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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Dernière étape de notre remontée des Andes volcaniques :

  

La Colombie est un pays à configuration physique très variée, occupé en majeure partie par la Cordillère des Andes qui s’étend tout le long de la côte Pacifique de l’Amérique du Sud et pénètre en Colombie à la frontière avec l’Equateur, traversant tout le pays du nord au sud et se divisant en trois chaînes parallèles :

- La cordillère occidentale, dont le pic le plus élevé est le volcan du Cumbal (4.890 m)

- La cordillère centrale, comprise entre les vallées du Cauca et du Magdalena, deux fleuves importants en Colombie, et où on trouve les sommets les plus élevés du pays, constamment couverts de neige, dont les pics volcaniques du Nevado del Huila (5.750 m), le Nevado del Ruiz (5.400 m), le Tolima (5.215m). La Cordillère centrale s’abaisse ensuite vers la mer des Caraïbes pour former une forêt dense et marécageuse.

- La cordillère orientale, avec le pic Nevado del Cocoy (5.493 m) et, au nord du pays, face à la Mer des Caraïbes, la Sierra Nevada de Santa Marta, culminant à 5.775 m, la plus haute du pays.

Ces trois cordillères regroupent une grande partie des villes les plus importantes : Santa Fe de Bogota, Medellin, Cali, Popayan, Pasto, Tunja et Manilez.

 

3301hui2.jpg

Carte géographique simplifiée de la Colombie et situation des trois cordillères  dans la région andine. - doc GVP.


600px-Volcanes_de_colombia.jpg                        Carte de situation des volcans de Colombie - doc. Ingeominas

 

Nous examinerons les structures les plus photogéniques et/ou les plus actives actuellement.

 

L’Azufral, aussi connu comme Azufral de Tuquerres, est un stratovolcan haut de 4.070 mètres.  La composition des roches de l’Azufral est plus silicique que celle de ses voisins Colombiens ; un radier de dépôts pyroclastiques rhyodacitiques entoure le volcan.

Son sommet est tronqué par une caldeira de 2,5 km. sur 3, qui contient un complexe de dômes rhyodacitique daté de l’holocène.

Un lac, la laguna Verde, occupe la portion nord-ouest de la caldeira. Le pH des eaux est acide : 2,4 et sa température de 8°C. Les sources chaudes situées au nord-est du lac ont fait l’objet de mesures en 1990 : température moyenne 54°C - température maximale  87°C – pH 2,6.

 

2006-09-08_08.07.jpg

 

2006-09-08_08.13.jpg        Volcan Azufral - La laguna verde et les dômes sommitaux - photos INGEOMINAS 2006.


Une douzaine de dômes de lave sont présents, le dernier en date s’est formé il y a 3.600 ans et présente toujours une activité fumerollienne.

Sa dernière activité est datée de 930 avant JC. (GVP).

 

Le Galeras, l’un des volcans le plus fréquemment en activité en Colombie, est situé à proximité de la ville et de l’observatoire de Pasto.

 

2009-11-02-05.57.jpg                            Galeras - 11.02.2009 - photo INGEOMINAS.


Ce complexe volcanique à dominante andésitique est en activité depuis plus d’un millions d’années, et deux grandes éruptions, suivies d’effondrements et de formation de caldeiras, ont eu lieu durant la fin du Pléistocène. Le volcan a été affecté par une altération géothermale sur le long terme … responsable d’effondrements à grande échelle qui se sont produits à trois reprises, produisant des avalanches de débris vers le côté ouest ; elles ont laissé une grande caldeira sommitale en fer-à cheval.

Un cône central, de hauteur moindre que les parois de la caldeira a été le siège des nombreuses éruptions depuis la conquête espagnole.

 

Erupcion_Galeras_nov_21_2004_vista_desde_Genoy.jpg

 

 

 

Entre août 2004 et novembre 2009, 17 éruptions explosives ont marqué le cycle de réactivation du volcan.

Le volcan est toujours en niveau III - amarillo, comme trois autres volcans Colombiens, le Cerro Machin, le Nevado del Huila et le Nevado del Ruiz.

 

Le panache éruptif du Galeras, le 21.11.2004, vu de Genoy.

 

 

Galeras-2010-01-03-08.05.18.jpg          Sommet du Galeras - la caldeira et le cône actif - photo INGEOMINAS./01.2010

Galeras-2010-01-03-08.07.59.jpg

                          Galeras - le cratère principal - photo INGEOMINAS Pasto 2010.

Galeras-2010-10-14-07.04.jpg

                           Galeras - le cratère en octobre 2010 - photo INGEOMINAS Pasto

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Azufral

- Global Volcanism Program - Galeras

- Ingeominas - Pasto - Galeras lien

- Ingeominas - Pasto - Azufral photos

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Le rapport hebdomadaire du Global Volcanism Program nous signale qu'un éruption du Shinmoe-dake (groupe Kirishima) a produit le 13 mars courant un panache de cendres et gaz, montant entre 5.500 et 6.100 mètres d'altitude. (sur base de notifications du JMA, d'observations de pilotes et du Tokyo VAAC) et fait trembler les vitres a plus de 6 km. La population aurait été évacuée dans un rayon de 1600 m.

Cet éruption a été renseignée sur le blog le 13.03.

Une vidéo, renseignée par Maxisciences, montre l'épisode du 13.03.2011 :

 

 

 

 

Le dernier panache en date a été répertorié le 3 mars dernier, montant à 3.700 m avant de dériver vers le nord-est.

 

Sur la webcam du 16.03, de l'incandescence est visible au niveau du cratère avant le lever du jour (6h.)

 


 

Sources :

- Global Volcanism Program - weekly report

- Maxisciences - 15.03.2011

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

  10-degree map showing recent earthquakes Legend with age and magnitude scale

 

Un nouveau séisme de magnitude 5,8 a frappé le Japon, le 16 mars à 6h29 UTC; sur la carte de l'USGS, 503 séismes/répliques sont repris, depuis l'évènement déclencheur.

 

 

A la centrale de Fukushima, la situation semble "hors contrôle" !

Après être qualifié de 6 sur l'échelle de gravité par les instances internationales, avec quatre réacteurs touchés, l'accident de la centrale de Fukushima est en passe de s'aggraver avec la perte des deux réacteurs restants ... toujours le même enchaînement : le séisme, requalifié en magnitude 9, a provoqué un tsunami géant, qui a causé la destruction des moyens de refroidissement des réacteurs nucléaires de cette centrale.

Malgré l'arrêt automatique, le combustible présent dans les réacteurs doit continuer à être refroidi en permanence ! Faute d'énergie et de moyens de secours adéquats, le personnel de la centrale ne peut mener cette tâche à bien.

 

image-191347-galleryV9-blnm.jpgLa centrale de Fukushima-1 où les six réacteurs connaissent des accidents ou des problèmes - doc. Der Spiegel on line.


De nouvelles émissions radioactives ont été enregistrées et le radioactivité au niveau des quartiers nord de la Capitale, Tokyo, mesurée à 300 fois la normale. Les habitants commencent à quitter la ville.

Le désinformation entretenue par les autorités, couplée au fait que les médias internationaux quittent aussi la zone pour des raisons de sécurité de leurs personnels, ne permettront vraisemblablement plus d'avoir une information exacte et détaillée dans les prochains jours.

Comme l'a indiqué le commissaire européen de l'énergie : " Je n'exclus pas le pire dans les heures et les jours à venir". Il parle également de situation "d'apocalypse" !

 

Kyodo-news----Tokyo-electric-power-co.--Spiegel.jpg   Fukushima en partie détruite - photo Kyodo news / Tokyo electric power co. // Der Spiegel on line.

 

Sources :

- USGS Earthquake hazards program

- divers médias : radio, AP, Der Spiegel.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Un large massif volcanique surplombe la ville de Quito, à l’ouest : le Pichinha.

 

Pichincha_desde_Itchimbia---Oersted.jpg             Le massif du Pichincha domine Quito - photo depuis Itchimbia par Oersted

 

Rucu-Pichincha---altiplano-centerblog-copie.jpg                         Le Rucu Pichincha, l'ancien volcan - photo centerblog

 

Il est formé d’un ancien volcan, le Rucu Pichincha, inactif depuis un million d’années, et d’un cône actif plus récent qui a grandi sur le flanc ouest de l’ancien édifice : le Guagua Pichincha.

Le cratère actif s’ouvre à l’intérieur d’une vaste dépression en amphithéatre, de type caldeira, égueulée à l’ouest et de 6 km. de diamètre. Elle s’est formée à la fin du Pléistocène (il y a 50.000 ans) au cours d’une rupture de pente.

 

cratere-actif-Guagua-Pichincha.JPG  Guagua Pichincha -  les impressionnantes parois et quelques fumerolles à droite - IGEPN.

 

Guagua-Pichincha---Patricio-Ramon-EPN.jpg     La caldeira du Guagua Pichincha, toujours fumante - photo Patricio Ramon / EPN


15gua03f.pngTopographie schématique de la caldeira du Guagua Pichincha - Sean Hodges / Univ.

 d'Oxford d'après une carte géologique Inemin.

On peut repérer sur la photo du dessus le cratère d'explosion et l'avant du dôme.

 

L’activité éruptive, à la fin du Pléistocène et à l’holocène, est explosive avec des coulées pyroclastiques accompagnant les cycles de construction/destruction d’un dôme de lave central. Entre les 16° et 17° siècles, en 1556, 1572, 1582 et 1660, les éruptions sont caractérisées par une forte explosivité, la formation de colonnes pliniennes, des coulées et déferlantes pyroclastiques qui dévalèrent le côté ouest et inhabité du volcan. En 1660, les chutes de cendres marquèrent une surface de 1.000 km de diamètre, et recouvrirent Quito sous 30 cm. de cendres.

Après cet épisode le volcan est resté pratiquement au repos, à part de petites explosions phréatiques en 1830-31, 1868-69, 1881, 1981-82.

Depuis août 1998, les explosions se succèdent avec une rare violence de de manière continue, accompagnées de séismes. Le cratère est le siège d’une activité fumerollienne et phréatique continue, et sa visite présente un risque certain.

 

Guagua-Pinchincha--07.10.99-A-D.Buergess.jpg     Guagua Pichincha - Superbe panache éruptif du 07.10.1999 - photo A.& D. Burgess

 

Durant le mois de novembre 1999, 41 explosions phréatiques eurent lieu. L'institut de géophysique a réalisé une carte des hypocentres des séismes montrant que la majorité de ceux-ci est rassemblée sous l'aire cratérique. Une section transversale de la plomberie montre qu'un aquifère peu profond coupe le conduit actif et contribue à la répétition des éruptions phréatiques. Ce réservoir hydrothermal est alimenté par les eaux pluviales en provenance des reliefs surplombant le cratère et le dôme (voir encadré).

 

Coupe-schematique-du-G.Pichincha.png Cross section est-ouest de la plomberie du Guagua Pichincha - doc. Institut Géophysique.

L'échelle de gauche indique les profondeurs relatives au niveau de la mer = 0.

La chambre magmatique serait située entre moins 4.000 et plus de moins 10.000 mètres

 

pichincha---Nasa-Aster-copie.jpgSur cette image ASTER en fausses couleurs, remarquez la caldeira du Guagua Pichincha ébréchée et le drainage, côté opposé à la ville de quito, en haut à droite. - doc. Nasa Aster.

 

Les risques sont maximum en cas d'éruption forte, étant donné  la proximité. Les risques de coulées de lave et pyroclastiques sont maximum sur la zone ouest ; pour quito, il y a des risques mineurs pour le sud de la ville, bien que protégé par les montagnes Unguia - El Cinto. Les risques de lahars sont fonction des drainages.

 

Quito-et-Pichincha--Google-copie.jpgPosition du volcan par rapport à la ville de Quito, qui s'étend du nord au sud (en gris du haut en bas du cadrage) - d'après une image Google Earth.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Guagua Pichincha

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 

                

 

La nuit au dessus du Cotopaxi :  Après un passage nuageux, un superbe ciel étoilé surmonte le volcan ... La Voie lactée,  la nébuleuse Coal Sack et la Croix du sud ... et pour terminer le passage d'un avion et ses traînées de condensation !       Splendide !  - doc.astrosurf

 

CotopaxiRPita-RunUpsTaboPaxiyJatabamba07Apr04-038.jpg           Le massif volcan Cotopaxi - photo  RPita-RunUpsTaboPaxiyJatabamba07Apr04

 

 

Cotopaxi : un stratovolcan andésitique presque parfait, symétrique, couvert de glacier ; le cône aux pentes raides, est coiffé par deux cratères sommitaux emboîtés, le plus large de 550 sur 800 m. de large, qui culmine à 5.897 mètres. Le plus petit, appartenant au cône qui s'est établi au centre du précédent, a une largeur de 250 m. et une profondeur de 120 mètres.

De profondes vallées, drainage des coulées et lahars, radient du sommet du volcan.

 

Cotopaxi-crateres-emboites---Tom-Simkin-Smithsonian.jpg       Les cratères emboités du Cotopaxi - photo Tom Simkin / Smithsonian inst., in GVP.

 

Son nom, en langage Cayapa, signifie "cou de la lune" : la lune qui vient "se poser" au dessus du volcan lui donne l'impression d'en être le cou.

En Quechua, "coto " signifie masse, "paxi " désigne la lune ou la clarté. Cotopaxi signifierait donc "la clarté de la masse" ... la notion de clarté pourrait faire référence aux lueurs des éruptions, et signifier "masse de feu".

 

Cotopaxi_Fred.E.Church.jpg

  "Cotopaxi" - peinture de Frederic Edwin Church, paysagiste américain - 1862 - conservée au Detroit museum of arts.

 

La partie basale du volcan, appelée Picacho, est une caldeira qui s'est formée par effondrement, il y a plus de 5.000 ans. Ses restes sont visibles sous forme de reliefs en saillie, au nord et au sud-ouest de la structure.

La partie la plus récente, nommée Incaloma, forme le cône terminal.

Couvrant une superficie de 280 km², avec une longueur de 22 km. sur 20 km. de large, ce géant est recouvert de glace et neiges éternelles dès 4.900 m. d'altitude. Cette couverture de glace est responsable de lahars destructeurs engendrés par certaines éruptions du Cotopaxi.

 

Cotopaxi---2---JLEN.jpg              Le volcan Cotopaxi vu de la lagune de Limpios - © José Luis Espinosa Naranjo.

 

Des études téphrochronologiques et des datations au carbone-14, ont montré que les éruptions du Cotopaxi ont atteint un VEI égal à 5 - éruption plinienne paroxysmale, à de nombreuses occasions depuis 6.000 ans. Les plus importantes ont été datées de 2.820 et 3.880 avant JC. (GVP)

Le premier récit historique de l'activité du volcan date de 1533, au soir d'une bataille entre les conquistadores espagnols et les amérindiens.

Depuis le 16° siècle, le volcan a connu une cinquantaine de phases éruptives. En 1744, une partie de Latacunga fut détruite. L'éruption de 1877 s'est accompagnée de coulées pyroclastiques et de la fonte rapide du glacier qui a déclenché des lahars mortels,et apporté la destruction dans les vallées voisines sur plus de 100 km. en direction du Pacifique et du bassin de l'Amazone. Le débit fut estimé à 50.000 m³/seconde, comparable au débit des plus grands fleuves de la planète.

L'activité des dernières années se distingue par l'accroissement périodique des fumerolles et une légère fonte de la glace sommitale. A partir de 2001, une activité sismique croissante est enregistrée autour du Cotopaxi.

 

Cotopaxi_volcano---Gerard-Prins.jpg                                             Le Cotopaxi - photo de Gérard Prins.

 

Le Cayambe est un stratovolcan andésito-dacitique, culminant à 5.790 mètres et proche lui aussi de Quito. Il est coiffé de glaciers qui descendent jusqu'à une hauteur de 4.200 m sur le flanc est.

 

800px-Cayambe_volcano_from_Quito---06.2010-Patomena.jpg            Le Cayambe surplombe l'agglomération de Quito - photo Patomena 06.2010


Le volcan Cayambe "moderne" s'est construit du côté est du complexe volcanique datant du Pléistocène; il possède deux dômes de lave sommitaux distant de 1.500 m. D'autres dômes parsèment les flancs supérieurs et ont été la source des coulées pyroclastiques qui ont atteint les bas flancs du volcan.

Sur le flanc est, un cône pyroclastique, appelé La Virgen, a produit une coulée de lave andésitique se prolongeant sur 10 km. en direction de l'est.

Sa dernière éruption est datée de 1786.

 

800px-Cayambe-volcano_---Martini-2005.JPG       Le glacier du Cayambe, menacé comme tous ceux des Andes - photo Martini 2005.

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Cotopaxi

- Global Volcanism Program - Cayambe

- Astrosurf - Cotopaxi

 

 
   
   
   

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Le ministère des Situations d'urgence de l'Azerbaïdjan nous informe de l'éruption du volcan de boue Shihzeyirli, situé dans la région du Gobustan.

Cette éruption, datée du 13 mars, était accompagnée d'émissions de boue et de flammes montant à plus de 50 mètres; l'éruption continue, avec moins d'intensité cependant, les émissions étant réduites à 1 à 2 mètre. Le bruitdes gaz qui s'échappent provient de plusieurs endroits et la chaleur est perceptible à 3 km.

De nombreuses crevasses se sont formées autour du cratère.

Le village du même nom n'est situé qu'à 600 m. du volcan, ce qui a causé l'angoisse des habitants.

 

Ce volcan entre en éruption tous les 6 à 7 ans; sa dernière manifestation remonte à 2005.

Depuis, deux autres volcans de boue ont vu leur activité augmenté.

 

561px-Azerbaijan 1995 CIA map                                         Le Gobustan est situé au sud-ouest de Bakou.

 

800px-Aserbaidschan_1987_023.jpg                       Art rupestre du Gobustan - photo Don-Kun 03.2010/wikipedia


La réserve du Gobustan , à environ 65 km au sud-ouest de Bakou, fut fondée en 1966 pour préserver et protéger l'art rupestre de la région ainsi que les volcans de boue et les monolithes appelés « gaval dash ».

Elle abrite environ 600 000 peintures rupestres représentant des hommes, des batailles, des danses, des bateaux, des guerriers armés de lances, des combats de taureaux, des bateaux chargés de soldats, des caravanes de chameaux, le soleil et les étoiles, etc. Les dessins sont vieux de 5 000 à 20 000 ans  .

 

Sources :

- ABC.AZ - Baku, Fineko/abc.az.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le risque nucléaire se précise à Fukushima Daiichi, après l'explosion samedi au réacteur 1 : aujourd'hui, deux explosions dues à l'hydrogène ont eu lieu au réacteur n°3.

La compagnie Tokyo Electric Power, n'a pas exclu lundi 14 mars que le combustible du réacteur n°2 soit entré en fusion, à cause d'une panne du système de refroidissement.
La station de pompage qui permet de maintenir immergées les barres de combustible ne fonctionnant plus, le niveau d'au a baissé dans le réacteur, et il est possible qu'elles aient été hors d'eau.
Toutefois, comme elle l'avait fait pour les réacteurs 1 et 3, la compagnie a injecté directement dans l'enceinte du réacteur de l'eau de mer afin d'immerger de nouveau les barres pou r stopper le processus de fusion.

 

 L'IRSN - L'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire - précise que de "nouveaux rejets de produits radioactifs" ont eu lieu dans l'environnement en raison d'une "dépressurisation de l'enceinte de confinement (...) après le début de la fusion du coeur". Concernant les réacteurs 1,2,3,4 de Fukushima II (Daini), "il semble que les installations soient actuellement dépourvues de systèmes de refroidissement", précise l'Institut. A la centrale d'Onagawa, au nord de Fukushima, l'Institut indique que des mesures élevées de radioactivité ayant déclenché l'état d'urgence "pourraient résulter du rejet de la centrale de Fukushima Daiichi".

Le réacteur n°2 est "en surchauffe"

 

Enfin, s'agissant de la centrale de Tokai (120 km au nord-est de Tokyo), l'IRSN confirme que le réacteur nucléaire de ce site connaît une défaillance du système de refroidissement" mais "le circuit de secours fonctionnerait normalement".

(Nouvel Obs.)

 

Le gouvernement nippon semble minimiser le problème !

Concernant la contamination, les chiffres sont variables : entre 37 et 160 personnes contaminées.

Pour fixer les idées, à deux kilomètres de la centrale de Fukushima, la quantité de radiations reçue en une heure correspond à la quantité maximale admise sur un an, en normes européennes.

Dans le cas où une fuite radioactive importante était à redouter, la situation pourrait se compliquer dans les prochains jours : les vents, favorables pour le moment, éloignent les éventuelles émissions vers l'est. Un changement de direction de ces vents dans les prochains jours risque de rabattre ces émissions vers le Japon.


 

image-191449-galleryV9-zeiy.jpg                   Simulation de la dispersion d'un nuage radioactif, valable le 13.03.2011

                                                                 - doc. Der Spiegel.

 

Une campagne d' échange des doses d'Iodure de potassium commence en Belgique aujourd'hui. Hasard du calendrier, puisque pas moins de quatre millions de doses viennent d'être fabriquées et seront distribuées aux populations proches des centrales atomiques de Tihange (Huy) et de Chooz, centrale française enclavée dans notre pays.

 

belgique-iode.gif

Il convient de rappeler que ces "comprimés d'iode" ne sont à prendre que sur décision gouvernementale. Ils sont destinés, en cas de nécessité, à saturer en iode la glande thyroïde, et à empêcher ainsi une captation par celle-ci d'iode radioactif émis. Des mesures de confinement et d'éloignement sont à prendre concernant les autres isotopes relargués par un éventuel problème dans une centrale.


Demain, une rencontre des experts au niveau européen doit avoir lieu à Bruxelles concernant la politique à tenir sur l'avenir des centrales nucléaires en Europe : faut-il les prolonger ou sortir du nucléaire ? A suivre ...

 

Sources :

- Agence fédérale de contrôle nucléaire - lien

- Mesures de la radioactivité et protection civile - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Le Quilotoa est un volcan étrange et photogénique : ce cône fortement tronqué abrite une caldeira de 3 km. de large et un lac, de 2 km² situé 3 à 400 m. plus bas.

Plus d'une demi-douzaine de dômes de lave dacitique ornent les parois de ce géant de 10 km. sur 7.

 

quilotoa-AVE.jpg

                                                                                                © Antony Van Eeten

laguna-di-quilotoa---Geo.fr.jpg

                                                   Laguna Quilotoa - Géo.fr

 

La caldeira s'est formé suite à l'éruption de 1.280, de VEI 6, accompagnée de coulées pyroclastiques et de lahars, qui ont atteint la côte Pacifique; l'éruption a produit 21.000 Mm³ de tephra qui ont recouvert le nord des Andes.

 

LAguna quilotoa JLEN                La Laguna Quilotoa  dans la brume -  © José Luis Espinosa Naranjo

Les différentes photos, prises sous un soleil voilé ou dans la brume, révèlent des ambiances changeantes pouvant devenir mystérieuses.

 

La caldeira s'est emplie d'un lac de couleur verte émeraude, déterminée par les minéraux dissous; ce lac, privé de voies naturelles d'écoulement, a son niveau dépendant du rapport entre les précipitations et l'évaporation de l'eau. Il a une profondeur de 250 mètres. Depuis les profondeurs fusent des gaz riches en anhydride carbonique, dont une partie se dégaze continuellement à la surface du lac tandis qu'une autre s'accumule dans la masse d'eau, formant des poches que l'on peut repérer grâce à des taches de couleur plus claire. Ces grosses bulles représentent un danger pour les populations des environs. Des sources chaudes sont présentes sur les flancs est du volcan.

 

Le Quilotoa est constitué essentiellement par des superposition de produits pyroclastiques, ce qui fait qu’il est sujet à une forte érosion ... le ravinement atteint par endroit 200 m.de profondeur. Ce phénomène d’érosion est accentué par la pente élevée à l’extérieur qui voisine les 30 à 35 °.

 

quilotoa-quebradas.jpg

                                            Quilotoa quebradas - érosion.

 

Depuis 40.000 ans ce volcan se caractérise par l'émission d'un magma de nature dacitique (avec plagioclase, hornblende et biotite) à l'origine d'éruptions explosives de nature plinienne et coulées pyroclastiques.

 

L’histoire plus récente du Quilotoa est parcellaire. Cependant, une série d’éruptions semble être associée à ce volcan. La première éruption historique s’est produite le 28 novembre 1660.  Entre 1725 et 1740, le niveau du lac du Quilotoa monta. Une autre éruption se serait produite en 1859.

 

quilotoa-dome---Ciences.jpg                                Quilotoa - dôme dacitique en bordure du lac de cratère.

 

Illiniza--American-alpine-inst.gif                Le complexe Illiniza - photo Kristen Risnes / American Alpine institute.

 

Les pics jumeaux couverts de glacier de l'Illiniza , à dominance andéstique à dacitique, sont largement datés du Pléistocène.

L'Illiniza nord constitue le reste de l'édifice volcanique principal; son homologue sud est un stratovolcan entouré de dépôts pyroclastiques et haut de 5.248 mètres. Une éruption explosive y a formé une petite caldeira, partiellement remplie par un dôme de lave qui forme le sommet.

 

Illiniza-sud---sacred-mountain-expe.-.jpg                                    L'Illiniza sud - photo Sacred Mountain.


Deux dômes de lave sont situés sur les flancs sud et nord-est du complexe volcanique. Le dôme Rasuyacu, sur le flanc sud, a été actif durant l'holocène.

 

Iliniza---2--J.L.Espinisa-Naranjo.jpg   Une vision artistique des pics jumeaux de l'Illiniza par   © José Luis Espinoza Naranjo 

 

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Quilotoa

- L.A.V.E. fiche Quilotoa


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le Japon est frappé en ce moment par diverses calamités; le séisme de magnitude 8,9 a provoqué un tsunami meurtrier, dont le bilan ne cesse de s'alourdir d'heure en heure.

 

                     10-degree map showing recent earthquakes Legend with age and magnitude scale

 

Le nombre cumulé de séismes / répliques est de 372 sur cette carte de l'USGS 13.03.2011 / 16 h.

 

image-191427-galleryV9-bwrk.jpgLes zones touchées par le tsunami et la position des centrales nucléaires concernées - doc. Spiegel on line.


Les dommages collatéraux laissent planer le spectre d'une catastrophe nucléaire; les instances gouvernementales ont pris des mesure d'évacuation à proximité de la centrale de Fukishima, mais laissent les japonais dans le flou concernant l'étendue exacte de la catastrophe !

 

image-191178-galleryV9-fusi.jpgLes enfants nippons se prêtent facilement au contrôle de radiations - un clic sur la photo vous mène à la série sur Fukishima / Spiegel on line.


D'après l' USGS, l'île principale de l'archipel japonais se serait déplacée de 2,4 mètres. Le monde en a été changé : comme l'avait fait le séisme du Chili en février 2010 (M.8,8 - déplacement de l'axe de trois pouces, selon la Nasa) , l'axe de rotation de la terre a été déplacé par le séisme du Japon, de quatre pouces (d'après l'institut de géophysique et de volcanologie Italien).

 

 

 

De plus, le volcan Shinmoe-dake qui s'était réactivé fin janvier, a remis cela à partir du 1° mars, après deux semaines d'inactivité. Les autorités avaientmaintenu le niveau d'alerte à 3 (sur 5) et bloqué l'accès au volcan.

Ces évènements ne sont pas liés à première vue, et dans l'état de nos .

 

Webcam du Shinmoe-daconnaissanceske / 13.03.2011

 

 

 

Les fortes retombées de cendres les 26 et 27 janvier seraient responsable de la mort du corail, sur le côté ouest de l'île d'Oshima à 65 km. du volcan. L'accumulation de poussières volcanique sur le corail l'aurait fait suffoquer. (Univ. Miyazaki)


Sources :

- USGS Earthquake hazards program

- Spiegel on line - lien vers les photos de l'accident à Fukushima

- Coral killed by shinmoedale ash - Daily Yomiuri on line.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

 Petit break "artistique" avant de poursuivre sur les volcans de l'Equateur et de la Bolivie .

 

Peinture_Cotopaxi1-CHB.JPG

                              Art naïf équatorien -  © Carole et Frédéric Hardy

 

Sur les hauts-plateaux andins, les hommes exercent, durant l’hiver et l’abandon saisonnier des activités rurales, un artisanat typique : la peinture sur peau de moutons.

Traditionnellement, cette peinture était pratiquée pour la décoration de tambours et de masques utilisés lors des cérémonies et fêtes locales ; elle représentait souvent des scènes bibliques où se mélaient les croyances incas et chrétiennes imposées par les conqustadores espagnols.

 

Julio-Toaquiza.jpg"Le festival de la laine " de Julio Toaquiza - 1970 - acrylique sur peau 30 x 40 cm. - cadree en bois. / Site web G.I.N.A.

 



A partir de 1970, Julio Toaquiza, chef de la communauté juliopainting.jpgvillageoise de Tigua, commença à peindre sur de la peau de mouton tendue sur un cadre en bois d’Aliso. Une technique curieuse et efficace est utilisée pour décoller les poils: sur le verso on verse du ciment mouillé, ensuite on peut décoller facilement la peau.

Julio Toaquiza intervieuwé dans son "atelier".

 Ces tableaux d’art primitif très colorés, décrivent  traditions et légendes andines, vie rurale et festivités locales.

Cette forme d’art naïf exploite sur un support traditionnel les couleurs vives de l’acrylique moderne.

 

ecole-de-tigua.jpg

                            Peinture de l'école de Tigua - auteur non identifié.


Depuis, de nombreux artisans s'en sont inspiré et l'art Tigua est une source importante de l'économie locale et même nationale.

 

dia-5-art-de-tigua.jpgmasques-tigua--Little-big-adventure.jpg

 

 

 

 

 

 

 


Les marchés de Tigua et des alentours présentent de nombreux étals de peintures et de masques colorés.

Photo Little Big Adventure.


Après trente années à peindre ces scènes de la vie quotidienne, Julio Toaquiza s’est attelé à faire revivre le passé : il peint maintenant « l’esclavagisme et le travail dans les plantations » ; c’est l’histoire du soulèvement contre le travail forcé à Tigua et sa violente répression. Il raconte aussi la façon dont la vie a changé dans son village.

 

juliofamilyDes peintures rupestres à nos jours, l’art naïf a traversé les millénaires. Personnalisé en France par le douanier Rousseau, il a comme caractéristique une palette joyeuse, une perspective enfantine, la simplicité des scènes, une vision personnifiée et en prise directe avec la réalité. - La famille de Julio Toaquiza dans son intérieur.

 

 

Cet art naïf utilise aussi comme support les murs des habitations, où se retrouvent reproduit, avec moins de détails cette fois, les mêmes sujets : paysages campagnards, animaux domestiques et sauvages … et les volcans, les condors et les lamas omniprésents.

 

Peinture_Equateur--Cotopaxi-CHB.-3-JPG.JPGVolcan, condor et lama ... trilogie symbolique de "l'Avenue des volcans" - © Carole et Frédéric Hardy

 

Peinture_Equateur--Cotopaxi-CHB.-2-JPG-copie-1.JPG                             © Carole et Frédéric Hardy

 

 

La symbolique du "volcan" est particulièrement forte : le volcan représente la vie, la fertilité, la force. Toutes choses lui sont liées.

 

Sources :

- G.I.N.A. - Gallery of International Naïve Art

-  Exploring Ecuador - Tigua painters

- Photos de Carole et Frédéric Hardy.

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