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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Ebeko - une explosion le 06.02.2018 s'est accompagnée d'u panache à plus de 1.500 m.- photo T Kotenko / IVS FEB RAS

Ebeko - une explosion le 06.02.2018 s'est accompagnée d'u panache à plus de 1.500 m.- photo T Kotenko / IVS FEB RAS

Le KVERT signale des explosions à l'Ebeko, accompagnées d'un panache de cendres montant à 2.000 mètres asl., puis dérivant sur 5 km vers le NNE., ce 27 mars à 21h43 Z. Cette activité a été suivie d'émission de gaz et vapeur modérée

Le code aviation est orange.

Source : KVERT

Sabancaya - 26.03.2018 - photo Percy Montoya / Facebook

Sabancaya - 26.03.2018 - photo Percy Montoya / Facebook

Au Pérou, le Sabancaya a été le siège d'une explosion ce 27 mars à 8h53, accompagnée d'un panache de cendres atteignent 3.500 mètres au dessus du cratère. Les cendres se sont dispersées vers le nord-ouest sur une distance de 30 km et ont affecté Huambo, Cabanaconde, Pinchollo, Maca et Tapay.

Source : OVI Ingemmet & Andina

Shinmoedake - images 1 & 2 : situation observée lors du survol du 26.03.2018 - images 3 & 4 : situation au 10 et 11.03.2018 - Doc. JMA

Shinmoedake - images 1 & 2 : situation observée lors du survol du 26.03.2018 - images 3 & 4 : situation au 10 et 11.03.2018 - Doc. JMA

Le JMA a réalisé un survol d'observation du Shinmoedake, en coopération avec la préfecture de Miyazaki le 26 mars:

Un nouvel évent a été observé à l'ouest du cratère, siège vraisemblable de l'éruption du 25 mars ( ligne verte) ; les traces de coulées pyroclastiques (ligne jaune) et du débordement de la galette de lave sur 200 mètres de large côté nord-ouest de la bouche ont été cartographiés.

Source : Japan Meteorological Agency – link / via Shérine France

 

Coulée de lave sur le plancher du Pu'u O'o - 26.03.2018 / 13h18 loc.- Webcam therm. HVO

Coulée de lave sur le plancher du Pu'u O'o - 26.03.2018 / 13h18 loc.- Webcam therm. HVO

Au Pu'u O'o', une inflation notable est enregistré par les tiltmètres depuis le 12 mars, et le réseau de GPS enregistre une extension au travers du cône.

Le 25 mars, entre 22h06 et 22h08, une petite coulée de lave a commencé à se répandre sur le plancher du cratère, au départ d'une des sources d'incandescence observées depuis un certain temps. Le 26 mars, il apparaît sur les images de la caméra thermique que la coulée est alimentée par un des petit spatter conesau sud du cratère.

Les émissions de dioxyde de soufre des évents de la Rift zone Est restent à un niveau bas.

L'activité de la coulée 61 g a diminué sur les plaines costales et près de la base du pali, avec peu d'activité en surface. Elle se poursuit par contre sur la portion supérieure du champ de lave.

urce : HVO

Kilauea - Pu'u O'o - Coulée 61 g - étét au 14.03.2018 - carte HVO

Kilauea - Pu'u O'o - Coulée 61 g - étét au 14.03.2018 - carte HVO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Licancabur_volcano_summit_chile_ii_region---G.Prins.jpg

               Le sommet du Licancabur - photo Gérard Prins 09.2009

 

Le cône symétrique du stratovolcan Licancabur est situé à cheval sur la frontière entre la Bolivie et le Chili; le volcan s'est construit durant l'holocène et possède un cratère sommital de 400 m. de large abritant un lac, considéré comme le plus haut du monde (mensurations : 90 sur 70 m.).

Ce lac est couvert de glace presque toute l'année, et abrite une faune planctonique, malgré la température qui peut chuter à moins 30°C., la faible teneur en oxygène et un rayonnement UV fort, à cette altitude.

Le lac a été analysé en 2003 par la Nasa en raison de similitude avec d'anciens lacs martiens.

 

Licancabur-summit-lake---Nasa.jpg  Le lac de cratère du Licancabur - Photos prises par Andrew N. Hock et le Dr Greg Kovacs / Nasa 2003


Son activité la plus récente a produit des coulées de lave andésitiques qui s'étendent sur ses flancs sur 6 km. Des coulées plus anciennes se sont déplacées sur 15 km. , ainsi que des coulées pyroclastiques sur au moins 12 km.

Des ruines Inca sont situées près du sommet, preuves de sa fréquentation pré-Colombienne et de l'absence d'éruptions majeures au cours des derniers 500-1.000 ans.

Son nom signifie "montagne du peuple" , dans le langage Atacameno (lican = peuple - cabur = montagne).

 

Licancabur-0ave-2.JPG          Le gigantesque pierrier du Licancabur, vu du 4x4 - Antony Van Eeten 2010

 

L'ascension ne peut se faire que par le côté bolivien ... le versant chilien étant miné, reliquat de la guerre qui a opposé la Bolivie et le Chili entre 1879 et 1884, à la suite de laquelle la Bolivie perdit son accès à la mer (avec la province d'Atacama) et une partie de ses mines de nitrates.

 

Près du sommet, de nombreux cairns ont été dressés par les natifs, reminiscence d'une légende ancienne : pour calmer le courroux des dieux, les anciens portèrent de nombreuses pierres et cadeaux au sommet, à près de 6.000 mètres; là, ils édifièrent des cairns et y firent des prières ... ils s'en retournèrent "légers" et apaisés.

 

Laguna_Verde_Bolivia---Licancabur---mapache-mau.jpg        Le versant bolivien du Licancabur et la Laguna verde  - photo mapache-mau.


Côté Bolivien, le Licancabur est magnifié par le vert-émeraude de la laguna Verde : ce lac, situé à 4.400 mètres d'altitude, doit sa couleur aux carbonates de soufre, de plomb et d'arsenic présents dans ses eaux; le vent le rend encore plus magique en le parant d'une fine écume blanche.

 

  Licancabur-et-Juriques---summitpost.JPG

 A gauche, le symétrique Licancabur et au centre, le Juriques considéré comme éteint- photo Summitpost.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Licancabur

- Licancabur expedition 2003 - exploring the highest lakes on earth

- Cimes et sommets - le Licancabur - renseignements pour l'ascension


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Pour bien débuter cette quinzaine hawaiienne, une vidéo de Carole et Frédéric Hardy dont les photos vont illustrer les articles : Du rouge, du grand bleu, un peu de vert ... des éruptions, des vagues, une nature resplendissante et des baleines en prime.

 

 

 

                  

 

Nous entrons dans le domaine de la déesse Pélé, déesse du feu, des éclairs, des volcans, de la danse et de la violence, célébrée à Hawaii par de nombreuses légendes.
L'une d'entre elles :
Elle est la fille de Haumea et Kane Milohai. Originaire de Tahiti, elle en fut chassée par sa soeur Namakaokahai, déesse de l'eau.
Elle créa d'un coup de son bâton Pa'oa un volcan, qui deviendra l'île de Kauai
Sa soeur, irritée du comportement vif et imprévisible de Pélé, se querella avec elle ... Namakoakahai quitta Kauai en la laissant pour morte; mais Pélé survécut et créa ensuite Oahu. Les querelles reprirent et Namakaokahai prit de nouveau le dessus.
Pélé ne se laissa pas abattre et créa Maui, avant de s'installer sur la grande île, au coeur du Kilauea. Les soeurs conclurent un pacte : Pélé gardait la grande île pour demeure, tandis que sa soeur s'occuperait de réparer les dommages causés sur les autres îles ... Cette légende permet d'expliquer l'apparition successive des îles volcaniques, et l'état croissant de colonisation végétale du sud-est au nord-ouest de l'archipel hawaïen.

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                               Allégorie de la déesse Pélé - © Carole et Frédéric Hardy

 

Un poème pour s'attirer les bonnes grâces de la déesse :

( par Karina McAbee - Traduit par Freya Kà )

 


Je suis Pele Honua Mea
Je viens du coeur enflammé de la Terre

J'ai jailli de l'océan il a de ça plusieurs années
En extase, j'ai fait couler ma lave dans la mer
En des nuages rouges et noirs.

Doucement, j'ai bâti la plus haute des montages du monde,
Les îles que vous nommez Hawaii.

Je vous offre la beauté de mes terres
Honorez-moi et Kilauea, mes montagnes sacrées.
Ne prenez aucune des petites pierres de mon corps!
Ne me violentez pas! Ou alors vous ressentirez ma colère!

Vous me décrivez comme capricieuse, violente.
Mes feux sont les feux de la Création!
Ils forgent de nouvelles îles, de nouvelles terres
Au fond des mers, mes éruptions
Réveillent les grandes eaux, réveillent l'air

Moi, Pele Honua Mea réveille le chaudron de la vie!
J'émerge du noyau de la Terre,
la destruction est aussi la création

Vous possédez aussi le feu, la passion et la vision
Émergeant du noyau de votre être

Utilisez maintenant votre colère, votre frustration,
Faites disparaître vos anciennes habitudes, vos peurs,
Et les barrières qui vous empêchent de vous exprimer vraiment
Recommencez sur une terre nouvelle et fertile!

Enflammez-vous! Transformez-vous
En ce moment de grands changements!
Émergez et dansez avec moi!

 

 

En route pour l'archipel Hawaïen !

 

196659_196159187091149_100000912069394_520492_7353573_n----.jpg                          © Carole et Frédéric Hardy

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Le Quilotoa est un volcan étrange et photogénique : ce cône fortement tronqué abrite une caldeira de 3 km. de large et un lac, de 2 km² situé 3 à 400 m. plus bas.

Plus d'une demi-douzaine de dômes de lave dacitique ornent les parois de ce géant de 10 km. sur 7.

 

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                                                                                                © Antony Van Eeten

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                                                   Laguna Quilotoa - Géo.fr

 

La caldeira s'est formé suite à l'éruption de 1.280, de VEI 6, accompagnée de coulées pyroclastiques et de lahars, qui ont atteint la côte Pacifique; l'éruption a produit 21.000 Mm³ de tephra qui ont recouvert le nord des Andes.

 

LAguna quilotoa JLEN                La Laguna Quilotoa  dans la brume -  © José Luis Espinosa Naranjo

Les différentes photos, prises sous un soleil voilé ou dans la brume, révèlent des ambiances changeantes pouvant devenir mystérieuses.

 

La caldeira s'est emplie d'un lac de couleur verte émeraude, déterminée par les minéraux dissous; ce lac, privé de voies naturelles d'écoulement, a son niveau dépendant du rapport entre les précipitations et l'évaporation de l'eau. Il a une profondeur de 250 mètres. Depuis les profondeurs fusent des gaz riches en anhydride carbonique, dont une partie se dégaze continuellement à la surface du lac tandis qu'une autre s'accumule dans la masse d'eau, formant des poches que l'on peut repérer grâce à des taches de couleur plus claire. Ces grosses bulles représentent un danger pour les populations des environs. Des sources chaudes sont présentes sur les flancs est du volcan.

 

Le Quilotoa est constitué essentiellement par des superposition de produits pyroclastiques, ce qui fait qu’il est sujet à une forte érosion ... le ravinement atteint par endroit 200 m.de profondeur. Ce phénomène d’érosion est accentué par la pente élevée à l’extérieur qui voisine les 30 à 35 °.

 

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                                            Quilotoa quebradas - érosion.

 

Depuis 40.000 ans ce volcan se caractérise par l'émission d'un magma de nature dacitique (avec plagioclase, hornblende et biotite) à l'origine d'éruptions explosives de nature plinienne et coulées pyroclastiques.

 

L’histoire plus récente du Quilotoa est parcellaire. Cependant, une série d’éruptions semble être associée à ce volcan. La première éruption historique s’est produite le 28 novembre 1660.  Entre 1725 et 1740, le niveau du lac du Quilotoa monta. Une autre éruption se serait produite en 1859.

 

quilotoa-dome---Ciences.jpg                                Quilotoa - dôme dacitique en bordure du lac de cratère.

 

Illiniza--American-alpine-inst.gif                Le complexe Illiniza - photo Kristen Risnes / American Alpine institute.

 

Les pics jumeaux couverts de glacier de l'Illiniza , à dominance andéstique à dacitique, sont largement datés du Pléistocène.

L'Illiniza nord constitue le reste de l'édifice volcanique principal; son homologue sud est un stratovolcan entouré de dépôts pyroclastiques et haut de 5.248 mètres. Une éruption explosive y a formé une petite caldeira, partiellement remplie par un dôme de lave qui forme le sommet.

 

Illiniza-sud---sacred-mountain-expe.-.jpg                                    L'Illiniza sud - photo Sacred Mountain.


Deux dômes de lave sont situés sur les flancs sud et nord-est du complexe volcanique. Le dôme Rasuyacu, sur le flanc sud, a été actif durant l'holocène.

 

Iliniza---2--J.L.Espinisa-Naranjo.jpg   Une vision artistique des pics jumeaux de l'Illiniza par   © José Luis Espinoza Naranjo 

 

 

 

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Quilotoa

- L.A.V.E. fiche Quilotoa


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le massif volcanique d’Auca Mahuida, situé en Patagonie au sud-est du volcan Tromen, a été généré par des coulées de basalte successives, émanant de nombreux centres effusifs au cours du Plio-Pléistocène. De nombreux cônes basaltiques en témoignent aujourd’hui, dont le volcan Auca Mahuida, point le plus haut du massif avec 2.258 mètres asl. , couronné par un cratère de 1.600 mètres de diamètre.

Les basaltes d’Auca Mahuida correspondent à des basaltes alcalins d’arrière-arc, jeunes de 3 Ma environ, résultant de la fusion par décompression produite par la plongée de la plaque en subduction.

Le massif volcanique Auca Mahuida - le volcan Auca Mahuida est au centre gauche-  photo Atlas Neuquen

Le massif volcanique Auca Mahuida - le volcan Auca Mahuida est au centre gauche- photo Atlas Neuquen

Paysage d'Auca Mahuida - photo Cono ciento la argentina desde la geologia.

Paysage d'Auca Mahuida - photo Cono ciento la argentina desde la geologia.

A gauche, carte de la Réserve naturelle d'Auca Mahuida et la localisation des principaux sites volcaniques - à droite, la localisation du complexe Auca Mahuida - doc.ScieloA gauche, carte de la Réserve naturelle d'Auca Mahuida et la localisation des principaux sites volcaniques - à droite, la localisation du complexe Auca Mahuida - doc.Scielo

A gauche, carte de la Réserve naturelle d'Auca Mahuida et la localisation des principaux sites volcaniques - à droite, la localisation du complexe Auca Mahuida - doc.Scielo

Le relief entre son sommet et la cote 2.000 mètres voit se succéder des cerros (collines) érodés et séparés par de profonds ravins. Entre 2.000 et 1.750 mètres, le relief est celui d’un plateau basaltique, entrecoupé de canyons. Au sud d’Auca Mahuida, l’altiplano se termine brutalement sur d’impressionnantes falaises au fond de vallées appelées localement " rincones " (des coins).

Le réseau de drainage des eaux de l’altiplano est radial et divergent par rapport au volcan Auca Mahuida ; les eaux forment par place des petites lagunes. Les cours d’eau, majoritairement temporaires, y laissent des points d’eau permanents importants pour la population et la faune locales.

Le nom Auca Mahuida dérive de deux appellations autochtones de différentes origines : Auca vient du quechua, signifiant une élévation rebelle, Mahuida, de l’araucanien, est synonyme de cerro/ colline.

La réserve naturelle Auca Mahuida  - paysage de steppe à jarilla.

La réserve naturelle Auca Mahuida - paysage de steppe à jarilla.

La faible pluviométrie y détermine une végétation arbustive de steppe, où domine la jarilla. La dominante jaune se change au fur et à mesure de l’altitude, passe au vert avant que la couverture végétale ne disparaisse. De nombreuses endémiques sont répertoriées, présentant des adaptations spécifiques au milieu.

 Condalia megacarpa, une endémique (Astragalus sp.) - doc. Maipué

Condalia megacarpa, une endémique (Astragalus sp.) - doc. Maipué

Dans les collines de Auca Mahuida ont été découverts des oeufs de dinosaures aux caractéristiques tellement singulières qu’ils constituent un phénomène unique au monde. La principale trouvaille, découverte en 1993 est constituée des restes de Giganotosaurus carolinii, ce qui signifie "lézard géant du sud”, considéré jusqu’ici
comme le plus grand dinosaure carnivore de tous les temps, supérieur au
Tyrannosaurus rex.

Les dinosaures retrouvés en Patagonie, dont le Giganotosaurus dans la province de Neuquen - doc. Axandes.voila.net

Les dinosaures retrouvés en Patagonie, dont le Giganotosaurus dans la province de Neuquen - doc. Axandes.voila.net

Squelette de Giganotosaurus - doc. musée Bachmann de Villa El ChoconSquelette de Giganotosaurus - doc. musée Bachmann de Villa El Chocon

Squelette de Giganotosaurus - doc. musée Bachmann de Villa El Chocon

Sources:

- Neuquen - link

- Atlas Neuquen - link

- IDEAN - Instituto de estudios Andinos Don Pablo Groeber - Los basaltos de la Patagonia revisitados: las rocas del volcan Auca Mahuida, clave para entender los procesos involucrados - link

- Maipué - Reserva Natural Auca Mahuida - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

D’après le JMA – Japan Meteorological Agency, le Kusatsu- Shirane San, situé sur l’île de Honshu à proximité du volcan Asama, présente depuis le mois de mars une élévation de température et de la déformation, localisées au nord du cratère Mizugama. Cette activité se maintient toujours fin juin (confirmée par le GVP). Le niveau d’alerte reste au 2, sur une échelle de 5. Une éventuelle éruption devrait être de petite ampleur.

Kusatsu-Shiranesan - photo 2008 - Courtesy of Flickr user rangaku1976.

Kusatsu-Shiranesan - photo 2008 - Courtesy of Flickr user rangaku1976.

Le  Kusatsu- Shirane San est un volcan andésitique à dacitique qui s’est édifié en trois périodes éruptives commençant au début, voire la mi-Pléistocène. Une coulée pyroclastique, nommée Ochi, datant du Pléistocène est responsable des ignimbrites qui couvrent les flancs est, sud et soud-ouest. La dernière période éruptive a débuté voici 14.000 ans.

Le sommet de ce volcan consiste en une série de cônes pyroclastiques qui se recouvrent, et trois lacs occupant les cratères Karagama, Yugama, Mizugama. 

Le Yugama , signifiant "marmite en ébullition", est un lac de cratère central, de 300 mètres de diamètre et 30 m de profondeur,  aux eaux extrêmement acides (pH autour de 1) d’un vert émeraude. Ses eaux ne gèlent jamais, malgré l’altitude, en raison de la présence de sources chaudes sulfureuses.

De fumeroles et sources chaudes ponctuent les flancs du volcan, et sont responsables de l’acidification de rivières en drainant les eaux. Le soufre y fut exploité durant les 19° et 20° siècles.

Kusatsu-Shiranesan - le lac acide Yugama - photo 663 Highland

Kusatsu-Shiranesan - le lac acide Yugama - photo 663 Highland

A gauche, localisation du Kusatsu-Shiransan, à 150 km de Tokyo - carte JMA - à droite, Carte du sommet du Kusatsu-Shiranesan . Ses trois lacs decratères – les cercles indiquent les zones de fumeroles – les croix positionnent les évents actifs depuis l’éruption de 1982. - doc. JMA / in GVP A gauche, localisation du Kusatsu-Shiransan, à 150 km de Tokyo - carte JMA - à droite, Carte du sommet du Kusatsu-Shiranesan . Ses trois lacs decratères – les cercles indiquent les zones de fumeroles – les croix positionnent les évents actifs depuis l’éruption de 1982. - doc. JMA / in GVP

A gauche, localisation du Kusatsu-Shiransan, à 150 km de Tokyo - carte JMA - à droite, Carte du sommet du Kusatsu-Shiranesan . Ses trois lacs decratères – les cercles indiquent les zones de fumeroles – les croix positionnent les évents actifs depuis l’éruption de 1982. - doc. JMA / in GVP

Toutes les éruptions historiques relevées sont des explosions phréatiques ayant leur siège dans les lacs acides ou sur leurs bords.

Cinq éruptions phréatiques marquent la période 1982-83 ; après la première d’entre elles, le 26.10.1982, la température du lac Yugama a atteint 55,5°C.

Une petite éruption s’y est produite le 6 janvier 1989.

En février 1996, une décoloration des eaux marque la partie NO du lac, en liaison avec une soudaine décharge de fluides, ou une explosion hydrothermale mineure.

Le Kusatsu-Shiranesan - photo 663 Highland

Le Kusatsu-Shiranesan - photo 663 Highland

Kusatsu - Côté sud du Yubatake - Dispositifs en bois de l'étang supérieur permettant de refroidir les sources d'eau chaude et de recueillir la poudre de soufre. - photo Muikabochi

Kusatsu - Côté sud du Yubatake - Dispositifs en bois de l'étang supérieur permettant de refroidir les sources d'eau chaude et de recueillir la poudre de soufre. - photo Muikabochi

La ville de Kusatsu, au pied sud-est du Kusatsu-Shirane-san, abrite 18 Onsen / bains publics, chacun connu pour un effet différent et alimentés par des sources propres. Les plus célèbres sont le Yubatake  et le Netsu-no-yu.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Weekly report

- Global Volcanism Program - Kusatsu-Shiranesan

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L’activité sismique se poursuit au Bárðarbunga, avec d’une part la majorité de l’essaim positionné au nord-est de la caldeira, et d’autre part des séismes de magnitude plus forte au niveau de la caldeira : un séisme de M4,7 dans la nuit de jeudi-vendredi, et un autre de M3,5 ce vendredi matin vers 11h.

Ces derniers sont vraisemblablement à mettre en relation avec une subsidence de la caldeira, comme l’indique B. Guðmundsson, un sismologue du IMO., qui se base sur la profondeur similaire des séismes.

Séismes dans la région du Vatnajökull, le 22.08.2014 à 14h10 - les étoiles vertes signalent des séismes de magnitude > 3 - doc. IMO
Séismes dans la région du Vatnajökull, le 22.08.2014 à 14h10 - les étoiles vertes signalent des séismes de magnitude > 3 - doc. IMO

Séismes dans la région du Vatnajökull, le 22.08.2014 à 14h10 - les étoiles vertes signalent des séismes de magnitude > 3 - doc. IMO

L’intrusion magmatique a formé un dyke, estimé de proportions importantes selon l’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande : long de 20-25 km, et haut de 2,1 km pour une ouverture de 1,6 mètres, ce dyke présente un volume estimé de 80 à 90 millions de mètres-cubes, situé à une profondeur de 5 à 10 km.  

Bárðarbunga - New map with GPS and seismic data 20.08.2014 - doc. University of Iceland / Institute of Earth Sciences. - The map shows locations of earthquakes detected by the SIL network of the Icelandic Meteorological Office.  Movements on continuous GPS stations are shown as blue arrows, the continuous stations are run in cooperation between the Institute of Earth Sciences at the University of Iceland and by the Icelandic Meteorological Office.  Fractures and eruptive fissures in the area are denoted by yellow and red lines respectively.   The orange arrows show a model on how the GPS stations could be moving if a dike was propagating (see thick red line on map), and magma was draining away from the Bárðarbunga magma chamber („Mogi center“).  It has to be mentioned, however, that this model is only one of several models that can explain the movements seen on the GPS stations.

Bárðarbunga - New map with GPS and seismic data 20.08.2014 - doc. University of Iceland / Institute of Earth Sciences. - The map shows locations of earthquakes detected by the SIL network of the Icelandic Meteorological Office. Movements on continuous GPS stations are shown as blue arrows, the continuous stations are run in cooperation between the Institute of Earth Sciences at the University of Iceland and by the Icelandic Meteorological Office. Fractures and eruptive fissures in the area are denoted by yellow and red lines respectively. The orange arrows show a model on how the GPS stations could be moving if a dike was propagating (see thick red line on map), and magma was draining away from the Bárðarbunga magma chamber („Mogi center“). It has to be mentioned, however, that this model is only one of several models that can explain the movements seen on the GPS stations.

Deux scénarii s’offrent, selon que l’intrusion demeure en profondeur, ou plus problématique, qu’elle ne trouve un débouché en surface, logiquement à hauteur du Dyngjujökull.

Un survol du glacier recouvrant le Bárðarbunga a permis la prise d'images radar intéressantes.

Séismes du 11 au 20.08.2014 dans la partie nord du Vatnajökull - doc. http://hraun.vedur.is

Séismes du 11 au 20.08.2014 dans la partie nord du Vatnajökull - doc. http://hraun.vedur.is

Bárðarbunga - 19.08.2014 - images radar du cratère - doc. IMO - un clic pour agrandir.Bárðarbunga - 19.08.2014 - images radar du cratère - doc. IMO - un clic pour agrandir.

Bárðarbunga - 19.08.2014 - images radar du cratère - doc. IMO - un clic pour agrandir.

sources :

- IMO / Icelandic Met Office - link

- University of Iceland - Institute of Earth Sciences - link

- Iceland review on line - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

Une recherche interuniversitaire (Univ. De St.Andrews, Univ.d'Uppsala, Univ.de Durham et le Scottish Environmental Research Center Kilbride) revient sur une éruption explosive de grande échelle en Ecosse.

Du pitchstone (pechstein), de la rétinite, une roche volcanique vitreuse rhyolitique, semblable à de l'obsidienne, mais avec une teneur supérieure en eau, et ne présentant pas de cassure conchoïdale, en provenance d'une seule et forte éruption (déterminé par géochimie isotopique), a été découverte sur deux lieux éloignés de 30 km dans les Hébrides intérieures : Sgùrr of Eigg et Skerry of Òigh-sgeir (Hyskeir).

Carte des hébrides intérieures (en rose) au large des côtes de l'Ecosse (en vert)

Carte des hébrides intérieures (en rose) au large des côtes de l'Ecosse (en vert)

Neist point lighthouse sur l'île de Skye - photo Isle of Skye

Neist point lighthouse sur l'île de Skye - photo Isle of Skye

Elle aurait été formée lors d'une éruption datée de 58 millions d'années, en un lieu correspondant à l'actuelle île de Skye ... et qui est liée à un réchauffement planétaire au cours de la préhistoire, le PETM / Maximum thermique Paléocène-Eocène.

Ce réchauffement climatique, de l'ordre de +8°C, est  depuis longtemps à mettre en relation avec l'activité volcanique dans l'Atlantique nord, Groenland, îles Britanniques et mer du nord. Une explosion sur la position actuelle de Skye aurait contribué au réchauffement global de l'époque à cause des millions de tonnes de gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, relâchés dans l'atmosphère.

An Sgùrr est la plus haute colline de l'île d'Eigg - photo James Gray

An Sgùrr est la plus haute colline de l'île d'Eigg - photo James Gray

An Sgùrr est la plus haute colline de l'île d'Eigg, située à Lochaber, dans les Highlands, en Écosse. Il s'est formé il y a 58,72 ± 0,07 million d'années, à la suite d'une des dernières éruptions d'un volcan dont le noyau forme maintenant l'île de Rùm. Une épaisse lave visqueuse de composition rhyodacitique s'est écoulée, remplissant une vallée fluviale. La lave s'est refroidie et a formé des structures en forme de colonne, semblables à celles de Giant's Causeway, mises à jour suite à l'érosion.

Canna - Small isles Ecosse - photo Scotland info

Canna - Small isles Ecosse - photo Scotland info

Hyskeir (Gael. Oigh Sgeir) est l'un des îlots rocheux basaltiques qui émergent à marée basse. Il fait partie des Hébrides intérieures dans les Highlands Council Area, situés à 6 km au sud-ouest de l'île de Canna et à 14 km à l'ouest de Rum. Un phare a été établi sur le plus grand de ces îlots en 1904.

Ile de Skye - Talisker - photo Isle of Skye

Ile de Skye - Talisker - photo Isle of Skye

A-t-on affaire à une éruption de type Krakatau 1883 dans l'hémisphère nord, ou n'est-ce qu'une hypothèse à vérifier plus avant ?

 

Sources :

- Skye volcanic eruption 'changed climate' / BBC News

- Geology of Eigg

- McInerney, F. A., & Wing, S. L. (2011). The Paleocene-Eocene thermal maximum: a perturbation of carbon cycle, climate, and biosphere with implications for the future. Annual Review of Earth and Planetary

- Mineralienatlas – Pechstein

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Sismologie, #Tectonique
Ebeko - les émissions du volcan majoritairement vers le SE et Severo-Kurilsk - image Sentinel 2 du 28.04.2019 - un clic pour agrandir

Ebeko - les émissions du volcan majoritairement vers le SE et Severo-Kurilsk - image Sentinel 2 du 28.04.2019 - un clic pour agrandir

Dans les Kouriles du nord, l'éruption se poursuit à l'Ebeko, avec ce 1° mai, un panache de cendres à 3.000 mètres asl. dérivant vers le sud-est sur 5 km.

Le code aviation est orange

 

Source : KVERT

Au mois d’avril 2019, l’OVPF a enregistré au niveau du massif du Piton de la Fournaise un total de :

167 séismes volcano-tectoniques superficiels (0 à 2 km de profondeur) sous les cratères sommitaux;

-  4 séismes profonds (> à 2 km de profondeur);

-  242 effondrements (dans le Cratère Dolomieu et au niveau des remparts de l’Enclos Fouqué).

Piton de la Fournaise - Illustration de la déformation sur les douze derniers mois (les périodes éruptives sont représentées en rouge et les périodes intrusives en vert). Sont ici représentées des lignes de base (variation de distance entre deux récepteurs GPS) traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (en haut), à la base du cône terminal (au milieu) et en champ lointain (en bas) . Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan ; inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan (© OVPF-IPGP)

Piton de la Fournaise - Illustration de la déformation sur les douze derniers mois (les périodes éruptives sont représentées en rouge et les périodes intrusives en vert). Sont ici représentées des lignes de base (variation de distance entre deux récepteurs GPS) traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (en haut), à la base du cône terminal (au milieu) et en champ lointain (en bas) . Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan ; inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan (© OVPF-IPGP)

La réalimentation profonde en magma et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel qui avaient repris suite à la fin de l’éruption du 18 février – 10 mars 2019 semblent avoir cessé depuis début avril. A noter que depuis 2016, les réalimentations profondes sous le Piton de la Fournaise se font par impulsions, ainsi de telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises en 2016, 2017 et 2018 sur des périodes allant de 15 à 80 jours environ.

 

Source : OVPF

Retrouvez l’ensemble des informations relatives à l’activité du Piton de la Fournaise sur les différents médias de l'OVPF-IPGP:
- le site internet (http://www.ipgp.fr/fr/ovpf/actualites-ovpf),
- le compte Twitter (https://twitter.com/obsfournaise?lang=fr),
- et le compte facebook (https://www.facebook.com/ObsVolcanoPitonFournaise/)

Epicentres des séismes de fin avril 2019 dans la zone de Surigao del Norte / Philippines.

Epicentres des séismes de fin avril 2019 dans la zone de Surigao del Norte / Philippines.

Le Phivolcs renseigne sur une série de séismes localisés au large de Surigao del Norte.

La série, débutée le 26 avril 2019 avec un séisme de M5,5, compte 728 épisodes de magnitude 1,5 – 5,5 dans la même zone.

Ces séismes sont en rapport avec la tectonique locale, la subduction de la plaque Philippine au niveau de la fosse des Philippines.

A ce stade, il n'est pas possible de dire si ces séismes vont continuer, décliner ou culminer avec un épisode plus important.

La population est in vitée à se préparer, et à rester informée.

 

Source : Phivolcs

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Quelques nouvelles "douces" de la planète volcan :

 

Au Mauna Loa, sur Big Island, pas d'éruption, et des ratios de déformation et sismicité sans grands changements.

Plus en détails, de petits séismes de M<2,0 sont enregistrés à faible profondeur, à moins de 5 km.sous le sommet. L'inflation, mesurée par GPS et InSar, est en relation avec un apport magmatique dans le système de stockage superficiel.

Le niveau d'alerte reste à Advisory et le code aviation à Yellow.

 

Source : HVO

Mauna Loa – Caldeira sommitale,  Moku‘āweoweo, recoupée par une fissure formée par l'éruption de 1984, et le pit crater Lua Poholo, en bas à gauche – photo Civil Air Patrol du 20 octobre 2019

Mauna Loa – Caldeira sommitale, Moku‘āweoweo, recoupée par une fissure formée par l'éruption de 1984, et le pit crater Lua Poholo, en bas à gauche – photo Civil Air Patrol du 20 octobre 2019

Mauna Loa – Le sommet véritable du volcan-bouckier est situé juste à droite du centre de la photo. Les cônes formés lors de éruptions de 1940 (à droite) et de 1949 (à gauche) sont visibles en arrière-plan côté gauche.  – photo Civil Air Patrol du 20 octobre 2019

Mauna Loa – Le sommet véritable du volcan-bouckier est situé juste à droite du centre de la photo. Les cônes formés lors de éruptions de 1940 (à droite) et de 1949 (à gauche) sont visibles en arrière-plan côté gauche. – photo Civil Air Patrol du 20 octobre 2019

Les géologues de la Comision Nacional de Emergencias ont effectué une visite au Parc National du Poas / Costa Rica. Elle vise à mettre à jour les cartes de dangers volcaniques : coulées pyroclastiques, lahars, cendres, impacts ballistiques et pluies acides.

Les fréquentes éruptions au cours de la dernière année, et les fortes émissions de gaz en absence de rôle tampon joué par le lac de cratère souvent à sec, sont cause de pluies acides qui ont touché diverses zones du massif, identifiées par des photos aériennes prises par drone.

Poas - émissions de gaz dans le cratère - photo CNE 25.10.2019

Poas - émissions de gaz dans le cratère - photo CNE 25.10.2019

De nombreuses traces de corrosion ont été observées sur les rambardes du point d'observation.

Outre une surveillance des niveaux de gaz volcaniques, CO2 et SO2, permettant une action rapide en cas de hausse, l'administration du parc fournit aux visiteurs des casques et des masques spécifiques, et module la permanence des visiteurs dans la zone d'observation du cratère.

 

Source : CNE  Comisión Nacional de Emergencias

Poas - dégats aux rambardes de la plate-forme d'observation dus aux pluies acides - photo CNE
Poas - dégats aux rambardes de la plate-forme d'observation dus aux pluies acides - photo CNE

Poas - dégats aux rambardes de la plate-forme d'observation dus aux pluies acides - photo CNE

A  Whakaari / White Island, le GNS confirma qu'aucun des paramètres surveillés ne se situe en dehors de la plage prévue pour les troubles mineurs volcaniques et les dangers associés.

Le niveau d'alerte volcanique reste au niveau 1. Il n'y a aucun changement dans le code de couleur de l'aviation: vert.

L'observatoire fait remarquer une variation des quantités de dioxyde de soufre et du niveau de trémor, tous deux en hausse au cours des derniers mois. Elle reflète les mouvements de gaz au travers du volcan, les modifications du système géothermal et une certaine activité de surface, avec des émissions de cendres et du geysering, en relation avec une élévation du niveau du lac de cratère.

 

Source : GNS

White island - lac de cratère et ses émanations de gaz soufrés - photo archives GNS 10.2019

White island - lac de cratère et ses émanations de gaz soufrés - photo archives GNS 10.2019

White island -  activité de geysering après montée des eaux du lac qui a noyé les évents actifs - photo GeoNet

White island - activité de geysering après montée des eaux du lac qui a noyé les évents actifs - photo GeoNet

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