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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Il y a (ou il y avait ?) de la vie au Lengai !

© P.Gondolff



Outre la respiration du volcan, des animaux animent ses pentes et le sommet. Une antilope, non identifiée avec certitude, cavale sur les pentes; un daman du Cap, charmant petit ongulé, vit dans les éboulis du sommet et notre éboueur local, le corbeau à cou blanc, qui nous a gratifié d'un vol
en "Saint-Esprit" (sur place) à 3.000 m. d'altitude ... une merveille de maitrise aérienne !






D'autres bestiaux, moins sympathiques, ont hanté les nuits d'autres explorateurs : un jaguar habite également le sommet et plusieurs espèces de cobras.

                      Corbeau à cou blanc - Corvus albicollis - 56 cm.

Après une nuit froide et éprouvante, le réveil matinal est à la hauteur ... raide d'avoir dormi à même le sol, il faut quitter le frêle abri qui nous protège un peu du froid et des brumes.
Mais quel spectacle !


           L'ombre du volcan prend possession du rift ... la montagne du dieu Engai salue les Maasai.

                                        © P.Gondolff


Le jour se lève tandis que nous prenons un copieux petit-déjeuner préparé par notre cuisinier, qui a fait, comme d'habitude, des merveilles "à partir de trois fois rien". Il faut plier bagages et redescendre ... par la même voie qu'à l'aller. Pas à pas, mais debout, nous progressons sur cette pierre friable qui tapisse le sommet; le faux pas n'est pas de mise ... 2.000 mètres de dénivelé et rien pour nous arrêter.

                                                                           © B.Duyck


          Malgré la pente, les réflexes perdurent et on n'a pas résisté à "fixer l'instant" !
                                             Impressionnant souvenir.
© P.Gondolff

Plus bas, dans la cendre, c'est beaucoup plus facile : en inclinant comme il faut la plante des pieds, on part "en bear foot" ...il suffit de donner un coup de baton de temps en temps pour se guider entre les rochers. Et ça va de plus en plus vite, jusqu'au moment de rencontre avec une grosse pierre. Résultat : un gros "bleu" au bide !

                                                                                                           © B.Duyck


Un dernier coup d'oeil à la "montagne des dieux" : vue d'en-bas, elle ne parait pas si terrible, et on la regrette déjà !

                                                                                                            © B.Duyck


Solarisation : ce procédé permet de bien rendre l'atmosphère dramatique du lieu. Le T49 B se découpe bien sur le train de nuages menaçants.

Prochaine étape: le NATRON.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Plus de 9000 kilomètres au total, dont 5000 à parcourir en spéciale, pour rejoindre, depuis Rosario en Argentine, le port chilien de Valparaiso, une capitale historique des voyageurs, en passant par les décors saisissants du Salar d’Uyuni, en Bolivie.

 

paris-dakar-2014-300x150

 

parcours-carte-Dakar-2014.jpg                                                   Bannière et parcours du Dakar 2014

 

Après un passage près de l'Aconcagua, point culminant de la Cordillère des Andes en Argentine le 7 janvier, le Dakar va fleurter avec le Llullaillaco et ses 6 739 mètres d'altitude, le 10 janvier. 

 

Aconcagua---Mario-Roberto-Duran-Ortiz.JPG                           L'Aconcagua, 6962 mètres - photo Mario Roberto Duran Ortiz

 

llullaillaco---Carlos-Lucchini-viajeros-jpg

                                                    Le Llullaillaco - photo Carlos Lucchini  / viajeros.

 

La reconnaissance a montré que la traversée et même l'accès au Salar d'Uyuni dépend fortement des précipitations. En principe, il ne devrait pas pleuvoir ... mais l'organisation a néanmoins prévu un roadbook à géométrie météo-variable. étape très longue, en cas de pluie et s'il faut contoutner le salar, qui mesure 150 km. sur 100, étape plus courte, selon la possibilité de rouler plus ou moins longtemps "au cap", comme des voiliers de course sur cet océan blanc. A moins qu'on n'y laisse passer que les motos et quads.

A suivre, le 12 janvier.

 

Uyuni-Ave-5.jpg

                                                     Le Salar d'Uyuni - photo Antony Van Eeten

Pour beaucoup d'observateurs et pour son directeur sportif David Castera, le Dakar 2014 sera " plus long, plus haut, et plus dur. Le défi d’endurance extrême par excellence ".

Quatre titres sont à conquérir (moto, auto, quad et camion).

En auto, Stéphane Petrehansel, surnommé "Mr.Dakar", reste le grand favori pour l'avoir emporté six fois à moto et quatre fois en auto. Il roule cette année, avec Jean-Paul Cottret comme co-pilote, sur une Mini All 4 du team X-Raid. En moto, c'est Cyril Desprès qui pourrait égaler Peterhansel en raflant un 6ème titre à moto, cette fois ci chez Yamaha après 10 ans chez KTM.

 

mini-cooper-dakar.jpg                 La mini All 4 X-Raid de Peterhansel / Cottret - photo X-Raid.de

 

mini_all4_racing_9_l.jpg               Le poste de pilotage de "la bête", la Mini All 4 de Peterhansel  - photo X-Raid.de

 


 

Sources :

- France tv sport - Sur les pistes du Dakar - link

- France tv sport - Le Dakar passera par le Salar d'Uyuni - vidéo

- X-Raid - Dakar 2014 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions and trips, #Historical eruptions
Santorini - current distribution of Skaros lavas and Therasia dome complex - Doc. Druitt & al. 1999

Santorini - current distribution of Skaros lavas and Therasia dome complex - Doc. Druitt & al. 1999

A little jumpto north of Santorini, towards the Skaros Shield and the Therasia Dome Complex.
 

The Skaros Shield was built inside the Caldeira generated by Middle tuff eruptions (70,000 - 54,000 years ago) and covered it. The remains of the shield can be seen in Cape Tourlos (on Thêra) and on the island of Therasia.

The remains at Cap Tourlos consist of a basal complex of domes and dacitic flows, surmounted by a sequence 300 meters thick of basalts and andesites, and capped by a welded spatter agglomerate of Upper Scoriae 2, resulting from the of the development of the Skaros Shield and an explosive andesitic eruption.

Cape Tourlos, seen from the caldera - we can distinguish the succession of dacitic flows, the thickness of basalts and andesites, capped by a welded spatter agglomerate of Upper Scoriae 2 - photo © Bernard Duyck 09.2019

Cape Tourlos, seen from the caldera - we can distinguish the succession of dacitic flows, the thickness of basalts and andesites, capped by a welded spatter agglomerate of Upper Scoriae 2 - photo © Bernard Duyck 09.2019

Cap Tourlos, formed from the remains of the Skaros Shield, seen from the village of Imerovigli on Thêra - The upper part consists of a welded spatter agglomerate of the Upper Scoriae 2 - photo © Bernard Duyck 09.2019
Cap Tourlos, formed from the remains of the Skaros Shield, seen from the village of Imerovigli on Thêra - The upper part consists of a welded spatter agglomerate of the Upper Scoriae 2 - photo © Bernard Duyck 09.2019

Cap Tourlos, formed from the remains of the Skaros Shield, seen from the village of Imerovigli on Thêra - The upper part consists of a welded spatter agglomerate of the Upper Scoriae 2 - photo © Bernard Duyck 09.2019

Following the Upper Scoriae 2 episode, the extrusion of rhyodacites from many vents constructed the lava domes complex on the western flank of Skaros. The remains dominate the walls of the current caldera in Therasia, in a succession of more than 200 meters thick.

Thin flows of weakly phyric andesite to Oia (Oia andesites, etc.) occupy the same stratigraphic level and were probably erupted by mouths on the flank of the Skaros Shield.

Santorini - Therasia, view from Nea Kameini in the center of the caldera - - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - Therasia, view from Nea Kameini in the center of the caldera - - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - Therasia - rhyodacites surmounting the ancient western flank of the Skaros Shield - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - Therasia - rhyodacites surmounting the ancient western flank of the Skaros Shield - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - Therasia, the lavas of the northern tip - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - Therasia, the lavas of the northern tip - photo © Bernard Duyck 09.2019

The so called Cape Riva eruption occurred 21,000 - 18,000 years ago; Its products are largely dacitic or rhyodacitic, and chemically resemble to the lavas of the Therasia dome complex.

The initial phase was Pliny, with falls and deposits of pumice preserving much of the walls of the northern caldera.

The collapse of the Plinian column occurred at the end of eruption, and produced a distinctive red-brown weld ingnimbrite. The eruption then became more violent with discharge of pyroclastic flows and unfused ignimbrite. It ended with the installation of a second welded ignimbrite on the north of Thêra.

A distal distribution of tephra on the eastern Mediterranean, towards Lesbos and the Sea of ​​Marmara, is recognized as a y-2 bed of marine ash.

Morphological evolution of Santorini between 70 and 21 ka - according to Druitt & al. 1999 / via Evi Nomikou

Morphological evolution of Santorini between 70 and 21 ka - according to Druitt & al. 1999 / via Evi Nomikou

Santorini - the walls of the caldera under Oia - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - the walls of the caldera under Oia - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - the red ignimbrites of the Cape Riva eruption - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorini - the red ignimbrites of the Cape Riva eruption - photo © Bernard Duyck 09.2019

Let's go back to Cap Tourlos, which has been inhabited since 1207, after the integration of the island into the Venetian Duchy of the Aegean Sea. The natural rock fortress was chosen as the seat of the capital, and numerous seigniorial and religious buildings were built there. In 1480, the island gave to Pizanias Domenico, son of the Duke of Crete as dowry for his marriage to Princess Fiorentza, daughter of the Duke of Naxos. One hundred years later, the Duchy of the Aegean Sea passed into the hands of the Ottoman Empire.

Thomas Hope describes the colony, in his book "Images of the 18th Century", as a fortress to defend itself from pirate raids; A continuous facade of houses with a few small openings protected the village from the only possible access to the east, and doors accessed by a movable wooden bridge, could close in the event of a hostile invasion.

An earthquake in 1650 caused terrible damage, after which the inhabitants abandoned this narrow and difficult environment for Fira. The move was not final until the last decades of the 18th century, due to the continuing pirate raids.

Santorini - Cap Tourlos - drawing from the Thomas Hope Collection (Benaki Museum) and its interpretation - the current photo of the site is located higher in the article - Doc. Santorini.net - one click to enlarge

Santorini - Cap Tourlos - drawing from the Thomas Hope Collection (Benaki Museum) and its interpretation - the current photo of the site is located higher in the article - Doc. Santorini.net - one click to enlarge

Sources:

- The morphodynamic evolution of Santorini volcanic complex - 09,2019 - Paraskevi Nomikou, Konstantinos Vouvalidis and Spyros Pavlides

- Geological Society memoir n ° 19 Santorini volcano - T.H.Druitt & al.1999

- Santorini.net - Skaros, the capital of Thêra under the Venetian occupation - by Clairy Palyvou, architect, professor emeritus of the Aristotle University of Thessaloniki

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
L'étrange relief de Dallol est coloré de teintes vives, allant du rouge foncé au jaune cru, en passant par toutes les nuances de vert, de blanc  et de noir.
Les responsables de ces couleurs irréelles sont les eaux de pluie des hauts plateaux Ethiopiens, qui se précipitent dans cette dépression, ruissellent puis s'infiltrent dans les nombreuses fractures ouvertes par les tremblements de cette zone en perpétuel réaménagement !

Palette blanc à ocre-orangé.

Au cours de leur parcours souterrain, les eaux se réchauffent au contact des roches en fusion à faible profondeur, elles se chargent des différents minéraux rencontrés puis, refoulées vers le haut par la pression et l'ébullition, rejaillissent au travers des couches de sel.


Dallol roux :

Le lac de saumure bout doucement dans sa vasque rouille; de temps en temps, un mini-geyser nous surprend.

© B.Duyck



La coloration est due aux oxydes et hydroxydes de fer rencontrés lors du cheminement souterrain ... ces fluides hydrothermaux projetés en gouttelettes, ou en petits jets sporadiques se refroidissent en retombant pour former de belles évaporites colorées et baignant dans de petits lacs salés.


   © B.Duyck


          © B.Duyck


Travertins oxydés et concrétions crachotantes baignent dans une solution acide (test de la pièce oxydée plus rapide qu'avec "cillit...")

Le lac noir :

                                                                                                                                     © B.Duyck


Un étrange lac aux eaux noires et luisantes, troublées par une myriade de petites bulles argentées, nous attire; il fait faire maints détours pour éviter les zones spongieuses et apercevoir des formes à la texture caséïneuse, colorée en orange vif, flotter à sa surface.



                                 © JM. Mestdagh


Le lac noir est environné d'une zone très claire, fortement réverbérante ... nos pas crissent sur ce sel comme sur de la neige fraîche; elle est seulement parcourue d'étranges dessins oxydés et de dépressions à l'intérieur "mouvant".

                             © JM. Mestdagh


Plus loin, des vasques emplies de saumure grasse constituent un piège pour photographes à la recherche de gros plans... leurs bords sont friables et en surplomb !

                                                                                                                            © B.Duyck


La journée se termine dans cet univers irréel, uniquement minéral : nous sommes sur "la planète Dallol" à des années lumière de toute civilisation !

                                                                                                                                       © B.Duyck


Le Dallol jaune, le Dallol vert ... ce sera pour demain.
à suivre ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le relief du Wasserkuppe révèle en coupe une couverture de basalte et tuff, surmontant des couches de sable, de calcaire coquillier et de grès coloré.

Coupe schématique du Wasserkuppe - en vert foncé : basalte et tuff  - vert clair : évent au niveau de Fliegerdenkmal - Doc. in Die Hessische Rhön / Geotope im land des offenen fermen / Hlug.de

Coupe schématique du Wasserkuppe - en vert foncé : basalte et tuff - vert clair : évent au niveau de Fliegerdenkmal - Doc. in Die Hessische Rhön / Geotope im land des offenen fermen / Hlug.de

Basaltes alcalins au sommet de Abtsrodaer Kuppe / Wasserkuppe - photo Camp-erna.de

Basaltes alcalins au sommet de Abtsrodaer Kuppe / Wasserkuppe - photo Camp-erna.de

L’évent de Fliegerdenkmal correspond à une structure de type maar.

Au lieu d’être rempli par un lac comme les maars le sont dans l’Eifel, celui-ci a été comblé par des coulées de lave, érodées en partie, de même que la structure le bordant à l’origine.

Situation géologique de Fliegerdenkmal  / Wasserkuppe - la grosse ligne noire marque le niveau actuel - Doc. in Die Hessische Rhön / Geotope im land des offenen fermen / Hlug.de

Situation géologique de Fliegerdenkmal / Wasserkuppe - la grosse ligne noire marque le niveau actuel - Doc. in Die Hessische Rhön / Geotope im land des offenen fermen / Hlug.de

Un kilomètre au sud-ouest de Wasserkuppe, le Pferdskopf ne laisse pas deviner son origine … l’analyse des dépôts révèlent un passé hautement explosif : une éruption explosive a produit un  anneau qui a été érodé. Du dôme de trachyte extrudé en fin d’éruption ne reste qu’une petite partie qui constitue le sommet actuel du Pferdskopf (875 m). Des restes d’une coulée de lave en blocs sont aussi visibles.

GPS : 50°29′29″N  / 9°55′16″E

Le massif volcanique de Rhön – 2 – Wasserkuppe.
Le Pferdskopf - photo Geocaching

Le Pferdskopf - photo Geocaching

Vue du sommet du Pferdskopf  - photo virtualtourist

Vue du sommet du Pferdskopf - photo virtualtourist

Pferdskopf - trachyte - photo Kreuzschnabel

Pferdskopf - trachyte - photo Kreuzschnabel

Sources :

- Die Hessische Rhön- Geotope im land der offenen fermen - Umwelt und Geologie - Hlug.de

- Rhön-blog von Stefan Etzel - Géologie & vulkanismus der Rhön

- Rhön tourism portal

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situation géographique :


Quarante-six kilomètres carrés de terre italienne, au nord du Golfe de Naples dans la mer Tyrrhénienne : Ischia fait partie des îles Phlégréennes.

Fortement peuplée, elle est de plus noyée sous les touristes en juillet-août; ceux-ci apprécient particulièrement ses plages, la cuisine italienne et ses stations hydro-thermo-volcaniques.

 

800px-Capri_and_Ischia_map---English.png

Appelée aussi Pithécuse, d'après son éthymmologie grecque : ce nom proviendrait du mot grec Pithekos, singe, en référence à la légende selon laquelle les Cercopes, premiers habitants de l'île, furent changés pae Zeus en singes à cause de leurs parjures (Ovide - les Métamorphoses)

Pline l'ancien attribue plutôt son nom - pythoi - aux amphores qui y étaient produites durant la colonisation grecque.

C'est sur cette île qu'Ulysse aurait rencontré Nausicaa, princesse phéacienne, qui le recueillit et le soigna après son naufrage.

 

Ischia_castello_Aragonese.JPG                     Ischia - le château Aragonnais de 1447, situé sur un dôme volcanique

                                       document wikipedia.          

 Situation géologique :

 

Plus de 40 édifices volcaniques y ont été recencés : cratères, cônes de scories, dômes et coulées. La partie centrale de l'île est constituée des "tufs verts de l'Epomeo".

Le socle sédimentaire d'âge tertiaire n'existe pas au-dessus du foyer magmatique , mais est bien présent sous celui-ci. Le toit du réservoir est en contact avec les tufs.

Ischia est un grand horst volcano-tectonique faillé sous lequel est situé un sill de magma, entre 2,5 et 4 km. de profondeur; ce foyer magmatique n'est pas complètement refroidi, comme le montrent les fréquents séismes.

Depuis le moyen-âge, Ischia s'enfonce lentement dans la mer : cet affaissement est en relation avec le refroidissement des parties supérieures du réservoir magmatique. Des grottes romaines, situées près du Monte vico, sont actuellement à 3,5 mètres sous le niveau de la mer et le ratio d'enfoncement mesuré sur la côte ouest est de 2,5 mm par an.

L'île volcanique possède de nombreuses sources chaudes, reparties en cinq zones importantes, alimentant des bains thermaux.

Les températures des eaux varient entre 20 et 120°C; ces eaux sont plus ou moins minéralisées et d'origine pluviales ou maritimes ... beaucoup de sources sont salées; les gaz sont surtout de la vapeur d'eau et de l'H2S, avec des traces d'hélium et d'argon.

Des forages géothermiques tentés furent soldés par un échec; ils n'aboutirent qu'à la création de geysers artificiels.

(Krafft & de Larouzière - volcans d'Europe et des Canaries)

 

 

Histoire éruptive :

 

Commencée au Pleistocène, l'histoire géologique de l'île d'Ischia se raconte en quatre grandes périodes:

1. Période sous-marine : des éruptions débutent au Pleistocène inférieur et accumulent, sous les eaux, pyroclastites et coulées. Le magma monte le long de failles appartenent aux systèmes tyrrhénien et apennin.

2. Emersion du complexe d'Ischia :

Des dômes et coulées se mettent en place.

Il y a 53.000 ans, une énorme éruption très explosive donne naissance au tuf vert - tufo verde . Son volume atteint 40 km³ et l'épaisseur du dépôt dépasse par endroits les 1.000 mètres. Une caldeira se forme consécutivement à la vidange du réservoir magmatique. (voir carte pour les limites de la caldeira, qui englobe toute l'île)

La couleur verte, typique d'une altération marine des produits volcaniques, suuggère que la caldeira fut submergée : le tuf vert d'Epomeo est resté sous le niveau de la mer jusqu'il y a 28.000 ans.

 

Ischia_Fungo_Lacco_Ameno.jpg"Il Fungo" - le champignon - est un bloc de tuf d'une dizaine de mètres de hauteur, errodé par la mer , et situé dans les environs de Lacco Ameno au nord d'Ischia. - doc.wiki

 

3. Le mont Epomeo : depuis 33.000 ans, suite à des mouvements verticaux, le horst du Mont Epoméo constitué de tuf vert s'élève de 780 mètres, avec un ratio moyen de 4 cm. par an. Vestiges de ce phénomène, des terrasses marines sont visibles sur les flancs de l'Epomeo, à une altitude de 470 mètres.

 

Yellowstone-0292.JPG 

              Carte volcano-tectonique d'Ischia - Volcans d'Europe, Krafft et de Larouzière.

 

 

4. Après une longue période de repos, l'activité reprend dans le sud de l'île avec la formation de dômes.

Il y a environ 10.000 ans, de nombreuses éruptions sont caractérisées par leur localisation le long du flanc est de l'Epomeo, dans l'aire appelée le graben d'Ischia, et leur alimentation fissurale. Durant cette phase, se forment le Monte Rotaro, Montagnone, Monte Moschiata, Vateliero, Molara et Cava Nocelle.

La dernière éruption, à Arso, est datée de 1302 et produit une coulée de trachyte à olivine de 2,7 km. de long en direction de la mer. (zone grisée dans la carte)

 

Si le volcan est aujourd'hui en léthargie, les tremblements de terre ébranlent régulièrement l'île et rappellent l'existence d'un réservoir magmatique sous celle-ci; en 1883, un séisme détruit une grande partie des constructions d'Ischia et tue plus de 4.000 personnes.

 

Toutes ces manifestations volcaniques nous ramènent au mythe grec de Typhée : le géant rebelle condamné par Zeus à rester sous l'île, crache des flammes et de l'eau chaude quand il est en colère et provoque des tremblements de terre quand il bouge.

Cette personnification du volcanisme a son pendant à l'Etna.

 

 

 

Sources :

- Volcanological history of Ischia island - 1995

- INGV - Osservatorio Vesuviano - L'isola d'Ischia

- Global Volcanism Program - Ischia

- Volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & F.D.de Larouzière

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 The cap of Myrdalsjökull, overriding the Katla volcano - photo Chris 73

The cap of Myrdalsjökull, overriding the Katla volcano - photo Chris 73

FutureVolc conducted late January a simulation exercise of an eruption at Katla.

Students of  Iceland University  have developed new samplers of ash; Procedures for sending supervisory teams in the field and the implementation of these new facilities have been successfully tested.

Left, the Myrdalsjökull, seen by the satellite Landsat-8 OLI - right, the location of the caldera of Katla and depressions therein are formed with dates. -  A click to enlarge.Left, the Myrdalsjökull, seen by the satellite Landsat-8 OLI - right, the location of the caldera of Katla and depressions therein are formed with dates. -  A click to enlarge.

Left, the Myrdalsjökull, seen by the satellite Landsat-8 OLI - right, the location of the caldera of Katla and depressions therein are formed with dates. - A click to enlarge.

FuturVolc partners have been able to evaluate in real-time the monitoring data of seismometers, GPS and radar stations, the acquisition of satellite data and execution models to determine various information in a clear framework and under control of a scientific council.
The preset scenario was a small glacial flood and steam explosion on Day 1, with an increase of seismicity in the afternoon. The 2nd day, the activity was supposed to culminate in an explosive eruption of VEI 4, generating a plume amount to 10,000 meters, away towards the NE downwind. The 3rd day, the intensity was decreasing in the morning.

Maps of tephra deposits on the floor through the use of the VOL-CALPUFF code and ECMWF weather data. The results show a ground load in kg / m² after two days of simulation - Doc. FuturVolc

Maps of tephra deposits on the floor through the use of the VOL-CALPUFF code and ECMWF weather data. The results show a ground load in kg / m² after two days of simulation - Doc. FuturVolc

Katla lies under the ice cap of Myrdalsjökull, in places under 700 meters of ice. It last eruption date from 1918, and was accompanied by huge glacial lake outburst (jökulhlaup)... and its activity is a multifactorial threat to the population, local and visitors increasing.

 

Sources :

- FUTUREVOLC conducts exercise for an eruption of Katla volcano - link

- Global Volcanism Program - Katla

 

Fumaroles in geothermal field Reykjanes-Grindavik  - photo Bernard Duyck 2015

Fumaroles in geothermal field Reykjanes-Grindavik - photo Bernard Duyck 2015

Importance of diffuse emissions of geothermal gases:


A scientific study, conducted in collaboration between ISOR / Iceland Geosurvey, INVOLCAN / Volcanological Institute of the Canaries and the ITER / Instituto Tecnológico y de Energías Renovables, on the Reykjanes geothermal field in Iceland has been published in the journal Renewable Energy.
One of the conclusions of this study shows that the analysis and evaluation of the spatial distribution of gas concentrations in the atmosphere of the earth as helium (He) and carbon dioxide (CO2), the carbon dioxide diffusion flux and soil temperatures recorded in the surficial environment of geothermal systems can provide very important information for project developers for the development of geothermal energy in the definition of the most boring places appropriate for the operation.

Reykjanes geothermal power plant - photo Bernard Duyck 2015

Reykjanes geothermal power plant - photo Bernard Duyck 2015

Another aspect of this research may be useful for monitoring of geothermal systems, by providing a quantitative assessment of the extent of the changes of the degassing process of volcano-geothermal systems in surface environment, as a consequence of variations in the production of this geothermal field or a natural activity related to volcanic activity.


It was found that the surface activity of the geothermal field of Rekjanes has increased significantly since the commissioning of the 100 MWe geothermal power plant in 2006 ... in total, the increase in surface activity between 2004 and 2007 is of the order of 50%.


The study also investigate the potential use of CO2 / He ratio in soil gas for sequestration of CO2 in the calcite of the bedrock.

 

Sources :

- ITER – Cientificos del ITER, INVOLCAN e ISOR revelan la importancia de las emanaciones difusas de gases para la geotermia - link

- Science Direct - Application of diffuse gas flux measurements and soil gas analysis to geothermal exploration and environmental monitoring : example from the Reykjanes geothermal field - T.Fridriksson & al.2016 / in Renewable Energy - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

The JMA / Japan Meteorological Agency reported that a small explosive activity marked the Sakurajima around 3am on August 19, accompanied by a plume that rose to 500 meters above the Showa crater. This is the first eruption after the raising of alert to level 4.

Tremor and nocturnal glow, linked to the high-temperature of the volcanic gas, were collected one hour before the eruption.

Sakurajima - degassing on 08/19/2015 - photo NHK

Sakurajima - degassing on 08/19/2015 - photo NHK

Sakurajima - left, the dome in "pancake" shape -  right, the offshore gas bubbles - click to enlarge - photo New plus18.08.2015Sakurajima - left, the dome in "pancake" shape -  right, the offshore gas bubbles - click to enlarge - photo New plus18.08.2015

Sakurajima - left, the dome in "pancake" shape - right, the offshore gas bubbles - click to enlarge - photo New plus18.08.2015

This type of small eruption is not common for Sakurajima, whose crater is closed by a lava dome in "pancake". This cap might make a future more brutal and explosive eruption.

Volcanic gases begin to emerge from the seabed ... gas bubbles are observed in the port of Futatsumata, 5 km distant from the crater and located north of the isthmus linking the volcano in Kagoshima Bay.

Inflation, that marks the area of crater Minadake (southeast side of Sakurajima), has been detected by InSAR interferometry, and the crust displacement measured at a max. 16 cm. between January 4 and 16 August (32 weeks) and 6 cm maximum between 6 July and 17 August (6 weeks) (Alos-2 satellite data by Jaxa / Japanese Aerospace Exploration Agency)

Sources:
This type of small eruption is not common for Sakurajima, whose crater is closed by a lava dome "pancake". This cap might make a future more brutal and explosive eruption.

Volcanic gases begin to emerge from the seabed ... gas bubbles are observed in the port of Futatsumata, 5 km distant from the crater and located north of the isthmus linking the volcano in Kagoshima Bay.

Inflation marks around the crater of Sakurajima Minadake (southeast side) has been detected by InSAR interferometry, and beyond crust displacement measured at a max. 16 cm. between January 4 and 16 August (32 weeks) and 6 cm maximum between 6 July and 17 August (6 weeks) (Alos satellite data Jaxa-2 / Japanese Aerospace Exploration Agency)

 
Sources:
- NHK -
link
- GSI - link
- Jaxa Press - SAR interferometry analysis of Sakurajima by "ALOS-2" - link

Sakurajima - Deformations measured between 4 January and 17 August Alos satellite Jaxa-2 / GSI
Sakurajima - Deformations measured between 4 January and 17 August Alos satellite Jaxa-2 / GSI

Sakurajima - Deformations measured between 4 January and 17 August Alos satellite Jaxa-2 / GSI

Spectacular explosion yesterday in the early evening in Colima / Mexico ... well watch the very beginning of the video!
 

Barren Island / Andaman Islands - India:

An estimated plume 1,500 meters height, drifting 50 km to the east, is reported on 19.08 to this island-volcano, located away from the Andaman archipelago. This new phase of activity corresponds to a moderate hotspot viewed from mid-August by satellites.

 

Location Barren island (underlined in red) - Simplified Geomorphology of Barren island - doc.GSI - one click to enlargeLocation Barren island (underlined in red) - Simplified Geomorphology of Barren island - doc.GSI - one click to enlarge

Location Barren island (underlined in red) - Simplified Geomorphology of Barren island - doc.GSI - one click to enlarge

In Sinabung / Sumatra, three explosions generated small plumes this August 19. The Southeast dome remains threatening.

 Sinabung - explosion and plume 05.19.2015 / 9:41 loc.- Photo endrolew @

Sinabung - explosion and plume 05.19.2015 / 9:41 loc.- Photo endrolew @

Sinabung - explosion and plume 05.19.2015 / 12:25 loc.- Photo endrolew@

Sinabung - explosion and plume 05.19.2015 / 12:25 loc.- Photo endrolew@

Sinabung - the dome southeast around 9:15 this 05.19.2015 - photo endrolew@

Sinabung - the dome southeast around 9:15 this 05.19.2015 - photo endrolew@

The SERNAGEOMIN / OVDAS points 37 volcano tectonic earthquakes, associated with the fracturing of rock, at 4,410 meters beneath the volcano Copahue / Chile and about 12 km NNE of the main crater ; the strongest earthquake, product at 3:11 local, is of magnitude 2.0. There is no noticeable changes in the surface activity, and the alert is maintained in Amarillo.

Its last eruption dates from the second half of 2014. (GVP)

 

Copahue on 10/14/2014 - Doc. LESVA - Laboratorio de Estudio de Volcanes Activos y Seguimiento

Copahue on 10/14/2014 - Doc. LESVA - Laboratorio de Estudio de Volcanes Activos y Seguimiento

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L'archipel de Tristan da Cunha se compose encore d'autres îles et îlots : Nigthtingale Island, Inaccessible Island, Middle Island,  Stoltenhoff Island, et complètement isolée, Gough Island.

 

Nightingale island est située à 34 km au S-SO. de Tristan da Cunha.

Nightingale-island---ph.-J.Brock-Sartma.jpgCette île fortement érodée est principalement constituée de coulées et d’intrusions massives de trachyte, ainsi que de dépôts pyroclastiques.

Ses roches ont été datées selon la méthode K-Ar entre 400.000 et 150.000 ans ; une datation au radiocarbone d’une couche de cendres est datée de 39.000 ans avant JC.

photo J.Brock / Sartma.


En 2004, de gros blocs de ponces furent retrouvés sur Tristan ; ils sont considérés comme provenant d’une éruption , associée à un essaim de séismes, marquant le flanc sud-est de Nightingale island (épicentre à 37-53 km. SSE de Tristan)

 

Ponces-de-Nightingale-erup.2004.jpg         Ponces de l'éruption sous-marine de 2004 - photos Courtesy of James Glass, Tristan Times.


Un évènement, passé pour la plupart inaperçu, a eu lieu le 16 mars 2011 : le navire M.V. Olivia, transitant du Brésil vers Singapour, a fait naufrage sur les rochers entourant l’île Nightingale ; 800 tonnes de fuel ont pollué ses côtes et mis en danger sa population de gorfous sauteurs et sa faune marine.

 

Naufrage-du-M.S.Olivia--Trevor-Glass-AP.jpg          Le naufrage de l'Olivia en mars 2011 - photo AP / Trévor Glass

 

 

 

Middle island est entièrement compose de dépôts pyroclastiques, avec des intrusion de dykes, tandis que Stoltenhoff island  est de nature trachytique.

 

Inaccessile island, située à 35 km. au SO. De Tristan, est en réalité un ancient cône volcanique, composé de coulées basaltiques, et dans sa partie sud-ouest , de dômes et coulées de trachyte. Ce volcan fut actif il y a 6 Ma.

Sa partie centrale forme un plateau, culminant au pic Cairn, à 449 mètres d’altitude. L’île est bordée de falaises abruptes et de quelques plages encombrées de gros rochers, ce qui lui a valu son qualificatif d’inaccessible.


Gough island est située dans les "quarantièmes rugissants", à 350 km au 800px-Gough_Island_Landsat-NASA-USGS.jpgsud-est de Tristan da Cunha et est l'île la plus éloignée de l'archipel.

Elle se situe à environ 2.000 km au sud-ouest de Sainte-Hélène, à 2.700 km du Cap (Afrique du Sud) et à plus de 3.200 km du point le plus proche d'Amérique du Sud, à mi-distance entre Le Cap et la Terre de Feu. Image Landsat / Nasa en fausses couleurs.

Elle fut connue sous le nom de Diego Alvarez, un navigateur Portuguais qui l’a découverte au début du 16° siècle, avant de porter celui de Gough en 1731, plus apprécié des navigateurs et baleiniers Britanniques et américains.


gough-island---Panoramio-P.Balwin.jpg            Gough island, aux falaises inabordables  - Photo P.Balwin / Panoramio


Cette île d'origine volcanique, inhabitée, émerge à plus de 900 mètres au-dessus du niveau de la mer, bordée de falaises qui la rendent difficilement abordable, et a une superficie d'environ 65 km². Elle fait 13 km de long sur 7 km de large. De par sa position, elle reçoit plus 2.540 mm de précipitations par an. La dernière activité volcanique y est datée de 2.300 ans.

L'île est entourée de petites îles et rochers comme Southwest Island, Saddle Island (au sud), Tristiana Rock, Isolda Rock (à l'ouest), Round Island, Cone Island, Lot's Wife, Church Rock (au nord), Penguin Island (au nord-est) et The Admirals (à l'est).

L'arête sommitale, le Mt. Rowett expose un plateau de basalte alcalin (ankaramite), transpercé par un bouchon de trachyte peralcalin, "Hag’s tooth".


Gough_island_top_view---Steven-Chown.png               La partie sommitale de Gough Island - photo Steven Chown


Les Îles Gough et Inacessible représentent dans l’Atlantique sud un des écosystèmes insulaires tempérés froids les moins perturbés. Les deux îles, avec leurs falaises spectaculaires surplombant l’océan, ne comptent pas de mammifères introduits et abritent l’une des plus importantes colonies d’oiseaux marins au monde.


GoughIsland.jpg

Un livre consacré à la nature exceptionnelle de Gough Island - par C. Hanel, St. Chown et K. Gaston.

 

L’île de Gough abrite deux espèces endémiques d’oiseaux terrestres, la gallinule de Gough – Gallinula comeri - et le Rowettie de Gough,le pinson de Gough, ainsi que 12 espèces de plantes endémiques. Vingt espèces d’oiseaux marins y nichent, dont la moitié de la population mondiale de gorfous sauteurs – Eudyptes Chrysocome moseleyi - , et la totalité de la population mondiale d’albatros de Tristan – Diomedea dabbenena - , ainsi que des pétrels et autres puffins.

Pour sa part, l’île Inaccessible abrite 2 espèces d’oiseaux, 8 plantes et au moins 10 invertébrés endémiques.

Les eaux environnates abritent le Jasus tristani, le homard de Tristan, qui constitue avec les écrevisses, la principale source de revenus de l’archipel.

 

inaccessible-island-rail.jpg                      Timbre célébrant le râle aptère d'Inaccessible Island - doc. Geostamps

 

Pour les volcano-timbrés, à suivre : une collection de timbres de l'archipel Tristan da Cunha.

 

Sources :

- Global volcanism Program - Nightingale Island

- BirdLife - Gough Island datazone - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Justification for the construction of the Nouvelle Route du Littoral, the sometimes deadly landslides of the planéze in the north of the island - a click to enlarge - doc. Reunion Region

Justification for the construction of the Nouvelle Route du Littoral, the sometimes deadly landslides of the planéze in the north of the island - a click to enlarge - doc. Reunion Region

Particularly visible and accessible along the western coast, caused by torrential erosion, the planèzes are basaltic plateaux with little inclination and vaguely triangular shape, limited by valleys converging towards the upstream.
The most imposing along the coastal road between St Denis and Possession, where in some places they exceed 200 meters of elevation.
The Planèze du Grand Bénare, near the St Paul Marine Cemetery, shelters at the base of the almost vertical escarpment a grotto called "Cave of the First French", first residence of the migrants of 1663 ... no historical document nor archaeological discovery Does not, however, give credence to this hypothesis.

Planèze du Grand Bénare - the "Cave of the First French" - photo © Bernard Duyck / june 2017

Planèze du Grand Bénare - the "Cave of the First French" - photo © Bernard Duyck / june 2017

Lower cliffs, intersecting the terminations of the Piton des Neiges flows along the coastline, follow the coast to the south and St Louis: to Cap La Houssaye, to the Pointe des trois bassins, to La Pointe au sel.

Prismatic formations and cliff of Cap La Houssaye - photo © Bernard Duyck / June 2017
Prismatic formations and cliff of Cap La Houssaye - photo © Bernard Duyck / June 2017

Prismatic formations and cliff of Cap La Houssaye - photo © Bernard Duyck / June 2017

Pointe au sel - lava flow of the Piton des Neiges eroded by the ocean - photo © Bernard Duyck / june 2017

Pointe au sel - lava flow of the Piton des Neiges eroded by the ocean - photo © Bernard Duyck / june 2017

Pointe au sel - a succession of twenty-three stepped basins, of basalt stone, covered in clay, almost all empty, covering an area of ​​two hectares; Production stopped after the war - photo © Bernard Duyck / june 2017

Pointe au sel - a succession of twenty-three stepped basins, of basalt stone, covered in clay, almost all empty, covering an area of ​​two hectares; Production stopped after the war - photo © Bernard Duyck / june 2017

A particular formation, the Souffleur , a blowhole : the sea is engulfed in a submarine cave, formed in a lava flow, and terminated by a small opening upwards ... the air present in this cave is put under pressure and escapes through the opening carrying a multitude of drops of water.

Blowhole near Pointe au sel / St Leu - photo © Bernard Duyck / June 2017

Blowhole near Pointe au sel / St Leu - photo © Bernard Duyck / June 2017

Blowhole near Pointe au sel / St Leu, a day of heavy swell - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Blowhole near Pointe au sel / St Leu, a day of heavy swell - photo © Bernard Duyck / juin 2017

The Swallow hole of the Etang-Salé: This lava promontory is intersected by a long natural corridor in which the waters of the Indian Ocean are engulfed up and then smash against the basalt wall.
This accident maker site is protected by a wooden barrier newly installed in 2016 ... which does not dissuade suicidal.
A beach of black sand to olivine, length of 1.5 km, completes the decidedly volcanic decoration.

 

The  Swallow hole of the Etang-Salé: the battle of the water and the lava - photo © Bernard Duyck / June 2017

The  Swallow hole of the Etang-Salé: the battle of the water and the lava - photo © Bernard Duyck / June 2017

Black sand beach of Etang-Salé

Black sand beach of Etang-Salé

Sources:
- A selection of geomorphosites in the island of La Réunion according to morphodynamic criteria - by Dominique Seller
- BRGM: Geological knowledge of Reunion Island - the genesis of landscapes, the result of a long geological history
- BRGM: Geological knowledge of Reunion Island - rocks

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