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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Place au Stromboli, un des deux volcans Européens les plus actifs, avec l'Etna.

 

stromboli_b-edmayer_01-copie.jpg                Une des meilleures photo aérienne du Stromboli - par B.Edmayer

On remarque le Vancori, point culminant de l'île, et les zones habitées du NE.; les cratères se devinent à droite de la photo, grâce aux fumées émises.


L'île présente un aspect conique typique des stratovolcans, ce qui lui a valu sa dénomination grecque de "strongyle", ce qui signifie "toupie". Sa particularité réside dans ses éruptions régulières (à raison de plusieurs par heure) visibles de fort loin, de nuit, d'où son surnom de « phare de la méditerranée ». Outre la randonnée nocturne au sommet , il est également possible d'observer, depuis la mer, la chute des projections incandescentes le long d'une sorte de toboggan naturel, la Sciara del fuoco (allée du feu) situé sur la face nord-ouest de l'île.

 

Dengler-St---SW-Stromboli-2004.jpg

                      Stromboli, cône parfait vu SO. - photo St Dengler 2004.

 

Topographie et aperçu géologique :

L'île culmine à Vancori - 924 mètres -, mais se prolonge de 2.200 mètres sous le niveau de la mer ... c'est donc un grand stratovolcan qui pourrait rivaliser en taille avec l'Etna, si la mer Tyrrhénienne n'en dissimulait pas les deux-tiers.

La surface de l'île couvre 12 km².

Une photo aérienne, réalisée par le scanner WAOSS, découvre les principaux traits morphologiques du volcan et les zones habitées : le village de Stromboli au NE., et Ginostra au SO.

 

07.96---Martin-scheele---scanner-WAOSS.jpg                      Photo-scanner prise en juillet 1996 - Martin Scheele / GVP.

 

Trois domaines principaux caractérisent la géologie de Stromboli:

1. la partie sud et sud-est est composée des formations volcaniques les plus anciennes, constituées de 3 stratovolcans successifs : les Paléostromboli I, II et III. Les reliefs tuffo-volcaniques du stratovolcan Vancori (924 m.) , ouvert en demi-cercle vers le NE. reposent sur les formations précédentes.

2. Cinq cent mètres au nord du Vancori, le sommet de la Cima (918 m.), séparé du précédent par une dépression profonde d'une centaine de mètres, est le témoin d'un deuxième stratovolcan installé dans l'effondrement du Vancori.

3. A trois cent mètres au NO. de la Cima et 200 mètres en contrebas, se nichent les bouches actives du Stromboli.

Le nombre, la dimension et l'activité des bouches éruptives, localisées sur un replat, varient sans cesse au cours du temps.

 

1994---Andy-Harris.pngStromboli-crateres-05.2001.png

 

 

Les cartes de Andy Harris / in GVP illustrent les changements observés entre 1994 et 2001.

 

 

 

 

Le replat se termine de façon abrupte au NO. par la Sciara del fuoco, qui plonge à 35-38° vers la mer, principale voie empruntée par les coulées et débris du volcan. Le "chemin du feu" s'est formé dans la zone effondrée il y a moins de 5.000 ans , correspondant au Vancori, limitée au nord-est et au sud-ouest par des falaises, Filo del Fuoco et Fili di Barona, qui exhibent une alternance de tufs et coulées recoupées de nombreux dykes.

 

P1000292.JPGStromboli - Les bouches éruptives dominent la Sciara del Fuoco enserrée entre deux falaises, qui paraissent, selon l'angle de prise de vue, assez proches... mais qui sont distantes de 500 à 1.100 m, respectivement au niveau des bouches et de la mer.

-   © Frédéric & Carole Hardy  

 

Au nord-est de Stromboli, se dresse une ancienne cheminée volcanique culminant à 43 m. : le neck du  Strombolicchio, examiné dans un autre article.

 

Stromboli-failles.jpgL'appareil volcanique du Stromboli est probablement situé à l'intersection de deux failles, l'une direction SO.-NE., passant par Panarea et Lipari, l'autre de direction E-O.

 

Document d'A.Tibaldi - A new geological map of Stromboli ... / Stratigraphy and geology of volcanic areas - The geological society of America.

 

L'activité sismique de Stromboli est intense et se traduit par des microséismes liés aux explosions du cratère et aux mouvements du magma dans les conduits volcaniques.

 

Evolution géologique de Stromboli :

- Activité datée de 200.000 ans du Strombolicchio; sa lave est de composition andésito-basaltique. A cette époque, l'île du Stromboli n'existait pas encore.


- Il y a 160.000 ans, le Stromboli émerge des flots, dans la partie SE. de l"actuelle île, tandis que le Strombolicchio est en voie d'érosion... et va continuer à "disparaitre" durant la "croissance" du Stromboli.

- Le Paléo-Stromboli :

  * Paléo-Stromboli I & II : 158.000 à 56.800 ans +/- 9.100 ans

     des coulées de laves et des dépôts pyroclastiques édifient

     un stratovolcan.

  * Paléo-Stromboli III : 37.000 ans +/- 6.000 ans.

     le centre d'activité se déplace au NO., avec édification d'un

     cône s'élevant à 700 m. au dessus du niveau de la mer.

- Le complexe de Scari et le volcan Vancori :

  Le complexe de Scari est visible à Scari et au sud-ouest, dans

  une séquence formée de bombes et dépôts pyroclastiques et

  de lahars, datés de 36.600 ans.

  Volcan Vancori : des laves et pyroclastites shoshonitiques,

  âgées de 28.000 à 15.000 ans, sont empilées au dessus des

  dépôts du complexe de Scari. Cette période se termine par

  l'effondrement des parties ouest et nord-ouest du volcan.

- Néo-Stromboli : 15.800 à 7.600 ans.

  Des coulées basaltiques reconstruisent les parties effondrées

  du Vancori à partir d'un centre éruptif, localisé au

  centre-nord de l'actuelle crête de Vancori.

  Des centres éruptifs secondaires sont responsables de la

  formation du "Timpone delFuoco", un petit cône-bouclier

  localisé près de Ginostra et de coulées de laves au N. de l'île.

- Le volcan actuel et la Sciarra del Fuoco :

  Entre 10.000 et 5.000 ans, le flanc nord-ouest du Stromboli

  s'effondre à nouveau.

  Les dépôts émis à cette époque sont visibles au fond de

  la mer, au NO. de l'île, jusqu'à une profondeur de 2.000

  mètres.

  Le glissement de terrain laisse une dépression en fer-

  à-cheval, dans le secteur sommital, puis le cratère actuel

  apparait en contrebas de La Cima.

  Ce cratère est en activité quasi permanente depuis au moins

  2.500 ans et émet des produits trachybasaltiques.

 

Des schémas clairs illustrant cette littérature sont disponibles sur le site de "Stromboli on line" - évolution géologique.

 

Actu-5-0521-copie.jpg  Document in "Guide des volcans d'Europe et des Canaries" - M.Krafft et de Larouzière.

 

 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & de Larouzière.

- Le volcan Stromboli - Alain Melchior, géologue et webmaster du site Lave-Belgique.

- Global Volcanism Program - Stromboli.

- INGV Catania - Stromboli, isole Eolie.

- Stromboli on line - schéma sur l'évolution géologique du volcan Stromboli.

- Neck, pouvoir et religions : le Strombolicchio et les légendes - sur ce blog - lien

 


 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Un intermède artistique en ce dimanche, avant d'attaquer le phare de la Méditerranée, le Stromboli.


 Vulcano---Hermitage---JP.Houel-copie-1.jpg

          "Vue intérieure du cratère de Volcanello"  -  Houel, Jean-Pierre-Laurent.

 

Malgré son intitulé, cette gouache représente bien le cratère de La Fossa à Vulcano, avec en fond, comme on peut encore le voir de nos jours, les îles de Filicudi, de Salina avec ses volcans jumeaux, de Lipari, les Faraglioni et Vulcanello, inhabité et dénudé à cette époque.

D'une précision presque photographique, et datant d'avant son invention, elle dévoile le cratère, profond et présentant de nombreuses fumerolles, ainsi que les parois de La Fossa, ravinées et parsemées de bombes.

A titre de comparaison, la photo ci-dessous prise en 2009.

 

P1000554 CHB

                                                                                         © Frédéric & Carole Hardy


Cette oeuvre, gouache et crayon, de 30,8 cm sur 45, date de 1770.

Elle fait partie d'une série de dessins préparatoires à une édition constituée de gravures s'appelant " Voyage pittoresque des îles de Sicile, Malte et Lipari, où l'on traite des Antiquités qui s'y trouvent encore; des principaux phénomènes que la nature y offre; du costume des habitants, et de quelques usages".

 

Une autre gouache, du même peintre, nous dévoile Vulcano vu de l'île voisine de Lipari, avec cet aspect "grand angle" souvent adopté par les pratiquants de la technique du croquis. Cette gouache, retouchée au pinceau, mesure 29,5 cm sur 42,5. et est datée entre 1776 et 1779.

Ces deux oeuvres sont conservées au Musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg.

 

Vulcano-from-Lipari---Hermitage---JP.Houel.jpg                 "Vue de l'île de Vulcano depuis l'île de Lipari"  -  Houel, Jean-Pierre-Laurent.

 

Une photo, un peu reserrée mais qui ne manque pas de piquant, de la falaise à gauche et de Vulcano, permet de faire ressortir les talents de paysagiste de Houël.

 

Vulcano-vu-de-lipari3-CHB.JPG

                                                                                 © Frédéric & Carole Hardy

 


Jean-Pierre Louis Laurent Houël est un graveur, dessinateur et peintre français né le 28 juin 1735 à Rouen et mort le 14 novembre 1813 à Paris. Né dans une famille d’artisans prospères, Houël fit connaître de bonne heure son goût pour l’art du dessin, dont il commença l’étude à l’âge de quinze ans à l’école des Beaux-Arts de Rouen, sous la direction de Jean-Baptiste Descamps. Il y acquit une familiarité avec les œuvres des peintres néerlandais et flamands qui fut déterminante sur le choix qu’il fit de se spécialiser dans la peinture de paysages. Placé ensuite chez un habile architecte, il y étudia la perspective ; puis, toujours poussé vers son art de prédilection, il alla à Paris, où il entra dans l’atelier de Le Bas, le fondateur de la belle gravure à l’eau-forte. Devenu l’un des meilleurs élèves de ce maître, Houël, encouragé par un amateur des plus distingués, M. Dazincourt, reçut des leçons de Casanova et se livra à l’exercice de la peinture sans néanmoins négliger la gravure ; puis, mettant à exécution le projet, qu’il avait formé depuis longtemps, d’aller se perfectionner en Italie, il obtint une pension du roi et partit pour Rome.

Plus tard, animé du désir de visiter l’Italie une seconde fois, il partit de nouveau et parcourut le royaume de Naples, la Sicile, les îles de Malte et Lipari en 1776. Ce fut dans ce voyage qu’il amassa les matériaux de son grand ouvrage pittoresque, ouvrage dont, à son retour en France, il grava, d’après ses propres dessins, cent soixante-quatre planches à l’aquatinte et rédigea le texte explicatif, qu’il publia de 1782 à 1787 (4 volumes in-folio). Certaines de ses planches seront achetées par Catherine II de Russie entre 1782 et 1783, et sont conservées au musée de l’Ermitage. (Wikipedia)

 

Sources :

- Arthermitage - Jean-Pierre-Laurent Houël - lien

- The State Hermitage Museum - lien

 

Les oeuvres reproduites ici le sont à titre "personnel et non commercial"

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le complexe volcanique de Panarea - 460 km² -, pour la plus grande part submergé, est situé à mi-chemin de Lipari et Stromboli, dans la partie est des Eoliennes.

 

Panarea_panoramique---E.Brunnier.jpg         L'île de Panarea, vue de l'est - point culminant : le Punte del Corvo - doc.wikipedia


mappa_panarea.jpg

L'île de Panarea culmine à 421 m. à Punta del Corvo et git sur le côté ouest d'une plate-forme peu profonde située à moins 130 m. Elle a une surface de 3,3 km². La morphologie de Panarea est fortement asymétrique : tandis que les zones est et sud de l'île possèdent des côtes relativement plates marquées de 3 terrasses d'érosion formée à une époque où le niveau marin était plus élevé, les zones ouest et nord-ouest ont des côtes abruptes; ceci est du à une combinaison de phénomènes d'érosion, d'activité volcano-tectonique le long de faille et d'effondrement.

Au sud de Panarea, deux pics se dressent à 300 m. Ce sont des dômes de lave dacitique.

 

Panarea_Castello_Tribunale---italian-wiki.jpg  Panarea - dômes dacitiques : au centre, le Castello et à droite, le Punta del Tribunale.

   Italian wikipedia.

 

Panarea est habité en permanence par quelque 300 personnes, mais ce nombre décuple en saison touristique, auquel s'ajoutent les visiteurs journaliers ... c'est la cohue !.

 

Une série d'îlots - Dattilo, Lisca Bianca, Bottaro, Panarelli et Lisca Nera - perce la surface pour former le bord d'un cratère submergé et contenant des ruines romaines. 

Le dôme de lave submergé Secca dei Pesci et le dôme rhyolitique Basiluzzo sont situés le long d'une crête qui s'étend en direction de Stromboli.

 

Panarea-x-Capo_Milazzese-copie.jpg

Panarea - Capo Milazzese - péninsule constituée de coulées andésitiques, et abritant les restes d'un village de l'âge de bronze. - doc.wikipedia.

 

L'histoire volcanique du complexe Panarea débute il y a 200.000 ans, caractérisée par des laves calco-alcalines.


Trois grandes étapes caractérisent la formation de Panarea :

1. le Paléo-Panarea : dômes et coulées mineures de composition andésito-dacitique (Calcara, Punta Palisi, Scoglio La Nave, Punta Scritta) dans la partie nord; le dôme de Ditella appartiendrait à cette période; dans la partie sud, l'émission de laves andésitiques a été suivie par l'extrusion de deux dômes dacitiques - des épines - la Punta del Tribunale et Castello.

2. la période intermédiaire : l'extrusion de dômes de lave caractérise cette période : ils ont formé une crête orientée SE-NO et une rangée de dômes au SSO de Punta Muzza. Les laves andésitiques composant la péninsule de Capo Milazzese datent de cette période.

3. Après une période de repos, une dernière phase est responsable de la formation d'un dôme à Cardosi au NO. de l'île. L'activité explosive a déposé des scories andésitiques dans le Falcone-Punta del Corvo et des ponces dacitiques près de Castello di Salvamento.

Cette période d'activité se termine il y a 130.000 ans.


Carte relatant ces épisodes : sur le site de Boris Behncke.

 

Panarea---INGV.jpg       Zones de décoloration de Bottaro et Lisca Blanca - photo INGV 2002 / GVP. - Légende ci-dessous.

 

zones-de-decoloration-2002.jpgAprès cette phase, le foyer de l'activité volcanique s'est déplacé de l'île principale vers la mer, à l'est.

Il y a moins de 10.000 ans, un dôme de lave sort de la mer pour former l'île de Basiluzzo; cet épisode est suivi d'un effondrement et d'un affaissement qui a continué jusqu'en période historique... des ruines de l'époque romaine se trouvant actuellement sous le niveau marin en témoignent.

Une activité hydrothermale vigoureuse a marqué la plate-forme submergée, y créant des champs fumerolliens; des explosions hydrothermales sous-marines ont été enregistrées. Ces fumerolles ont augmenté leur production à partir de novembre 2002 - détails sur GVP.

En janvier 2004, des perturbations du même genre ont été attribuées à des glissements de terrain sur les pentes sous-marines de Lisca Bianca.

 

Sources :

- Italy's volcanoes - the cradle of volcanology - Panarea, volcanic island

- Global Volcanism Program - Panarea

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

L'activité magmatique subaérienne de Vulcano a débuté il y a environ 120.000 ans, à la fin de la dernière période d'oscillation du niveau des mers.

Selon les auteurs, on distingue entre 3 et 6 grandes étapes ; j'ai favorisé l'explication de la GNV correspondant le mieux aux cartes géologiques simplifiées. - Documents INGV/GNV/DPC.

 

Sicile-08-931-copie.jpg

 

Phase 1 : formation du volcan "primordial".

La partie la plus ancienne de l'île s'est formée entre il y a moins 120.000 et 100.000 ans, dans une période interglaciaire. Le cône avait à l'origine un diamètre approximatif de 5 km au niveau de la mer et une élévation de 800 à 1.000 m. Plusieurs stratovolcans trachybasaltiques s'édifièrent en fait dans la partie sud de l'actuelle Vulcano : les Monte Aria, Luccia et Saraceno en sont des témoins bien conservés.

 

Phase 2 : Il Piano caldera.

Cet ensemble s'est effondré il y a environ 97.000 ans, pour former la caldeira del Piano, vaste dépression entourée d'une couronne de reliefs : diamètre 2,5 km. - parois subverticales de 300 m.

(Ndlr : coquille dans le schéma GNV )

La dépression s'est peu à peu remplie par des coulées de lave et des produits pyroclastiques générés par des éruptions qui ont eu lieu il y a 99.000 à 50.000 ans.

Puis le volcan s'est endormi pendant plus de 30.000 ans.

 

Sicile-08-931-copie-3.jpg

Phase 3 : Lentia.

A la fin de la glaciation Würmienne, entre moins 24.000 et moins 15.000 ans, de nouvelles activités se produisent dans les zones périphériques de l'île, l'ensemble le plus important étant le Monte Lentia, complexe de coulées et dômes rhyolitiques à trachitiques.

Des éruptions de tufs ignimbritiques, d'origine non élucidée, comblent en partie la caldeira del Piano.

Le nord de l'île s'effondre pour former une caldeira de 3 km. de diamètre et 500 m. de profondeur : la caldeira della Fossa.

 

Phase 4 : La caldera della Fossa.

Des fissures concentriques et radiales à la caldeira facilitent la montée du magma.

Une partie de la caldeira est envahie par le mer causant des éruptions hydromagmatiques.

Un édifice sort dans la partie nord de l'effondrement : le Faraglione.

Une période d'activité, datée de moins 6.000 ans à aujourd'hui, débute : de nombreux cycles éruptifs  sont identifiés. Au 6°siècle après JC., le cratère actuel Fossa II commence à s'ériger, à 400. m. au sud-ouest de Fossa I.

 

Lazzaro-Spallanzani---Vulcano.jpgGravure parue dans le livre de Lazzaro Spallanzani (1729-1799) - il descendit dans le cratère du volcan, notant des colonnes basaltiques, attachées aux côtés intérieurs de celui-ci.

Dans son livre "Viaggi alle due Sicilie e in alcune parti dell'Appennino" - 1797.


En 1739, la coulée d'obsidienne "Pietre Cotte", de 2,5 millions de m³, se met en place.

La dernière éruption a lieu de 1888 à 1890. Cette dernière éruption a permis à Giuseppe Mercalli de définir le type "vulcanien".

 

Vulcano_-Mercalli1889-14.02.jpgVulcano - éruption de 1889 - photo G.Mercalli / à noter les belles bombes émises par le volcan.

 

Giuseppe Mercalli, abbé, sismologue et volcanologue  (1850-1914),enseigna la géologie et la minéralogie à l'Université de Catane, puis la volcanologie et la sismologie à celle de Naples. En 1911, il a pris la direction de l'Osservatorio Vésuviano. Il a crée une échelle, subjective, de mesure de l'intensité des séismes sur base des effets produits, et classifié les types d'éruptions volcaniques.

 

 Vulcano in 1889

                       Vulcano - éruption du 21.09.1889 - archives photo G.Mercalli.

 

Elle ne fit pas de victimes, l'île n'étant peuplé que de bagnards extrayant le minerai.

Guy de Maupassant relate sa visite à Vulcano, en 1890, dans son livre "La vie errante" ; en voici un extrait :

 

"Je commence à monter par un étroit sentier qui serpente dans la cendre et dans la lave, escarpé, glissant et dur. On aperçoit une immobile cascade de soufre qui s’est épanchée par une crevasse. On dirait des ruisseaux de féerie, de la lumière figée, des coulées de soleil. J’atteins enfin, sur le faîte, une large plate-forme autour du grand cratère. Le sol tremble, et, devant moi, par un trou gros comme la tête d’un homme, s’échappe avec violence un immense jet de flamme et de vapeur, tandis qu’on voit s’épandre des lèvres de ce trou le soufre liquide, doré par le feu. Il forme autour de cette source fantastique, un lac jaune bien vite durci. Plus loin, d’autre crevasses crachent aussi des vapeurs blanches qui montent lourdement dans l’air bleu. J’avance avec crainte sur la cendre chaude et la lave jusqu’au bord du grand cratère.

Au fond de cette cuve immense appelée la Fossa, large de cinq cents mètres et profonde de deux cents mètres environ, une dizaine de fissures géantes et de vastes trous ronds vomissant du feu, de la fumée et du soufre, avec un bruit formidable de chaudières. On descend le long des parois de cet abîme, et on se promène jusqu’au bord des bouches furieuses du volcan. Tout est jaune autour de moi, sous mes pieds et sur moi, d’un jaune aveuglant, d’un jaune affolant."

 

Phase 5 : Vulcanello.

Actu-5-6176-copie.jpg

Carte géologique simplifiée - photo prise au centre GNV "Marcello Carapezza à Vulcano.

 

 

Tandis que se construit le cratère de Fossa I, Vulcanello naît sur la faille N-S. L'activité de ce volcan à trachyandésite, trachyte et téphrite à leucite, commence selon plusieurs historiens en 183 avant JC., et se poursuit en 126 et 91 av.JC. Il s'agit d'abord d'une île.

Vulcanello---Keller-1980.jpgTrois cratères partiellement imbriqués sont responsables de l'activité volcanique, qui durera jusqu'en 1550 après JC; à cette date, Vulcanello est reliée à l'île principale par une accumulation de dépôts pyroclastiques, qui va former un isthme entre les ports de Vulcano levante et V. ponente.

Carte schématique des cratères de Vulcanello - Keller 1980.

 

P1000498.JPG

Les cratères de Vulcanello, vus du haut de La Fossa - avec à gauche, Lipari et à droite, Panarea - © Frédéric & Carole Hardy


Un lieu de l'île s'appelle la « Vallée des Monstres » - la Valle dei Mostri, située non loin du volcan. En fait ce sont de très vieilles projections de bombes qui ont formé des silhouettes naturelles torturées.

 

Actu-5-6260-copie.jpg                                   Vulcanello - Valle dei Mostri - © B.Duyck


Actu-5-6266-copie.jpg  Les « rochers errants » évoqués par Circé, dans le chant XII de l'Odyssée d'Homère, seraient les faraglioni situés entre Lipari et Vulcanello. - © B.Duyck

 


 

Sources :

  - Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & de Larouzière.

- Documents INGV - Instituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia & GNV - Gruppo Nazionale per la Vulcanologia, reçus au Centro GNV "Marcello Carapezza"  de Vulcano.

 

- Lazzaro Spallanzani, “Viaggi alle due Sicilie e in alcune parti dell'Apennino”, 1797 (Voyages dans les deux Siciles et dans quelques parties des Apennins).

- Guy de Maupassant - "La vie errante".

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Excursion à La Fossa :

 

Actu-5-6124-copie.jpgVulcano - l'état de l'esplanade du débarcadère après le lahar ... l'auto a faillit finir dans la mer; il a fallu deux jours pour tout déblayer au bulldozer. - © B.Duyck  

 

 

Je suis arrivé en fin d'après-midi sur Vulcano, avec les nuages. La nuit s'est passée sous de violents orages; au matin, les rues basses étaient sous 15 cm. d'eau et un mini lahar avait fait descendre cendres et pierres du volcan jusque dans le port ... ascension compromise : nous avons dû attendre le feu vert d'un guide "arnaqueur", qui a profité de l'occasion pour augmenter ses tarifs, pour pouvoir enfin, vers 16 h., monter à La Fossa.

 

Actu-5-6209-copie.jpg      Vulcano - montée à La Fossa - une partie du chemin a été emportée par un lahar

        (voir au niveau des personnages au centre )  -  © B.Duyck  

 

Après la montée dans les cendres en suivant le trajet supposé du chemin qui avait en partie disparu, emporté par le lahar, on accède à une zone de tufs rouge-rosâtre, représentant les éjections de Fossa II, au stade initial.

 

Actu-5-6248-copie.jpg         Vulcano - montée à La Fossa , zone de tufs rouge-rosâtre. - © B.Duyck


Puis, arrivée sur des tufs noirs, correspondant à l'activité récente de ce même volcan.

Le cratère se découvre, sous un vent violent : des fumerolles habillent les lèvres est et nord, et sortent du cratère de quelques 500 mètres de diamètre. On aperçoit le fond, d'un diamètre de 200 mètres, encore perturbé par les pluies de la nuit précédente.

 

Vulcano-pano--copie.jpg

                                                                                                                 © B.Duyck

 

La traversée des fumerolles se fait, masque obligatoire, à l'endroit indiqué par le guide ... "chaud aux fesses", on ne s'attarde pas dedans !

 

z-IMG 6243 copie

              "C'est LA ... qu'il faut passer !"  - © B.Duyck


Eric Reiter précise dans un article sur "les minéraux fumerolliens de Vulcano" que : "La composition chimique des gaz (et donc des fumerolles) dépend en grande partie de leur température :

- Jusqu’à 100°C, les fumerolles sont constituées d’eau et de gaz carbonique
- Entre 100 et 300°C, le composant majoritaire est l’eau mais elle est accompagnée d’acide borique, de gaz carbonique, de méthane, d’hélium, d’argon, d’ammonium, et de sulfure d’hydrogène
- Entre 300 et 500°C contiennent de l’eau, de l’hydrogène sulfuré, du dioxyde de soufre, de l’hydrogène et de l’acide chlorhydrique
- Au dessus de 500°C, les fumerolles sont dites sèches car elles ne contiennent plus d’eau. Leurs constituants sont alors l’hydrogène, le dioxyde de soufre, le fluor et le chlore."


Les températures des fumerolles ont beaucoup varié dans le temps avec des pics observés en 1920, 1930 et 1945.  Quelques exemples : en 1924, 624°C - en 1934, 465°C - en 1972, 210°C - en 1989, 550°C - entre février 1995 et décembre 1996 : entre 400 et 500°C. - en 2004, 500°C  (Krafft - Reiter - GNV)

 

L'examen de l'intérieur du cratère se fait toujours sous surveillance : tous les états du soufre sont ici visibles, monoclinique, en bloc, liquide, différents sulfures. Les magnifiques petites aiguilles jaunes sont malheureusement intransportables ... et le réalgar - sulfure d'arsenic - aussi ... j'ai dû éjecter vite fait un morceau que j'avais mis en poche, transformé pour part en acide sulfurique sous l'effet de l'humidité. (prenez des boites plastiques pour échantillonner)

 

z-IMG_6229-copie.jpg

                  Vulcano - cratère de La Fossa -  évent coloré par le soufre  -  © B.Duyck


z-IMG_6228-copie.jpg  Vulcano - cratère de La Fossa - le réalgar colore les dépôts de soufre en orangé - © B.Duyck


Actu-5-6236-copie.jpg

                  Vulcano - cratère de La Fossa - bloc de soufre  -  © B.Duyck

 

Les éruptions vulcaniennes projettent des fragments de lave déjà consolidés ou très visqueux, qui forment ces bombes "en croûte de pain". La croûte, formée lors de la trajectoire atmosphérique, se craquelle sous l'effet de la sortie des gaz contenus dans la lave. La plupart des bombes sont de composition trachytique à plagioclase et olivine.

Il est interdit de descendre dans le fond du cratère, en raison des concentrations mortelles en dioxyde de carbone, gaz inodore et "lourd", qui s'accumule dans la dépression.

 

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  Vulcano - cratère de La Fossa - bombe en croûte de pain (hauteur 50-60 cm.), éjectée lors de la dernière éruption  -  © B.Duyck

 

Sur le flanc nord de La Fossa, une coulée d'obsidienne rhyolitique, la coulée "Pietre Cotte" date de l'éruption de 1731-39. La haute viscosité de cette coulée ne lui a pas permis de s'étendre jusqu'à la base du cône; le front de la coulée présente de nombreux microplissements.

 

Actu-5-6191-copie.jpg                                Obsidienne rhyolitique de Vulcano - © B.Duyck  

 

Descendre du cratère se fait par deux voies : le même chemin qu'à la montée, ou directement en "surfant" sur les cendres du flanc occidental.

 

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             Fin de journée sur les Eoliennes, du sommet de La Fossa, à l'avant-plan.

          De gauche à droite : Filicudi, Salina, Lipari  -  © Frédéric & Carole Hardy

 


 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & de Larouzière.

- Documents INGV - Instituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia & GNV - Gruppo Nazionale per la Vulcanologia, reçus au Centro GNV "Marcello Carapezza"  de Vulcano.

- Terre et volcans - les minéraux fumerolliens de Vulcano - lien

- Spectro-sciences : les fumerolles - E. Reiter

- Réalgar - mindat.org

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
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Vulcano, l'île la plus au sud de l'archipel Eolien, voit son nom rattaché depuis toujours au volcanisme.

Les grecs, puis les romains, intrigués par ces montagnes fumantes, ont assimilé Vulcano, l'ancienne Hiéra, à l'île sacrée d'Héphaïstos - Vulcain - qui forgea, avec l'aide des cyclopes, les armes des dieux.

Le nom même de "volcan" en dérive et ses éruptions ont été qualifiée de "type vulcanien" :


600px-Vulcanian_Eruption-fr.svg.pngCes éruptions sont de type explosif et très violentes, car la lave, acide et très visqueuse, se solidifie facilement au sommet de la cheminée, bloquant ainsi les voies de sortie. Les gaz prisonniers et soumis à des pressions de plus en plus fortes, provoquent à un certain moment une violente explosion qui projette dans les airs de grandes quantités de matériaux éruptifs. Ce type de volcan est caractérisé par une activité discontinue. Comme la quantité de matériaux rejetés au cours d'une éruption est très élevée, il doit se passer un certain intervalle de temps avant que le magma se soit accumulé en quantité suffisante dans la chambre intérieure, pour ranimer l'activité volcanique.

 

Actu-5-6127-copie.jpg   Vulcano - arrivée à Poro di Levante avec La Fossa en point de mire - © B.Duyck

 

Le premier contact avec le volcanisme de Vulcano  est visuel : de nombreuses fumerolles animent le sommet plutôt plat de la structure qui domine le port ... ensuite, ça devient olfactif : une odeur d'oeuf pourri va en s'accentuant avec l'approche du débarcadère, jusqu'à entêter !

On a Vulcano dans les yeux, dans le nez, et même dans la peau, si on y reste quelques jours ...l'odeur de soufre reste sur le corps, se remarquant dans la transpiration.

 

Géomorphologie :

L'île est située 600 mètres au sud de Lipari, dont elle est séparée par un chenal peu profond; ses 22 km² de surface peuvent se diviser en trois grandes unités géomorphologiques.

 

Isola_vulcano---Brisk-wiki---indications.jpg        Vue aérienne de l'ensemble Vulcano - Vulcanello - d'après un doc. Brisk/Wikipédia.

 

Au sud, de nombreux volcans,  comme le Monte Aria (point culminant :500 m.), le Monte Saraceno (481 m.) et le Monte Luccia (188 m.) Le vulcano Piano est une caldeira d'effondrement, zone dépressionnaire, en forme de fer-à-cheval ouvert vers le NO.

 

Actu-5-0518-copie-bis.jpg  Géomorphologie de Vulcano - in Guide des volcans d'Europe - Krafft & de Larouzière

 

Au centre, la grande caldeira de Vulcano, large de 3 km. et profonde de 500 m. Elle set bordée à l'ouest par le Monte Lentia (187 m.) , ensemble de dômes et de dykes dégagés par l'érosion, comme le Capo Grosso et la Cala del Formaggio.

 

Vulc_Lentiadome.JPG                  Vulcano - Dôme rhyolitique de Lentia au nord-ouest de La Fossa -


43.1201954971Dans la partie NE. de la caldeira, se dresse le reste d'un édifice volcanique restreint, le Faraglione di Porto di Levante.

 

 Au centre de l'ensemble effondré, s'est érigé le cratère de Vulcano Fossa, fortement entamé de barrancos; il se compose d'un vieux cratère, Fossa I, et de l'actuel cratère, Fossa II, au sud-ouest du premier.

L'appareil volcanique a une base de 2.000 mètres de diamètre, culmine à 391 mètres, et des pentes à 35° d'inclinaison; le cratère sommital actuel a 500 mètres de diamètre ... nous l'examinerons en détail demain.

Bien que les éruptions vulcaniennes soient explosives, il existe plusieurs coulées de lave sur les flans de La Fossa : épanchements de lave à Punta Nere, Palizzi et Piano Forte; une belle coulée d'obsidienne, la coulée Pietre Cotte, est bien en relief sur le flanc NO. de La Fossa.

 

Au nord, le petit volcan Vulcanello (123 m.) a trois cratères alignés sur une fissure NE-SO. Au départ une île, Vulcanello, est relié à Vulcano par un isthme qui n'est qu'à un mètre au-dessus du niveau de la mer.

 

Actu-5-6241-copie.jpgVus depuis la zone fumerollienne située sur la lèvre nord de La Fossa : l'isthme reliant Vulcano à Vulcanello, plus loin Lipari, masquant en partie Salina (sur la gauche); on aperçoit Panarea à l'extrême droite. - © B.Duyck  

 

Les principaux appareils volcaniques de Vulcano et Vulcanello sont alignés sur une faille majeure, la faille de Tindari-Letojanni, de direction N-S., qui se pousuit à Lipari; cette faille est mise en évidence par l'alignement des zones de fumerolles et des anomalies thermiques.

 

L'activité actuelle de Vulcano est toujours présente, et il reste un des volcans les plus dangereux des Eoliennes :  au pied du volcan, s'est maintenant développé un centre touristique et de villégiature fortement peuplé et sous la menace d'une nouvelle éruption; bien que son activité soit latente depuis une centaine d'années - seulement - le risque est potentiellement élevé.


L'activité sismique est encore intense de nos jours, et deux foyers de séismes d'origine volcanique ont été détectés, probablement en rapport avec le réseau de failles et trahissant peut-être l'existence de deux réservoirs magmatiques superficiels : l'un à 1 km. sous La Fossa, l'autre à 2 km. sous l'isthme reliant Vulcano à Vulcanello. (M.Krafft)


Des phénomènes fumerolliens se manifestent sur trois zones : le cratère de Fossa II, la baie d'Acqua Calda et les fonds sous-marins de Spaggia Lunga.

Les fumerolles de La Fossa se localisent sur des fisssures radiales et concentriques au cratère, avec le développement de champs fumerolliens principalement sur les lèvres est et nord du cratère.

 

z-IMG 6216 copie 2       Vulcano - champ fumerollien de la lèvre du cratère La Fossa II - © B.Duyck


Le champ fumerollien de Porto di Levante comporte le long de la plage d'Acqua Calda, de nombreuses fumerolles qui s'exhalent même sous l'eau : composées principalement de vapeur d'eau et gaz carbonique, elles peuvent atteindre les 100°C ... attention où vous mettez les pieds !

 

Actu-5-6169-copie.jpgVulcano - Acqua Calda (eaux chaudes) - des fumerolles percent le sable noir - © B.Duyck


Le Faraglione proprement dit est riche en grottes artificielles, qui furent exploitéess jusqu'à la dernière éruption, avec production d'alun, de soufre,et d'acide borique.

Il y a une trentaine d'années, la société pétrolière Agip fit un forage à Acqua Calda, atteignant vers 300 mètres de profondeur une source de vapeur, insuffisante cependant pour une production géothermique. L'emplacement du forage est occupé par les bains de boue, les Pozza dei Fanghi.

Les courageux s'y enduiront de boue chaude et pestilentielle, aux vertus prétendues thérapeutiques; ils s'y prélasseront - attention, pas trop longtemps ! - avant de se rincer dans la mer proche, tiédie par d'autres émanations. Votre maillot risque d'y "laisser sa peau",

littéralement mangé par les émanations volcaniques ... et si vous testez, faite le en couple ou pas du tout, question rémanence d'une douce odeur.

 

Actu-5-6183-copie.jpg            Vulcano - Pozza dei Fanghi bordant la mer, côté levant - © B.Duyck

 

Demain, nous montons à La Fossa !

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Vulcano

- INGV - Vulcano, isole Eolie

 

 


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Publié le par Bernard Duyck
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z---IMG_6203.jpg      Lipari, la ville et le "Castello",à flanc de volcans, sur l'île du même nom  -   © B.Duyck


Brève historique :

Lipari, l'île la plus vaste et la plus complexe des Eoliennes, a eu une importance majeure en méditerannée dès le Néolithique, où elle était un des centre d'exploitation et de commerce de l'obsidienne et de la ponce.

 

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Lipari - vestiges d'habitations de l'âge de bronze, près de l'église St Catherine - © B.Duyck


 

Elle vit défiler tous les conquérants et leurs armées : Lipari fut colonisée par les grecs dès 580 avant JC., puis vinrent les Etrusques, les Carthaginois, les Romains. Suite à l'invasion Arabe, en 839, et après massacres et déportations de la population réduite en esclavage, l'île demeura déserte pendant quelques siècles ... jusqu'à la reconquête par les Normands. Les Ottomans, avec Barberousse, déportèrent à nouveau les habitants.

Lipari fit repeuplée sous Charles Quint et suivi à partir de là, les destinées de la Sicile et du royaume de Naples.

 

Géomorphologie :

Sur 38 km², Lipari comporte trois grandes unités géomorphologiques.

1. A l'ouest, de nombreux stratovolcans : Timpone, Monte Mazzacaruso, Monte San angelo, Monte Chirica, Costa d'Agosto, Monte Rosa

2. Au sud, les dômes extrusifs du Monte Guardia et Giardina.

3. Au nord-est, deux volcans : Forgia Vecchia et Monte Pilato. La coulée principale du Monte Pilato, Rocche Rosse, est un des plus beaux exemples d'épanchement d'obsidienne. Les nappes de ponce atteignent 200 mètres d'épaisseur autour du Pilato et étaient exploitées jusque récemment à Porticello et Acquacalda.

 

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Lipari - à gauche, le dôme extrusif du Monte Guardia, à droite un autre cratère, la tête dans les nuages - © B.Duyck

 

Les appareils volcaniques récents de Lipari sont situés sur un réseau de failles de direction nord-sud qui passe également par Vulcanello et La Fossa de Vulcano.

Le volcanisme ne se manifeste actuellement uniquemment par quelques sources thermales et fumerolles.

 

Actu-5-0519-copie.jpgActu-5-0519-copie-bis.jpg

 

Age des éruptions : (Krafft et de Larouzière - carte de situation cidessus)

Le développement du complexe volcanique s'est fait en quatre grandes périodes.

1. L'activité débute entre 160 et 130.000 ans avec l'édification de 12 stratovolcans andésitique à trachyandésitique dans la partie ouest  de l'île : c'est d'abord un volcanisme sous-marin à hyaloclastites et pillow-lavas, aved les premières manifestations sub-aériennes vers 150.000 ans. S'en suit une phase de repos assez longue, comme en témoigne un épais paléosol (1,5 mètres d'épaisseur).

2. entre 100.000 et 80.000 ans, l'énorme stratovolcan central Monte San Angelo se met en place : cratère de 450 m. de diamètre et 100 m. de profondeur.

Le Costa d'Agosto date de la même ére.

Pour les deux volcans, la première phase est explosive, avec des tufs andésitiques et latitiques d'une épaisseur de 300 m. Six paléosols s'intercalent, correspondants à autant de phases de repos.

3. entre 40.000 et 8.000 ans, un volcanisme acide marque le sud de Lipari. Une première génération de dômes rhyolitiques surgit, suivie d'une phase explosive avec éjection de nappes de ponce.

Ces structures sont masquées ensuite par les dômes extrusifs du Monte Guardia et du Monte Giardina.

4. entre moins 7.000 ans et le 6° siècle après JC. :

Au pré-néolithique, ponces et obsidienne marquent le nord-est de l'île - Punta di Sparanello et Vallone del Gabelotto

Après une phase de repos, une nappe de ponces jeunes eépaisse de 200 m. se met en place.

Puis les coulées d'obsidienne de Roche Rosse et de Forgia Vecchia s'épanchent dans le cratère du Monte Pilato et au niveau du village de Pirrera.

De jeunes ponces ont recouvert les vestiges romains des 4° et 5° siècles après JC. de l'acropole de Lipari.

 

Carriere-de-ponce-et-Coulee-obsidienne-Rocce-Rosse--T.Pfe.jpgLipari - carrière de ponce de Porticello et coulée d'obsidienne "Rocche Rosse" , à la pointe NE de l'île -  avec l'aimable autorisation de Tom Pfeiffer - un clic sur la photo vous emmène vers sa page / Volcanodiscovery.

 

L'activité volcanique se serait arrêtée vers le 6° siècle après JC selon une légende rapportée par Dolomieu : San Calogero, qui vécut sur Lipari entre 542 et 562 après JC., "aurait chassé les diables et le feu qui étaient dans les cratères d'obsidienne et de ponces; ils se seraient alors réfugiés à vulcanello, puis à Vulcano."

 

L'obsidienne et la ponce :

l'obsidienne,verre volcanique noir le plus souvent et à cassure conchoïdale, est une lave ayant probablement refroidie rapidement (état amorphe),et ayant un manque complet de cristaux. De belles figures de fluidité sont souvent soulignées de plans devitrifiés. L'écoulement laminaire est mis en évidence par des niveaux de ponce bulleuse intercalés dans l'obsidienne compacte.

C'est un équivalent de la ponce - même composition chimique - mais sans bulles de gaz emprisonnées lors du refroidissement ... après l'émisssion des ponces, le magma étant dégazé en grande partie, met en place une coulée d'obsidienne, avec des états de passage entre la ponce et l'obsidienne.

 

Lipari-CHB.JPG                                Obsidienne de Lipari - © Frédéric & Carole Hardy  

 

 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M.Krafft et F.de Larouzière

- Global Volcanism Program - Lipari

- Volcanodiscovery - photos de tom Pfeiffer - Lipari

- Stromboli on line -  photos de J.Alean - Lipari

 


 

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Publié le par Bernard Duyck
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         Salina "nature"  -  © Frédéric & Carole Hardy 05.2009

 

Avec une superficie de 26,8 km², Salina est la deuxième île de l’archipel tant par sa superficie que par sa population. Elle est divisée en trois communes : Santa Marina Salina, Malfa et Leni pour une population totale de 2.300 habitants.

Formée par six anciens volcans, elle possède les reliefs les plus élevés de l’archipel. Le mont « Fossa delle Felci » qui culmine à 961 m d’altitude et le mont « Monte dei Porri » à 860 m, ont conservé la typique forme conique. De ces deux volcans éteints dérive l’ancien nom grec de l’île Didyme qui signifie jumeaux. Le nom actuel, en revanche, dérive d’un petit lac dont on extrayait le sel.

 

Les fouilles archéologiques ont révélé la présence de populations remontant à l’âge de Bronze ainsi qu’une alternance de périodes de complet abandon et d’autres de fort développement. Les fouilles réalisées aux alentours de Santa Marina ont mis en évidence un fort peuplement de l’île au 4°siècle av. JC.  Au 7° siècle ap. J.-C., l’île de Salina devint la plus peuplée des îles Éoliennes en raison d’un mouvement migratoire lié à l’activité volcanique de l’île de Lipari. Par la suite, les invasions arabes la rendirent déserte jusqu’au 17° siècle, où elle commença à se repeupler.

Salina est la plus fertile et la plus luxuriante des îles Éoliennes : on y cultive de précieux raisins à partir desquels on produit la « Malvasia delle Lipari », un vin très doux, ainsi que des câpres exportés dans le monde entier.

 

Salina-aerea01---Salvatore-88-wiki.jpg        Salina et ses stratovolcans coalescents - vue aérienne Salvatore88/Wikipedia.

 

Géologie : 

Deux strato-volcans,  le Fossa delle Felci (962 m) et le Monte dei Porri (860 m), sont séparés par la dépression de Valdichiesa, caractérisée par une orientation nord-sud.

Selon les études et les datations, il existe 3 autres édifices plus anciens qui sont Secca del Capo, Monte Rivi et Pizzo Corvo (roches les plus anciennes datées de 500 000 ans).

 

Salina-carte-2.jpg                             Salina et ses 3 formations géologiques principales.

 

L’île se compose de trois formations géologiques principales: deux  d’entre elles remontent au Pléistocène Moyen et l’autre à la période Wûrmienne.

La première de ces formations se caractérise par un grand cratère ouvert, culminant dans le sommet du monte Rivi.

La deuxième est représentée par mont Fossa delle Felci, créé, à une époque successive, par de forts écoulements de lave, des scories volcaniques, des dépôts de tufs et de brèches d’origine volcanique, qui couvrent une grande partie du versant méridional du Rivi.Le cratère du mont Fossa delle Felci, d’un diamètre avoisinant les 500 mètres, constitue, malgré son érosion, l’un des reliefs les plus imposants de l’archipel.

La troisième formation, remontant à la période Wûrmienne, se compose d’un seul cône volcanique; monte dei Porri. Le versant occidental est occupé par un grand cratère, partiellement conservé, dont le fond forme un plan incliné de 50 à 100 mètres accueillant le village de Pollara.

  Salina massifs volcaniques - F

Les massifs volcaniques de Salina - doc. F.Speranza - Univ.Catania, Inst. di Geografia


L’éruption la plus récente eût lieu, il y a 13.000 ans, sur le versant occidental de l’île et créa le cratère semi-circulaire de Pollara Nuovo ; les gisements de pierre ponce ne sont que le résultat de cette activité, principalement explosive, Des traces d’activité endogène ont été localisées à plusieurs endroits.

Le mont Rivi (854 mètres) se caractérise par un ancien édifice volcanique, actuellement détruit, composé de laves d’andésite et de basalte.

Un cratère plus récent s’ouvre sur la forme conique de Fossa delle Felci (962 mètres au-d.n.m. le sommet le plus haut de l’archipel éolien). Les restes de ces deux cratères sont visibles dans la section orientale de l’île, alors que la zone occidentale  présente trois appareils volcaniques: Pizzo del Corvo, le monte dei Porri et le cratère de Pollara, où l’on peut observer les pierres ponces blanches typiques de ces îles.

 

1995_38_24.jpgLes dépôts de coulées pyroclastiques émis lors de l'éruption cataclysmique de Pollara, environ 13.000 ans, le long de la route reliant les villages de Malfa et Pollara. L'érosion a mis en évidence une stratigraphie brute à l'intérieur du gisement. Photo Boris Behncke  

 

Pollara-et-Mt-Porri---BBehncke.jpgL'hémi-cratère du Pollara montre une succession de dépôts pyroclastiques - en arrière-plan, le Monte Porri exposant sa stratification interne après avoir été éventré par l'éruption du Pollara - photo Boris Behncke.

 

L’activité endogène ne se manifeste, désormais, que par quelques phénomènes post-volcaniques appelés les "sconcassi" et par une source thermale qui jaillit  près de Pertuso. Les "sconcassi", se produisent à proximité de Rinella, et consistent en de fortes émanations sous-marines de gaz (hydrogène sulfuré) et de vapeurs qui, dans les phases de plus grande intensité, engendrent un bouleversement du fond de la mer et tuent les poissons.

 

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                                                                           © Frédéric & Carole Hardy 05.2009


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Vue panoramique du haut du Monte Fossa delle Felci, la plus haute montagne dans les îles Eoliennes, du volcan Monte dei Porri, et de Filicudi et Alicudi.   Photo 2005 par Boris Behncke

 

Sources :

- INGV Catania - Salina, isole Eole

- Italy's volcanoes, the cradle of volcanology - Salina

   l'excellent site de Boris Behncke.

- Sicilytourist - lien

- photos de Frédéric et Carole Hardy, et de Boris Behncke / INGV Catania. Merci à eux pour le partage d'images.

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Un petit break ... avant d'attaquer les quatre îles Eoliennes les plus importantes la semaine prochaine.

 

Voici une nouvelle qui réjouira les philatélistes et les vulcanophiles, aussi friands de ce genre de collection "à thème" : l'Islande a décidé d'éditer trois timbres relatant les phases éruptives 2010 du volcan Eyjafjöll.

Cet évènement risque d'intéresser également les nombreux voyageurs bloqués par l'éruption ... une fois les inconvénients du nuage digérés, ces timbres constitueront un souvenir exploitable par les adeptes du scrapbooking.

 

La particularité et l'innovation, cette fois, vient du procédé d'impression offset avec de la cendre trachyandésitique micronisée - 3 microns ou moins - venant de l'éruption du 17 avril 2010. Pour mémoire, le magma trachyandésitique contient environ 60 % de silice et provient dans ce cas, d'une profondeur d'environ  7 km. et s'est micronisée lors de la rencontre entre la couverture glaciaire et le magma chauffé à plus de 1.100 °C.

 


 

          

 

On peut commander cette série, transaction possible en langue française, auprès de  Iceland post philatelic sales.

 

Date d’émission : 22-07-2010 Procedé d'impression : Offset Litho + volcanic ash silk screen printed
Nombre d'unités par feuille : 10 Imprimerie : Joh. Enschedé
Dimensions : 31.50 x 39 mm Maquette : Borgar H. Árnason, Hany Hadaya, H2 hönnun
Prix : 75, 165, 220 ISK

 

A noter que la série de timbres reprend trois photos pour les trois phases, admises par certains volcanologues islandais : fissurale et décentrée, sous-glaciaire phréatomagmatique, strombolienne.

 

Ces timbres sont aussi présentés sous la forme de "presse-papier" d'un diamètre de 68 mm. (à commander sur le même site - 13 €)

 

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L'Islande a déjà illustré, sous forme de timbre-poste, une éruption dans le passé ; celle de l'Eldfell, dans les îles Vestmann, qui dura de janvier à juin 1973 et qui fut de VEI = 3. Après avoir provoqué l'évacuation des habitants d'Heimaey, les laves menacèrent de condamner le port et l'économie locale; les islandais réussirent à stopper la progression de la lave, la refroidissant grâce à un arrosage permanent.
Le timbre commémoratif date du 25.01.1975.

 

                                                                  

 

 

BREAKING NEWS: Eyjafjallajökull volcano stamp with volcanic ash, 5.0 out of 5 based on 2 ratings  

 

Source :

World Stamp News

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Publié le par Bernard Duyck
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                              Filicudi - photo aérienne outdoorwebshots.

 

Filicudi, autrefois appelée Phoenicusa en raison des nombreuses fougères qu'on y trouve, et de mensurations réduites - 9,5 km² et 774 m. au point culminant, est le résultat de l'activité de plusieurs centres volcaniques anciens.

Ceux-ci ne sont pas répertoriés par le Global Volcanism Program et considérés comme éteints; trois structures principales composent le relief de l'île : la Fossa delle Felci (774 mètres), la Montagnola (383 mètres), le Capo Graziano.


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Deux curiosités de Filicudi : le faraglione "La Canna" (85 mètres)

et "la grotta del bue marino" (le grotte du boeuf marin), habitée par une colonie de lions de mer dans la précédente décennie.

 

Filicudi-grotta-del-bue-marino.jpg                        Filicudi - la grotta del bue marino - photo sunsicily.com

 

Habitée en permanence par environ 300 personnes, Filicudi le fut très tôt, vers 3.000 avant JC.; on y retrouve deux sites archéologiques datant de l'âge du bronze, l'un en hauteur sur le cap Graziano, l'autre en bord de mer. L'île resta un centre vital jusqu'à la fin des années 2.000 av JC., puis suite à une destruction, désertée jusqu'ai 4°-5° siècle av.. JC.

Des restes de maisons romaines et des tombes en pierre ont été trouvés sur la partie est du port.

 

Evolution géologique :

L'activité volcanique sur Filicudi peut être subdivisée en trois grandes périodes, au cours desquelles au moins six édifices et différents centres périphériques ont été actifs simultanément.


1° période : Des coulées de laves et des xénolites crustaux contenant des lapilli accrétionnés (surtension humide), ont été émis par le centre de Zucco Grande, situé aujourd'hui au large des côtes et des affleurements le long de la côte nord-est de l'île. Le sommet est une succession de dépôts pyroclastiques. Ces roches volcaniques sont les plus anciennes de l'archipel , datées de un million vingt mille ans.(Saint et al. 1995). À la fin de l’activité du Zucco Grande, il y eu un effondrement volcano-tectonique qui a complètement démantelé l'édifice volcanique. Il a ensuite été suivie d'une période de stagnation et d'érosion d'environ 700.000 ans, après quoi l'activité a repris dans les centres de Filo del Banco et de Bue Marino.

2° période : Après une nouvelle période de repos, l'activité volcanique a repris avec la construction de grands stratovolcans centraux qui ont construit la plupart de l'île.

Fossa Felci est le plus importante et ses produits sont constitués principalement de laves et de scories ... À la fin de l'activité sur le côté sud de l'appareil, a été mis en place le dôme de la Montagnola.

 Dans le même temps se sont édifiés le cône de cendres de Monte Guardia et le dôme de Capo Graziano. L'âge de ces centres a été établi autour de 190.000 ans. A ce stade, les stratovolcans actifs furent les monts Chiumento et Riberosse.. À la fin de la séquence, ont été mis en place dans les dômes de lave andésitique Terrione Monte, qui forment maintenant le bord d'une structure en caldeira.. Le centre de Riberosse, cependant,a eu une activité mixte effusivo-explosive de moyenne intensité.

3° période : Durant cette phase, dans la partie haute de l'île, a commencé l'activité explosive du centre Benefizio. L'ultime activité volcanique s'est produite au large des côtes et est mise en évidence par la présence du faraglione de Canna.   


L'activité volcanique à Filicudi est donc la résultante de l’interaction de plusieurs centres éruptifs dispersés dans toute l'île. 

 

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La scoglio del Giafante, un neck volcanique, à la forme évoquant un éléphant - photo CyboRoz / Filicudi.info.

 

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                    La Fossa delle Felci - photo Petr Vykonkal / wikipedia

Sources :

INGV Catania - Filicudi, isole Eolie

  

 
 

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