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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Mount_Taranaki_New_Zealand---Igraham.jpg

                               Le mont Taranaki - photo Igraham

 

Le second plus haut pic de North Island, avec ses 2.518 mètres, est aussi le plus grand massif volcanique : le Taranaki.

Il est localisé à la pointe sud-ouest de l'île du nord, près de la ville de New Plymouth, et à l'extrémité sud de l'arc volcanique coupant celle-ci selon un axe NE-SO.

 

Mt Egmont - early NZ booksUn Tangi, cérémonie de rencontre Maori, où les salutations se font face au Mont Taranaki - doc.New Zealanr illustrated.


Aussi nommé Mont Egmont, en honneur de John Perceval, second comte d'Egmont, premier Lord commissioner de l'Amirauté Britannique et promoteur du voyage de James Cook.

Son nom Maori est Taranaki, tara signifiant montagne et naki, provenant de ngaki signifiant brillant.

 

NEO_egmont_big-copie.jpgSituation du volcan Taranaki/Egmont et du parc national Egmont, aux frontières circulaires bien délimitées - d'après une photo Nasa Aster.

 

Le Mont Egmont est situé au sein du parc naturel du même nom, fondé en 1900. Il reçoit des précipitations abondantes, essentiellement d'origine orographique : les vents humides d'ouest sont contraints de s'élever en rencontrant ce massif, se refroidissent et donnent de fortes pluies.

Le paysage du mont Egmont varie en fonction de l’altitude : aux niveaux les plus bas, on trouve des rimu, ou Dacrydium cupressinum, un conifère endémique de Nouvelle-Zélande,

et des kamahi, Weinmannia racemosa ; sur les pentes moyennes, la forêt Goblin et plus haut, l’étage et la flore subalpine et alpine.

 

12168_188976256440_645396440_3411875_4789196_n.jpg  Taranaki AVE 2009 - 12

 


 

 

 

 

Des rimu à l'étage inférieur et moyen, des plantes alpines plus haut ...

un échelonnage de végétation courant en montagne, mais "à la sauce néo-zélandaise" -

© Antony Van Eeten

 

 

 

Le volcan Taranaki :

Le Taranaki est le volcan le plus jeune et le plus au sud-est d'un groupe de trois volcans faisant partie de la chaîne qui inclut le Kaitoke et le Poualai, Le Paritutu et le Sugar Loaves, tous des restes érodés de grands volcans.

Ce stratovolcan andésitique a son cratère sommital empli de neige et de glace, recouvrant un dôme de lave.

Le pic Fanthams, un cône secondaire, brise la symétrie du Taranaki; il est situé sur son flanc sud; quatre dômes de lave sont localisés sur ses bas-flancs nord et sud.

La plaine entourant le Taranaki est couverte de débris volcaniques en provenance de lahars et glissements de terrain; ces glissements ont atteint une distance de 40 km. à partir du cône, tandis que les coulées pyroclastiques et les flots de lave  couvraient des distances respectives de 15 et 7 km. Tous ces produits volcaniques ont valorisé les terres environnantes.

L'activité du Taranaki a débutée il y a 130.000 ans, avec des épisodes plus importants tous les 500 ans; la dernière grande éruption est datée de 1.655 - VEI 4 et vol. de téphras émis : 330 Mm³; le dôme de lave et son effondrement ont eu lieu au 19° siècle (1854).

 

Taranaki_Slopes---James-shook.jpg                    Les flancs colorés du Taranaki - photo James Shook.

 

Taranaki-AVE-2009.jpg

                     © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---5.jpg

                          © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---3.jpg

               Close-up sur des orgues volcaniques -   © Antony Van Eeten

 

Taranaki-AVE-2009---10.jpg

                   © Antony Van Eeten

Taranaki-AVE-2009---2.jpgLa nature volcanique du terrain se dévoile sous la flore alpine - © Antony Van Eeten

 

 

Taranaki-cinder-cones---Don-Swanson-USGS.jpgCes vertes collines étaient considérées comme des cinder cones ou de petits évents secondaires produits lorsque des laves sont passées au dessus de terrain gorgés d'eau; actuellement on les voit plutôt comme des hummocks produits par des avalanches de débris suite à des collapsus répétitifs. - photo D.Swanson USGS.

 


Mt-Taranaki-8479-lge-copie-1.jpg                      Les dépôts sur les flancs du Taranaki - photo GNS.

 

Pour terminer, une photo qui ferait "perdre le nord" à beaucoup de volcanophiles; pour notre part, dès demain, direction nord vers l'arc des Kermadec et son volcanisme sous-marin.

 

12168_188995181440_645396440_3412175_6968716_n.jpg                   " Par où débuter ? "  - © Antony Van Eeten 


Sources :

- Global Volcanism Program - Taranaki

- GNS - New Zealnd volcanoes - Taranaki

- Egmont national Park - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

hierve---RussBowling-3-.jpg

               Hierve el Agua dans les collines entourant Oaxaca - photo RussBowling.

 

Hierve el Agua, littéralement « faire bouillir l’eau », est situé à 70 km. à l’est d’Oaxaca. Le site consiste en deux formations rocheuses semblables à des chutes d’eau qui se sont formées sur une période de plusieurs milliers d’années. L’une d’elle mesure 12 mètres et est appelée "cascada chica" (la petite cascade) ; elle s’écoule d’une base large de 60 mètres. L’autre, "cascada grande" (la grande  cascade) mesure 30 mètres et descend d’une plate-forme de nonante mètres de large, qui domine la vallée de 80 mètres.

 

Hierve-el-agua---ameriQuebec.jpeg                         Hiervé el Agua - cascades de travertins - photo americQuébec.

 

hierve---terracettes---Mountains-travel-photography.JPGHiervé el Agua - la construction des terrasses passe par le stade de micro-terrassettes ... processus remarqué au Yellowstone, sur le site de Mammoth hot Springs -

photo Mountains travel photography

 

Ces formations rocheuses sont souvent appelées "cascadas de sal", ou "cascadas petrificadas", "cascadas petreas". Elles sont formées par de petits apports en une eau sursaturée en carbonate calcique, qui transite vers la surface au travers de fissures ; cette eau est à une température plus élevée que l’air ambiant, de 22 à 27°C, mais certainement pas à une température proche de l’ébullition comme pourrait l’indiquer son nom …

 

Les dépôts de carbonate calcique donne une apparence claire à la formation rocheuse, mais d’autres minéraux sont présents dans ces eaux : argent, bore et fer colorent les stalactites.

 

Le processus est un peu différent, mais rappelle par divers aspects les travertins de Mammoth Hot springs, dans le parc Naturel du Yellowstone aux Etats-Unis, ou encore les terrasses turques de Pammukale.

 

hierve-de-agua--2---Dr-Victor-M.Malpica-Cruz.jpg                    Couleurs délicates du travertin oxydé  - photo Dr. Victor M. Malpica Cruz.


Cascada chica, aussi appelée l’amphithéatre, est constituée d’une plate-forme où s’épanchent quatre sources; leurs eaux sont capturées dans un ensemble de petits bassins naturels et dans deux grandes piscines artificielles, où l’ont peut se baigner. Ces piscines ont une eau couleur vert turquoise à cause de leur concentration en minéraux. Deux de ces sources sourdent au niveau du plancher et semblent bouillonner ; les bulles sont dues à l’air qui s’échappe sous l’effet des courants sous la surface … d’où l’appellation du site. Le perpétuel débordement favorise le dépôt de calcaire sur les parois des piscines.

 

hierveelagua11-copie.jpgHiervé el Agua - de petits bassins voisinent avec les piscines artificielles affleurantes - photo Oaxaca mia.

 

hierve---RussBowling-2-.jpgHiervé el Agua - les piscines artificielles et les stalactites de débordement - photo RussBowling.


Ce site fut découvert il y a 2.500 ans,par des populations nomades. Les anciens Zapotèques les utilisèrent pour l’irrigation au travers d’un réseau de canaux construits entre 450 avant JC à l’an 1500. La haute teneur en sels de calcium et magnésium est telle que les dépôts ont pétrifié les canaux.

 

hierve-el-agua33.jpg                      Hiervé el Agua - canalisation "pétrifiée" et colorée par les oxydes de fer.


Les archéologues ont découvert que les Zapotèques employaient une technique pour enlever le bore nuisible aux cultures, et utilisaient des trous pour empêcher l’incorporation de sodium dans le sol … les eaux devaient donc être utilisées pour l'agriculture plutôt que pour les bains.

 

Un autre site enchanteur situé au Chiapas, à 50 km. de Palenque et de somptueuses ruines Mayas : Aqua Azul.

Aqua Azul, "eau bleue" en espagnol, est un site superbe à la convergence de trois rivières, Shumulja, Otulun et Tulija, qui serpentent dans des canyons peu profonds, au milieu d'une végétation luxuriante. La couleur des eaux est due au lit calcaire de la rivière qui réfléchit le ciel, et magnifie cette eau qui passe de bassins limpides en bassins limpides, seulement troublée  par la blanche écume au niveau des cascades. Une autre hypothèse est la composition riche en sels de magnésium et autres chlorures.

 

AguaAzul---David-Tuggy.jpg                         Aqua Azul taille sa route dans la forêt - photo David tuggy.


Le must est de trouver ce site fort fréquenté à un moment calme, ou de remonter les cascades, les paresseux plus nombreux restant au bas de celles-ci, pour se retrouver seul ou en compagnie de quelques enfants indiens venus y puiser de l'eau ... et qui s'y amusent, oubliant un moment leur tâche domestique.

Entre mai et septembre, des alluvions viennent troubler les eaux et en changer la couleur.

 

AguaAzulMexico2---Chokollate.jpg                             Aqua Azul, les chutes et les bassins du bas - photo Chokollate.

 

 Sources :

- Oaxaca mio - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Acores----Pedro-Cardoso.jpg

                 Tunnel de lave - archipel des Açores - photo Pedro Cardoso


L’archipel des Açores possède plus de 270 "grottes volcaniques", distribuées partout sauf sur Corvo … sous ce vocable, on compte aussi bien les véritables tunnels de lave que les puits ou évents volcaniques verticaux.

 

repartition-des-tunnels-Acores.jpg

Distribution des "grottes volcaniques" dans l'Archipel des Açores - doc. AMIGOS DOS AÇORES /ASSOCIAÇÃO ECOLÓGICA.


Petit rappel tectonique :

L'archipel Açorien occupe une branche latérale de l'épine dorsale médio-atlantique, à proximité d'une jonction triple entre les plaques tectoniques nord-américaine, eurasienne et africaine.

La présence d'une large région de plancher marin en surélévation, associée à une croûte peu épaisse entre les seamounts du Great Meteor et la plate-forme des Açores sur la plaque Africaine, par rapport à des structures moins développées sur la plaque nord-américaine, penchent en faveur d'une genèse commune pour ces structures dérivant d'un point chaud.

Une interaction entre la dorsale et un point chaud a eu lieu il y a 85 millions d'années. Cette interaction a migré vers le nord le long de l'axe de faille suite aux mouvements de la plaque africaine vers le SSE, suivant une direction grossièrement parallèle à l'axe de la dorsale Médio-Atlantique.
La formation du plateau des Açores aurait débutée il y a 20 Ma, pour se finaliser il y a 7 Ma environ.
La géométrie et la distribution des petites structures insulaires sur le plateau est à mettre en relation avec des variations de production de matériaux fondus sous l'action du point chaud, avec une périodicité de 3 à 5 Ma.
L' ensemble du plateau, après la diminution de l'activité volcanique, a subi les effets du rifting de la dorsale médio-atlantique.

  

Geochimie-des-volcans-Faial--tectonique.jpgTectonique de l'archipel des Açores - microplaque des Açores et failles - rift de Terceira - doc. Nunes & al. 2006

 

 

 

 

L’île de Pico, la seconde plus grande de l’archipel des Açores, et l’une des plus récente – âgée de 300.000 ans – abrite le plus grand nombre de tunnels de lave, environ 80.

 

Pico---Gruta_das_Torres---MikeNorton.JPG                                Açores - Pico : Gruta das Torres - photo Mike Norton

 

Gruta_das_Torres_Lavacicles---Mike-norton.JPG          Açores - Pico : stalactites de lave au plafond de Gruta das Torres - photo Mike Norton


Grutta das Torres est un tunnel de lave situé sur les pentes ouest du volcan, formé dans une coulée pahoehoe originaire d'un cône parasite, le Cabeço Bravo, et datée de 500 à 1500 ans. Formée d'un groupe de tunnels de lave interconnectés et pas toujours faciles d'accès, cette zone, récemment découverte en 1990, a été décrétée "Monument national" en 2004. On ne visite que les 400 premiers mètres de ce tunnel, long de 5439 m. et haut à certains endroits de 15 m.

 

800px-Furna_do_Enxofre-_Entrada-_ilha_Graciosa-_Acores---J.jpg                  Açores - Graciosa : entrée de Furno do Exnofre - photo José Luis Alvera Silveira

 

800px-Furna_do_Enxofre-_Lago_interno-_Santa_Cruz_da_Gracios.jpg         Açores - Graciosa : Furno do Exnofre, vue intérieure  - photo José Luis Alvera Silveira

 

Furno do Exnofre, sur Graciosa, fut visitée la première fois en 1879 par le Prince Albert de Monaco, l’océanographe, dans laquelle il descendit par une échelle de corde. Située dans la caldeira de Graciosa, on accède à la cavité par un escalier circulaire glissant, construit en 1939. Un dôme parfait haut de 80 mètres et occupé d’un bassin aux eaux vertes de 130 mètres de diamètre se révèle dans les brumes de dioxyde de carbone … un monde à part, qu’il convient de visiter vers midi, à l’heure où les rayons du soleil y magnifient les couleurs.

 

Sources :

- ENS Lyon - l'intérieur des tunnels de lave - Açores : Gruta das Torres

- Amigo dos Açores - Volcanic caves

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Découvert en 1515 par le navigateur espagnol Juan de Bermúdez, qui lui a donné son nom, l’archipel des Bermudes se compose d’une centaines de petites îles, faisant partie des Territoires Britanniques d’Outre-mer.

 

Bermudes---Astwood-park-plages-roses---JG-Howes.jpg       Archipel des Bermudes - les plages de sable coralien rose d'Astwood Park - photo J.G. Howes

 

Ces îles sont situées sur un volcan sous-marin depuis longtemps éteint, localisé à 1000 km de la Caroline dans l’Atlantique nord, et plus particulièrement dans la Mer des Sargasses.

La croûte océanique entourant la base de ce volcan sous-marin s’est formée sur la dorsale médio-Atlantique, il y a 123-124 Ma environ. (voir carte de la fin du Jurassique, avant la fermeture de Téthys)

 

Quatre sommets volcaniques sont situés sur une ligne NE-SO, sur la "Bermuda rise" : la plate-forme des Bermudes, émergeant, et Challenger, Argus et Bowditch, submergés. L’archipel des Bermudes occupe une partie du bord SE du piédestal des Bermudes.

 

Geology-of-Bermuda.jpgCarte bathymétrique de la région des Bermudes - les terres émergées sont en gris foncé - doc. Geology of Bermuda / Smith & Sandwell 1997.

 

bermudes.jpgBermuda-island-and-reef-platform---Bermuda-zoological-socie.jpg

 

Carte de l'archipel des Bermudes et de son plateau coralien -à droite, vue aérienne /
Photo courtesy of Bermuda Zoological Society.


Ces quatre sommets volcaniques résultent d’une activité extensive dates approximativement de 33 Ma - 45 Ma.

Deux théories s’affrontent pour expliquer cette localisation et la datation.

La première lie le volcanisme à la présence d’un point chaud, ou un panache.

La seconde lie l’activité volcanique à une réorganisation mondiale des plaques tectoniques lors de la fermeture de l’océan Téthys, lors de la collision entre la plaque Arabique et la plaque Eurasienne au Cénozoïque, il y a 35 à 40 Ma.

 

late-jurassic---152-Ma.jpgConfiguration des continents à la fin du Jurassique, avant la fermeture de l'océan Téthys, et position de la dorsale médio-atlantique à l'époque - doc. histoire du temps.

 

Coupe---geoogy-of-Bermuda.pngCoupe du plateau coralien et des iles des Bermudes - l'ensemble repose sur le sommet érodé du volcan sous-marin, en vert - doc. Geology of Bermuda

 


Le volcan des Bermudes est estimé avoir eu une hauteur de 1.000 mètres, réduite en 3 à 10 millions d’années par l’érosion au niveau de la mer. Lors de cette érosion marine, des récifs coralliens se sont formés et du calcaire s’est déposé au début du Pleistocène – environ 1,8 Ma – constituant une couche d’épaisseur variable de 15 à 100 mètres qui recouvre les roches volcaniques. Au Pléistocène, une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires, accompagnée de variations fortes du niveau marin, résulte en dépôts de séries de couches calcaires composées principalement d’éolanites carbonatées (roches formées par la solidification de particules sédimentaires déposées par le vent), et de calcaires marins, datés de périodes de submersion de la plate-forme, et de paléosols terra-rossa (sols fossiles composés de poussières du Sahara), datés de périodes de bas niveau marin.

 

La seule évidence d'un passé volcanique est la forme esquissée de deux caldeira, qui correspondent à deux grandes baies, Great sound et Castle Harbour.

 

Calderas-Bermuda---Bernews.jpg                   Emplacement de deux caldeira de l'archipel des Bermudes - photo Bernews


La surface des Bermudes est caractérisée par un terrain karstique. Plus de 150 grottes sont connues, certaines très grandes ont des portions peu profondes submergées communiquant avec l’océan en fonction des marées.

 

bermuda-origin-4-Crystal-cave-----Bermuda--Search-for-deep-.jpgArchipel des Bermudes - deux plongeurs évoluent entre les stalagmites de Crystal cave, grotte en eaux profondes - photo NOAA - Bermuda : search for deep water caves 2009.

 

bermuda-origin-5-inland-tidal-cave-pools-----Bermuda--Searc.jpgArchipel des Bermudes - piscine d'eau saumâtre dans une grotte à l'intérieur des terres -
photo NOAA - Bermuda : search for deep water caves 2009.

 


Toutes ces découvertes ont été rendues possible grâce à divers forages (années 1970-1980) et à l'expédition du NOAA Ocean Explorer / Bermuda 2009, dont l'objectif était l'exploration et la caractérisation de la partie supérieure du plateau des Bermudes et des volcans sous-marins adjacents, et la confirmation de l'existence de grottes en eaux profondes (60 à 200 m. de profondeur).

 

Sources :

- NOAA - Bermuda : search for deep water caves 2009 - link

- The geology of Bermuda - link

- Bernews - NOAA on the volcanic origins of Bermuda.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une récente émission de David Attenborough sur les serres tropicales de Kue Gardens, en Angleterre, a mis en lumière des zones géothermales situées au Rwanda.

Quel peut être le point commun entre ces deux endroits fort éloignés ?

 

Le Nymphea thermarum Eb.Fisch. :

Le nénuphar pygmée rwandais (nom usuel, non officiel) - pygmy Rwandan water lily -  est un nénuphar "thermal" poussant autour des sources chaudes de Mashyuza, dans le sud-ouest du Rwanda.

Découverte en 1987 seulement par le botaniste allemand de l’Université de Koblenz-Landau, le professeur Eberhard Fischer, cette endémique a disparu de cette implantation suite à la surexploitation de la source chaude lui fournissant son fragile habitat. L’eau ne pouvant plus atteindre la surface, la petite zone, chaude et humide où il poussait, s’est desséchée et tous les exemplaires ont disparu.

 

Nymphea-Thermarum--Seerosen.jpg                     Nymphea thermarum Eb.Fisch - photo Seerosen.org (~x4)

 

Fort heureusement avant son extinction dans la nature, des exemplaires avaient été cultivés en Allemagne, à Bonn, et à Kew Gardens, en Angleterre. Toutefois, l’espèce s’est révélée extrêmement difficile à multiplier.

carlos-magdalena-foto-kew-gardens-copie-1.jpgL’horticulteur Carlos Magdalena de Kew Gardens (photo) a déchiffré l’énigme de la culture de cette espèce rare de nénuphar africain, considéré comme le plus petit au monde, avec des feuilles n'atteignant parfois que 1 cm de diamètre. Il a rassemblé des informations sur l’habitat naturel de la plante en retournant  à la description originale en allemand de celle-ci : "Il pousse dans la boue humide due au débordement d’une source chaude. L’eau atteint la surface à 50°C, mais la plante colonise un secteur où l’eau a refroidi jusqu’à 25°C ".

Cela signifie qu’au contraire de toutes les autres espèces connues de nénuphars, Nymphea thermarum ne pousse pas submergé dans l’eau profonde des lacs, rivières ou marais. La découverte est que cette espèce de petite taille, extrêmement rare et inhabituelle, pousse en terrain humide au bord d’une source chaude thermale. Avec ces données en main, Carlos Magdalena a procédé à un dernier essai. Il a placé semences et semis dans des pots de terreau à l’intérieur de petits récipients remplis d’eau afin de maintenir l’eau au même niveau que la surface du terreau, à une température de 25°C. Les derniers individus restants de l’espèce ont ainsi pu être exposés à une concentration plus forte de dioxyde de carbone et d’oxygène dans l’air. A sa joie et sa surprise, les plants se sont vite renforcés et après quelques semaines, huit d’entre eux ont commencé à prospérer et ont atteint la maturité avec des feuilles plus épaisses, plus vertes et plus larges.

 

Nymphaea_thermarum-Kew-gardens---CT-Johansson.jpg     Nymphea thermarum Eb.Fisch en conditions de culture - photo C.T. Johansson / Kew Gardens


Ce nénuphar possède des fleurs blanches à étamines jaunes, probablement autopollinisées, qui s’ouvrent le matin pour se refermer en début d’après-midi. Une fois la floraison terminée, le pétiole se courbe pour que le fruit entre en contact avec la boue humide. Après maturation, le fruit libère les semences. La plante ne se reproduit que par semis.

En novembre 2009, la collection de Nymphea thermarum de Kew a fleuri pour la première fois.

Comme cette espèce est aujourd’hui multipliée et cultivée facilement dans les serres, et comme la source chaude continue à couler (mais elle est captée avant d’atteindre la surface), il pourrait y avoir une possibilité de restaurer le site et de réintroduire Nymphaea thermarum au Rwanda.


Le potentiel géothermique du Rift africain :

De nombreuses sources chaudes émergent dans le graben Mashyuza, à une température allant jusqu’à 54,2°C. Elles témoignent d’un potentiel géothermal lié au rift africain, et dans ce cas, à sa branche occidentale.

 

figure2.jpg          Le rift Est africain et ses deux branches, ouest et est, entourant le craton Tanzanien.


La présence de ce petit nénuphar, et son éventuelle réimplantation, remettent à l’ordre du jour une source énergétique disponible et inutilisée, sinon gaspillée, malgré son inventaire dans les années 70-80. L’utilisation de cette source d’énergie pourrait se substituer à terme à l’utilisation du charbon de bois, mettant en danger les écosystèmes.

 

Rwanda-geothermie.jpg                                         Rwanda - en gras, les zones géothermales étudiées 

 

Sources :

- Kew Royal Botanical Gardens - Nymphea thermarum

- Science News - Smallest waterlily in the world brought back from the brink of extinction at Kew Gardens.

- Seerosen - Nymphea thermarum

- Geothermal development in rwanda : an alternative to the energy crisis - Ministry of infrastructure, Kigali, Rwanda.   

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Ca bouge en Californie, à Salton Sea, tant au niveau restauration écologique qu’au niveau découverte scientifique !

 

Salton-sea.jpg                                                  Salton Sea / Californie - photoblog


Au niveau sismique :

Des géophysiciens de l’Université de Californie, Santa Cruz, viennent de démontrer une relation entre l’activité sismique et les opérations effectuées au niveau des centrales géothermiques situées dans le champ de Salton Sea.

 

Geothermal-plan-Salton-Sea---D.McNew.jpg             Salton Sea - centrale géothermique - photo David McNew


Ce lac salé est bordé par une dizaine de centrales géothermiques, de capacité totale d’environ 330 Mw. Elles puisent une eau chauffée sous terre, qui se transforme en vapeur au cours de sa remontée vers la surface, et produit au passage de l’énergie " verte ", pour être ensuite récupérée, et enfin réinjectée en sous-sol.

Ce cycle n’est cependant pas équilibré : les volumes extraits dépassent ceux injectés (depuis 1992, seuls 81% du liquide extrait sont renvoyés sous terre), avec des conséquences sur la sismicité !

 

Il existe une corrélation entre le volume net de fluide extrait et l’augmentation sismique qui caractérise le champ géothermique.


L’étude reprend une période entre 1981 et 2012 ; avant 1986, période de relativement faible production géothermique, la quantité de séismes est restée basse également. Après 2001, les opérations industrielles et la sismicité ont augmenté régulièrement, suivant les changements de volume du liquide dans le sol.


110627095757-large.jpgCette découverte débouche sur une capacité de prédiction des séismes générés par les activités humaines, grâce à une connaissance des volumes d’eau entrants et sortants, et à la suppression des signaux sismiques parasites à l’aide d’outils informatiques performants.

 

Salton Sea - différentes failles (SSAF : San Andreas fault - SJF : San Jacino fault - IF : Imperial fault) et les contours de Salton Sea et du Lac Cahuilla - doc. Scripps Institution of Oceanography, UC San Diego

 

Cette étude aura des débouchés mondiaux dans le domaine géothermique, et localement aussi dans le domaine sismique … au cours des trente dernières années, la région a connu de nombreux séismes, dont un de magnitude 5,1. De plus, le champ géothermique est situé à l’extrémité sud de la faille de San Andreas, et des interactions pourraient se produirent, induites par la sismicité anthropique.

 

Salton-Sea-mud-volcano----SSNat.wildlife-refuge-2010---D.Mc.jpg      Salton Sea mud volcanoes - Salton Sea National Wildlife refuge -  photo David McNew


Restauration de Salton Sea :

Une série de lois sur la qualité et la répartition de l’eau, établies entre plusieurs états américains oblige la Californie à réduire son utilisation des eaux de la Colorado river. Les transferts d’eau auront pour effet de réduire les quantités coulant dans cette mer et par conséquent un impact environnemental négatif.

Si rien n’est fait, Salton Sea va devenir, aux cours des prochaines décades, de plus en plus salée, son rivage va reculer, avec une influence sur la vie sauvage, la qualité de l’air et de l’eau.

L’état Californien doit assumer la responsabilité financière de relativiser cet impact énvironnemental négatif et plus généralement les efforts de restauration de Salton Sea, tant au niveau des habitats sauvages qu’à celui des opportunités récréationnelles.

Plus de détails sur "Restoring Salton Sea".

 

Salton-Sea---Mullet-isl.---D.McNew.jpgSalton Sea - Cormorans et pélicans bruns sur Mullet island, un petit volcan du groupe Salton Buttes - photo David McNew

 

Il est à souhaiter que la surexploitation géothermale n'enclenche pas de catastrophe ... et que les lois et la politique forcent la restauration du biotope si particulier de Salton Sea !

 

Sources :

- Science Daily - Geothermal power facility induces earthquakes, study finds - link

- Science Daily -Flooding of ancient Salton Sea linked to San Andreas earthquakes - link

- Legislative Analyst’s office – Restoring the Salton Sea  - link 

- The ecology of the Salton Sea, Calofornia, in relation to tht sportfishery - link  

- KPBS - Diversion Of Colorado River could lead to so cal megaquake - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualité volcanique
Etna Voragine - 19.03.2020 -  les deux cônes actifs, et les coulées de lave qui convergent vers la Bocca Nuova (centre bas de la photo ) - photo INGVvulcani
Etna Voragine - 19.03.2020 -  les deux cônes actifs, et les coulées de lave qui convergent vers la Bocca Nuova (centre bas de la photo ) - photo INGVvulcani

Etna Voragine - 19.03.2020 - les deux cônes actifs, et les coulées de lave qui convergent vers la Bocca Nuova (centre bas de la photo ) - photo INGVvulcani

Etna - images thermiques des coulées de lave à la caméra FLIR / à comparer avec la photo ci-dessus - 19.03.2020 - Doc. INGV

Etna - images thermiques des coulées de lave à la caméra FLIR / à comparer avec la photo ci-dessus - 19.03.2020 - Doc. INGV

Etna - images thermiques des coulées de lave à la caméra FLIR - 19.03.2020 - Doc. INGV

L'activité de surveillance de l'Etna par l'Observatoire Etneo de Catane (INGV-OE) ne s'arrête pas malgré le confinement.

Les volcanologues de l'INGV Stefano Branca, directeur de l'INGV-OE, et Mauro Coltelli, coordinateur du Centre de surveillance des îles éoliennes (INGV-CME), sont allés sur l'Etna pour les activités de surveillance volcanologique habituelles prévues dans le cadre de la convention INGV - Protection civile et visant à caractérisation des phénomènes éruptifs en cours.

 

Deux cônes présentent une activité strombolienne dans la Voragine . L'effusion de lave se fait par des points différents plus bas, en coulées aux bras multiples qui convergent vers la Bocca Nuova. La température max. de la lave est mesurée à 832°C.

 

Source : INGV & INGVvulcani

Une explosion a é(é enregistrée à 18h00 le jeudi 19 mars 2020 au complexe Nevados de Chillan, accompagnée d'un panache de cendres à 1.500 mètres au dessus du cratère actif, avec une dispersion vers le sud-est . La dernière image satellite Sentinel-2 (ESA) du 16mars, continue de montrer une anomalie thermique (faible) à l'intérieur du cratère actif.

L'anomalie thermique mesurée par Mirova le 19.03 est de 4MW.

L'alerte technique est maintenue à Amarilla.

 

Sources: Sernageomin, Sentinel-2, Mirova

Nevados de Chillan - 19.03.2020 / 21h33 -  Sernageomin Portezuelo

Nevados de Chillan - 19.03.2020 / 21h33 - Sernageomin Portezuelo

Nevados de Chillan - hot spot  vu sur cette image Sentinel-2 L1C du 19.03.2020  bands 12,11,4 - un clic pour agrandir

Nevados de Chillan - hot spot vu sur cette image Sentinel-2 L1C du 19.03.2020 bands 12,11,4 - un clic pour agrandir

Toujours au Chili, à 17h17, le 20 mars, le Service national de la géologie et des mines a averti d'une augmentation de l'émission de dioxyde de carbone au niveau des sols depuis un secteur situé dans la marge sud-ouest de la Laguna del Maule.

Il s'agit d'une augmentation de 3.736 g / m² / jour en Mars 2019 à 14.469 g / m² / jour en février 2020.

Sur place des changements de coloration du sol ont également été observés en raison de l'altération de celui-ci et la présence d'animaux morts. La zone d'émission se trouve à 10 km au sud du complexe frontière de Paso Pehuenche, et un rayon d'impact de 500 m a été déterminé.

Il n'y a pas de changement dans l'alerte, qui reste au niveau vert.

Source : Sernageomin

 Laguna del Maule - 20.03.2020 -  zone de potentiel impact / anomalie en CO2 - Sernageomin

Laguna del Maule - 20.03.2020 - zone de potentiel impact / anomalie en CO2 - Sernageomin

L'activité éruptive se poursuit au Shishaldin. L' activité explosive mineure a diminué au cours des dernières 24 heures, mais la sismicité reste élevée avec des tremblements presque continus.

 

Shishaldin - RSAM du 20.03.au 21.03.2020 / 7h20 ( Last 24 hours, 5 minute average). - Doc. AVO

 

Les vues satellites ont été obscurcies par les nuages, et un petit panache de vapeur du sommet a été observé dans une image de caméra Web claire au cours des dernières 24 heures. À ce moment, l'activité éruptive semble confinée à la zone du sommet, mais l'activité pourrait augmenter avec peu ou pas d'avertissement, entraînant des coulées de lave à l'extérieur du cratère, des lahars et des émissions de cendres.

Le code couleur actuel de l'aviation: ORANGE (instauré le 14,03,2020)

 

Source : AVO

 Shishaldin - 19,03,2020 / 10h23 pm UTC – photo Matt Loewen / AVO

Shishaldin - 19,03,2020 / 10h23 pm UTC – photo Matt Loewen / AVO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Sismologie
Nevados de Chillan – 13.07.2020 en fin de soirée – incandescence de la coulée de lave – photo Josefauna / Volcanologia in Chile

Nevados de Chillan – 13.07.2020 en fin de soirée – incandescence de la coulée de lave – photo Josefauna / Volcanologia in Chile

Au Nevados de Chillan, la coulée de lave visqueuse émanant du cratère Nicanor continue de descendre lentement le flanc nord du volcan.

Le Sernageomin a déterminé une zone de danger de 3 km vers l'ouest et jusqu'à 5 km vers l'est.

De nuit, on peut remarquer l'incandescence émise par la coulée ; son taux d'émission est de l'ordre de 0,2m³/sec.

 

Source : Sernageomin et Volcanologia in Chile

Nevados de Chillan - la coulée en journée le 14.07.2020 - webcam Sernageomin Portezuelo

Nevados de Chillan - la coulée en journée le 14.07.2020 - webcam Sernageomin Portezuelo

Toujours au Chili, le 14 juillet 2020 à 06h59 heure locale, le National Geology and Mining Service a enregistré un séisme lié à la fracturation des roches, d'une magnitude locale de 3,0 et d'une profondeur de 0,2 km au complexe volcanique de Taapaca.

Le Complexe (5 861 m d'altitude) est situé sur le haut plateau de la région d'Arica et de Parinacota, et est à la 35e place du classement des risques spécifiques.

Le complexe volcanique de Taapaca - photo Daniel Bertin / Sernageomin

Le complexe volcanique de Taapaca - photo Daniel Bertin / Sernageomin

Le Complexe (5.861 m d'altitude) est situé sur le haut plateau de la région d'Arica et de Parinacota, et est à la 35e place du classement des risques spécifiques.

Nommé localement Nevados de Putre, il correspond à un complexe volcanique allongé avec un profil irrégulier, situé sur le bord ouest du front volcanique actuel des Andes centrales. Son activité remonte à 2,7 millions d'années avec l'émission de lave et de pyroclastes principalement andésitiques.

Au cours des 1,5 million d'années écoulées, l'activité éruptive aurait migré d'environ 4 à 5 km vers le sud-ouest, limitée à de courtes périodes d'activité et séparée par des stades prolongés d'immobilité.

Il n'y a aucune trace d'activité éruptive historique. Il n'y a que des sources chaudes et des dépôts de soufre associés à ce centre éruptif.

Le niveau d'alerte reste à vert ; Une réactivation potentielle serait liée à l'emplacement des dômes dacitiques et à la génération ultérieure de courants pyroclastiques qui affecterait très probablement le flanc sud-ouest du volcan, le secteur où se trouve Putre, le principal centre peuplé de la région de l'altiplano (environ 2 .000 habitants), et la route internationale CH-11.

 

Source : Sernageomin

Bulusan - photo archives 2016.10.08 / PHIVOLCS-SPDRRMO

Bulusan - photo archives 2016.10.08 / PHIVOLCS-SPDRRMO

Le Phivolcs a enregistré depuis le 13 juillet une hausse du nombre de séismes volcaniques au Bulusan : il en dénombre 33 en 24 heures le 13 et 27 séismes en 24 heures le 14 (période de 8h à 8h matin)

Une très faible émission de panaches blancs chargés de vapeur des évents sud-est a été observée. Les données de déformation du sol provenant de mesures GPS continues indiquent une inflation à court terme de l'édifice depuis fin février 2020. Ces paramètres indiquent que des processus volcaniques sont en cours sous l'édifice qui peuvent être causés par un dégazage en profondeur ou une activité hydrothermale ou une intrusion magmatique.

Les personnes vivant dans les vallées et le long des canaux fluviaux, en particulier dans le secteur sud-est, sud-ouest et nord-ouest de l'édifice, doivent être vigilantes contre les écoulements et les lahars chargés de sédiments en cas de fortes pluies prolongées.

Le statut d'alerte de niveau 1 (anormal) prévaut actuellement sur le volcan Bulusan, ce qui signifie qu'il est actuellement dans un état anormal.

 

Source : DOST-PHIVOLCS

Islande - séismes au 15.017.2020 / 07h35 - Doc. IMO
Islande - séismes au 15.017.2020 / 07h35 - Doc. IMO

Islande - séismes au 15.017.2020 / 07h35 - Doc. IMO

Vatnajökull / Bárðarbunga - magnitude des séismes au 15.07.2020 - les deux séismes de plus de M3 en nuit du 13-14.07.2020 - Doc. IMO

Vatnajökull / Bárðarbunga - magnitude des séismes au 15.07.2020 - les deux séismes de plus de M3 en nuit du 13-14.07.2020 - Doc. IMO

Peu avant minuit le 13 juillet à 23 h 41, un tremblement de terre de magnitude 3 a secoué la partie sud-est de la caldeira de Bárðarbunga et environ une heure plus tard le 14 juillet , un autre séisme de magnitude 3,6 a secoué la région.

Les séismes de cette importance sont communs au Bárðarbunga.

 

A noter que les essaims sismiques se poursuivent dans la péninsule de Reykjanes, aux environs de Grindavik, et plus au nord, à l'embouchure de l'Eyjafjördur ; Dans le nord, on dénombre plus de 13.000 séismes dont 3 de magnitude supérieure à 5.

 

Source : IMO

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Publié le par Bernard Duyck
Falaises de Palisade Head sur le lac Supérieur, vue nord-est en direction de Shovel Point - photo Kablammo

Falaises de Palisade Head sur le lac Supérieur, vue nord-est en direction de Shovel Point - photo Kablammo

Dans l'état du Minnesota aux Etats-Unis, sur la rive nord du Lac Supérieur, se dressent des falaises hautes de 90 mètres dont la géologie est liée au volcanisme : Palisade Head et Shovel Point.

 

Cette formation rocheuse fait partie du MRS, le Midcontinent Rift System, l'un des plus grands rifts continentaux au monde.

Vieux de 1.100 millions d'années, il s'étend du Kansas au Michigan, et contient des gisements minéraux magmatiques et hydrothermaux.

Les roches du MRS ne sont exposées en surface que dans la région du Lac Supérieur, membre du groupe de cinq lacs situés sur ou près de la frontière entre le Canada et les Etats-Unis. Ce groupe de lacs d'eau douce se compose du lac Supérieur, du lac Michigan, du lac Huron, du lac Erié et du lac Ontario.

Carte  géologique du Midcontinent Rift System (les limites du MRS : ligne en noir gras) , avec les unités intrusive en rouge, les unités sédimentaires en vert, les unités volcaniques en violet – Doc. USGS

Carte géologique du Midcontinent Rift System (les limites du MRS : ligne en noir gras) , avec les unités intrusive en rouge, les unités sédimentaires en vert, les unités volcaniques en violet – Doc. USGS

Orgues de rhyolite à Palisade Head - Lac Supérieur , groupe volcanique de la rive nord - photo James ST John / Flickr 

Orgues de rhyolite à Palisade Head - Lac Supérieur , groupe volcanique de la rive nord - photo James ST John / Flickr 

Détail sur les orgues de rhyolite à Palisade Head - Lac Supérieur , groupe volcanique de la rive nord - photo James ST John / Flickr 

Détail sur les orgues de rhyolite à Palisade Head - Lac Supérieur , groupe volcanique de la rive nord - photo James ST John / Flickr 

Palisade Head et Shovel Point sont formés par une coulée de lave rhyolitique, extrudé il y a 1,1 milliard d'années.

 

Le volcanisme régional, sous l'influence de montée de magma en fusion depuis un panache mantellique profond, a entraîné de volumineuses intrusions et des éruptions en surface de coulées de basalte et rhyolite, en grande partie confinées à des bassins allongés et affaissés formés le long du système de rift, en un intervalle relativement court estimé à 26 millions d'années.

A la fin de la majeure période de volcanisme, vers 10 millions d'années, les sections de basalte dans les bassins centraux du Lac Supérieur avaient une épaisseur d'environ 20 km.

Shovel Point Sea Caves - photo SuperiorTrails

Shovel Point Sea Caves - photo SuperiorTrails

Schéma du volcanisme du MRS au stade rift, il y a 1.100Ma – Doc. USGS

Schéma du volcanisme du MRS au stade rift, il y a 1.100Ma – Doc. USGS

Après cette période majeure de volcanisme et de rifting, le gradient thermique et mécanique du panache mantellique a commencé à diminuer mettant fin à l'extension de la croûte et au rifting.

Le MRS a ensuite subi un refroidissement régional et un affaissement, évoluant en une série de bassins affaissés le long de l'axe central du système de rift. Les eaux courantes et les glaciers ont érodé les roches MRS des hautes terres le long des flancs des bassins centraux et se sont écoulés vers le centre du rift où ils ont déposé des sédiments clastiques. Ces sédiments clastiques, tels que le sable, le gravier et les galets, se sont accumulés pendant des millions d'années, créant des couches de roches sédimentaires solidifiées, atteignant finalement une épaisseur d'environ 7 kilomètres (4,3 milles) près du centre des bassins du rift dans le lac Supérieur.

 

Vers 1080 Ma , une compression d'origine tectonique a raccourci la largeur de la faille. La compression a entraîné un soulèvement des bassins centraux le long des failles qui bordaient les bassins. Dans certaines parties du système de rift, ce mouvement inverse a placé du basalte plus ancien sur des roches sédimentaires plus jeunes ... un énorme bouleversement.

 

Sources :

- USGS – America's volcanic past - Minnesota

- USGS – Mineral deposits of the Midcontinent Rift System

- Department of Natural resources – Tettegouche State Park

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Klyuchevskoy - panache de gaz et cendres le 02.10.2020 / 6h30 - webcam IVS  FEB RAS KVERT

Klyuchevskoy - panache de gaz et cendres le 02.10.2020 / 6h30 - webcam IVS FEB RAS KVERT

Selon les données vidéo, l'activité strombolienne du volcan Klyuchevskoy a commencé à être observée à partir de 22h03 UTC le 1er octobre 2020, et cette activité se poursuit. Les explosions envoient des cendres jusqu'à 300-400 m au-dessus du cratère du volcan (environ 5 km au dessus du niveau de la mer), un panache de gaz-vapeur contenant une certaine quantité de cendres descend le long de la pente du volcan vers l'est. Un panache de cendres n'est pas détecté sur les images satellite pour le moment.

Une éruption explosive modérée du volcan se poursuivra probablement. Explosions de cendres jusqu'à 5-6 km d'altitude pourrait survenir à tout moment. Les activités en cours pourraient affecter les avions volant à basse altitude.

Le code couleur aviation est passé à jaune.

 

Source : KVERT

 Etna NSEC de Linguagossa -émission de cendres du 01.10.2020 - photo Salvatore Lo Giudice

Etna NSEC de Linguagossa -émission de cendres du 01.10.2020 - photo Salvatore Lo Giudice

L'Institut National de Géophysique et Volcanologie, Etneo Observatory, annonce que l'augmentation de l'activité explosive au nouveau cratère du sud-est de l'Etna, signalée auparavant, s'est vérifié entre 8h00 et 9h30 heure locale. La modeste éruption de cendres a produit un nuage éruptif à environ 4,5 km au-dessus du niveau de la mer.

L'activité strombolienne reste, accompagnée d'émissions discontinues de cendres rapidement dispersées dans la zone du sommet.

L'amplitude du trémor volcanique, en légère augmentation, montre des fluctuations entre les niveaux moyen-élevé. Des événements infrasonores associés à une activité explosive en cours sont observés.

Les réseaux de surveillance de la déformation des sols de l'Etna ne présentent aucune variation significative.

 

Source : INGV OE – 01.10.2020 11h34 loc.

Etna NSEC - poursuite de l'activité strombolienne le 01.10.2020 / 22h28 et le 02.10.2020 / 01h28 - webcam LAVE - un clic pour agrandirEtna NSEC - poursuite de l'activité strombolienne le 01.10.2020 / 22h28 et le 02.10.2020 / 01h28 - webcam LAVE - un clic pour agrandir

Etna NSEC - poursuite de l'activité strombolienne le 01.10.2020 / 22h28 et le 02.10.2020 / 01h28 - webcam LAVE - un clic pour agrandir

En septembre 2020, les stations sismographiques de l'Université de l'Utah, responsables de l'exploitation et de l'analyse du réseau sismique de Yellowstone, ont localisé 205 tremblements de terre dans la région du parc national de Yellowstone. L'événement le plus important a été un séisme mineur de magnitude 2,8 situé à 9 miles au sud-sud-est de West Thumb, dans le parc national de Yellowstone, le 10 septembre à 7 h 26, heure du Pacifique.

Un essaim de 125 tremblements de terre s'est produit du 10 au 16 septembre à environ 9 miles au sud-sud-est de West Thumb. L'essaim comprenait 29 événements de magnitude 2, dont huit supérieurs à M2,5 et 69 événements de magnitude 1.

Les séquences de tremblements de terre comme celles-ci sont courantes et représentent environ 50% de la sismicité totale dans la région de Yellowstone.

L'activité sismique de Yellowstone reste à des niveaux de fond.

L'affaissement de la caldeira de Yellowstone, en cours depuis 2015, s'est poursuivi à un rythme moyen de 2 à 3 cm par an. Dans la zone de Norris Geyser Basin, peu de déformation a été détectée par une station GPS à proximité depuis début 2020.

Le Steamboat Geyser continue d'être actif, avec quatre éruptions au cours du mois: les 1er, 9, 16 et 26 septembre. Cela porte le nombre total d'éruptions pour l'année à 38.

 

Niveau d'alerte volcanique actuel: NORMAL

Code couleur de l'aviation actuel: VERT

 

Source : YVO

Yellowstone National Park- le lac du Yellowstoe , vu de West thumb - photo© Bernard Duyck  archives

Yellowstone National Park- le lac du Yellowstoe , vu de West thumb - photo© Bernard Duyck archives

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