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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Zone sous laquelle ont lieu les séismes entre le glacier Dyngjujökull en arrière-plan, et la caldeira de l'Askja, à l"avant-plan - photo pic.twitter.com/TJl1fstRL4 / Gisli Olafsson.

Zone sous laquelle ont lieu les séismes entre le glacier Dyngjujökull en arrière-plan, et la caldeira de l'Askja, à l"avant-plan - photo pic.twitter.com/TJl1fstRL4 / Gisli Olafsson.

Le dyke sous le Dyngjujökull est proche de 40 km. de longueur. La modélisation des données GPS indique qu’en 24 heures 50 millions de mètres cubes de magma se sont ajoutés au volume énorme déjà présent le 26.08, et 20 millions le 27.08.

Le 27 août, plus de 700 séismes ont été enregistrés entre minuit et midi, la plupart au bord du glacier Dyngjujökull. L’intrusion a encore progressée d’un kilomètre depuis hier. Deux séismes de forte magnitude se distinguent : à 0h16 UTC, un séisme de M5,3 détecté dans la caldeira du Bardarbunga, et à 2h50 UTC, un autre de M5,2.

A 01h52 UTC, un séisme de M4,5 est enregistré sur le côté est du volcan Askja, suivi d’e quelques micro-séismes.

Localisation et magnitude des séismes au nord du Vatnajökull le 27.08.2014 / 9h40 - les séismes de M>3 sont symbolisés par des étoiles vertes doc. IMO
Localisation et magnitude des séismes au nord du Vatnajökull le 27.08.2014 / 9h40 - les séismes de M>3 sont symbolisés par des étoiles vertes doc. IMO

Localisation et magnitude des séismes au nord du Vatnajökull le 27.08.2014 / 9h40 - les séismes de M>3 sont symbolisés par des étoiles vertes doc. IMO

Une des hypothèses d’évolution de l’intrusion magmatique était que celle-ci pouvait migrer vers le nord en direction d’un autre grand système volcanique, celui de l’Askja, et y induire une éruption.

Selon le professeur Bob White dans une interview à la BBC, il précise que " les volcans sont difficilement prévisibles " et ajoute "  le magma bouge en direction de l’Askja à environ 4 km. par jour, et il pourrait l’atteindre en quelques jours … nous savons qu’un énorme volume de roches en fusion est présente sous l’Askja, qui est un système volcanique majeur. Si ce magma rencontre ces roches en fusion, nous savons qu’il est possible de déclencher une éruption ".

Le professeur Simon Redfern, de l’Université de Cambridge, abonde dans ce sens : "  il s’agit d’une importante quantité de magma, créant un énorme canal sous-terrain de roches en fusion " … il dit que le dyke, le système de plomberie sous-terraine qui charrie les roches en fusion, pourrait se joindre à des fissures , créant ainsi un grand réseau magmatique.

Bardarbunga intrusion - progression du dyke entre le 320 et le 26 août - carte Visir.

Bardarbunga intrusion - progression du dyke entre le 320 et le 26 août - carte Visir.

Ágústar Guðmundssonar, professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Londres, Royal Holloway, est un spécialiste de l’évolution des dykes.

Il propose trois mécanismes par lesquels les dykes magmatiques peuvent former des sills et potentiellement des chambres magmatiques :

Ils incluent

– une tension élastique induite au dyke à faible profondeur,

- les obstacles de tension provoquant la fin du dyke ou la formation de sills,

- un décalage élastique pouvant causer une déviation du dyke au contact, et la formation d’un sill.

Il fait valoir aussi que les contraintes de la charge glaciaire aurait encouragé le développement de chambres magmatiques peu profondes alimentées par un système de dykes dans la croûte inférieure.

Cette intrusion magmatique et son développement ultérieur vont nous permettre d’apprendre beaucoup sur le système de plomberie sous les volcans et leur alimentation.

Situation schématique de l'alimentation par dyke - doc. University of London / A.Gudmundsson.

Situation schématique de l'alimentation par dyke - doc. University of London / A.Gudmundsson.

Sources :

- Visir - Lengist um fjóra kílómetra á dag - link

- Institute of Earth Science – daily report

- IMO – reports

- The extinction protocol - Iceland volcano: magma moving towards new volcanic system – could set off another volcano

- Université de Londres / Royal Holloway - When do dikes form sills and magma chambers? -  by Agust Gudmundsson - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Karangetang - image Sentinel 2 bands 12,11,4  du 15.05.2019 - dégazage et hot spots aux 2 cratères sommitaux - un clic pour agrandir

Karangetang - image Sentinel 2 bands 12,11,4 du 15.05.2019 - dégazage et hot spots aux 2 cratères sommitaux - un clic pour agrandir

Au Karangetang, sur Sulawesi Nord, Le PVMBG signale 5 séismes de souffle, 12 séismes hybrides et un séisme volcanique peu profond ce 14 mai 2019.

De l'incandescence nocturne et des hot spots sont détéctés aux deux cratères sommitaux.

Le niveau d'activité reste à 3 / siaga, assorti de zones de prévision de danger de 2,5 km, étendue au nord à 4 km.

 

Source : PVMBG

Anak Krakatau - sismogramme du 13-14.05.2019 - Doc.Magma Indonesia

Anak Krakatau - sismogramme du 13-14.05.2019 - Doc.Magma Indonesia

Un épisode éruptif a marqué l'Anak Krakatau, ce 14 mai 2019 à 00:21 WIB, mais la hauteur de la colonne de cendres n'a pas été observée. Cette éruption a été enregistrée sur un sismogramme d'amplitude maximale de 55 mm et d'une durée de ± 1 minute 7 secondes.

Actuellement, l'Anak Krakatau se trouve dans le Statut Niveau II (Waspada) avec des recommandations: Les personnes / touristes ne sont pas autorisés à s'approcher du cratère dans un rayon de 2 km du cratère.

 

Source : PVMBG

Piton de La Fournaise - Illustration de la déformation sur 2 mois. Sont ici représentées des lignes de base (variation de distance entre deux récepteurs GPS) traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (en haut), à la base du cône terminal (au milieu) et en champ lointain (en bas) (cf. localisation sur les cartes associées). Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan;inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan. Les éventuelles périodes coloriées en rose clair correspondent aux éruptions. - OVPF

Piton de La Fournaise - Illustration de la déformation sur 2 mois. Sont ici représentées des lignes de base (variation de distance entre deux récepteurs GPS) traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (en haut), à la base du cône terminal (au milieu) et en champ lointain (en bas) (cf. localisation sur les cartes associées). Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan;inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan. Les éventuelles périodes coloriées en rose clair correspondent aux éruptions. - OVPF

Depuis une dizaine de jours, une très légère inflation (gonflement) du sommet de l’édifice du Piton de la Fournaise est de nouveau observée par le réseau de déformation de l’OVPF . Cette reprise de l’inflation de l’édifice est synonyme d’une légère pressurisation en profondeur .

En parallèle l’augmentation des concentrations en CO2 dans le sol en champ lointain (secteurs Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes) et champ proche (gîte du volcan) se poursuit.

Une sismicité est toujours enregistrée (de l’ordre de 2 à 5 événements par jour). A noter que ce processus de mise en pression du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompe, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface, mais peut également s’arrêter sans donner lieu à une éruption.

 

Source : OVPF 

Piton de La Fournaise -  Localisation de la source (meilleur modèle issu d’une modélisation de type « Mogi ») à l’origine des déplacements enregistrés au cours des deux dernières semaines sur les stations GPS de la base et du sommet du cône terminal du Piton de la Fournaise. (©OVPF-IPGP).

Piton de La Fournaise - Localisation de la source (meilleur modèle issu d’une modélisation de type « Mogi ») à l’origine des déplacements enregistrés au cours des deux dernières semaines sur les stations GPS de la base et du sommet du cône terminal du Piton de la Fournaise. (©OVPF-IPGP).

Ledge Geyser - photo archives National Park service

Ledge Geyser - photo archives National Park service

Dans le Yellowstone National Park, le Ledge Geyser, un des plus grand du bassin de geysers de Norris, s'est réveillé après 3 ans de repos.

Ce geyser bruyant ( l'eau et la vapeur doivent passer par une ouverture étroite) émet à 38 mètres de haut et sur une diatance de 67 mètres.

Certains geysers n'entre en éruption qu'épisodiquement ... le statut du volcan du Yellowstone reste à Normal / code aviation vert, caractérisé par une activité sismique sous le niveau basal et une subsidence de la caldeira et dans la zone de Norris.

 

Sources : Associated press et YVO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Sinabung - panache de cendres du 27.05.2019 /  6h29 - photo Teger Tiganderket via Mbah Lewa

Sinabung - panache de cendres du 27.05.2019 / 6h29 - photo Teger Tiganderket via Mbah Lewa

Le Sinabung s'est manifesté trois fois en 24 heures : après l'épisode éruptif de 6h29 le 27 mai (signalé hier) , un autre s'est produit le même jour à 23h23 WIB ; la hauteur de la colonne éruptive n'a pu être observée. L'enregistrement sismographique indique une amplitude maximum de 70 mm, d'une durée de 12 minutes 36 secondes.

Ce matin, 28 mai à 01h18 WIB, un troisième épisode a été enregistré avec une amplitude max. de 120 mm et d'une durée de 2 minutes 32 secondes ; la hauteur du panache n'a pas pu être observée en raison du brouillard et de la nuit.

 

Le niveau d'alerte reste à 3 / siaga, assorti d'une zone interdite comprise entre 3 et 5 km de rayon selon le secteur envisagé.

 

Sources : KESDM , PVMBG, Magma Indonesia

Sinabung - sismogrammes des 27 et 28.05.2019 - Doc. Magma Indonesia
Sinabung - sismogrammes des 27 et 28.05.2019 - Doc. Magma Indonesia

Sinabung - sismogrammes des 27 et 28.05.2019 - Doc. Magma Indonesia

Une reprise de l'inflation semble se dessiner au Piton de La Fournaise, enregistrée sous la zone sommitale (mise en pression d'une source superficielle) et en champ mointain (mise en pression d'une source profonde).

Piton de La Fournaise - Illustration de la déformation sur 2 mois, entre le 28 mars et le 28 mai 2019. Sont ici représentées des lignes de base (variation de distance entre deux récepteurs GPS) traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (en haut), à la base du cône terminal (au milieu) et en champ lointain (en bas) . Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan;inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan. Les éventuelles périodes coloriées en rose clair correspondent aux éruptions. - Doc. OVPF

Piton de La Fournaise - Illustration de la déformation sur 2 mois, entre le 28 mars et le 28 mai 2019. Sont ici représentées des lignes de base (variation de distance entre deux récepteurs GPS) traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (en haut), à la base du cône terminal (au milieu) et en champ lointain (en bas) . Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan;inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan. Les éventuelles périodes coloriées en rose clair correspondent aux éruptions. - Doc. OVPF

Depuis quelques jours, le nombre de séismes volcano-tectoniques est en hausse : 8 vendredi et samedi, 14 ce dimanche, et 31 séismes VT ce 27 mai.

Les émissions de CO2 sont élevées et stables en zone distale , à la Plaine des Cafres, et en zone proximale, au Gîte du volcan.

Le niveau d'alerte reste à Vigilance.

 

Source : OVPF

Dukono - Volcanis ash advisory pour le 28.05.2019 - Doc. VAAC Darwin IDY65290

Dukono - Volcanis ash advisory pour le 28.05.2019 - Doc. VAAC Darwin IDY65290

Au Dukono, sur l'île d'Halmahera, les émissions de cendres se maintiennent justifiant un code aviation orange pour ce 28 mai par le VAAC Darwin.

Le PVMBG renseigne pour ce 27 mai, 2 séismes d'éruption, un séisme volcanique et du trémor continu d'amplitude entre 0,5 et 6 mm, dominant à 1 mm.

Un panache blanc à gris est observé à 800 mètres au dessus du sommet.

Le niveau d'activité reste à 2 / waspada, assorti d'une zone interdite de 2 km de rayon autour du cratère Malupang Warirang.

Sources : PVMBG & VAAC Darwin

White island - photo J.Shook

White island - photo J.Shook

En Nouvelle-Zélande, l'essaim sismique commencé jeudi passé à White island a augmenté en nombre et magnitude des séismes. Sur les quelques 196 séismes, 22 de magnitude 3 ou supérieure ont été observés samedi ; les plus importants de magnitude 3,9, M3,8 et M3,8 respectivement.

Ces séismes apparaissent comme étant de nature tectonique, sans relation avec les processus volcaniques, selon le GNS. Les paramètres d'activité du volcan ne changent pas, mais le risque de glissements de terrain est en augmentation, car les séismes sont localisés, superficiels, et touchent des matériaux non consolidés.

L'alerte volcanique reste au niveau 1 et le code aviation au vert.

 

Source : GNS

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

L'activité au cratère Minamidake du Sakurajima ne faiblit pas ... le JMA rapporte 7 explosions pour le 13 novembre, 3 explosions pour le 14 et 3 explosions le 15 novembre jusqu'à 15 heures.

Elles s'accompagnent de fortes chutes de cendres sur Kagoshima.

 

Sources : JMA & VAAC Tokyo

Sakurajima - activité du 15.11.2019 - Doc. JMA
Sakurajima - activité du 15.11.2019 - Doc. JMA
Sakurajima - activité du 15.11.2019 - Doc. JMA

Sakurajima - activité du 15.11.2019 - Doc. JMA

Sakurajima - Volcanis Ash Advisory 15.11.2019 - Doc. VAAC Tokyo

Sakurajima - Volcanis Ash Advisory 15.11.2019 - Doc. VAAC Tokyo

Une bonne image du Stromboli par le satellite Sentinel-2 ce 14 novembre laisse voir des explosions qui se suivent (panaches échelonnés) et deux zones cratériques marquées par des points chauds.

L’analyse des images enregistrées par les caméras placées à 400 m d’altitude, à 190 m d’altitude et à Puntadei Corvi a permis de caractériser l'activité éruptive de Stromboli. Dans son rapport du 10 novembre, l'INGV informe sur l'activité explosive, qui a été principalement produite par au moins trois évents éruptifs localisés dans la zone du cratère nord et au moins trois évents éruptifs situés dans la zone du cratère Centre-Sud. Toutes les bouches sont placées à l'intérieur de la dépression qui occupe la terrasse du cratère.

Les anomalies thermiques relevées par Mirova oscillent entre 2 et 13 MW les 13 et 14 novembre.

 

Sources : INGV OE, Mirova et Sentinel-2

Stromboli - 14.11.2019 - image Sentinel Hub bands 12,11,4 - un clic pour agrandir

Stromboli - 14.11.2019 - image Sentinel Hub bands 12,11,4 - un clic pour agrandir

Au Yellowstone, le Steamboat geyser a été particulièrement actif en octobre avec cinq éruptions, respectivement les 1°, 7, 16, 22 et 30 octobre 2019, soit une explosions tous les 6 à 8 jours, et un total de 42 épisodes pour cette année.

Yellowstone - Steamboat geyser - activité d'octobre 2019 - Doc. M.Poland / YVO

Yellowstone - Steamboat geyser - activité d'octobre 2019 - Doc. M.Poland / YVO

En octobre 2019, les stations de sismographe de l'Université de l'Utah, chargées de l'exploitation et de l'analyse du réseau sismique de Yellowstone, ont localisé 193 tremblements de terre dans la région du parc national de Yellowstone. L'événement le plus important a été un séisme mineur de magnitude 2,9 survenu à 16 milles au sud-est de Mammoth, WY, le 16 octobre à 11h08 (HAC).

La sismicité d'octobre à Yellowstone incluait un essaim de 39 tremblements de terre dans la région située à l'est de West Yellowstone qui s'est produit du 4 au 12 octobre (HAR). Le 5 octobre à 18 h 42 (HA), le plus gros essaim, un séisme mineur de magnitude 2,1, s'est produit à 4,5 milles à l'est-sud-est de West Yellowstone.

Un deuxième essaim de 87 tremblements de terre a eu lieu du 26 au 31 octobre (HAR). Le 26 octobre à 9h57 (HAR), le plus gros essaim, un séisme mineur de magnitude 2,6, s'est produit à 15 miles au sud-sud-ouest de Mammoth, WY.

Les séquences de séismes comme celles-ci sont courantes et représentent environ 50% de la sismicité totale dans la région de Yellowstone.

L’activité sismique de Yellowstone reste à son niveau initial.

 

La déformation du sol dans la région de Yellowstone a été variable mais mineure au cours des derniers mois.

La subsidence de la caldera de Yellowstone est indiquée aux stations situées sur les dômes de résurgences du ruisseau Sour Creek et du lac Mallard, bien que cette subsidence puisse s’être interrompue en octobre. Dans la région du Norris Geyser Basin, les données GPS indiquent une subsidence d'environ 2 cm (moins de 1 po) depuis septembre. Cet affaissement constitue la première déformation significative chez Norris depuis octobre 2018, date à laquelle le soulèvement amorcé en 2015 a cessé.

 

Le niveau d'alerte volcanique reste normal et le code aviation au vert.

 

Source : Yellowstone Volcano Observatory et Utah University

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Complexe Planchon Peteroa - 07.11.2018 / 10h24 loc.- photo Radio Pumaiten

Complexe Planchon Peteroa - 07.11.2018 / 10h24 loc.- photo Radio Pumaiten

Le Sernageomin informe d'une émission de matériaux particulaires au Complexe volcanique Planchon- Peteroa ce 7 novembre à 10h24 locale (13h24 GMT) ; le panache a atteint 1.000 mètres d'altitude, se dispersant vers l'ESE. L'épisode n'a pas donné de signaux sismiques précurseurs significatifs.

Les émissions se sont poursuivies en journée.

En raison du contexte, il s'inscrit dans le niveau d'alerte en vigueur : alerte technique Amarillo.

Dans sa situation d'octobre, l'observatoire ne renseigne aucune déformation, ni d'anomalies d'émission de dioxyde de soufre ... quelques émissions de matéruax particulaires sont signalés les 13,14 et 15 octobre à environ 600 mètres au dessus du cratère actif.

La dernière éruption du complexe est datée de 2010-2011, faisant suite au séisme de Maule.(lien vers le rapport du GVP

 

Source : Sernageomi / OVDAS & Radio Pumaiten

 Complexe Planchon Peteroa - 07.11.2018 / 10h24 loc. et vers 17h GMT - webcam Sernageomin (on peut regretter l'absence d'heure de prise de vue sur les images !) - un clic pour agrandir Complexe Planchon Peteroa - 07.11.2018 / 10h24 loc. et vers 17h GMT - webcam Sernageomin (on peut regretter l'absence d'heure de prise de vue sur les images !) - un clic pour agrandir

Complexe Planchon Peteroa - 07.11.2018 / 10h24 loc. et vers 17h GMT - webcam Sernageomin (on peut regretter l'absence d'heure de prise de vue sur les images !) - un clic pour agrandir

L'activité du Nevados de Chillan a été marquée hier 7 novembre par une explosion et un séisme associé à 11h24 ; un panache de cendres est monté à 1.500 mètres.

Nevados de Chillan - sismogramme de l'explosion du 07.11.2018 / 11h24

A 23h03 locale, une explosion vigoureuse s'est de nouveau produite, associée à un séisme LP lié à la dynamique des fluides internes; des blocs incandescents ont été éjectés à des centaines de mètres du point d'émission... probablement une destruction plus ou moins importante du dôme de lave

 

Sources : Sernageomin & Volcanes de Chile.

Nevados de Chillan - 07.11.2018 / respectivement à 02h03 et 02h08 - webcam Sernageomin / Volcanes de Chile
Nevados de Chillan - 07.11.2018 / respectivement à 02h03 et 02h08 - webcam Sernageomin / Volcanes de Chile

Nevados de Chillan - 07.11.2018 / respectivement à 02h03 et 02h08 - webcam Sernageomin / Volcanes de Chile

Au Veniaminof, l'éruption se poursuit avec émission d'un panache de cendres dérivant en direction ouest et une effusion de lave qui alimente une coulée qui atteint 1,1 km, caractérisée par une température de surface élevée. Du trémor de basse amplitude est enregistré en continu.

Veniaminof - 05.11.2018 / 22h26 UTC  - images Worldview-2 en fausses couleurs - Dietterich, Hannah via AVO - un clic pour agrandir

Veniaminof - 05.11.2018 / 22h26 UTC - images Worldview-2 en fausses couleurs - Dietterich, Hannah via AVO - un clic pour agrandir

Des images haute résolution de l'éruption ont été acquises par le satellite WorldView-2 le 5 novembre.

L'image est affichée en fausse couleur (bandes dans l'infrarouge, le rouge et le vert) pour mettre en évidence le canal de lave. La figure de gauche montre le panache de cendres continu qui a dérivé vers le nord-est tout au long de la journée du 5 novembre. Il y a également un nouveau dépôt de téphra sur la neige, probablement à partir de la veille lorsque le panache se dirigeait vers l'est. Dans la vue rapprochée de la coulée de lave sur la droite, il est possible de voir le canal de lave actif le long de la marge de coulée ouest qui alimente le front de coulée, où se trouve un petit panache de vapeur. La longueur du flux actif le long du canal est d'environ 1,1 km et la largeur du canal varie de 10 mètres, à proximité de l'évent, à 60 mètres distalement. Les flux les plus récents ne contiennent pas de neige, tandis que le lobe oriental, plus ancien, semble recouvert d'une couche de neige. La glace continue de s’effondrer autour du front d’écoulement après la fonte.

Veniaminof - images Sentinel 2 du 07.11.2018, de gauche à droite et de haut en bas, respectivement en couleurs naturelles, bandes 12,11, 4 et SWIR - un clic pour agrandir.Veniaminof - images Sentinel 2 du 07.11.2018, de gauche à droite et de haut en bas, respectivement en couleurs naturelles, bandes 12,11, 4 et SWIR - un clic pour agrandir.
Veniaminof - images Sentinel 2 du 07.11.2018, de gauche à droite et de haut en bas, respectivement en couleurs naturelles, bandes 12,11, 4 et SWIR - un clic pour agrandir.

Veniaminof - images Sentinel 2 du 07.11.2018, de gauche à droite et de haut en bas, respectivement en couleurs naturelles, bandes 12,11, 4 et SWIR - un clic pour agrandir.

Les images du Satellite Sentinel 2 du 7 novembre viennent compléter ce tableau de l'éruption an cours ; le pouvoir radiatif est bas avec 9 MW enregistrés par Mirova.

Sources : AVO & Mirova

 Kuchinoerabujima - 08.11.2018 / 14h46 - nouvelle  webcam JMA

Kuchinoerabujima - 08.11.2018 / 14h46 - nouvelle webcam JMA

Une nouvelle webcam est disponible pour suivre l'évolution de l'éruption au Kuchinoerabujima dans l'arc des Ryuku, au sud du Japon.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

hierve---RussBowling-3-.jpg

               Hierve el Agua dans les collines entourant Oaxaca - photo RussBowling.

 

Hierve el Agua, littéralement « faire bouillir l’eau », est situé à 70 km. à l’est d’Oaxaca. Le site consiste en deux formations rocheuses semblables à des chutes d’eau qui se sont formées sur une période de plusieurs milliers d’années. L’une d’elle mesure 12 mètres et est appelée "cascada chica" (la petite cascade) ; elle s’écoule d’une base large de 60 mètres. L’autre, "cascada grande" (la grande  cascade) mesure 30 mètres et descend d’une plate-forme de nonante mètres de large, qui domine la vallée de 80 mètres.

 

Hierve-el-agua---ameriQuebec.jpeg                         Hiervé el Agua - cascades de travertins - photo americQuébec.

 

hierve---terracettes---Mountains-travel-photography.JPGHiervé el Agua - la construction des terrasses passe par le stade de micro-terrassettes ... processus remarqué au Yellowstone, sur le site de Mammoth hot Springs -

photo Mountains travel photography

 

Ces formations rocheuses sont souvent appelées "cascadas de sal", ou "cascadas petrificadas", "cascadas petreas". Elles sont formées par de petits apports en une eau sursaturée en carbonate calcique, qui transite vers la surface au travers de fissures ; cette eau est à une température plus élevée que l’air ambiant, de 22 à 27°C, mais certainement pas à une température proche de l’ébullition comme pourrait l’indiquer son nom …

 

Les dépôts de carbonate calcique donne une apparence claire à la formation rocheuse, mais d’autres minéraux sont présents dans ces eaux : argent, bore et fer colorent les stalactites.

 

Le processus est un peu différent, mais rappelle par divers aspects les travertins de Mammoth Hot springs, dans le parc Naturel du Yellowstone aux Etats-Unis, ou encore les terrasses turques de Pammukale.

 

hierve-de-agua--2---Dr-Victor-M.Malpica-Cruz.jpg                    Couleurs délicates du travertin oxydé  - photo Dr. Victor M. Malpica Cruz.


Cascada chica, aussi appelée l’amphithéatre, est constituée d’une plate-forme où s’épanchent quatre sources; leurs eaux sont capturées dans un ensemble de petits bassins naturels et dans deux grandes piscines artificielles, où l’ont peut se baigner. Ces piscines ont une eau couleur vert turquoise à cause de leur concentration en minéraux. Deux de ces sources sourdent au niveau du plancher et semblent bouillonner ; les bulles sont dues à l’air qui s’échappe sous l’effet des courants sous la surface … d’où l’appellation du site. Le perpétuel débordement favorise le dépôt de calcaire sur les parois des piscines.

 

hierveelagua11-copie.jpgHiervé el Agua - de petits bassins voisinent avec les piscines artificielles affleurantes - photo Oaxaca mia.

 

hierve---RussBowling-2-.jpgHiervé el Agua - les piscines artificielles et les stalactites de débordement - photo RussBowling.


Ce site fut découvert il y a 2.500 ans,par des populations nomades. Les anciens Zapotèques les utilisèrent pour l’irrigation au travers d’un réseau de canaux construits entre 450 avant JC à l’an 1500. La haute teneur en sels de calcium et magnésium est telle que les dépôts ont pétrifié les canaux.

 

hierve-el-agua33.jpg                      Hiervé el Agua - canalisation "pétrifiée" et colorée par les oxydes de fer.


Les archéologues ont découvert que les Zapotèques employaient une technique pour enlever le bore nuisible aux cultures, et utilisaient des trous pour empêcher l’incorporation de sodium dans le sol … les eaux devaient donc être utilisées pour l'agriculture plutôt que pour les bains.

 

Un autre site enchanteur situé au Chiapas, à 50 km. de Palenque et de somptueuses ruines Mayas : Aqua Azul.

Aqua Azul, "eau bleue" en espagnol, est un site superbe à la convergence de trois rivières, Shumulja, Otulun et Tulija, qui serpentent dans des canyons peu profonds, au milieu d'une végétation luxuriante. La couleur des eaux est due au lit calcaire de la rivière qui réfléchit le ciel, et magnifie cette eau qui passe de bassins limpides en bassins limpides, seulement troublée  par la blanche écume au niveau des cascades. Une autre hypothèse est la composition riche en sels de magnésium et autres chlorures.

 

AguaAzul---David-Tuggy.jpg                         Aqua Azul taille sa route dans la forêt - photo David tuggy.


Le must est de trouver ce site fort fréquenté à un moment calme, ou de remonter les cascades, les paresseux plus nombreux restant au bas de celles-ci, pour se retrouver seul ou en compagnie de quelques enfants indiens venus y puiser de l'eau ... et qui s'y amusent, oubliant un moment leur tâche domestique.

Entre mai et septembre, des alluvions viennent troubler les eaux et en changer la couleur.

 

AguaAzulMexico2---Chokollate.jpg                             Aqua Azul, les chutes et les bassins du bas - photo Chokollate.

 

 Sources :

- Oaxaca mio - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le Piton de La Fournaise étant en forme en ce moment, voici venu celui de se pencher sur la formation de l'île de La Réunion et la tectonique des Mascareignes. 

 

15.10.10---Richard-Bouhet---AFP-Getty-images.jpg

Eruption fissurale dans l'enclos Fouqué - 15.10.2010 - photo R.Bouhet AFP/Getty images.


La Réunion est située actuellement au dessus d’un point chaud. Ce point chaud est estimé avoir une activité dans l’océan indien depuis plus de 65 millions d’années.

 

Deccan-4.jpgDorsales océaniques et datation des structures formées par le point chaud lors de son "déplacement relatif". (en vert : les trapps du Deccan)

OFZ, Owen Fracture Zone; MFZ, Mauritius Fracture Zone; VFZ, Vishnu Fracture Zone. Document Mantle plume.org


Une forte éruption liée à ce point chaud (une des hypothèses), il y a 65 Ma, est à la base des « trapps du Deccan », d’énormes épanchements basaltiques ; sur la courbe du temps, elle est aussi probablement liée, par son intensité et ses dégâts collatéraux, à l’extinction des dinosaures.

Tandis que la plaque indienne continuait à dériver en direction nord, le point chaud a continué son travail, créant un cordon d’îles et de plateaux sous-marins ; mentionnons ici les Laquedives, les Maldives, les Chagos.

 

pointchaud1.png

pointchaud2.png

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a 40 millions d’années, le rift de l’Océan indien est passé au dessus du point chaud, qui est passé du coup sous la plaque Africaine, partie référencée actuellement comme plaque Somalienne.

S’en suit une activité ralentie durant 30 millions d’années.

L’activité du point chaud a repris il y a 10 millions d'années, pour créer les Mascareignes : archipel composé des îles Rodrigue, Maurice et La Réunion. Les deux premières îles ont émergé il y a plus de huit millions d'années, la Réunion plus tard, vers trois millions d'années. Cette théorie est contestée par certains géologues. Connaissant la vitesse de déplacement de la plaque océanique, et les dates d'émergence de l'île Maurice et de la Réunion, les deux îles devraient être plus proches que les 250 kilomètres qui les séparent.

Suite à des campagnes bathymétriques, un volcan sous-marin a récemment été découvert à l’est du Piton de La Fournaise, ce qui démontre la poursuite du déplacement de la plaque au-dessus du point chaud. Celui-ci se trouverait actuellement à environ 280 km au sud-est de l’île. De fait, la partie émergée de la Réunion ne représente qu'un trente-deuxième du massif s'élevant depuis le plateau qui repose à 4 000 mètres sous le niveau de la mer.

 

1148.jpgInteraction entre la ride océanique et la trace laissée par le passage au dessus du point chaud. - doc. NOAA modifié.

 

Si on se réfère à la carte, on s’aperçoit, en suivant le « parcours » de la plaque indienne au dessus du point chaud, d’une interruption entre ses productions. Lorsque la dorsale océanique indienne est passée sur le point chaud, un nouveau plancher océanique a été produit, provoquant ainsi une « cassure » dans le cordon d’îles produites par l’anomalie thermique et le volcanisme correspondant.

Ceci dit, pendant ce temps l’inde poursuivait sa remontée à grande vitesse vers le nord jusqu’à la rencontre avec l’Asie , en créant la chaîne himalayenne.

 

Himalaya-formation.gif                     Déplacement relatif de l'Inde de 71 Ma à aujourd'hui. -

 

Les Comores et la province volcanique Tertiaire du nord de Madagascar suivent une ligne formée de volcans boucliers coupant le canal du Mozambique. La datation des édifices volcaniques montre un accroissement dans l’âge du volcanisme le long de cet alignement, en relation avec une origine de point chaud.

 Le422px-Somali_Plate_map-fr.png ratio de migration de la plaque Somalienne au dessus de la source mantellique est de 45 mm./an. La nouvelle géochronologie de la chaîne îlienne des Comores est utilisée pour modéliser le déplacement de la plaque somalienne au cours des derniers 10 millions d’années.

Carte Sting /USGS map

Le déplacement de la plaque Somalienne se fait à une vitesse de rotation de 0,9783° par million d'années selon un pôle eulérien situé à 58°79' de latitude nord et 81°64' de longitude ouest (référ entiel : plaque Pacifique).

La plaque somalienne s'est créée à partir de la plaque africaine lorsqu'elle s'en est séparée à la suite de l'ouverture de la vallée du Grand rift Africain au cours du Miocène.

 

Demain, le formation de l'île de la Réunion.

 

Sources :

- Connaissance géologique de La Réunion - BRGM - Mais d'où vient ce grand volcan ? La Réunion, émergence actuelle d'un point chaud

- The Deccan beyond the plume hypothesis - by Hetu C. Sheth
Department of Earth Sciences, Indian Institute of Technology (IIT) Bombay, Powai.

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Publié le par Bernard Duyck
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                               Le mont Taranaki - photo Igraham

 

Le second plus haut pic de North Island, avec ses 2.518 mètres, est aussi le plus grand massif volcanique : le Taranaki.

Il est localisé à la pointe sud-ouest de l'île du nord, près de la ville de New Plymouth, et à l'extrémité sud de l'arc volcanique coupant celle-ci selon un axe NE-SO.

 

Mt Egmont - early NZ booksUn Tangi, cérémonie de rencontre Maori, où les salutations se font face au Mont Taranaki - doc.New Zealanr illustrated.


Aussi nommé Mont Egmont, en honneur de John Perceval, second comte d'Egmont, premier Lord commissioner de l'Amirauté Britannique et promoteur du voyage de James Cook.

Son nom Maori est Taranaki, tara signifiant montagne et naki, provenant de ngaki signifiant brillant.

 

NEO_egmont_big-copie.jpgSituation du volcan Taranaki/Egmont et du parc national Egmont, aux frontières circulaires bien délimitées - d'après une photo Nasa Aster.

 

Le Mont Egmont est situé au sein du parc naturel du même nom, fondé en 1900. Il reçoit des précipitations abondantes, essentiellement d'origine orographique : les vents humides d'ouest sont contraints de s'élever en rencontrant ce massif, se refroidissent et donnent de fortes pluies.

Le paysage du mont Egmont varie en fonction de l’altitude : aux niveaux les plus bas, on trouve des rimu, ou Dacrydium cupressinum, un conifère endémique de Nouvelle-Zélande,

et des kamahi, Weinmannia racemosa ; sur les pentes moyennes, la forêt Goblin et plus haut, l’étage et la flore subalpine et alpine.

 

12168_188976256440_645396440_3411875_4789196_n.jpg  Taranaki AVE 2009 - 12

 


 

 

 

 

Des rimu à l'étage inférieur et moyen, des plantes alpines plus haut ...

un échelonnage de végétation courant en montagne, mais "à la sauce néo-zélandaise" -

© Antony Van Eeten

 

 

 

Le volcan Taranaki :

Le Taranaki est le volcan le plus jeune et le plus au sud-est d'un groupe de trois volcans faisant partie de la chaîne qui inclut le Kaitoke et le Poualai, Le Paritutu et le Sugar Loaves, tous des restes érodés de grands volcans.

Ce stratovolcan andésitique a son cratère sommital empli de neige et de glace, recouvrant un dôme de lave.

Le pic Fanthams, un cône secondaire, brise la symétrie du Taranaki; il est situé sur son flanc sud; quatre dômes de lave sont localisés sur ses bas-flancs nord et sud.

La plaine entourant le Taranaki est couverte de débris volcaniques en provenance de lahars et glissements de terrain; ces glissements ont atteint une distance de 40 km. à partir du cône, tandis que les coulées pyroclastiques et les flots de lave  couvraient des distances respectives de 15 et 7 km. Tous ces produits volcaniques ont valorisé les terres environnantes.

L'activité du Taranaki a débutée il y a 130.000 ans, avec des épisodes plus importants tous les 500 ans; la dernière grande éruption est datée de 1.655 - VEI 4 et vol. de téphras émis : 330 Mm³; le dôme de lave et son effondrement ont eu lieu au 19° siècle (1854).

 

Taranaki_Slopes---James-shook.jpg                    Les flancs colorés du Taranaki - photo James Shook.

 

Taranaki-AVE-2009.jpg

                     © Antony Van Eeten

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                          © Antony Van Eeten

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               Close-up sur des orgues volcaniques -   © Antony Van Eeten

 

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                   © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---2.jpgLa nature volcanique du terrain se dévoile sous la flore alpine - © Antony Van Eeten

 

 

Taranaki-cinder-cones---Don-Swanson-USGS.jpgCes vertes collines étaient considérées comme des cinder cones ou de petits évents secondaires produits lorsque des laves sont passées au dessus de terrain gorgés d'eau; actuellement on les voit plutôt comme des hummocks produits par des avalanches de débris suite à des collapsus répétitifs. - photo D.Swanson USGS.

 


Mt-Taranaki-8479-lge-copie-1.jpg                      Les dépôts sur les flancs du Taranaki - photo GNS.

 

Pour terminer, une photo qui ferait "perdre le nord" à beaucoup de volcanophiles; pour notre part, dès demain, direction nord vers l'arc des Kermadec et son volcanisme sous-marin.

 

12168_188995181440_645396440_3412175_6968716_n.jpg                   " Par où débuter ? "  - © Antony Van Eeten 


Sources :

- Global Volcanism Program - Taranaki

- GNS - New Zealnd volcanoes - Taranaki

- Egmont national Park - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Proche de chez nous, l'Islande et le toujours turbulent Eyjafjöll :

 

Le volcan n'est pas visible depuis deux jours en raison de la couverture nuageuse; les images radar ne montrent pas de changements majeurs dans le cratère.

Le 19.05, une coulée de boue a été causée par les pluies qui ont lessivé les poussières du glacier. L'aire d'origine de la coulée est une zone de 4 à 5 km². Ce genre de coulée est possible en d'autres endroits.

La hauteur du panache a diminué dans les derniers jours, ce qui laisse supposer une décroissance du flux magmatique.

Le 20.05, deux petits séismes  ont été enregistrés et localisés à 3 et 7 km. de profondeur.

 

Les rifts islandais restent dans l'ensemble le théatre de séismes multiples, dont 2 , le 19.05, de magnitude > 3, situés au nord de l'île. (étoiles vertes superposées)

 

20.05.10---9h50-seismes.png                  Carte de localisation des séismes des dernieres 48 h. - IMO

                                  

 

 

 

Quelques nouvelles des autres volcans nouvellement remarqués par le Global volcanism Program :

 

Villarica - Chili :

 

Le Sernageomin signale une faible augmentation de l'activité à partir du mois d'avril, caractérisée par une augmentation de la sismicité, du niveau du lac de lave et de l'incandescence nocturne, et de l'activité fumerollienne. Le 10 mai, le niveau du lac de lave était à 100 mètres sous le bord du cratère.

 

Villarica-2004----JC-Tanguy---GVP.jpg             Villarica - le cratère et le lac de lave - photo JC Tanguy in GVP - 2004.


Canlaon - Philippines :

 

Le VAAC-Tokyo signale un panache montant du volcan le 15 mai, pour atteindre 2.400 m. avant de dériver vers l'ouest.

 

Le volcan composite Canlaon (qui s'écrit aussi Kanlaon) occupe une partie du nord de l'île de Negros, et la partage avec deux volcans voisins beaucoup moins actifs le Silay et le Mandalagan. Du haut de ses 2435 m d'altitude, il est le point culminant de l'île, et ses 30 km de diamètre à la base font de lui un édifice imposant. Sa forme, allongée du Sud Ouest au Nord Est, trahie une histoire volcanique complexe, marquée par la migration de différents centres d'activité. Le dernier de ces points, portant la plus haute altitude, se trouve à l'extrêmité Sud du complexe. L'étude de la stratigraphie de l'édifice montre qu'il est à l'origine de la plus volumineuse avalanche de débris qu'ait connu l'archipel Philippin, cette dernière ayant parcouru 33 km vers le Sud Ouest.

 

Kanlaon.jpg                          Le Canlaon - document GVP.


Pagan - Iles Mariannes :

 

Entre le 7 et le 14 mai, et bien qu'aucune activité inhabituelle ne soit signalée sur place, les images satellite ont révélé un gros panache de vapeur et un panache de gaz diffus, dérivant vers l'ouest.

 

Pagan-south---US-Navy.jpgSouth Pagan - le site actif, à gauche, a son sommet coupé par une fissure datant de 1981.

North Pagan, de loin plus actif, se trouve au centre de la photo.

Document U.S.Navy.

 

L'île volcanique de Pagan est constituée par deux stratovolcans interconnectés par un isthme étroit; les 2 volcans "nord" et "sud" s'élèvent dans des caldeiras, respectivement de 7 et 4 km.

 


L'activité se poursuit sur :

- en Amérique : Soufrière Hills-Montserrat, Arenal et Turrialba au Costa Rica, Chaiten et Llaima au Chili.

- en Asie : Bagana, Dukono en Indonésie, Sakura-Jima et Suwamose-Jima au Japon, triplette au Kamchatka avec le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Shiveluch.

- dans le Pacifique ; Gaua et Hawai, avec le Kilauea.

 

Sources :

- IMO / Inst. of Earth Sciences Iceland

- Global Volcanism Program - Weekly report.

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Publié le par Bernard Duyck
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          Pierre meulière basaltique commémorative de quatre expositions internationales

                                                                                                                      ©JM. Mestdagh

 

Il semble que l'exploitation "antique" du basalte se soit faite dans des carrières à ciel ouvert.

 

Actu---3 0430         Exploitation au néolithique - Document Vulkanschule / Vulkanpark

 

Dès l'âge de bronze (5.000 à 750 av.JC.), la roche était débitée par un principe de "chaud-froid" : un feu est allumé sur une colonne basaltique et éteint de façon brutale en arrosant avec de l'eau froide; l'éclat extrait était ensuite façonné à l'aide de bifaces.

 

Actu---3 0431

          Exploitation à la période romaine - Document Vulkanschule / Vulkanpark

 

 La romanisation de la Germanie inférieure a permis une généralisation du moulin à main, puis son perfectionnement jusqu'à la technique de meule tournante.

Ce type de meule, du fait d'une usure rapide, a imposé la sélection des pierres les plus dures, parmi lesquelles le basalte a une place privilégiée.

La "pierre d'Andernach" était aussi utilisée pour les meules verticales des moulins à huile, les tordoirs.

Les romains utilisaient des coins introduits régulièrement en ligne par percussion au maillet, pour faire éclater le basalte en gros blocs, façonnés par après grâce à divers outils.

 

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                                                                                  ©JM. Mestdagh

 

 

roemischehandmuehle             Meule en basalte de l'époque romaine - Document Vulkanschule / Vulkanpark


Les meules basaltiques de l'Eifel furent commercialisées grâce aux fleuves et rivières, en l'occurence le Rhin et la Moselle, via le port fluvial d'Andernach, et aux réseaux d'approvisionnement de l'armée romaine par le réseau de chaussées.

On retrouve des meules de la région de Mendig jusqu'à Londres, en Scandinavie, en France en Lorraine, à Toul, dans le territoire de Belfort à Offemont. La zone de distribution des meules allemandes s'étend au sud jusqu'à une ligne Tours-Autun-Augst (zone rouge); celle des meules Auvergnates voit sa limite nord sur une ligne Boulogne-Reims-Strasbourg (zone verte), avec un chevauchement des deux aires de distribution (zone grise) . L'analyse de la composition minérale (éléments majeurs et éléments traces) a permis de déterminer la provenance précise (pays, région, jusqu'à la carrière) de la pierre meulière.

 

 

 

Mapping-trade-areas--1--1.jpg                     Carte d'après T.Gluhak et W.Hofmeister (réf.ci dessous)

frauen-kinderarbeit.jpgPuis vient la période d'exploitation minière pré-industrielle, dans des conditions toujours pénibles, et où toute la famille était concernée : femmes et enfants creusaient les premiers mètres, dans les dépôts volcaniques, ensuite les hommes s'attaquaient au basalte.


Document Vulkanschule / Vulkanpark

 

Actu---3 0429

Gravure montrant la meulière souterraine de Mendig au 15 et 16°siècle - techniques de levage et de mise en oeuvre des colonnes de basalte pour la confection des meules à grain

Doc. A.Schmickler / Von magma zum mühlstein.

 

 

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                                    Carrière de Niedermendig -  ©JM. Mestdagh

Actu---3-1990.jpg

                             Mendig - musée de plein air "Museumslay" - ©JM. Mestdagh

             Reconstitution d'une entrée de puit de mine - explications de W.Kostka DVG

 

 

 

Sources :

- Explications de terrain fournies par Dominique Thiery (Lave Est)

- Vulkanschule / Vulkanpark : lien

- Vom magma zum mühlstein - Ed.Haarms & Fr.Mangartz

- Alain Belmont et Fritz Mangartz (dir.), Mühlsteinbrüche. Erforschung, Schutz und Inwertsetzung eines kulturerbes europäischer Industrie / Les meulières. Recherche, protection et valorisation d'un patrimoine industriel européen.

- Provenance analysis of roman millstones: mapping of trade areas in roman europe.

Tatjana M. Gluhak, Wolfgang Hofmeister
Johannes Gutenberg-Universität, Institute of Geosciences, 55128 Mainz.

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