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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

  Lake-Taupo-28761----GeoNet.jpg

  Le lac Taupo occupe la majeure partie de la caldeira Taupo - photo GeoNet.

 

Le Taupo peut être considéré, selon les normes actuelles, comme un "super-volcan", et l'une des caldeira rhyolitique parmi les plus fréquemment active.

Bien qu'on considère que les éruptions ont commencé il y a 300.000 ans, celle qui est responsable de la formation de la caldeira et de la transformation du paysage date de 22.600 ans : l'éruption Oruanui.

La caldeira s'est formée suite à une éruption ulta-plinienne de VEI 8 (*), générant 1.170 km³ de téphras, équivalent à 530 km³ de magma (Wilson 2001). La vidange de la chambre magmatique a provoqué une subsidence et la formation de la caldeira initiale.

 

Taupo-lake---eruption--Ornanui-28.03.08-Nasa.pngReconstitution de la phase initiale de l'éruption Oruanui, telle qu'elle aurait pu être vue de l'espace - Doc. de synthèse sur base Nasa/wikipedia.

 

F3.large.jpgL'éruption Oruanui, sa caldeira et les éruptions post-caldeira, par rapport au lac Taupo actuel - doc. C.J.N.Wilson & al / Journal of Petrology. - réf.en sources.

 

L'éruption, qui aurait durée plusieurs mois, fut spasmodique et incluait une dizaine de phases,d'après la stratigraphie des dépôts retrouvés.

 

F20.large.jpgSituation du réservoir magmatique alimentant l'éruption Oruanui - doc. C.J.N.Wilson & al / Journal of Petrology. - réf.en sources.


Cette grosse éruption fut suivie de 26 éruptions plus petites, qui ont formés des dômes de lave et pulvérisé des poussières et des ponces sur les environs.

 

b-eruptions.jpgSchéma comparatif de l'éruption Taupo par rapport aux éruptions du St Helens 1980 et Pinatubo 1991 encore en mémoire...juste pour fixer les idées

 En l'an 230+/- 16 ans, l'éruption Taupo/Hatepe fut la plus importante des 5.000 dernières années : VEI 6-7 ? - vol. de téphras émis : 45.000 Mm³.

Elle eu lieu en plusieurs phases:

- une éruption mineure dans l'ancestral lac Taupo

- suivie par un épisode produisant une énorme colonne depuis un second évent et des dépôts de ponce généralisés à l'est du volcan.

Taupo-eruption---Wilson---Walker-1985.jpg        Les isopaques de retombées sont en cm. - doc. Wilson & Walker 1985

 - suite à l'interaction entre eau et magma au niveau du premier évent, un épisode phréatomagmatique avec des retombées de cendres et ponces

- suivi de dépôt d'ignimbrites

- puis vint le paroxysme : avec le collapsus d'une partie de l'évent, l'émission de 30 km³ de matériaux volcaniques au cours de coulées pyroclastiques, qui dévastèrent 20.000 km² et remplirent les vallées de dépôts.

 

Coupe-depots-pyroclst.---B.Houghton-Wairakei-research-cen.jpg

Les volcanologues Wilson et Bellance examinent une coupe : au niveau basal, dépôt pyroclastiques de l'éruption Oruanui (22.600 ans - 1° caldeira) - les dépôts de ponces clairs, au dessus à droite, datent de l'éruption Taupo il y a 1800 ans (2° caldeira) - les dépôts intercalés datent d'éruptions intermédiaires. - photo B.Houghton/Wairakei research center.

- plusieurs années après, on assiste à l'extrusion de dômes rhyolitiques qui produisent l'Horomatangi Reefs et le banc Waitahanui.

 

Tauporama1---Nyddhog.jpg

                             Panorama du lac Taupo - photo Nydhogg.

 

Le lac Taupo occupe la majeure partie de la caldeira; il couvre 616 km², et est profond de maximum 186 mètres, pour un périmètre de 193 km. Le plus grand lac de Nouvelle-Zélande doit son nom aux Maori et à leur mythologie; "Taupo-nui-a-Tia" signifiant "le grand cloaque de Tia" en référence à un ancêtre qui découvrit le lacet a vécu sur ses rives.

 

Mount_Tauhara_from_Lake_Taupo.jpgLe mont Tauhara, un stratovolcan dacitique formé il y a 65.000 ans, et maintenant "endormi", situé sur la berge NE. du lac Taupo - photo Pseudopanax.

 

Modern_Maori_rock_carvings_on_Lake_Taupo---pseudopanax.jpg La rhyolite est ornée d'une sculpture moderne Maori  - photo Pseudopanax.


301E9F77-1A64-9429-B86426EA63D5BD97.jpgLa décharge du lac se fait par la rivière Waikato, qui alimente les chutes Huka, avec un étonnant débit de 220.000 litres par seconde !; une attraction locale, le "jet boat" sur lequel on peut filer à 80 km/h..

 

12168_189436491440_645396440_3415354_7707872_n.jpgLes rapides de la rivière Waikato, dans sa portion retrécie. - © Antony Van Eeten

 Le champ géothermal Wairakei : le plus grand champ géothermal de la Nouvelle-Zélande, une aire de 25 km², est situé à proximité du lac Taupo et alimenté par la chambre magmatique du volcan. 

 

TVMsystem---Henley---others-1986.gif           Schéma du système géothermique Taupo - doc. Henley & al. 1986


Une part de celui-ci, appelée Karapiti ou encore Crater of the moon thermal area, se compose de nombreux cratères d'éruption hydrothermale, toujours fumants et odorants, et de mares de boue. Le sol toujours chaud impose une végétation composée de fougères, mousses et de rares arbres, dont le Prostrate kanuka.

Taupo-lake-AVE-1.jpg

                                                                              © Antony Van Eeten

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                                                                              © Antony Van Eeten

Une exploration systématique des champs géothermaux s'est faite en Nouvelle-Zélande : on recensait 129 sites en 1980,  dont 14 dans la zone 70-140°C, 7 dans la zone 140-220°C et 15 dans la zone de température supérieure à 220°C. Les champs de très haute température sont concentrés autour de la zone volcanique Taupo. 

Taupofieldslarge.gifLes champs géothermaux de la zone volcanique Taupo - doc. NZ Geothermal Association.

 

WairakeiGeothermalPowerStation---R.Sleaman.jpg

L'usine géothermique de Wairakei, d'une puissance de 181 mégawatts, a été construite en 1985. - photo R.Sleaman.


 

(*) VEI - Volcanism Explosivity Index : échelle logarithmique de mesure d'explosivité d'une éruption, définie par C.Newhall & S.Self en 1982.


VEI Ejecta volume Classification Description Plume Frequency Example Occurrences in last 10,000 years*
0 < 10,000 m³ Hawaiian non-explosive < 100 m constant Mauna Loa many
1 > 10,000 m³ Hawaiian/Strombolian gentle 100-1000 m daily Stromboli many
2 > 1,000,000 m³ Strombolian/Vulcanian explosive 1-5 km weekly Galeras (1993) 3477*
3 > 10,000,000 m³ Vulcanian/Peléan severe 3-15 km yearly Cordón Caulle (1921) 868
4 > 0.1 km³ Peléan/Plinian cataclysmic 10-25 km ≥ 10 yrs Eyjafjallajökull (2010) 421
5 > 1 km³ Plinian paroxysmal > 25 km ≥ 50 yrs Mount St. Helens (1980) 166
6 > 10 km³ Plinian/Ultra-Plinian colossal > 25 km ≥ 100 yrs Krakatoa (1883) 51
7 > 100 km³ Plinian/Ultra-Plinian super-colossal > 25 km ≥ 1000 yrs Tambora (1815) 5 (+2 suspected)
8 > 1,000 km³ Ultra-Plinian mega-colossal > 25 km ≥ 10,000 yrs Taupo (26,500 BP)

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Taupo

- GNS - New-Zealand volcanoes - Taupo

- The 26,5 ka Oruanui eruption, Taupo volcano, New Zealand : development, characteristics and evacuation of a large rhyolitic magma body - by C.J.N.Wilson, S.Blake,B.L.A.Charlier, A.N.Sutton / Journal of Petrology.

- New-Zealand Geothermal Association - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

MountTarawera - C.Lindberg

                    La fissure coupant le Mont Tarawera - photo. C.Lindberg

 

Le centre volcanique Okataina, à dominante rhyolitique est entouré de grandes zones d'ignimbrites et de dépôts pyroclastiques, émis au cours des multiples éruptions qui sont à la base de la formation de cette caldeira. De nombreux cratères et dômes de lave sont présents sur une double ligne orientée NE-SO. formant les complexes volcaniques Haroharo et Tarawera.


NZ20aCarte des structures principales, types de lave et localisation des évents des centres volcaniques de Rotorua et d'Okataina inclus dans la zone volcanique septentrionale de Taupo; Cole (1990).

 

NZ6  Les complexes volcaniques Haroharo et Tarawera - doc. Nairn and Cole (1975).  

 

Les dômes de lave du complexe Haroharo occupent une partie de la caldeira Haroharo, datée du Pléistocène et large de 16 km. sur 26. Elle s'est formée progressivement entre 300.000 et 50.000 avant JC. Les dernières éruptions qui modifièrent la caldeira ont produit la brèche Rotoiti  (il y a environ 50.000 ans) et la sous-formation Mangaone ( il y a ± 38.000-28.000 ans). Toutes les laves affleurant sont âgées de moins de 20.000 ans. Les éruptions les plus récentes datent de -5.300 (Te Horoa et autres dômes), -2.880 (Makatiti et autres dômes), et 1.490 avant JC. (Rotokawau à Rotoatua).

 

Le complexe volcanique Tarawera s'est quant à lui formé au cours de cinq épisodes éruptifs majeurs :

- il y a 17.000 ans : épisode associé à l'émission du dépôt de cendres d'Okareka.

- Il y a 15.000 ans : épisode éruptif de Rerewhakaaitu.

- il y a 11.000 ans : épisode éruptif de Waiohau.

- il y a 700 ans, éruption de lave rhyolitique et pyroclastites Kaharoa. (1.310+/- 12 ans - VEI 5 - vol.téphras émis: 5.000 Mm³ - vol. laves émis: 2.500 Mm³)

- entre juin et août 1886 : éruption de scories basaltiques (VEI 5 - vol.téphras émis : 2.000 Mm³)

Au cours du 20° siècle, de nombreuses éruptions de VEI moindre ont touché particulièrement la zone de Waimangu.

 

Le complexe Tarawera est constitué de 11 dômes de lave rhyolitique et de coulées associées. Une lignée d'évents orientés NE-SO. s'étend du mont Edgecumbe au nord-est, jusqu'aux cônes dacitiques Maungaongaonga et Mangakakaramea au sud-ouest. Une grande zone hydrothermale est localisée à Waimangu.

La construction des complexes Haroharo et Tarawera ont relégué les lacs Rotoiti, Totoehu, Okataina et Tarawera contre les limites externes de la caldeira Okataina. (voir carte n°1)

 

NZ5.jpg

Carte des dômes et coulées de la zone au nord du Lac Rotomahana -  Nairn et Cole (1975)


L'éruption de 1886 a été particulièrement documentée:

Elle se déclenche à 1h.30, le 10 juin, après une série de séismes; sur le flanc nord du dôme, s'ouvre une fissure accompagnée de nombreuses explosions. A 2h.30, d'autres explosions se font entendre dans le lac Rotomahana proche, et une heure plus tard, la fissure a gagné 15 km. vers le SO. et présente une activité sur toute sa longueur. Les épisodes éruptifs les plus violents ont duré seulement 4 heures. Les villages de Te Ariki, Moura, et Te Wairoa ont été rayés de la carte. L'éruption a provoqué la mort de 150 personnes. (guide des volcans - M.Rosi & al)

 

a6841atl L'éruption du 10 juin 1886 du Tarawera, vue du village Maori de Waitangi, situé sur la berge nord du lac Tarawera. - Lithographie de A.D.Willis, basée sur une peinture de Ch.Blomfield. - Alexander Turnbull librairy.

 

tarawera2.gif

Doc. d'archives illustrant l'éruption de juin 1886 - la photo de gauche montre les restes de l'hôtel McRae, où l'on dénombra 17 victimes.

 

Une même zone a été le siège d'éruptions de caractères très différents : Une remontée de magma basaltique peu visqueux se traduit par une éruption fissurale; des jets de lave issus de nombreuses bouches forment différents cônes de scories alignés, en même temps que cendres et lapilli sont projetés en altitude et se dispersent sur des dizaines de kilomètres.

Lorsque la fissure  croise les zones d'activité géothermale, l'activité se traduit en violentes explosions phréatiques, qui pulvérisent les matériaux en une pluie de boue bouillante.

 

Tarawera AVE 1

                   Vue partielle de la grande fissure 1886 - © Antony Van Eeten

mt tarawera - gerald viabloga

                                                                                                    photo Gerald Viabloga.

Tarawera AVE 2

                      Au coeur de la fissure - © Antony Van Eeten

12168 187111171440 645396440 3397236 394310 n

                                                                                 © Antony Van Eeten

12168 187111316440 645396440 3397257 7843653 n                        Détails des "Pink & white terraces" - © Antony Van Eeten

La partie sud-est de la fissure au sein du cratère Ruawahia révèle la stratigraphie de l’éruption du Kaharoa en 700 avant JC. et  celle de l’éruption de 1886:  les dépôts pliniens du Kaharoa (35 m d'épaisseur) de couleur pâle à la base sont en grande partie masqués par les faisceaux de scories. L'épaisse scorie rouge vif  fait partie de la phase 2 de l'éruption 1886. Au dessus, une mince zone noire (phase 3) est constituée des retombées diffuses. Une phase terminale, la dernière demi-heure de l’éruption, a arraché des blocs blancs de rhyolite au cours de l’élargissement de la cheminée.

 

Waimangu, en Maori "les eaux noires", est une zone située à l'extrême sud de la fissure éruptive 1886 : des éruptions phréatiques intermittentes y ont pris place depuis 1886 Waimangu----A.Turnbull-library.jpgjusqu'à récemment en 1973. Un des plus grands geysers de la planète y fut actif entre 1900 et 1904 : le geyser Waimangu fut un résultat indirect de l'éruption de 1886.

Doc. archives 1903-04 - des spectatrices face au geyser Waimangu - A.Turnbull library

Waimangu-AVE-4.jpg

                                                                                                        © Antony Van Eeten

inferno-lake.jpgInferno lake - un lac de cratère d'explosion, acide (pH 2,1) et chaud, dont les parois sont bordées de dépôts de silice marquant les niveaux de débordement. - © Antony Van Eeten

 

Waimangu-AVE-5.jpgLe lac "Frying Pan" , "poêle à frire", est aussi un lac chaud - 55°C- et acide. Les émanations de gaz, du CO2 et de l'H2S, donnent l'impression d'un lac en ébullition. - © Antony Van Eeten

12168_186801851440_645396440_3394039_3537839_n.jpgLa terrasse Wardbrick, du nom d'un guide Maori, est un ensemble de terrasses de silice, colonisées par des algues. - © Antony Van Eeten

 

Waimangu-AVE-3.jpg   Laves rhyolitiques antérieures à l'épisode Tarawera - © Antony Van Eeten

 

Waimangu-AVE-1.jpg                                                                            © Antony Van Eeten

 

Sources :

- Global volcanism Program - Okataina (Tarawera)

- Okataina volcanic center - Volcano.Oregonstate - lien

- Waimangu volcanic valley - the worlds newest geothermal system.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le bilan de l'éruption du volcan Merapi qui a débuté le 26 octobre est monté vendredi à 206 morts, suite à la découverte de corps ce matin dans la zone de Cangkringan, tandis que 380.000 personnes sont toujours réfugiées dans des camps de fortune, a indiqué un responsable.Il vient d'être réévalué ce 13 novembre à 240 tués et 390.000 déplacés.

Malgré des signes d’accalmie, le volcan émet toujours ; un panache est monté ce vendredi, vers 13h. locale, à 800 mètres, et la coulée pyroclastique liée a parcouru 4 km. dans le drainage constitué par la rivière Gendol. Le Mérapi continue à produire du trémor volcanique et de la lave a été vu s’écoulant du cratère à plusieurs reprises vendredi. Ceci justifie le maintien du niveau d’alerte.

 

Glagaharjo-12.11.2010-recherche.jpg     Des recherches en cours dans le village de Glagaharjo, le 12.11.2010 - AFP

 

merapi_tmo_2010314---10.11.2010-Terre-Modis.jpgLe panache du Mérapi le 10 novembre 2010 - des traces de dépôts peuvent être interprétées comme suites de coulées pyroclastiques ou de lahars.

NASA image courtesy Jeff Schmaltz, MODIS Rapid Response Team at NASA GSFC. Caption by Holli Riebeek. Instrument: Terra - MODIS.

 

Une séquence vidéo d'un impressionnant lahar. On peut voir en fin de scéance que ceux-ci ne charrient pas que de petites pierres !


 

 

 

Concernant le temple de Borobudur, qui reste fermé, après divers balbutiements, le nettoyage des cendres a commencé à la brosse et la spatule. La terrasse supérieure qui abrite de nombreux stupas sera ensuite recouverte de plastique. Comme l’éruption et l’émission de cendres continuent, un nettoyage à l’eau n’est prévu qu’après la toute fin de l’éruption.

 

               borobodur-27.10.10-Getty.jpg                     De timides essais le 27.10.2010 - Doc. Getty images.


De nouvelle évacuations : des villageois qui étaient rentrés dans la zone d’exclusion pour contrôler l’état de leur habitation et de leurs champs, affirme avoir vu le léopard de Java quitter le volcan ; ce félin, en voie de disparition et dont il ne resterait que 50 individus, semble vouloir chercher un refuge plus sûr : il ne supporte pas le trémor permanent, et de plus, il est possible que ses proies commencent à manquer, elles-mêmes touchées par les gaz.


Une rumeur a couru hier, rapportant que le volcan ancien Nlanggeran, dans la région du Gunung Kidul au sud-est de Yogjakarta, était occupé à se réactiver ; il aurait produit des grondements et de petites émanations de fumée. Après vérification sur le terrain, rien n’est confirmé : les bruits proviendraient du Mérapi et les fumées ne sont que en fait que des nappes de brume en relation avec un réchauffement matinal de la colline. Ce fait montre bien l’état d’angoisse qui frappe actuellement la population indonésienne.

 

Sources :

- The Jakarta Post - The Jakarta Globe

- Indahnesia.com

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

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                Wai-O-Tapu - sacred waters, volcanic wonders - © Antony Van Eeten

 


Wai-O-Tapu, en Maori "les eaux sacrées", est une aire géothermale active située à l'extrême sud du centre volcanique Okataina, lui-même au nord de la caldeira Reporoa.

 

La caldeira Reporoa, de 10 km. sur 15, s'est formée il y a 230.000 ans au cours d'une éruption qui a libéré 100 km³ d'ignimbrite appelées Kaingaroa. Après la formation de la caldeira, le dôme rhyolitique "The Deer hill" a vu le jour sur la rive sud. Deux autres dômes, le Kairuru et le Pukekahu, ont pris place dans la caldeira, sur une possible faille circulaire.

 

Reporoa-caldeira.pngSituation de la caldeira Reporoa , de la zone géothermale Wai-O-Tapu et des ignimbrites Kaingaroa - doc. A.Nairn & al . référence ci-dessous.


Les champs hydrothermaux Reporoa sont inclus dans la caldeira, tandis que ceux de Wai-O-Tapu et Ohaki (Broalands) sont respectivement au nord et au sud des bords mal définis de la caldeira Reporoa.

 

La zone thermale Wai-0-Tapu, contrairement à l'activité de la caldeira qui a cessé au Pléistocène, a connu une grosse éruption hydrothermale vers 1180.


 

12168_186746481440_645396440_3393382_5766325_n.jpgPour bien débuter, "champagne" !  ... Champagne pool, of course - © Antony Van Eeten

 

 

Wai-o-tapu_panorama---Tokyo-ahead.jpgArtist's palette, à l'avant-plan - Champagne pool, fumant au fond - photo Tokyoahead.


Wai-O-tapu est comparable au Yellowstone, tant au niveau de la diversité de ses structures, qu'au niveau de ses couleurs : on y retrouve en effet des sources chaudes, des geysers, des terrasses, des mares de boues bouillantes. Certains noms ont des connotations similaires : "Artist's palette", "Primrose terrace", et pour faire plaisir aux français, "Champagne pool"...

Champagne Pool est caractérisé par des couleurs orange, données par les fluides géothermaux sursaturés en metalloïdes, comme l'orpiment - As2S3 - et la stibnite - Sb2S3. Des bactéries, tolérantes à de hautes teneurs en arsenic et antimoine, y ont été découvertes, dont le Venenivibrio stagnispumantis (lien). La température en surface est de 73°C, le pH est de 5,5, maintenu constant suite au dégagement gazeux, constitué principalement de CO2, et d'hydrogène, d'azote, de méthane, d'hydrogène sulfuré et de traces d'oxygène.

 

12168_186737691440_645396440_3393285_835116_n.jpg                     "Lady Knox geyser" en pleine action - © Antony Van Eeten

 

  Partout des trous, profonds et aux parois tapissées de soufre, ou remplis de boues liquides ou onctueuses, bien chaudes et fumantes.

 

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                                                                                      © Antony Van Eeten

 

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                                                                                  © Antony Van Eeten

 

 

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                                                                             © Antony Van Eeten

Des lacs, des mares aux couleurs vives, ou pastels, façon Norris au Yellowstone; d'autres zones plus sèches abritent une palette aux tons "passés" .

 

 

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                       Le lac Ngokoro -  © Antony Van Eeten

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                              © Antony Van Eeten

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                        © Antony Van Eeten

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                      © Antony Van Eeten

 

Enfin des terrasses superposées, en échelons : "Primrose terrace" est formé par les eaux chargées en silice provenant de Champagne Pool; Selon un procédé lié à l'évaporation, la silice se dépose de la même façon que sont formées stalactites et stalagmites ... très lentement, on estime qu'elles ont mis 700 ans avant d'atteindre le stade actuel.

 

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                           © Antony Van Eeten


Devenu une réserve scénique en 1931, elle est gérée en partie par des opérateurs touristiques sous le nom de "Wai-O-Tapu thermal wonderland".

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Reporoa

- Bulletin of Volcanology - The Reporoa caldera, Taupo volcanic zone; source of the Kaingaroa ignimbrites - by A.Nairn, C.P.Wood, R.A.Bailey.

- Wai-O-Tapu thermal wonderland - lien.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

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La cendre recouvre la région du Mérapi d'un manteau couleur deuil. - photo James Reynolds / Twitter.


La situation semble se stabiliser au niveau du Mérapi, et bien que le volcan continue à émettre des panaches de cendres s'élevant entre 800 et 1.000 mètres, et des coulées pyroclastiques réduites, il ne devrait pas avoir d'évolution dramatique dans les prochaines heures.

Le niveau d'alerte est maintenu au niveau 4, ainsi que la zone de danger à 20 km en raison des dangers de lahars, qui ont parcouru jusqu'à 16 km. L'aéroport de Yogjakarta reste fermé tandis que celui de Jakarta est de nouveau opérationnel.

Le nombre de victimes a été revu à la hausse : 194 tués et 360.000 déplacés.

 

image-147715-galleryV9-aipk.jpg                   Situation au niveau d'un des drainages du volcan

 

La surveillance du volcan est en cours d'amélioration avec l'installation de nouveaux moyens par l'armée Indonésienne, et les équipes de l'USGS/Cascade Volcano Observatory, à proximité du sommet.

 

Au Bulusan, les premières évacuations ont eu lieu, mais restent limitées : seules 116 personnes ont quitté les pentes du volcan, bien que les chutes de cendres atteignent les bourgades environnantes. Le Phivolcs considère que cette activité est dans les normes pour le Bulusan en période d'agitation; le niveau d'émissions de SO2 demeure bas, avec 168 tonnes/jour, mais le danger de lahars persiste en cas de pluies.

Le survol du volcan confirme, en ce 11.11, une répartition des cendres sur les pentes SO et NO du volcan suite aux 4 explosions depuis samedi; les explosions au sommet ont provoqué la coalescence des deux cratères d'explosions résultant des éruptions 2006-2007 en un seul orifice. L'exame, des dépôts de cendres le 09.11 indique que le matériel émis est "ancien".

Le niveau d'alerte est maintenu au niveau 1, avec une zone de danger permanent de 4 km.

 

 

Sources :

- Mérapi : Associeted Press / Jakarta Globe

- Bulusan : rapports du Phivolcs 11.11.2010

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

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La région du lac Rotorua est environnée d'aires géothermales : après avoir vu Hells Gate, située à l'est du lac, nous analyserons la caldeira de Rotorua, avant de passer à Wai-O-Tapu situé au sud-est (bas de la carte).

 

12168_187100756440_645396440_3397023_2821739_n.jpgLes bords du lac Rotorua, peuplés de cygnes noirs -

 

              
 

Son nom complet,"Te Rotorua-nui-a-Kahumatamomoe", est d'origine Maori et signifie " deuxième lac" ; c'est le deuxième lac découvert par Ihenga, neveu du chef Kahumatamomoe, et explorateur des Te Arawa, confédération de tribus Maoris basée dans les environs du lac.

 

La caldeira Rotorua, large de 22 km., fut formée, il y a 220.000 ans, suite à l'éruption et l'émission de 340 km³ d'ignimbrites rhyolitiques appelées "Mamaku".

L'activité qui a suivi l'effondrement a cessé au Pleistocène et est caractérisée par l'extrusion d'un dôme de lave.

Il y a environ 25.000 ans, trois dômes de lave se sont formés.

La ville de Rotorua et diverses zones géothermales sont localisées dans la caldeira, remplie en grande partie par un lac de cratère.

 

City_of_Rotorua---Sircha.jpgLa ville de Rotorua ressemble à une cocotte-minute sur le point d'exploser - photo Sircha.

 

Rotorua possède un surnom : "sulphur city" , qui lui a été donné à cause des émissions d'hydrogène sulfuré, donnant à la ville une odeur d'oeufs pourris.

Les conditions de vie sont réputées comme dangereuses pour la santé des habitants de Rotorua, chez qui on détermine 5 à 10 fois plus de maladies respiratoires et d'asthme qu'ailleurs dans le pays, en relation avec une pollution chronique... et de temps à autre des décès dus à l'inhalation massive et accidentelle d'H2S.

 

Whakarewarewa, zone géothermale de Rotorua, abrite environ 500 sources chaudes alcalines et au moins 65 geysers; le plus connu est le Pohutu, "Constant splashing" , qui entre en action 2 à 3 fois par heure et expulse un jet d'eau à 10 à 30 mètres de hauteur.

 

Rotorua-AVE--9-.jpgLe geyser "Prince of Wales" et son déversoir coloré par les thermophiles. - © Antony Van Eeten

Rotorua-AVE-Maori-geyser.-3-.-jpg.jpg                      Le geyser Pohutu en pleine action - © Antony Van Eeten

Rotorua-AVE--6-.jpg                    Un oeil sur la tuyauterie ( the plumbing system) - © Antony Van Eeten

Rotorua-AVE--2-.jpg                             Ngararatuatara, source chaude - © Antony Van Eeten 

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                                                Mud pots en série - © Antony Van Eeten

 

 

Whakarewarewa , "le village thermal":

La tribu Maori "Tuhourangi-Ngati Wahiao" a vécu dans cette zone géothermale depuis 200 ans; en 1997, une opportunité lui a été offerte de créer et gérer une expérience au travers d'un village vivant à Whakarewarewa.

 

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         Whakarewarewa - maisons traditionnelles et totem - © Antony Van Eeten

 

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                                 Guerrier tenant une arme de jade -  © Antony Van Eeten

 

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  La même grimace menaçante que sur le modèle !

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La Nouvelle-Zélande, autrefois inhabitée, a été une première fois colonisée par les Maori, en provenance de la Polynésie, il y a un peu plus de mille ans. Arrivés à bord de leurs grands canoës (waka hourua), ils ont baptisé cette nouvelle terre : Aotearoa, ce qui signifie "la terre du long nuage blanc".

Dans le village, on retrouve diverses particularités de la culture Maori : la maison de rencontre, Wharenui, lieu où la tribu enregistre son histoire sous forme de sculptures, dessins, tissages, et qui symbolise un ancêtre (tipuna); des danses folkloriques rappellent les pratiques anciennes de bienvenue ou les danses guerrières, telle le Haka, popularisé par les rugbymen Néo-Zélandais, les All Blacks.

 

MaoriWardance---J.White-the-ancient-Maori.jpgLe haka, danse guerrière - doc. "The ancient history of the Maori" by J.White  1887-1891.

 

large_nztz59-whakarewarewa.jpg         La joie s'exprime par les chants, les danses et les costumes colorés - Maori lifestyles.


On peut y voir aussi les tiki, ces grandes statues de bois antropomorphes marquant la limite d'un site important ou sacré. Dans la mythologie Maori, Tiki fut le premier homme, créé par l'un des Tumatauenga.

 

Tiki1905.jpg Un Maori retouche le tatouage peint sur un tiki dans le village traditionnel de Whakarewarewa - image d'archives Alexander turnbull library 1905.

  La galerie d'art "Te Rauhura" - "le père rouge" - permet d'admirer l'art traditionnel et contemporain du peuple Arawa.

 

12168_187101011440_645396440_3397062_5260375_n.jpg                                                                                          © Antony Van Eeten


Sources :

- Whakarewarewa, the thermal village - site officiel

- Introducing Maori lifestyles - blog sur la culture Maori

- Tatouages Maori - lien

 


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 

Connu depuis plus de 700 ans par la tribu Maori "Ngati Rangiteaorere", qui a occupé et interagi avec ce lieu, il ne fut visité par les premiers Européens que depuis 150 ans. Son nom anglais lui a été donné par le dramaturge anglais Georges Bernard Shaw, qui visita ces lieux au début du 20° siècle... malgré ses convictions athéistes, il fut tellement impressionné par l'endroit qu'il le qualifia de "porte de l'enfer".

 

Ici, les guerriers Maori se baignaient dans les eaux sulfureuses pour y soigner leurs blessures après une bataille. Le nom Maori pour ce parc géothermmal est "Tikitere"; il lui fut attribué après qu'une jeune princesse du nom d'Hurutini s'y soit tuée en se jetant dans une mare bouillante ... elle voulait effacer la honte jetée sur son peuple par son époux qui ne lui témoignait aucun respect. Son corps fut trouvé flottant sur la mare par sa mère, qui se lamenta en criant "Aue teri nei tiki" , "ici gît ma précieuse fille" !

 

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Cette zone géothermale s'est formée il y a environ 10.000 ans lorsqu'un ancien lac profond d'une trentaine de mètres, couvrant la région, a été drainé en six mois vers la mer, laissant les deux lacs existant aujourd'hui : les lacs Rotorua et Rotoiti. Avec la disparition du poids de cette masse d'eau, le soulèvement consécutif et les failles dues à la pression exercée par les vapeurs, une série d'éruptions hydrothermales se sont produites créant les nombreux bassins et structures présentes aujourd'hui.

 

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                                                                                                      © Antony Van Eeten

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Mare bouillante répondant au doux nom de "Cooking pool"  ... on peut y cuire des aliments !

© Antony Van Eeten

 

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Le plan du site n'est là que pour se rappeler le nom des structures : Sulphur lake, Devil's caldron, Steaming cliffs, etc...

 


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        Le seul gryphon du parc géothermal - © Antony Van Eeten

 


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                                                                                       © Antony Van Eeten

 

Ci-dessous, trois mud pots selon leur état respectif d'hydratation  -  © Antony Van Eeten


 

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Outre l'exploration de la zone géothermale, si l'emploi du temps le permet, on peut profiter ici des eaux chaudes et sulfureuses, des bains de boue et autres massages proposés par le Wai Ora Spa, qui prennent une à deux heures.

 

 

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Bannière du site web d'Hells Gate rappelant l'appartenance Maori de la région et les joies du Spa moderne. - Doc. Hells Gate Wai Ora Spa

 

Sources :

- Hells Gate Wai Ora Spa Thermal park - lien

 

 



 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 


seisme-09.10.10.gif                       Le séisme de 5,4 est symbolysé par le carré bleu. - Doc. USGS

 
Un séisme de magnitude 5,4 , dont l'épicentre est situé à 94 km. de Yogjakarta et une profondeur de 75,6 km. de profondeur, a secoué la région ce 09 novembre à 7h03 UTC, créant la panique dans la ville; cette secousse arrivant à un moment d'éruption en cours au Mérapi n'a pu être interprété avec exactitude sur le moment par les habitants. Aucune victime signalée.

D'autre part, l'hôpital général Sardjito annonce une liste de 200 personnes disparues après la dernière éruption majeure de vendredi passé. La plupart appartenaient aux villages de Bronggang, Plumbon, Gadingan, guling et Ngacar. Le nombre croissant de réfugiés submerge les lieux de refuges; tous les lieux sont utilisés comme tels : écoles, mosquées, stades et autres grandes constructions. Des voitures de locations servent aussi maintenant d'abris temporaires.

Le nombre de morts s'est élevé à 151 et celui des évacués se monte à 320.000 aujourd'hui.

Les vols aériens ont repris leur cours normal ce lundi sur Jakarta, après 50 annulations dans la journée de Dimanche. Yogjakarta Adisucipto demeure fermé.

 

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                    Le Gunung Mérapi vu de Keten le 06.11.2010 - photo Beawiharta Reuters.

 


 

L'Anak Krakatau voit, pour sa part, le nombre de ses éruptions s'accroître : vendredi, on dénombrait 615 éruptions, samedi 623 et dimanche 668 éruptions. Les évènements des deux semaines passées ont modifié l'aspect du cratère, qui s'est élargi; son diamètre actuel est de 25 à 26 mètres.

 

 

Le Slamet montre aussi des signes de plus grande activité depuis le 8 novembre, avec des bruits en provenance du sommet et des vapeurs blanche émises. Les habitants sont prêts à évacuer une zone de 15 km. autour du volcan dès que l'ordre officiel sera donné. La route de Purbalingga a été fermée au public, suite à l'activité en hausse de la solfatare. Le statut du volcan avait été augmenté de "normal" à "alerte" depuis fin 2009.


Sources :

- USGS Earthquake Hazards Program

- Berita Liputan.com

- Jakarta globe

- Liputan6. tv - lien Slamet

- Liputan6. tv - lien Anak Krakatau

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

White Island est une propriété privée, devenue "réserve scénique" en 1953; à ce titre, on a la permission d'y accéder par l'entremise de tour operators autorisés, au départ de Whakatane, si le temps le permet. L'excursion dure 6 heures, comprenant aller-retour, visite de 2 heures dans le cratère, lunch et équipement (masque et casque) pour 185 $. - lien vers un des tour operators.

Il est également possible d'effectuer cette visite avec dépose en hélicoptère.

Une visite du cratère grâce aux photos d'Antony Van Eeten/2009:

 

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        Le débarquement se fait par zodiac - © Antony Van Eeten

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 Le zodiac sur le point d'aborder au ponton des installations minières - © Antony Van Eeten

 

A l'approche de l'île, les eaux sont décolorées sous l'effet de la pollution sulfurée en provenance des eaux de drainage chargées en minéraux.


AVE-2.jpg L'énorme cratère égueulé vers le sud - sa taille est donné par l'hélicoptère posé au centre-droit - © Antony Van Eeten

 

Le plancher du cratère est parsemé de bombes de taille métrique !


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 Promenade dans un paysage lunaire - deux groupes de visiteurs donnent l'échelle - © Antony Van Eeten

 

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          Events fumerolliens soufrés  -  © Antony Van Eeten

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Concrétions soufrées entourant des Mud pots  ©Antony Van Eeten

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© Antony Van Eeten

 

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          Le plancher du cratère est parsemé d'évents et de mud pots - © Antony Van Eeten

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         Lourdes émanations gazeuses et mares de boue  -  © Antony Van Eeten

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                                                                                          © Antony Van Eeten

 

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                                                                                           © Antony Van Eeten


La température moyenne des fumerolles (sur plusieurs années) varie entre 101 et 114°C.

Le lac est acide : pH 0,3 - et chaud : températures mesurées

- 08.2003 / 03.2004 : 58°C

- 06.2007 : jusqu'à 74°C.

 

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© Antony Van Eeten

 

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    Les émanations d'acide sulfurique colore les parois en jaune  -  © Antony Van Eeten

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 


  Présentation de White Island par les équipes scientifiques de la GNS.

 

 

L'île inhabitée de White Island fut ainsi nommée par le capitaine Cook, en 1769, à cause de son aspect : elle apparaît presque toujours dans un nuage de vapeur blanche. Celui-ci ne mentionna pas qu'il s'agissait d'un volcan. Son nom en Maori est "Te Puia o Whakaari", qui signifie "le volcan dramatique".

 

map_new_zealand_volcanoes.gifCe volcan marque la partie terminale nord de la "zone volcanique de Taupo" ( TVZ). 

 

 

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La TVZ est un bassin d'arrière-arc formé à l'est d'une zone de subduction et est causé par l'extension de la croûte terrestre; cette extension a créé deux types de structures : des cônes traditionnels de nature dacitique/andésitique/basaltique, et des caldeiras rhyolitiques.


Taupo-volc.-zone.jpg Subduction de la plaque Pacifique sous la plaque Australienne et formation du bassin d'arrière-arc TVZ.

 

Relativement petite, 2 km. sur 2,4, White Island est située dans la baie de Plenty, à 48 km. de la côte de North Island.  Elle culmine à 321 mètres; seule une petite partie du volcan est visible et constitue le sommet émergent d'un volcan sous-marin de 16 km. sur 18. (70% de son cône est sous la mer). Le cratère principal occupe la majeure part de l'île.

 

White-Island - GNS sc.channel

 

 

White Island est constitué de deux stratovolcans andésitiques à dacitiques qui se recouvrent. Le cratère sommital est égueulé vers le sud-est et se termine en pente douce vers la mer.

 

 

 

Son activité historique n'est connue que depuis 1826 et caractérisée par des éruptions intermittentes modérées de nature phréatomagmatique ou strombolienne; mais il est actif depuis très longtemps et occupe une part importante des légendes Maori.

Les 19° et 20° siècles sont marqués par des changements topographiques nombreux du plancher du cratère et la formation de nouveaux évents.

 

 En 1914, un effondrement de la paroi du cratère produit une avalanche de débris qui emporta les constructions et les dix travailleurs d'une mine de soufre; ils disparurent sans laisser de traces. Seul survivant de la tragédie, le chat du camp qui fut recueilli quelques jours après le drame par un bateau de ravitaillement. Un nouveau camp fut établi à un endroit plus sûr, mais la mine de soufre fut abandonnée en 1930, pour manque de rentabilité. Ne subsistent que quelques restes corrodés par les gaz soufrés.

 

White_Island-sulfur-mine---JShook.jpg                 Des restes de la mine de soufre - photo James Shoot / wikipedia.

 

White-island---Christmas-crater-12.02.77-NZGS-S.Nathan.jpg                       Activité au Christmas crater en 1977 - photo S.Nathan NZGS.

 

Aux environs de Noël 1976, l'activité forme deux nouveaux cratères, dont l'un, baptisé Christmas crater, aura une activité continue jusqu'en mars 1978, date à laquelle un nouveau cratère d'effondrement se forme, qui s'appellera Gibrus crater. Cet épisode, du 18.12.1976 au 29.06.1982, a un indice d'explosivité volcanique de 3, selon le GVP.

 

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                  Carte simplifiée du cratère et des évents, établie en 1998 - doc. IGNS.

 

White_Island_Lake_-2000-James-Shook.jpg                        Le lac acide et son déversoir, en 2000 - photo James Shoot.

 

White_Island_---J.Shook.jpgWhite Island - les effluents acides colorent la baie de Plenty - photo aérienne James Shoot

 

Demain, la visite de l'île, grâce aux photos d'Antony Van Eeten, prises en 2009.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - White Island

- GNS Science - New zealand volcanoes

- Explore volcanoes / New Zealand - Taupo volcanic zone.

 

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