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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Whakaari / white island - geysering dans un évent saturé d'eau - vol de surveillance mai 2022 / GeoNet via Brad Scott - un clic pour agrandir

Whakaari / white island - geysering dans un évent saturé d'eau - vol de surveillance mai 2022 / GeoNet via Brad Scott - un clic pour agrandir

Les données de surveillance et les observations des récents vols de surveillance à Whakaari / White Island ont confirmé que le niveau d'agitation volcanique reste faible.

La température des gaz et de la vapeur émis a continué de baisser jusqu'à un maximum de 111 °C mesuré lors du vol d'observation du 27 avril 2022 (contre 288 °C le 16 mars 2022).

Une activité de geyser a été observée dans l'un des évents saturés d'eau au cours du même vol d'observation.

Aucune émission mineure ou diluée de cendres volcaniques n'a été observée depuis fin février 2022. La déformation du sol par satellite indique un soulèvement mineur autour de la zone active du lac de ventilation, tandis que l'activité sismique reste faible.

Prises ensemble, ces observations restent cohérentes avec de faibles niveaux d'agitation volcanique. Le niveau d'alerte volcanique reste au niveau 1 et le code couleur de l'aviation reste vert.

 

Source : GeoNet / Brad Scott

Rincón de la Vieja - dégagements de vapeur le 08.05.2022 / à 5h02 et 9h13 - Doc.. Ovsicori

Rincón de la Vieja - dégagements de vapeur le 08.05.2022 / à 5h02 et 9h13 - Doc.. Ovsicori

Au volcan Rincón de la Vieja, aucune éruption n'est signalée.
L'activité sismique est similaire, par rapport à hier.
Au moment de ce rapport, les vents soufflent vers le Nord-Ouest.
Plusieurs dégagements de vapeur provenant de l'activité du lac ont été observés , e.a. à 5 h 02 ou 9 h 13 ce 08 mai 2022.

Ces exhalaisons sont petites et ne dépassent pas le bord du cratère et n'ont donc pas généré de lahars. Un tremor presque continu avec une fréquence de 0,7-4 Hz et une amplitude modérée à forte est détecté.

Ces derniers jours, les observations géodésiques montrent un soulèvement et une légère contraction du sommet.

 

Source : Ovsicori

 Semeru - image archives 01.05.2022 - webcam PVMBG / Magma Indonesia

Semeru - image archives 01.05.2022 - webcam PVMBG / Magma Indonesia

 Semeru - sismicité au 085.05.2022 - Doc. Magma Indonesia

Semeru - sismicité au 085.05.2022 - Doc. Magma Indonesia

L'activité éruptive se poursuit au Semeru, ce 8 mai 2022, avec une mauvaise visibilité, mais des enregistrements sismiques en hausse :

- 111 séismes d'éruption, d'une amplitude de 10-23 mm et d'une durée de tremblement de terre de 45-130 secondes.
- 4 séismes d'avalanche, d'une amplitude de 2 à 5 mm et d'une durée de séisme de 40 à 50 secondes.
- 9 séismes de'émission, avec une amplitude de 2 à 8 mm et la durée du tremblement de terre de 25 à 66 secondes.
- 5 séismes tectoniques lointains
- 2 tremblements de terre Flood Vibration, avec une amplitude de 10-25 mm et une durée de tremblement de terre de 1260-2400 secondes.

Le niveau d'activité reste à 3 / siaga, avec recommandations de :
Ne mener aucune activité dans le secteur sud-est le long de Besuk Kobokan, jusqu'à 13 km du sommet (le centre de l'éruption). Au-delà de cette distance, la communauté ne mène pas d'activités à moins de 500 mètres de la berge (bordure de la rivière) le long de Besuk Kobokan en raison du potentiel d'expansion des nuages ​​chauds et des coulées de lave jusqu'à une distance de 17 km du sommet.

Ne pas se déplacer dans un rayon de 5 km du cratère/sommet du mont Semeru car il est sujet au retombées de projectiles incandescents.
Rester conscient du potentiel d'avalanches de nuages ​​chauds (APG), d'avalanches de lave et de lahars le long des rivières/vallées qui prennent naissance au sommet du mont Semeru, en particulier le long de Besuk Kobokan, Besuk Bang, Besuk Kembar et Besuk Sat ainsi que lahars potentiels dans les rivières une petite rivière qui est un affluent de Besuk Kobokan.

 

Source : Magma Indonesia

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Vulcano / La Fossa - photo INGVvulcani 06.2022 - un clic pour agrandir

Vulcano / La Fossa - photo INGVvulcani 06.2022 - un clic pour agrandir

 Vulcano - 19.06.2022 - Enregistrement automatique du flux de CO2 émis par le sol dans le site situé à l'est de la zone fumerolienne (site VCS). - Doc. INGV OE

Vulcano - 19.06.2022 - Enregistrement automatique du flux de CO2 émis par le sol dans le site situé à l'est de la zone fumerolienne (site VCS). - Doc. INGV OE

Du 6 au 9 juin 2022, la nouvelle campagne de surveillance géochimique de Vulcano a été réalisée, une partie de celles programmées périodiquement. Toutes les autres Sections impliquées dans le suivi des troubles à Vulcano, INGV-PA, INGV-OE, INGV-PI ont collaboré aux travaux des chercheurs de la Section de Rome1.
Les mesures du flux diffus de CO2 du sol ont été répétées dans les quatre zones cibles de Palizzi, Camping Sicilia, CS1 (W-NW de Camping Sicilia), Spiaggia di Levante et le long de la ligne qui s'étend de Palizzi à la base du cône de La Fossa, jusqu'à La Forgia Vecchia. Un total de 501 mesures, sur une superficie totale d'environ 240 000 m².

 

Entre le 13 et le 19 juin 2022, les températures des fumerolles du cratère restent stables et élevées (jusqu'à 382°C), des émissions fumerolliennes sont présentes sur le rebord du cratère.
Flux de CO2 dans la zone du cratère : Dans le site VCS, les valeurs du flux de CO2 émis par le sol sont enregistrées en ligne avec celles de la semaine précédente, égales à environ 5000 g/m2/jour (jour 20 juin ). 
Flux de CO2 à la base du cône de La Fossa et dans la zone de Vulcano Porto : Aucun changement significatif n'est observé, les flux de CO2 enregistrés dans les sites C. Sicilia et P4max continuent de rester sur desvaleurs moyennes-élevées ; à Rimessa, il y a une légère tendance à la baisse, sur le site de Faraglione, les valeurs sont stables à des niveaux proches du fond.
Flux de SO2 dans la zone du cratère : flux de SO2 à un niveau élevé ; données mises à jour le 12/06/22
La concentration en espèces magmatiques (CO2, He, N2) est en légère baisse (13 mol% CO2 au 30/05/2022).
Les paramètres physico-chimiques des aquifères thermiques présentent des valeurs stables, sans changements significatifs.
Réduction de la micro-sismicité locale, avec des valeurs faibles et moyennes-faibles du taux d'occurrence des événements.

 

Sources : INGV OE et INGVvulcani.

Stromboli - La terrasse du cratère vue par la caméra thermique placée sur Pizzo au-dessus de la Fossa avec la délimitation des zones de cratère Zone Centre-Sud et Zone Nord (AREA N, AREA C-S respectivement). Les abréviations et les flèches indiquent les noms et les emplacements des évents actifs, la zone au-dessus de la terrasse du cratère est divisée en trois plages de hauteur relatives à l'intensité des explosions. - Doc INGV OE 19.06.2022 / 12h00

Stromboli - La terrasse du cratère vue par la caméra thermique placée sur Pizzo au-dessus de la Fossa avec la délimitation des zones de cratère Zone Centre-Sud et Zone Nord (AREA N, AREA C-S respectivement). Les abréviations et les flèches indiquent les noms et les emplacements des évents actifs, la zone au-dessus de la terrasse du cratère est divisée en trois plages de hauteur relatives à l'intensité des explosions. - Doc INGV OE 19.06.2022 / 12h00

Pour la période du 13 au 19 juin 2022 à Stromboli, l'INGV OE rapporte l'observation d'une activité explosive normale de type strombolienne. La fréquence horaire totale des explosions a fluctué entre des valeurs basses (2 événements/h) et des valeurs moyennes-basses (9 événements/h). L'intensité des explosions était faible et moyenne dans la zone du cratère Nord et faible dans la zone du cratère Centre-Sud.

L'activité explosive a été principalement produite par 4 (quatre) évents éruptifs situés dans la zone du cratère Nord et 2 (deux) évents éruptifs situés dans la zone du cratère Centre-Sud. Toutes les bouches sont situées à l'intérieur de la dépression qui occupe la terrasse du cratère.

 

Source : INGV OE bulletin hebdomadaire

Long Valley CalderaRelief - Doc. thetonlandscape

Long Valley CalderaRelief - Doc. thetonlandscape

Le California Volcano Observatory (CalVo) renseigne pour la région volcanique de Long Valley : Dix-sept tremblements de terre égaux ou supérieurs à M1.0 ont été détectés dans la caldeira de Long Valley, le plus grand mesurant M2.8.

Aucun tremblement de terre égal ou supérieur à M1.0 n'a été détecté à Mammoth Mountain. Aucun tremblement de terre égal ou supérieur à M1.0 n'a été détecté dans les cratères Mono-Inyo.

Sept tremblements de terre mesurant au moins M1.0 ont été détectés au sud de la caldeira dans la chaîne de la Sierra Nevada, le plus grand mesurant M1.8.

Au 21.06 17h37 UTC, le niveau d'alerte volcan actuel est NORMAL, avec un code de couleur de l'aviation VERT.

 

 

Source : CalVo

Long Valley caldeira  bord NE  - photo USGS

Long Valley caldeira bord NE - photo USGS

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs", #Actualités volcaniques

Après une volée d'une centaine de marches, Dominique, Aris et Jean-Michel accèdent au cratère du Mahawu, un volcan encore actif (répertorié dans la catalogue du Global volcanism Program). Un mini lac acide occupe une partie du fond du cratère.

Le cratère du Mahawu -  photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le cratère du Mahawu - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le volcan Mahawu allongé immédiatement à l'est du volcan Lokon-Empung est le plus septentrional d'une série de jeunes volcans le long d'une ligne SSW-NNE près de la marge de la caldeira du Quaternaire Tondano. Mahawu est coiffé d'un cratère de 180 m de large et 140 m de profondeur qui contient parfois un petit lac de cratère et possède deux cônes pyroclastiques sur son flanc N.

Sonactivité historique a été limitée à de petites éruptions explosives occasionnelles enregistrées depuis 1789. En 1994, des fumerolles, des pots de boue et de petits geysers ont été observés le long des rives d'un lac de cratère.

Le cratère du Mahawu, et son lac épisodique -  photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le cratère du Mahawu, et son lac épisodique - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le lendemain, une route " aux centaines de virages " les mène au volcan Soputan, un des volcans les plus actif de Sulawesi.

Peu visible ce jour là ... seule une éclaircie dévoile le sommet à 1.785 mètres.

Le volcan est en activité de niveau 2 / waspada, avec recommandation de n'exercer aucune activité dans un rayon de 1.500 m du sommet.

Le Soputan - avec son sommet visble lors d'une éclaircie -  photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le Soputan - avec son sommet visble lors d'une éclaircie - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le Soputan culmine à 1785 mètres - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le Soputan culmine à 1785 mètres - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Le volcan jeune, en grande partie sans végétation, est le seul cône actif du complexe volcanique Sempu-Soputan, qui comprend la caldeira Soputan, Rindengan et Manimporok (3,5 km ESE).

Kawah Masem, un maar, s'est formé dans la partie ouest de la caldeira et contient un lac de cratère ; le soufre a été extrait des zones fumeroliennes du maar depuis 1938.

Des éruptions récentes ont pris naissance à la fois au niveau du cratère sommital et d'Aeseput, un important évent du flanc NE qui s'est formé en 1906 et a été la source de grandes coulées de lave intermittentes jusqu'en 1924.

 

Un petit tour du côté d'une de ces grandes coulées s'impose, mais cela restera dans une atmosphère brumeuse.

Soputan et une de ses coulées - Dernière éruption : du 23 mars au 2 avril 2020 - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Soputan et une de ses coulées - Dernière éruption : du 23 mars au 2 avril 2020 - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Petite journée de relaxation après ces nombreuses ascensions volcaniques... sans toutefois abandonner le volcanisme, car sur une plage, où trône une maison de pêche, ils découvrent une zone où se mêlent deux types de sable : un sable noir d'origine volcanique, et un autre clair, presque blanc, d'origine d'érosion corallienne.

 Sulawesi - une plage au sable bicolore et sa maison de pêche - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Sulawesi - une plage au sable bicolore et sa maison de pêche - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Sulawesi - plage au sable ... noir et blanc - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Sulawesi - plage au sable ... noir et blanc - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Cerise sur le gâteau : le jardin floral Tetetana, sur la colline du même nom, où les fleurs disputent la vedette au paysage bien vert, avec vue sur Manado.

A bientôt pour d'autres aventures.

 

Sources :

- Dominique et Jean-Michel  ( https://kilauea.info/2022/07/22/)

- Aris Yanto, guide, graduate in Volcanology University of Kehidupan (contact@idtreks.com   https://www.instagram.com/arisvolcano/)

- Global Volcanism Program – Mahuku et Soputan.

Sulawesi - le jardin floral Tetetana - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

Sulawesi - le jardin floral Tetetana - photo © J-M M. - un clic pour agrandir

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs", #Excursions et voyage.s

Quand on vous parle de la Mongolie, ce pays d'Asie grand comme deux fois et demi La France, coincé entre la Russie et la Chine, comment la voyez-vous ?

 

Un pays d'immenses étendues vertes et rases, la steppe, avec quelques troupeaux, de petits chevaux, des yourtes, des éleveurs nomades... ou encore un désert et des montagnes inhospitalières.

Si vous vous référez à l'histoire, un nom vient de suite : Gengis Kahn, rassemblant des tribus mongoles et fondateur de l'empire Mongol.

Mais vous ne pensez pas VOLCANS !

 

Mon ami, Pierre Gondolff, qui en revient (80 jours voyages), m'a appris l'existence de quelques volcans dans cet immense pays. Découvrons les avec ses photos.

 

Au nord-ouest de la capitale Oula-Bator, le parc naturel d'Uran Toggo abrite le volcan éteint Uran Uul. Ce petit cône de scorie s'élève à 1.686 mètres au dessus du niveau de la mer. Du sommet de son cratère, large de 500 mètres et profond d'une cinquantaine de mètres, on aperçoit une petit lac au creux d'épaisses forêts.

D'un âge non déterminé avec certitude, il serait à rapprocher de l’ensemble volcanique Khanuy Gol référencé par le GVP , selon Jacques-Marie Bardintzeff, volcanologue accompagnant le groupe.

  Cratère du volcan Uran Uul, dans le parc Uran Togoo - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Cratère du volcan Uran Uul, dans le parc Uran Togoo - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Volcan Uran Uul - lac de cratère aux multiples reflets - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Volcan Uran Uul - lac de cratère aux multiples reflets - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Dans la Provine de l’Arkhangai, après la traversée de vastes steppes peuplées d’éleveurs nomades et où pâturent les yaks et autres animaux, le groupe atteint le parc naturel de Khorgo – Terkhiin Tsagaan Nuur qui se situe à une altitude de 2.060 mètres au dessus du niveau de la mer.

Ce parc naturel abrite deux joyaux de la Mongolie : le lac de Terkhiin Tsagaan et le volcan éteint de Khorgo.

 

Le lac de Terkhiin Tsagaan, "le grand lac blanc de la rivière Terkh ", résulte de l’éruption volcanique du mont Khorgo. La coulée de lave de Horgo a été datée au radiocarbone il y a environ 4.930 ans et a endigué la rivière Chulutu, formant le lac Terkhin-Tsagan-Nuur.

Entouré par des cratères d'autres volcans éteints, il s'étend sur 16 km de long et sur 4 à 10 km de large. Sa superficie est 61 km², sa profondeur moyenne de 20 mètres

Le lac de Terkhiin Tsagaan, "le grand lac blanc de la rivière Terkh " -  photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Le lac de Terkhiin Tsagaan, "le grand lac blanc de la rivière Terkh " - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Le Khorgo, un volcan éteint, s’élève à 2.240 mètres d’altitude à l’est du lac de Terkhiin Tsagaan. Le sommet de ce volcan est couvert de basalte, qui était en activité il y a 8.000 ans. Son cratère mesure 200 mètres de diamètre et 70 à 80 mètres de profondeur, et est entouré de petits bosquets d’arbres. Il est protégé depuis 1965.

 

 

Sources :

- Photos de Pierre Gondolff , que je remercie.

Amical bonjour à J.M.Bardintzeff, S. Chermette et P. Thiran, qui participaient au même voyage.

- Global Volcanism Program : Khanuy Gol - lien  

- Global Volcanism Program : Taryatu-Chulutu - lien
Le volcan éteint Khorgo, et son cratère -  photos © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir
Le volcan éteint Khorgo, et son cratère -  photos © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Le volcan éteint Khorgo, et son cratère - photos © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Tunnel de lave, coulée émise par le volcan Khorgo - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Tunnel de lave, coulée émise par le volcan Khorgo - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Les laves de la région sont riches en inclusion de péridots - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

Les laves de la région sont riches en inclusion de péridots - photo © Pierre Gondolff - un clic pour agrandir

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Bezymianny - 23.10.2022 / 06h49 -  webcam seismic station Severnaya Griva - Doc. KB GS RAS

Bezymianny - 23.10.2022 / 06h49 - webcam seismic station Severnaya Griva - Doc. KB GS RAS

 Bezymianny - signal de SO2 amélioré de 5,71 DU à 800 m. du volcan - image Sentinel5P Tropomi du 23.10.2022 - Doc. DLR / BIRA / ESA

Bezymianny - signal de SO2 amélioré de 5,71 DU à 800 m. du volcan - image Sentinel5P Tropomi du 23.10.2022 - Doc. DLR / BIRA / ESA

Au Kamchatka, l'activité du Bezymianny est en hausse. Le code couleur aviation est passé de jaune à orange. Pour le moment, aucun nuage de cendres n'est signalé.

La température des anomalies thermique augmente graduellement ; une incandescence nocturne et une forte activité fumerollienne sporadique ont été observées le 22 octobre.

Le 2022-10-23, Sentinel-5P Tropomi a détecté un signal SO2 amélioré de 5,71 DU à une distance de 0,8 km du Bezymianny. 

 

En raison de cette hausse d'activité, le code aviation a été relevé ? De fortes explosions de cendres pourraient se produire à tout moment, accompagnée de panaches jusqu'à 10-15 km. et affecter le trafic aérien.

 

Source : KVERT

Activité du Bezymianny, du Kerinci, des îles Tonga et du Grímsfjall .
 Kerinci - sismicité au 22.10.2022  - Doc. PVMBG / Magma Indonesia

Kerinci - sismicité au 22.10.2022 - Doc. PVMBG / Magma Indonesia

Au Kerinci, sur Sumatra, le panache du cratère principal était gris ce 22 octobre, avec une intensité modérée à élevée, à environ 400-500 mètres du sommet.

La sismicité est caractérisée par :

- 203 séismes d'émission, d'une amplitude de 0,5 à 7 mm et d'une durée de tremblement de terre de 10 à 26 secondes.
- Et un épisode de trémor continu, d'une amplitude de 0,5 à 2 mm, dominant à 1 mm.

L'activité est au niveau 2 / waspada. Le code aviation du VAAC Darwin est orange.
Recommandations :
- Les communautés autour du volcan Kerinci et les visiteurs/touristes ne sont pas autorisés à escalader le cratère au sommet du volcan Kerinci dans un rayon de 3 km du cratère actif (les personnes sont interdites d'activités dans le rayon de danger/KRB III).

- Il est préférable d'éviter la trajectoire de vol autour du volcan Kerinci car à tout moment il a encore le potentiel d'éruptions de cendres à une hauteur qui peut interférer avec la trajectoire de vol.

 

Sources : PVMBG, Magma Indonesia, VAAC Darwin

Home Reef - image Sentinel du 20.10.2022 / 23h59 p.m. - Doc. TGS

Home Reef - image Sentinel du 20.10.2022 / 23h59 p.m. - Doc. TGS

Quelques nouvelles des îles Tonga par le T.G.S.

A Home Reef, il n'y a pas eu d'éruption au cours des 5 derniers jours. Les codes maritime et aviation sont au vert.

La dernière image satellite , prise le 20 octobre ne montre pas de modifications morphologiques : l'île est mesurée à 268 m. nord-sud et 283 m. est -ouest pour une surface d'environ 15 acres et une hauteur entre 15 et 18 m. asl.

Source : TGS communiqué #38 du 22.10.2022

Hunga Tonga - photos T.G.S. 18.10.2022
Hunga Tonga - photos T.G.S. 18.10.2022

Hunga Tonga - photos T.G.S. 18.10.2022

Des images de Hunga Tonga le 18 octobre montrent que l'île s'est abaissée à 32 m. au dessus du niveau marin. L'érosion lui a fait perdre quelques 40 m. après l'éruption du 15 janvier 2022.

 

Mesures effectuées le 14 octobre 2022 du dioxyde de soufre gazeux sur le côté est du volcan Tofua  - Doc. TGS 14.10.2022

Mesures effectuées le 14 octobre 2022 du dioxyde de soufre gazeux sur le côté est du volcan Tofua - Doc. TGS 14.10.2022

Les mesures effectuées le 14 octobre 2022 du dioxyde de soufre gazeux sur le côté est du volcan Tofua étaient de 9.000 ppm (parties par million).

C'est une indication que la chambre magmatique est proche de la surface. La mesure a été prise sous le panache de gaz volcanique dérivant vers l'est depuis le cône du volcan Lofia sur l'île de Tofua.
Il n'y a pas de danger immédiat, cependant, il est conseillé au public de signaler toute activité particulière dans la région.

 

Sources : Tonga Geological Services

Grímsfjall (Grimstvötn) sur le glacier Vatnajökull  - 22.10.2022 photo Arni Gunnarsson
Grímsfjall (Grimstvötn) sur le glacier Vatnajökull  - 22.10.2022 photo Arni Gunnarsson

Grímsfjall (Grimstvötn) sur le glacier Vatnajökull - 22.10.2022 photo Arni Gunnarsson

Après une série de séismes et un jökulhlaup débuté le 11 octobre - lien- , des touristes ont signalé une large fissure qui s'est ouverte a milieu de la route menant à Grímsfjall sur le glacier Vatnajökull , entre les points de conduite A1 et A2. C'est un gouffre capable d'engloutir une voiture. Les coordonnées du trou sont : Latitude : 64° 24' 13,476" N - 17° 13' 57,282" O

De plus 4 autres crevasses, beaucoup plus petites, se sont ouvertes sur le chemin.

 

 

Source : Andri Gunnarsson

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
  Chikurachki - explosion du 16.10.2022 -  photo  / D. Bobylev IVS FEB RAS - un clic pour agrandir

Chikurachki - explosion du 16.10.2022 - photo / D. Bobylev IVS FEB RAS - un clic pour agrandir

Une éruption explosive a commencé à environ 15h10 UTC le 15 octobre au Chikurachki.

Un panache de cendres jusqu'à 4,5 km d'altitude. a été noté sur les images satellites. Les données satellitaires du KVERT ont montré un panache de cendres étendu à environ 240 km à l'est-sud-est du volcan.

Le panache s'étend le 16 octobre à 523 km. à l'ESE du volcan.

Une activité du volcan continue. Explosions de cendres jusqu'à 6 km (19 700 pieds) au-dessus du niveau de la mer pourrait survenir à tout moment. L'activité en cours pourrait affecter les aéronefs volant à basse altitude. Le code couleur aviation est passé de vert à orange.

 

Sources : KVERT & VAAC Tokyo

Kilauea - cratère Halema'uma'u. Le complexe d'évents ouest (cônes fumants au premier plan), le lac de lave Halema'uma'u et l'étang sud (surface argentée au centre) et la grande île (lave plus foncée en haut à gauche) et tous visibles dans cette vue depuis le bord ouest. Des éclaboussures de lave incandescente sont visibles à l'extrémité est du lac de lave actif. USGS Photo prise par F. Trusdell le matin du 12 octobre 2022. / HVO - - un clic pour agrandir

Kilauea - cratère Halema'uma'u. Le complexe d'évents ouest (cônes fumants au premier plan), le lac de lave Halema'uma'u et l'étang sud (surface argentée au centre) et la grande île (lave plus foncée en haut à gauche) et tous visibles dans cette vue depuis le bord ouest. Des éclaboussures de lave incandescente sont visibles à l'extrémité est du lac de lave actif. USGS Photo prise par F. Trusdell le matin du 12 octobre 2022. / HVO - - un clic pour agrandir

L'éruption au sommet du volcan Kīlauea, dans le cratère Halema'uma'u, s'est poursuivie au cours des dernières 24 heures. Toute l'activité éruptive récente a été confinée au cratère. Aucun changement significatif n'a été observé au sommet ou dans l'une ou l'autre des zones de faille.
L'éruption de lave de l'évent ouest dans le lac de lave actif et sur le fond du cratère s'est poursuivie au cours des dernières 24 heures, avec la partie active du lac de lave stable.

Des mesures de survol du 5 octobre 2022 ont indiqué que le fond du cratère avait connu une élévation totale d'environ 143 mètres, et que 111 millions de mètres cubes de lave avaient été effusés depuis le début de cette éruption le 29 septembre 2021.
Les inclinomètres du sommet ont enregistré une légère déformation inflationniste continue au cours des dernières 24 heures. Le trémor volcanique reste au-dessus des niveaux de fond. Un taux d'émission de dioxyde de soufre (SO2) d'environ 1.800 tonnes par jour (t/j) a été mesuré le 30 septembre 2022.

 

Source : HVO

Sakurajima - éruption et panache à 1.000 m. le 16.10.2022 / 07h02  - Doc. JMA - - un clic pour agrandir

Sakurajima - éruption et panache à 1.000 m. le 16.10.2022 / 07h02 - Doc. JMA - - un clic pour agrandir

Le JMA nous informe de l'activité du Sakurajima du 10 octobre au 14 octobre à 15h00.

Au cratère sommital de Minamidake, 5 éruptions se sont produites, dont 2 explosions. Le panache de gaz et cendres s'est élevé jusqu'à 1.300m au-dessus du bord du cratère.
Des roches volcaniques ont atteint 1.300m à 1.700m du cratère sommital Minamidake.
De plus, au même cratère, de l'i,candescence nocturne a été observé grâce à une caméra de surveillance à haute sensibilité.

 

Selon des observations GNSS, le magma s'est accumulé dans les profondeurs pendant une longue période et que le gaz volcanique (dioxyde de soufre) a été libéré en quantité généralement importante, de sorte qu'une activité éruptive peut être observée à l'heure actuelle.
On pense que l'activité éruptive se poursuivra dans le futur, centrée sur le cratère sommital de Minamidake.

Le nombre de tremblements de terre et d'explosions volcaniques est le suivant :

- 10 octobre : 3 séismes, 1 explosion
- 11 octobre : 10 séismes
- 12 octobre : 15 séismes, 1 explosion
- 13 octobre : 5 séismes
- 14 octobre : RAS juqu'à 15h.

 

Sources : JMA & VAAC Tokyo

La Martinique - Montagne Pelée - dôme de 1902 Cratère Etang sec - auteur non référencé

La Martinique - Montagne Pelée - dôme de 1902 Cratère Etang sec - auteur non référencé

Entre le 7 et le 14 octobre à 16h UTC, l'OVSM a enregistré au moins 9 séismes volcano-tectonique, dont un de magnitude 1,2, à la Montagne Pelée de La Martinique.

Cette sismicité superficielle, autour de 0,4 km. au dessus du niveau de la mer soir environ 1 km. de profondeur sous le sommet du volcan, est associée à la formation de micro-fractures.

Pas d'autres changements significatifs.

Le niveau d'alerte reste à jaune / vigilance.

 

Source : OVSM – IPGP bulletin hebdomadaire

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Publié le par Bernard Duyck
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  L’archipel Tristan da Cunha est situé dans l’Atlantique sud, à 500 km. à l’est de la dorsale médio-Atlantique.

Il se compose de quatre îles : Tristan da Cunha, qui a donné son nom à l’archipel, Gough island, Inaccessible island et le groupe formé par Nightingale island, et deux îlots, Middle et Stoltenhoff islands.

 

-Tristan_archipelago-Map---Mahahahaneapneap.png                          Carte de l'archipel Tristan da Cunha - doc. Varp

 

Cet archipel a vu sa naissance liée au point chaud Tristan (ou Walvis hot spot), source commune du volcanisme qui marque l’archipel, la dorsale Walvis et son pendant, la dorsale Rio Grande, ainsi que la formation des provinces basaltiques (trapps) localisées en Namibie à l’est et au Brésil à l’ouest.

La dorsale Walvis est une dorsale asismique, structure majeure  dans l’Atlantique sud ; elle témoigne du passage originel de la plaque Africaine au dessus du point chaud. L’île Tristan da Cunha est l’expression moderne en surface de ce point chaud. La dorsale Rio Grande forme son pendant ouest sur la plaque Sud-Américaine.

 

O-Connor_and_Duncan_JGR_199015.jpgSchéma des déplacements des plaques sud-américaine et africaine au dessus du point chaud Tristan, en partie centrale gauche d la carte de O'Connor & Duncan. (réf. en sources) - en noir, les trapps du Parana et Edenteka.


Il y a 120-138 Ma, l’activité volcanique du point chaud (ou d’un super-volcan maintenant éteint) crée une vaste province ignée, incluant les trapps WalvisHotSpot.JPGdu Parana (Brésil)  et Edenteka (SO. Angola – NO Namibie), d’un volume original estimé à plus de 2,3.106 km², et actuel de plus d’ 1 M.km², pour une épaisseur d’au moins 2.000 mètres.

Ces inondations basaltiques sont associées au rifting du Gondwana et l’ouverture de l’océan Altlantique sud.

 


WalvisHotSpot2.JPGL’écartement au niveau des dorsales semble symétrique, vers l’est et l’ouest, avec trois phases identifiées par leurs vitesses :

- 84 à 70 Ma : phase rapide avec un ratio d’écartement de 45 mm./an

- 70 à 45 Ma : phase lente avec des variations , ratio de 5-18 mm./an

- 45 à 10 Ma : phase stable , avec écartement à une vitesse constante de 30 mm./an.

Schémas from Tristan da Cunha website - http://www.tristandc.com


( plus de détails sur : Tristan da Cunhahotspot tracks and the seafloor spreading history of the South Atlantic / by Hall et Bird / Smithsonian inst.)

 

tristan-da-cunha.Atlas-obscura.jpg                        L'île volcanique Tristan da Cunha - photo Atlas Obscura.


Tristan da Cunha est une île volcanique de 13 km. de diamètre, formée par un volcan-bouclier haut de 2.060 mètres et ses coulées. Sa base repose à 3.700 mètres sous le niveau de la mer.

L’érosion marine a sculpté les hautes et abruptes falaises qui ceinturent l’île. Leur succèdent des pentes plus douces qui mènent au pic Quenn Mary, et son cratère principal large de 300 mètres et contenant un petit lac. Les éruptions proviennent de ce cratère et de nombreux évents de flanc, ainsi que de fissures radiales. Les côtés du volcan sont ponctués de cônes stromboliens placés le long de ces fissures radiales et d’autres fissures circulaires. Un essaim de dykes est exposé de façon radiaire à l’édifice-mère.

 

tdc-geol---Baker-1964.gif                                                  Tristan da Cunha geology - doc. Baker 1964

 

L'éruption de 1961-62 :

Le seule éruption historique de Tristan da Cunha s’est produite en 1961-62, au niveau d’un évent situé sur la côte nord à proximité du seul point d’établissement humain de l’île.

Nat-Geo-article-1962.jpgL’éruption débuta le 10 octobre 1961, après un essaim sismique, accompagné de chutes de roches au niveau des falaises … la lave fit irruption tout juste à l’est des habitations, formant un cône égueulé, qui dirigea les coulées vers la mer. L’éruption dura jusqu’en mars 1962 ; un dôme de lave commença à croître ensuite et scella l’évent.

 

"Death of an island " article du National Geographic de 1962 relatant l'éruption historique de Tristan da Cunha.

 

112076.jpgEdinburg of the Seven Seas, "the settlement" - le cône de scories et la coulée de lave  -  Photo by Vicky Hards, 2004 (British Geological Survey, copyrighted NERC) / GVP.


Vers octobre 1961, l’évacuation des habitants est entreprise : ils se réfugient dans un premier temps à l’île de Nightingale, avant d’être expédiés au Cap. Finalement, les Tristanais furent transportés en Grande-Bretagne, où ils furent abrités sur une ancienne base militaire nommé Pendell Army Camp, près de Mersham-Surrey, en Angleterre. Ils furent ensuite regroupés à la base abandonnée de Calshot, nom qu’ils retiendront pour désigner leur nouveau port d'attache à leur retour chez eux, de la Royal Air Force, près de Southampton en Angleterre. Pour la plupart d’entre eux, ils éliront domicile sur un chemin qui est toujours nommé "Tristan Close".

En 1962, la Royal Society organise une expédition pour connaître l’ampleur des dégâts causés par l’éruption et pour étudier les conséquences qu'elle aurait pu avoir sur la faune et la flore locale. Les chercheurs découvrent le bourg d’Edimburg of the seven Seas presque intact — l’éruption s’était arrêtée à seulement 300 mètres de la colonie. Mais les autorités ne veulent pas rapatrier les insulaires, prétendant "qu’ils sont mieux là où ils sont". Alors les Tristanais entreprennent  d’organiser leur propre rapatriement. Les autorités font alors volte-face pour faire tout le nécessaire pour venir en aide aux habitants. En 1963, mené par Willie Repetto (le chef de l'île) et Allan Crawford (un ancien agent de santé posté sur l’archipel), les Tristanais regagnent leur pays, sauf cinq qui en avaient décidé autrement, et cinq des leurs qui étaient décédés lors de leur séjour en Angleterre. Mais la population s'était accrue de huit nouveau-nés entre-temps.


Tristan : isolement et auto-dépendance.

L’île Tristan da Cunha ne figure sur les cartes que depuis 1509 ; elle fut Tristao-da-Cunha----Paolo-Giovio-Elogi-virorum-bellica----jpgapprochée pour la première fois par un navire commandé par Tristao da Cunha, naviguant sur la route des Indes en 1506, avec un mandat du roi du Portugal.


Portrait deTristao-da-Cunha -Paolo Giovio Elogi virorum bellica - 


La première exploration connue de Tristan da Cunha fut menée le 7 février 1643 par le vaisseau Heemstede de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, dirigé par le capitaine Claes Gerritszoon Bierenbroodspot (un nom pareil ne s’invente pas !… littéralement traduit : bière-pain-pot).

Le navire en profite pour se ravitailler en eau douce, en poissons, en phoques et en manchots.


Tristan---HMS-Challenger---Thomson-1878-NOAA-Photo-library.jpgGravure antique évoquant l'approche de Tristan da Cunha par le H.M.S. Challenger. - Thomson 1878 / NOAA photo library.

 

Ce n’est qu’en 1810 qu’une première colonisation est tentée par trois Américains natifs de Salem au Massachusetts. Le chef de cette petite bande est un certain Jonathan Lambert, un homme excentrique qui, dès son arrivée, prend possession de ces terres en son propre nom et les rebaptise Refreshment Islands. Ils survivent en cultivant des pommes de terre, du blé et des légumes, et en faisant l’élevage de porcs. Leur commerce est basé sur le troc d’eau potable, de bois et des surplus de la récolte qu’ils trafiquent avec les navires de passage.

Malgré une occupation continue, en août 1814, la Grande-Bretagne s’empare des îles Refreshment en les annexant officiellement. La Grande-Bretagne revendique plusieurs raisons pour cette prise de possession, entre autres qu’elle souhaite prévenir toute tentative d’évasion appuyée par des sympathisants de l’ex-empereur Napoléon Bonaparte détenu, suite à la défaite de Waterloo, sur l’île de Sainte-Hélène à 2 180 km au nord de l’archipel de Tristan da Cunha. Il y a aussi le besoin de priver les vaisseaux de guerres américains d’un havre à l'abri, permettant de cibler les navires marchands britanniques en route ou en provenance des pays de l’Orient.

En 1867, le prince Albert, duc d’Édimbourg, deuxième fils de la reine Victoria, visite les îles. C’est en son honneur que les habitants de la colonie ont renommé leur bourg "Edimbourg-des-Sept-mers"  - "Edinburgh of the Seven Seas ", mais ils préfèrent toujours l’appeler plus intimement la Colonie "The Settlement ".


Edinburgh-of-the-Seven-Seas--Tristan---Michael-clarke-stuff.jpgEdinburgh of the Seven Seas - le cône de 1961 sur la gauche, tout petit comparé à la falaise - photo Michaël clark stuff.


Suite à l’ouverture du canal de Panama en 1904, et au déclin de l’industrie de la chasse aux baleines, les visites se font de plus en plus rares. Il s’agit, vraisemblablement, d’une période d’isolement presque total, et la population parvint à survivre par ses propres moyens. Cette auto-dépendance, qui perdure encore actuellement, caractérise le peuple tristanais.

 

L'île abrite aujourd'hui 290 personnes, réparties en 80 familles, caractérisées par seulement 8 lignées et noms de familles différents ... ce qui laisse supposer un problème de consaguinité.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Tristan da Cunha

- Tristan da Cunhahotspot tracks and the seafloor spreading history of the South Atlantic / by Hall et Bird / Smithsonian inst.

- Evolution of the Walvis Ridge-Rio Grande Rise Hot Spot System'
Implicationsf or African and South American Plate Motions Over Plumes - J.O'Connor & R.Duncan / Journal of geophysicalresearch vol95 oct.1990
- Vulkaner - Tristan da Cunha 1961 eruption - link

- About.com - Tristan da Cunha, the world's most remote island - Matt Rosenberg

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Publié le par Bernard Duyck
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L’archipel du Vanuatu est volontairement « sauté » comme il a déjà fait l’objet d’articles détaillés - lien 


Taveuni-rocks - famous wonders

                        Iles Fidji - la côte de Taveuni - photo Famous Wonders

 

Nous abordons les Fidji, un groupe de 250 îles, dont 80 31120habitées, localisées environ entre 15°47 et 21°4 S – 180° et 176° E dans le Pacifique sud.

La superficie totale est de 18.70 km² pour une population de 906.000 habitants (données 2006)

 

Cet archipel fut découvert en 1643 par Abel Tasman, puis exploré par Dumont d’Urville (1827). Il fut annexé par les Anglais en 1874. Le pays accède à l’indépendance en 1970 … mais connaît depuis une vie politique agitée, ponctuée de coups d’état.en 1987, la République est proclamée par les militaires, et l’appartenance au Commonwealth suspendue quelques années après.

 

Les îles volcaniques :

Les grandes îles sont volcaniques avec des lambeaux calcaires et gréseux, les petites d’origine corallienne. De nombreux récifs gênent la navigation autour de celles-ci.

 

800px-Vitilevu topo

                  Topography of Viti Levu - February 2000 - Image courtesy of NASA / JPL / NIMA

La chaîne de montagne Nakauvadra court du nord au sud de l'île; le plus haut pic, le Mt.Tomanivi culmine à 1324 m. (centre supérieur) - la structure circulaire au nord est la caldeira du Tavua, un grand volcan-bouclier actif voici 4 Ma.

 

L'île de Viti Levu couvre 11 760 km², celle de Vanua Levu 6 492 km²; puis viennent Kandavu ou Kadavu (560 km²) et Taviuni ou Taveuni (560 km²). Les autres sont des îlots répartis entre le groupe occidental de Yasawa, le groupe central de Viti-i-loma, le groupe oriental de Lau. On rattache aux îles Fidji l'île plus septentrionale de Rotuma (Rotouma).

 

Trois volcans "actifs" sont repris par le GVP : Taveuni, Nabukelevu et Koro.

 

Taveuni, la troisième île en superficie, est le sommet d’un grand volcan-bouclier, qui culmine à 1241 m. Elle est constellée de quelques 150 cônes volcaniques, le long d’un rift barrant NE-SO cette île longue de 40 km. Au centre de Taveuni, quelques cônes sont situés à l’ouest de la zone de rift axiale.

 

 

TaveuniVolcano---ph.-John-Gibbons.jpg                       Iles Fidji - Paysage volcanique de Taveuni - photo John Gibbons

 

Depuis les premières installations humaines vers 950-750 avant JC, cinquante huit éruptions ont été rapportées, affectant principalement la zone sud-ouest.

Une période de forte activité antre les années 300 et 500 forcèrent à l’abandon de cette partie sud jusque dans les années 1100. La dernière activité est datée de 1450-1650.

Taveuni est connue, en raison d’une abondante flore (liée au terrain volcanique) comme « l’île- jardin des Fidji » .

 

L’île Kadavu, au sud de l’archipel fidjien, voit sa partie sud-ouest occupée par le complexe de dômes de lave andésitique à dacitique Nabukelevu.

Le point culminant du complexe, le mont Washington, est un dôme andésitique culminant à 805 m.

On retrouve des coulées de lave dacitique au Cap Washington (côte ouest) et dans la baie de Talaulia (côte NE)

Trois lignes de failles orientées NNE coupent le complexe volcanique ; elles sont responsables d’avalanches de débris qui ont atteint l’océan des deux côtés du complexe.

 

Une analyse des dépôts par les université de Massey  en Nouvelle-Zélande et du sud-Pacifique à Suwa, révèle leur teneur en poteries et artefacts humains ; elles avalisent un mythe relatant une catastrophe qui a détruit une zone d’établissement humain au Mt. Washington à l’Holocène. Séismes et cyclone se sont ligués pour provoquer un gigantesque glissement de terrain, et consécutivement un tsunami qui a atteint la capitale Suwa, située 110 km au nord. La dernière activité date de 1660, avec des coulées de lave et de blocs.


L’île de Koro, est située entre Viti Levu et Vanua Levu, dans le groupe des îles volcaniques Lomaiviti.

Une chaîne de cônes de cendres basaltiques, datés du Pléistocène supérieur à l’Holocène, suit une crête orientée NNE-SSO. Les coulées de lave les plus récentes sont confinées au plateau central , où elles forment un champ de lave aplati.

Aucune activité volcanique n’a été signalée dans les dernières 10.000 années, et 4500 personnes y vivent tranquillement, répartis en 14 villages.

 

Subduc_Tonga---Geoazur.jpg    Environnement tectonique des îles Fidji, du bassin de Lau et de l'arc des Tonga - Carte Géoazur

 

 

La tectonique passée des Fidji et du bassin de Lau est complexe et liée aux phénomènes d’accrétion qui marquent cette zone de croûte terrestre depuis 12 Ma.

L’abondance des axes actifs dans le bassin nord-Fidjien et de Lau et leur géométrie particulière s’accompagnent de caractéristiques géophysiques telles qu’une anomalie positive de topographie sous- marine et du géoïde, un fort flux de chaleur, des anomalies de vitesses sismiques, et une lithosphère mince. Des anomalies géochimiques s’y ajoutent : des basaltes récoltés dans le nord ont des affinités de type MORB enrichi à OIB, compatibles avec une influence de point chaud.

L’activité régionale serait en partie du moins sous contrôle de la dynamique de l’asthénosphère, et pas seulement sous celui de la dérive passive de lithosphère d’arc … un panache mantellique profond serait toujours actif sous le domaine nord-Fidjien .

 

Les radeaux de ponces :

Des étendues marines recouvertes de ponces flottantes formant de véritables radeaux ou des pseudo-îles  sont de temps à autre repérées soit par des navigateurs, soit par des observateurs aériens, pilotes de ligne ou équipages d’astronautes.

Ces ponces proviennent des premiers stades d’une éruption sous-marine, et peuvent se déplacer au gré des courants durant plusieurs années, et sur de longues distances.

 

Radeaux de ponces autour de Viti Levu

 

 

 

 

 

 

A gauche, la position des radeaux de ponce autour de Viti Levu en 1992 (from Baleivanualala)

à droite, la trajectoire suivie par ces radeaux en 2001- 2002 - doc. GVP

 

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Des radeaux de ponce ont été repérés dans les parages des Fidji en 1979 et 1984, provenant d’éruptions sous-marines dans les îles Tonga, situées 700-800 km. au ENE. Les volcans incriminés sont le Mets Shoal et le Home Reef (à voir au chapitre Tonga) ; certaines de ces structures flottantes atteignaient 30 km. de large.

Le phénomène s’est reproduit en 1992, et 2001-2002, en provenance respectivement d’un volcan inconnu et d'un autre sans nom, référencé 0403-091.


island4_lg--discovermag.jpg

 Radeau de ponces coupé par le Yacht Maiken  -  Image courtesy of Tom Louis Pedersen / discover magazine.

 

Ces radeaux pourraient être responsables de la migration de plantes ou d’animaux dans le pacifique.

 

 

Une équipe de géologues australiens et américains a découvert en 2008 plusieurs volcans sous-marins, ainsi que des dorsales et des sources chaudes à 400 km au NE des îles Fidji, en utilisant des sonars multi-faisceaux de très haute technologie. Les images numériques des fonds marins ont révélé des formations géologiques jusqu’alors inconnues.

Les sommets des volcans – baptisés "Dugong" et "Lobster" (le homard) – sont dominés par de vastes caldeiras à des profondeurs de 1100 et 1500 mètres.
Le terrain – résultat d’une très forte activité volcanique et tectonique – a été décrit comme étant ‘spectaculaire’, avec des reliefs ressemblant aux ‘pustules volcaniques observées à la surface de Vénus’.


lobster-volcano-copie.jpgFidji -  le volcan Lobster - doc. CSIRO - Commonwealth Scientific and Industrial Reseach Organisation.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Fidji islands

- CSIRO - acyive submarine volcanoes found near Fidji - link

- Global Volcanism Program - Floating pumice (Fidji) - link

- Pumice rafting and faunal dispersion during 2001–2002 in the Southwest Pacific: record of a dacitic submarine explosive eruption from Tonga
 by S.E. Bryan & al.

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Publié le par Bernard Duyck
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L'éruption de La Somma, en 79 après JC, est resté célèbre pour avoir été la première à être décrite de façon presque scientifique par un observateur, et pour avoir détruit les cités de Pompéi et d'Herculanum, retrouvées des siècles plus tard.

 

Les prémices de l'éruption ne furent pas reconnues :

En 79, la région est densément peuplée, avec des villages et de petites cités, et les pentes de "la montagne de Bacchus" recouvertes de fermes et de vignobles, comme en témoigne une fresque de la Casa del Centenario, à Pompéi.

 

Pompei--casa-del-centenario-copie.jpg                              Pompéi - Casa del Centenario - le volcan avant 79


Pourtant en l’an 30 avant JC, l’historien grec Strabon décrit  la montagne comme "ayant un sommet plat et stérile, recouvert de suie et de roches couleur cendre, et suggère qu’il a pu un jour posséder des cratères de feu". Il suppose également que la fertilité de ses versants pourrait être due, comme pour l’Etna, à l’activité volcanique.

Diodore de Sicile appelait la plaine Campanienne "ardente" (flegrei) en raison de la montagne, qui montrait "des signes de feu ayant brûlé dans les temps anciens ".


Vesuve - séisme de 62 ap JC- Robert Decker - oregonstateEn février 62, un puissant séisme cause d’importants dégâts autour de la Baie de Naples et à Pompéi et Herculanum ;

Bas-relief d'une maison de Pompéi - photo R.Decker / Oregonstate univ.

 

Un autre séisme, plus petit, eu lieu en 64, et fut rapporté par Suétone, dans sa biographie de Néron ; il y raconte que le théatre s’est effondré peu de temps après avoir été évacué.


Le 20 août 79, de nouveaux séismes secouent la région … leur intensité et leur fréquence augmentent jusqu’au 24 août (ou le 24 octobre d’après d’autres constatations), signe d’une remontée magmatique. Les sources se tarissent autour de la montagne, mais à l’époque aucun lien n’est fait entre ces signes et une éventuelle éruption. Les Romains se sont habitués aux secousses mineures et n’ont d’ailleurs pas de mot pour désigner un volcan, seulement une vague notion des autres montagnes similaires, comme l’Etna, appelée demeure de Vulcain.

Le lendemain du festival du dieu romain du feu, le Vulcanalia, l’éruption va débuter !

 

Le récit de l’éruption par Pline le Jeune :

Deux lettres écrites par Pline le Jeune à son ami l’historien Tacite constituent le premier témoignage historique concernant une éruption volcanique. Le jeune homme assiste à la catastrophe depuis le Cap Misène, où il réside avec son père adoptif, son oncle Pline l’ancien,qui commande la flotte romaine de Misènum.

Quelques extraits significatifs :

"Mon oncle était à Misène où il commandait la flotte. Le 24 octobre vers midi, ma mère l'avertit qu'il paraissait un nuage d'une grandeur et d'une figure extraordinaire ... il était difficile de discerner de quelle montagne ce nuage sortait. sa figure approchait celle d'un arbre et d'un pin (parasol) plus que d'aucune autre. On le voyait se dilater et se répandre. Il paraissait tantôt blanc, tantôt noirâtre et tantôt de diverses couleurs ... en même temps, la cendre commençait à retomber sur nous." - description du panache plinien -

"Je tourne la tête et j'aperçois une épaisse fumée qui nous suivait en se répandant sur la terre comme un torrent.  - description d'une coulée pyroclastique - Quittons la route, dis-je à ma mère, tant que nous voyons encore, de peur d'être renversés et écrasés dans les ténèbres par la foule de nos compagnons. A peine étions-nous écartés, qu'elles augmentèrent de telle sorte qu'on eut cru être, non pas dans une de ces nuits noires et sans lune, mais dans une chambre dont toutes les lumières auraient été éteintes... Bientôt parut une lueur qui nous annonçait, non pas e retour du jour, mais l'approche du feu qui nous menaçait. Il s'arrêta pourtant loin de nous. L'obscurité revint et la cendre se remit à tomber plus épaisse et plus lourde..."

 

L’analyse des dépôts mène à la compréhension des phases de l’éruption :

 

Dépôts éruption de 79 - IPGPVision d'ensemble des dépôts de l'éruption de 79 à Terzino. La personne a la main posée sur le paléosol, dans la trace d'un tronc d'arbre. Le premier lit marron clair fait environ cinq centimètres et correspond à l'épisode phréatomagmatique par lequel débuta l'éruption. Cliché Sigurdsson et al, 1985 / IPGP


1. Selon un premier et fin dépôt déposé sur le sol, et limité aux flancs du volcan et l’est de celui-ci, la phase initiale fut phréatomagmatique ;

l’explosion débouche le conduit et ouvre la voie aux phases suivantes.

2. Le second dépôt que l'on peut identifier est bien plus épais que le précédent et montre des caractéristiques assez différentes. Il coïncide avec la phase plinienne de l’éruption.
Plinien-.gif

 

  Schéma d'une éruption plinienne.

 

Il est trié, c’est-à-dire que les gros fragments sont majoritaires à la base des lits alors que les cendres le sont au sommet (parfois on observe aussi une stratification inverse). De plus, la taille moyenne des particules dans le dépôt diminue en fonction de l'éloignement à la bouche volcanique (l'épaisseur maximale est cependant atteinte 10 km avant le conduit lui-même). On note également que le dépôt n'est pas symétrique autour du volcan, mais montre un allongement très net dans la direction sud-est, ce qui traduit l'effet des vents dominants dans l'atmosphère. Ce dépôt a, notamment à Pompéi, entraîné l'effondrement du toit de certaines maisons, mais sans les déplacer, ce qui indique une mise en place verticale, en pluie.


NapoliMap600.jpg

Zones affectées par les coulées pyroclastiques et direction de celles-ci, en rouge - zones de retombées de cendres et lapilli, avec les isopaques d'épaisseur, en gris-bleu.

 

Ces caractéristiques sont typiques d'une sédimentation aérienne (fall-out en anglais). Ce dépôt correspond à une pluie de cendres et de ponces depuis le panache volcanique. On note également une évolution progressive de la couleur des ponces qui passe de blanc au milieu du dépôt à gris au sommet. Cette évolution correspond à des laves de chimie différente remontées progressivement du fond de la chambre magmatique (les ponces blanches sont relativement plus riches en silicium, elles sont plus différenciées, alors que les ponces grises sont moins riches en silicium, plus primitives ou basiques, c’est-à-dire plus proches du matériel issu de la fusion).

3. Au dessus des dépôts Pliniens, on trouve des dépôts beaucoup plus hétérogènes, presque chaotiques , souvent très épais, et qui ne sont pas répartis de façon régulière autour du volcan, et entrecoupés de dépôts pliniens : ce sont des avalanches de nuées ardentes (coulées pyroclastiques) . Dans les dépôts de l'éruption de 79, on peut compter jusqu'à six avalanches.

 

vesuve-eruption--depots-de-nuees-ardentes-79.jpg Dépôt chaotique formé par les coulées pyroclastiques à Pozelle au sud du Vésuve (la personne au centre du dépôt donne l'échelle). On y trouve des blocs de lave de plus de 3mètres de diamètre ainsi que des blocs de calcaire arrachés par l'avalanche ardente. Cliché Sigurdsson et al, 1985 / IPGP

 

La quatrième fut la plus forte et frappa Pompei de plein fouet. Dans la ville d'Herculanum, c'est plus de 20 mètres de dépôt que l'on trouve, la ville ayant été affectée par quasiment l'ensemble des nuées ardentes en raison de sa proximité avec le volcan.
De plus il semble que les avalanches qui ont enseveli la ville aient été particulièrement chaudes comme le prouve la transformation de tout le bois de la ville en charbon, à une température de plus de 400 degrés.

 

L'éruption dura trois jours. Le 26, le temps est à nouveau clair. Pompéi est recouverte de 7 mètres de cendres et lapilli ; Herculanum a disparu sous 17 à 25 mètres de dépôts pyroclastiques.

On estime que seulement un dixième de la population fut tué par les nuées car de nombreux habitants avaient fui pendant la phase Plinienne.
Pline le jeune eut la chance de s'enfuir assez tôt pour se trouver à la périphérie de la zone détruite par les avalanches ardentes; Pline l'ancien n'eut pas cette chance et mourut d'avoir voulu faire son devoir et observer l'éruption de trop près.

 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M. Krafft et de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé.

- IPGP - L'éruption du Vésuve en l"an 79 de notre ère - par E. Kaminski, PhD, Labo. de dynamique des systèmes géologiques / d'après Sigurdsson & al.

- Global Volcanism Program - Vesuvius

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The history of the Lassen volcanic center then proceeds differently.

From there 310,000 years , the activity involves the north side of Tehama / Brokeoff volcano , where more silicic eruptions produce the Lassen dome field , a heart of dacitic domes, surrounded by an arc of hybrid andesitic flows

The Lassen Peak on the left and in the foreground , Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

The Lassen Peak on the left and in the foreground , Chaos Crags - photo Dan Dzurisin / USGS

Lassen Dome field - location of vents - Doc. USGS

Lassen Dome field - location of vents - Doc. USGS

Dacite domes are divided into two sequences after the age of eruptions :
The Bumpass sequence, of 300,000 to 190,000 years , has produced a group of 15 dacitic to rhyodacitic lava domes
in the southern part of the field.
Eagle Peak sequence , of 70,000 years to the present day , is the mother of more than seven dacitic to rhyodacitic lava domes, lava flows and pyroclastic deposits in the northern part of the field . This sequence includes the formation of two prominent structures: the Lassen Peak, 27,000 years old , and Chaos Crags 1,100 years old , and the products of the five oldest eruptions.

Similarly andesitic flows are divided into two groups: the older Twin Lakes sequence , dated from 315,000 to 240,000 years , and Twin Lakes youngest sequence , 90,000 years to the present day . Clustered cones and lava flows are located primarily on the central plateau of Lassen Volcanic Park and around the Lassen dome field .

It should be noted that these various sequences are characterized by a series of lava formed by a continuous process of magma mixing , producing variable rock units in composition and appearance.

Furthermore, no volcanic activity is dated to the period from 190,000 to 90,000 years.

Eruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGSEruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGS

Eruptions at Lassen Volcanic Center in the last 70,000 years / Time line - click on photos to enlarge - doc . USGS

The two most recent marking the volcanic eruptions center :
- Around the year 1666, a period of activity of several hundred years built the complex Cinder Cone .
- The apical Lassen Peak eruptions from 1914 to 1917, are the latest episode of activity center.
They are considered part of the young sequence Twin Lakes.

The Lassen Peak seen from Lake Helen - caps of black dacite rocks emerge from the clearer dome - photo Lee Siebert 1972

The Lassen Peak seen from Lake Helen - caps of black dacite rocks emerge from the clearer dome - photo Lee Siebert 1972

More in detail , the eruption of Chaos Crags :

The development of Chaos Crags happened during a typical basaltic volcanic cycle , dated there 1100 1000 years.
The initial activity formed a cinder cone , set up two pyroclastic flows and grows a dome that has corked the vent.

After an interval of about 70 years , the dome was pulverized by an explosion , which caused a pyroclastic flow and ash fall, visible in the drainages of Manzanita and Lost Creek located within 10 km. Chaos Crags.

This eruption was followed by the growth of five domes , three presented avalanches collapse of the dome. Chaos Jumbles was formed 700 years later when the domes collapsed in a series of three avalanches of blocks. (Wood & Kienle )
The morphology of the domes has hardly been modified by erosional processes.

Lassen Volcanic center - the domes of Chaos Crags - doc . USGS

Lassen Volcanic center - the domes of Chaos Crags - doc . USGS

Lassen volcanic park - Chaos Crags and Chaos Jumbles - photo John Soares

Lassen volcanic park - Chaos Crags and Chaos Jumbles - photo John Soares

The eruption of Cinder cone :

Cinder Cone, 215 meters high , is located northeast of Lassen Peak.
Its eruption in 1666 is responsible for five lava basalto - andesitic and andesitic lava flows, forming two cinder cones and ash fallout over an area covering 200-300 km ² ... all this in a short time .

The remains of the original cone are still visible on the south side of the larger of the two cones currently present (see the lava flows map  ) .

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen volcanic park - Cinder Cone - photo Dimi Talen

Lassen Volcanic Park - the double edge crater of Cinder Cone - the scale is given by a man in the center - photo BelsKr2004

Lassen Volcanic Park - the double edge crater of Cinder Cone - the scale is given by a man in the center - photo BelsKr2004

Map of the Cinder Cone's lava flows : Fantastic lava beds and Painted Dunes lava flows  - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone - USGS

Map of the Cinder Cone's lava flows : Fantastic lava beds and Painted Dunes lava flows - YC : young scoria cone - OC : old scoria cone - USGS

To follow: the eruption of Lassen Peak 1914-1917.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Lassen Volcanic Center - link

- USGS - Lassen Volcanic Center - link

- National Park Service - Lassen Volcanic National Park - link

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