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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Deux mille ans après la dernière éruption, plantes et animaux cherchent toujours à prendre pied sur ce champ de lave.
La plupart des plantes existant dans le monde ne pourrait pas vivre ici. Le stress environemental crée par le sol balayé par les vents et l'humidité minimale due aux cendres particulièrement poreuses et incapable de retenir l'eau près de la surface rendent la vie impossible aux plantes et animaux.
Le peu de précipitations pluvieuses et neigeuses disparaissent rapidement hors d'atteinte pour les plantes qui croisssent sur les cinder cones. La chaleur estivale et les vents secs ont tôt fait de faire disparaître toute trace d'humidité. La température du sol sur les flancs d'un cinder cone peut dépasser les 55°C, certains jours d'été !

                  Sagebrushs sur fond de coulée a'a et de cinder cone.
© B.Duyck

Le manque de SOL est le premier
handicap ; les lichens sont les pionniers de la vie dans ces conditions; formés de 2 plantes en une, algue et champignon vivant en symbiose, les lichens vont aider à briser les roches en matière minérale, base d'un "primo-sol".

                   Dans ces pierres habillées de lichens, cherchez l'intrus !
                           : une marmotte à ventre jaune au pelage mimétique.
© B.Duyck

Le secret de la vie à cet endroit est l'ADAPTATION.
Les organismes vivants ont développer des stratégies leur permettant de survivre dans ces conditions extrêmes.

Trois stratégies principales ont été découvertes:
1. tolérer la sécheresse : solution typique des zones désertiques, certaines plantes peuvent extraire de l'eau de sols très secs, comme les sagebrush (ci-dessus) et les bitterbrush.

2. éviter la sécheresse : en diminuant la surface foliaire; en réduisant la surface d'évaporation grâce à des poils, qui empêchent les flux d'air et diminuent les effets du soleil, comme les scorpionweed; en stockant l'eau, comme le font     cactus et succulentes.
                     Champ de buck wheat, succulente sur les cendres et détail ci-dessous.

                                                                                                            © B.Duyck

                                            Scorpionweed, plante poilue.   ©JM. Mestdagh
          Diminution de la taille des feuilles (<5 cm) et floraison abondante. ©JM. Mestdagh

                                                                                                            © B.Duyck


Les limber pines sont les pionniers parmi les arbres; beaucoup d'animaux en dépendent pour leur nourriture...les cônes restenet verts et résineux durant toute leur première année de vie.

3. se mettre à l'abri : se trouver une place en croissant près des zones de rétention d'eau (tunnels - crevasses - replis de lave - vieille souche) ou encore réduire la durée du cycle vital aux seules périodes d'humidité, passant le reste de l'année sous forme de graine, comme la Dwarf monkeyflower.

                                            Une crevasse bien habitée -
©JM. Mestdagh
     Vie éphémère de la Dwarf monkeyflower, haute seulement de quelques centimètres.

                                                                                                                     © B.Duyck


      Mousses et Sagebrush profitent de l'humidité conservée dans ce bois pourrissant.

                                                                                                          © B.Duyck


     "Devil's garden" où se côtoient morceaux de cratères, arbres morts et sagebrushs.

                                                                                                                    © B.Duyck



                                                                                                                           © B.Duyck


          "tout ce qui vit, ou a vécu ici, soufre ou à été torturé !"

Demain, d'autres sites volcaniques dans la Snake River Plain.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages



Il y a 2.100 ans, des nappes de lave bien rouge et très chaude s'écoulèrent de fissures, à l'endroit où se trouvent maintenant les spatter cones.
Par place, cette lave présente un chatoiement bleu. Limbert, un des premiers explorateurs (en 1924) de la zone l'a surnommé " THE BLUE DRAGON FLOW "parce que la surface craquelée de la lave et sa couleur lui faisaient penser à la peau de ce reptile mythique.
Les zones "abimées" en surface présentent une couleur brune.


Cette couleur inhabituelle est due à des amas de petits cristaux de magnétite- titane, dispersés dans la masse de la couche externe constituée de verre colorée en brun, qui réfléchissent la lumière bleue. 

Une analyse microscopique montre que la couche externe de la lave est constituée de microphénocristaux ( <300µm ) de plagioclase, d'olivine et de magnétite-titane dispersés dans une matrice vitreuse brun clair. Près de la surface, la couche vitreuse de basalte apparait bleu foncé, en lumière réfléchie, sur une épaisseur allant jusqu'à 3 mm.
Les photos donnent d'ailleurs directement, sans retouches, une couleur plus bleue que celle perçue à l'oeil nu...réflection accentuée par les lentilles de l'objectif ?

Cette couche bleue superficielle change progressivement de couleur avec la profondeur pour devenir un basalte vitreux brun et finalement un basalte totalement opaque.
En poussant plus loin, on remarque que la surface de la lave est couverte par un très fin film - <5µm - de couleur variant du bleu azur au bleu profond. De fines sections de cette matice vitreuse claire apparaissent de couleur brune en lumière directe.

Le fait que la zone externe soit bleue en lumière réfléchie et brune en lumière directe est une caractéristique propre au basalte "Blue dragon".

Une explication de l'origine de cette couleur est donnée par G.Faye & R.Miller dans un article paru en 1973 dans la revue "American Mineralogist" : la nuance bleue provient de la réflection de la lumière sur la surface externe de la lave qui contient de particules de magnétite partiellement oxydée; la couleur bleue résulte de transfert électronique Fe2+ -> Fe3+,  seul ou en corrélation avec un tranfert d'électrons Fe2+ -> Ti4+.
Confirmation de l'origine de la teinte bleue nous est donnée par la teneur inhabituellement élevée en titane (~14%) des particules de magnétite (analyse microscopique) et de la fenêtre d'absorption entre 500 et 700 nm en spectre réfléchi (correspondant à une forte absorption des lumières jaune à rouge et à une réflection en surface de lumière bleue).



sources :
- "Blue dragon" basalt from CRMO : origin of color
   par G.Faye & R.Miller, in American Mineralogist vol.58 1048-1051.
- "Geology of Crater of the Moon" par E.Owen

Demain, nous examinerons "les adaptations de la vie à ce paysage vocanique"

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


Selon un bref communiqué de l'agence Associeted Press, les villages environnants le volcan auraient reçus des retombées de cendres le 6 septembre.

MANAGUA, Nicaragua — Nicaragua's San Cristobal volcano has let off a series of explosions, spewing gases and showering ash on nearby towns.

There are no reports of injuries or damage.

Civil Defense Maj. Carlos Caceres says Sunday's blasts prompted officials to issue an alert for 25 districts near the volcano.

 

 

                                         El Viejo - San Cristobal - photo J.Incer G.V.P.


Le "San Cristobal volcanic complex" est composé de cinq edifices volcaniques, disposés à l'extrémité NO. du Marrabios Range.

Le cône du stratovolcan San Cristobal (aussi appelé El Viejo) est, avec ses 1745 m., le volcan le plus élevé du Nicaragua.

 

 

                                     Schéma du cratère, selon une photo aérienne - doc. INETER


Son cratère sommital mesure 500 sur 600m.

Son activité se résume le plus souvent en petites éruptions explosives; les dernières datent de 2006 et 2008.

 

sources :

  - communiqué AP

  - Global Volcanism Program

  - INETER : Instituto Nicaragüense de Estudios Territoriales -  www.Ineter.gob.ni

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Une des caractéristique du site de Crater of the Moon est le présence de nombreux et très grands TUNNELS DE LAVE (CAVES).


La formation de ces tunnels est un processus complexe dépendant de facteurs multiples : la date de l'éruption, la topographie, les compositions chimique et physique de la lave. Bien souvent, plutôt que de couler en grandes nappes, la lave le fait dans des canaux plus retrécis, qui se forment le long d'anciens canaux, de lits de coulées et autres dépressions.
Une fois le chenal stabilisé, un toit peut se former, croûte de refroidissement en surface du flot, sous lequel la lave continue à couler.
Une fois que la source de lave se tarit, le niveau de lave dans le tunnel baisse progressivement et laisse un "tube" ... avec des portions de toit qui s'effondrent durant l'activité du réseau en formant des "skylights", ou après le refroidissement, en collapsus plus important qui encombrent le fond du tunnel formé.



C'est le cas pour INDIAN TUNNEL
, un des plus grand tunnel de la zone, qui ressemble à une grotte.
Mensurations : plus de 9 m. de hauteur, pour une largeur de 15 m. et une longueur de +/- 250 m., avec de nombreux bras latéraux.


Des stalactites de lave se forment, provenant de roches du toit fondues par la chaleur de la lave qui parcourt le tunnel, ou des éclaboussures au plafond. Etant donné les mensurations des tunnels, ici aucun danger de s'y frotter le crâne, comme dans certains tunnels à Hawaï.


Des dépôts minéraux, surtout des sulfates, sont formés au plafond soit par les émanations des gaz, soit par évaporation de matières provenant des roches surplombantes.


A un endroit, une belle banquette (ou terrasse) s'est formée, le schéma ci-contre est explicatif.







Pour plus de renseignement, voir : http://www.goodearthgraphics.com/virtual_tube/virtube.html

Un autre tunnel de dimensions "accessibles" plus modestes, BEAUTY CAVE, nécessite une lampe frontale. Il y fait si noir, que malgré l'équipement, on est forcé d'avancer pas à pas, en tatant du pied. Arrrivés très vite à une impasse - à cause des effondrements possibles, la plus grande partie du tunnel est fermée - , une surprise nous attend : une superbe plaque de verglas ! Il gèle à quelques dizaines de mètres de l'entrée, où la température frise les 40°C ! Autrement dit, on ne s'y attarde pas.

Le BROKEN TOP Trail permet de voir une autre caractéristique des tunnels de lave, les "PRESSURE RIDGES" , ce qu'on peut traduire par fissures de pression : elles  se forment par injection d'un nouveau flot de lave sous la croûte d'un ancien flot non encore entièrement consolidée.





TREE MOLDS AREA
: on y trouve de nombreux trous, formés par la disparition des arbres, brûlés par les flots de lave qui les ont submergés et emportés ... reste la trace des parties enterrées.


D'énormes monolithes, sur le North crater flow trail, sont en fait des fragments de bords de cratère, emportés par les flots de lave - à la façon des icebergs par la mer - lors de la dernière éruption.


sources :
  - "Volcanoes of north America" - chapitre de R.Greeley sur
     Crater of the moon
  - Official National Park Handbook
  - "Geology of Crater of the Moon" par D.E.Owen.

Demain, le mystère de la lave "Blue Dragon" :


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


   Carte des zones ouvertes au public - A noter que la zone au NO. de la route n°20 n'est plus visitable.


                               Flot de lave Pahoehoe -
© B.Duyck©

Crater of the Moon, champ lavique couvrant 1.600 km², est composé de formations typiques du volcanisme basaltique : cinder cones, spatter cones, tunnels de lave, champs de laves abritant des blocs de lave, de la lave a'a, de la lave Pahoehoe, des coulées uniques nommées "Blue Dragon lava", différents types de bombes.

                          Coulée de lave a'a sur fond de cinder cone.
- © B.Duyck

          photo Nasa en fausses couleurs - chaque teinte caractérise une période d'émission différente.

En huit grandes périodes éruptives, datées entre 15.000 et 2.100 ans, et séparées de périodes de calme allant de quelques centaines d'années jusqu'à 3.000 ans, pas moins de soixante flots de lave se sont échappés de fissures et volcans, pour composer ce paysage, d'une désolation "lunaire".


Des légendes locales, datant de la fin du 18° siècle, considéraient que cette surface ressemblait à celle de la Lune, bien qu'à cette période personne n'y avait posé le bout du pied. Le géologue H.Stearns utilisa ce nom lorsqu'il suggéra, en 1923, ai National Park Service, de constituer ici "un monument national". Une équipe d'astronautes de la Nasa s'entraina à l'étude des roches et à l'exploration d'un environnement inhabituel, rude et impitoyable avant d'embarquer pour leur expédition extraterrestre.

La cartographie et l'évaluation de l'âge des coulées - paléomagnétisme et datation radiocarbone - ont permis aux scientifiques de l'USGS de déterminer un ratio de sortie de magma constant, et estimé à 1,5 km³/1.000 ans durant la période 15.000 à 7.000 ans, augmentant ensuite à 2,8 km³/1.000 ans depuis 7.000 ans jusqu'à la dernière émission.
Le système primaire de fissures, appelé "Grand rift", traverse le site selon un axe orienté NW - 35° et se présente, en échelons, dans une zone large de plus de 3 km.
Les recherches récentes et l'observation d'éruptions hawaïenne et islandaise suggèrent un mécanisme éruptif similaire pour ces trois zones. Une lave très fluide en début de période éruptive est émise en une ligne de fontaines. Après la fermeture de certaines fissures, le phénomène se ralentit et les éruptions, plus localisées, diminuent en ampleur; des cendres émises autour d'évents séparés forment des cônes de scories = CINDER CONES.


                                                     Inferno cone (Cinder cone)
- © B.Duyck

Des vents forts, soufflant durant la formation des Cinder cone, peuvent lui donner une forme allongée - dans le sens des vents dominants - plutôt que circulaire... Grassy, Sunset et Inferno cones sont dans ce cas.

                                            Big craters cinder cone complex.
- ©JM. Mestdagh

Avec une réduction ultérieure du contenu gazeux du magma, l'activité volcanique se modifie encore ... pour former des flots de lave émis durant des périodes pouvant aller de quelques mois à plusieurs années.
De la lave pateuse en "boule" ou en "caillot" sort des cratères; ces éclaboussures (spatter) se soudent en SPATTER CONES.

                                                     Spatter cone : structure fragile. -
© B.Duyck

                         "Crater of the Moon contient une des chaînes de spatter-cone parmi
                            les plus parfaites au monde." (NP Handbook) - photo
© B.Duyck



                                      Quelques belles laves. -
© B.Duyck

         Un bombe "en fuseau" , cassée malheureusement suite à des manipulations non respectueuses !
                                      ... "Quand on ne connait pas, on ne touche pas ! " -
© B.Duyck

Crater of the Moon est une aire volcanique dormante , mais non éteinte !
Il n'y a aucune raison de ne pas attendre une nouvelle éruption volcanique à brève échéance - en terme géologiques ! - , c.à.d. endéans le  prochain millénaire.

Après avoir vu les zones 8A et 8B, demain les tunnels (8C) et la zone sud (Broken top).

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Publié le par Bernard Duyck
Demain Dimanche 6 septembre à 16 h.25, sur France 2.fr

Une nouvelle série documentaire : " GRANDEURS NATURE "
Première émission sur une série de trois.

" Yellowstone Park, les loups règnent en hiver "

Présentation : sébastien folin
Durée : 55 minutes.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Une coupe le long de l'axe de la Snake river, depuis Twin falls (près de Shoshone falls) jusqu'au plateau du Yellowstone, nous montre que les dépôts rhyolitiques sont de plus en plus jeunes en allant vers le Yellowstone d'une part, d'autre part que les flots basaltiques qui recouvrent la rhyolite sont présents dans toute la Snake river Plain - est.
La source magmatique serait située vers 40 km. de profondeur, au niveau du manteau supérieur, avec une chambre magmatique sous le Yellowstone située entre 10 et 20 km. de profondeur.
Ces résultats sont basés sur des études de vélocité des ondes sismiques (Smith & Braile 1993) , les valeurs les caractérisant sont exprimés en km. par seconde.

                                    Basalte en noir, rhyolite en gris                                 
                                                 B.Duyck, d'après Smith et Braile -1993


Typiques des plaines volcaniques, la plupart des coulées de la SRP se sont accumulées en volcans-boucliers bas (Low shield volcano), en coulées fissurales, alimentées par des dykes et /ou en tunnels de lave largement alimentés.
Les coulées fissurales s sont associées aux zones de rift et émises par des orifices linéaires (feeder dike).
Les coulées provenant de tunnels de lave ont joué un rôle important dans le maintien d'une surface plane au niveau de la plaine basaltique en remplissant les espaces compris entre les volcans-boucliers.

                                         schéma illustarnt le volcanisme basaltique de la SRP
                                                     in "Volcanism" de H-U.Schmincke.

Les différentes zones de rift sont alignées parallèlement aux structures montagneuses de la zone "Basin and Range" (horst et graben) - en brun sur le schéma - coupée par la Snake River Plain.


On y retrouve les différents champs laviques colorés en gris; voir également schéma ci-dessous.


              COM = Crater of the Moon; KB = King's Bowl; W = Wapi lava field;
                                                 HHA = Hell's half acre.

sources :
  - "Volcanism" de H-U.Schminke - éd.Springer
  - "Mafic volcanism and environmental geology of the Eastern SRP
      par R.Smith et al.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
D'après le service earthquake de l'USGS, le tremblement de terre du 02.09.2009 survenu à 50 km de profondeur au large de l'ile de JAVA serait du à un "reverse faulting" ... terme difficile à traduire en quelques mots. Cela se comprend mieux sur un diagramme fourni par :http://geomaps.wr.usgs.gov/parks/deform/gfaults.html

La tectonique de cette zone est dominée par la subduction de la plaque Autralienne sous la plaque de la Sonde, avec une rapidité relativement élevée de 59 mm. par an, à la longitude du tremblement de terre.

 Le séisme ne serait pas du à une faille à l'interface des plaques, mais résulterait d'une faille dans la plaque australienne en subduction.

Contrairement aux séismes du 02.06.1994 - magnitude 7,8 - et celui du 17.06.2006 - magnitude 7,7 - , qui tous les deux étaient du à une poussée au niveau d'une faille sur l'interface superficielle près de la fosse de Java et qui avaient provoqués tous deux des tsunamis dévastateurs, celui-ci n'en a pas provoqué. Le séisme dévastateur du 26.05.2006 à Yogjakarta - magnitude 6,3 - était survenu à faible profondeur dans la plaque de la Sonde passant sur la plaque Australienne.

 

 

 

NASA image created by Jesse Allen, using earthquake and plate tectonics data from the USGS Earthquake Hazard Program, elevation data from the Shuttle Radar Topography Mission (SRTM) courtesy of the University of Maryland’s Global Land Cover Facility, and ocean bathymetry data from the National Oceanic and Atmospheric Administration’s (NOAA) ETOP1 global relief model of Earth’s surface. Caption by Michon Scott.

Instrument: 
Space Shuttle - SRT

Earthquake Details
Magnitude 7.0
Date-Time
Location 7.783°S, 107.285°E
Depth 48.1 km (29.9 miles)
Region JAVA, INDONESIA
Distances 95 km (60 miles) SSW of Bandung, Java, Indonesia
110 km (65 miles) SSE of Sukabumi, Java, Indonesia
120 km (75 miles) WSW of Tasikmalaya, Java, Indonesia
190 km (120 miles) SSE of JAKARTA, Java, Indonesia
Location Uncertainty horizontal +/- 5.6 km (3.5 miles); depth +/- 10.6 km (6.6 miles)
Parameters NST=293, Nph=293, Dmin=357.4 km, Rmss=0.96 sec, Gp= 29°,
M-type=teleseismic moment magnitude (Mw), Version=A
Source
  • USGS NEIC (WDCS-D)
Event ID us2009lbat
  • This event has been reviewed by a seismologist.

             ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


Les dégats au niveau des populations sont estimés sur les diagrammes ci-dessous et qui sont donnés par le programme earthquake de l'USGS.




Estimated Population Exposed to Earthquake Shaking

Est. Modified
Mercalli Intensity
Est. Population
Exposure (k = x1000)
Perceived Shaking Potential Structure Damage
Resistant Vulnerable
X 0 Extreme V. Heavy V. Heavy
IX 0 Violent Heavy V. Heavy
VIII 0 Severe Moderate/Heavy Heavy
VII 1,051k Very Strong Moderate Moderate/Heavy
VI 3,587k Strong Light Moderate
V 26,427k Moderate V. Light Light
IV 40,942k Light None None
II-III 8,207k* Weak None None
I --* Not Felt None None
*Estimated exposure only includes population within the map area.

Population Exposure
 Population per ˜1 square km from Landscan 2005
Population Exposure
Selected City Exposure

MMI City Population
VI Banjar 37k
VI Pameungpeuk 48k
VI Soreang 150k
VI Banjaran 164k
VI Margahayu 83k
V Wanaraja 26k
V Bandung 1699k
V Bekasi 1520k
IV Jakarta 8540k
IV Tangerang 1372k
IV Depok 1198k
Shaking Intensity
    MMI
Shakemap

Sources: U.S.G.S. earthquake hazards program
                                                                                    http://earthquake.usgs.gov/

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Eh oui ! il faut y passer pour bien comprendre ce qu'on va voir par après !
 
Un champ volcanique bimodal, rhyolitique (*)  puis basaltique (*), large de 80 km. coupe le sud-estde l'Idaho.
La Snake River Plain ( SRP ) est l'aire volcanique la plus dynamique d'Amérique du Nord, et ceci à cause de son déplacement rapide. Elle se déplace en direction du nord-est à la vitesse moyenne de 3,5 cm./an... et devrait se retrouver à la frontière Canadienne dans environ 20 Ma.
 
La SRP n'a pas seulement recouvert le terrain de roches volcaniques, mais aussi surélevé le sol de 6 km. , puis a été chamboulée par le transit du magma au travers de failles et la formation de chambres magmatiques...
C'est un véritable "motoculteur géologique" !.

PARTIE "NON VISIBLE":

Selon la datation radiométrique de Armstrong (1975), l'activité de la Snake River Plain a débutée avec le volcanisme de l'Idaho, il y a 15 millions d'années. Une série de caldeiras rhyolitiques (*) se sont formées, avec l'avancée de la plaque nord-américaine au dessus du point chaud; les caldeiras du Yellowstone sont les manifestations les plus récentes de ce volcanisme.


Montage sur base d'un document Unavco , et données de R.Christiansen,
C.Wood, R.Greeley, NPS, et al.   -                 
Légende colorée dans le coin inférieur droit.
La zone suivie reprend les champs et caldeiras volcaniques datées de 11 Ma
 à 0,6 Ma., constituant "l'Eastern Snake river Plain".

Toutes les manifestations de ce volcanisme rhyolitique ne sont pas (ou très peu) visibles !!!
et forment la couche basale de la SRP. (voir coupe ci-dessous)

PARTIE "VISIBLE" :

La prédominance des coulées basaltiques (*) caractérise la surface actuelle de la Snake River Plain, dont la topographie a été préservée en majeure partie, malgré le revêtement par une couche de loess et de sable amené par les vents.

             Diagramme schématique de la SRP  avec les différentes structures à analyser.
                                                           - D'après Greeley (1977).


                    Photo satellite Nasa  montrant la ESRP coupant la structure Basin and Range
                                                et buttant sur les caldeiras du Yellowstone .

                                     photo du satellite ASTER, en "fausses couleurs"
                                      montrant les mêmes structures que la précédente .

Toutes les structures, toutes les zones que nous allons analyser à tour de rôle, sont ici représentées : Crater of the Moon, la zone axiale avec les Buttes, Hell's half acre (zone sombre entre Snake river et Menan), Massacre Rocks et Menan Buttes.

* = différence entre rhyolite et basalte (basée e.a. sur les différences de teneur en silice)



sources :
  - Guidebook to the Geology of Eastern Idaho, par S.Hughes et al.
  - Geology of Craters of the Moon, de D.Owen
  - Volcanoes of North America , de C.A.Wood.
  - Tectonic and volcanic processes of Craters of the Moon
     de K.E.Truitt
  - The quaternary and pliocène Yellowstone plateau volcanic
     field, de R.L.Christiansen / USGS

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

En quittant le Great salt Lake, direction Nord, nous changeons d'état...
première différence, dès la frontière du nouvel état, les casinos fleurissent !
Dans l'état "Mormon", pas question de baguatelle ! Par contre au Nevada, chaque bourgade, ou presque, possède un ou plusieurs établissements .Nous traversons même une bourgade dénommée "Jackpot".
Nous remontons par des routes toutes droites et un paysage plat vers Arco, bourgade qui doit nous servir de base pour la visite de "Crater of the Moon".

Petite cité typique de l'ouest américain, où il n'y a que des fermiers et des ranchs, ARCO a cependant une spécificité : celle d'avoir été la première ville connecté à l'électricité produite par une centrale nucléaire.

Arco en 1949 - photo Life


                                                                                                                                                       © B.Duyck


Après le guerre 40-45, l'Idaho et ses zones peu peuplées furent choisis par le gouvernement américain pour être le lieu "d'expériences sur réacteurs potentiellement dangereuses" ... autrement dit, on y a fait n'importe quoi dans n'importe quelles conditions !
Le 20.12.1951, EBR-1 - Experimental Breeder Reactor n°1 - débuta sa production électrique avec un score de 2000 kilowatts.
Entre 53 et 63, cinq réacteurs nucléaires furent construits dans cette zone. Dès juillet 1955, de l'électricité produite par un réacteur utilisant comme combustible de l'Uranium, "Borax 3", fournit Arco en énergie... qui devint ainsi "la première cité au monde relevant de l'électricité produite par l'énergie atomique".
Panneaux et affiches ventent partout cette particularité, qui a cependant du laisser quelques traces, à en croire certains petits écritaux.


Un projet de réacteur nucléaire pour bombardier atomique y a été mis en oeuvre, sous J.F.Kennedy... il a avorté, vraisemblablement pour le bien de la terre entière; n'en restent que des prototypes un peu rouillés, mais quand on voit le "bidouillage" réalisé, on peut légitimement se demander comment cela n'a pas mal fini !

                                                                                                                                                 © B.Duyck


                                                                                                                                                    © B.Duyck



Quittons Arco avec une vue sur "Number hill", sa seule attraction. Elle résulte d'une blague de "potache" qui a été inscrire les deux derniers chiffres de son année scolaire en grands chiffres sur la colline surplombant la cité ... les plus méritants sont ceux de la promotion 2.000, qui ont été condamné à inscrire 4 chiffres!


                                     "Number hill" , et son grill typique.
- © B.Duyck

Après ces terres "atomiques", en route pour des terres "volcaniques" et
la SNAKE RIVER, au site de SHOSHONE FALLS, que nous avons visité avant d'arriver à Arco.
La Snake river y découpe le plateau basaltique, annoncant la couleur des jours suivants.


Le Milner Dam, barrage, a réduit le flux de la rivière à 10% de son ancien volume.

Carte postale ancienne
W.thompson , Hailey, Idaho 1905.











       

                             Les photogéniques Shoshones Falls découpent le plateau basaltique.  - © B.Duyck


                                                   La lave mise à nue par l'érosion. 
© B.Duyck

Dès demain, nous examinerons le contexte tectonique de l'EASTERN SNAKE RIVER PLAIN.

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