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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques




Le Shiveluch continue à être actif de façon intermittante.
Le 03.10, un fin panache de vapeur/cendres était capturé, en couleurs réelles, par le Modis (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) embarqué sur le satellite TERRA de la Nasa.
Ce système a détecté un "hotspot" au sommet du volcan, impliquant la continuation de la croissance du dôme dans la caldeira sommitale.
Sur la photo, les flancs sud sont recouverts de dépôts gris, constitués de cendres et rochers, résultat des fréquents effondrements du dôme.

On peut également apercevoir le sommet enneigé du Klyuchevskoy au SO., calme en ce jour.

Pour mémoire, le Shiveluch est un énorme stratovolcan (3283 m.) composé de couches alternées de lave solidifiée, de cendres et rocs provenant des éruptions antérieures. La croissance du dôme actif a débutée en 1980.
La carte ci-dessous situe ce cône parmi les innombrables volcans du Kamchatka. (niveau 57°)



sources:
 - Nasa Earth Observatory - satellite Terra - syst. Modis
 - Svert
 - AVO - Alaska Volcanologic Observatory

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques



Cette vidéo (01.10.2009) du HVO montre la remarquable fluidité d'une coulée digiforme de lave pahoehoe s'écoulant dans un ancien skylight au sommet de royal Garden . Le mouvement resssemble à celui observé lors de la confection d'une ice-cream ... tout en ayant la consistance de certains bonbons caramélisés ... Appétissant !!!


                                                                                      $  $  $  $  $  $  $


Outre cette vidéo "esthétique", quelques nouvelles de l'Halema'uma'u :

Selon le rapport de l'HVO (03.10.09 - 19.10 UTC), un phénomène de déflation suit celui d'inflation qui a marqué les 5 jours précédents.
La lueur émise par le lac de lave varie selon les niveaux atteints par celui-ci; à 2h. am , le lac disparait lorsque la lave atteint son niveau le plus bas.
lien vers une video relatant le retrait du lac - site HVO
http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/update/archive/2009/Jun/HMcam_03Oct2009_web.mov
Ces variations de niveau "up and down" correspondent à des variations de niveau du sol, enregistrées par les tiltmètres du Kilauea.
Les flux de SO² restent élevés
: 480 tonnes/jour , mesurés le 02.10, supérieurs au niveau moyen de 140 tonnes/jour en 2003-2007.
Les flots de lave entrent dans la mer à Waikupahana.

Le 04.10: le lac n'est pas réapparu et le niveau de SO² reste à un niveau élevé.

Situation le 05.10 : à 11 h pm, un lac de lave actif (avec mouvements de convection et éclaboussures) est revenu !

 Le 06.10: le lac de lave est recouvert d'un croûte épaisse et son niveau a baissé.




C'était "les tribulations d'un lac de lave" ...
site de l'HVO/USGS : http://hvo.wr.usgs.gov/kilauea/summary/main.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


                                                                              Niveau de danger 3 ce jour (MVO)

Le MVO signale une éruption vespérale à Soufrière Hills le 4 octobre 2009:
l'activité du volcan a augmenté dans la nuit et à 9 h. pm (locale) un essaim de tremblements VT , suivi d'une période de tremor, fut accompagné d'un dégagement vigoureux de poussières formant un panache montant entre 3.000 et 4.500 mètres (VAAC) et qui a dérivé vers le NO. Aucune activité de type pyroclastique n'a été associée.

                                          Panaches du 05.10.2009, à 1.25 pm (MVO)

Le 5.10, une émission de poussières intermittente et un panache de cendres a été émis en direction de zones non habitées, sans seismicité significative.

Ceci nous montre que l'activité peut augmenter n'importe quand sans prévenir !

Source :
  Rapports MVO (Monserrat Volcano Observatory) des 4 & 5.10.09




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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Origine du nom :

Afar, c'est ainsi que ce peuple se nomme lui-même, alors que paradoxalement, cet
te dénomination ethnique n'apparait pour la première fois qu'en 1967, avec la création du "Territoire français des Afars et des Issas" (devenu en 1997 le République de Djibouti).

Nul ne sait ce que cette appellation "Afar" signifie. On peut rapprocher cet ethnonyme de la tribu Al Afar, vivant dans l'Emirat d'Oman et dont l'ancêtre serait une femme dénommée Afra. Cette tribu Omanaise était totalement enclavée, sans accès à la mer, ce qui explique une émigration partielle et l'installation dans cette région des Afars primitifs.

Danakil est la dénomination sous laquelle les tribus arabes du Yémen connaissent les Afars; il s'agit d'une généralisation du nom de la tribu Danakil, vivant au nord d'Assab et pratiquant la navigation et la pêche..

Adal ou Oda'Ali : les Afars sont connus dans leur ensemble sous l'appellation Adal par les Somali.

Situation géographique :


Les Afars habitent aujourd'hui trois pays : Djibouti, l'Erythrée et l'Ethiopie, sur un vaste territoire couvrant 150.000 km².
Pour des raisons tant techniques que politiques, leur nombre ne peut être déterminé avec exactitude ... on le dit supérieur à deux millions.
Du fait aussi de la "batardisation" des cultures en périphérie de leur territoire, ils ont été assimilés par d'autres peuples.


Structure :

Les Afars se subdivisent en deux groupes: les Asahymara (littéralement ceux qui disent c'est Rouge) et les Adohymara (ceux qui disent c'est Blanc), sans que l'on sache exactement ce que cette différenciation recouvre.

Plusieurs hypothèses s'affrontent:

La première fait référence à la symbolique des couleurs; considérant que le blanc représente la sagesse et le droit, tandis que le rouge évoque la force et la guerre, il se pourrait que cette différenciation renvoie au renversement de l'ordre politico-religieux qu'a connu cette ethnie, avec la chute de la dynastie Ankala consécutivement à l'implantation de l'Islam.

La seconde se base sur la géologie des terres occupées par les tribus; les Rouges vivant sur les terres rouges de l'intérieur, tandis que les Blancs se retrouvent sur les plaines côtières. cette répartition est surtout valable en république de Djibouti.

La troisième interprétation serait d'ordre généalogique. Les Rouges descendraient
ncêtre commun Haral Mâhis, tandis que les Blancs se subdivisent en Suget ("ceux qui étaient là", c'est à dire le noyau originel Afar) et en Abûsamara (tribus nées d'un mariage mixte, soit entre Suget et Rouges, soit d'un apport extérieur).

Pour Chedeville, un des meilleurs connaisseurs de ce peuple, cette opposition Rouges-Blancs serait essentiellement politiquo-commerciale et consécutive à la guerre pour le contrôle des pistes caravanières qui opposa, au 18° siècle, le sultanat d'Awsa à celui de Tadjourah. Ceci semble plausible, ce conflit étant la seule guerre fratricide dont se souvient la mémoire collective de ce peuple.


Un peu d'histoire:

                                 Australopithecus afarensis (Musée archéologique d'Addis Abeba)

                                     Lucy, notre ancêtre (Musée archéologique d'Addis Abeba

Préhistoire: même si les plus vieux ossements humains (Lucy, l’Australopithécus Afarensis puis Ramidus) ont été découverts
dans des régions éthiopiennes actuellement habitées par des Afars, rien ne permet d’en inférer une telle ancienneté de ce peuple.
En fait, un bon connaisseur de la langue afar trouverait facilement, dans la définition de l’humanité et de l’animalité,une référence plus que psychanalytique aux deux tabous constitutifs de la civilisation :
celui de l ’anthropophagie et celui de l’inceste.
De même, notons pour l’anecdote que l’être humain se dit ici « celui à deux pattes » ! Tout comme le doigt se dit « celle qui grimpe ».
S’il n’est pas établi que ce peuple ait à un moment de son histoire vécu dans les arbres, le fait que le même verbe désigne à la fois monter et sortir semble indiquer (comme le prouvent d’ailleurs les grottes dans la
région de Bôri) que les Afars auraie
nt très bien pu être les « Troglodytes» (habitants des cavernes) dont parlait, dans les premières années
de l’ère chrétienne, l’Histoire Universelle de Diodore de Sicile.
Antiquité : la première parenté qui vient à l’esprit, ne serait qu’en raison de la funeste pratique de l’excision et de l’infibulation, c’est celle avec le monde pharaonique. Quoique souffrant souvent d ’une extrapolation abusive, beaucoup de recherches ont été entreprises ici dans ce domaine au niveau djiboutien, dans la lignée des travaux égyptologiques entrepris par Cheik Anta Diop et son école de IFAN (Institut Fondamental de l’Afrique Noire).
Diodore de Sicile avait déjà fait état des liens historiques et culturels ayant existé entre les Egyptiens du temps des pharaons et les habitants de Pount « Terre des Dieux ». De plus, il avait rapporté que les habitants de Pount avaient de tout temps vécu sur cette terre.
Caractère indigène que ne possèdent pas les autres peuples sémites de la région, Amhara (Habasha) et Tigré venus pour leur part de l’Arabie Heureuse.
Même si l ’Histoire contemporaine régionale, produite pour et par des idéologies d’Etat en mal de passé glorieux, a donné lieu à des récupérations de Pount, un consensus académique semble s’établir quant à sa localisation sur les rivages de la Mer Rouge.
Il convient à cet égard de lever un amalgame : lorsqu’il était question d’Ethiopiens dans l’Antiquité, il s’agissait de tous les peuples de cette région ainsi nommés en raison de la couleur de leur peau: en grec, Aetiops signifie « visage brûlé ».
Pour ce qui est de ses habitants, dont les Egyptiens eux mêmes se disaient être les descendants, de nombreux faits linguistiques et culturels semblent les rattacher aux actuels Afars.
Tout comme l ’importance du vocabulaire commun à l’afar, au latin et au grec ne peut s ’expliquer que par les échanges culturels entre ces peuples durant la haute Antiquité, ce que prouverait les récits des Grecs eux mêmes et le caractère éthiopien qu’ils reconnaissaient par exemple à Cassiopée.

Ensuite, leur histoire se mêle à celle de l'Ethiopie:

De 1000 à 500 av J-C, la civilisation sabéenne, venue d'Arabie, s'est développée à Yeha (près d'Axoum).

De 100 à 330 empire axoumite et avènement du christianisme

Le VIIe siècle voit la pénétration de l'Islam par les premiers musulmans qui, persécutés par les Arabes, ont trouvé refuge en Ethiopie.

XIIe-XIIIe siècles règne du roi Lalibela. Roha est la capitale.

En 1635, sous le règne de l'empereur Fasilidas, Gondar devient la capitale du pays, elle le restera jusqu'en 1892.

En 1889, Ménélik II se proclame empereur. Ankober devient Capitale. Ménélik signe le traité de Wichalé avec les Italiens installés en Erythrée. Mauvaise traduction ? mauvaise interprétation ? ce traité aboutit à des querelles qui se terminent par la victoire de l'Ethiopie sur les troupes italiennes. C'était à Adwa le 1er mars 1896. En 1892, Addis-Abeba devient la Capitale du pays.

En 1930, le ras Tafari, fils du ras Makonen, gouverneur d'Harar et cousin de Ménélik, est couronné Négus (empereur). Il prend le nom de Hailié Sélassié. Il restera au pouvoir jusqu'en 1974.

1936, les Italiens occupent l'Ethiopie. Ils y resteront jusqu'au 5 mai 1941.

1974 le Derg, dictature militaire conduite par Mengistu renverse le Négus. Les années noires commencent. Le pays est mis à feu et à sang. Guerres, répressions farouches, famine... De nombreux chars rouillés gisant au bord des routes, dans le Nord notamment, témoignent de cette période meurtrière qui va durer jusqu'en 1991.

Depuis 1991 l'Ethiopie est un état fédéral régi par un régime républicain. Cependant le calme n'est pas établi, des conflits éclatent encore comme avec l'Erythrée de 1998 à 2000. La paix est fragile, les tensions sont fortes avec l'Erythrée et depuis quelques mois avec la Somalie.


A suivre: rencontre avec les Afars.



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques




Le niveau de vigilance du plan de secours volcan a été enclenché par la préfecture de La Réunion, à dater du 4 octobre 2009 à 16 h., suite à l'enregistrement d'une sismicité croissante sous le cratère Dolomieu du Piton de La Fournaise.

                               Le cratère Dolomieu - photo OVPF 2007.

Est-ce le signe d'une reprise d'activité prochaine ?

Trente séismes par jour :

Andrea Di Muro, nouveau directeur de l’observatoire volcanologique, indiquait en fin de journée : "D’une moyenne de huit séismes par jour, nous sommes passés à une trentaine, avec un séisme d’une magnitude maximale de 1,7", ce qui commence à être significatif pour le Piton de la Fournaise. Après les profonds remaniements de l’édifice volcanique dus à l’éruption d’avril 2007 "nous sommes un peu plus vigilants", avoue-t-il. Le chercheur italien, qui vient de rejoindre l’observatoire en juillet dernier, rappelle comment se sont déroulées les trois éruptions qui ont émaillé l’année 2008 : "Elles n’ont pas été accompagnées de gros signaux précurseurs ; aussi, nous sommes prêts". Alors, où et quand ? Les trois éruptions de 2008 ont eu pour théâtre le cratère Dolomieu, un gouffre de 300 mètres de profondeur. Une localisation presque logique, le magma choisissant le chemin le plus facile vers la surface, à travers un système très fracturé. Dans ces conditions, il peut sortir sans guère prévenir ! L’an dernier, le Piton de la Fournaise a joué avec les nerfs de la sécurité civile. Ainsi, le 15 août 2008, la préfecture déclenche-t-elle directement l’alerte 1 d’éruption imminente sans avoir le temps de passer par la case vigilance volcanique. Mais rien. La Fournaise se calme provisoirement. Plusieurs alertes 1 suivies d’évacuations de l’enclos, de retour en vigilance volcanique, se succèdent. L’éruption survient cinq semaines après le premier coup de semonce, le 21 septembre seulement, sans crier gare, au terme d’une crise sismique décisive cette fois. Des scénarios plus ou moins similaires ont accompagné les deux autres éruptions de 2008… La vigilance volcanique déclenchée hier prend donc toute sa signification : services de l’Etat et randonneurs sont désormais prévenus. Prudence.

Le magma à deux kilomètres sous le sommet :


"La sismicité avait repris depuis quelques jours, indique Valérie Ferrazzini, sismologue à l’observatoire volcanologique. Elle est localisée à l’aplomb du sommet, dans une zone située à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer", soit à environ 2000 mètres sous le sommet (2 632 mètres, mais le fond du cratère Dolomieu se situe vers 2 350 m). Y a-t-il un rapport entre ce "réveil" aujourd’hui et une courte crise survenue il y a tout juste quatre mois ? Entre "le 5 et le 12 juin, un essaim de 76 séismes, dont 54 dans la journée du 9, avait été détecté à une profondeur de 4 km sous le niveau de la mer" mais décalés sous le sommet "à l’ouest du cratère Bory". "La magnitude de ces séismes n’avait pas dépassé 1,5. Cette sismicité profonde n’a pas eu d’incidence sur la sismicité superficielle ou sur les déformations". A l’époque, cette crise avait été interprétée comme un possible épisode de réalimentation profonde du volcan. Mais l’écart avec la sismicité actuelle (quatre mois) ne permet pas d’établir un lien formel selon la sismologue. Le réseau de surveillance de l’observatoire n’a pas détecté de déformations significatives du sommet du volcan (gonflement traduisant la mise en pression de l’édifice). La préfecture indique pour sa part dans le communiqué qu’elle a diffusé hier : "Ces signes de reprise d’activité pourraient éventuellement se traduire par une éruption dans les jours à venir".




sources :
  - "Zinfos974.com" par Melanie Roddier
  - "Clicanoo.com" par F.Martel-Asselin

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
L'observatoire volcanologique de l'Alaska a fixé le code d'alerte du volcan CLEVELAND au niveau orange suite à l'émission le 02.10.2009 d'un nuage de cendres à 4,5 - 6,1 km. dérivant vers le NE.
Une activité éruptive ultérieure est possible.

                         Situation géographique - carte AVO

              Situation du volcan par rapport aux lignes aériennes.
Carte établie par le GOES/AVO après l'éruption de février 2001 et montrant que
le nuage de cendres coupe la majorité des lignes aériennes du grand Nord.


Le volcan Cleveland forme une part de l'ile Chuginadak, située au centre de l'archipel des Aléoutiennes (Alaska). La dénomination "Chuginadak" fait référence à la déesse aléoutienne du feu, censée résider dans ce lieu.
Il ne bénéficie d'aucun réseau de contrôle sismique et par conséquent aucune prévision d'éruption éventuelle n'est possible.
La brève éruption du 02.10.09 fut remarquée par satellite.
C'est pourtant un volcan très actif; ses éruptions récentes eurent lieu en 2001, 2005, 2006 et 2007. Une activité mineure a été signalée en 2008-2009.

        Eruption du 23.05.2006 - photo prise par l'équipage de l'ISS-13
                                          Nasa E.O. web site


Données du GVP :
Country: United States
Subregion Name: Aleutian Islands
Volcano Number: 1101-24-
Volcano Type: Stratovolcano
Volcano Status: Historical
Last Known Eruption: 2009
Summit Elevation: 1730 m 5,676 feet
Latitude: 52.825°N 52°49'30"N
Longitude: 169.944°W 169°56'38"W


Source : AVO - Alaska volcanolgic observatory

Cleveland Volcano Activity NotificationsRSS Feed
ORANGE/WATCH 2009-10-03 11:16:20 - Status Report
Satellite data indicate that Cleveland volcano erupted briefly this morning at ~0730 UTC (2330 AKDT) 02 October 2009, producing a small, detached ash cloud that drifted northeast of the volcano at maximum altitudes of 15,000' to 20,000' (4.5 - 6.1 km) . AVO increased the aviation color code to Orange, and the volcano alert level to Watch at 02:29 AKDT (10:29 UTC) this morning. Satellite views until about 6:45 AKDT (14:45 UTC) show that the ash cloud drifted northeast about 600 km (373 mi) and dispersed over the Bering Sea. While no more events have been detected this morning, further eruptive activity is possible.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Après une semaine marquée par de forts séismes dans le sud-est asiatique,
et fortement médiatisé, je vous propose, en ce Dimanche, un sujet un peu plus "léger" ... quoique ?



Volcano Buono, le seul volcan à être entré en éruption sur le continent européen dans le courant de ce siècle, est situé à proximité du Vésuve.


Titre racoleur qui annonce la création d'un immense centre commercial : Imaginé par l'architecte Renzo Piano pour revitaliser le district commercial de la cité de Nola, à proximité du Vésuve, considéré déjà comme le plus important terminal de fret du centre de l'Italie, ce centre commercial épouse les formes coniques d'un cratère; celui-ci contient un théatre d'extérieur et un marché, formant ainsi une sorte d'agora antique ;

un supermarché et de nombreux commerces, un cinéma de 2.000 places, un hôtel et des restaurants occupent concentriquement l'espace autour du cratère.



Le toit est traité comme une butte engazonnée et plantée de 25.000 plants. Une série de "skylights" crible le toit pour apporter un éclairage naturel




Si les parkings avaient pu être souterrains, l'ensemble aurait pu "passer"...
Les gigantesques zones bétonnées, recouvertes de véhicules, ne me font quand même pas penser à de la lave entourant le cône... et je leur préfère l'environnement beaucoup plus naturel du Vésuve tout proche.

 

 

                La silhouette imposante du Vésuve et  l'agglomération Napolitaine sous sa menace directe.


Source:

  Inhabitat : http://www.inhabitat.com/2009/09/14/colossal-green-volcano-rises-in-italy/

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


Le volcan GAUA , au Vanuatu, montre des signes de future éruption :
il est fait mention d' "augmentation de l'activité sismique, d'émission de gaz sulfureux et de pollution des eaux".
Officiellement, les autorités du Vanuatu n'ont fixé le statut d'alerte qu'au niveau 1 (sur 5) ... l'histoire de précédentes évacuations, non suivies d'éruptions, font que la population locale ne prend pas au sérieux les grondements du volcan.

La reprise del'activité depuis les années 1960 indique une probable remontée de magma vers la surface. Ce volcan, niché dans une caldeira occupée par un lac, présente un risque important d'interaction entre le magma et un volume d'eau considérable... ces éruptions phréatomagmatiques sont extrèmement explosives.


On peut observer une activité de dégazage permanente sur les rives du lac Letas et dans l'eau de celui-ci, qui peut atteindre à cet endroit les 50°C









photo IRD/ Michel Lardy
Cliquez sur la photo pour accéder à l'article sur le Vanuatu.





Source : The volcanism blog - http://volcanism.wordpress.com


Statut du volcan Gaua dans le Global Volcanism Program / photo du Mt Garat et du lac Letas par John Seach 1999.

Gaua Photo

Country: Vanuatu
Subregion Name: Vanuatu
Volcano Number: 0507-02=
Volcano Type: Stratovolcano
Volcano Status: Historical
Last Known Eruption: 1982 
Summit Elevation: 797 m 2,615 feet
Latitude: 14.27°S 14°16'0"S
Longitude: 167.50°E 167°30'0"E

The roughly 20-km-diameter Gaua Island, also known as Santa Maria, consists of a basaltic-to-andesitic stratovolcano with an 6 x 9 km wide summit caldera. Small parasitic vents near the caldera rim fed Pleistocene lava flows that reached the coast on several sides of the island; several littoral cones were formed where these lava flows reached the sea. Quiet collapse that formed the roughly 700-m-deep caldera was followed by extensive ash eruptions. Construction of the historically active cone of Mount Garat (Gharat) and other small cinder cones in the SW part of the caldera has left a crescent-shaped caldera lake. The symmetrical, flat-topped Mount Garat cone is topped by three pit craters. The onset of eruptive activity from a vent high on the SE flank of Mount Garat in 1962 ended a long period of dormancy.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


                                                                                                                © B.Duyck - 2007



Une équipe du CNRS, dirigée par Haroun Tazieff, constate la présence en 1967 de deux lacs de lave au Erta Ale.

A cette date, les lacs actifs étaient logés dans leurs deux pit craters à 160 m. de profondeur. Dès lors, le niveau et l'activité de ces deux lacs n'a cessé de fluctuer.
En 1971, leurs surfaces situées à environ 30 mètres par rapport aux lèvres des puits sont agitées de fontaines jaillissant à une quinzaine de mètres de hauteur.
Fevrier- mars 1972 : toute la surface interne du pit crater nord est occupée par un lac de lave actif, soit 300 x 200 m.
A partir de 1973, les deux lacs de lave débordent de manière épisodique et ce, pendant deux ans. Une montée synchrone des lacs laisse supposer que, bien qu'il n'y ait pas de communication directe et superficielle entre eux, il y aurait une interconnection profonde sans doute par un réservoir commun, qui aurait reçu un apport de magma frais en provenance du manteau.
En 1976, le pit crater nord ne mesure plus que 100 m. de diamètre.
Entre 1984 et 1986, les niveaux des lacs semble stable et oscille entre 70 et 110 m. de profondeur.
En février 1987, des photos-satellite attestent de la disparition du lac de lave dans le pit crater nord.
En septembre 1992, le pit crater nord a repris ses dimensions initiales : +/- 300 m. de diamètre. Il fume très fort, mais pas de présence de lave !

                                                                                                           © B.Duyck


La progression en direction du nord s'effectue sur le fond de la caldeira, recouverte des coulées de débordement des années septante.
Il faut gravir des coulées imposantes, contourner l'un ou l'autre hornito(*) fumant, eviter les trous révélant des tunnels de lave sous-jacent au plancher bien plat à cet endroit... ils témoignent d'un des mode de dispersion de cette lave très fluide lors des débordements.

                                                                                                                 © B.Duyck


                                                                                                                © B.Duyck


                                                                                                                © B.Duyck


Le pit crater nord fume abondamment, nous obligeant au port du masque, spécialement sur sa rive ouest, en contournant ses bords fissurés et instables. Les gaz soufrés jaunissent les blocs de lave et sont agressifs pour nos poumons, notre peau et nos vêtements... mes cheveux sont passés du gris argenté à une teinte vaguement jaunâtre - pas très appétissante - et le short de mon compagnon de tente, du gris souris au violet.
Pour mes cheveux, ça s'est arrangé avec un shampooing lorsque nous avons retrouvé la civilisation; le short, lui, est resté de la même teinte !

                                                                                                                          © B.Duyck

                                                                                                                 © B.Duyck

 


                                      "Smog and blocks"    -  © B.Duyck

           Des "oeufs" laissent échapper une douce odeur d'hydrogène sulfuré... et il faut respirer

           un bon coup dans le masque, avant de l'enlever, le temps de faire une macro. - © B.Duyck


(*) Hornito : petit cone de qq. mètres de haut, prenant naissance à la surface de la coulée; ils sont construits par l'émission, à travers la croûte solidifiée de la coulée, d'un peu de lave sous pression.
(J.M.Bardintzeff in Volcanologie - Dunod )

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le PIT CRATER SUD est occupé par un lac de lave, présent depuis qu'il est connu.

H.Tazieff fait une distinction entre "lac de magma" et "lac de lave" : le lac de magma est alimenté par sa base en liquide sursaturé en gaz, et est le siège de mouvements de convection,  avec dégazage partiel produisant des fontaines de lave (cas de l'Erta Ale); le lac de lave résulte de l'accumulation de coulées très fluides déversées dans un bassin de l'édifice volcanique.

 

 

                                                                                                                 © B.Duyck

Un lac de lave est un "miracle permanent", tant les facteurs de survie d'un tel appareil sont complexes : il faut, pour que le lac perdure, un équilibre parfait entre l'alimentation et la vidange de la lave d'une part, entre l'apport  et la perte de calories d'autre part.

Si l'apport calorifique est trop faible, le lac se fige...la croûte qui le recouvre s'épaissit, durcit : c'est ce qui est arrivé au niveau du pit crater nord.

Si au contraire, l'apport de chaleur dépasse les pertes, le phénomène va s'emballer ...la lave va bouilonner, monter et finir par déborder du cratère, et le volcan "entre en éruption" : c'est arrivé en 1972, avec le premier débordement observé dans le cratère de l'Erta Ale.

Le fait que le niveau du lac sud ( débordant) soit à ce moment plus élevé que celui du nord (à 30 m. de profondeur) semble indiquer qu'il n'existe pas de communication directe entre les sources d'alimentation des deux puits d'effondrement, même si la lave est de composition similaire. ( G.de Saint-Cyr - carnets de trek).


Ces conditions d'équillibre sont rarement rencontrées : hormis celui-ci, le Niyragongo (branche ouest du rift Africain), l'Erebus (Antarctique) sont actifs depuis plusieurs décénnies; d'autres endroits en présentent, avec une durée de vie plus courte : la caldeira d'Ambrym (Vanuatu), le Kilauea (Hawaï), le Masaya (Nicaragua).

 

 

                                                                                                               © B.Duyck

Une peau noire et souple recouvre le lac de lave, percé par des fontaines de lave, et agité par des mouvements convectifs, responsables des déchirures. Le ressac de la lave sape les parois de la terrasse. A noter, le dégazage bleuté de dioxyde de soufre à gauche de la photo.


Des mouvements de convection et un dégazage intensif produisant des fontaines de lave font bouger cette croûte de la même manière que les mouvements de convection de l'asthénosphère font bouger les plaques tectoniques ... Leçon de tectonique en miniature et vitesse accélérée !

(J.M.Bardintzeff, in Futura Sciences)

 

        Un mini-point chaud et une ride d'accrétion (phénomène de rifting) se côtoient ici en un
       saisissant raccourci.
- © B.Duyck

        Ci-dessous, quelques belle fontaines. Pour les photographes, ces photos ont été prises en
        argentique et rescannées ensuite ... ce qui donne des couleurs de lave plus fidèles. -
© B.Duyck





      La lave des fontaines refroidit assez vite, en passant par toutes les nuances, allant de l'orangé au
      rouge cerise, framboise puis passant au gris  et enfin au noir, teinte de cette peau épaisse qui
      recouvre le reste du lac...un camaïeu difficile à reproduire en peinture. -
© B.Duyck


La terre vit ! Nulle part ailleurs sur la planète, on ne ressent cela comme sur ce volcan : à moins de 100 mètres sous nos pieds, elle naît, se détruit, pour se refaire aussitôt au rythme des vagues qui animent la surface du lac. De fulgurants jets de gaz projettent des fontaines dorées de lave très fluide, des bulles géantes éclatent et la projète aux alentours : vision cauchemardesque sur les entrailles en fusion de notre terre.
Ailleurs, une croûte partiellement solidifiée se morcelle en plaques qui glissent, s'écartent ou se chevauchent, basculent avant de disparaitre, englouties dans un bruit de succion par l'énorme masse de magma qui les digère.
Portés par le souffle chaud qui monte en permanence du puit, et nous oblige parfois à reculer tant c'est intense, des écheveaux de longues et frêles aiguilles de lave, verre volcanique étiré jusqu'à en devenir fin comme un cheveu, s'élèvent à quelques mètres au dessus du cratère pour s'éloigner et venir s'accrocher au relief de la caldeira... les "cheveux de Pelée" sont ici particulièrement longs.



                     Cette photo, en numérique, mérite quand même une place... eu égard à son titre :
                                                "le chaudron du diable".
- © B.Duyck

La nuit, le spectacle est encore plus grandiose : la scène est éclairée par le seul embrasement du lac; tout d'abord, on se bouscule un peu, au bord du gouffre, chacun cherchant le meilleur angle de prise de vue sur ce brasier toujours changeant... puis calmé, le visage brûlé et le dos glacé, comme devant un "feu de camp", on se laisse hypnotiser par les mouvements de la lave, abasourdi par les grondements du volcan et le chuintement des gaz. Il faut se raisonner pour quitter ce spectacle et retourner sur le bivouac, où la brève nuit sera entrecoupée de rêves volcaniques.

                                                                                                                  © B.Duyck




        Petit boulot avant de dormir : nous avons établi une barrière de pierres autour de notre
            bivouac, afin d'éviter au maximum vent et poussières (bien visibles sur le photo)
       Qui dira encore que les belges n'ont pas "une brique dans le ventre" ?!
- ©JM. Mestdagh


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