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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Minéralogie

 

L’obsidienne fut utilisée depuis la préhistoire depuis l’antiquité et dans toutes les parties du monde.

 

carnetdevoyage mexique mexico teotihuacan taillerie obsidi

           Teotihuacan - masque réalisé partiellement en obsidienne -

                             photo carnets de voyage.net

 

C’est cependant la Méso-amérique qui nous donne les témoignages les plus complets , les plus illustratifs des conditions et modalités de  son utilisation.


L’obsidienne, le métal des Mayas ?

Lorsque les conquistadors espagnols pénétrèrent le territoire Maya, ils furent à la fois impressionnés par cette civilisation raffinée, mais aussi étonnés que les Mayas et les autres peuples de méso-amérique aient réalisé de merveilleux travaux artistiques et architecturaux sans utiliser le métal.

Les métaux, y compris l’or, n’ont jamais joué de rôle primordial ici ; il ne faut pas considérer pour autant que les Mayas et les Aztèques comme des « peuples de l’âge de pierre » … bien que leur technologie ait été marquée par la plus belle d’entre elles : l’obsidienne.

 

Des filons d’obsidienne sont exposés en certains endroits et l’exploitation localisée fut facile pour ces peuples. Des grands gisements situés dans les hautes-terres du Guatémala, El Chayal à 25 km. de Ciudad Guatemala et San Martin Jilotepeque à l’ouest de celle-ci, cet obsidienne a du être amenée dans tout l’empire. C’est d’ailleurs ce qui explique l’influence et la suprématie de Téotihuacan sur tout le territoire Maya / Aztèque : le monopole du commerce de l’obsidienne.

 

Mesoamerican obsidian sourc         Les sources d'obsidienne en méso-amérique. - carte Wikipedia.

 

Tracabilité :

L’obsidienne, composée majoritairement de silice, contient des traces de nombreux autres minéraux : césium, uranium, hafnium, cobalt en proportions variables selon les endroits. Chaque gisement a donc une « signature » exprimée par les concentrations des éléments traces dans son obsidienne locale. Ceci permet d’attribuer de façon précise certaines obsidiennes à des lieux d’exploitation déterminés et d’en décrire le commerce et ses routes.

 

Différentes utilisations :

La roche vitreuse revêt une grande importance pour les Mayas, car de ses blocs ils peuvent fabriquer tout un éventail d'outils. Les Basses Terres possèdent des ateliers spécialisés où l'on transforme les blocs d'obsidienne bruts en nucléus presque sphériques Une pression adroitement exercée avec un crochet en bois suffit à détacher du nucléus des lames aiguisées comme des rasoirs. Avec des coups bien placés, on parvient aussi à fabriquer en peu de temps toute une quantité d'autres outils, tels que des poignards et de grands couteaux. Dès qu'un outil est usé ou brisé, on le jette ou on en confectionne un autre à moindres frais. La technologie de l'obsidienne est peu coûteuse en argent et en temps, ce qui fait d'elle une véritable alternative au travail trop onéreux et plus laborieux du métal.

 

582px-Aztec Warriors (Florentine Codex)        Guerriers aztèques armés du macuahuitl - Codex Florentin - Doc. Wikipedia


L'obsidienne sert aussi à fabriquer les armes et outils sacrificiels des mésoaméricains. Un bel exemple : le macuahuitl, un objet précieux à plus d'un titre ; le guerrier peut infliger de sévères blessures aux ennemis grâce aux lames d'obsidienne qui garnissent les deux côtés, tandis que le sommet émoussé permet d'assomer un individu en vue de sa capture pour un sacrifice ultérieur.

Cependant, pour les Mayas, toute la valeur des produits en obsidienne ne repose pas, en premier lieu, sur le travail effectif, mais sur son origine exotique. C'est la nécessité d'acheminer la marchandise de régions lointaines qui fait de ce matériau un produit de luxe. L'étude d'habitations mises au jour prouve que les outils en obsidienne n'étaient utilisés que par un petit groupe de privilégiés de la société maya. Les moins fortunés devaient se contenter d'ustensiles en silex plus friable, mais présent dans les Basses Terres.


De cette précieuse obsidienne, on a également réalisé des bijoux et des objets cultuels. Les fragiles figures d'une extrême finesse en forme de lames, mais également d'animaux et d'êtres humains sont des objets spectaculaires et excentriques fabriqués uniquement en guise d'offrandes.

 

vase aztèque 18 cm. roches ornementales.com       Vase aztèque en obsidienne (hauteur : 18 cm) - Doc. Roches ornementales.com

 

Valeur mystique :

Beaucoup d'entre elles dédiées aux dieux ont été trouvées sous les stèles, autels et entrées des maisons. Quand on un prince, on déversait à l'entrée de sa sépulture des milliers de petits éclats d'obsidienne. Même si ce rite n'a toujours pas été interprété, il montre néanmoins toute la signification, symbolique de, ce matériau dans la culture maya. 

L'obsidienne a été fréquemment utilisée pour les rituels d'autosacrifice par prélèvements sanguins; l'obsidienne était considérée comme "le sang de la terre" et dès lors son usage lors de ces sacrifices revêt un caractère symbolique.


D’Amérique du nord, ne nous restent que des pointes de flèches ou de lances/javelots, ainsi que quelques bijoux, considérés bien souvent par les indiens comme des talismans. Là aussi, la localisation des nombreux filons et coulées d’obsidienne, pour la plupart localisés à l’ouest des actuels Etats-Unis et au Yellowstone, a permis de mettre en évidence des échanges commerciaux axés sur l’obsidienne. (on a retrouvé de l’obsidienne provenant du Yellowstone dans la vallée du Mississipi)


En Amérique du sud, et en absence de métallurgie, l’obsidienne a eu la même importance pour les Incas. La plus ancienne civilisation connue sur cette portion de continent, les Mochicas, pratiquait des sacrifices humains pour se concilier les éléments, et maitriser les phénomènes climatiques (El Nino). Des couteaux d’obsidienne étaient utilisés pour ôter le cœur des prisonniers afin de l’offrir encore palpitant aux dieux.

Dans l’île de Pâques, les yeux des Moai "Kavakava" , petites statuettes de bois, ont leurs pupilles façonnées en obsidienne.

(plus de détails sur le site : "Beauté et mystères de l'île de Pâques" , de Jean Hervé Daude - photo)

 

Sources:

- Obsidian use in mésoamerica - Wikipedia

- Beauté et mystères de l'île de Pâques - Jean Hervé Daude

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Minéralogie

Un peu de minéralogie, avec la pierre que je préfère :

 

                                  l' Obsidienne.

 

Son nom vient du latin obsidianus, transcription erronée d'obsianus, qui signifie "pierre d'Obsius" ; Obsius étant, d'après Pline, un romain supposé avoir découvert cette pierre foncée en Ethiopie.

 

 ethiopie-2007-056-copie.jpg

 Ethiopie - triangle Afar - obsidienne et cassures conchoïdales -© B.Duyck  2007

 

Plus scientifiquement, l'obsidienne est une roche volcanique vitreuse, de couleur sombre, provenant de laves acides riches en silice et visqueuses, remontant rapidement des profondeurs ... et où toute cristallisation est inhibée.

Pourquoi cette inhibition ? :

La chimie des laves acides induit une forte polymérisation de celle-ci, ce qui a comme corollaire une forte viscosité (allant jusqu'à 1012 Pa.s); cette grande viscosité limite la diffusion des éléments et donc la cristallisation.

 

Ce verre volcanique le plus souvent de couleur noire, peut présenter d'autres colorations selon sa composition.

Ce sont la présence d'ions metalliques isolés ou entrant dans la composition de microcristaux, l'état d'oxydation du fer (2+ ou 3+) et la rapport entre les ions ferreux et ferriques dispersés dans la masse vitreuse qui seront à l'origine de la coloration acquise par l'obsidienne. Les variantes sont : noire, gris-noir, rouge, rouge-brun plus ou moins striée, plus rarement verdâtre.


 

L'aspect "arc-en-ciel" dans l'obsidienne gris-noir est liée à la présence de micro-cristaux d'hédenbergite.

Dans la brune, ce sont les ions ferriques dominants qui influencent la coloration; la coloration noire est liée à des nano-particules de magnétite et au transfert de charges entre ions Fe2+ et Fe3+ piégés dans l'obsidienne.

 

L'obsidienne présente une cassure conchoïdale, c'est à dire une cassure franche courbe et lisse, à surface onduleuse, les ondulations s'arrangeant concentriquement à partir du point de choc à l'origine de la cassure ( aspect de l'intérieur d'un coquillage) ; on l'appelle aussi "cassure en cul de bouteille".


 

Cassure-conchoidale---Aline-Denis.JPG Cassure conchoïdale d'un bloc d'obsidienne brune flammée - photo Aline Denis/Wikipedia.

 

Dans certaines obsidiennes, des clusters - des inclusions - de cristaux blancs de cristobalite (SiO2) formés lors du processus de dévitrification donne un aspect "flocon de neige" : on est en présence de "snowflake obsidian".

 

obsidian-snowflake-rough.jpg

                                                 Document Wikipedia.

 

Une autre particularité : les "larmes d'Apache" : ce sont de petits noyaux d'obsidienne noyés dans une matrice blanc-gris de perlite; cette structure se met en place en milieu lacustre.

 

obsidienne_larme-d-apache-ds.perlite---carionmineraux.jpg

          "Larmes d'Apache" dans leur matrice de perlite - photo Carionminéraux.


L'obsidienne se présente en soit en filon, soit en coulées, épaisses et toujours d'étendue courte à cause de la viscosité des laves d'origine.

 

Yellowstone_7963-copie.jpgYellowstone Nat.Park - Obsidian Cliff - le filon d'obsidienne se trouve au niveau de

 la cassure (pointe du grand sapin à droite) © B.Duyck  2009

 

 Big obsid.flow - Vicky Jean Beauchamp FLICKR                       Newberry - Big Obsidian flow - coulée d'obsidienne -

                                              photo Vicky Jean Beauchamps.


L'obsidienne se rencontre sur tous les continents. Pour ne citer que les localisations plus connues:

- en Europe : les coulées des Eoliennes - Lipari et la coulée "Pietre Cotte" de Vulcano -, celles des îles Canaries, les coulées islandaises telle que celle de Laugahraun à Landmannalaugar, mise en place en 1477 et dont l'épaisseur varie entre 20 et 40 mètres. Aussi en Hongrie et dans les Cyclades.

 

Teton 6186              Vulcano - Obsidienne de la coulée Pietre Cotte - © B.Duyck  2008


 - aux Amériques : au Mexique, au Pérou, sur l'île de Pâques, de nombreuses régions aux Etats-Unis ; voir les articles récents sur le Big obsidian flow / Newberry et Glass Mountain/Long Valley.

- en Asie : En Arménie, au Japon e.a.

- en Océanie : Nouvelle-Zélande.

 

Obsidienne et pierre ponce, deux aspects d'une même roche :
Un fragment d'obsidienne chauffé lentement dans un four se transforme subitement en pierre ponce à une température bien
précise, située entre 700° et 800°. En quelques secondes son volume peut décupler.
Ce sont les myriades de bulles microscopiques de gaz renfermés dans l'obsidienne qui gonflent toutes en même temps et confèrent à la pierre ponce son aspect vacuolaire et sa faible densité.

(expérience non conseillée !)

 

L'obsidienne a été beaucoup utilisée dès la préhistoire pour façonner des armes, des outils et des objets rituels ... nous analyserons demain "la relation entre obsidienne et cultures".

 

Sources :

- Colorations des obsidiennes par A.Djemai in "Terre et Volcans"

- Obsidienne versus bordure figée - par H.Bertrand & O.Dequincey

  Eduscol - ENS Lyon - Planet Terre

- Northwest research obsidian studies laboratory - localisation

  des gisements d'obsidienne dans le NO. des Etats-Unis.

- Obsidian reports - divers articles référencés

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Restons dans la note Islandaises avec un tableau de

Þórarinn B. Þorláksson, l'Hekla vu de Laugurdalur.

Hekla ur Laugardal

     Hekla úr Laugardal (Hekla from Laugardalur) by Þórarinn B. Þorláksson (1867-1924). Made in 1922.

 

 

Le peintre dépeint le volcan Hekla dans des lumières "islandaises" matinales : le soleil matinal rosit ses flancs enneigés et le met en valeur dans le paysage encore peu éclairé.

L'Hekla, figure du paysage du sud de l'Islande, est connu pour ses colères et son aspect imposant et menaçant : dans le folklore local, il est considéré comme "une des portes de l'enfer".


Thórarinn B. Thorláksson (1867-1924) est un des piliers de  l'art moderne islandais, axé sur l'exploration et l'expression d'une identité distinctive, particulièrement par la peinture des paysages de l'île volcanique.

Il a étudié au Danemark, dont il a assimilé la manière de traduire les paysages. Cette oeuvre fut exposée en 1922, à Reykjavik, à la première exposition jamais réalisée par un peintre islandais dans son pays.

Ce tableau est une vue du volcan par le nord-ouest; il montre le volcan dominant un paysage bleu-vert dans lequel sol dénudé et végétation sauvage traduisent cette tension entre fertilité et dénuement ... entre désolation et prospérité amenées par le volcanisme.

Un sentiment d'intimité est donné par le creux de la vallée, qui crée un "cocon" mettant en valeur la masse volcanique; il contraste avec l'impression d'immensité de l'espace donné par la vue sur la vallée à l'arrière-plan.

La barre bleutée du plateau, surmontée par la silhouette blanche et massive, renforce le sentiment de menace que fait peser le volcan sur l'île et ses habitants.


Un autre paysage, de la même époque, met en évidence cette luminosité particulière à l'Islande et aux contrées du grand nord.

 

 

800px-Thorarinn_thingvellir.jpg

                               "Pingvellir "  by Þórarinn B. Þorláksson. Made in 1900.

 

Description du volcan Hekla :

 

Situé au sud de la zone de rift-est, l'Hekla occupe un point de transformation du rift; il émet des laves andésitiques, contrairement aux basaltes tholéitiques typiques des zones riftales islandaises.

Heklugja, une fissure longue de 5,5 km. coupe le volcan et est le siège de l'activité de la plupart des éruptions de ce volcan. Les éruptions répétées le long de ce rift sont responsables de la forme allongée de l'Hekla ENE-OSO.

Les éruptions historiques de l'Hekla ont couvert l'Islande de tephras riche en fluor et toxiques pour les animaux.

Actif depuis 5.850 avant JC, il a présenté de nombreuses périodes d'activité intense,la plus grande éruption du 20°siècle ayant eu lieu en 1947-48 : une fracture dorsale de 5 km. émet gaz et cendres,provoque la fonte des neiges et de violentes inondations. La colonne éruptive s'élève à 20 km. , générant une pluie de ponces et cendres sur l'Islande.  La toute dernière manifestation de l'Hekla ne remonte qu'au 20 février 2.000.

 

Hekla---front-lave-2000-decadevolc-jpg               L'éruption de 2000 , le front de lave - photo Décade volcanoes -

          avec l'aimable autorisation de Tom Pfeiffer - lien vers son site en "Sources".

 

Sources :

- Wikipedia :  Þórarinn B. Þorláksson

- Global Volcanism Program - Hekla

- Decade volcanoes - Hekla

- Guide des volcans , de M.Rosi & al.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L'ouverture d'une nouvelle fissure le 31 mars est fortement appréciée par les "volcarazzi" - paparazzi des volcans, néologisme qualifiant de façon péjorative à mon sens les volcanophiles photographes.

 

Une photo prise par le satellite EO-1 de la Nasa, acquise par ALI - Advanced Land Imager - le 1° avril découvre les deux points de sortie de la lave et les canyons de Hrunagil et Hvarnnagil où s'écoulent les flots de lave.

 

fimmvorduhals_ali_2010.04.01.jpg

         NASA image by Robert Simmon, using ALI data from the EO-1 team. Caption by Robert Simmon.

 

La police estime que plus d'un millier de personnes  ont visité le site éruptif à Fimmvörduhals après sa réouverture jeudi après-midi.

Maintenant on vient en Islande spécialement pour cet évènement et les visites se font souvent en famille. Beaucoup viennent en SUV (Sport Utility Vehicle) ou en motoneige, et le trafic est tel que la police a limité l'approche et que la zone de parking imposée ressemble à celui "d'un supermarché un samedi à l'heure de pointe"... d'autres plus fortunés se paient un survol en avion ou en hélicoptère; à raison de 250 € l'heure de vol, les devises affluent et dopent les finances islandaises qui en avaient bien besoin après la crise bancaire.

De nombreux visiteurs ne quittent les lieux qu'après 20-22 heures, pour profiter au maximum de la spectaculaire vision nocturne des chutes de lave dévalant la montagne en direction de Thorsmörk.

 

Sources :

 

- Nasa Earth Observatory

- Iceland Revieuw on line.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Passer à proximité du Yosemite National Park sans en parler serait un crime esthétique et écologique ...

Yosemite Valley               Yosemite valley, de Glacier Point - Photo Snty-Tact /Wikipedia
                             sur la droite, le silhouette typique de Half dome.

Classé "parc national en 1890, le Yosemite est le deuxième plus ancien parc de l'histoire américaine, après celui du Yellowstone. Parc de haute montagne, avec ses chutes d'eau, ses dômes granitiques, ses sequoia géants, il a été reconnu patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco en raison de sa diversité naturelle et paysagère.
Situé à 3 h.30 en voiture de San Francisco, c'est une porte d'accès vers Mono lake et Long Valley.
Il se trouve au centre de la plus haute chaine montagneuse de Californie, le Sierra Nevada; son point culminant est le Mont Lyell, avec 3.997 mètres et plusieurs sommets, tous situés asymétriquement à l'est de la Sierra, dépassent 3.500 mètres.
De nombreux glaciers l'ont façonné et subsistent encore dans des niches orientées au nord ... le réchauffement climatique a programmé leur prochaine disparition.

  Yosemite N.P. - un timide arc-en-ciel sur le sommet de Bridalveil fall, qui coule depuis
   une vallée glaciaire en U ; Halfdome sur la gauche.
  
photo Mila Zinkova.


Brève histoire géologique, liée à la tectonique et au volcanisme :

La phase la plus ancienne a lieu au précambrien et au début du paléozoïque : la région est située sur une marge continentale passive et recouverte de sédiments. Vers 350-300 Ma, la plaque Laurentia, ancêtre de la plaque nord-américaine , bouge vers l'ouest et entre en collision avec la plaque océanique Farallon, créant un arc insulaire volcanique. Par le jeu tectonique, l'océan disparait et l'arc névadien esst collé à la plaque continentale.

Au mésozoïque (250 Ma), l'orogenèse du Nevada construit une chaine montagneuse flirtant avec les 4500 mètres, l'ancêtre de l'actuelle Sierra Nevada. Elle s'accompagne de remontées de magma et de phénomènes volcaniques; une première phase commence vers 200 Ma et se poursuit 50 Ma, avec constitution de batholites; une deuxième phase de formation prend place entre 120 et 80 Ma. Vers la fin du crétacé (60Ma), l'érosion et le soulèvement mettent à jour les masses de granite.
Entre 20 et 5 Ma, des phénomènes volcaniques affectent le nord et l'est du Yosemite ... la présence d'orgues basaltiques le confirme.

Avec le refroidissement du quaternaire, des glaciers se forment et érodent les vallées en "U" , parois en falaise et fond plat avec des lacs glaciaires.

800px-Yosemite_national_park_mirror_lake_2010u.JPG                        Yosemite N.P. - Mirror lake - doc.  NPS

Enjoy ...

Sources :
- NPS - National Park Service - Yosemite
- The geologic storie of Yosemite nat. park - N.King Huber
www.yosemite.ca.us/.../maps.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages



MonoCraters_LongValley-copie.gif
Mono craters volcanic field:

Mono-craters-volcanic-field---R.Von-Huene-USGS.jpg  Mono craters volcanic field - photo R.Von Huene - USGS
  Vue du nord, la chaîne hemi-circulaire , avec à l'avant-plan Panum crater et Mono lake.
 

Entre Mono lake et la caldeira de Long Valley, sur le côté est de la Sierra Nevada, le site de Mono craters forme un arc de 17 km. de longueur comprenant plus de 30 dômes de lave rhyolitique.
Ces dômes de lave, recouvrant partiellement des dykes nourriciers, sont entrés en éruption près du bord d'un bassin "pull-apart" (*).
Des éruptions explosives ont eu lieu il y a plus de 50.000 ans; ces cratères sont aujourd'hui ensevelis.
Les structures visibles datent elles de l'Holocène... les dernières éruptions datent de 600 ans, contemporaines de celles d'Inyo craters sud.

Mono-craters---USGS.jpg                                    Mono craters - photo USGS.

Panum crater, la structure la plus proche de Mono lake est intéressante à plus d'un titre.
Panum_Crater---USGS.jpgPanum crater, partiellement rempli par un dôme de lave - photo USGS.

Sa formation se détaille en plusieurs séquences ( USGS) :
- la formation du cratère primitif se fait lors de la montée magmatique et de sa rencontre avec l'aquifère; une éruption phréatique débouche le cratère.
- la formation d'un cône de cendres suit, alimenté par des fontaines de lave et de cendres; il est toujours visible aujourd'hui.
Composition : ponces, lapilli, fragments d'obsidienne et de granit.
- Après ces deux épisodes violents, le solde du magma rhyolitique, visqueux, forme une série de dômes, composés de ponces et brèches rhyolitique. Divers épisodes d'effondrements et de reconstructions se succèdent pour donner le dôme actuel.
- Finallement, le magma, poussé à la façon du dentifrice sortant de son tube, va former des aiguilles, qui se sont cassées à cause d'un refroidissement rapide et de petites explosions à leur base ... constituant la masse de débris visibles au sommet du dôme.

Panum-rhyolitic-lava-dome---Dan-Dzurisin-USGS.jpg       Panum crater - le dôme rhyolitique - photo Dan Dzurisin / USGS.

Autres strucures :
sur la photo ci-dessous, en partant du devant de l'image vers le fond:
 - South coulee : coulées de lave rhyolitique
 - 4 cratères d'explosions
 - Smooth dome, recouvert d'une couche blanche de tephra
 - Adobe hill, complexe vocanique tertiaire, devant Mono lake, dont la teinte se confond avec le ciel.
Mono-craters-2.jpg          Mono craters volcanic field - vue sud vers nord - photo C.D.Miller / USGS

Mono lake volcanic field :

Black point, un "cône de tuff surtseyen", initiallement sublacustre est apparu sur les bords NO. de Mono lake, il y a 13.300 ans, à un moment où le niveau des eaux du lac était plus élevé. Sa forme tabulaire et ses fissures de refroidissements sont dues à sa naissance sous les eaux. Trois heures d'explorations physiques sont nécessaire à une visite, qui reste hasardeuse par manque d'indications.

Mono-lake---Landsat-2000.jpg                  Mono lake et environs - image Landsat en fausses couleurs - 2000

Negit (daté de 1550) et des parties de l'île Pahoa (1150) furent formés à l'holocène par des dômes rhyolitiques et des coulées. L'évènement le plus récent date de 1790, lorsque les sédiments lacustres formant Pahoa, furent soulevés par l'intrusion d'un cryptodômerhyolitique ( Bailey 1989)

Lakeside_of_Mono_Lake---Michael-Gabler.jpg                                        Mono lake et ses tours de Tuff -  photo Michaël Gäbler.

Un baisse du niveau des eaux, consécutive à leur pompage vers Los Angeles, a fait apparaitre des tours de tuff (carbonate calcique) précédemment immergées. Elles furent produites par des sources immergées riches en calcium, en contact avec des eaux riches elles en carbonates ... la chimie a fait le reste.
Mono lake a perdu, entre 1941 et 1982, trente et un % de sa surface; la salinité du lac (qui contient 280 millions de tonnes de sels divers dissous) et son alcalinité (pH = 10) ont favorisé la présence de phytoplancton algual microscopique et celle d'une crevette, Artemica monica, qui s'en nourrit. Ceci constitue la base d'une chaine alimentaire, avec les mouches "alcali", Ephydra hians, importante pour l'avifaune locale et migratrice. La société ornithologique Audubon mène un combat pour la conservation de cet écosystème particulier et la protection corollaire de deux millions d'oiseaux d'eau qui en dépendent.

Wallpapers_Tufa_Towers_-_Mono_Lake_-_California.jpg                              Mono lake - Tufa towers - free wallpaper :
 http://www.el-buskador.com/galeria/img-wallpapers-tufa-towers---mono-lake---california-4927.htm


(*) bassin "pull-apart" ou "strike-slip basin" :
pullapartBasin2.jpgc'est un type de structure qui se développe entre deux failles coulissantes, ou dans la courbure d'une faille de transformation, résultant de tensions tectoniques qui vont pousser une partie de la croûte terrestre entre elles et causer ainsi une extension. Un bon exemple de ce type de bassin est le Mer Morte, en Palestine.
(Schéma : USGS)

Sources :
- Global volcanism Program -  Mono craters
                                                Mono lake volcanic field
- Mono craters vocanic field - Molossian institute of volcanology
- Mono craters California - Aron Meltzner - lien
- Mono lake tufa SNR - lien
- About Mono lake chemistry : strange waters, strange towers
  lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Dernières nouvelles de Fimmvörduhals, où l'éruption semble évoluer

 

RUV signale l'ouverture d'une nouvelle fracture à l'est de celle existante; ceci est confirmé par un pilote d'hélicoptère, qui a survoler le volcan à 19 h. mercredi soir : " il a perçu un soudain flash lumineux et vu un nouveau "rift" s'ouvrir sous ses yeux ... c'est arrivé subitement et après cinq minutes, un rift est apparu, long d'une centaine de mètres ... la fente se dirige vers le sud; le nouveau rift ne prend pas la même direction que l'ancien, celui-ci va du nord vers le sud " a t-il déclaré.

La fracture se trouve à proximité de Hvarnnagil, siège d'une nouvelle orientation prise récemment par les coulées de lave.

La prudence est recommandée près du lieu des éruptions.

 

Une photo de la webcam prise à 21:46 GMT révèle un spectacle grandiose.

 

             fimmvorduhalsi_2010-03-31c.jpg

                                             webcam 31.03.2010 - 21 h.46

 

Sources :

- Iceland Review on line 01.04.10

- RUV

- the volcanism blog 31.03.10

- Activolcans

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Avant l'éruption : déformation crustale et intrusion magmatique.

 

L'analyse des images d'interférométrie inSAR révèle les déformations en rapport avec l'intrusion de magma sous l'Eyjafjallajökull avant l'éruption. Cette déformation s'éétend au nord et au sud du glacier.

Les deux images, prises respectivement en septembre 2009 et le 20 mars 2010, veille de l'éruption, montrent des différences d'alignement entre le sol et le satellite allemand Terra SAR-X. La précision de la mesure est de l'ordre de 1,5 cm.

L' analyse a été faite en collaboration entre le Nordic volcanic center (Institute of Earth Sciences - University of Iceland), L'Université technique de Delft (NL) et l'Université du Wisconsin (USA).

 

1016112.png1016113.png

 

 

 

 

                           Interférogrammes radar : à gauche, 09.2009 - à droite, 20.03.2010

              Documents Institute of Earth Sciences , by Eyjólfur Magnússon


L'éruption du 20 mars 2010 :

 

L'Eyjafjöll, volcan répertorié sous le numéro 1702=02 par le GVP, est entré en éruption vers 23:52 GMT (premier rapport visuel), le 20 mars 2010.

 

Eyjafjallajökull - 21.03.2010 - Ragnar Axelsson 2 mbl.is  

           Eyjafjöll éruption fissurale - Photo Ragnar Axelsson - 21.03.2010

 

Une sismicité intense et un ratio de déformation important, dans les trois semaines précédent l'éruption, sont associés à une recharge magmatique du volcan. Juste avant l'éruption, on a constaté un changement dans la profondeur des séismes qui sont devenus plus superficiels (de 7-10 km.  --> 4-5 km.). Les stations GPS ont mesuré des déformations dépassant 1 cm. par jour, et ce depuis le 4 mars.

 

T3-2010-13-24mar-AVNS-WEBen.pngLocalisation et profondeur des séismes sous Eyjafjallajökull entre le 13 et le 24 mars

Echelle couleurs/dates en haut à gauche - les séismes du 20 (rouge) sont proches du

point d'éruption et de plus faible profondeur.  - Doc. IMO

 

Les premiers rapports décrivent une lueur rouge réfléchie par un nuage, au dessus du site de l'éruption, une zone large de 2km. libre de glace entre les glaciers Eyjafjallajökull et Myrdalsjökull, qui surmonte le volcan voisin Katla, dans la vallée de Fimmvörduhals.

 

Evolution dans la semaine :


Le 21 mars, une observation aérienne permet de voir une fissure de 500 mètres, orientée NE-SO. ( N63º38.1&#8242-W19º26.4&#8242) et située sur le côté NE du volcan, à une altitude d'environ 1.000 mètres. (photo). L'éruption de type hawaiien émet des coulées de lave à proximité de la fissure et un panache mineur, moins de 1 km. de haut,dérivant vers l'ouest. Les chutes de tephras sont qualifiées d'insignifiantes.


Myrdalsjokull copie

    Carte de situation de l'Icelandic Met Office  :

      Position des sismographes (triangles noirs) - des stations GPS (ronds de couleur)

       et ajout du site de l'éruption (étoile rouge)


Le 22 mars, une explosion phéatique provoque un panache qui monte à 8 km. de hauteur; la fissure s'agrandit vers le NE et présente une activité aux deux pôles.

Le suivi de la coulée de lave est résumé, pour la semaine, sur la carte ci-dessous :

 

Hraun-21-28-mars-2010.jpg                       Carte des avancées de coulées du 21 au 28 mars .

 

La lave emprunte d'abord le canyon de Hrunagil, avant d'emprunter celui de Hvannargil, à partir du 26 mars. La progression de la lave dans les canyons se fait par l'intermédiaire de chutes de lave hautes de 100 à 200 m. selon les endroits.

Un fort dégazement nocif rend problématique l'approche immédiate des zones éruptives et la pénétration dans les canyons et nécessite un avertissement de la Securité Civile.


Hraun-21-28-mars-2010-tableau.jpg

 

Les zones couvertes par la lave demeurent restreintes en surface, et atteignent 0,9 km² le 28.03.

 

Malgré des conditions climatiques rigoureuses et des difficultés d'approche, quelques 25.000 personnes ont déjà visité le site de l'éruption, qui se poursuit à un rythme plus lent. On s'attend à une augmentation des visites durant le week-end Pascal.


 

27.03-Einar-Kjartansson-IMO.jpg

                 Le cratère le 27.03.10 - photo Einar Kjartansson / IMO.

 

 

mbl.is---Einar-Petursson.jpg                               Mbl.is - photo Einar Petursson

 

 

 

Update : excellent document de l'IMO :

"Seismic signs of magma pathways through the crust in the Eyjafjallajökull volcano " by S.Hjaltadottir, K.Vogfjörd et R.Slunga.  -lien


Sources :

- Global Volcanism program - weekly reports

- Icelandic Met Office

- Institute of Earth Sciences - University of Iceland

- Articles journaliers de l'Iceland Revieuw on line.

- Articles de mbl.is

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Inyo_craters---USGS.jpg         La chaîne d'Inyo craters - document USGS .
    A l'avant-plan, Inyo craters sud et nord, puis Deer Mountain et au fond Deadman flow.
      (structures se trouvant dans la caldeira de Long Valley)

Inyo craters est une longue chaîne de douze kilomètres, composée de dôme de lave, de coulées et de cratères d'explosions; elle s'étend sur le plancher de la caldeira, mais fait partie, chimiquement et magnétiquement,  d'un système volcanique différent de celui de Long Valley.

Inyo 8000 anslegende-inyo---Mono.jpg
Le dernier épisode éruptif a eu lieu il y a 600 ans, accompagné de la formation des dômes rhyolitiques de South Deadman, Obsidian flow et Glass Creek.
Inyo crater lake est un petit cratère phréatique, formé durant une éruption située sur le flanc sud du dôme rhyolitique Deer Mountain.

inyomap.gif
1. Enchainement de l'activité explosive :


Lorsque la montée du magma lui fit rencontrer les eaux sous-terraines de la chaine Inyo, une série d'explosions pulvérisa les roches sous la pression de la vapeur.
L'activité débuta d'abord à un évent situé dans South Deadman flow, avec éjection de ponces et de poussières, et une coulée pyroclastique qui s'est répandue jusqu'à 6 km. de son point d'origine.

inyodike
Caractéristiques données par le Global volcanism Program de la derniere éruption, datée de 1.380 +/- 50 ans :
 - volume de lave émis : 400 M m³
 - volume de téphras émis : 170 M m³
 - par des éruptions fissurales localisées, de éruptions explosives, des coulées pyroclastiques, des explosions phréatiques, l'extrusion de dômes, des coulées de laves et des lahars ... la Totale !

En détails :

Aisopach coLes vents régnants vers le NE, ponces et poussières furent poussés dans cette direction; la couche a atteint 2 m. près de l'orifice de sortie et 10 cm. 12 km. plus loin (isopaque pourpre - A).  Les coulées pyroclastiques s'étendent ensuite à 6 km vers le NE. et quelques km. vers l'ouest ( zone bleu clair)
Les vents soufflant ensuite dans la direction S-SO., et l'activité se révélant 4 fois plus importante, 4 m. de tephras se déposèrent à proximité et 20 cm. à 12 km.

Ensuite l'activité explosive se déplaca vers Obsidian vent et Glass Creek vent, situés à 3 et 5 km. plus au nord.
Finallement, une série d'explosion générée par la vapeur marqua la phase explosive dans la chaine (isopaque bleu - B)


Bisopach co
A Obsidian vent, une forte explosion éjecta ponces et poussières haut dans les airs, avec un déport vers le NE.

(isopaque vert foncé) . La couche de tephra a été recouverte d'une fine couche de dépôts pyroclastiques à proximité de la source.


L'activité explosive finale, à Glass Creek, poussa les tephras vers le S-SO., avec un dépôt de 8 m. près de la source et jusqu'à 50 cm. à 12 km.
(isopaque vert clair)




InyoFissures                                   Fissures et failles à Inyo craters et Deer Mountain - USGS.

pumice-from-Ynio-eruption.jpg        Pumice Valley : la route coupe les dépôts de ponces provenant des éruptions des Inyo craters.
                                   Document USGS.

2. Phase phréatique - Deer Mountain.

Après cette importante phase explosive, le magma se déplace vers Deer Mountain, où, sans atteindre la surface, il provoque, au cours d'explosions phréatiques, la formation de deux cratères au sommet de Deer Mountain.

deer-mountain-USGS.jpg       Deer Mountain et ses deux cratères sommitaux -  Doc. USGS.

Sources :
- Global Volcanism Program - Inyo craters
- Mono-Inyo eruptions over the past 8000 years - USGS
- The Inyo eruptive episode about 600 years ago, Long Valley caldera,
   California - USGS 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
A proximité de la caldeira de Long Valley, se trouvent deux structures intéressantes, formée de roches volcaniques de nature différentes :
Mammoth Mountain et Devil's Postpile.

long valley copie
   Carte géologique simplifiée - types de roches volcaniques et grandes failles.
                 Doc. Journal of Petrologie.

Mammoth Mountain :

Ce volcan, haut de 3.369 m., est situé sur la rive SO. de la caldeira de Long Valley; ce complexe de dômes de lave trachydacitique représente un système magmatique distinct de celui de la caldeira de Long Valley.
L'activité volcanique a débutée ici il y a 110.000 ans et sa dernière éruption date de 57.000 ans.
Mammoth Mountain est entouré de 35 cratères, faisant partie du même système magmatique et inclut aussi les Red Cones, deux cinder cones basaltiques localisés au SO. Ces cônes de scories sont datés de 8.900 ans (datation radiocarbone). Sur le flanc nord de Mammoth Mountain, des éruptions phréatiques ont eu lieu il y a seulement 700 ans.

Mammoth-Mountain---R.Brantley-USGS.jpg Mammoth Mountain , vu du dôme résurgent - photo R.Brantley / USGS
Sur la droite, on peut voir les "minarets" de la Sierra Nevada - Sous Mammoth Mt., la ville de
Mammoth Lakes et la route qui passe entre deux coulées de lave dans la caldeira, datée de
152.000 à 64.000 ans.
 

Une instabilité récente, caractérisée par des séismes, des émissions de gaz et des destructions d'arbres, sont à mettre en relation avec une intrusion sous forme de dyke en 1989.

CO2.gifLe dégazage de grandes quantités de dioxyde de carbone - 45 à 150 tonnes par jour - à proximité de Horseshoe lake, a causé la mort d'arbres en six endroits, couvrant au total 690 m². Le camping a été interdit dans cette zone en 1995, à cause de risques d'asphyxie; des problèmes ont été rencontrés dans les cabanes de location, utilisées par les skieurs... les concentrations en CO2 sont mesurées en permanence depuis.
treekilb                 Aires de végétation touchées - failles de remontées gazeuses - doc. USGS

Les causes probables de sources de dioxyde de carbone sont le dégazage des intrusions magmatiques et la relache à partir de roches sédimentaires riches en calcaire, et qui ont été chauffée par les intrusions. L'uniformité chimique et isotopiques des prélèvements de CO2 indique la présence d'un grand réservoir de gaz sous la montagne, et sa remontée par des failles vers la surface.

Mammoth-Mountain---Red-cones--Lee-Siebert-.jpg        Mammoth Mountain - Red cones - photo Lee Siebert / Smithsonian GVP

Mammoth Mt - Treekill - Dave Wieprecht 1995 USGS          Mammoth Mt - Horseshoe dead tree area - photo Dave Wieprecht / USGS 1995


Devil's Postpile National Monument :

Cette colline formée de colonnes basaltiques fut créée lorsqu'un flot de lave à commencé à remplir la Reds meadows valley, entre 80 et 100.000 ans; cette lave très chaude et visqueuse a descendu le cours de la rivière jusqu'à être bloqué par une moraine glaciaire, barrage naturel. Elle a alors formé un lac de lave de profondeur (d'épaisseur) supérieure à une simple coulée; un refroidissement lent a permis longueur et symétrie optimales des structures : largeur 60 cm. à 1,10 mètre - longueur jusqu'à 18 mètres - régularité des colonnes : 44,5% sont des hexagones, 37,5% des pentagones, révélés après érosion glaciaire.

Devil-s-postpile-NPS.JPG                                 Devil's Postpile - photo NPS

view_top_post.jpg                           Devil's Postpile - la face érodée des prismes basaltiques -  doc. NPS
        La surface légèrement striée est due à l'érosion glaciaire qui s'est terminée il y a 15.000 ans

Iron-soda-spring.JPG                            Devil's Postpile - Iron soda spring - Doc. NPS

Sources :
- Global Volcanism Program - Mammoth Mountain
- NPS - National Park Service - Devils Postpile
- Devils postpile national monument - Wikipedia
- History of the volcanism in Long Valley - USGS

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