Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

26.03.2010 R.Olafsdottir - IES

Fimmvörduhals - Chute de lave dans Hvannargil le 26.03.2010 - Photo R.Olafsdottir / Institut of Earth sciences Iceland.

 

Vous vous rappelez tous l'éruption de l'Eyjafjallajökull et la superbe cascade de lave apparue lorsque celle-ci s'est ruée dans le canyon de Hvannargil en fin mars 2010.

Je vous propose des photos similaires prises dans le Parc National du Yosémite aux Etats-Unis;

 

Yosemite---Howardignatius-flickr.jpg              Yosemite N.P. - Horsetail falls - photo Howardignatius / Flickr.


Vous allez objecter qu'il n'y a là aucun volcan actif... tout à fait d'accord !

Alors ce sont vos yeux qui vous jouent des tours, et votre cerveau !

Il ne s'agit pas de lave, mais de réflection des rayons du soleil couchant sur une chute d'eau à un angle spécifique.

 

-cid_03AB4EDE710D4861815E326597EC1CE6-poste.jpg    Yosemite N.P. - "chute de feu" - site Scuadra auteur non référencé.


Une fois n'est pas coutume ! Si je vous propose des photos autres que de volcans, c'est à la fois pour leur beauté, et aussi pour rendre hommage au(x) photographe(s) qui les a prises.

En effet, les circonstances de prise de vue sont exceptionnelles: cette "chute de feu" nommée El Capitan n'est visible sous cette forme que quelques jours par an. Il faut d'abord qu'il y ait assez d'eau ... ce qui n'est le cas ici que durant deux semaines, fin février, à la fonte des neiges. Il faut également que le soleil soit présent et idéalement positionné ... et ce n'est qu'au crépuscule que le phénomène se produit.

C'est dire si le photographe a du faire preuve de patience et d'endurance - les conditions hivernales sont rudes au Yosémite en hiver - pour réussir de tels clichés.

 

ATT3.jpg

    Yosemite N.P. - "chute de feu" - site Scuadra auteur non référencé.


ATT1.jpg

                 Yosemite N.P.- "chute de feu" - photo daleberts / Flickr.

 

Le parc National du Yosemite se situe dans la Sierra Nevada, à l'est de la Californie; créé en 1890, après celui du Yellowstone, il a une superficie de 3079 km². C'est un parc de haute montagne, où ses dômes granitiques et ses chutes d'eau spectaculaires attirent chaque année des milliers de randonneurs et grimpeurs. El Capitan offre une paroi de 900 mètres de haut, ce qui en fait la plus haute falaise entière au monde.

 

Yosemite_National_Park-_California.jpg                                       Le Yosemite N.P. en hiver.

 

Sources :

Merci à J-M. Mestdagh pour le lien vers :

- Scuadra , par passion des images : article du 08.10.2010

- Yosemite National Park  - nps.gov

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Kermadec_Arc.jpg

                    Arc volcanique des Kermadec - doc. NOAA Ocean Explorer

 

Après avoir vu, en partant des côtes néo-zélandaises, les volcans sous-marins de Clark à "W", il reste à examiner Macauley, Giggenbach et Monowai.

 

L'île Macauley est le vestige émergé des parois d'une large caldeira sous-marine centrée à 8 km. au nord-ouest; les 5% émergés se composent de falaises abruptes formées de lave basaltique, surmontées par de la ponce rhyolitique qui lui donne une surface en pente douce.

 

1_macauley---Pisces-V-apres-plongee---NOAA-copie-1.jpg 

Le submersible "Pisces V" fait surface face à l'île Macauley ; la vue du NO. montre une bande claire dans la falaise qui correspond à des coulées pyroclastiques dacitiques. - Image courtesy of New Zealand-American Submarine Ring of Fire 2005 Exploration, NOAA Vents Program.


Avant la caldeira, Macauley se composait de deux générations de volcans-boucliers séparés par une période de croissance d'un cône pyroclastique. L'éruption de VEI 6, il y a 6.300 ans, a tronqué le côté NO. du volcan-bouclier Annexion, pulvérisé 5.1010 m³de téphras, émission appelée "Sandy Bay tuff", et formé une caldeira de 12 km. de large et 1100 m. de profondeur; ce fut une des plus terribles éruptions du Pacifique sud-ouest.

Après la formation de la caldeira, et son érosion sous-marine, une éruption en partie sous-marine, en partie subaérienne, décentrée a produit des scories basaltiques et des coulées de lave.

 

macauley_map_600---NOAA.jpg

Carte bathymétrique des volcans Macauley et Giggenbach - la zone d'exploration du submersible "Pisces V" est cerclée de bleu; la partie émergée, l'île Macauley est en vert - Image courtesy of New Zealand-American Submarine Ring of Fire 2005 Exploration, NOAA Vents Program.

 

De nombreux évents et cônes basaltiques parsèment les parois de la caldeira et les rives de celle-ci. Le plus grand, 1,5 km. de large et 600-700 m. de haut, est hydrothermalement actif; le dessus du cône est à une profondeur de 260 mètres. Parmi les fluides qui s'en échappent, le soufre domine, sous forme de soufre élémentaire fondu. La fosse et les parois sont constituées d'un mélange de sédiments volcaniques altérés, de scories basaltiques et d'affleurements basaltiques. Chaque fosse montre de plus de multiples cycles éruptifs volcaniques et hydrothermaux.

Le cône hydrothermal du Macauley abrite une faune diversifiée; des bancs de moules, se nourissant de bactéries sulfureuses, ont comme prédateur des crabes et  le "starfish", une étoile de mer.

 

Le volcan Giggenbach, qui doit son nom à un géochimiste, est un volcan basaltique à dacitique à sommet plat occupé

par des cratères et des petits puits d'explosion. L'édifice est tout entier recouvert de ponces dacitique. De grands cônes satellites habillent ses flancs ENE. et SSO. Un champ d'évents hydrothermaux et un cône animent le cratère sommital. ( voir carte bathymétrique ci-dessus).

 

Giggenbach--cheminees-fer-silice---NOAA-2005.jpg

Volcan Giggenbach : Des cheminées fossiles (silice -fer) témoignent de l'activité géothermale passée.

Image courtesy of New Zealand-American Submarine Ring of Fire 2005 Exploration, NOAA Vents Program.

Le Monowai, aussi connu comme "Orion", est situé au nord de l'arc Kermade, son sommet à peine à 100 mètres sous le niveau marin. De petits cônes parasites parsèment les flancs nord et ouest de ce volcan basaltique sous-marin. Une caldeira de 8,5 km. sur 11, avec son plancher à une profondeur de 1500 m., est située au NNE. du cône.

Depuis sa reconnaissance en tant que structure volcanique en 1977, de nombreuses éruptions ont été enregistrées par signaux acoustiques; Auparavant, e.a. en 1944, des signes annoncaient un volcan à cet endroit : des perturbations au niveau de la surface marine due à du dégazage, de la décoloration des eaux, des nappes de ponce, le tout accompagné de grondements.


monowai_map_rev_600.jpgCarte bathymétrique du Monowai, montrant un cône et une caldeira sous-marines. The bathymetry data are proprietary and provided courtesy of Ian Wright, New Zealand National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA).


En 2002, des hydrophones du PMEL Ocean acoustic group ont enregistré un évènement important. En octobre 2004, une équipe du navire de recherche Néozélandais Tangaroa a effectué une mission de surveillance du volcan et de la caldeira : un panache hydrothermal important a été trouvé au sommet du cône, ainsi que d'autres sur le flanc NO. de celui-ci.Le dessus du panache fut mesuré à une profondeur de 150 m. sous le niveau marin; par comparaison avec des mesures effectuées en 1998 par une équipa allemande, on a conclut à un effondrement important survenu durant la période entre ces deux expéditions, vraisemblablement en mai 2002.

 

 Sources :

- Global volcanism Program - Macauley - Giggenbach - Monowai.

- NOAA Ocean Explorer - Macauley

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Au nord de la Nouvelle-Zélande, dans le contexte général de la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque Indo-australienne, l'arc volcanique principalement sous-marin des Kermadec s'est formé parallèlement à la fosse des Kermadec, profonde de moins 10.050 mètres.

 

Kermadec_Plate_map-fr.png

                                                 Doc. Sting under CC-BY-SA

 

tonga1leg Vision 3D de la fosse et de l'arc volcanique sous-marin des Kermadec - doc. AC.Reims

 

Kermadec-map-copie-1.jpg

Les sites visités par l'expédition "New Zealand American Submarine Ring of Fire 2005 du NOAA. (la bathymétrie est exagérée 10 fois) - les sites de plongée, en jaune, sont suivis du nombre de plongées du Picses V sur chaque volcan.

 

Clark volcano : Ce stratovolcan sous-marin, basaltqiue à Dacitique, est constitué d'un substratum  fait de coulées massives, de pillow lavas, et de pillow tubes recouverts de sédiments volcanoclastiques.

1_clark_2x_summmary_500.jpgIl est situé au sud d'une chaîne de structures sous-marines caractérisées par une activité hydrothermale, où l'on peut apercevoir des cheminées émettrices de sulfures.

Doc. NOAA Ocean Explorer 2005

Clark---top_of_tower_600.jpgCheminée de sulfures (sulfide chimney) échantillonnée par le NOAA : 6 m. de haut - température des eaux à sa base : 221°C.


 La série des Rumble Volcanoes :

West-Rumble-II---NZ-Inst-Geology-2009.jpg- Rumble II est le plus profond de la série et est constitué de volcans jumeaux; West Rumble II possède une caldeira large de 2.500 à 3.000 m, profonde de 200 m. avec un cône central. Situé sur le fond marin à 1800 m. de profondeur avec un sommet à 1200 m. de la surface.

Doc. West Rumble II : NZ instit. of Geology 2009

- Rumble III, le plus grand, est situé à 2.300 m. de profondeur avec son sommet à 200 m. sous le niveau de la mer; il possède une caldeira en fer-à-cheval . Ce volcan aété le siège de nombreuses éruptions sous-marines perçues par hydrophone, la dernière datant de 2008.

rumbel-5_map_600.jpg- Rumble V, git à 2.000 m. de profondeur avec un sommet à 400 m. sous le niveau marin; en 1992, un panache gazeux a été détecté acoustiquement, émis par le sommet de ce volcan andésitique à Basalto-andésitique. Une vigoureuse activité hydrothermale a été enregistrée par une expédition suivante. Doc. NOAA Ocean Explorer

 

Brothers volcano est une caldeira volcanique mesurant extérieurement 8 x 5 km. , intérieurement 3 - 3,5 km. Un cône s'est formé à l'intérieur de la caldeira profonde de 1.850 m.

brothers map 600 - Kermadec Bathymétrie du volcan Brothers et zone étudiée par le submersible - Doc. NOAA

Des fumeurs noirs (Black smokers) furent découvert le long des parois NO.
Les fumeurs noirs et la vie luxuriante associée ne furent découvert qu'en 1979, grâce au submersible américain "Alvin". Ils constituent un écosystème basé sur une production primaire assurée par des bactéries chimiosynthétiques; les conditions de vie y sont extrêmes, les fumeurs noirs émettant une eau sulfureuse à très haute température (350°C), non dilué par l'eau de mer avant l'émission.
Les micro-organismes capables de supporter ces hautes températures sont  qualifiés d'hyperthermophiles. Les plus fréquentes sont les archaea, et parmi elles les genres Pyrococcus, Sulfolobus - rencontrés au Yellowstone - Thermoplasma Pyrolobus, etc.
Pyrolobus Fumarii détient le record de température : elle ne se reproduit pas en dessous de 90°C et peut le faire jusqu'à 113°C , et toujours sous une pression élevée ! Des virus thermophiles pouvant infecter ces bactéries ont aussi été découverts.

Brothers_blacksmoker_hires.jpg  Black smoker - Fumeur noir situé dans la caldeira du "Brothers" - Photo NOAA
Différentes plongées ont revélé des cheminées pouvant aller de 6 à 8 m. de haut, et émettant des fluides de température variant entre 65 et plus de 300°C. (mesures par Pisces V). Les conditions de turbulences n'ont pas permis une exploration totale de la caldeira, sur laquelle il sera intéressant de revenir.

chimney_crab_600.jpgLa vie est bien présente malgré le milieu hostile : au centre de la photo, un crabe semble très bien se porter. - photo NOAA.

 

brother_cross_sections_hires---NOAA-2007.jpg

Diverses plongées sur le site ont permis de suivre l'évolution du sommet : initiallement, une caldeira s'est formée, suivie par la mise en place d'un cône dans la partie sud de la caldeira, où s'est formé un second champ hydrothermal.

de Ronde et al., 2005, Evolution of a submarine magmatic-hydrothermal system: Brothers volcano, southern Kermadec arc, New Zealand. Economic Geology, v. 100, p. 1097-1133./ NOAA.

 

Les volcans jumeaux "W":

W---NOAA-2005.jpgDécouverts en 2004, les volcans jumeaux, étiquettés "W", sont des volcans basaltiques, situés au sud -ouest de l'île Curtis. Le sommet des deux structures, à 900 m. de la surface, est coupé de caldeira et présentent une activité hydrothermale diffuse. Les parois ed la caldeira expose des pillow lavas, des pillow tubes, et des brèches.

 

 

W--NOAA-2005-tube-et-lave-en-pate-dentifice.jpg

De la lave, "en pâte dentifrice", s'est solidifiée après être sortie d'un "pillow tube" - photo NOAA Ocean Explorer 2005.

 

Demain, la suite de l'arc volcanique des Kermadec.

 

Sources :

- Global Volcanism Program : Clark - Rumble II - Rumble III - Rumble V - Brothers 

- NOAA Ocean Explorer - New Zealand American submarine Ring of Fire 2005

- Fosse des Kermadec - AC.Reims

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Derniers bilans : Le nombre de morts s'est encore accru après que le "National disaster management agency" ait revu ses décomptes en incluant les décès dus à des problèmes respiratoires, des attaques cardiaques et autres maladies liées à l'éruption : le chiffre d'aujourd'hui est de 273 décès.

Niveau hospitalisation, 577 personnes sont actuellement en traitement.

Les chiffres sont fluctuents concernant le nombre de déplacés : sur un total d'environ 300.000 personnes, plus de 50.000 seraient retournés sur zone.

 

Coulees-11.11.2010---Digital-globe-Flickr.jpgSpectaculaire photo satellite des lahars et coulées qui ont atteint le golfe situé sur les pentes du volcan Mérapi ... des habitations sont toutes proches ! - crédit Digital Globe/Flickr.


Mais les problèmes induits par l'éruption du Mérapi sont loin d'être réglés ! Outre le risque d'une nouvelle éruption, une nouvelle crise humanitaire est à craindre : comme je l'indiquais hier, les zones cultivables ne seront pas opérationnelles avant longtemps, en raison de la couche de cendres maintenant durcie qu'il va falloir enlever; de plus les réserves ont été détruites et les prix des denrées vitales s'envolent.

La saison des pluies débute, et bien que d'un côté, elle facilitera le lessivage des cendres sur les routes et les habitations, de l'autre elle va renforcer les risques de lahars.

Les autorités de Yogjakarta semblent d'ailleurs avoir une "idée spéciale" de la façon de gérér ce problème : elles ont averti la population de la ville du danger de lahar sur la Code river, mais devant l'accumulation de boues sur celle-ci, elles annoncent que la population ne doit pas dépendre trop des équipements lourds, et doit coopérer à draguer la rivière; cependant des alarmes-lahars ont été installées près du Mérapi et des zones de replis temporaires ont été prévues pour les riverains ... c'est ce qui s'appelle "ouvrir son parapluie" !

 

Sources :

- Digital Globe

- Indahnesia

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 

 

séismes Yemen 17.09.2010

Carte de localisation des séismes dans le Golfe d'Aden - USGS Earthquake Hazards Program

 

yemen-gulf-of-aden-earthquakes-closeup.jpg

Carte de localisation de l'essaim de séismes localisés en face de Djibouti, dans le glofe d'Aden à proximité de la fosse de Tadjoura. - Les séismes ponctuent les 2 plaques.- http://modernsurvivalblog.com

 

Un essaim de forts séismes a secoué le golfe d'Aden à partir de 6h.29 le 14 novembre et est toujours en cours; au moment d'écrire cet article, pas moins de 47 séismes ont eu lieu, tous de magnitude comprise entre 4 et 6. Pour plus de détails, consultez la liste de l'USGS et la carte ci-dessus.

Ce qui est interpellant, au vu du graphique ci-dessous, c'est que les 27 premières secousses soient toutes strictement de magnitude similaire, dont 21 de magnitude = 10.

Les spécialistes nous donneront peut-être bientôt une interprétation ?

 

yemen-earthquake-swarm-depthsProfondeur des séismes du Golfe d'Aden - centré sur la carte aux coordonnées            10°N-40°E. - http://modernsurvivalblog.com

 

La localisation des séismes :

Les séismes ont lieu dans un endroit où les plaques arabique, nubienne et somalienne se rencontrent en un point appelé "point de triple jonction" : cette disposition donne lieu à la convergence de trois rifts :

- le rift de la Mer Rouge

- le rift Est-Africain

- la ride d'Aden, qui s'étend de l'océan indien jusqu'au sud de la Mer Rouge et sépare la plaque somalienne et la plaque arabique. Il se démarque des deux autres par sa structure en échelon.

 

rift-africain---CNRS-copie.jpg          Ouverture des rifts et vitesses de déplacement relatif - Doc. CNRS.

 

Ces limites de plaques sont des endroits sujets à séismes; dans un avenir "géologiquement proche", nous assisterons ici à l'ouverture d'un nouvel océan et à la séparation de la pointe somalienne du continent africain.

En relation avec ceci, en 2005, à 400 km. de la zone sismique actuelle, un tronçon d'une cinquantaine de kilomètres s'est subitement déchiré en Ethiopie; une analyse de l'université de Rochester en conclue que les frontières le long des plaques tectoniques peut se désintégrer soudainement en grande partie, au lieu de le faire progressivement comme on l'a cru jusqu'alors.

En juin 2009, une éruption a affecté la zone du Manda Hararo dans le triangle Afar. (voir article sur ce blog)

 

"Affaire à suivre" ... par nous, ou les générations suivantes.

 

 

Sources :

- USGS Earthquake Hazards program - list centred map 10°N-40°E

- Evolution of the northern Main Ethiopian rift:
birth of a triple junction - by Ellen Wolfendena & al.

- Fault growth at a nascent slow-spreading ridge: 2005 Dabbahu rifting episode, Afar - by J. V. Rowland & al.


Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Mount_Taranaki_New_Zealand---Igraham.jpg

                               Le mont Taranaki - photo Igraham

 

Le second plus haut pic de North Island, avec ses 2.518 mètres, est aussi le plus grand massif volcanique : le Taranaki.

Il est localisé à la pointe sud-ouest de l'île du nord, près de la ville de New Plymouth, et à l'extrémité sud de l'arc volcanique coupant celle-ci selon un axe NE-SO.

 

Mt Egmont - early NZ booksUn Tangi, cérémonie de rencontre Maori, où les salutations se font face au Mont Taranaki - doc.New Zealanr illustrated.


Aussi nommé Mont Egmont, en honneur de John Perceval, second comte d'Egmont, premier Lord commissioner de l'Amirauté Britannique et promoteur du voyage de James Cook.

Son nom Maori est Taranaki, tara signifiant montagne et naki, provenant de ngaki signifiant brillant.

 

NEO_egmont_big-copie.jpgSituation du volcan Taranaki/Egmont et du parc national Egmont, aux frontières circulaires bien délimitées - d'après une photo Nasa Aster.

 

Le Mont Egmont est situé au sein du parc naturel du même nom, fondé en 1900. Il reçoit des précipitations abondantes, essentiellement d'origine orographique : les vents humides d'ouest sont contraints de s'élever en rencontrant ce massif, se refroidissent et donnent de fortes pluies.

Le paysage du mont Egmont varie en fonction de l’altitude : aux niveaux les plus bas, on trouve des rimu, ou Dacrydium cupressinum, un conifère endémique de Nouvelle-Zélande,

et des kamahi, Weinmannia racemosa ; sur les pentes moyennes, la forêt Goblin et plus haut, l’étage et la flore subalpine et alpine.

 

12168_188976256440_645396440_3411875_4789196_n.jpg  Taranaki AVE 2009 - 12

 


 

 

 

 

Des rimu à l'étage inférieur et moyen, des plantes alpines plus haut ...

un échelonnage de végétation courant en montagne, mais "à la sauce néo-zélandaise" -

© Antony Van Eeten

 

 

 

Le volcan Taranaki :

Le Taranaki est le volcan le plus jeune et le plus au sud-est d'un groupe de trois volcans faisant partie de la chaîne qui inclut le Kaitoke et le Poualai, Le Paritutu et le Sugar Loaves, tous des restes érodés de grands volcans.

Ce stratovolcan andésitique a son cratère sommital empli de neige et de glace, recouvrant un dôme de lave.

Le pic Fanthams, un cône secondaire, brise la symétrie du Taranaki; il est situé sur son flanc sud; quatre dômes de lave sont localisés sur ses bas-flancs nord et sud.

La plaine entourant le Taranaki est couverte de débris volcaniques en provenance de lahars et glissements de terrain; ces glissements ont atteint une distance de 40 km. à partir du cône, tandis que les coulées pyroclastiques et les flots de lave  couvraient des distances respectives de 15 et 7 km. Tous ces produits volcaniques ont valorisé les terres environnantes.

L'activité du Taranaki a débutée il y a 130.000 ans, avec des épisodes plus importants tous les 500 ans; la dernière grande éruption est datée de 1.655 - VEI 4 et vol. de téphras émis : 330 Mm³; le dôme de lave et son effondrement ont eu lieu au 19° siècle (1854).

 

Taranaki_Slopes---James-shook.jpg                    Les flancs colorés du Taranaki - photo James Shook.

 

Taranaki-AVE-2009.jpg

                     © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---5.jpg

                          © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---3.jpg

               Close-up sur des orgues volcaniques -   © Antony Van Eeten

 

Taranaki-AVE-2009---10.jpg

                   © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---2.jpgLa nature volcanique du terrain se dévoile sous la flore alpine - © Antony Van Eeten

 

 

Taranaki-cinder-cones---Don-Swanson-USGS.jpgCes vertes collines étaient considérées comme des cinder cones ou de petits évents secondaires produits lorsque des laves sont passées au dessus de terrain gorgés d'eau; actuellement on les voit plutôt comme des hummocks produits par des avalanches de débris suite à des collapsus répétitifs. - photo D.Swanson USGS.

 


Mt-Taranaki-8479-lge-copie-1.jpg                      Les dépôts sur les flancs du Taranaki - photo GNS.

 

Pour terminer, une photo qui ferait "perdre le nord" à beaucoup de volcanophiles; pour notre part, dès demain, direction nord vers l'arc des Kermadec et son volcanisme sous-marin.

 

12168_188995181440_645396440_3412175_6968716_n.jpg                   " Par où débuter ? "  - © Antony Van Eeten 


Sources :

- Global Volcanism Program - Taranaki

- GNS - New Zealnd volcanoes - Taranaki

- Egmont national Park - lien

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

12.11.2010-Digital-globe-Reuters.jpg

Photo satellite du volcan Mérapi le 12.11.2010 - courtesy of Digital Globe/ Reuters.

 

D'après une interview de volcanologue, "Le processus éruptif suit son cours, mais son intensité s'est sérieusement réduite. Le statut reste inchangé : alerte". Le dernier relevé du nombre de tués se monte à 259.

La zone d'exclusion incluant les faces nord et ouest a cependant été réduite pour permettre à certaines familles de rentrer chez eux;Dans le district de Klaten, la zone de sécurité de 20 km a été ramenée à 10 km. La zone de 10 km est maintenue dans le district de Boyolali qui a été le moins affecté par l'éruption. Dans le district de Magelang, qui a été le premier à subir les assauts du Merapi, la zone de sécurité est maintenant de 15 km alors que dans le district de Sleman elle est maintenue à 20 km. Un dizième des réfugiés a déjà quitté les camps.

Un chef de village a prévenu que beaucoup d'habitants risquent de retrouver leur propriété sérieusement endommagée par l'éruption. Les champs ne pourront pas être cultivés et beaucoup n'ont rien à manger ... une aide devra suivre !

 

Cangkringan-14.11.2010.jpgCangkringan  14.11.2010 - quelques habitants autour d'une école détruite et recouverte de cendres - doc. AP / Voice of America.

 

merapi_ast_2010319.jpg

Le Mérapi le 11.11.2010 - les destructions de végétation (zones nord, ouest et sud) sont en grisé sur cette photo en fausses couleurs, la végétation restante est colorée en rouge. - les dépôts pyroclastiques et de lahars sont bien centrés sur les Woro et Gendol river.

Image courtesy NASA/GSFC/METI/ERSDAC/JAROS, and the U.S./Japan ASTER Science Team Instrument:  Terra - ASTER - 15.11.2010.


Le gouvernement indonésien envisage de convertir certaines zones autour du volcan en parc national et d'aider à la reconstruction; il va également renforcer l'éducation des populations, qui pour diverses raisons n'avaient pas obéi à l'ordre d'évacuation, de façon à réduire les dommages collatéraux en cas de nouvelle éruption ... il a d'ailleurs été critiqué pour ne pas avoir fait aplliquer plus strictement les ordres d'évacuation.

 

L'aéroport de Yogjakarta pourrait rouvrir samedi.

 

Sources :

- BBC News Asia

- Voice of America

- photos satellites : Nasa Earth Observatory - Digital Globe/Reuters.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

800px-MtRuapehu_23oct2002.jpg

                  Image de synthèse du Ruapehu et de la plaine environnante

Composite image of Mount Ruapehu, with Hauhungatahi visible beyond. North Island, New Zealand. Image is composed of satellite imagery from Landsat and topography data from the Shuttle Radar Topography Mission aboard the Space Shuttle Endeavour

 

Le Ruapehu est un stratovolcan complexe qui s'est construit au cours de quatre épisodes échelonnés au cours des derniers 200.000 ans. C'est avec ses 2.797 m. le plus haut pic de North Island; il est couvert de différents petits glaciers.

 

Ruapehu---Jim-Cole.jpg                       Le massif du Ruapehu - Photo Jim Cole / GVP.


Ce massif de 110 km³, à dominante andésitique, est allongé NNE-SSO. et entouré par une plaine de débris volcaniques, incluant les dépôts de débris d'avalanche Murimoto.

L'activité du volcan fut de type sub-plinien sur une période comprise entre 22.600 et 10.000 ans.

Le cratère actif historiquement est situé sous le Crater lake (south crater), mais cinq autres évents situés au sommet et sur les flancs furent actifs durant l'holocène.

 

Ruapehu 96 - GVP

coupe A-A'

 

 

 

 


 

 

 

 

Carte et profil topographiques (A-A') doc. IGNS 1996.

 

Le crater lake fut marqué par des éruptions explosives moyennes à modérées au cours des temps historique, de nature phréatique à hydromagmatique;

Quelques exemples d'éruptions mettant en oeuvre l'interaction entre l'eau et le magma :

 

Ruapehu-er.surtseyenne-08.05.71-P.Otway-NZGS.jpgEruption de type surtseyen au Crater Lake le 08.05.1971 - éjection de poussières, blocs, boue et vapeur sous forme de cyprès caractéristique des éruptions hydromagmatiques -  Photo by Peter Otway, 1971 (New Zealand Geological Survey)

 

Ruapehu-er.phreatique-29.02.80---P.Otway-NZGS.jpgPetite éruption phréatique le 29.02.1980 - le panache central sombre est entouré du cercle clair d'un surge parcourant la surface du Crater lake. - Photo by Peter Otway, 1980 (New Zealand Geological Survey).

 

Au cours de l'année 2006, l'évaporation continue due à l'activité éruptive a asséché totalement le lac et le volcan est passé à une activité de type strombolien; les éruptions de 96 ont causé des dommages à la faune et la flore, aux installations hydroélectriques, aux stations de ski et engendré la fermeture de 11 aéroports

 

Ruapehu_1996.gif                        Un des panache émis lors des éruptions de mi-juin 1996

 

 De fréquents lahars sont associés aux éruptions ou à l'effondrement des parois contenant le lac de cratère.

p6874nz1953.jpgEn 1953, la brusque rupture de la digue naturelle provoqua des crues dans la vallée du Whangaehu, détruisant le pont de chemin de fer de Tangiwai quelques minutes à peine avant l'arrivée du train Wellington-Auckland; celui-ci fut précipité dans le torrent, entraînant 151 victimes.

En 2007, la déchirure prévue de longue date de ce barrage a permis aux équipes du GNS d'étudier en détail ce phénomène.

 

Ruapehu_Crater_Lake_---JShook.jpg

Le Crater lake et le barrage de tephra (gris-bleu) formé par l'éruption de 1996; le sommet se nomme Tahurangi. - photo 2005 JShook

 

Ruapehu_ast_2007-084_lrg_cropped.jpg

Le lahar provoqué par le rupture du barrage contenant le Crater lake du Ruapehu, descendant les pentes du volcan vers l'est avant de bifurquer plein sud - 25.03.2007

On March 18, 2007, a lahar burst out of Mount Ruapehu’s crater lake and flowed down the side of New Zealand's highest volcano. Seven days later, on March 25, 2007, the Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer (ASTER) on NASA’s Terra satellite captured this image of Mount Ruapehu and its new lahar.

 

3211rua3.jpgL'éruption de mars 2007 fut suivie d'une éruption hydrothermale explosive le 25.09.2007, accompagnée d'un lahar dans la gorge du glacier Whangaehu. : le sommet est couvert de boue et de poussières  - Courtesy of GeoNet.

 

-1--Volcans-Nouvelle-Zelande--Ruapehu--3-images--12168_187.jpg                  Le Crater lake sous la neige en 2009 - © Antony Van Eeten

 

12168_187548826440_645396440_3401245_7317279_n.jpg           Au centre, le point "faible" du barrage de tephra - © Antony Van Eeten


Le Crater lake est un lac "chaud" ; sa température fluctue habituellement entre 10 et 40°C, mais peut monter plus haut.

 

Ruap.-AVE-2009.jpgSommets enneigés du massif du Ruapehu : le Ngauruhoe vu du Ruapehu - © Antony Van Eeten

 

Les lacs Tama occupent des cratères d'explosion sur la "Tama Saddle" (la selle du Tama) entre le Ruapehu et le Ngauruhoe, datés de ~ 10.000 ans.  L'accès aux lacs se fait par de profondes gorges, sans sentiers bien définis : le lac supérieur est situé à 1.314 m., l'inférieur à 1.200 m.

 

Lower-Tama-lake-NE-flank-ruapehu---Jim-cole.jpg

        Lower Tama lake sur fond de massif du Ruapehu- photo Jim cole / GVP

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Ruapehu

- GNS - Ruapehu

- webcams  nord et est du volcan Ruapehu

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le massif du Tongariro :

 

NZ21a.jpg                  Schéma structurel du massif du Tongariro - doc. Cole 1990


On peut le décomposer en quatre massifs andésitiques : le Kakaramea, le Pihanga, le complexe du Tongariro et le Ruapehu.

Ils se complètent de deux centres éruptifs érodés : Maungkatote et Hauhungatahi.

Le Pukeonake est fait d'un cône satellite et de coulées associées. L'Ohajune se compose de quatre cratères.

Toutes ces structures sont entourées d'une plaine où se déclinent des coulées de débris, de lave, des lahars et des dépôts de cendres, parcourus par des rivières.

 

Ave-massif.jpg

Le complexe du Tongariro, où on identifie le lac bleu en haut au centre - © Antony Van Eeten

 

 

Le complexe du Tongariro est composé d'une douzaine de cônes composites qui se sont construits sur une période de 275.000 ans.

NZ21b.jpgNZ22.jpg

  

 

 

 

 

 

 

Le complexe du Tongariro :

à gauche, carte géologique simplifiée (les croix désignent la localisation des évents actifs au cours des derniers 50.000 ans) - Cole 1990 - à droite, schéma de localisation des évents du complexe Tongariro - d'après Topping 1974.

 

Différentes périodes furent plus actives : de 210.000 à 200.000 ans, de 130.000 à 70.000 ans, et de 22.500 à 10.000 ans. (Cole1990)

De 10.000 à 9.700 ans : de très fréquentes éruptions, une tous les 50 ans en moyenne, de grande magnitude avec émission de grands volumes.

De 9.700 ans à aujourd'hui, les éruptions sont fréquentes , de faible magnitude et avec des volumes réduits.( Cronin et Neall 1997)

 

Map-Tongariro-Crossing.jpg                   Tongariro crossing - carte de la traversée du massif .


Le cône symétrique du stratovolcan Ngauruhoe est le point culminant du complexe Tongariro avec 2.291 m.; c'est aussi le plus jeune : il a commencé à s'édifier il y a 2.500 ans seulement. Depuis 1839, il a connu 61 éruptions, dont trois avec des coulées de lave, en 1870, 1949 et 1954. Sa dernière manifestation date de 1977.

Il a servi de décors pour la "montagne du destin" dans la trilogie du "Seigneur des anneaux" de Peter Jackson.

 

12168 188687901440 645396440 3409452 6946851 nTongariro crossing - le Ngauruhoe dans le brouillard - © Antony Van Eeten

AVE-1.jpg

                                                                                            © Antony Van Eeten

Ngauruhoe_top---Jeorg-Mueller.jpg    Les deux cratères emboîtés du Ngauruhoe - photo aérienne Jörg Müller.

 

Le "Red crater", le cratère rouge ainsi nommé à cause de ses scories rouges : ce cône de scories présente un cratère égueulé, dont la paroi SE. est coupée par un dyke nourricier qui s'est vidé en laissant une cavité. Le Red crater surplombe 3 petits lacs émeraude.

 

Ave-Red-crater-1.jpg

                                                                                                 © Antony Van Eeten

Ave-Red-crater-3-.jpg

                                                                                                          © Antony Van Eeten

Ave-2.jpgVu du sommet de Red crater, les trois lacs émeraude à droite, le central crater à l'avant-plan gauche et derrière le lac bleu . - © Antony Van Eeten

 

 

Ave-4.jpgLes lacs émeraude sont de petits lacs de cratère nichés à la base du point de sortie égueulé de Red crater. - © Antony Van Eeten

 

 

Le stratovolcan North crater présente une structure plate et large, un cratère bas rempli par un lac de lave solidifié, coupé au NO. par un petit cratère d'explosion. A proximité, un autre cratère occupé par le lac bleu.

 

North-et-Red-crater---R.Roscoe.jpgDe gauche à droite, Red crater et Emerald lakes - Blue lake et au fond, Noth crater avec son fond plat troué d'un cratère d'explosion - photo R.Roscoe / Photovolcanica  -  Un clic sur la photo vous emmène vers sa page "Tongariro".


 

 

12168 188693196440 645396440 3409511 5847904 n

                                      Le blue lake - © Antony Van Eeten

 

tongariro-lge - Mari crater

            Le "Upper Te Mari" sur le côté nord du Tongariro - photo GeoNet.

 

Le cratère Te Mari fut formé lors d'un épisode éruptif en 1869; En 1892, il émis à 600-900 m. une quantité de vapeur, boue et blocs; sa dernière éruption date de 1896.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Tongariro

- Tongariro volcanic center - oregonstate.edu

- Photovolcanica - Tongariro

- the Tongariro alpine crossing track - National park village

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck

Malgré une baisse d'activité au niveau du Mérapi, le volcan se contentant d'émettre de petits panaches de cendres aujourd'hui, le bilan s'est encore alourdi portant le nombre de morts à 250 : quatre corps ont été descendu Samedi et Dimanche , une personne est décédée deès suite de ses blessures.

 

14.11.2010-de-Bimomartani.jpg                          Photo de Bimomartani , le 14.11.2010 - Jakarta Globe

 

Merapi - Timelaps from Deles webcam (http://www.merapi.bgl.esdm.go. id/view-r.php?id=72)

 

Anak Krakatau : Cette nuit, à partir de 1h.25, trois fortes explosions ont été entendu par les habitants d'Anyer, situé sur la côte ouest de Java à 50 km. du Krakatau. Ce triple blast a causé le départ volontaire d'une partie de la population vers les hauteurs, par crainte d'un éventuel tsunami.

Malgré ces évènements, Agis Budianto, chef du Centre de Volcanologie, a déclaré que l'activité du volcan est considérée comme normale, et que "cette nuit, il y aurait eu un son de blast lié à de basses pressions atmosphériques" . Le niveau d'alerte du Krakatau n'a pas été modifié.

 

Bulusan--vu-de-Casighuran---Sorsogon---AFP.jpgLe Bulusan émettant récemment une coulée pyroclastique - phot prise de Casighuran - AFP.

 

Le niveau d'alerte du Bulusan reste fixé à 1. Le réseau sismique n'a détécté qu'un seul séisme volcanotectonique sur la journée du 14. Les émissions de SO2 restent faibles, avec 22 tonnes/jour. L'activité visible du volcan se résume à quelques panaches de vapeur atteignant la modeste hauteur de 50 mètres au dessus du cratère.

 

Sources :

- Jakarta Globe, Jakarta Post, indahnesia

- Phivolcs.

Lire la suite

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog