme : Cruzuña, dont Cuzco s'enticha... Il laissa alors tomber Tunupa, qui seule donna la vie à son fils et jura de ne jamais laisser Cuzco approcher son fils.

Alors que Calicatin était encore allaité par sa mère, il s'interrogeait sur son père : qui était-il ?

A cette question la belle Tunupa répondait systématiquement : "Ton père sont le soleil et la lune, qui donnent vie à toute chose sur Terre". Ainsi, poussé par la curiosité, il fugua matin et s'en fut voir les différents mâles de la tribu. A chacun il disait "Je suis Calicatin, le fils de Tunupa, je suis à la recherche de père. Sais-tu qui est-ce? Sais-tu où je pourrais le trouver ? ". Chaque fois la réponse était similaire : "Non Calicatin, je ne sais qui est ton père...", et chaque fois il était renvoyé vers un autre géant, qui était censé avoir des informations sur le père de l'enfant.

Ainsi, au fil des rencontres infructueuses, le jeune Calicatin s'éloignait de sa maison. Il était déjà loin lorsque, ne le voyant point au réveil, Tunupa se mit à sa recherche. Elle le chercha toute la journée en vain et, à la nuit tombée, elle rentra chez elle pensant l'enfant revenu. Il n'en était rien. Elle se mit à pleurer, et tandis que les larmes coulaient sur ses joues, ses seins se mirent à perdre abondamment le lait que son fils n'avait pas tété. Ce lait se répendit au sol.

Les dieux, las des mensonges, cachotteries et trahisons de ces géants, décidèrent de les punir et les pétrifièrent. Les géants devinrent volcans, les larmes de Tunupa se transformèrent en lacs, quant à son lait, celui-ci durcit et forma le salar.

Aujourd'hui, Tunupa a retrouvé Calicatin, les deux se font face de part et d'autre du salar. Les deux montagnes présentent un air de famille qui leur permit de s'identifier au premier coup d'oeil. " "

(El Camino del Indio)

 

 

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                        La caldeira du Tunupa -   © Pierre Gondolff mai 2011

 

  

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Poursuite du périple en Bolivie cette fois, où nous verrons successivement le Salar d'Uyuni, et le Tunupa, puis plus au sud l'Uturuncu, et à la frontière avec le Chili, les volcans Ollagüe et Licancabur.

 

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Un décor surnaturel : une mer de sel blanche, aveuglante, plus grande que la Corse : le salar d'Uyuni.

Ce salar couvre 12.100 km² , soit le double du grand lac salé des Etats-Unis (le Great Salt Lake, près de Salt Lake City).

A la différence du Salar d'Atacama, il est recouvert en été par les pluies, à un point tel que sa traversée en 4x4 devient impossible. En hiver, on peut s'y aventurer en véhicule et accéder à l'Isla de Los Pescadores et au volcan Tunupa. Cette inondation périodique est responsable de la planéité de sa surface.

 

Uyuni-Ave-17.jpg                                Le Salar d'Uyuni durant l'été austral - © Antony Van Eeten 

 

Dossier-26-5194-copie-JMM.jpg                     Le Salar d'Uyuni durant l'hiver austral - © Jean-Michel Mestdagh

 

Son origine est un ancien et très grand lac préhistorique, le lac Minchin, daté au radiocarbone entre 30.000 et 42.000 ans. Ce lac fut pris au piège par le soulèvement andin et s'est élevé à 3.760 m.

 

Ce lac s'est transformé en un paléolac nommé Tauca, profond de 140 mètres, entre 13-18.000 ans (ou 15.000-26.000 ans selon d'autres sources).

La formation la plus jeune est le lac Coipasa, daté de 11.500-13.400 ans.

En s'asséchant, le lac Coipasa se sépara en deux entités modernes, les lacs Poopo et Uru Uru, et deux salars, le salar de Coipasa et le salar d'Uyuni.

Le lac Poopo est proche du lac Titicaca, et reçoit son excédent avant de le relarguer dans les deux salars.

 

ib3654-a-localisation-altiplano-b-contextes-geomorphologiqu.jpg

 

Contexte géomorphologique et paléoclimatique de l'altiplano central, il y a 17-15.000 ans. La paléoligne de rivage du lac Tauca en bleu clair - la limite du bassin versant Titicaca-Tauca en orange - Doc. CRPG (INSU-CNRS)

 

Dossier-26-6209-copie-jmm.jpgExploitation manuelle du sel en bordure du Salar, à Colchani, avec comme seules aides, des pics et des brouettes; les ouvriers les mieux équipés possèdent des lunettes de soleil avec flasques pour se protéger de l'intense réverbération - © Jean-Michel Mestdagh


Sous la surface du salar, on détecte la présence d'un lac de saumure profond de 2 à 20 mètres; la composition de la saumure est une solution sursaturée de chlorure de soude, de chlorure de lithium et de magnésium.

La croûte solide qui le recouvre varie entre une dizaine de centimètres et quelques mètres; elle est caractérisée par de multiples hexagones, dont les côtés sont formés de cristaux d'halite de 3 à 5 cm. d'épaisseur.

 

Le site, et son sel riche en lithium, a déjà attiré l’attention des grandes entreprises de fabrication de batteries (Mitsubishi, Bolloré), mais le président bolivien entend bien garder la production du lithium sous contrôle étatique et s’appuyer sur cette ressource pour permettre le développement du pays. Le marché mondial est immense : il  représente la moitié du revenu annuel de la Bolivie, le pays le plus pauvre d’Amérique du Sud. Les espoirs sont tels qu’avec le déclin prévisible de l’extraction pétrolière dans le monde, la Bolivie est parfois qualifiée de future Arabie Saoudite.

La question environnementale se pose plus particulièrement pour l’extraction et le traitement des déchets. Car la production de lithium nécessite de grandes quantités de mercure, un métal hautement polluant. Cette question reste entière rappelant ainsi les problèmes récurrents de pollution grave à proximité de nombreux autres sites miniers de Bolivie.

Enfin, dans un autre registre, l’exploitation du salar d’Uyuni condamnera sans doute le tourisme vert (80 000 touristes en 2008) qui s’est développé ces dernières années autour de cette curiosité naturelle.

 

Dossier-26-5227-copie.jpg                        Des hexagones de sel à perte de vue ... Uyuni - © Jean-Michel Mestdagh


Au centre du salar, se dressent quelques "îles", en réalité des vestiges du sommet d'anciens volcans submergés durant la période de vie du lac Minchin.

 

Dossier-26-5236-copie-jmm.jpgSalar d'Uyuni - l'île d'Incahuasi s'y reflète ... en arrière-plan, le volcan Tunupa - © Jean-Michel Mestdagh


L'île d'Incahuasi (maison de l'Inca), est une pseudo-île : la colline entourée par le salar, qui se transforme en île lorsque l'eau recouvre le désert salé, empêchant son accès pédestre.

L'île est couverte de stromatolites, colonies bactériennes fossilisées, premières traces de vie sur terre.

 

Dossier-26-5387-copie-jmm.jpg           Incahuasi - des stromatolithes, traces de vie primitive - © Jean-Michel Mestdagh


Preuve que la vie est tenace, dans cet univers salé et soumis à un climat rigoureux, dès qu'un substrat le permet, elle s'installe ... des centaines de cactus habillent les pentes de l'île et certains atteignent quatre mètres de haut , et l'âge respectable de plusieurs centaines d'années.

 

Dossier-26-5275-copie-jmm.jpgIncahuasi - les lamas n'atteindront jamais l'âge des cactus qui les dominent - © Jean-Michel Mestdagh

 

Uyuni-nasa-2-.jpg              Une partie du Salar d'Uyuni, vue par la station spatiale internationale - doc. Nasa

 

Sources :

- Le Salar d'Uyuni - M@ppemonde - lien

- Paléoclimat des Andes, quand lacs et glaciers étaient connectés - CNRS 01.2010

- Nasa - the gateway to astronaut photography of earth - Bolivia / Uyuni salar - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Que se passe-t-il à Hierro ?

 

Examinons les faits :

- INVOLCAN informe que les taux d'émission diffuse de dioxyde de carbone ont atteint la valeur la plus élevée depuis la réactivation magmatique sous El Hierro : 1.044 tonnes par jour, contre une valeur moyenne de 340 tonnes/jour.

- Apparition d'un nouveau "jacuzzi" , une nouvelle zone de turbulence en surface, le 03.11


Jaccuzi-03.11.11---G.Finol-Diario-El-Hierro.jpg

                         Jaccuzi - photo G. Finol / Diario El Hierro 03.11.2011


- un survol de la zone de La Restingua par un hélicoptère de la Garde Civile laisse apparaître une nouvelle tache d'émission distincte de la précédente.

 

2011-11-03 - la provincia.es

 

Foto El Hierro helicóptero Guardia Civil 5

 Nouveaux spots d'émission dans la zone de La Restingua - photos de la Guardia civil / Nuestras islas de Canarias

 

- le niveau de la sismicité reste modéré et cantonnée dans la zone d'El Golfo.

 

AVCAN1773---03.11.2011-12h.jpg                                         Localisation des séismes - Avcan doc. 03.11.2011 / 12h00


- Saturation des diagrammes de trémor à partir de 9h50 le 03.11, après une évolution à la hausse de celui-ci depuis le 1° novembre.

 

03.11.11---saturation-tremor.jpg                                     Saturation du trémor le 03.11.2011 - doc. IGN


- pour le moment, le PEVOLCA n'a pas modifié son niveau d'alerte, ni conseillé une évacuation de La Restingua ... les habitants de cette zone semble évacuer de leur propre chef.

 

A suivre, en fonction des nouvelles ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Cerro Hudson - Chili :

Le Cerro Hudson a connu le 25.10 un essaim sismique accompagné de la formation d'un panache de gaz peu chargé en cendres haut d'environ 1500m. Par la suite c'est une fissure longue d'environ 900 m qui a été détectée, et le panache est passé à une hauteur atteignant par moment 7,5 km., composé principalement de vapeur d'eau et d'un peu de cendres.

Le Sernageomin a diminué, le 01.11, le niveau d'alerte du volcan à jaune /4.

La phase d'intrusion magmatique pourrait cependant n'être que la première d'un processus plus important débouchant sur une éruption dans un délai impossible à préciser. Des analyses de cendres ont en cours pour préciser les faits.

La zone d'exclusion de 45 km. qui avait été mise en place, en même temps que l'alerte niveau 5 /rouge, a été levée. Les habitants de la vallée de Huemules, à haut risque concernant d'éventuels lahars, ont reçus des autorisations temporaires d'entrée dans la zone afin de pouvoir s'occuper de leur bétail (Activolcans / Onemi - Sernageomin)

 

 

 Cerro-Hudson-31.10.2011---La-Angostura-digital.jpg

Cerro Hudson - 31.10.2011 - deux panaches dont un quelque peu chargé en cendres  remarqués lors d'une photo aérienne par El Angostura Digital .

 

cerro-hudson_tmo_2011304_lrg-copie.jpgCerro Hudson - la zone recouverte par les cendres n'affecte que les environs du sommet - image de la Nasa le 31.10.2011 .

NASA image courtesy Jeff Schmaltz MODIS Rapid Response Team, NASA-GSFC. Caption by Robert Simmon.

Instrumen t: Terra - MODIS - 31.10.2011

 

El Hierro - Canaries :

 La superficie de la "tache verte" a encore augmenté dépassant même la pointe ouest de El Hierro sous l'action des courants, le 26.10 ... elle a été refoulée dans un secteur sud les jours suivants.


2011-10-26_RE2_ElHierro---Rapid-eye.jpg Etendue de la zone touchée par les émanations de l'éruption sous-marine le 26.10.2011 - notez une zone plus brune surmontant le cône éruptif, au sud de La Restingua - photo Rapid Eye.de


Cette semaine, la crise éruptive se poursuit avec deux zones de foyers : la principale localisée entre 20-25 km. de profondeur, la seconde entre 15 et 18 km.

La sismicité pourrait traduire une ré-alimentation en magma du système alimentant l'éruption au sud de La Restingua ... va-t-elle déboucher sur un autre foyer éruptif situé cette fois au nord de l'île, en relation avec des émissions diffuses d'hélium, une augmentation des émissions de CO2 et des mesures de déformation ?

INVOLCAN informe que les taux d'émission diffuse de dioxyde de carbone ont atteint la valeur la plus élevée depuis la réactivation magmatique sous El Hierro : 1.044 tonnes par jour, contre une valeur moyenne de 340 tonnes/jour. A noter que ce taux avait été enregistré à 990 t/j. le 6 octobre dernier, environ quatre jours avant l'éruption sous-marine.

Sur demande du PEVOLCA, l'Unité militaire d'urgence va déplacer le matériel nécessaire à la confection d'un abri pour 2.000 personnes, au cas où une évacuation serait nécessaire. Ceci complète le dispositif de la Croix-Rouge déjà présent.


 

histograma_HIERRO-M-02.11.2011.jpg                   Nombre et classes de magnitude des séismes des 10 derniers jours - doc. IGN

 

Eventos_HIERRO-02.11.2011-8h42.jpg                      Localisation et profondeur des séismes de la dernière décade - doc. IGN

 

Une nouvelle expulsion en surface de matériaux pyroclastiques face à la pointe de Restingua a été rapportée le 1° novembre.

Le professeur de pétrologie et géochimie de l'Université de Barcelone, Gimeno, a analysé un échantillon : il se compose de deux parties, une partie externe vert foncé à noir d'apparence vitreuse (sidéromelane) avec des zones avec une texture vésiculaire macroscopique et différents fragments blancs plus poreux et moins denses.

Il s'agirait d'un basalte foncé, une basanite, et d'un produit ponceux différencié, une rhyolite alcaline.

(basalte et trachyte, d'après un communiqué du Gobierno de Canarias diffusé le 02.11. / 20h11)

Le Dr. Gimeno ajoute qu'on est en présence d'un mélange non homogène de magmas de compositions différentes ("mingling"), phénomène décrit dans la littérature comme facteur d'augmentation de l'explosivité du magma.

L'éruption ne serait donc pas de type surtseyen comme annoncé au début, mais de type nettement plus explosif, surtout en cas de présence d'un magma rhyolitique.

Il serait préférable d'effectuer une analyse régulière des pyroclastiques expulsés de façon à suivre l'évolution de l'éruption et gérer la crise.

(Communicatin au Diario El Hierro)

 

Sources :

- AVCAN & IGN

- Diario El Hierro

- Gobierno de Canarias -Los primeros piroclastos aparecidos en La Restingua estan formados por basalto y traquita. - link.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

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                   Le Parinacota (à gauche) et le Pomerape -  ©Pierre Gondolff 05.2011


Le groupe volcanique Cerros de Payachata se compose de deux volcans jumeaux élevés : le Parinacota et le Pomerape ... Payachata signifiant jumeaux en langage Aymara.

Les deux volcans chevauchent la frontière entre le Chili et la Bolivie et peuvent être escaladés au départ de chaque pays.

 

Nevado-de-Payachata-group---Lee-Siebert.jpgLe Paranicota (à droite) et le Pomerape (à gauche) forment le groupe Cerros de Payachata - à l'avant-plan, l'avalanche de débris en hummocks abrite des Yareta (Llareta) - Azorella compacta - une apiacée vivant entre 3.200 et 4.500 mètres d'altitude. - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

Dossier-26-4871-copie-JMM.jpg La Llareta ressemble à une mousse dure  ... mais évitez de vous assoir dessus ! - © Jean-Michel Mestdagh

 

 

-Azorella_compacta_close-up---ph.Anypodetos.JPG

L'Azorella compacta est une plante adaptée aux sols légers et drainés, dans un environnement nutritionnel pauvre, et à une insolation forte ; sa forme compacte lui permet de réduire les pertes caloriques ; sa position proche du sol la fait bénéficier de un à deux degrés de plus que dans l'air ambiant, grâce aux radiations  retransmises par le sol foncé de la Puna.

Close-up sur l'Azorella et ses fleurs hermaphrodites (fanées) - photo anypodeta.

Sa croissance est lente : 1,5 cm. par an; certaines plantes peuvent atteindre l'âge vénérable de 3.000 ans. Cette plante forme des coussins très durs, épais de 12 cm, de couleur vert-pomme à vert-bronze, et produit une résine contenant des diterpènes à haut pouvoir calorifique ; elle est utilisée comme combustible dans cet environnement sans arbres.

 

Dossier-26 7070 copie

 

Ces volcans sont situés dans le parc national Lauca, lui-même partie, avec la réserve nationale Las Vicunas et le monument naturel Salar de Surire, de le réserve de la biosphère Lauca, créée en 1981.

 

 

Dossier-26 7326 copie Parinacota

                     Parinacota : l'église, le village et le volcan -  © Jean-Michel Mestdagh 

 

Le Parinacota - "lac aux flamants " en aymara - est un stratovolcan potentiellement actif, culminant à 6.348 mètres. Bien qu'aucune observation directe d'activité éruptive n'ait été enregistrée, la datation des coulées fait remonter la dernière activité  aux environs de 290.

L'effondrement de son flanc ouest, il y a 8.000 ans, a profondément marqué la topographie locale. Une avalanche de débris de 6 km³ s'est déplacée sur 22 km. en direction ouest, bloquant les drainages et créant le lac Chungará, le plus haut lac d'altitude.

La surface en hummock de cette avalanche de débris a favorisé aussi l'installation de mares et du lac Cotacotani.

L'activité subséquente a reconstruit le nouveau Parinacota, qui contient un cratère sommital de 300 m. de large, et de jeunes coulées sur les flancs ouest.

 

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Le Parinacota surmonte des dômes de lave andésitique à rhyolitique et des coulées qui bordent la laguna Chungará  -  © Jean-Michel Mestdagh

 

Parinacota-cratere---summitpost.JPG                                   Le cratère du Parinacota - photo Summitpost.

 

Parinacota_Volcano-_South_America-ISS-copie.jpgAstronaut photograph ISS029-E-20003 was acquired on October 7, 2011, with a Nikon D2Xs digital camera using a 400 mm lens, and is provided by the ISS Crew Earth Observations experiment and Image Science & Analysis Laboratory, Johnson Space Center. The image was taken by the Expedition 29 crew. Caption by William L. Stefanov, Jacobs/ESCG at NASA-JSC.

 

Le Pomerape, l'autre jumeau, est un stratovolcan datant du Pléistocène, considéré comme éteint ; haut de 6.222 mètres, il est relié au Parinacota par un ensellement.

 

Pomerape---de-la-base-du-Parinacota---Summitpost.JPG               Le volcan Pomerape, vude la base du Parinacota - photo Summitpost.


Son ascension nécessite des qualités d'alpiniste, et peut même être rendue impossible selon la saison (de décembre à avril), en raison de la présence des "Penitentes". Ces formations neigeuses, ainsi appelées pour leur ressemblance avec la cagoule pointue des pénitents de la Semaine Sainte, sont caractéristiques des "Andes sèches" au dessus de 4.000 mètres. Ce sont des pinacles de neiges ou glace, parfois aussi grands qu'un humain, prenant la forme de minces feuilles proches les unes des autres, et orientées selon l'ensoleillement.

 

Penitentes_Upper_Rio_Blanco_Argentine---ph.Qu3a.jpgDes "penitentes" dans les andes - les pinacles ont 1,5 - 2 m. orientés vers le nord, selon un angle de 11° correspondant à la position du soleil à midi - photo Qu3a / wikipedia


 

Sources :

- Global Vlcanism Program - Parinacota

- USGS - Glaciers of the Dry andes - Louis Lliboutry- link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

A proximité de la frontière entre le Chili et la Bolivie, le volcan Isluga se situe à l'ouest d'une chaîne qui comprend le volcan érodé Saxani et le Tata Sabaya en Bolivie.

 

Dossier-26-6344-copie--Isluga.jpg                    Le village de Cariquima, au pieds du volcan Isluga - © Jean-Michel Mestdagh

 

Chaine-de-l-Isluga-Nasa-space-shuttle-2004-copie.jpg

La chaîne de volcans située à la frontière Chlio-Bolivienne, de l'Isluga au Saxani ; à l'ouest de ce dernier, le Tata Sabaya, marqué par son ombre importante, est responsable de l'avalanche de débris ponctuant le sol blanc du salar de Coipasa. - d'après une image NASA Space Shuttle image ISS009-E-6849, 2004

 

 

Le stratovolcan Isluga, haut de 5.550 m., est coiffé d'un cratère bien préservé de 400 m. de large, logé à l'ouest de la région sommitale couverte de neiges éternelles. Des coulées de lave, d'âge post-glaciaire, présentent un front proéminent sur les bas-flancs ouest du volcan. L'une d'entre elles a détruit plusieurs villes en 1878. Plusieurs éruptions ont été signalées au 19° et 20° siècles.

 

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               Salar de Surire -Salar, lac alpin et plaine de haute altitude - © Jean-Michel Mestdagh


Proche de la ville côtière d'Arica, le salar de Surire est très différent de l'Atacama : plus sauvage, moins fréquenté, aux couleurs passant du bleu au vert jade, et doté d'un écosystème de haute altitude et d'une faune abondante. Il doit son nom au nandou de Darwin, un cousin américain des autruches, appelé "suri" en dialecte aymara.

 

Dossier-26-6510-copie.jpg        Salar de Surire : suri ou nandou de Darwin - Pterocnemia pennata - © Jean-Michel Mestdagh

 

 

Dossier-26-6684-copie-Surire.jpg                Salar de Surire : Mine de Borax / sel - © Jean-Michel Mestdagh


Sur la rive nord du lac, les chiliens exploitent une mine de sel, dont ils extraient du borax ; cette substance est utilisée dans divers domaines: de la cosmétique à la fabrication d'engrais et de pesticides, de la porcelaine à l'industrie verrière en passant par les composants électroniques.

Les températures hivernales y oscillent entre moins 15°C la nuit et 5°C le jour.

 

Dossier-26-6576-copie---Surire---JMM.jpg                      Salar de Surire - concrétions colorées - © Jean-Michel Mestdagh 

 

La réserve nationale de Las Vicunas s'étend sur 131 hectares, à une altitude comprise entre 4.300 et 5.800 mètres; l'amplitude des températures y est grande entre le jour et la nuit, et selon la saison - de +15°C à -15°C - avec un temps sec, ponctué toutefois de pluies printanières et de neiges hivernales.

 

Dossier-26-6715-copie---Las-vicunas.jpg   Las Vicunas R.N. - De paisibles vigognes broutent une végétation rase - © Jean-Michel Mestdagh


Outre les vigognes sauvages qui lui ont donné le nom, on y retrouve de nombreux lamas; ce biotope a été occupé depuis toujours, comme en témoignent des vestiges de civilisations pré-Colombiennes, tels que des autels aymara.

Divers villages aymara subsistent toujours dans cette région, ponctuée de hauts sommets fort appréciés par les grimpeurs Puquintica (5,780 m), Aritinca (5,999 m), Salle (5,403 m) Belén (5,260 m) and Anocariri (5,050 m).

 

Dossier-26-6874-copie---Guallatiri-JMM.jpg                                Le volcan Guallatiri - © Jean-Michel Mestdagh 

 

Dossier-26-6878-copie---Guallatiri.jpg                        L'église et le village de Guallatiri - © Jean-Michel Mestdagh 

 

Le village de Guallatiri est un sympathique point de contrôle des passeports au pied du stratovolcan du même nom.

Une cinquantaine de maisons séparés de ruelles étroites composent ce village pré-hispanique; son église du 17° siècle, blanchie à la chaux, possède un clocher séparé orné aux quatre coins.

 

Le volcan Guallatiri fait partie du groupe volcanique "Nevados de Quimsachata", qui compte deux autres stratovolcans : le Cerro Acotango (6.050 m.) et le Capurata (5.990 m.) Le Guallatiri haut de 6.071 m., est situé le plus à l'ouest du groupe, et ainsi soumis au courant du Pacifique, ce qui l'empêche d'être chapeauté en permanence par les glaces.

Un dôme, ou un complexe de dômes dacitiques, le coiffe et son évent actif est situé sur son flanc sud. Ses flancs ouest et nord sont tapissés de coulées de lave andésitiques à rhyolitiques.

On rapporte des explosions mineures courant 19° siècle; actuellement, une intense activité fumerollienne, accompagnée de sons continus semblables aux bruits d'un réacteur, et de nombreuses solfatares s'étendent sur le flanc ouest, jusqu'à 300 m. sous le sommet.

 

Dossier-26-6903-copie.jpgFumerolles rabattues par les vents et solfatares, sous le sommet du Guallatiri - © Jean-Michel Mestdagh

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Isluga

- Global Volcanism Program - Tata Sabaya

- Global Volcanism Program - Guallatiri

 

  

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