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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

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                                        Equateur - "L'avenue des volcans" - doc. IGEPN

101807_chimborazo.jpg                                   Taitia Chimborazo - photo eric Wastiaux / Arte Blogs

 

Le Chimborazo, couvert de glacier, est le volcan le plus haut de l’Equateur, avec ses 6.310 mètres. Il est situé à l’extrémité sud de la célèbre « avenue des volcans », à 30 km. au nord-ouest de Riobamba.

En dialecte quechua, « Chimba » signifie « de l’autre côté », et « razu » qualifie la « neige ou la glace », donc « chimbarazu », hispanisé en Chimborazo, voudrait dire «  la neige de l’autre côté »… de la rivière.

 

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Chimborazo-06.2010---6-JLEN.jpgLe Chimborazo et l'actuel sommet recouvert par un glacier - © José Luis Espinosa Naranjo

 

Chimborazo---5-AVE-2010.jpg       Le Chimborazo glacé, dans la lumière du petit matin - © Antony Van Eeten 2010.

 

Chimborazo---6AVE-2010.jpg                        © Antony Van Eeten 2010.

 

Selon la culture indigène, le Taita Chimborazo (papa Chimborazo) et le Cotopaxi étaient des prétendants de la « belle » Tungurahua. Le Cotopaxi attaquait verbalement (nombreuses éruptions) le Chimborazo qui s'est mis en colère. Le Chimborazo remporte le duel, et le cœur de la belle. Ils eurent ensemble le Guagua Pichincha (Guagua signifie « bébé » en quechua). Le bébé Pichincha, héritant de la puissance de son père, démontra sa force en pleurant et provoqua l'ire de sa mère qui s'est mise en colère. Elle est depuis devenue une furie incontrôlable, mais elle forme son bébé à contrôler les sources de puissance. 

 

Ce volcan, à dominante andésitique à dacitique, est daté du Pliocène- Pléistocène.

Il y a 35.000 ans, un collapsus a produit une grande avalanche de débris, dont les dépôts servent de sous-bassement à Riobamba et qui ont créé un barrage et un lac temporaires sur le Rio Chambo.

Les éruptions suivantes ont construit des édifices alignés est-ouest : deux ou quatre sommets, selon les sources, soit le Veintimilla (6.267 m.), le Whymper (6.310 m.), le  Politecnico (6.000 m.) et le N.Martinez (5.570 m.).

 

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Les sommets, les refuges et les chemins d'accès au Chimborazo - Mountaineering in the andes.


A l’holocène, une demi-douzaine d’éruptions ont été répertoriées, avec des surges pyroclastiques atteignant des zones situées vers 3.800 m. d’altitude. La dernière éruption date de l'an 550 (GVP).

 

Une belle coupe de 12 m. d’épaisseur dans les couches de téphra, datées de la fin du Pléistocène, et située sur le flanc sud-ouest du volcan, montre des discordances d’érosion dues à une avancée glaciaire entre 18.000 et 20.000 ans, séparant deux séquences de couches de téphra.

 

121023.jpg       Dépôts sur le flanc sud-ouest du Chimborazo - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.

 

Le volcan fut gravi en 1802, par les scientifiques Alexander von Humboldt et Aimé Bonpland ; ils durent renoncer à 5.875 m. à cause du manque d’oxygène. Et ce n’est qu’en 1880, que Edward Whymper et les frères Carrel eurent l’honneur d’être les premiers occidentaux à atteindre le sommet de ce qui était considéré alors comme le plus haut sommet du monde.

 

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Bonpland et von Humboldt aux pieds du chimborazo - peinture de Friedrich  Georg Weitsch - 1810

 

chimborazo-A.von-humboldt-1807.JPGSection du Chimborazo indiquant les différentes plantes et les altitudes auxquelles elles ont été découvertes par l'expédition von Humboldt-Bonpland  - Alexander von Humboldt, Geography of Plants, 1807 / Digital library.


On peut considérer que le Chimborazo est le plus haut sommet du Chimborazo---2-AVE-2010.jpgmonde, ou du moins celui dont le sommet est le plus éloigné du centre de la terre. En effet, la Terre est quasiment un ellipsoïde de révolution. Le rayon équatorial (Re = 6378,137 km) mesure 21 km de plus que le rayon polaire. Les satellites altimétriques permettent aussi de connaître au mètre près les petites différences entre le géoïde/niveau de la mer et l’ellipsoïde, ce qui permet de calculer la distance centre de la Terre / sommets de l’Everest ou du Chimborazo. Le GPS permet de vérifier et de préciser ces calculs. Ce nivellement exact au mètre près a été effectué par l’IGN.

Panneau signalant cette particularité - © Antony Van Eeten 2010. 

 

earth-oblate-spheroid-shape--.jpgEloignement par rapport au centre de la terre : Chimborazo 6.384 km - Everest 6.382 km. - Mt.Rainier 6.371 km. -  doc. Klenke / via summitpost.

 

Le glacier du Chimborazo est une source d’approvisionnement en eau primordiale pour les  habitants des cantons de Chimborazo et Bolivar. Les hauts glaciers andins fondent à une vitesse accélérée suite au réchauffement climatique et devraient disparaître dans les prochaines décennies… Les villes de Quito, Lima, La Paz et les villages environnants, dont l’alimentation en eau dépend des ressources glaciaires, devront affronter d’importantes pénuries d’eau dans un proche avenir.

 

Chimborazo---Fl.Dujardin--3---2008.jpg              Le sommet enneigé et le glacier sommital -  © Florentine Dujardin 2008.

 

Chimborazo---3-AVE-2010.jpg                                                                                   © Antony Van Eeten 2010.

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                   Chimborazo - le glacier sommital - © Antony Van Eeten 2010.

 

Pour les amateurs d’escalade et de prouesses, consultez le site Summitpost et l’article de Cécile et Jean-Luc Mélot, dans la revue L.A.V.E. n°137 –mars 2009.

 

Sources :

- Global volcanism Program - Chimborazo

- Summitpost - Chimborazo

- Merci à Antony Van Eeten pour les dernières photos transmises ce jour - ... d'où addenda.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

De nombreuses et fortes répliques marquent toujours l'archipel japonais, comme en témoigne cette carte de l'USGS Earthquake hazards program.

 

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          Legend with age and magnitude scale

Outre le nombre de victimes en augmentation constante, pou la plupart dues au tsunami qui a suivi le séisme, les japonais sont maintenant menacés par des problèmes liés à deux de leurs centrales atomiques.

 

Fukushima-centrale-AP-nouvelles-Kyodo.jpg Les 4 réacteurs de la centrala atomique de Fukushima, encore intacts avant l'explosion -  photo AP / Nouvelles Kyodo


Une explosion a eu lieu dans celle de Fukushima-1, où d'après la chaîne de télévision NHK, la coque extérieure du réacteur semble avoir été arrachée ... par l'explosion de l'enveloppe du réacteur. Le niveau de radioactivité mesuré dans l'usine serait de 20 fois supérieur à la normale.

Cette explosion a été confirmée par la compagnie d'électricité exploitante, tandis que les nouvelles en provenance du gouvernement sont contradictoires : l'explosion n'aurait rien à voir avec le réacteur nucléaire ... mais un porte-parole déclare une "fusion possible" ; Si ce cas de figure se confirme, on irait alors vers un incident du type de Three Mile island aux U.S.A. en 1979. 

On a procédé à des évacuations autour des deux centrales concernées, qui signalons le, en cas d'accident, ne sont qu'à 270-297 km. (par la route) de la mégalopole de Tokyo !

 

Sources : AFP - Reuters - Spiegel on line.

 

 

Reprise des images qui tournent en boucle sur le web et les médias télévisés :


 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Karangetang-2007-GVP.jpg                       Le cône du Karangetang - photo Global volcanism Program.

 

Le volcan Karangetang, situé sur l'île de Siau, sur Sulawesi, est entré en éruption ce vendredi, éjectant de la lave et des coulées pyroclastiques.

Agus Budianto, volcanologue responsable, a annoncé l'évacuation des habitants vivant sur les contreforts du volcan; il n'a pas été fait de rapport de blessés, ni de dégats importants.

Cette éruption suit de près celle du mois d'août qui avait fait 4 morts. (Associeted Press)

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

On dénombre déjà 19 répliques au total au Japon depuis le premier séisme de 14h46, dont voici les intensités : 8.9, 6.4, 6.4, 6.8, 7.1, 6.3, 6.3, 5.8, 5.9, 6.3, 6.1, 6.1, 5.9, 5.8, 5.7, 5.6, 5.9, 6.2 et, la plus récente, 5..

200 à 300 corps ont été retrouvés sur une plage de Sendai, dans la préfecture nord-est de Miyagi, alors qu'un précédent bilan faisait état de plus de 90 morts et 56 disparus, environ sept heures après le très violent séisme de magnitude 8,9 survenu vendredi au large des côtes nord-est du Japon à 14H46 (05H46 GMT).

 

Un train de passagers était porté disparu vendredi après le passage d'un tsunami dans la préfecture de Miyagi (nord-est), a rapporté l'agence de presse Kyodo.

 

Montageseisme10.03JaponReuters930620_scalewidth_630.jpg                                          Document agence Reuters 11.03.2011

 

Une forte explosion a frappé un complexe pétrochimique de la ville de Sendai.

Deux mille personnes ont été évacuées dans les environs immédiats (3 km.) de la centrale nucléaire de Fukushima, à cause de la panne d'une batterie utilisée dans le système de refroidissementdu réacteur nucléaire.

Dans un secteur de 3 à 10 km.autour de la centrale, les habitants sont confinés dans l'attente d'instructions.

 

Les vagues du tsunamis ont atteint toute les côtes Pacifique (indonésie, île de Pâques, Hawaii, Colombie ...)

Un séisme de magnitude 4,5 a frappé Hawaii, dont les habitants se préparaient à affronter un tsunami provoqué par le puissant tremblement de terre au Japon.

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

La zone de subduction/ fosse du Japon a abrité 9 épisodes sismiques de magnitude 7 ou plus depuis 1976.

En juin 1978, un séisme de magnitude 7,7 a causé 22 morts et 400 blessés.

En décembre 1994,  400 blessés et 3 morts sont signalés après un séisme de magnitude 7,8 .

Le séisme du 11 mars 2011 a été précédé d'une série commencée le 9 mars, avec un séisme de 7,2 suivi de trois secousses de magnitude supérieure à 6 le même jour.

La première secousse du 11 mars, de magnitude 8,9 (USGS) a été causée par une faille de chevauchement sur ou à proximité de l'interface de subduction entre la plaque Pacifique et la plaque Nord-Américaine, les déplacements de la plaque Pacifique à cette latitude sont d'environ 83 mm/an.

Cette secousse a été suivie de nombreuses et fortes répliques, indiquées sur la carte ci-dessous.

 

 

 

                           10-degree map showing recent earthquakes Legend with age and magnitude scale

 

L'alerte au tsunami a été lancée pour tout le Pacifique ; suite au séisme et à cette alerte tsunami, l'aéroport de Narita est fermé !

Une vague de 10 mètres a déferlé sur les côtes de Sendai, au nord de Tokyo; on relevait une vague de 1 mètres sur les Kouriles à 9h.50. L'alerte est donnée aux Philippines et l'évacuation des zones côtières prévues.

L'évolution  de la situation sera à suivre par les différents médias.


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                   Carte d'avis de tsunami pour les côtes du Japon  - D'après JMA

 

 

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Carte de prévisions des tsunamis pour l'ensemble du Pacifique .- NOAA Tsunami Pacific center.

 


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                Le Tungurahua en éruption, le 04.12.2010 - © José Luis Espinosa Naranjo

 


Vidéo image par image de l'activité éruptive du volcan Tungurahua et de l'activité dans l'observatoire. - Par Benjamin Bernard -   www.bigbender.over-blog.com

 

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             Tungrahua  -  activité récente - © José Luis Espinosa Naranjo 12.2010


Culminant à plus de 5000 m d’altitude, le Tungurahua est un imposant strato-volcan, de 14 km. de diamètre basal, à la forme conique régulière, composé d'andésite et de dacite.

Son nom dérive du quechua et signifie "gorge de feu" (tunguru, « gorge », et rahua, « brûler »). Les indigènes de la sierra le surnomme Mama Tungurahua qui signifie la « mère Tungurahua » en opposition avec le père qui est considéré comme étant le Chimborazo (Taita Chimborazo).

 

tung.-14.01.10-P.Ramon-IG.jpg                          "Gorge de feu" en action, le 14.01.2010 - photo P.Ramon IGEPN


Selon la culture indigène, le Taita Chimborazo et le Cotopaxi étaient des prétendants de la « belle » Tungurahua. Le Cotopaxi attaquait verbalement (nombreuses eruptions) le Chimborazo qui s'est mis en colère. Le Chimborazo remporte le duel, et le cœur de la belle. Ils eurent ensemble le Guagua Pichincha (Guagua signifie « bébé » en quechua). Le bébé Pichincha, héritant de la puissance de son père, démontra sa force en pleurant et provoqua l'ire de sa mère qui s'est mise en colère. Elle est depuis devenue une furie incontrôlable, mais elle forme son bébé à contrôler les sources de puissance.

 

Sa formation s'est faite en trois étapes :

Trois édifices volcaniques majeurs se sont construits successivement depuis le milieu du pléistocène sur une base de roches métamorphiques.

 Le Tungurahua II fut ainsi édifié sur les « restes » de l’édifice primordial effondré, au cours des 14.000 années suivant ce collapsus. Puis le Tungurahua II lui-même s’effondra il y a 3.000 ans, formant une large avalanche de débris et une caldeira en forme de fer à cheval ouverte vers l’ouest. C’est à l’intérieur de cette dernière que s’édifia le cône récent coiffé d’un cratère.

 

L'activité éruptive actuelle du volcan (Tungurahua III) a reconstruit le cône à environ 50% de sa taille d'avant la chute par extrusion de 3 km³ de produits volcaniques. Deux périodes de construction sont connues dans l'histoire du Tungurahua III :

- Entre il y a  2.300 à 1.400 ans , caractérisée par des taux élevés d'extrusion de lave et de génération de flux pyroclastiques. Pendant cette période, la composition du magma n'a pas beaucoup changé, restant essentiellement andésitique.

- Au cours des 1.300 dernières années, les épisodes éruptifs ont été répétées en moyenne une fois par siècle, et ont généralement commencé avec la chute de lapilli et de l'activité pyroclastique de composition hétérogène (andésite et de dacite) et s'est terminée par des coulées de lave ou des émissions de lave dans le cratère, de composition plus basique. Ce schéma cyclique est observée dans les trois plus grandes éruptions historiques survenus dans les années 1773, 1886 et 1916-1918, avec une poursuite d'une activité moindre jusqu'en 1925.

 

Tungurahua-23.11.2010-IGEPN.jpgL'activité récente du Tungurahua a pour origine le cratère sommital - photo IGEPN 23.11.2010

 

Depuis 1999, le Tungurahua est entré dans une phase active. Après les premières éruptions en octobre 1999 qui produisirent d'intenses retombées de cendres et conduisirent à l'évacuation de plus de 25 000 habitants de Baños et des environs, l'activité s'est poursuivie à un niveau variable, en alternant des phases de calme avec des phases d'activité strombolienne à vulcanienne. Les principales conséquences de cette activité ont été des retombées de cendres principalement vers l'ouest du volcan suivant les vents dominants, et la remobilisation de ces dépôts non consolidés lors des pluies sous la forme de lahars. Les retombées de cendres ont périodiquement gêné les activités agropastorales de la région et les coulées de débris ont complètement détruit tous les ponts de la route Baños-Penipe sur le flanc ouest du volcan.

À partir de mai 2006, l'activité du Tungurahua s'est considérablement accrue pour culminer par deux violentes éruptions le 14 juillet et les 16-17 août, toutes deux caractérisées par l'émission des premières coulées pyroclastiques (nuées ardentes) depuis 1999 (alors qu'historiquement, ce sont des manifestations connues du Tungurahua). L'éruption des 16-17 août fut la plus violente depuis la reprise de l'activité en 1999 et s'est accompagnée d'un panache de cendres de 10 km de haut, qui s'est ensuite étalé sur près de 740 km de long sur 180 km de large, activité accompagnée par l'émission de nuées ardentes qui ont causé la mort de 5 personnes et la destruction de plusieurs hameaux et de routes sur les flancs ouest et nord-ouest du volcan.

Le 14 janvier 2008, l'activité éruptive est toujours intense, et la sismicité continue d'augmenter au Tungurahua. Le dernier rapport de l'Institut de Géophysique indique que d'importantes chutes de cendres ont affecté hier les villages de Choglontus et Manzano, et des chutes plus modérées ont affecté tous les autres versants. Les enregistrements sismiques ont permis de compter 228 explosions dans la seule journée du 13, et certaines d'entre elles font vibrer les vitres dans les villages alentour.

L'activité éruptive est faible pendant plusieurs mois, jusqu'en janvier 2010 où un regain d'activité est remarqué, avec des projections importantes de laves et de cendres.

 

tungu-29.05.2010-Rodrigo-Buendia-AFFP.jpg                     Tungurahua - épisode du 29.05.2010 - photo R.Buendia / AFP

 

Tungurahua-2673--30.05.2010-Bigben.jpgTungurahua - Eruption strombolienne le 30.05.2010 - avec l'aimable autorisation de Benjamin Bernard, travaillant à l'IRD .


Le 28 mai 2010, le volcan entre en éruption avec une grande explosion projetant de la lave ainsi que de la cendre qui dépasse les dix à douze kilomètres d'altitude. Après une première reprise d'activité avec d'importantes projections de lave et cendres, l'activité se poursuit avec de fortes et très nombreuses explosions (400 détonations recensées le 31 mai). Les projections de lave reprennent le 31 mai 2010, et l'activité volcanique qui est de niveau élevée continuerait à augmenter selon l'IGEPN. Plusieurs villages sont évacués, dans un premier temps les villageois puis les troupeaux, et l'activité à Banos, principalement dépendante du tourisme, a fortement diminué. Après quelques mois de baisse d'intensité, l'activité volcanique génère une nouvelle alerte début décembre 2010.

 

Tungu-04.12.2010--JLEN.jpg         Tungurahua -  Nuages et panache - © José Luis Espinosa Naranjo 04.12.2010

Tungu 12.2010 JLEN panache et coulée pyroc.- 2

Tungurahua - panache et petite coulée pyroclastique - © José Luis Espinosa Naranjo 12.2010

tungurahua--JLEN.jpgPar un jour calme, le volcan Tunguahua dévoile ses flancs ravinés et parsemés de parcelles de culture - © José Luis Espinosa Naranjo 2010.

 

Geologia--IGEPN.jpgCarte géologique simplifiée du Tungurahua - notez la limita de la caldeira primitive - doc. IGEPN

 

L'ascension, si l'activité volcanique le permet, est à faire entre décembre et mars (pour un horizon dégagé ... en fonction de conditions peu prévisibles). Depuis l'entrée du parc jusqu'au refuge, ou ce qu'il en reste, compter 3-4 heures. Après une nuit dans des condiions rudes, départ très matinal, pour une grimpette de 4 à 6 heures vers le sommet (crampons recommandés pour le glacier sommital). La descente dans les cendres est rapide : 90 minutes jusqu'au refuge et 2-3 h. jusqu'à l'entrée du parc. (Summitpost ... autrement dit pour personnes en "bonne condition physique" !)

 

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 Les alentours du Tungurahua sont volcanologiquement intéressants - © Antony Van Eeten

 

185813_10150110420031441_645396440_6722407_2290736_n.JPG                                                                                                             © Antony Van Eeten

 

Une dernière ... pour la route ! :

 

Tungurahua---Jose-Luis-Espinosa-Naranjo.jpg                      "Tungurahua in blue " - © José Luis Espinosa Naranjo 12.2010


Sources :

- Global volcanism Program - Tungurahua

- IGEPN - volcan Tungurahua

- Les photos de l'IGEPN de 1999 à 2009.

- Webcam / IGEPN

- IRD - une nouvelle phase de l'activité du Tungurahua 25.06.2010 - link

- Le blog de Benjamin Bernard - link



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

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           Fontaines de lave sur les fissures Kamoamoa , le 07.03.2011 - photo HVO/USGS

 

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 Carte HVO de l'éruption fissurale Kamoamoa qui a débuté le 05.03.2011 - les fissures s'étendent sur 2.300 m. entre le Pu'u O'o et le cratère Napau. (rouge foncé)

L'éruption et les coulées de 1997 sont colorées en rose.

 

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En perspective, le cône du Pu'u O'o et un spatter cone formé par l'éruption fissurale. - photo HVO/USGS.

 

L'éruption fissurale, qualifiée de Kamoamoa, se poursuit et a formé une coulée "aa" qui s'étend vers le sud-ouest; elle a une largeur comprise entre 80 et 290 mètres, pour un canal d'alimentation de 20 m. de large. Les fontaines de lave ont une hauteur moyenne de 30-40 m.

Les taux de SO2 sont de 4.000 tonnes/jour, contre 10.000 tonnes/jour du 6 au 8.03.

Le Pu'u O'o et l'évent du TEB sont restés inactifs le 9 mars.

 

 

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Image thermique du cratère de l'Halema'uma'u prise le 8.03.11 d'un hélicoptère et montrant le lac de lave très profond et étroit.

 

Au sommet du Kilauea, le lac de lave de l'Halema'uma'u se retrouve à une profondeur de 220 m. sous le niveau du plancher du cratère.

Les émissions de SO2 au sommet sont d'environ 500 tonnes/jour.

La déflation ralentit aussi bien au sommet qu'au niveau de la zone de rift; le niveau de trémor a diminué tout en restant supérieur au niveau qui a précédé l'éruption fissurale.

 

Source : rapport HVO du 09.03. / 17h 45

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé dans le parc national du même nom au sud-est de l’Equateur, le stratovolcan Sangay est le seul volcan du pays en activité permanente ; on aurait enregistré son activité entre 1728 et 1916, puis de 1934 à nos jours.

 

fiches sangay carte                  Les volcans de la province du chimborazo - carte Joël Boyer - L.A.V.E.


Malgré cela, et en raison de son isolement et son accès difficile, il reste pratiquement inconnu. Il faut pour l’atteindre et en revenir une semaine de trek, et le transport de matériel et vivres, au travers de la forêt équatoriale … périple qui se complique en raison des fortes précipitations qui marquent le région ; la moyenne annuelle est de 4827 mm au nord du par cet 2414 mm au sud-est, avec une saison des pluies qui s’étend d’avril à octobre. Je connais personnellement un vulcanophile "que rien n’arrête", et qui a du renoncer devant des conditions d’humidité permanente dantesques. De plus son incessante activité rend périlleuse l’approche du sommet … les membres d’une expédition scientifique britannique en ont fait la douloureuse expérience en août 1976.

 

Sangay - Fat Albert                                   Le Sangay coiffé de glace - photo fat albert


Ce volcan au profil parfait a des pentes de l’ordre de 35° et culmine à 5.230 mètres, dominant la forêt amazonienne de plus de 3.600 mètres. Le sommet est couvert de glaces et le versant nord est entièrement couvert de scories produites par les éruptions continues. Ces champs de scories sont scultés par les pluies qui y forment des canyons aux parois abruptes, certains profonds de plus de 600 m. L’un d’entre eux descend du cratère principal vers le flanc est et constitue un drainage empruntés par les nuées ardentes. En 1976, un survol du volcan a révélé la présence de trois cratères sommitaux bien formés et d’un dôme.

 

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                     Sangay - les cratères sommitaux et le dôme - doc.IGEPN 2004


L'activité continue du volcan est caractérisée par des explosions stromboliennes (les colonnes de cendre dépassent rarement 3 km au-dessus du cratère) et l'extrusion de lave andésitique visqueuse avec par moments des paroxysmes vulcaniens accompagnés de la production de coulées pyroclastiques. L'activité continue du volcan entraine de grandes modifications dans la morphologie de son sommet et c'est pourquoi il est difficile de connaître son altitude exacte. Comme à l'Etna, chaque évent à une activité particulière, certains sont des cratères d'explosions, d'autres sont des lieux d'extrusion de lave.

 

Sangay-4450 BigbenSangay - petite éruption strombolienne le 17.11.2009 - avec l'aimable autorisation de Benjamin Bernard / www. bigbender.over-blog.com


L’édifice moderne est daté de seulement 14.000 ans ; il s’est construit  à l’intérieur de caldeiras en fer-à-cheval de deux édifices précédents , détruits par effondrement latéral vers l’est, avec production d’une avalanche de débris qui a atteint les terres basses de l’amazone.

 

El Altar est un volcan éteint, actuellement plus prisé des andinistes que des vulcanophiles ; il nécessite de rélles connaissances techniques d'escalade pour le gravir.

Il doit son nom espagnol au fait que l'ensemble ressemble à deux nones et quatre moines écoutant le prêche d'un évêque autour... d'un autel. Le peuple Purwa local l'appellait Capac-Urcu, ce qui signifie "Seigneur de toutes les montagnes" en Quechua.

 

800px-Volcan_el_Altar_-Alfredobi.JPG                                            Le volcan El Altar - photo alfredobi

 

Ce grand stratovolcan, daté du Pliocène-Pléistocène possède une caldeira échancrée vers l'ouest; une légende Inca rapporte que le sommet de l'altar s'est effondré en 1460, après une activité de sept ans ... datation demantie par les géologues, qui considèrent que la caldeira est plus ancienne.

Neuf pics dépassant les 5.000 mètres forment une structure en fer-à cheval de 3 km. entourant un bassin central qui contient un lac, situé à une altitude de 4.200 m., et connu comme la Laguna Collanes ou laguna Amarilla.

 

el-Altar---Laguna-collanes---Francisco-Beilo-copie.jpg                   El Altar - Laguna Collanes - photo Francisco Beilo

 

Sources :

- Global volcanism Program - Sangay

- Le blog de benjamin Bernard - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Quatrième et dernière étape de notre remontée des Andes, avec la zone volcanique nord - NVZ.

 

Elle couvre l'Equateur et la Colombie et comprend 55 volcans en Equateur, localisés dans deux cordillères, la cordillère occidentale et la cordillère royale, séparées par la Valle intermedio, et 19 volcans en Colombie sur la cordillère centrale.

 

img01-02.jpg                        Carte in Revista geologica de Chile / Charles R.Stern univ. of Colorado

 

Sous la NVZ, entre 12 et 20 Ma, la plaque océanique Nazca a débuté sa subduction sous la plaque sud-américaine, avec un angle  de 25-30° et une vitesse moyenne de 7 cm/an.

Malgré les ratios de convergence uniformes, l'âge et l'angle de subduction de la plaque Nazca, la distance de la fosse à l'arc volcanique, la profondeur de la lithosphère océanique en subduction, l'âge et l'épaisseur de la croûte continentale varient de façon significative sous les différentes parties de la zone volcanique nord.

 

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  Evolution tectonique entre 19 Ma et actuellement.

 

 

 

 

 

 

 

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Les principaux volcans actifs sont repris sur les cartes de l'USGS ci-dessous :

 

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En Equateur : Mojanda (4263 m.), Guagua Pichincha (4784 m.); Cayambe (5790 m.), Reventador ( (3560 m.), Antisana (5753 m.), Cotopaxi (5911 m.), Chimborazo (6300 m.) Tungurahua (5020 m.), et Sangay (5230 m.)

cabecera_01.pngSous la surveillance de l'IGEPN 

 

map_colombia_volcanoes.gif

 

En Colombie : Nevado del Ruiz (5390 m.), Nevado del tolima (5200 m.), Nevado del Huila (5750 m.), Galeras (4482 m.), Cumbal (4764 m.)

Logo-OVSPOP.jpgSous la surveillance de l'INGEOMINAS

 

 

 

Sources :

Revista geologica del Chile - Active Andean volcanism - by Charles R.Stern / Dept. of geological science, University of Colorado USA.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

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        Zone de rift est du Kilauea - état de la fissure éruptive le 06.03.2011 - HVO/USGS


L'éruption sur la zone de rift-est du Kilauea se poursuit le long de la fissure de 2.300 m entre le Pu'u O'o et le cratère Napau (localisation voir carte d'hier). Durant les périodes d'activité, les ratios d'effusion sont élevés, avec des projections de lave atteignant 30 m. de haut.

Les émissions gazeuses au niveau de la zone de rift:

- significativement hautes avant l'éruption fissurale, avec 300 tonnes/jour durant les mois précédents et jusqu'au 5 mars.

- le 6 mars : émission de SO2 égale à 10.000 tonnes/jour, soit le taux le plus haut mesuré depuis l'éruption de juillet 2008 (7.000 tonnes/jour)

Les émissions de SO2 au sommet ont été mesurée à 600 tonnes/jour le 6 mars.

 

Les éruptions au niveau du Pu'u O'o et du TEB semblent finies; un survol a permis de constater l'absence de coulées de lave sur le Pali et la plaine côtière.

Le déflation diminue au sommet et au niveau de la zone de rift est.

Au sommet du Kilauea, le lac de lave de l'Halama'uma'u se trouve à une profondeur de 200 m.

 

 

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Fissure éruptive de la zone de rift est / Kilauea : spattering et coulées de lave. - HVO/USGS

 

Source : HVO - rapport du 07.03.2011 /18h13

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