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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

La phase de production de lave a pris maintenant le pas sur la phase explosive : d'après la position du panache de vapeur sur le Gigjökull, le front de lave se trouve à 3 km. au nord du cratère et pourrait encore avancer. Le ratio de production de lave est de 20 m³/sec., soit ~50 tonnes/sec. (contre 10-20 tonnes/sec. durant la phase explosive).

 

02.05.10-10h-O.Sigurjonsson---IMO.jpgL'avancée de la lave marquée par le nuage de vapeur - 02.05.2010 - O.Sigurjonsson / IMO


Le niveau du trémor a augmenté au cours des dernières trente heures (rapport de l'Institute of Earth Sciences - 02.05 - 21 h.), vraisemblablement à cause de l'interaction entre la lave et la glace sous le Gigjökull.

 

Durant les trois derniers jours, la panache se fait plus large et plus chargé en poussières que la semaine précédente, avec une augmentation de la chute de tephras à proximité du glacier et des chutes modérées, dimanche, près de Vik, situé à 40 km. au SE. du volcan. Le panache s'élève à 4 à 5,4 km.

Aucun signe de fin d'éruption, ni de changement géophysiques au Katla voisin.

 

Sources :

- Icelandic Met Office

- Institute of earth Science

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 Petit retour sur la photo du 30 avril qui nous faisait découvrir des volcans voisins : le San Miguel, l'Usulutan, l'El Tigre; pour compléter ce tour des volcans du Salvador, il faut y ajouter le Tecopa et le Taburete.

 

El-Tigre----Kr.Dorion-USGS.jpg

Le volcan El Tigre, avec la cité de Santiago de Maria à ses pieds; au centre, le Cerro Oromontique et à droite, le Cerro La Manita  - photo Kristal Dorion - USGS.


Né au Pleistocène, cet énorme stratovolcan, le Cerro El Tigre, a son sommet érodé et ses flancs ravinés. Deux jeunes cônes,datés de l'Holocène sont situés sur ses flancs : respectivement à l'ouest et au sud, les Cerro Oromontique et Cerro La Manita sont placés sur une fissure orientée NO-SE s'étendant jusqu'au volcan Tecapa.

 

Tecapa-volc.compl.---Taburete---L.Siebert.jpg   Le complexe Tecapa à gauche et  le volcan Taburete à droite - photo Lee Siebert Smithsonian inst.


Le Tecapa est un stratovolcan complexe basaltique à andésitique, faisant partie du groupe de volcan situé entre le San Vicente et le San Miguel.

Ce complexe est le siège d'une forte activité fumerolienne ( 105°C à El Tronador active historiquement) et d'un champ géothermique exploité.

La caldeira Berlin s'est formée à la fin du Pleistocène ( éruption de ponce dacitique "Blanca-Rosa"). Elle abrite les installations géothermiques : "Berlin 1" a une puissance de 10 mégawatts; "Berlin 2" une puissance de 55 mégawatts pour un potentiel de 150 MW.

Les cônes des Cerro Las Palmas, Cerro Pelon, Cerro Alegria et Tecapa-Laguna de Alegria se sont formés, post-caldera, le long d'une ligne orientée OSO-ENE.

Le cratère du Tecapa est entaillé sur son côté Est et empli par un lac de cratère, la Lagune de Alegria; elle est entourée de solfatares (94 °C) et d'une zone d'argiles altérées hydrothermalement, contenant plus de 45% de soufre.

 

Tecapa---Laguna-de-Alegria---C.Pullinger.jpgLa Laguna de Alegria, vue du sommet du volcan Tecapa - photo Carlos Pullinger - SNET/GVP.

Ce lac de cratère de 600 m. de large domine la cité de Santiago de Maria, comprise entre le Tecapa et le Cerro Oromontique, visible à droite en haut de la photo.


Le volcan Usulutan, stratovolcan basaltique à basalto-andésitique, a ses flancs largement  ravinés. L'Usulutan et le cône pyroclastique Cerro Nanzal, situé sur son flanc SE, sont datés de l'Holocène.

 

Usulutan---L.Siebert.jpg 

Le volcan Usulutan a son cratère largement ouvert, depuis le sommet jusque bas sur son flanc Est.

A gauche, le Cerro Oromontique - photo Lee Siebert - Smithsonian inst.

 

Le cône symétrique du San Miguel, un des volcans parmi les plus actifs du Salvador, culmine à 2.130 mètres; son sommet dénudé surmonte des flancs habillés par des plantations de café.

Aussi connu sous le nom de Chaparrastique, ce volcan a son sommet tronqué par un cratère profond et de structure complexe, souvent modifié par de nombreuses éruptions.

Des fissures radiales sur ses flancs ont nourri  des coulées de lave qui ont atteint sa base; l'activité la plus récente a consisté en  éruptions mineures à partir du cratère sommital.

 

San-Miguel---W.Parsosn-GVP.jpg                 Le sommet du San Miguel  - photo W.Parson / GVP

 

San-Miguel-cratere---GVP.jpgDes glissements de terrain ont affecté le cratère et laissé des terrasses, restes de l'ancien plancher. 

En haut, la zone ouest en subsidence (2005) ; en bas, un puit et une zone de subsidence en arc (02.2006)

photos  SNET / GVP.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - El Tigre

                                         - Tecapa et Taburete

                                         - Usulutan

                                         - San Miguel

- CVO - El Salvador volcanoes and volcanics - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Le centre du Salvador est occupé par divers types de volcans : deux stratovolcans complexes, le San Salvador et le San Vicente, la caldeira de l'Ilopango et un groupe de diverses structures regroupées sous la dénomination de "champ volcanique d'Apastepeque.

 

 

Le volcan San Salvador, aussi connu comme Quetzaltepec, est un volcan complexe situé au nord-ouest de la capitale, San Salvador.

Cette cité est collée au volcan et sa partie ouest se développe même sur ses flancs, faisant fit des risques potentiels.

L'édifice antique, formé il y a plus de 70.000 ans, mesure 10 sur 14 km. et culminait jadis à 3.000 m.; Un épisode éruptif explosif, appelé "G-1" a formé, il y a 40 à 50.000 ans, un cratère de 4,5 km sur 6. Les pics Picacho et Jabali constituent les restes de ce cratère.

 

 

San-Salvador---C.Pullinger.jpgLe volcan San Salvador - à gauche, le cratère du Boqueron, au centre El Picacho peak, 

à droite, la cité de San Salvador - photo Carlos Pulliger SNET/GVP.


Ce cratère a été pratiquement rempli par un nouvel édifice, le volcan Boqueron, qui s'est formé entre 40.000 et 1.580 ans. Les laves émises par le Boqueron contiennent plus d'éléments alcalins et d'oxydes de fer que les laves du San Salvador; cette différence de composition a permis de faire une distinction chimique entre les deux édifices. Il y a environ 800 ans, une explosion violente a formé le cratère visible actuellement et lui a donné son nom : Boqueron peut se traduire comme "grande gueule" en espagnol ... 1,5 km. de diamètre et 500 m. de profondeur , il contient même des cultures de céréales.

 

800px-Boquerón crater

 

Le cratère du Boqueron, avec le Boqueroncito, cinder cone datant de 1917. - Wikipedia.

 

Dans le contexte général de stratovolcans issus de la subduction de la plaque Cocos sous la Caraïbe, apparait une variante : le champ volcanique d'Apastepeque, au nord de la ville de San Vicente.

 

Une douzaine de formations différentes, incluant des dômes de lave, des cônes de cendres et des maars, forment ce champ volcanique dans une chronologie éruptive précise : les dômes andésitique à dacitique suivent les éruptions de ponces dacitiques; ensuite une série de cônes basaltiques se forment et, enfin, certaines éruptions basaltiques se concluent avec la Laguna de Apasteque - C.Pullinger SNETformation de maars, profonds pour certains de plus de 100 mètres, d'autres occupés par des lacs comme la laguna de Apastepeque et la laguna Chalchuapan.

La Laguna de Apastepeque ( 800 m large, 50 m profondeur, élévation des parois 5 m.) - photo C.Pulliger / GVP

 

Hoyo de Calderas - G.Kysar Smithson.Hoyo de Calderas, aussi connu comme El Ollo, est un cratère d'éruption phréatique de 700 m de large pour 140 m. de profondeur, dont le fond est occupé par des cultures.

Photo by Giuseppina Kysar, 1999 (Smithsonian Institution).

 

Le volcan San Vicente, aussi appelé Chichontepec, est né au Pleistocène; une paire de volcans-jumeaux se sont ensuite formés dans la caldeira La Carbonera, avec leurs cratères orientés OSO-ENE. Diverses coulées de lave habillent les flancs du volcan, les dernières recouvertes par des dépôts en provenance d'une éruption majeure de l'Ilopango voisin.

De nombreuses sources chaudes et fumerolles sont présentes sur les flancs N. et O.

 

San-Vicente---Kristal-Dorion-USGS.jpgLas Chiches, les volcans jumeaux qui surmontent le San Vicente - photo Kristal Dorion USGS - les flots de lave lobés à l'avant-plan, sont antérieurs au 5° siècle.

 

Ilopango - Tierra Blanca JovenLa formation TBJ - Tierra Blanca Joven - exposée dans une carrière près de Cojutepeque, à 9 km. de la caldera émettrice, est datée du 5°siècle

Photo G.Kysar Smithsonian.

 


La caldeira de l'Ilopango, aujourd'hui remplie par un lac, mesure 8 km. sur 11, avec des rives hautes de 150 à 500 m.

Quatre éruptions explosives de nature dacito-rhyolitiques couvrirent le pays de dépôts pyroclastiques à la fin du Pleistocène et à l'Holocène.

Le dernier effondrement de la caldera est la résultante de l'éruption massive TBJ (Terra Blanca Joven) au 5° siècle, qui dévasta des cités Mayas sous les coulées pyroclastiques.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - San Salvador

                                        - Apastepeque field

                                        - San Vicente

                                        - Ilopango

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 

3110mig1

 

En partant de la frontière guatémaltèque, le premier complexe volcanique qui se présente est celui formé par le Santa Ana, L'Izalco et la caldera du Coatepeque.

 

Le Santa Ana, aussi appelé Ilamatepec, est le plus haut volcan salvadorien avec 2.381 m. Ce stratovolcan a son sommet tronqué par une série de quatre cratères imbriqués, dont le dernier abrite un lac fortement acide (pH = 1) et de couleur variant entre le vert bronze et le vert jade - profondeur : 27 m.; diamètre : 250 m.; température : 30°C en 2000.

Une série d'évents parasites et de cônes  se sont formés le long  d'une structure fissurale de 20 km. sur le flanc SE.


Santa-Ana-M.Carr-1982.jpg

          Photo aérienne by Mike Carr, 1982 (Rutgers University).

 

Santa Ana P.kimberly smiths.Le cratère du Santa Ana, son lac acide et ses fumerolles - photo P.Kimberly Smitsonian inst.

Une belle succession de couches de tephras haute de plus de 100 m. provient d'éruptions phréatomagmatiques.

 

l'Izalco est connu aussi sous la dénomination de El Faro, "le phare du Pacifique", à cause de ses éruptions stromboliennes fréquentes servant de balise pour les navires.

  

Izalco-sur-fond-de-Santa-Ana-et-Cerro-verde.jpgAu centre, le cône de l'Izalco construit sur le flanc sud du Santa Ana, visible avec son sommet plat à gauche ; sur sa droite, le Cerro Verde, un cône pyroclastique andésito-basaltique.

Photo Lee Siebert - Smithsonian institute.

 

C'est le plus jeune volcan de la chaine du Salvador; il est né en 1770 sur le flanc sud du volcan Santa Ana. Durant les deux siècles qui ont précédé sa dernière éruption, datée de 1966, il s'est construit un cône de 650 m. de haut,typique des stratovolcans, tronqué par un cratère sommital de 250 mètres de large.

Fort actif durant les temps historiques, son cône dénudé contraste avec son environnement forestier.

Formé de coulées de lave et de débris pyroclastiques andésito-basaltique, il contraste avec son voisin, le Santa Ana, caractérisé par des évents fissuraux sur ses flancs.

 

Izalco---S.O-Meara.jpg                                Le cône dénudé de l'Izalco - photo steve O'Meara.



Izalco - champs lave - L.Siebert-copie-1Sur cette photo de Lee Siebert - Smithsonian institute - datée de 1999, on peut voir le champ de lave qui s'étend sur 7 km. à partir du sommet ; des fumerolles sommitales sont toujours actives trois décennies après l'éruption de 1966.

 

La caldeira et le lac Coatepeque :

La caldeira Coatepeque, large de 7 km. sur 10, résulte de l'effondrement d'un groupe de stratovolcans qui étaient situés à l'est du Santa Ana. Elle s'est formée suite à une série d'éruptions explosives de type rhyolitiques, entre 72.000 et 51.000 ans. Son côté Est est rempli par un lac de cratère, qui abrite sur ses bords des sources chaudes. Le côté sud-ouest a été tronqué partiellement par la Santa Ana.

 

Coatepeque-caldera---Lee-Siebert-Smiths-jpg         Coatepeque : la caldera, le lac et la isla de Cabra, dôme rhyolitique.

                      photo Lee Siebert - Smithsonian inst.


Des éruptions post-caldeira ont produits des cinder cones et des coulées de lave, ainsi que l'extrusion de dômes de lave rhyolitiques; le plus important de ces dômes forme l'île arborée de Cabra, ou Cerro Grande.

Un autre dôme, le Cerro Pacho se serait formé il y a seulement 10.000 ans.

Coatepeque----depots-C.Pullinger.jpgDes ponces rhyolitiques et des coulées pyroclastiques se voient exposés dans les parois d'une carrière; 40 km³ datent de 72.000 ans (éruption

Arce) et les 16 km³ supérieurs de 57.000 ans (éruption Congo).

 

Photo C.Pullinger - Servicio nacional de estudios territoriales , El Salvador

 


Sources :

Global Volcanism Program

     - Santa Ana

     - Izalco

     - Coatepeque

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 

27.04.10---Sigrun-Hreinsdottir.jpg

                L'Eyjafjallajökull le 27.04.2010 - photo Sigrun Hreinsdottir / IMO.

 

Depuis 6 jours, l'activité du volcan Eyjafjöll est considérée comme constante par l'Icelandic Met Office/Institute of Earth Sciences - University of Iceland.

 

Panache éruptif : le panache n'est pas détecté au dessus du plafond nuageux, à une moyenne de 4 km. Sa couleur est le plus souvent blanche (vapeur) avec occasionellement un peu de gris (poussières) au dessus du cratère. Des retombées de cendres sont signalées sur le glacier et à Hvolsvöllur, 32 km. à l'ouest du site éruptif.

Le bruit des explosions est entendu à 40 km. et des éclairs signalés le 28.04.

 

Eaux de fonte : la décharge du Gigjökull a augmenté, sans atteindre toutefois les niveaux du 16 avril. Des mesures efféctuées le 28.04 à 11h.30, à 18 km du bas du glacier, donnaient une décharge de 250 m³/sec., redescendue depuis à 130-150 m³/sec. La température de l'eau : +/- 11°C.

La conductivité électrique des rivières Krossa et Steinhatsa reste élevée.

 

Situation au site éruptif : les conditions générales, de même que le trémor, sont semblables à celles des 5 jours précédents.

Des images radar montrent un cratère bien formé; la lave se répand du cratère en direction du Gigjökull, avec fusion de la glace.

Les déformations GPS confirment uns subsidence verticale et donc la déflation du réservoir magmatique sous l'Eyjafjöll.

 

Séismes : le 29, à 13 h.10, un séisme de Magnitude 1,5 à faible profondeur sous le sommet est attribué à une explosion au niveau du cratère.

Malgré quelques petits séismes sous le Myrdasjökull voisin ( M 1,7 - profondeur 6 km. - à 15h.28), aucun changement géophysique n'est mesuré au Katla.

 

Pas de signes indiquant la fin de l'éruption.

 

Sources :

- Icelandic Met Office

- Institute of Earth Sciences

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une photo de famille de quelques volcans du Salvador, publiée ce 31 mars par la Nasa, nous offre l'occasion d'analyser d'un peu plus près 

 

                                 les volcans du SALVADOR.

 

 

ISS023-E-22411.jpg

Astronaut photograph ISS023-E-22411 was acquired on March 31, 2010, with a Nikon D3X digital camera fitted with an effective 340 mm lens, and is provided by the ISS Crew Earth Observations experiment and Image Science & Analysis Laboratory, Johnson Space Center. The image was taken by the Expedition 23 crew.

 

 

Sur cette photo prise par l'équipage de la station spatiale internationale de la région proche d'Usulutan, on découvre quatre stratovolcans : le San Miguel, connu aussi sous le nom de Chaparrastique, le Chinameca, ou El Pacayal, avec sa large caldeira; plus à l'ouest, le volcan El Tigre, le plus vieux des quatre, et le volcan Usulutan avec son cratère ouvert du côté est. Deux zones urbanisées sont visibles à proximité des volcans : Santiago de Mara et Usulutan.

 

map el salvador volcanoes

 

Riche de nombreux sites précolombiens batis par les Mayas, ce pays est coincé entre le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua. Plus de 25  volcans, partie de la chaîne volcanique centro-américaine, sont issus du volcanisme de subduction de la plaque Cocos sous la plaque Caraïbes, à la vitesse moyenne de 5-8 cm par an.

Beaucoup sont considérés comme inactifs, les plus turbulents sont l'Izalco, le Santa Ana et le San Miguel.

 

Image1.jpg

 

Sources :

- Nasa Earth Observatory

- Global Volcanism Program - El Salvador and Honduras

- USGS - map

- USGS - El Salvador volcanoes and volcanics

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

07msh30th-600x400.jpg

 

A l'attention des volcanophiles : les cérémonies commémoratives de l'éruption du volcan St Helens, le 18 mai 1980, vont bientôt débuter. Il y aura sur place diverses animations et portes ouvertes du 7 mai au 25 septembre 2010.

Des émissions spéciales lui seront sans doute consacrées et les horaires communiqués en temps utile.


 

1980 -                     Eruption du St Helens, le 18 mai 1980 - Document archives USGS.

 

MSH80_david_johnston_gas-detection_equipment_04-04-80_med.jpgDavid Johnston, mesurant les gaz volcaniques en avril 1980 - document USGS.

Il annonça l'éruption avant d'être pulvérisé par celle-ci le 18 mai 1980 - L'observatoire volcanologique en charge du volcan porte son nom.

 

 

Un résumé de l'éruption de 1980 et de l'évolution du volcan entre 1980 et 2010 sur ce blog.


Sources :

- USGS - Mount St Helens, 30 years since the may 18, 1980, eruption

- Mount St Helens institute - programme des animations

- Mount St Helens national volcanic monument - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques nouvelles de notre planète volcanique bien agitée et dans des endroits diamétralement opposés : Aléoutiennes, Chili, Vanuatu, Islande...


Aléoutiennes - Rat islands : crise sismique

 

Magnitude 5.3 (Preliminary magnitude — update expected within 15 minutes)
Date-Time
  • Tuesday, April 27, 2010 at 18:15:15 UTC
  • Tuesday, April 27, 2010 at 09:15:15 AM at epicenter
Location 50.709°N, 178.888°E
Depth 36 km (22.4 miles) set by location program
Region RAT ISLANDS, ALEUTIAN ISLANDS, ALASKA
Distances
  • 458 km (285 miles) ESE (119°) from Attu Station, AK
  • 1408 km (875 miles) E (92°) from Petropavlovsk-Kamchatskiy, Russia
  • 3531 km (2194 miles) NE (49°) from TOKYO, Japan
Location Uncertainty Error estimate not available
Parameters NST= 9, Nph= 9, Dmin=255.5 km, Rmss=0.63 sec, Gp=238°,
M-type=local magnitude (ML), Version=1
Source

 

 

Entre 15 h.48 et 18 h.25, pas moins de six secousses, de magnitude comprise entre 4,3 et 5,3, ont ébranlé les Rat Islands; ces îles sont inhabitées par des humains mais recellent les lieux de nidification de milliers d'oiseaux marins, qui se trouvent menacés. quarante mille oiseaux de mer, soit 80% de l'avifaune marine d'amérique du nord, sont cpncernés.


Les îles Rat sont un groupe d'iles volcaniques dans les Aléoutiennes au Sud-Ouest de l'Alaska.

Les plus grandes îles du groupe sont, d'Ouest en Est, Kiska, Little Kiska, Segula, Rat ou Kryssei, Khvostof, Davidof, Little Sitkin, Amchitka et Semisopochnoi . La superficie totale des îles Rat est de 934.594 kilomètres carrés. Aucune de ces îles n'est habitée.

Le nom de Rat Islands est la traduction anglaise du nom donné aux îles par le capitaine Fyodor Petrovitch Litke en 1827 quand il a visité les îles Aléoutiennes lors d'un voyage à travers le monde. Les îles sont nommées ainsi parce que les rats ont dominé Rat Island depuis environ 1780, suite au naufrage d'un navire japonais. En 2009, l'île a été considérée comme libre de tout rat. (R.Matabosch)

 

Vanuatu - Gaua : toujours pas d'évacuation générale, malgré une recrudescence de l'activité.

 

 

gaua ali 2010114

NASA image by Jesse Allen & Robert Simmon, using ALI data from the EO-1 team. Caption by Robert Simmon. Instrument: EO-1 - ALI  -  24.04.2010

 

Le panache, apparu en octobre 2009, est devenu plus épais et monte plus haut, ces derniers jours. Des bombes volcaniques sont signalées par la population habitant les villages côtiers. Dans le bas à gauche de la photo satellite, on peut remarquer une zone endommagée par les poussières et les gaz acides (plus brune).

Le plan d'évacuation de la population, menacée par les poussières, les gaz et les glissements de terrain, n'a toujours pas été appliqué malgré un regain d'activité.


Chili - volcan Llaima : niveau d'alerte relevé à 4.

 

Ls Sernageomin a relevé le niveau d'alerte du Llaima de 3 à 4, ce 25 avril à cause de séismes de haute énergie et de trémor en séquences de durée supérieure à 20 minutes. Selon les volcanologues qui ont survolé le volcan, le cratère resterait obstrué, augmentant le risque d'éruption. L'activité fumerolienne se maintient dans le cratère sommital.

 

fumerolles.JPG       Activité fumerollienne au sommet du Llaima - photo Sernageomin.

 

Islande - Eyjafjöll : cône intra-caldérique

 

En absence d'observations directes, les images radar témoignent de la construction d'un cône de tephras dans la partie nord de la caldeira; le diamètre du cratère est de 200 m. et la hauteur du cône comprise entre 130 et 170 m.

Le niveau de la décharge en magma reste comparable aux autres jours; la lave continue à couler vers le nord en direction de la tête du Gigjökull. La décharge aqueuse du Gigjökull, due à la fonte glaciaire, est estimée à 100 m³/seconde (taux de base : 30 m³/sec.)

Les observations GPS confirment la déflation du réservoir magmatique sous l'Eyjafjallajökull.

 

ejafjalla19apr2010-mfulle4405j.jpgTunnel de fonte glaciaire - l'échelle est donnée par l'hélicoptère à droite de la photo.

Avec l'aimable autorisation de Marco Fulle - lien vers son site : Stromboli on line

 

Sources : exprimée dans les différents chapitres.

Voir aussi le blog de Raymond Matabosh :

                 http://desorchideesetdesorties.20minutes-blogs.fr/

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Ce 24 avril à 18 h.01 locale, un séisme sous-marin a été détecte au sud-est de la Crête et ressenti juqu'à l'île de Santorin : Magnitude 5,2 - à une profondeur de 10 km.


Crete---24.04.10-seisme5-2.---2jpg.jpgCrête + 24.04.10 séisme5,2. - 2jpg

Magnitude 5.2
Date-Time
Location 34.351°N, 26.055°E
Depth 10 km (6.2 miles) set by location program
Region CRETE, GREECE
Distances 135 km (85 miles) SE of Iraklion, Crete, Greece
225 km (140 miles) SE of Chania, Crete, Greece
305 km (190 miles) SW of Rodos, Dodecanese Islands, Greece
455 km (280 miles) SSE of ATHENS, Greece
Location Uncertainty horizontal +/- 7.4 km (4.6 miles); depth fixed by location program
Parameters NST=167, Nph=168, Dmin=557.7 km, Rmss=0.66 sec, Gp= 54°,
M-type=body wave magnitude (Mb), Version=6
Source
  • USGS NEIC (WDCS-D)

 

Crête + 24.04.10 séisme5,2. - 2jpg

Crete---24.04.10-seisme5-2.---2jpg-copie-1.jpg Crête + 24.04.10 séisme5,2. - 2jpg

  Document USGS Earthquake Hazards Program. - Ligne rouge : zone de subduction de la plaque

  africaine sous la plaque indo-européenne.

 

Ce séisme n'aurait fait ni victimes, ni dégats. Il fait suite à une série de séismes de magnitude supérieure à 3,5 observés depuis le 1 janvier 2010 dans cette région.

 

Subduction-Cyclades-CNRS---Jolivet-2002.jpg        Subduction au niveau de l'arc volcanique des Cyclades - Document CNRS - Jolivet 2002.  

 

Localisée sur la limite entre les plaques africaine et indo-européenne, zone de subduction active, cette région estle siège de fréquents séismes importants : pour ne citer que les plus importants ...

 - 29.05.1508 : M 7,1

 - 08.11.1612 : M 7,5

 - janvier 1665 : M 6,7

 - 28.11.1780 : M 7,7

 - 16.02.1810 :  M 7,8 - 2000 morts

 - 12.10.1856 : M 6,8 - 538 morts.

La région crêtoise est une "lacune sismique" depuis 1856. Ces séismes 2010 pourraient annoncer un évènement de magnitude plus importante, éventuellement lié au volcanisme de l'arc Egéen.

 

Source :

USGS Earthquake Hazards Program

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quatre explosions, entre 18 h.50 et 20 h. locales le 26 avril 2010, se sont produites au Santiaguito, un dôme de lave dacitique, actif depuis 1922 sur le flanc du volcan Santa Maria. Deux explosions ont été  qualifiées de fortes, deux autres de "modéreés à fortes", par l'Insivumeh.

Un panache de cendres est monté entre 7,3 et 8,5 km.d'apràs différentes sources (VAAC Washington, journaux locaux/Insivumeh).

Le niveau d'alerte a été fixé à "naranja" - orange., avec, pour les avions, une zone d'exclusion de 80 km. autour du volcan.

 

14mar21f.png                               Carte de situation - GVP, par M.Conway.


Les populations locales ont signalé des grondements en provenance du volcan dans la nuit du 25 avril. Le 26, des petits séismes liés à l'éruption mirent les villageois en alerte et les retombées de cendres causèrent des problèmes de visibilité routière à proximité du Santiaguito.

Les retombées ont affecté les districts de Quetzaltenango, Totonicapan, San Marcos, Huehuetenango, Suchitepequez, Retalhuleu et Solola, où les écoles ont suspendus les cours.

 

Santiaguito-26.jpg                           Photo C.Ventura


Le bulletin de l'Insivumeh du 26.04 / 21 h.30 signalait un volcan calme, malgré 14 explosions dans la journée.


Sources :

- Insivumeh

- Global Volcanism Program - Santa Maria

 

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