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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages




                   De gauche à droite, le Casita, le San Cristobal et l'El Chonco.
                                A l'avant-plan, le Moyotepe - photo INETER

Le complexe volcanique du San Cristobal, situé à 100 km. de la capitale Managua, est formé de cinq édifices, à la pointe NO. du Marrabios Range.
- Le San Cristobal, connu aussi sous le nom d'El Viejo, est le cône le plus récent; haut de 1745 m., il est surmonté d'un cratère de 500 sur 600 m.
- El Chonco, flanqué de plusieurs dômes de lave, est situé à
4 km. à l'ouest du San Cristobal. Ce cône andésito-dacitique est haut de 800 m.
- Le Moyotepe, situé au NE du San Cristobal, date, comme El Chonco, du Pleistocène.
- Le volcan Casita, à l'E., présente un cratère sommital allongé. IL fut le site d'un glissement de terrain catastrophique et de lahars en 1998. L'incident du 30 octobre 98 tua entre 1560 et 1680 personnes, en déplaça des milliers d'autres, enterra les villes d'El Porvenir et Rolando Rodriguez sous 3 mètres de roches et de boues et coupa la route Pan Américaine en plusieurs tronçons. L'ouragan "Mitch", qui sévissait à ce moment, fut la cause principale du désastre, ses pluies torrentielles ayant rempli le cratère et provoqué l'écroulement d'une de ses parois.
- La caldeira La Pelona est localisée à l'extrême E. du complexe.

         L'énorme cratère du San Cristobal dégazant de façon aggressive
                                        photo Topdépart.

Le complexe volcanique a tendance à produire des quantités significatives de magma dacitique, à la différence du magma andésito-basaltique des volcans proches tels que le Telica, et le Cerro Negro.
Ses dernières manifestations :
En octobre-novembre 1977 et novembre 1987, le complexe produisit de petites éruptions de cendres et de gaz.
En 1997 et le 20 novembre 1999, d'autres éruptions similaires eurent lieu.
Actuellement, un dégazage intensif affecte la population et la végétation environnantes.

Sources :
- Ineter - volcan San Cristobal
- GVP - volcan San Cristobal
- USGS - Nicaragua volcanoes and volcanics.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

J'ai profité de l'occasion qui m'était offerte sur l'excellent site du Dr. Eric Klemetti - Eruptions pour poser une question au Dr. Boris Behncke de l'INGV-Catania au sujet du mécanisme éruptif de l'Etna.

Pour que vous profitiez de sa réponse et de ses références, je vous fait un "copier-coller".

 

D'autres questions et réponses intéressantes sur "Eruptions"

aujourd'hui et dans les prochains jours.

 

   *                         *                           *                            *                             *                      *                    *

 

  Question and Answer with Dr. Boris Behncke of the Italian National Institute of Geophysics and Volcanology in Catania.

 


Dr. Boris Behncke.


Questions for Dr. Boris Behncke

(Bernard Duyck) Qu'en est-il de l'évolution du mécanisme éruptif de l'Etna d'un volcanisme de point chaud vers celui de subduction ?"
(What's new over the evolution of Etna from a volcanism of a hot point to a volcanism of subduction?)


BB: This refers to a quite provocative publication (Schiano et al. 2001) of Etna changing from a hot-spot to a subduction type volcano and thus becoming more explosive There hasn't been any further research into this area to my knowledge - but certainly Etna has demonstrated that it has more explosive potential than was believed previously, both in the form of new eruptions - in particular, the very ash-rich 2002-2003 eruption - and in evidence coming from research on Etna's eruptive history. We thus know that explosive volcanism is quite common (Coltelli et al., 1998, 2000, 2005) during the past 100,000 years, which is pretty much the period during which Etna grew into the large mountain it is now (for an updated geological history of Etna, see Branca and Del Carlo, 2004). As it seems, the current consensus on why Etna is there is based on another 2001 publication (Doglioni et al. 2001), which places the volcano in a context of extensional tectonics between two different (oceanic and continental) lithospheric domains in the collision zone between the Eurasian and African plates. To the east, in the Ionian Sea, oceanic lithosphere making up the northern margin of the African plate is subducted beneath the southern margin of the Eurasian plate (the Calabrian Arc), the volcanoes of the Aeolian Islands being the result of the subduction-related melting processes. To the west, on the island of Sicily, the northern African margin is characterized by continental lithosphere colliding with continental Eurasian lithosphere, and the convergence process is slower than in the subduction setting to the east. So it can be said, the convergence occurs at two different speeds, and the two domains are separated by a major system of tectonic structures, which are also seismically active (producing, among others, the major earthquakes of 1693 in southeast Sicily and 1908 in the Messina strait area). Movement at these structures is believed to have an extensional (rifting) component that opens what Doglioni et al. (2001) call a "mantle window", and which is held responsible for significant decompression in the underlying mantle, generating magma - in fact, THE magma that feeds Etna. So to my knowledge that's the currently preferred hypothesis concerning the question why Etna is there, and so Etna would actually be a type of volcano unlike all others, which certainly fits with its extremely complicated and versatile dynamics.
References:
Branca, S., Coltelli, M., Groppelli, G. (2004) Geological evolution of Etna volcano. In: Bonaccorso, A., Calvari, S., Coltelli, M., Del Negro, C., Falsaperla, S. (eds). Mt Etna Volcano Laboratory. AGU Geophysical Monograph Series, 143: 49-63.
Coltelli, M., Del Carlo, P., Vezzoli, L. (1998) Discovery of a Plinian basaltic eruption of Roman age at Etna volcano, Italy. Geology, 26: 1095-1098.
Coltelli, M., Del Carlo, P., Vezzoli, L. (2000) Stratigraphic constraints for explosive activity in the past 100 ka at Etna Volcano, Italy. International Journal of Earth Sciences, 89: 665-677.
Coltelli, M., Del Carlo, P., Pompilio, M., Vezzoli, L. (2005) Explosive eruption of a picrite: the 3930 BP subplinian eruption of Etna volcano (Italy), Geophysical Research Letters, 32, L23307, doi:10.1019/2005GL024271R.
Doglioni C., Innocenti F. & Mariotti S. (2001): Why Mt. Etna? Terra Nova, 13: 25-31.
Schiano, P., Clocchiatti, R., Ottolini, L., Busà, T. (2001) Transition of Mount Etna lavas from a mantle-plume to an island-arc magmatic source. Nature, 412: 900-904.

 

Merci aux Dr. Behncke et Klemetti pour leurs réponses.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Bien que n'étant pas entré en éruption depuis 1700 ans, le volcan Salvadorien "Chichontepec", aussi connu sous le nom de "San Vicente", a tué des dizaines de personnes en novembre 2009.
Ils furent victimes de lahars provoqués par des glissements de terrains engorgés d'eau par les pluies torrentielles.

Ce désastre, révélé par la presse locale, fut mis en évidence par le satellite Terra de la Nasa, après comparaison de deux clichés pris par méthode ASTER
(Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflexion) qui combine rayonnement visible et infra-rouge : les zones de végétation sont colorées en rouge, les zones dénudées - ici atteintes par les lahars - en gris bleu.


La trace d'une demi-douzaine de lahars est visible de façon radiale sur les flancs NO. et N. du volcan : ils ont fraulé Guadalupe , mais Verapaz a eu moins de chance ... le lahar est entré directement en ville. Pas moins de 130 personnes furent tués par ce glissement de terrain et les lahars engendrés.


                                      Le stratovolcan double Chichontepec - photo K.Dorion - USGS


Localisé au Salvador, à proximité de la petite ville de San Vicente, ce volcan est le deuxième plus haut volcan du pays. En language Nathuat, Chichontepec signifie "montagne aux deux seins", à cause de ses sommets jumeaux : il forme un massif de 13 km. de base formé d'une paire de stratovolcans andésitiques; le sommet Est culmine à 2181 m. et le sommet ouest à 2105 m, couverts tous deux par la végétation.
Deux zones de champs fumerolliens à hautes températures sont situés sur les pentes nord et ouest du volcan: San Francisco Agua agria, caractérisé par des émanations de vapeur et de larges zones d'altérations hydrothermales et Los Infiernillos, moins active. An NE., une ravine située à 820 m. d'altitude, abrite fumerolles, eaux boueuses et volcans de boue.

Il est à espérer que cette technique spatiale serve la volcanologie, non seulement côté documentation, certes apprécié, mais aussi dans la domaine de la prévention.
Dans ce cas-ci, la documentation peut permettre de cartographier précisément les zones touchées par les lahars, et permettre aux pouvoirs publics de prendre des mesures garantissant la vie sauve aux populations menacées par le volcan (changement de plans de secteurs, constructions d'ouvrages ad hoc ...)

Sources :
- Nasa - satellite Terra 24.11.2009
- "Volcano-hazard zonation for San Vicente volcano - El Salvador"
     http://vulcan.wr.usgs.gov/Volcanoes/ElSalvador/Publications/OFR01-367/past_events_san_vicente.html
- GVP - San Vicente - lien
- fiche du volcan :
    http://www.geo.mtu.edu/volcanoes/central_america/el_salvador/san_vicente/

La série sur les volcans du nicaragua suit en fonction de l'actualité volcanique.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Selon le CENAPRED, CEntro NAcional de PREvencion de Desastres de Mexico, le volcan Popocatépelt est entré brièvement en éruption le 22 novembre.

                  La situation du volcan d'après la webcam de surveillance, à 18h.38, montre de
                            l'incandescence et un panache de cendres. - Cenapred Mexico.

Le volcan était en alerte jaune-niveau 2 depuis le début du mois; les sismographes ont enregistré un évènement volcanotectonique de magnitude 2 et 4 "exhalations" (j'aime bien le terme ...) dont la plus importante avec  une composante explosive à 18h.31 locale, avec un panache de cendres montant à 3,5 km. puis se déplaçant vers l'est.
De légères retombées de cendres sur Atlixco, Huejotzingo, San nicolas de Los Ranchos et l'état de Tlaxcala ont été observées.

L'activité du volcan, après cet épisode éruptif, est retournée à des conditions normales.
On observe depuis de légères émissions de vapeur d'eau et de gaz, se traduisant par l'émission d'un nuage blanc.
Le niveau d'alerte 2 est maintenu.


                     Panache de vapeur d'eau émis depuis l'éruption du 21. - Cenapred

Sources :
- The Volcanism blog
- Cetapred : bulletin du 22.11.2009 - 11.00h locale


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Le Nicaragua, terre de lacs et de volcans, est aussi "une terre entre deux eaux", l'océan pacifique et la mer des Caraïbes, que sépare une échine montagneuse traversée de puissantes forces tectoniques à l'origine d'éruptions et de séismes réguliers. Sur les 42 volcans actifs d'Amérique centrale, le Nicaragua en compte 7 sur 24 au total.


Cinq plaques lithosphériques interagissent dans cette zone : la plaque Nord-américaine, la plaque Sud-américaine, les plaques Cocos, Caraïbes et Nazca.
La plaque Cocos s'enfonce sous la plaque Caraïbe, à une vitesse moyenne de 9 cm. par an ; la chaîne volcanique quaternaire se trouve en bordure méridionale de la plaque Caraïbes, limitée par la fosse d'Amérique centrale au sud, et par un système de failles à l'ouest et au centre du Guatémala. Ce système de failles correspond à une zone de cisaillement, avec déplacement horizontal. La prolongation de ces failles à l'ouest, vers le point triple - Plaques Nord-américaine, Cocos et Caraïbes - est relativement mal compris .

                 Carte tectonique de l'amérique centrale - in "Volcanism"
                                     de H-U.Schmincke. Ed.Springer.

Le volcanisme d'Amérique centrale résulte d'un mécanisme de subduction avec formation de volcans de marge continentale, la plaque Cocos - relativement "jeune", maximum 65 Ma - s'enfonçant sous la plaque Caraïbes.


Les volcans sont placés sur une ligne NO-SE, qui passe par les deux grands lacs du Nicaragua, le lac de Managua et le lac Nicaragua, au sein duquel on en retrouve d'ailleurs deux. Cette chaine volcanique débute au Guatemala, passe par le Nicaragua et se termine au Costa Rica.

                       Volcans actifs & volcans éteints - carte INETER.

Sources:
- INETER - Instituto Nicaragüense de Estudios TERritoriales.
- "Volcanism" de Hans-Ulrich Schmincke, secrétaire général
  de l'association internationale de volcanologie (IAVCEI)
- Global Volcanism Program - volcans du Nicaragua.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
La menu monnaie à base de nickel que vous gardez en poche ne pourrait pas y être sans l'intervention des anciens volcans qui ont émis du dioxyde de soufre dans l'atmosphère, il y a des billions d'années.

Le nickel présent dans les gisements de minerais se trouve sous forme de sulfide de nickel, un composé riche en soufre.
Le soufre est important puisqu'il concentre le nickel sous une forme commercialement exploitable. Mais d'où vient ce soufre ?

                Nickel sulfide - photo M.Fiorentini - Science

Ni l'eau de mer sous laquelle les gisements de nickel furent immergés, ni le magma qui a déposé le nickel au fond des mers, ne sont vraiment riches en soufre.
Des chercheurs de l'Université de Manitoba - Canada - se sont penché sur l'origine du soufre dans d'anciennes roches de l'ouest australien. Ces roches contiennent un ratio inhabituel de deux isotopes du soufre : le soufre-33 et le soufre-32.
Ces scientifiques ont proposé un scénario dans un article de Science. De bonne heure dans l'histoire terrestre, des éruptions volcaniques ont expulsé des quantités massives de dioxyde de soufre dans l'atmosphère anoxique ancienne. Les rayons UV du soleil ont dissocié cette molécule pour créer ces isotopes de soufre.
Le soufre est descendu avec les chutes de pluie pour s'accumuler dans les lits de sédiments du plancher marin.
A cet endroit, l'eau "super chauffée" émise par des évents géothermaux sous-marins a "cuit" le soufre en sulfide. Et finallement, le magma porteur de nickel en provenance du manteau terrestre s'est combiné aux sulfides pour former du sulfure de nickel, enfermé dans une roche volcanique nommée komatiite. Ce phénomène fut très rapide en termes géologiques, ces dépôts minéraux étant formés en quelques décades.

Sources :

"Early volcanoes minted nickel" in ScienceNOW Daily news, by Phil Berardelli - 20.11.2009
http://sciencenow.sciencemag.org/cgi/content/full/2009/1120/1


"Atmospheric sulfur in archean komatiite-hosted nickel
deposits"
in Science mag
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/326/5956/1086

article du Départment of Earth Science and engeneering of Imperial college London : "Berry settles komatiite controversy"
http://www3.imperial.ac.uk/earthscienceandengineering/aboutese/hottopic/pasttopics/komatiites

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques





        Galeras éruption du 20.11.2009 - 21h.06 - photo de Caracol Television transmise par Ingeominas.


Le niveau d'alerte a été abaissé au niveau orange - éruption probable en terme de jours ou de semaines.

L'activité sismique a baissé graduellement en fréquence; les niveaux d'énergie libérée également. Les tremblements enregistrés sont principalement liés au processus de libération, bien que certains évènements soit à mettre en relation avec la fracturation de matériaux corticaux.
Les niveaux de dioxyde de soufre sont bas à modéré, avec un max. de 700 tonnes par jour.

Le volcan Galeras est toujours considéré comme étant en phase instable, et susceptible d'entrer en éruption, étant donné la présence de magma à des niveaux superficiels.

                                            Carte de situation - Ingeominas.


La menace pèse toujours sur les habitants environnants le volcan. Le plan d'évacuation, qui concernait 7.000 personnes, est peu suivi comme d'habitude.


Source : INGEOMINAS - Observatoire de Pasto.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Après l'art illustrant les volcans Siciliens, portons le regard sur un autre géant italien : le Vésuve.


La nature volcanique du Vésuve fut reconnue par le géographe grec Strabon dès l'année 7 BC : "le sommet du volcan présente des roches chauffée par un feu intense".


...malgré son identification par Strabon, le Vésuve n'était connu jusque là que comme une "montagne" verte, arborée, et abritant des vignobles. Les tremblements de terre qui ont affecté la baie de Naples en 62-63 ne furent pas mis en relation avec un quelconque activité volcanique.

L'éruption de 79 après JC fut décrite par Pline le jeune dans sa correspondance à Tacite. (texte en référence, dont un extrait :

« Il était difficile de discerner de loin de quelle montagne sortait ce nuage ; l'événement a découvert depuis que c'était du mont de Vésuve. Sa figure approchait de celle d'un arbre, et d'un pin plus que d'aucun autre ; car, après s'être élevé fort haut en forme de tronc, il étendait une espèce de feuillage. Je m'imagine qu'un vent souterrain violent le poussait d'abord avec impétuosité et le soutenait ; mais, soit que l'impulsion diminuât peu à peu, soit que ce nuage fût affaissé par son propre poids, on le voyait se dilater et se répandre ; il paraissait tantôt blanc, tantôt noirâtre, et tantôt de diverses couleurs, selon qu'il était plus chargé ou de cendre ou de terre. »
— Pline le Jeune, Épîtres, livre VI, lettre 16 )

              Fresque de la Casa del Centenario représentant le Vésuve.

La fresque fut découverte dans la Casa del Centenario, dans la partie sud de Pompéï et date donc d'avant 79.
Le volcan y est dépeint comme une grande montagne, aux pentes abruptes et couverte de végétation. Bacchus, dieu du vin, se tient en avant-plan, revêtu d'une grappe géante de raisin et tenant dans sa main droite, un verre dont le contenu est lappé par une panthère. Cet animal fut sa nourrice selon la légende.
Le serpent représente l'esprit de la fertilité habitant les vignobles et les champs.

Les fresques romaines représentant des paysages sont l'expression d'un idéal de beauté et de fertilité, matiné de sacré. Cette image du Vésuve se lit donc selon plusieurs registres :  un paysage naturel, d'une harmonieuse beauté, riche et fertile, doté de plus d'un potentiel supranaturel, célébré par la présence du dieu du vin et de l'esprit de la fertilité.
Le volcan est paisible, ses flancs recouverts de vignes ne faisant pas songer à sa puissance destructrice.

Les coulées pyroclastiques qui ensevelirent Pompéï et Herculanum ont préservé, en même temps qu'elles détruisaient toute vie, cette fresque sereine pour la postérité.

                                                La Casa del Centenario - Pompeï


Données du GVP sur le volcan et son éruption légendaire :

Dating Technique: Historical Records

Volcanic Explosivity Index (VEI):  5?

Tephra Volume:  3.3  ±  0.5  x  109 m3

Area of Activity: (Pompeii eruption)

Eruptive Characteristics:
    Central vent eruption
    Explosive eruption
    Pyroclastic flow(s)
    Fatalities
    Damage (land, property, etc.)
    Mudflow(s) (lahars)
    Tsunami (giant sea waves)
    Caldera collapse
    Evacuation


Sources :

GVP - Global Volcanism Program :
http://www.volcano.si.edu/world/volcano.cfm?vnum=0101-02=

lettres de Pline l'ancien à Tacite :
http://faculty.cua.edu/pennington/pompeii/PlinyLetters.htm#Pliny3

article sur "la casa del Centenario" :
http://www.archart.it/archart/italia/campania/Pompei/Pompei%20-%20Centenario/index.html

article sur la peinture à l'époque Romaine :
http://www.metmuseum.org/toah/hd/ropt/hd_ropt.htm

La semaine prochaine: d'autres tableaux d'éruptions du Vésuve.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


Selon l'Ingeominas - Pasto (traduction du rapport spécial du 20.11.2009 - 10h53 pm) :
un évènement explosif s'est produit le 20.11 à 20h37 locale, accompagné d'ondes sonores, entendues comme un mugissement depuis différentes zones proches du volcan. Cinq explosions ont été signalées; pas d'odeur de gaz soufrés.
L'incandescence liée à l'éruption a éte observée depuis plusieurs endroits et durant quelques minutes.

                 Image thermique de l'éruption 20.11.2009 Galeras - Ingeominas Pasto.

Le VAAC- Washington (centre d'infos des risques liés aux dispersions de cendres dans l'atmosphère) a estimé la hauteur de la colonne éruptive à 10 km., avec dispersion préférentielle vers le nord. Plusieurs localités (Narino, La Florida, Bellavista) ont été concernées par les retombées de cendres.
Le signal sismique associé à l'explosion a été de moindre intensité que celui perçu en fin septembre.
Depuis le début 2009, c'est le huitième épisode explosif du volcan.


                           Galeras - 30.septembre 2009 - Ingeominas Pasto.

Source : Ingeominas - Pasto :
 http://intranet.ingeominas.gov.co/pasto/images/6/68/Reporte_extraordinario_-             de_actividad_volcan_Galeras_del_20_de_noviembre_de_2009_b.pdf

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
L'île de Ténérife a commémoré en ce 18 novembre, le centenaire de la dernière éruption, qualifiée du volcan Chinyero.


Historique de l'éruption :

Un récit de José Hernandez Lorenzo, habitant de San José de Los Llanos, nous fait vivre les premières minutes d'une éruption qui va durer une dizaine de jours :
"Il était environ 14h30… J’étais entrain de tailler une pièce de bois quand j’ai senti la terre trembler sous mes pieds…puis j’ai entendu comme un cri strident, j’ai levé les yeux au ciel croyant qu’il s’agissait d’un vol de pigeons… à ce moment la hache a commencé à tressauter seule contre le bois…des bergers de Las Manchas sont arrivés en nous criant « allons-nous en, c’est pas bon signe ! »… et juste à ce moment là, le volcan a explosé ! Des graviers brûlants ont commencé à nous tomber dessus, et nous sommes partis en courant ! ».
Cet épisode va modifier le paysage environnant, parcouru par des flots de lave, qui causeront panique et désolation, et laisseront une profonde empreinte sur les habitants, qui se trouvera transmise par des tarditions et légendes dans les villages de l'Ouest de Ténérife.
La gazette locale rapportera l'évènement et le désarroi des villageois, qui désertèrent les lieux et fuyèrent vers la côte, abandonnant leurs maisons et leurs bêtes.
("Diario de Tenerife" - 19.11.1909)

             Les dernières éruptions dans la région 1706 & 1909.

Dans son histoire éruptive de Ténérife, le GVP nous donne quelques renseignements laconiques:
 - dates de l'éruption : du 18 au 27 novembre 1909
 - VEI (Volcanic Explosivity Index) : 2.
 - Volume de lave émis : 11 millions de m³
 - zone d'activité : NO. de la zone de rift - Chinyero
 - caractéristiques : éruption explosive, éruption
   de type fissural avec coulées de lave, dommages
   au terrain et aux propriétés.


 

Au programme des festivités : inauguration d’un Centre des Visiteurs sur la commune de Santiago
 (« La casa del Patio » ), expositions photographiques itinérantes, randonnées pédestres, rénovation de la signalisation des sentiers de la « ruta de los volcanes », conférences, et toute une panoplie de manifestations qui culmineront par la célébration du VIème Congrès International « Villes et Volcans » (« Cities on Volcanoes » , rencontres parmi les plus importantes de la planète, sur la gestion des risques volcaniques dans les territoires fortement peuplés) du 31 mai au 04 juin 2010, à Puerto de la Cruz.

Sources :
- http://www.uclm.es/profesorado/egcardenas/chinyero.htm
- GVP - Global Volcanism Program
- http://vidadesol.blogspot.com/2009/11/il-y-100-ans-l-eruption-du-volcan.html

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