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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

dome_collapse-11.02.10-13.07h-MVO.jpg                      La coulée pyroclastiques photographiée par le MVO à 13 h.07.

Un effondrement partiel et important du dôme a affecté Soufrière hills le 11.02.
L'épisode a duré 55 minutes; les coulées pyroclastiques se sont intensifiées à 12 h.35, avec un pic à 13 h. 14 pour se calmer à 13 h.30.
Une large coulée s'est déplacée vers le NE. en direction de l'ancien aéroport et a continuer son chemin sur la mer.
Un surge pyroclastique courant sur la mer pouvait être observé de Lookout village, au NE. de l'île.
D'autres coulées ont suivi Tyers Ghaut et la Belham valley atteignant Cork Hill.
Un panache de cendres a atteint 15.240 mètres (50.000 pieds) avant de dériver vers le NE., selon des pilotes d'avion et le VAAC - Washington; les vols de la Carribean airlines de et sur antigua ont été suspendus.
Une impressionnante photo infra-rouge, prise par le NOAA, illustre cet épisode et le panache consécutif.


11.02.10 IR - NOAA
Update 16 h00 :
selon Ushuaïa nature

"Pour éviter les risques d'irritation oculaire et des voies respiratoires que pourraient provoquer les cendres volcaniques, les écoles, collèges et lycées de la Guadeloupe resteront fermés vendredi.
Le préfet a également appelé les automobilistes à la prudence car les routes sont rendues glissantes par la couche de cendres.
A Pointe-à-Pitre, les rues et les voitures en stationnement étaient recouvertes par une mince couche gris-blanc de cendres volcaniques. Les rares voitures qui circulent soulevaient un nuage de poussières volcaniques, qui s'infiltrent dans les maisons et les appartements.
L'aéroport international de Pointe-à-Pitre a été fermé jeudi à la suite des premières retombées de cendres volcaniques. La plupart des vols à destination de Pointe-à-Pitre doivent être déroutés sur Fort-de France (Martinique).
"

Sources :
- MVO - site officiel et Facebook
- VAAC Washington
- NOAA.
- Ushuaïa nature.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Plus vers le sud, deux volcans sont voisins et distants seulement de 50 km. : le Mount Adams et le St Helens.

Mount_Adams_from_Hood_River_Oregon.jpg                             Le Mount Adams, vu de la Hood River - Wikipedia.

Le champ volcanique du Mount Adams inclut le Mount Adams, 3.742 m. , stratovolcan complexe de nature andésito-dacitique d'un volume supérieur à 200 km³, et plus de 60 orifices volcaniques.
Les dimensions du champ volcanique sont de 55 x 30km; celles du volcan de 30 x 25 km.
L'histoire éruptive du Mount Adams se décline en trois grandes périodes selon la nature de sa production :
- 520.000-450.000  ans : vieux cône andésitique.
- 250.000- 150.000- 100.000 ans : champs basaltiques.
- <20.000 ans : actuel cône andésitique.
La composition des laves analysées varie de l'andésite, au basalte, à la dacite et la rhyodacite. (Wes Hildreth , Volcanoes of north America)

Sa dernière éruption est datée vers environ 950 après JC, serait de VEI 2 et aurait produit des téphras sur le flanc est.

adams_map_locale.gif                         Les différents champs de lave sont indiqués en violet. - doc.USGS.

Le volcan doit son nom au second président des Etats-unis, John Adams.

Le Mount adams et le St Helens ne sont pas seulement voisins; ils sont aussi unis par les récits des Amérindiens.
Le St Helens était une jolie jeune fille, appelée "Loowit". Les deux fils du grand esprit "Sahale" en tombèrent éperduement amoureux.
Les deux braves, Wyeast et Klickitat, se battirent pour la belle, brûlant au passage villages et forêts. Le grand esprit fut furieux; il tua les trois amoureux et érigea une montagne aux endroits où chacun fut abattu. A cause de la beauté de Loowit, sa montagne, le St Helens, fut un cône parfait; Wyeast lève sa tête pour prier - comme le Mount Hood -  et Klickitat - le Mount adams - pleure pour voir la belle jeune fille drapée dans son manteau neigeux et se courbe lorsqu'il émet des gaz vers le St Helens.

Le St Helens , aussi considéré comme le  "Mont Fuji d'Amérique" en raison de sa beauté symétrique, est un volcan jeune.
Le volcan doit son nom au diplomate britannique Alleyne Fitzherbert, dont le titre était "Baron St Helens", et à l'expédition Vancouver (1792-1794).

Formé il y a 40-50.000 ans,il a été le volcan le plus actif de la chaîne des Cascades à l'holocène. Tephras, dômes de lave et coulées pyroclastiques se sont succédés pour former l'ancien édifice.
Le nouvel édifice s'est construit au cours des derniers 2.200 ans, avec une production aussi bien basaltique qu'andésitique et dacitique à partir de cratères sommitaux ou situés sur ses flancs.
028044.jpgDans les années 1800, une période d'activité "Goat rocks" débute et un dôme est extrudé sur le flanc NO., à 650 m. sous le sommet, dans les années qui suivirent l'explosion de 1842, décrite par Paul Kane dans un tableau conservé au Royal Ontario Museum de Toronto.

Sthelens1980-avant.jpg                             Le cône "parfait", avant l'éruption en 1980 - USGS.

L'éruption catastrophique du 18 mai 1980 changea la morphologie du volcan, ainsi que sa taille, qui passa de 1.950 m. à 1.550 m. Le St Helens possède à présent un cratère en fer-à-cheval largement ouvert, et occupé en partie par un dôme.

1980---.jpg                      Panache Plinien, lors de l'éruption du 18 mai 1980 - doc.USGS.

Cette éruption ne fut "prédite" que par David Johnston : contrairement à la thèse avancée par l'USGS d'une éruption avec une colonne éruptive verticale, Johnston, qui avait étudié ce volcan "en profondeur", a prédit un blast latéral originaire de la protubérance présente sur un des flanc de l'édifice. Haroun Tazieff, célèbre volcanolgue belgo-français, avait jugé ce volcan inoffensif, le qualifiant de "petite Soufrière"; les Krafft avaient quitté la zone pour une autre éruption.

 

Remplaçant ce jour là, au pied levé, un de ses confrères, il fut pulvérisé par l'explosion latérale après un bref message annoncant l'éruption : "Vancouver, Vancouver, this is it !" 

MSH80_david_johnston_at_camp_05-17-80.jpg                David Alexander Johnston, géologue et volcanologe de l'USGS (1949- 1980) ,
                                           tué dans l'éruption du St Helens.

Demain, l'éruption du St Helens en 1980 et son évolution.

Sources :
- Global Volcanism Program - linkAdams
- USGS - Mount Adams
- Global volcanism Program : St Helens
- USGS - Mount St Helens
- Biographie de David Johnston

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


05.02.10 ThB 7         Activité du dôme le 05 février - avec l'aimable permission de Thorsten Boeckel.


Des périodes d'activité plus intense apparaissent de manière cyclique toutes les 7 à 12 heures. Cette activité plus intense se caractérise principalement par des émissions de cendres, des éboulements de blocs et des écoulements pyroclastiques.  L'intensité de l'activité dans les cycles a été variable durant la semaine.


Des écoulements pyroclastiques sont descendus principalement à l'ouest dans la vallée de Gages et dans la vallée de Spring Ghaut. La distance maximale atteinte par ces écoulements a été d'environ 3 km mais plus généralement de 2 km. Des observations en hélicoptère montrent que le haut de la vallée de Spring Ghaut est pratiquement rempli par des dépôts d'écoulements pyroclastiques. Des écoulements pyroclastiques se sont aussi propagé dans la direction de la vallée de Whites Ghaut vers le nord-est. L'activité d'éboulements de blocs a été importante sur les flancs nord du volcan.


De brèves périodes de visibilité ont permis d'observer que la partie centrale-ouest du dôme avait augmenté de hauteur pour atteindre environ 1070 m.


hls_map_level_4.pngDes chutes de cendres ont affecté le nord-ouest de Montserrat le 4 février 2010.

Le niveau de danger est 4. Il n'y a pas d'accès à la Zone C.

Depuis le 10.02 au matin, le MVO a recommandé la fermeture de la zone B, l'activité ayant migré principalement vers l'ouest et le nord durant les deux derniers cycles d'activité

Source : rapports MVO

De superbes photos récentes sur les sites de

- Thorsten Boeckel - 05.02.2010 et

- Marco Fulle - Swisseduc - 27.01 au 01.02.2010

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Pour suivre : Glacier peak et le Mount Rainier.

Glacier peak SW - 2004 - J.H.Scurlock                               Glacier Peak - photo J.H.Shurlock 2004 - USGS.

Glacier Peak, le plus isolé des volcans de la chaîne des Cascades, est un stratovolcan dacito-andésitique, avec des dômes situés sur ses flancs et au sommet.
Plus d'une douzaine de glaciers habillent ses flancs, et lui ont valu son nom.

Bien que culminant à 3.213 m., le volcan s’est construit sur une crête et l’édifice volcanique lui-même n’atteint que 1.000 m.

Glacier Peak est bien connu pour ses énormes volumes de tephras libérés au cours d’éruptions datées de la fin du Pléistocène et de l’Holocène. Cette éruption majeure fut suivie d’une dormance de 6.000 ans. D’autres épisodes coïncident avec des nuées pyroclastiques et des tephras en moindre volume.

Selon des légendes indiennes, confirmées par l’analyse de tephras, une éruption récente eu lieu au 18° siècle.

Trois sources chaudes entourent le volcan et des zones dépourvues de neige coïncident avec des dômes de dacite fraîchement apparus.

(J.Beget – Volcanoes of North America)

 

Mt_Rainier_peaks--liberty-cap-columbia-crest-pt-success.JPG              Les pics du Mount Rainier : Liberty cap, Columbia crest et Pt Success - USGS.

Le Mount Rainier, le plus haut volcan de la chaîne avec ses 4.392 m., est considéré comme le plus dangereux, à cause de l’urbanisation dans ses zones de drainage et de divers facteurs aggravants : la hauteur du relief, les énormes volumes de neige et de glace surmontant le cône, de larges secteurs formés de débris riches en argiles et altérés hydrothermalement …tous facteurs favorisant de gigantesques lahars.

Dans les derniers 6.000 ans, trois coulées importantes furent répertoriées : "Osceola, Round Pass et Electron mudflows”.

 

Rainier-drainages.jpg

 

       Les zones de récurences de lahars, avec en haut à gauche, le Puget Sound et la ville

                                               de Tacoma - Carte USGS.

Le sommet actuel est composé de deux cratères jumeaux.

La partie sommitale du volcan est altérée hydrothermalement : des zones perpétuellement dépourvues de glace et la couverture glaciaire percée de grottes  témoignent d’une faiblesse structurale.

(Patrick Pringle - in Volcanoes of North America)


Rainier-twin-craters---D.Wieprecht-1995-USGS.jpg

                 Les cratères sommitaux et jumeaux du Mount Rainier.

                                                    Photo D.Wieprecht - USGS.



Sources :
- Global Volcanism Program - Glacier Peak
- Global Volcanism Program - Rainier
- CVO website - Mount Rainier
- CVO website - Glacier Peak
- "Volcanoes of North America" by C.A.Wood & J.Kienle.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

cascade_range.gif
Sur cette carte de l'USGS - United States Geological Survey, toute la chaîne volcanique des Cascades, anciennement appelée "Snowy mountains", est détaillée.

Notre revue va commencer par l'état de Washington.
Quatre des cinqs stratovolcans de cet état ont eu une activité récente, dans les 200 dernières années.

cascades_eruptions_4000yrs.gif
Du nord vers le sud, c'est tout d'abord le Mount Baker qui se présente.
Situé au NO. des Etats-Unis, et culminant à 3.285 m., il est le deuxième sommet de la chaîne des Cascades, après le Mont Rainier. Connu des Amérindiens sous le nom Koma Kulshan - le Grand blanc, en référence à ses glaciers - il fut nommé "La Gran montana del Carmelo" par les
explorateurs espagnols, premiers européens à apercevoir le volcan en 1790. Le site tire son nom actuel du Lieutenant Baker, qui aperçut la montagne le 30 avril 1792, lors de l'expédition menée par Georges Vancouver, à bord du HMS Discovery. Il fut gravi pour la première fois en 1868.

Baker01_aerial_view_mount_baker_03-21-01.jpg                   Mt Baker - photo aérienne 03.2001 par Ken McGee - USGS.

baker_location.gif

Le Mount Baker est un stratovolcan alimenté par un magma andésitique, né de la subduction de la plaque Juan de Fuca sous la plaque nord-américaine. Il s'est édifié, il y a 30.000 ans, entre la caldeira de Kulshan et le volcan Black buttes, tous deux actifs au Pleistocène.
Son activité volcanique s'est déroulée au cours des 10.000 dernières années dans la cheminée débouchant dans le cratère Sherman; les éruptions sont explosives, avec production de nuées ardentes et de lahars, sérieux dangers pour les populations avoisinantes. Les lahars proviennent de la fonte accélérée des glaciers dont le site est recouvert depuis son sommet jusqu'à une altitude de 2000 m. Leur volume est estimé à 2 km³. Les dix principaux glaciers ont connu une phase de progression entre 1950 et 1975, mais depuis ils régressent fortement.

map_baker_glaciers.gif
Boulder_Glacier_3737.JPG                                 Le Boulder glacier, au SE. du volcan

2000px-Mount_Baker_hazard_map-en.svg.png
                   Carte des risques volcaniques du mont Baker. - Collaboration Nasa - USGS.

     Zone inondable I : Passage des lahars causés par de larges effondrements des flancs du volcan, des coulés de laves ou des inondations de la rivière Skagit à cause d'éboulements de lahars dans les réservoirs d'eau.      Zone inondable II : Passage de lahars provoqué par de fréquents et irréguliers éboulements dans la zone du cratère Sherman.      Zone proche de coulées pyroclastiques fréquentes.

Seule une éruption majeure, survenue il y a 6.800 ans a modifié sa physionomie en provoquant un effondrement partiel du volcan; cette éruption fut de VEI 3 et produisit 75 millions de m³ de tephras, et un lahar atteignant la baie de Bellingham.
Le 19°siècle fut marqué par 17 épisodes éruptifs, dont le dernier connu en 1880 (VEI 2).
Baker81_gas_sampling_fumarole_mount_baker_1981_med.jpgEn mars 1975, une augmentation soudaine
de l'activité fumerollienne et une fonte inhabituelle des neiges du cratère Sherman firent penser à l'imminence d'une éruption. Selon les récents relevés, rien ne laisse présumer que le magma soit remonté dans le volcan, qui reste sous surveillance du CVO.

Sources :
- USGS - CVO : Cascade Volcano Observatory
- USGS - Mount Baker
- Global Volcanism Program - Mount Baker
- "Volcanoes of North America" par C.H.Wood & J.Kienle -
   Cambridge university Press.
- "Guide des volcans" de M.Rosi & +al. - Delachaux & Niestlé

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
L'ouest américain est une province volcanique inhabituelle; elle comporte une grande variété de paysages volcaniques et des roches de composition fort variable, avec un commun dénominateur : une dispersion de petits champs basaltiques.
Cette "cacophonie volcanique" fut impossible à comprendre jusque dans les années 70, date à laquelle la tectonique des plaques a permis une interprétation du phénomène volcanique depuis le Cénozoïque.

image004.gif
La région des Cascades est un des exemples les mieux connus au niveau tectonique : la présence de cette chaîne de volcans est l'évidence d'une subduction active. Elle concerne la plaque Juan de Fuca, qui doit son nom à un navigateur grec, Ioannis Fokas, mieux connu sous la dénomination espagnole, Juan de Fuca, due au fait qu'il servit sous les ordres du roi Philippe II.
Elle est bordée au nord et au sud de deux micro-plaques orogéniques (*), Explorer et Gorda. Elles ne sont, toutes trois, composées que de lithosphère océanique.

RdeFuca---B.Chadwick-NOAA.png
            La ligne de subduction et les plaques tectoniques bordées de failles,
                                     en marge de la chaîne des Cascades.
                                     Document B.Chadwick - NOAA.

La plaque Juan de Fuca : un vestige de la plaque Farallon.

Farallon_Plate---les-restes.jpg
Les restes de la plaque Farallon, situés
sous l'Amérique du nord, dans la manteau
terrestre.
Doc. SVS - Nasa.

Cette plaque "fossile" a presque totalement disparu, par subduction, au Jurassique, sous le continent nord-américain; il en reste quelques reliquats :  la plaque de Fuca et ses collatérales, la plaque Cocos, la plaque rivera et la plaque Nazca.

San_Andreas_Fault_Sequential_Diagrams.jpg
Mouvements actuels :

L'actuel ratio de convergence de la plaque Juan de Fuca est de 3 à 4 cm. par an, et n'est que la moitié de celui qui la caractérisait il y a 7 millions d'années., ce qui explique une moindre sismicité et une activité volcanique relativement réduite.
Une nouvelle tranche de possible subduction est révélée par des études électromagnétiques et l'activité de la région des Hautes Cascades durant le dernière siècle.

b.gif
  • The continental margin and the Juan de Fuca plate are breaking up into smaller crustal blocks that are being dragged northward by the motion of the Pacific plate.
  • Migrating continental margin terranes breaking up into: Washington (W), Oregon Coastal (OC), and Sierra Nevada (SN) blocks.
  • Vancouver Island (VI) and Canadian Coast Mountains represent a relatively fixed buttress against which coastal terranes are deformed.
La région fait l'objet d'une étude : le projet Neptune, initié par le Canada au large de l'île de Vancouver, va installer un réseau de plate-formes sous-marines, observatoires reliés au continent par cablage et situés sur les fonds marins entre 400 et 2.660 m. de profondeur.

280761601_007ae9e09c_o.jpg 

Le volcanisme actuel :

Des différences prononcées existent dans la nature du volcanisme de l'arc des Cascades : dans l'état de Washington, cinq grand stratovolcans espacés se partagent le terrain; l'Oregon voisin ne présente que six stratovolcans plus petits, mais cet état est traversé par une bande formée de champ de lave basaltique à andésitique, des cinder cones et des volcans-boucliers. En Californie, les stratovolcans Shasta et Lassen peak sont associés à un volcans-bouclier, Medicine Lake, des cinder cones, des dômes, des maars pour former un paysage volcanique très différencié.

Cascade_Volcanic_Arc.jpg
(*) - Orogénique : en rapport avec l'Orogenèse : Par extension ou compression des plaques tectoniques l'orogenèse désigne à la fois un système théorique expliquant les mécanismes de formation des reliefs, et l'ensemble des orogenèses se succédant à travers les temps géologiques. Elle résulte de la collision d'une plaque tectonique continentale ou océanique contre, puis sous une autre plaque, et se passe au niveau des limites convergentes; et parfois au niveau des déchirures de la même plaque sous l'effet des étirement due au mouvement rotationnel du magma.

Sources :
- Global volcanism Program :
          volcanoes of Canada & the western USA - lien
- NOAA :
  "Vents program : NeMO observatory" - lien
  "The co-axial segment of Juan de fuca ridge" - lien
- "Farallon plate remnants" - SVS. GSFC.Nasa
- "Rebuilding the world " par J.Cohen

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

NW Rota 1 Brimstone pit 2006-2                        Photo NOAA - NW Rota-1 , Brimstone Pit 2006.

Deux chercheurs australiens ont défini un nouveau type d'éruption explosive, qualifié de "neptunien", réservé au volcanisme sous-marin.

Sharon R.Allen et Jocelyn McPhie, de l'Université de Tasmanie (Hobart - Tasmanie) ont décrit leur travail de "Classification des éruptions explosives subaquatiques" dans le journal "Geology" .

Comme un bon dessin vaut mieux que de longues palabres, je me permet de reprendre quelques unes de leurs dias pour illustrer ce nouveau terme.


Eruptions-sous-marines-6.jpg
Eruptions-sous-marines-7.jpg
          Classification des éruptions subaquatiques - selon Allen & McPhie - UTAS.

Eruptions-sous-marines-10.jpg
Eruptions-sous-marines-11.jpg          Qualification d'une éruption Neptunienne - selon Allen & McPhie - UTAS.


Ces éruptions peuvent se définir ainsi :
Leur moteur : les gaz magmatiques.
Ces explosions injectent directement et à l'aplomb de l'évent de sortie de grands volumes de ponces; cette ponce chaude absorbe rapidement de l'eau et sombre, en formant des courants qui vont recouvrir de vastes étendues de fonds marins.
Les éruptions neptuniennes diffèrent des éruptions explosives terrestres, suite à l'influence des phénomènes de pression et des caractéristiques différentes entre l'air et l'eau, dans les domaines de la densité, de la viscosité et de la capacité d'échauffement.

Sources :
- Science Daily : "New kind of undersea eruption defined 'neptunian' .
- Geology : "Products of neptunian eruption".
- UTAS - "Subaqueous eruptive explosions" by Allen & McPhie.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

En parcourant la Méditerranée d'ouest en est, plusieurs massifs volcaniques nous offrent le spectacle d'orgues volcaniques.

La France avec le massif de l'Estérel
: dans ce massif essentiellement rhyolitique, une petite zone de trachyte localisée en pleine ville de St Raphaël possède des orgues trachytiques : la Batterie des Lions.

Panorama_Lions.jpg                     Le Lion de Terre, vu du sentier du littoral - phot BRGM.
                Situation des prismes de trachyte : à l'avant-plan.
Photos de détails : article précédent.

La Corse et des orgues rhyolitiques dans le golfe de Porto, à Scandola.

Corse-04893-reserve_de_Scandola.jpg               Scandola - orgues volcaniques accessible uniquement par la mer
                                                    - photo wikipedia.
 

geo.JPG


geo1-copie-1.JPG







La Sicile et le massif  de l'Etna
, où deux sites comportent ce type de structures : Acitrezza et les gorges de l'Alcantara.


PAvimento-dei-Giganti---Acitrezza--CT--copie.jpg                       Acitrezza - Pavimento dei Giganti - photo Geositi.net
           L'abrasion marine au port d'Acitrezza a formé une "chaussée de géants".

Lachea-island-to-Faraglione-grande-BB.jpg                       Lachea - Faraglione grande - photo Boris Behncke.
      L'île Lachea et les Farigliono dei Ciclopi, restes d'un sill (*) , ont été constitués
      en réserve naturelle.réserve naturelle.


Parco-dell--Alcantara---3--TH.Reichart.jpg             Gorges de l'Alcantara - photo HDR du regretté Thomas Reichart

Alcantara3.JPG                            Les orgues tourmentés de l'Alcantara - Geositi.net
                    Bel exemple de fusion au dessus de l'entrée de la fausse grotte.

La morphologie actuelle de la vallée de l'Alcantara est le résultat de deux grandes phases d'évolution, initiées au cours de l'activité du volcan Ellittico.
Seule l'invasion  d'une coulée unique de lave s'est produite dans une première phase. ce phénomène fut suivi d'une longue période d'érosion de la coulée de lave.
Le début de la deuxième phase fut marqué, il y a environ 20-25.000 ans, par un changement dans la fréquence des invasions de lave, associé au stade final d'activité de l'Ellittico.
Des coulées laviques en provenance du flanc NE du volcan ont radicalement changé la morphologie de la zone : en particulier, une coulée a rempli la vallée sur une distance de 9 km.; ceci s'est passé entre 15.000 et 7.000 ans, les laves provenant du cône de scories Moio.
Après une brève période érosive, une fissure éruptive, localisée dans la vallée de l'Alcantara, a généré un flux de lave canalisé sur 20 km., puis s'étendant en mer ionienne sur 3 km.
Durant les derniers 7.000 ans, des coulées de lave originaires d'une rift-zone NE. ont barré temporairement la vallée.
Par la suite, l'érosion a mis au jour les orgues volcaniques.

Sicily-Alcantara-Gorge-Trip-1.JPGLes plus courageux et les moins frileux peuvent essayer, quand le niveau d'eau et la météo le permettent, de pénétrer muni de cuissardes dans une eau très froide et voir les gorges proprement dites.
Du canyonning est aussi possible ...

BM_Hoch_img250_gr.jpg





Sources :
-
"Geological and geomorphological evolution of the Etna volcano NE flank and relationships between lava flow invasions and erosional processes in the Alcantara Valley (Italy)" par Stefano Branca - Univ.Catania
- "Valorizzazione del geositto di Acitrezza" - Santo Benfatto - avril 2008. -
www.geositi.net

Ceci clotûre un bref tour d'horizon des prismations volcaniques en Europe ; d'autres superbes prismations existent au niveau mondial , ont déjà été illustrées ou seront l'objet d'articles ultérieurs.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

z---schemas-004-copie.jpg       "Racines profondes"  du volcanisme intra-plaque situées sous les jeunes champs
                     volcaniques Européens, basé sur la tomographie sismique.
                                extrait de "Volcanism" de H-U Schmincke.

La plupart des jeunes provinces d'origine volcanique situées en Europe centrale sont datées de l'époque Tertiaire, entre 5 et 40 millions d'années. D'autres, comme en Tchéquie, en France la région de Clermont-Ferrand, le massif de l'Eifel en Allemagne, datent du Quaternaire.

Tchéquie : le site de Panska Skala

Situé dans le nord de la Tchéquie, ce champ volcanique datant du Tertiaire a été exploité pour son basalte. La carrière désertée "Panska Skala" est remplie par un lac d'eau de pluie, où se reflètent de superbes colonnes basaltiques.

Panska-skala---K.Schiller-on-Panoramio.jpg                              Panska Skala - photo hivernale Wikipedia.

herrenhausfelsen-2.jpg         Panska Skala - photo Jürg Alean - avec l'autorisation de Marco Fulle.
         Un clic sur la photo vous mène au site de Stromboli on line et à un reportage
                              photographique sur Herrenhausfelsen.

Hongrie : site de Hegyestü - à proximité du lac Balaton.

Ce n'est pas évident de considérer le lac Balaton, situé dans la Pusta hongroise, comme un site d'origine volcanique ... mais il s'agit bien d'un énorme "maar".
"Maar" est un terme allemand désignant une dépression à fond plat , imperméabilisée par des argiles d'altération, occupée par un lac et résultant d'une éruption phréatomagmatique.
Le champ volcanique Bakony-Balaton, daté du Miocène-Pliocène, contient plus de 100 volcans basaltiques alcalins.
Le complexe de maar Fekete-hegy est un des plus important complexe, lié au volcanisme phréatomagmatique du champ Bakony-Balaton.

Hegyest-_Geologiai_Bemutatohely_-5--Balaton.jpg
La France est bien représentée au niveau des sites de coulées prismées, présentes dans diverses régions :
- le Massif central, avec St-Flour, le Mont Peloux et La Tour d'Auvergne.
- La Haute-Loire, avec Espaly Saint-Marcel
- l'Ardèche, avec le site du Ray Pic
- l'Estérel, avec les prismations trachytiques de la Batterie des Lions à StRaphaël

St-Flour.jpg    St Flour - Cantal - double prismation d'une des coulées parmi les plus accessibles.
Les orgues basaltiques de Saint-Flour sont des remparts naturels qui se sont formés par deux coulées de laves successives. Ils divisent ainsi la ville entre une partie basse, et une partie haute, perchée au sommet des remparts. Ces derniers ont permis d'assurer à Saint-Flour une bonne position défensive. Longtemps, les tailleurs de pierres de la ville s'y sont réfugiés afin d'exploiter la roche volcanique.

Cascade-du-Ray-Pic---C.vince.jpg    Cascade du Ray Pic, prismation en gerbes - Peyrères - Ardèche -  photo C.Vince.
  La cascade du Ray Pic est située sur la D 215 entre Burzet et Lachamp Raphaël.
  La rivière la Bourges jaillit en pleines coulées volcaniques pour tomber de 60 m. et          ensuite s'écouler sur le tracé d'un flot de laves âgé de 35000 ans.


Ardeche.jpg                                  Ardèche - auteur non identifié.

Orgues_Chilhac-HtLoire-Geowiki.jpg                            Chilhac - Haute Loire - photo Yvan Lemeur sur Géowiki
 Cette coulée très épaisse (>7 m.) a noyé une vallée il y a 1,6 Ma. L'érosion a dégagé la roche qui se trouve désormais très nettement au-dessus du cours actuel de l'Allier (phénomène d'inversion de relief). La partie située au-dessus de la colonnade est appelé "entablement" .
                   D'autres sites volcaniques à proximité de Chilhac en suivant le lien .

Espaly StMarcel
Espaly St Marcel - Haute Loire
à proximité du célèbre neck du PUY.


Site situé en bordure d'une voie ferrée : il est à noter que les ouvriers qui ont établi la voie, ont utilisé la matière première locale : les orgues enlevées ont été placées  horizontalement pour servir de sous-bassement à la voie ferrée.




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       Prismation de trachyte - St Raphaël - Batterie des lions - © B.Duyck
Le faible pendage des prismes indique donc la quasi verticalité de l'écoulement et la proximité de la zone d'émission de la lave.


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© B.Duyck - Erosion marine des prismes de trachyte.


L'affleurement correspond à des coulées de trachyte quartzifère prismées, de couleur rouge orangée. Ces coulées se sont mises en place sous forme de dômes trachytiques d'extension réduite - moins de 2 km.-  et témoignent de l'activité de l'ancien massif volcanique qui a disparu après son effondrement en mer à l'aire tertiaire, consécutivement à l'orogenèse alpine. C'est dans cette phase que se sont séparées Provence et Corse-Sardaigne.

image023.jpg             Schéma de M.Moine - cours de Géologie "Savoir sur quoi on marche..."

Sources :
- "Volcanism" de H-U Schmincke

- "Depositional record of a pliocène nested multivent maar complex at Fekete-Hegy, Pannonian basin, Western Hungary"
par U.Martin & al.
- "Les sites de coulées primées" in Volcanogeol, par A.Guillon.
- Swisseduc.ch - Herrenhausfelsen - Panska Skala

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


Soufrière Hills présente toujours une activité soutenue due à la croissance continue de son dôme : émission de poussières et coulées pyroclastiques, dont certaines atteignent l’océan. Une image prise le 31 janvier par Modis, embarqué à bord du satellite Aqua de la Nasa, montre le panache de poussières tourbillonnant autour de l’île, dont il masque une partie.


montserrat amo 2010.01.31 NasaMontserrat Volcano Observatory. (2010, January 29.) Volcanic Activity. Accessed February 2, 2010.

NASA image by Jesse Allen and Robert Simmon, based on data from the MODIS Science Team.

 

Le 5 février, à 13 h. 49, une explosion vulcanienne a secoué le volcan. L’épisode a duré 7 minutes, expulsant des coulées pyroclastiques vers l’ouest ; celles-ci ont rapidement atteint Plymouth et parcouru 500 m. sur la mer.

Des coulées pyroclastiques mineures ont parcouru jusqu’à 2 km. descendant Tyers Ghaut (NO) et Whites Ghaut (NE).

Un panache est monté rapidement à 21.000 pieds - 6.400 m.

Le vent soufflant vers l’est a empêché cendres et lapilli de retomber sur les zones habitées.


05.02.10-MVO.jpgView from MVO just after explosion showing Pyroclastic Flow at Plymouth - 05.02.2010.

 

Source : MVO - Montserrat Volcano Observatory.

 

N.B. : la webcam a été rétablie et donne de nouveau des images en temps réel.


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