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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Itinéraire :

Carte topographique IGN Top 25 - 3544 ET .
Au départ de Fréjus, emprunter l'ancienne Nationale 7 en direction de Cannes. Au col du Testanier, bifurquer à droite sur la route forestière en direction de la Maison forestière du Malpey. Devant la maison, prendre la route à gauche pour atteindre le parking en cul de sac ... suivre à pied le balisage rouge et blanc vers le sommet.

                     La route forestière vers le Mont Vinaigre - © B.Duyck

Dénomination : pourquoi "vinaigre" ?

trois versions s'opposent:
- ce serait un dérivé du mot "vent", le mistral soufflant 
  beaucoup dans la région.
- de part sa géologie - Estérel signifiant lieu stérile -
  la vigne s'y développerait mal, donnant un mauvais vin   
  (vinaigre)
- hypothèse la plus probable : son nom dériverait d'une
  plante appelée "vinaigrier" que l'on trouve sur les flancs
  du mont.

Cette route fut longtemps la seule permettant la communication avec Nice et l'Italie; menacée par les brigands, elle était peu sure ... ne disait-on pas "passer le pas de l'Estérel".  Les diligences passaient devant la maison du Malpey, signifiant en vieux français "mauvais pas".
Aux 17 et 18° siècles, la région devint le refuge des forçats évadés qui y trouvèrent de quoi satisfaire leurs besoins.

Le volcan expliqué par Maurice Moine :

Deux excellents schémas tirés de l'article de Maurice Moine sur le volcanisme Permien du Mont Vinaigre expliquent sa topographie.

                                                                                         © M.Moine

  Coulées ignimbritiques A5 et A7 (270 Ma) , A10 - phases explosives

  Dôme constitué de lave dégazée pyromidale A11 (248 Ma).

  Les différentes coulées de laves acides sont séparées d'environ 20 Ma.


N'étant pas géologue, ni accompagné d'un spécialiste, je vous renvoie à son article et ne vous parle que du sommet, zone plus facilement déchiffrable.

                                                                                                 © B.Duyck


Entre le parking et le sommet, une coulée ignimbritique
( A10 - explosive) située du côté ouest.

Au sommet :

                                                                                       © B.Duyck


Brèches volcaniques de projection, correspondant au dégazage du volcan; il s'agit dans ce cas de morceaux de lave projetés par l'explosion et soudés entre eux par la chaleur.

                                                                                                © B.Duyck


                                                                                              © B.Duyck


La tour de surveillance incendies : on y surveille d'éventuels départs de feux.
A noter que la zone peut être fermée en été, par forte chaleur pour éviter tout risque d'incendie. Pour connaître la situation journalière, consulter avant de partir :
04.98.10.55.41 ou http://ddaf.cdig-83.org/fermeture.htm.

                                                                                                 © B.Duyck


En descendant le Mont Vinaigre, on aperçoit d'étranges affleurements de tufs volcaniques colorés en vert pâle.
explication de M.Moine :
"
En ce qui concerne l’affleurement en cause, il s’agit de la formation rBa  ( formation de Bayonne du nom du lieu dit ) et  composée de : « ensemble de grés rosâtres à taches vertes de décoloration, tufs volcaniques, cinérite et gouttes de cendres pisolithique »  ( d’après la carte géol ).

Là on est dans les tufs volcaniques.

La couleur verte provenant généralement de l’oxydation du fer en milieu aqueux et réducteur.

Ces formations sont généralement relativement tendres et non pas la dureté de la rhyolite. "


Source :
à voir et revoir :
"La planète du géologue randonneur" de M.Moine & al.
http://geologierandonneurs.fr/index.php?p=sommaire - point 5.3

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


                             Formation du massif de l'Estérel.



           Situation générale du massif de l'Estérel  - avec l'aimable autorisation de M.Moine
                      dont références complètes ci-dessous.


Le socle des Maures et de l'Estérel :

Les formations géologiques les plus anciennes de la Provence affleurent dans les massifs des Maures, de Tanneron et de l'Estérel. Elles forment le socle ancien (terrains antérieurs à 300 Ma) qui ailleurs est recouvert par une couverture sédimentaire.
La Provence cristalline des Maures ou Provence varisque est composée des massifs métamorphiques et granitiques des Maures et de Tanneron, et des bassins permiens bordiers à remplissage sédimentaire et localement volcanique dans le massif de l'Estérel.
Allongée sur une centaine de kilomètres depuis le Cap Sicié à l'Ouest de Toulon, jusqu'à Vallauris à l'est de Cannes, la " Provence cristalline " offre quatre ensembles géomorphologiques et géologiques principaux :
- le massif des Maures auquel se rattachent les massifs du sud de Toulon et les îles d'Hyères (Porquerolles, Port-Cros et île du levant) ;
- la dépression permienne, qui borde les Maures à l'Ouest et au Nord ;
- le massif volcanique permien de l'Estérel qui prolonge vers l'Est la dépression permienne ;
- le massif de Tanneron, qui constitue le prolongement oriental des Maures.

Ces quatre ensembles sont séparés par des accidents (failles) de direction générale N-S qui ont joué (été actifs) à différentes périodes et dont certains ont contrôlé (guidé) l'installation de bassins houillers au Carbonifère. Des accidents E-W, décrochants (mouvement horizontal de faille) ont également contribué à la compartimentation de ces entités rocheuses. Actifs pendant le Permien, ils ont contrôlé l'individualisation et l'évolution sédimentaire et volcanique de certains grabens (fossés);
Maures et Tanneron sont constitués de terrains métamorphisés et plissés à l'hercynien (orogenèse varisque, -400 -300 Ma), traversés par des granites d'âge primaire (Carbonifère).
Ces terrains sont intensément érodés, plus ou moins pénéplanés avant le début du Secondaire (-245 Ma environ).


               Chronologie des volcanismes et phases de fonctionnement - M.Moine

Au Permien, un volcanisme alcalin acide et basique accompagne l'individualisation des grabens E-W. Essentiellement fissural, il se met en place à la faveur des grandes failles bordières, mais aussi par l'intermédiaire d'appareils isolés. C'est un volcanisme de rift continental.


Trois types de volcanismes se manifestent dans l'Esterel :
1-Un volcanisme acide important en volume, à rhyolites et ignimbrites, en coulées importantes superposées ;
2-Un volcanisme basique à hawaïtes, mugéarites et basaltes doléritiques, en coulées réduites, en filons stratiformes ou en sils ;
3-Un volcanisme intermédiaire à trachytes quartzifères, en coulées réduites.



Rhyolite  amarante.

 

 

 

 

 

 

 

                                                 Esterellite bleue.



Deux magmas sont à l'origine du volcanisme permien de l'Esterel :
1°/ un magma rhyolitique potassique à composition de granite alcalin ;
2°/ un magma basaltique moyennement alcalin qui se différencie avec le temps, passant d'un pôle basique vers un pôle intermédiaire puis acide.

Les laves acides issues du magma rhyolitique ont une différenciation au cours du temps en relation avec leur mode de mise en place et en particulier un dégazage et un refroidissement progressifs du magma. Le dynamisme volcanique évolue de l'explosif à l'effusif dans un régime général distensif. Les ignimbrites correspondent à une vidange très importante de la chambre magmatique dont le toit s'effondre par la suite. Appartenant à la série alcaline, les laves acides pourraient dériver de magmas basaltiques par cristallisation fractionnée. Ces laves font suite à la première séquence basique de l'Avelan.

 

La trachyte de la Batterie des lions, à St Raphaël, est le témoin de l'ancien massif volcanique qui a disparu en mer, à l'ère tertiaire, suite à un effondrement. De ce basculement, conséquence du soulèvement alpin, restent l'Estérel et des roches similaires situées dans le NO. de la Corse.


 

 

                Batterie des Lions - "le Lion de terre" - Lithothèque PACA - BRGM

 

Un volcanisme "avorté" a produit, à l'Oligocène, une roche caractéristique de la région : de l'Estérellite, roche intrusive formant un laccolite (sill épais) orienté NO-SE..

Un sill est une intrusion de lave sous forme de "filons-couches" plus ou moins horizontaux, respectant la stratigraphie générale du volcan (Volcanologie - Bardintzeff)

L'Estérellite est une roche magmatique appartenant à la lignée calco-alcaline, caractéristique des contextes de subduction; sa genèse est à placer dans le contexte de l'orogenèse alpine.



sources :

 

- "Initiation à la géologie à l'usage des randonneurs"

   par Maurice Moine et al. -  http://www.geologierandonneurs.fr/

- http://www.ac-nice.fr/svt/sorties/argens/compl%E9ments.htm

- http://www.lithotheque.ac-aix-marseille.fr/index.htm


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
A 12h 28, les sismographes ont enregistré une forte explosion dans la zone des cratères et un trémor qui a duré environ 15 minutes.
L.Pruiti, de l'INGV locale, a signalé la secousse et un nuage de cendres au dessus des cratères.
Confirmation par les caméras de surveillance : un panache de cendres est monté à 350 m. au dessus des cratères, avant de se dissiper en direction SE. ( direction gauche sur la photo"a").


L'image thermique a montré que "la nuée explosive était composée de matériaux juvéniles chauds" et confirmé un "dépôt chaud sur le flanc oriental du cratère sommital", soit de la lave dans le cratère.
L'évènement était localisé au cône de scories du secteur centarl de la dépression cratérique; l'explosion a fragmenté le flanc oriental du cône, où une activité modérée s'est pousuivie.
Une coulée de lave a parcouru environ 60 m . au fond du cratère.


Source :
rapport journalier du 08.11.2009 / 16h.40 de l'INGV, signé par S.Calvari
Images des télécaméras de surveillance de l'INGV.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une visite familiale dans la région de St Raphaël, sur la Côte d'Azur, m'a permis d'approcher une région volcanique:

                   le massif de l'Estérel.


Situé entre les les massifs des Maures et du Tanneron, le massif de l'Estérel s'aborde tout d'abord par le côté mer : la route du littoral, surnommée "la corniche d'or", présente une palette de grande beauté. Contraste saisissant entre le vert des forêts, l'incandescence des porphyres qui, dans le soleil couchant, donnent l'illusion de coulées de lave flamboyantes, et le bleu intense du ciel et de la mer.

                                  Couleurs de l'Estérel -
© B.Duyck

Pour ne pas se limiter au bord de mer, ni "bronzer idiot", il faut s'attaquer au massif ! Dans ce désert de roches rouges, on retrouve la solitude de la haute montagne, à quelques encablures de Fréjus, St Raphaël et Cannes.
La raison : sur ces hauteurs, il ne pousse rien ! Les romains avaient vite constaté ce fait et nommé l'endroit "sterilis ", d'où a peu être dérivé le nom moderne d'Estérel - à moins que ce ne soit d'une tribu celto-ligure, les Suelteri, qui occupait la région voisine des Maures. Si près des routes et cités engorgées, on y retrouve une nature intacte, le silence seulement troublé par le cri d'un rapace ou le bruit du vent, un soleil omniprésent et une vue portant d'une part sur le massif, d'autre part sur une mer étincelante.

                              Ascension du pic de l'Ours - © B.Duyck


Des routes très étroites, accessibles seulement de jour, mènent vite vers des chemins peu empruntés par les randonneurs, qui permettent d'accéder à ce jardin secret et clos. Clos par la mer et les routes de la corniche et la mythique Nationale 7, par le massif des Maures à l'ouest et les plaines du Var à l'est.

           Du sommet du pic de l'Ours, vue sur la baie de Cannes - © B.Duyck

 

Les reliefs accidentés, paysages déchiquetés et criques abruptes plongeant dans la Méditerranée, témoigne d'une histoire géologique mouvementée.

 

Tout aussi riche , son histoire humaine débute avec la préhistoire (burins de Noailles, sur le site de Gratadis, près d'Agay) Ensuite, toutes les civilisations de la Méditerranée marquèrent de leur empreinte le massif de l'Estérel : celto-ligures, grecs, romains, arabes. au moyen-âge, il servit de refuges aux ermites, dont St Honorat à la Sainte Baume, mais aussi aux forçats évadés du bagne de Toulon. Gaspard de Besse,le brigand au grand coeur, y cacha un trésor toujours à retrouver.

 

Pays de légendes, parmi lesquelles celle de la "fée Esterelle", célèbre au moyen-âge. La Peyro de la Fado est un dolmen de 4 pierres placées à champ, surmontées d'une table pesant plus de 20 tonnes; c'est une sépulture collective datant de la fin du néolithique (2500-2000 av.JC.). L'endroit doit son nom à une légende due à Jean de Nostre-Dame, et reprise par le poète Mistral : une fée aimait se déguiser en bergère. Un jour, elle séduisit un jeune génie, à qui elle offrit sa main à condition que le mariage soit célébré sur une table formée de 3 pierres dont elle fit le croquis. Le jeune homme reconnut les pierres qui avaient dévélé la montagne voisine. Il en dressa deux, mais la troisième résista.

Pendant la nuit, la fée souleva cette lourde pierre d'un geste magique et la déposa sur les deux autres. Quand le génie découvrit le prodige, il comprit qu'il était un bien modeste jeune homme et qu'il était condamné à mourir puiqu'il aimait une fée plus habile que lui. Il décéda et fut pétrifié.

 

à suivre : formation de l'Estérel

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Pour illustrer la reprise d'une activité sommitale à l'Etna, une photo de Boris Behncke, volcanologue à l'INGV-Catane, prise le 7 novembre de Trecastagni.

For the moment, there are small Strombolian explosions, whose products do not even fall beyond the rims of the vent; however, a near continuous glow is visible at dark. This view was taken at dusk on 7 November 2009 from my home in Trecastagni, on the southeast flank of the volcano .  B.Benhcke.

Voir aussi le bulletin du 07.10 - 13h40 de Sonia Calvari - INGV

Un grand merci à Boris Behncke pour son autorisation de diffusion de cette photo.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Après les toiles et les sculptures, la pellicule pour illustrer un volcan :




"Stromboli", film italo-américain produit et dirigé par Roberto Rossellini, est un drame considéré comme un example du néoréalisme italien.
Tourné sur place en 1949, avec comme vedettes Ingrid Bergman et Mario Vitale, ce film doit une partie de sa popularité à une éruption du volcan durant le tournage... et aussi à l'idile entre l'actrice vedette et le réalisateur.


Synopsis du film :

 En Italie, peu après le seconde guerre mondiale, Karin, une réfugiée lithuanienne, craint de ne pouvoir quitter le camp dans lequel on la retient. Son visa pour l'Argentine lui est refusé. Aussi, accepte-t-elle d'épouser Antonio, un jeune pêcheur de Stromboli. Sa déception est grande lorsqu'elle découvre l'île volcanique. L'endroit est aride, désespérément pauvre et les habitants hostiles. Le couple emménage dans une maison délabrée. Antonio maltraite Karin lorsqu'elle s'aventure hors des murs, suscitant l'envie des célibataires. La jeune femme essaye de rendre sa maison attrayante mais la fantaisie avec laquelle elle décore les murs est suspecte aux yeux de l'entourage. Karin est enceinte. Elle envisage de quitter l'île mais ses plans sont contrariés par une éruption volcanique qui oblige tous les habitants à rejoindre les bateaux des pêcheurs. Le lendemain, elle tente à nouveau de s'enfuir en montant au sommet du volcan mais elle se voit contrainte de passer la nuit là-haut. A l'aube, Karin supplie Dieu de lui donner la force dont elle a besoin.











photo du film, versus la couverture d'un numéro spécial de "Ciné Revue" colorisé.























Tous les documents du film, et les affiches, proviennent du blog de Bernard Philippe et sont reproduits avec son aimable autorisation. http://stromboli-film.skyrock.com
blog mis à jour 07.10.2009





un extrait d'Archives/Arte .tv :
"
D'abord écrit pour Anna Magnani, le rôle échut à Ingrid Bergman qui avait envoyé une lettre admirative à Rossellini après avoir vu Rome ville ouverte. La maîtrise du cinéaste, le montage alternant les séquences documentaires - une violente pêche au thon - et des éclats de pure fiction, font de Stromboli un film d'une force peu commune. Ce qui frappe aujourd'hui c'est la façon magistrale dont le cinéaste filme l'immobilité. Rossellini use avec circonspection du spectaculaire : un parti pris de discrétion plus plastique que dramatique, car l'histoire joue sur une dimension métaphysique qui s'exacerbe lors des dernières séquences. Livrée à elle même sur une île prison, Ingrid Bergman souffre d'être différente, seule, et abandonnée. L'ascension de l'actrice sur les flancs du volcan devient un véritable chemin de croix, citant explicitement les paroles du Christ. "Mon Dieu, pourquoi m'avez vous abandonnée ?" hurle Karin aux éléments déchaînés, juste avant l'apaisement, la renonciation et l'acceptation de son destin. Ce dénouement mystique n'apparaît pas artificiel, même si la morale en est douteuse. Captivant, plein de contradictions et formellement passionnant (la scène ou Ingrid Bergman tourne dans le labyrinthe de maisons blanches pourrait être filmée par Antonioni), Stromboli fascine à chaque nouvelle vision. Le visage de l'actrice - une star hollywoodienne usée par les regards du public - transplanté dans une nature sauvage, vierge de tout regard et comme saisie à son origine, bouleverse. Quelque chose décidément nous échappe, et le film impose sa force, ses silences, son immobilité. Un film cathédrale ? Non, un film chapelle.   "
http://archives.arte.tv/cinema/bergman/ftext/film2.htm#

Ce film dépeint bien les conditions de vie sur l'ile de Stromboli au début des années 50. Des photos d'archives, sur "Stromboli on line" confirment les dures conditions de vie de l'époque ... pas d'aliscaphe pour rejoindre l'ile, mais une barque et des rames maniés par des costaux aux visages burinés !

          photo Daniel holzer - avec l'aimable accord de M.Fulle -Swisseduc.ch

A voir et revoir :
- blog de Bernard Philippe sur le film "Stromboli".
  
http://stromboli-film.skyrock.com
- archives années 50, sur "Stromboli on line":
  http://www.swisseduc.ch/stromboli/volcano/historical-1953/index-en.html
- video(s) you tube :
    http://www.youtube.com/watch?v=312Z87 et ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques photos du Piton de la Fournaise, où selon l'OVPF, l'éruption débutée le 5 novembre à 20h50, s'est terminée le 6 en matinée. L'éruption de faible durée aurait simplement vidé la tuyauterie, sans puiser dans le réservoir de magma en profondeur ... l'inflation du volcan se maintient, ce qui montre que le volcan est toujours sous pression. (A.Di Muro)



   Fontaines de lave 05-06.11.2009 -  photo L.Perrier - Centre de Documentation et de Diffusion
                                                         sur le Volcanisme (CDDV)

                               Coulées de lave 05-06.11.2009 - Photo P.Huet - Maison du volcan
                                                           autres photos d'un clic sur celle-ci.

autres nouvelles ...selon infos de l'OVPF

Sources :
- OVPF/IPGP :  http://www.ipgp.fr/pages/03030807.php
- Maison du volcan :  http://www.maisonduvolcan.fr/pages  /20.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


                                          Carte des cratères sommitaux - INGV Catane


Boris Behncke, volcanologue à l'INGV-Catane, nous communique "quatre mois après la fin de l'éruption sur ses flancs, l'Etna est de nouveau en activité: une activité strombolienne modérée a débuté le 6 novembre 2009 au départ de l'évent est du cratère sommital Sud-est, qui est responsable des fontaines de lave spectaculaires des 4-5 septembre et 23-24 Novembre 2007 ainsi que du 10 mai 2008.


On the evening of 6 November 2009, eruptive activity resumed at the Southeast Crater at Etna's summit, four months after the end of the latest flank eruption. This frame, recorded by the "Schiena dell'Asino" monitoring camera of the Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia - Sezione di Catania (http://www.ct.ingv.it/Etna2007/WEBCAM.ASP), at dawn on 7 November 2009, shows incandescence from the active vent, located low on the eastern flank of the Southeast Crater cone (seen in the center of the image). The activity is characterized by small Strombolian explosions. Most recently, this vent had produced spectacular lava fountains on 4-5 September and 23-24 November 2007, and once more on 10 May 2008, three days before the onset of the latest flank eruption.

Source :
- Boris Behncke , que je remercie pour ses infos et photos
   "en direct de l'Etna" .
- INGV-Catane communiqué du 06.11.09



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Une équipe conjointe des universités de Miami, El Paso et Rochester ont utilisé l'interférométrie radar satellitaire pour étudier, sur une décade, l'activité des volcans du Rift Est-Africain.
Cette étude, publiée en novembre 2009, dans la revue "Geology", a détecté des signes d'activité au niveau de 4 des 11 volcans Kényans : Suswa, Menengai, Longonot et Paka.
De faibles déplacements en surface, invisibles à l'oeil nu, ont été perçus par une technique basée sur le radar placé à bord des satellites Envisat et ERS de l'agence spatiale européenne.


De 1997 à 2000, les volcans Suswa et Menengai ont subi une subsidence de 2-5 cm. et entre 2004 et 2006, le Longonot s'est soulevé de ~9 cm.

Paka - photo M.Smith 1993 BGS

L'épisode le plus marquant fut le soulèvement du Paka : 21 cm. en 9 mois sur la période 2006-2007. Ces évènements épisodiques et limités dans le temps sont associés à des flux magmatiques dans le système d'alimentation   sous-terrain des volcans.

Cette étude met en évidence d'une part les risques pour les populations entourant ces volcans, région fort peuplée autour de Nairobi, mais aussi souligne son potentiel géothermique.
"Elle démontre aussi l'intérêt d'utilisation de ce système de mesure pour la surveillance du rifting Est-Africain" déclare J.Biggs, qui démarre un projet de deux ans avec l'Université d'Oxford et l'agence spatiale européenne, visant à catographier les volcans, les dykes intrusifs et les failles actives du rift.

Source :
 - http://twitter.com/volcanismblog/statuses/5432017286
 - http://www.eurekalert.org


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le volcan s'est enfin décidé à montrer ses entrailles !


Le 4 novembre à 6h04 locale, un séisme de magnitude 3 - peu fréquent sur ce volcan - a secoué le massif. Il était localisé en dessous de la bordure SO. du cratère Dolomieu, à 750 m. sous le niveau de la mer.
Il fut suivi de 167 séismes de moindre magnitude, dont la localisation, jusqu'à 1 km. au dessus du niveau de la mer, indiquait une ascension du magma. Des éboulements dans le Dolomieu et une inflation du volcan ont été observés par l'OVPF.

Le 5 novembre, peu après 21 h. locale, la lave est sortie sur le flanc Est du Dolomieu : la présence de fontaines et coulées de lave a été rapportée et des lueurs vues depuis le bord de l'enclos Fouqué et la route des laves dans le Grand Brulé.
L'éruption a été précédée d'une crise sismique - 19h30 à 20h30 - suivi du trémor marquant le début de l'éruption.
niveau d'alerte 2 : "éruption en cours".

Le 6 novembre, dès 3h.locale, l'OVPF constate une diminution du trémor éruptif.
le trémor est un signal sismique qui représente la vibration du volcan; celle-ci est générée par un flux de magma poussé par les gaz volcaniques dans les cheminées et au niveau des bouches éruptives. Dans la majorité des cas, le trémor est associé à une éruption en cours.

Une reconnaissance au sommet du volcan est en cours ... de plus amples nouvelles dès leur réception.

Addendum - 10h 10 locale :

Un survol par hélicoptère effectué à 6h45 a confirmé l'ouverture de deux fractures sur les flancs S-SE et E. du cratère Dolomieu, laissant échapper chacune une coulée de lave atteignant l'altitude de 1970 m. Ces coulées n'étaient plus alimentées à 7h30.
Après analyse des données, l'OVPF reconstitue la chronologie de l'éruption:
- 20h50 :  début de l'éruption dans la falaise sud, à
  l'intérieur du Dolomieu
- 21h05 : la fissure se prolonge et s'ouvre sur le flanc
  E-SE. près du bord du cratère.
- 21h20 : une seconde fissure s'ouvre sur le versant E.


Source : O.V.P.F. /I.P.G.P. : Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise, chapeauté par l'Institut de Physique du globe de Paris.



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