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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une discussion avec un caviste, une récente émission de télé, la re-lecture d’articles intéressants (*), autant de circonstances qui m’amènent à parler de " la perle noire de la Méditerranée ", surnom donné à Pantelleria, en raison des roches volcaniques sombres qui y sont omniprésentes.

 

Pantelleria---D.Neave.jpg                          Pantelleria et quelques vignobles - photo David Neave

 

Pantelleria-la-cote---G.Roncaglia.jpg                             La côte rocheuse de Pantelleria - photo R;Roncaglia

 

Une étude parue dans la Journal of Petrology, " Melting, Differentiation and Degassing at the Pantelleria Volcano, Italy, par D.Neave & al " nous offre une analyse de l’évolution du magma depuis sa fusion initiale dans le manteau jusqu’au moment de son éruption, basée sur une étude des verres volcaniques et inclusions emprisonnées dans les cristaux des pantellerites de différentes éruptions marquant le dernier cycle éruptif de Pantelleria.
Retour sur Pantelleria et ses laves particulières :

Pantelleria, avec les îles de Lampedusa, Linosa, et Lampione, forme l'archipel italien des Pélagies, un groupe d'îles volcaniques qui doit son existence à la présence d'un rift continental au centre du canal de Sicile.


rift-zone-volcanoes--Linosa--Graham-Bank--in-the-rifted-for.jpg

Localisation de Pantelleria et autres volcans du rift du Canal de Sicile . L'extension actuelle ONO-ESE entre la Sicile et l'afrique, et les zones de subduction relatives au mouvement vers l'Europe de la plaque Africaine sont représentés par les flèches d'une part et la ligne crénelée.- Doc. Neave / réf en sources.

 

Pantelleria et Linosa sont des volcans endormis, qui sont nés au fond de fossés d'effondrement discontinus,  longs, étroits et profonds (1700m ), qui accidentent en son centre un Canal de Sicile, par ailleurs large (250 km), plat et peu profond (100 - 200m).

Malgré la subduction de la plaque africaine sous la plaque européenne, la région de Pantelleria est en extension ; la lente rotation  dans le sens horaire de la Sicile étire cette portion du canal de Sicile, avec remontée magmatique consécutive ... la dernière manifestation est l'éruption de Ferdinandea (ou île Graham pour les anglophiles) en 1911.
Le fond du Canal de Sicile remonte sur les épaulements de ces fossés d'effondrement, et émerge pour former les îles plates de Lampedusa et de Malte. Le plancher du rift correspond à une croûte amincie dont l'épaisseur atteint une vingtaine de kilomètres, alors que l'épaisseur de la croûte est d'une quarantaine de kilomètres sous la Sicile ou la Tunisie. La structure de Pantelleria est déterminée par des failles orientées suivant

la direction des failles bordières des fossés (NNO-SSE).


L'île de Pantelleria est la partie émergée d'un volcan de 40x30 km et 2150 mètres de hauteur. L'île qui couvre 83 km², et est longue d'environ 13 km et large de 8 km au maximum. L'édifice volcanique aurait émergé il y a 500.000 ans, et a continué de croître de façon intermittente jusqu'à l'époque actuelle.


Pantellerite - Gipo Montesanto foto-siciliaLe magma analysé dans cette étude est connu comme pantellerite, un magma riche en sodium et potassium, mais pauvre en aluminium ; ce type de magma est rare, donc peu étudié, et trouvés seulement sur quelques volcans de zones de rift, tel le Fantale en Ethiopie.


Pantellerite - Gipo Montesanto foto-sicilia


Les pantellérites sont des rhyolites hyperalcalines fortement sodiques. Elles sont soit vitreuses, soit renferment des phénocristaux de feldspath anorthose, d'aegyrine (du pyroxène vert), d'aenigmatite ou cossyrite, rouge à brun, dans une pâte faite de petits cristaux des mêmes minéraux, mêlés à du quartz, de l'apatite et du zircon.

 


En pratique et sans entrer dans les détails, que retenir de cette étude ?


- La recherche entreprise sur Pantelleria inclue une étude de la fusion du manteau, et de la différenciation du magma, qui a permis la reconstitution de la chambre magmatique du volcan. 

 

broad-structure-of-the-Pantelleria-magmatic-plumbing-system.gif

 

Summary schematic illustration of the broad structure of the Pantelleria magmatic plumbing system. - doc.D.Neave

Key features: (1) magma storage region, with dimensions comparable with the nested calderas, located at 5·5 km depth under the SE of the island; (2) high degrees of stratification within the magma storage region with low-density pantellerite and trachyte magmas overlying mafic rocks; (3) rapid crystal settling and volatile ascent in the magma chamber as a result of low viscosity, which play crucial roles in magmatic differentiation and volatile transport respectively; (4) interface between hawaiite and trachyte melts, at which mixing can occur prior to eruption (e.g. Ferla & Meli, 2006); (5) absence of a large magma storage region in the NW of the island where mafic compositions are erupted from c. 7·5 km depth; (6) ultimate derivation of mafic and silicic suites of magmas from the same source.

 

 

- Celle concernant le dégazage des éléments volatils a confirmé la dangerosité du magma pantelleritique, et celle du volcan émetteur.

 

Geological-map-of-Pantelleria-after-Mahood---Hildreth--1986.jpg                                    Carte géologique de Pantelleria - Mahood et Hildreth / D.Neave

 

 Key features: (1) the nested Cinque Denti and La Vecchia calderas; (2) the central trachytic complex centred on Montagne Grande; (3) numerous small pantellerite vents, which are mainly located within the Cinque Denti caldera; (4) the restriction of mafic volcanism to the NW part of the island.


- Le calcul des quantités de soufre relâchés dans l’atmosphère par des éruptions pliniennes du type Green tuff datant de 45.000 ans sur 6339499671_ae9be72ee8_z.jpgPantelleria (plusieurs km³ d’ignimbrites vertes ont été émises en concomitance avec l’effondrement et la formation de la caldeira de Monastero, ou Cinque Denti caldera – voir formation et évolution de Pantelleria) permet d’imaginer l’impact de telles éruptions pantelleritiques sur le climat du globe … 80 à 160 millions de tonnes de soufre pourraient avoir été impliquées, à comparer avec l’éruption du Pinatubo, qui a relâché 9 tonnes de soufre, pour une chute de 0,4-0,5°C de la température globale.

 

Echantillon de Green tuff - photo Tuff Guy / Gareth Fabbro.


(*) La discussion avec le caviste portait sur le Sangue d’ Oro, un passito di Pantellegria, produit par l’actrice Carole Bouquet, devenue vigneronne. L’émission de télé date d’octobre sur France 5 et s’intitule " Fais-moi une place " au cours de laquelle Carole Bouquet reçoit Alessandra Sublet, et nous a fait découvrir l’intérieur de l’île de Pantelleria.

 

Sangue-d-Oro---Carole-Bouquet---pub.jpg

Sources :

- Melting, Differentiation and Degassing at the Pantelleria Volcano, Italy By David Neave & al.  / Journal of Petrology - link

- Planet earth on line - Scientists show how deadly volcanic phenomenon moves

- Science 2.0 - Tuff Guy - Pantelleria, a volcano with a trapdoor - by Gareth Fabbro - link

- sur ce blog :

   Pantelleria, la perle noire de la Méditerranée - link

   Pantelleria, laves et vignobles - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Merapi - chute de blocs incandescents le 12.11.2021 en début de nuit - photo Øystein Lund Andersen

Merapi - chute de blocs incandescents le 12.11.2021 en début de nuit - photo Øystein Lund Andersen

Ce 12 novembre, le Merapi est surmonté par un panache blancà environ 100-400 m. au dessus du sommet.

La sismicité est caractérisée par :

- 158 Séismes d'avortement d'une amplitude de 3 à 25 mm et d'une durée de 16 à 190 secondes.
- 80 fois des rafales de tremblements de terre avec une amplitude de 3 à 5 mm et une durée de tremblement de terre de 10 à 34 secondes.
- 6 tremblements de terre hybrides/multiphasés avec une amplitude de 3 mm, S-P 0,4-0,8 secondes et une durée de tremblement de terre de 9-11 secondes.
- 1 séisme tectonique local d'une amplitude de 4 mm, S-P de 15 secondes et d'une durée de 40 secondes.
- 1 séisme tectonique lointain d'une amplitude de 5 mm, S-P 36 secondes et d'une durée de 102 secondes.

 

Le danger potentiel actuel est constitué d'avalanches de lave et de nuages ​​chauds dans le secteur sud-est-sud-ouest sur un maximum de 3 km jusqu'à la rivière Woro et 5 km jusqu'aux rivières Gendol, Kuning, Boyong, Bedog, Krasak, Bebeng et White. Pendant ce temps, l'éjection de matière volcanique en cas d'éruption explosive peut atteindre un rayon de 3 km à partir du sommet.

 

Sources : PVMBG, Magma Indonesia, BPPTKG, photo Øystein Lund Andersen 

Merapi - les chute de blocs se poursuivent le 13.11.2021 - photo Øystein Lund Andersen

Merapi - les chute de blocs se poursuivent le 13.11.2021 - photo Øystein Lund Andersen

Le service d'information maritime de la Garde côtière japonaise a observé les environs du Fukutoku-Okanoba le 11 novembre lors d'un survol .

Par rapport aux résultats d'observation du 1er novembre, le plateau de Niijima s'est légèrement rétréci. Une fumerolle blanche s'élevant de l'extrémité nord de Niijima a été confirmée. De plus, un petit jaillissement circulaire blanc ressemblant à une bulle a été observé à la surface de la mer du côté nord de Niijima.

De l'eau décolorée jaune-vert foncé a été observée dans une zone d'environ 3 km de diamètre centrée sur Fukutoku-Okanoba.
À environ 20 km au sud-est de Fukutoku-Okanoba, de l'eau décolorée jaune-vert d'un diamètre d'environ 2 km et de la matière flottante que l'on pense être de la pierre ponce ont été observées.

"L'activité volcanique sous-marine ne s'est pas calmée et l'activité thermique est toujours active", a déclaré Kenji Nogami, professeur à l'Institut de technologie de Tokyo, à bord du vol d'observation.

 

Source : Japan Coast guards

Fukutoku -Niijima ouest - les eaux décolorées le 12.10.2021 -  photo  Japan Coast Guards

Fukutoku -Niijima ouest - les eaux décolorées le 12.10.2021 - photo Japan Coast Guards

Les coulées de lave du Cumbre Vieja restent stables, avec une émission continue par les mêmes canaux que les jours précédents.

Le VAAC Toulouse a mis en garde contre un panache de cendres volcaniques qui s'est élevé jusqu'à une altitude estimée à 2.400 m ou au niveau de vol 080 et se déplace à 10 kts dans la direction SO.

De même, l'expansion du deuxième delta de lave se poursuit. On estime que la zone touchée par la lave atteint 1 009,43 ha., soit plus 19,3 ha. en 3 jours. Le nombre de constructions s'est élevé de 11 unités, avec un total de 2.616.

 La Palma - coulées du Cumbre Vieja au 12.11.2021 / 07h02 UTC  - Doc. Copernicus EMSR

La Palma - coulées du Cumbre Vieja au 12.11.2021 / 07h02 UTC - Doc. Copernicus EMSR

 La Palma / Cumbre Vieja  - les panaches du volcan et de l'entrée de la lave en mer fusionnent ce 12.11.2021- Photo Guardia Civil via InVolcan

La Palma / Cumbre Vieja - les panaches du volcan et de l'entrée de la lave en mer fusionnent ce 12.11.2021- Photo Guardia Civil via InVolcan

Le 2021-11-12, Sentinel-5P / TROPOMI a détecté un fort signal de SO2 à une distance de 4,1 km de CumbreVieja avec 73,40DU de SO2 à une altitude de ~1km. La masse est estimée à moins de 300 km à 24,6 kt.

La sismicité est maintenue à des profondeurs supérieures à 20 kilomètres, mais en nombre décroissant. La sismicité à des profondeurs intermédiaires reste faible et aucune sismicité de surface n'est enregistrée.

L'interprétation la plus probable de la sismicité enregistrée depuis octobre, selon InVolcan, est une liaison à un "réajustement" de l'intérieur de la Terre après la grande quantité de magma émis lors de l'éruption. En pratique, la diminution de volume des conduits magmatiques doit être compensée par un réajustement des roches qui les entourent, générant ainsi l'intense sismicité observée. Il convient de noter que, comme observé dans d'autres éruptions volcaniques similaires, la sismicité pourrait persister pendant des semaines, des mois voire des années après la fin de l'éruption.

 La Palma - signal de SO2 à 4.1km de CumbreVieja avec 73.40DU de SO2 le12.11.2021 à une altitude de~1km. - Sentinel-5P Tropomi / DLR/BIRA/ESA

La Palma - signal de SO2 à 4.1km de CumbreVieja avec 73.40DU de SO2 le12.11.2021 à une altitude de~1km. - Sentinel-5P Tropomi / DLR/BIRA/ESA

La Palma / Cumbre Vieja - sismicité au 12.11.2021 - Doc. IGNes - un clic pour agrandirLa Palma / Cumbre Vieja - sismicité au 12.11.2021 - Doc. IGNes - un clic pour agrandir

La Palma / Cumbre Vieja - sismicité au 12.11.2021 - Doc. IGNes - un clic pour agrandir

Concernant la qualité de l'air, le seuil journalier des valeurs de dioxyde de soufre (SO2) n'a été dépassé dans aucune des stations et seule la station d'El Paso a enregistré une valeur supérieure au seuil d'alerte pendant un court laps de temps. En ce qui concerne les particules inférieures à 10 microns (PM10), un dépassement de la valeur limite journalière a été enregistré dans les Llanos de Aridane, avec un indice défavorable et avec une augmentation au cours de la journée d'hier.

 

Sources : IGEM, IGN, InVolcan, Pevolca, Gobierno de Canarias Cabildo La Palma

Piton de La Fournaise - accès à l'Enclos au Pas de Bellecombe - photo d'archives Bernard Duyck

Piton de La Fournaise - accès à l'Enclos au Pas de Bellecombe - photo d'archives Bernard Duyck

Après plusieurs mois de travail, une nouvelle version du plan ORSEC "Volcan" , concernant le Piton de La Fournaise, vient de voir le jour. En raison de la fréquence des éruptions et au regard de l’imprévisibilité du volcan, le nouveau dispositif vise à assurer la sécurité des personnes en modifiant l’accès au site, à fluidifier la circulation et gérer plus efficacement les rassemblements, indiquent les autorités.

Le préfet de La Réunion, l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise et les collectivités locales ont travaillé à la révision du Dispositif Spécifique d’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile du volcan.

Piton de La Fournaise - Zonage des zones accessibles suite à la modification du plan ORSEC "volcan" au 08.11.2021

Piton de La Fournaise - Zonage des zones accessibles suite à la modification du plan ORSEC "volcan" au 08.11.2021

Depuis le 8 novembre 2021, l’arrêté préfectoral a donc évolué sur les points suivant :

  • En phase de vigilance : l’accès à la partie haute de l’enclos est limitée à 3 sentiers balisés pour les publics non accompagnés. En dehors de ces sentiers, le public devra être accompagné par des accompagnateurs moyenne montagne ou des guides haute montagne.

     

  • En phase éruptive (alertes de niveau 1 et 2), la partie haute de l’enclos, les grandes pentes et la partie basse de l’enclos sont interdites d’accès au public.

    Seuls les personnels affectés à certaines missions scientifiques, de secours et d’information des randonneurs, de balisage et de sécurisation peuvent désormais accéder à l’enclos durant les phases d’alerte de niveau 1 et 2. Les habilitations d’accès seront établies de façon permanente ou temporaire, en fonction des personnels concernés.

 

  • En phase de sauvegarde et avant les reconnaissances de terrain dans la partie haute de l’enclos, la partie basse pourra être ré-ouverte au public. Des mesures réglementaires pour la gestion de la circulation et du stationnement ainsi que des travaux de signalétique seront mises en œuvre, en lien avec les collectivités concernées.

 

Source : France Info Réunion 1

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Chikurachki - image Sentinel Hub nat. colors du 01.07.2022 / Copernicus - un clic pour agrandir

Chikurachki - image Sentinel Hub nat. colors du 01.07.2022 / Copernicus - un clic pour agrandir

L'activité explosive du volcan Chikurachki s'est renouvelée, exactement une semaine après l'arrêt de le précédente.
La nouvelle phase de l'éruption explosive du volcan Chikurachki a commencé vers 00h30 UTC le 30 juin 2022. Les explosions ont envoyé des cendres jusqu'à 4,5 km d'altitude, le panache de cendres continue de se déplacer vers le sud-ouest du volcan.

Trois éruptions ont eu lieu depuis le volcan au cours des deux derniers jours (le 30 juin et le 1er juillet) pour produire des colonnes de cendres jusqu'à 3 km et 4,6 km d'altitude s'étendant sur environ 300 et 50 km vers l'ouest et le sud-sud-est du volcan.
Une anomalie thermique a été détectée hier.

Une activité éruptive du volcan se poursuit. Explosions de cendres jusqu'à 6 km au-dessus du niveau de la mer pourrait survenir à tout moment. L'activité en cours pourrait affecter les aéronefs volant à basse altitude. Le code aviation est orange.

 

Source : KVERT & VAAC Tokyo.

 Kavachi - image Sentinel-2  du 29.06.2022 / Copernicus - un clic pour agrandir

Kavachi - image Sentinel-2 du 29.06.2022 / Copernicus - un clic pour agrandir

Les données satellitaires ont montré de l'eau décolorée autour de Kavachi le 29 juin 2022 .
Le Kavachi est l'un des volcans sous-marins les plus actifs du Pacifique Sud-Ouest, situé dans les îles Salomon au sud de l'île Vangunu. Parfois appelé Rejo te Kvachi ("four de Kavachi"), ce volcan sous-marin basaltique à andésitique peu profond a produit plusieurs fois des îles éphémères jusqu'à 1 km de long depuis sa première éruption enregistrée en 1939.

L'actuelle phase éruptive a débuté le 2 octobre 2021, et est toujours en cours fin juin.

 

Sources : Global Volcanism Program et Senrinel-2

 Ili Lewotolok - 01.07.2022 / 21h39 WITA - webcam PVMBG Magma Indonesia - un clic pour agrandir

Ili Lewotolok - 01.07.2022 / 21h39 WITA - webcam PVMBG Magma Indonesia - un clic pour agrandir

La journée du 1° juillet 2022 à l'Ili Lewotolok a montré una activité continue, marquée par un panache blanc, gris ou noir, d'intensité variable, à 50-1.300 mètres du sommet.

La sismicité était caractérisée par :
- 35 séismes d'éruption, d'une amplitude de 5,9 à 37,8 mm et d'une durée de tremblement de terre de 25,8 à 123 secondes.
- 6 séismes d'avalanche, avec une amplitude de 1,3 à 21,6 mm et une durée de tremblement de terre de 69 à 178 secondes.
- 96 séismes d'émission, d'une amplitude de 1,9 à 29,8 mm et une durée de tremblement de terre de 19 à 112 secondes.
- 7 épisodes harmoniques, avec une amplitude de 2,3 à 35,1 mm et une durée de tremblement de terre de 39 à 249 secondes.
- 31 épisodes de trémor non harmoniques, avec une amplitude de 1,9 à 37,2 mm et une durée de tremblement de terre de 80 à 526 secondes.
- 1 séisme hybride / multiphase d'une amplitude de 2,2 mm et la durée du tremblement de terre était de 19,8 secondes.
- 1 tremblement de terre volcanique peu profond
- 2 séismes volcaniques profonds
- 4 épisodes de trémor continu, avec une amplitude de 0,5 à 1,7 mm, principalement de 0,5 mm.

 Ili Lewotolok - 02.074.2022 / 05h47 - webcam PVMBG Magma Indonesia - un clic pour agrandir

Ili Lewotolok - 02.074.2022 / 05h47 - webcam PVMBG Magma Indonesia - un clic pour agrandir

Pour le 02.07.2022 / de 00h à 12h, le PVMBG relève 21 séismes d'éruption et 47 séismes d'émission.


Sur la base des résultats d'une analyse et d'une évaluation approfondies, le 14 juin 2022, le niveau d'activité du volcan Ili Lewotolok est toujours au niveau III (veille) avec de nouvelles recommandations ajustées aux dernières menaces potentielles.
[2] Au niveau d'activité de niveau III (Siaga), il est recommandé aux personnes autour du mont Ili Lewotolok ainsi qu'aux 
visiteurs / grimpeurs / touristes de ne pas effectuer d'activités dans un rayon de 3 km du sommet/cratère du mont Ili Lewotolok, 3,5 km rayon pour le secteur sud-est, un rayon de 4 km pour les secteurs est et nord-est. Les habitants du village de Lamawolo, du village de Lamatokan et du village de Jontona doivent toujours être conscients de la menace potentielle de lave incandescente et de nuages ​​chauds de la partie orientale du pic/cratère de G. Ili Lewotolok.

 

Sources : PVMBG, Magma Indonesia

Piton de La Fournaise - Illustration de la déformation sur les six derniers mois (les périodes éruptives et intrusives sont respectivement en rouge et vert). Sont ici représentées les variations de distance entre deux récepteurs GPS traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (référence BOMG ; en haut), à la base du cône terminal (référence FOAG ; au milieu) et en champ lointain (référence PRAG ; en bas). Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan ; inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan (© OVPF-IPGP)

Piton de La Fournaise - Illustration de la déformation sur les six derniers mois (les périodes éruptives et intrusives sont respectivement en rouge et vert). Sont ici représentées les variations de distance entre deux récepteurs GPS traversant l'édifice du Piton de la Fournaise, au sommet (référence BOMG ; en haut), à la base du cône terminal (référence FOAG ; au milieu) et en champ lointain (référence PRAG ; en bas). Une hausse est synonyme d'élongation et donc de gonflement du volcan ; inversement une diminution est synonyme de contraction et donc de dégonflement du volcan (© OVPF-IPGP)

Au mois de mai 2022, l’OVPF-IPGP a enregistré au niveau du massif du Piton de la Fournaise au total :

- 23 séismes volcano-tectoniques superficiels (0 à 2,5 km au-dessus du niveau de la mer) sous les cratères sommitaux ;

- 2 séismes profonds (en dessous du niveau de la mer) ;

- 619 éboulements (dans le Cratère Dolomieu, les remparts de l’Enclos Fouqué et du Piton de Crac, et de la Rivière de l’Est).

Une faible reprise de l'inflation a été observée, celle ci est le témoin d'une pressurisation du réservoir et de sa réalimentation par des magmas plus profonds .

 

La réalimentation profonde en magma et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel qui avaient repris suite à la fin de la dernière éruption le 17 janvier 2022, et qui étaient marquées par une inflation de l’édifice et une augmentation des flux de CO2 dans le sol en champ lointain, semblent avoir cessé depuis mi-mai. A noter que depuis 2016, les réalimentations profondes sous le Piton de la Fournaise se font par impulsions, ainsi de telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises depuis 2016 sur des périodes allant de 15 à 80 jours environ. Compte tenu de la quantité de magma déjà présente dans le réservoir magmatique superficiel, la prochaine impulsion de magma profond vers le réservoir superficiel pourra être le déclencheur d’une nouvelle éruption comme cela a été observé par le passé. Les reprises de la pressurisation du réservoir magmatique n’avaient alors précédé que d’1 à 25 jours une éruption

 

Source : OVPF

Le projet Interreg Hatari sur les sources de risques volcaniques et sismiques aux Comores vient de débuter au sommet du Karthala - doc. OVPF 06.2022

Le projet Interreg Hatari sur les sources de risques volcaniques et sismiques aux Comores vient de débuter au sommet du Karthala - doc. OVPF 06.2022

La 2° année du projet Interreg Hatari sur les sources de risques volcaniques et sismiques aux Comores vient de débuter au sommet du Karthala.

Au cours de leur travail de terrain, les équipes de l'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF/IPGP), de l'Observatoire Volcanologique du Karthala (OVK/CDNRS), comprenant des étudiants en master et doctorat et des chercheurs post-doc, ont eu l'occasion d'échanger sur les risques volcaniques avec les autorités comoriennes, l'Ambassadeur de France aux Comores et son équipe, un groupe de volontaires internationaux et le Point Focal Interreg du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

 

Source : OVPF-IPGP

Reynisfjara - Black sand beach dans le brouillard - photo archives © Bernard Duyck 2015 - un clic pour agrandir

Reynisfjara - Black sand beach dans le brouillard - photo archives © Bernard Duyck 2015 - un clic pour agrandir

Vegagerðin (l'administration routière et côtière) travaille sur un nouveau panneau électrique pour Reynisfjara (connue des touristes sous le nom de "Black Sand Beach") dans le sud de l'Islande.
Le panneau clignotera en rouge lorsque les conditions de mer sont particulièrement dangereuses. Vegagerðin a utilisé les dossiers d'incidents de la police pour décider quelle hauteur de vagues représente un danger élevé pour les visiteurs.

Un panneau d'avertissement est en cours de réalisation, avec des feux clignotants pour avertir les visiteurs. Il sera installé à côté de tous les panneaux de signalisation existants entre le parking et la plage. Les feux rouges avertiront du danger, mais il n'y aura pas de feux verts lorsque les vagues seront les plus calmes.

 

Sources : RUV & https://www.vegagerdin.is/

Reynisfjara - orgues basaltiques et sable noir  - photo archives © Bernard Duyck 2015 - un clic pour agrandir

Reynisfjara - orgues basaltiques et sable noir - photo archives © Bernard Duyck 2015 - un clic pour agrandir

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Photo aérienne de la zone du sommet d'Alaid le 28 avril 2016, avec de la lave fraîche remplissant le cratère, un cône de scories dans la partie sud du cratère et une coulée de lave sur le flanc SW.-Photo by L. Fugura; courtesy of IVS FEB RAS, KVERT. (via GVP) - un clic pour agrandir

Photo aérienne de la zone du sommet d'Alaid le 28 avril 2016, avec de la lave fraîche remplissant le cratère, un cône de scories dans la partie sud du cratère et une coulée de lave sur le flanc SW.-Photo by L. Fugura; courtesy of IVS FEB RAS, KVERT. (via GVP) - un clic pour agrandir

Une anomalie thermique modérée a été détectée sur le volcan Alaid à partir de 00h39 UTC le 15 septembre (36 et 23 MW relevés par Mirova), et elle continue à être notée jusqu'à présent. Le KVERT considère ce phénomène comme un début d'éruption explosive strombolienne du volcan Alaid. Pas de nuage de cendres produit. Le KVERT continue la surveillance.
L'activité éruptive modérée du volcan se poursuit. Des explosions de cendres jusqu'à 6 km a.s.l. pourrait survenir à tout moment. Le code couleur aviation est passé de vert à jaune.

Alaid - l'île-volcan, la plus septentrionale de l'archipel des Kouriles, est située à 30 km au nord-ouest de Paramushir et à 70 km au sud-ouest du Kamtchatka. Alaid expose un danger potentiel élevé pour les avions survolant le Kamtchatka et les Kouriles du Nord.

Sa dernière éruption remonte à 2018.

 

Sources : KVERT 16,09,2022 / 10h42Z, Mirova, et Global Volcanism Program

Merapi - rapport d'activité du 09 au 15.09.2022 - Doc. BPPTKG

Merapi - rapport d'activité du 09 au 15.09.2022 - Doc. BPPTKG

Cette semaine du 9 au 15 septembre 2022, 13 avalanches de lave ont été observées au sud-ouest du Merapi, dominantes jusqu'à la rivière Bebeng avec une distance de glissement maximale de 1 800 m.

Dans le dôme sud-ouest, il n'y a pas de changement de hauteur du dôme. Pour le dôme moyen, aucun changement morphologique significatif n'a été observé. Sur la base de l'analyse de photos, le volume du dôme sud-ouest est calculé pour rester à 1.624.000 m, et pour le dôme central, il est de 2.772.000 m.

L'observatoire a enregistré 429 tremblements de terre volcaniques profonds (VTA), 71 tremblements de terre volcaniques peu profonds (VTB), 516 tremblements de terre à phases multiples ( MP) , 1 tremblement de terre à basse fréquence (LF), 426 tremblements de terre avortés (RF), 37 tremblements de terre Soufflant (DG), 15 fois Séisme tectonique (TT) .

Merapi - sismicité et déformation du 09 au 15.09.2022 - Doc. BPPTKG

La déformation du mont Merapi, qui a été surveillée à l'aide de l'EDM cette semaine, a montré un taux de raccourcissement de la distance de 0,7 cm/jour.

L'activité volcanique du Merapi est encore assez élevée sous la forme d'une activité d'éruption effusive. L'état de l'activité est défini au niveau Siaga

Le danger potentiel actuel se présente sous la forme d'avalanches de lave et de nuages chauds dans le secteur sud-sud-ouest couvrant la rivière Boyong sur un maximum de 5 km, la rivière Bedog, Krasak, Bebeng sur un maximum de 7 km. Le secteur sud-est couvre la rivière Woro sur un maximum de 3 km et la rivière Gendol sur un maximum de 5 km. Pendant ce temps, l'éjection de matériel volcanique en cas d'éruption explosive peut atteindre un rayon de 3 km du sommet.

 

Source : BPPTKG

Trident, vu ici de Baked Mountain à son NW, a été initialement nommé pour ses trois sommets proéminents. Une série d'éruptions de 1953 à 1968 a construit un quatrième cône, qui forme le pic le plus lisse à droite. Pas moins de 23 dômes de lave se trouvent dans le complexe volcanique du Trident. Le dôme de lave Novarupta de 1912 est visible en bas au centre. Photo de Game McGimsey (U.S. Geological Survey, Alaska Volcano Observatory) via AVO - un clic pour agrandir

Trident, vu ici de Baked Mountain à son NW, a été initialement nommé pour ses trois sommets proéminents. Une série d'éruptions de 1953 à 1968 a construit un quatrième cône, qui forme le pic le plus lisse à droite. Pas moins de 23 dômes de lave se trouvent dans le complexe volcanique du Trident. Le dôme de lave Novarupta de 1912 est visible en bas au centre. Photo de Game McGimsey (U.S. Geological Survey, Alaska Volcano Observatory) via AVO - un clic pour agrandir

Un essaim de tremblements de terre sous le volcan Trident, en Alaska, a commencé le 24 août 2022 et se poursuit mais maintenant à un rythme réduit. Les profondeurs des tremblements de terre au début de l'essaim étaient pour la plupart profondes, à environ 25 km (16 milles) sous le niveau de la mer, et sont devenues progressivement moins profondes jusqu'à environ 5 km (3 milles) le 28 août. Depuis le 28 août, la plupart des tremblements de terre se sont produits à des profondeurs de 0 à 7 km (0 à 4,3 miles) sous le niveau de la mer. Les magnitudes des tremblements de terre (M) ont varié de M –0,7 à M 1,9. Au plus fort de l'essaim, des dizaines de tremblements de terre se produisaient quotidiennement sous le volcan, et au cours de la semaine dernière, les taux de tremblements de terre ont diminué à quelques-uns par jour. Quelques épisodes de tremor sismique faible et de séismes de basse fréquence se sont également produits. Aucun autre signe d'agitation n'a été détecté dans les données de surveillance disponibles.

Tremblements de terre situés sous le volcan Trident, en Alaska, du 1er août au 13 septembre 2022. Le panneau supérieur montre les tremblements de terre par jour et le panneau inférieur montre les profondeurs des tremblements de terre dans le temps. Un essaim de tremblements de terre relativement profonds a commencé le 24 août, les tremblements de terre devenant de moins en moins profonds avec le temps. Le taux d'événements par jour est resté élevé pendant la première semaine de septembre et est presque revenu à la normale le 13 septembre. La taille des cercles dans le panneau inférieur reflète la magnitude des tremblements de terre, comme indiqué dans la légende. Doc. AVO

Tremblements de terre situés sous le volcan Trident, en Alaska, du 1er août au 13 septembre 2022. Le panneau supérieur montre les tremblements de terre par jour et le panneau inférieur montre les profondeurs des tremblements de terre dans le temps. Un essaim de tremblements de terre relativement profonds a commencé le 24 août, les tremblements de terre devenant de moins en moins profonds avec le temps. Le taux d'événements par jour est resté élevé pendant la première semaine de septembre et est presque revenu à la normale le 13 septembre. La taille des cercles dans le panneau inférieur reflète la magnitude des tremblements de terre, comme indiqué dans la légende. Doc. AVO

L'augmentation de l'activité sismique est probablement causée par le mouvement du magma ou des fluides magmatiques. Des augmentations de l'activité sismique ont déjà été détectées à Trident et d'autres volcans similaires, sans éruptions ultérieures. Nous nous attendons à ce qu'une sismicité peu profonde supplémentaire et d'autres signes d'agitation, tels que des émissions de gaz, des températures de surface élevées et des déformations de surface, précèdent toute future éruption, si elle devait se produire.

Niveau d'alerte volcan actuel : NORMAL
Code couleur actuel de l'aviation : VERT

 

Trident est l'un des volcans du groupe Katmai situé dans le parc national et réserve de Katmai sur la péninsule de l'Alaska. Trident se compose d'un complexe de quatre cônes et de nombreux dômes de lave, tous composés d'andésite et de dacite, qui atteignent jusqu'à 6 115 pieds au-dessus du niveau de la mer. Une éruption commençant en 1953 a construit le plus récent cône, Southwest Trident, et quatre coulées de lave sur le flanc de l'ancien complexe. Cette éruption s'est poursuivie jusqu'en 1974 et a produit des cendres (un panache initial s'est élevé à 30 000 pieds au-dessus du niveau de la mer), des bombes et de la lave à divers moments. Les fumerolles restent actives au sommet du Trident sud-ouest et sur le flanc sud-est du cône central le plus ancien.

 

Source : AVO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Les îles Crozet sont situées entre les latitudes 45° 95’ et 46° 50’ Sud et les longitudes 50° 33’ et 52° 58’ Est, entre Madagascar et l'Antarctique. Le climat est sub-antarctique, très venteux - incorporé à la laimite des 40°rugissants et les 50° hurlants, les vents y dépassent les 100 km/heure  cent jours par an - , pluvieux et froid, avec une température moyenne de 5°C.

 

Structurellement, on distingue un plateau sous-marin localisé sur le flanc Est de la dorsale sud-ouest indienne, au niveau des anomalies magnétiques 30 et 31. Ce plateau, que matérialise l'isobathe des 2000 mètres, est recouvert par des dépôts de sédiments bien stratifiés identifiés grâce aux anomalies magnétiques 29 au Nord et 31-33 sur le Banc de Crozet, ce qui conférerait au plateau un âge de 54 millions d'années environ.

 

800px-Crozet Map                                  Carte de situation des îles Crozet - doc. Varp


L'archipel est divisé en deux groupes distants de 110 km. environ.

Le groupe oriental est représenté - d'Est en Ouest - par l'île de l'Est, la plus ancienne, puis l'île de la Possession.

Le plateau occidental comprend le volcan de l'île aux Cochons, le plus récent, et aussi au Nord-Est, l'alignement des récifs des Apôtres et au Sud-Est les Pingouins qui sont les deux reliques d'appareils probablement les plus anciens qui ont été démantelés dans leur quasi-totalité par l'érosion marine. Les Apôtres ont été datés entre 5,5 et 2,6 millions d'années soit le Mio-Pliocène.

 

Île ou groupe Superficie
(km²)
Point
culminant (m)
Coordonnées
Groupe occidental
Île aux Cochons 67 Mont Richard-Foy (770) 46°06′S 50°14′E
Île des Pingouins 3 Mont des Manchots (340) 46°27′S 50°23′E
Îlots des Apôtres (1) 2 Mont Pierre (289) 45°58′S 50°27′E
Groupe oriental
Île de la Possession 150 Pic du Mascarin (934) 46°24′S 51°46′E
Île de l'Est 130 Mont Marion-Dufresne (1050) 46°26′S 52°18′E
Îles Crozet 352 Mont Marion-Dufresne (1050) 45°57' à 46°29'S
50°10' à 52°19'E

(1) groupe de deux îles principales (Grande Île et Petite Île) et 20 roches de pinacle

 

 

ile-crozet- Laurent besnard TAAF                         Paysage des îles Crozet - photo Laurent Besnard / TAAF

 

La volcanologie des trois volcans principaux, l’île de l’Est, l’île de La Possession et l’île aux cochons, a été comparée tant sur le plan chronologique que sur celui de leur composition des laves. On distingue trois cycles volcaniques principaux :  

-  le premier cycle correspondrait aux phases 1 et 2 du volcanisme. Il a été identifié dans le soubassement de l'île de l'Est et dans l'Ouest de l'île de la Possession datée du Miocène (8,7 millions d'années). La phase 2 représentée par des épanchements variés de laves sub-aériennes, surmonte en discordance la phase 1 et s'est mise en place entre 5 et 2 millions d'années, soit le Pliocène.

-  le second cycle correspondrait aux phases 3 et 4 du volcanisme et est présent sur les trois îles. Ses épanchements de laves basaltiques et pyroclastites ont été évalués entre 1 et 0,5 million d'années, soit le Pléistocène.  

 

-  le troisième cycle ou phase 5, a produit les nombreux petits cones scoriacés de l'île de la Possession et des Cochons, ainsi que ceux, en nombre plus réduit, de l'île de l'Est. Leur âge est évalué entre 200.000 ans et nos jours.

 

 

L'exploration volcanologique de l'île de la Possession a été réalisée en 1981 par Luc Chevallier.

L'île est un strato-volcan qui s'est édifié au cours d'au moins 5 phases d'activité.

 

Possession - v structure geol                     Carte géologique simplifiée de l'île de La Possession  - L. Chevalier 1982

                      Les numéros et couleurs correspondent aux phases d'activité.


Son centre éruptif est actuellement localisé à l'Ouest (cap de l'Héroïne) où des panneaux faillés et redressés, travaillés par l'érosion marine sont en discordance avec le pendage général du volcan.

Cette première phase (1), la plus ancienne, est formée de hyaloclastites palagonitisés interstratifiés avec des niveaux de fossiles marins (pecten, moule) témoins d'une activité sous-aquatique.

La deuxième phase (2) est visible dans les fonds de vallées et correspond à une activité sub-aérienne d'épaisses coulées de basaltes se terminant par une activité plus explosive de pyroclastites. Des réseaux de dykes annulaires recoupent la phase 2 dans sa totalité. Cette activité se situe entre 9 et 1,3 million d'années.  

La troisième phase (3) s'est déposée après érosion de la surface des laves de la phase 2. Elle débute par un conglomérat basal suivi de pyroclastites interstratifiées de fines coulées de lave et de sills devenant plus abondants vers la fin du cycle. Ces produits ont été amenés par des séries de dykes radiaux centrés sur l'Ouest de l'île. Cette phase s'est déroulée entre 1 et 0,5 million d'année (Pléistocène).

La quatrième phase (4) constitue les entablements d'une dizaine de mètres d'épaisseur couronnant les plateaux. La lave provient de dykes regroupés en un système de rift de direction NW-SE dont les injections rapprochées d'une dizaine de mètres traduisent une extension majeure de la croûte océanique à cette époque. Cette phase a été suivie par une période glaciaire synchrone de celle de l'île de l'Est qui a façonnée notamment la vallée des Branloires.

La phase terminale (5) est représentée par des cônes de scories (mont Branca par exemple et surtout la zone du mont des Cratères) alignés selon les dykes et fractures du volcan primitif. Elle aurait moins de 100.000 ans.

Les laves correspondent à une série de basaltes alcalins et leurs dérivés émis soit sous l'eau (phases 1 et 2 partiellement) soit à l'air libre (autres phases). On note des laves provenant de cumulats d'un réservoir magmatique (ankaramites) et quelques laves de différentiation comme la phonolite du dôme du La Pérouse (début phases 3).


L'étude volcanologique de l'île aux Cochons a été effectuée en 1981 par G. Boudon.

 L'île aux Cochons est un strato-volcan de type central (comme le sont les îles Amsterdam et Saint-Paul). L'appareil s'est édifié au cours de deux phases d'activité dont les foyers se trouvaient au centre et à la verticale de l'édifice actuel.

 

Crozet - Ile aux cochons copie-copie-1                                                        L'île aux Cochons - doc. TAAF


La phase ancienne est représentée par des dépôts de 400 m d'épaisseur de brêches phréatomagmatiques intercalées de coulées de lave d'un mètre d'épaisseur. Ces formations s'observent le long de falaises de faille orientées à l'ENE-WSW au Nord de l'île (Les Cinq Géants) et au SSE-NNW au Sud de l'île (Pointe Sud).

La phase récente s'est produite après la tectonique de faille décrite ci-dessus, de telle manière qu'elle la scelle. Il s'agit de coulées laviques issues du cratère central (mont Richard-Foy) qui est une petite caldeira axiale ouverte sur le Sud. Ultérieurement, uns soixantaine de cônes de scories se sont alignés selon des fractures radiales. Certains de ces cônes adventifs ont une structure de maar avec des dépôts de hyaloclastites. Ce volcanisme récurrent à moins de 5.500 ans. Il doit être rapproché de celui de l'île de la Possession, aussi abondant, et de celui de l'île de l'Est, beaucoup moins présent.

L'importante récurrence volcanique récente de l'île aux Cochons classe cette île parmi les volcans potentiellement actifs.

 

crozet manchotière - Univ.StEtienne                                  Manchottière des îles Crozet - photo Univ. St. Etienne

 

La première reconnaissance volcanologique de l'île de l'Est a été effectuée en décembre 1975 et janvier 1976 par Jean Lameyre et Jacques Nougier, avec un support hélico Alouette II de l'Armée de l'Air. L'île de l'Est est le reliquat d'un puissant strato-volcan fortement érodé par les glaciers quaternaires.

 

Crozet - ile de l'est - JP Langer Monaco copie                                     Ile de l'Est - carte JP. Langer / TAAF


Le centre de l'appareil coïncide avec le centre de l'île. Son cœur (région du col des Rafales) est constitué par des brêches et dykes ayant subi un léger métamorphisme (épidote) injectés de roches plutoniques de type gabbro-diorite, mis en place il y a 8,75 millions d'années (Miocène).

Dessus et en discordance, reposent d'épais niveaux d'agglomérats sur plus de 1000 mètres d'épaisseur (2° et 3° phase). Ces agglomérats sont armés par un réseau dense de filons et dykes qui constituent les reliefs déchiquetés des Monts Duclesmeur et Lesquin. La phase troiss'achève il y a environ 1 million d'années (Pléistocène) par des émissions de laves basaltiques dont la composition varie de l'hawaiite à l'océanite.

L'activité terminale (phase 4) se caractérise par des cônes stromboliens (notamment au Mont Marion). Elle est évaluée à moins de 200.000 ans (certains appareils à moins de 5.500 ans) c’est-à-dire contemporaine ou postérieure à la grande glaciation de calotte qui a recouverte l'île de l'Est, comme l'est aujourd'hui l'île Bouvet dans l'Atlantique Sud.

Cette glaciation a profité du réseau de failles et de dykes, de la nature friable des agglomérats pour modeler des vallées abruptes et courtes. Les falaises qui protègent l'île de toutes parts, sauf aux débouchés des vallées glaciaires, témoignent d'une intense érosion littorale.

En regard à son histoire volcanologique récente, on peut considérer l'île de l'Est comme potentiellement active, mais à un degré moindre que peut l'être la Possession ou les Cochons.

 Les séries de laves s'échelonnent chimiquement des océanites, ankaramites aux basaltes feldspathiques et hawaiites, c’est-à-dire qu'elles correspondent au fractionnement de laves alcalines issues d'une différentiation partielle et sous faible pression du manteau océanique.

 

                              Gorfou doré - Eudyptes chrysolophus - photo S. OuachéeEudyptes chrysolophus- Gorfou doré -Macaroni penguin - ph.

Les îles Crozet abritent quatre espèces de manchots, surtout des gorfous dorés (4 millions d’individus, également appelé gorfou macaroni) et des manchots royaux (sous-espèce patagonicus). Le gorfou sauteur et le manchot papou sont également représentés.

Parmi les autres animaux vivant sur les îles Crozet, on trouve d'autres oiseaux marins : pétrels (pétrels géants, pétrels à menton blanc, petits pétrels), albatros (albatros hurleurs, albatros à tête grise, albatros à sourcils noirs, albatros à bec jaune, albatros fuligineux), skuas, goélands dominicains, et des mammifères marins : otaries, éléphants de mer, orques.

 

Sources :

- Les auteurs des articles sur la volcanologie référencés pour chaque île.

- Géologie des îles Crozet - A. Giret & al. - link

- L'archipel des Crozet - Ile de La Possession - link

- Ornitomédias - Les oiseaux de La Possession - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #volcanic activity
La Palma / Cumbre Vieja - thermal anomalies at the eruptive site and slight incandescence at the 2 fajanas - image Sentinel-2 bands 12,11,4 from 01.12.2021 - One click to enlarge

La Palma / Cumbre Vieja - thermal anomalies at the eruptive site and slight incandescence at the 2 fajanas - image Sentinel-2 bands 12,11,4 from 01.12.2021 - One click to enlarge

The PEVOLCA indicates that activity in the emission sources of the main cone of Cumbre Vieja was sparse and intermittent during the last day and that a new cone formed on the northeast flank, with flows that do not occupy new territory.

Seismicity at intermediate depths continues to increase and is located in the same areas. The number of earthquakes at depths greater than 20 km has also increased. The amplitude of the tremor has also increased.

The island's network of permanent GNSS stations does not show a clear trend in the deformation of the stations closest to the eruptive centers.

In view of the image calibrated at 08:45 UTC on December 1, a vapor column height of 5,200 m is estimated, and an ash cloud of 3,500 m, with a south-southwest direction.
The height of the cone is measured by obtaining a value of 1,127 m. asl.

The air quality remains good and reasonably good. The easterly wind will intensify throughout the day, arranging a plume and a cloud of ash to the south-southwest, a favorable scenario for aeronautical operations.

 

Sources: IGN, DSN

La Palma / Cumbre Vieja - RSAM au 01.12.2021 / 06h15 - Doc. IGN

La Palma / Cumbre Vieja - RSAM au 01.12.2021 / 06h15 - Doc. IGN

Since 4:00 p.m. yesterday, the SAGA seismic station located to the SW of the Sangay volcano has recorded a swarm of earthquakes very similar in shape and characteristics. The number of such earthquakes has increased steadily from 32 events per hour to 60 events per hour at the time of publication of this report. It has also been observed that these events are gaining in amplitude and in the last few hours they have already been large enough to be recorded at regional stations such as PUYO and BULB (Tungurahua).

This type of activity is not frequent in the Sangay volcano, but it has been observed in other volcanoes such as Tungurahua in our country. In these cases, these signals were preferentially associated with the presence of effusive phases in which the appearance and the growth of a volcanic dome could occur; For the moment, no surface activity is observed on the satellite images.

 

Source: IGEPN 02.12.2021

Sangay - seismic swarm recorded at the SAGA station on December 1, 2021 - doc. IGEPN - One click to enlarge

Sangay - seismic swarm recorded at the SAGA station on December 1, 2021 - doc. IGEPN - One click to enlarge

Scientists attached to the UWI Seismic Research Center (UWI-SRC) have completed their mission in Saint Vincent and the Grenadines

Activity on the La Soufrière volcano has declined steadily since the last explosive event of April 22, 2021 and all currently available monitoring data indicates the end of eruptive activity. However, residual vapors at the summit and lahars (mudslides) in the valleys surrounding the volcano will continue to be observed for some time.

The Soufrière Surveillance Unit (SMU) of the National Emergency Management Organization (NEMO) will henceforth assume responsibility for the operations of the Belmont Observatory. Daily monitoring of the volcano will be handled by the UWI-SRC remotely from its base in Trinidad.

The volcanic alert level at La Soufrière remains in YELLOW.

 

Source: UWI-SRC

Soufrière St Vincent - end of the eruptive phase - code yellow - photo UWI-SRC 30.11.2021 - One click to enlarge

Soufrière St Vincent - end of the eruptive phase - code yellow - photo UWI-SRC 30.11.2021 - One click to enlarge

In November 2021, the OVPF recorded in the Piton de la Fournaise massif a total of:
• 113 superficial volcano-tectonic earthquakes (0 to 2.5 km above sea level) below the summit craters;
• 12 deep earthquakes (below sea level);
• 250 collapses (in the Dolomieu Crater, the ramparts of the Fouqué and Piton de Crac enclosures, and the East River).

Volcano-tectonic activity under the Piton de la Fournaise in November 2021 was marked by a seismic crisis on November 17 between 6:12 p.m. (T.U., 10:12 p.m. local time) and 6:26 p.m. (UT, 10:26 p.m. local time), under the summit area. A total of 42 superficial volcano-tectonic earthquakes located under the northern edge of the Dolomieu crater were recorded during this crisis.

No rapid deformation of the ground surface was recorded during this crisis, which means that the magma did not leave the superficial magmatic reservoir. Following this seismic crisis, an increase in seismicity under the summit area was recorded from November 22, with an average of 6 earthquakes per day.

The inflation (swelling) of the building, initiated in April 2021, continued after the intrusion of October 18, 2021 and throughout the month of November 2021. This inflation showed a pressurization of the localized superficial magmatic reservoir around 1.5-2 km deep.

During the period September-November 2021, CO2 emissions tended to gradually decrease, heralding a possible transfer of magma to shallow crustal levels, and in line with the shallow magmatic intrusion of October 18, 2021.

 

Assessment: Throughout the month of November the inflation of the building continued, testifying to the pressurization of the superficial magmatic reservoir (1.5-2 km deep) by the arrival of magma from more deep. The short-lived seismic crisis of November 17, as well as the increase in seismicity since November 22, showed an acceleration of this process at the end of the month.

 

Source: OVPF / monthly bulletin.

Piton de La Fournaise - Illustration of the deformation over 1 year, from December 1, 2020 to December 1, 2021. The baselines are shown here (variation in distance between two GPS receivers) crossing the Piton de la Fournaise building, at the top (top), at the base of the terminal cone (in the middle) and in the far field (at the bottom). A rise is synonymous with elongation and therefore swelling of the volcano; conversely, a decrease is synonymous with contraction and therefore deflation of the volcano. Any periods colored in light pink correspond to eruptions. - Doc. OVPF

Piton de La Fournaise - Illustration of the deformation over 1 year, from December 1, 2020 to December 1, 2021. The baselines are shown here (variation in distance between two GPS receivers) crossing the Piton de la Fournaise building, at the top (top), at the base of the terminal cone (in the middle) and in the far field (at the bottom). A rise is synonymous with elongation and therefore swelling of the volcano; conversely, a decrease is synonymous with contraction and therefore deflation of the volcano. Any periods colored in light pink correspond to eruptions. - Doc. OVPF

The jökulhlaup, or glacial flood, of the Grímsvötn volcano under the Vatnajökull glacier in southeast Iceland has so far been smaller than expected. Water levels have risen more slowly than during the 2010 floods. The current flooding is expected to peak this weekend.

According to measurements from the Met Office and the University of Iceland, the Grimstvötn ice sheet has sunk a dozen meters so far and 0.175 cubic kilometers of water has already flowed since the start. jökulhlaup, or around 175 billion liters. The flow is currently around 800 cubic meters per second and is expected to increase steadily until the peak, estimated at 4,000 m³ / s at the end of the weekend.

A light white plume overcomes the area of ​​ice cap collapse.

 

Sources: Iceland University, VISIR & RUV

Grimstvötn - vertical displacement of the ice sheet /GPS (left) and discharge in progress (right) - Doc. Un.iceland 01.12.2021 / 16:59 - One click to enlargeGrimstvötn - vertical displacement of the ice sheet /GPS (left) and discharge in progress (right) - Doc. Un.iceland 01.12.2021 / 16:59 - One click to enlarge

Grimstvötn - vertical displacement of the ice sheet /GPS (left) and discharge in progress (right) - Doc. Un.iceland 01.12.2021 / 16:59 - One click to enlarge

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Publié le par Bernard Duyck
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Au cours des deux dernières semaines, une légère augmentation de l'activité éruptive de surface a été observée au volcan El Reventador, en Equateur.

L'activité se caractérise par la génération de colonnes éruptives et de courants de densité pyroclastique (ou coulées pyroclastiques) générés à partir du cratère du volcan, qui sont dirigés préférentiellement vers ses flancs ouest, nord et nord-est du volcan, en maintenant ses dépôts à l'intérieur de l'amphithéâtre. Ceci a été confirmé par la présence d'anomalies thermiques sur le flanc Est, détectées par la caméra infrarouge située sur le flanc nord-est, tandis que grâce à des capteurs thermiques satellites (FIRMS, MIROVA) il est possible de détecter une activité sur le flanc ouest. Les hauteurs des émissions de gaz et de cendres atteignent entre 0,7 et 1,3 km au-dessus du niveau du cratère et s'étendent sur plusieurs kilomètres au nord-ouest, à l'ouest et au sud-ouest du volcan.

 El Reventador - panache de cendres de 500 m de hauteur le 16.07.2020 - photo Darwin Yánez, técnico SNGRE / via IGEPN

El Reventador - panache de cendres de 500 m de hauteur le 16.07.2020 - photo Darwin Yánez, técnico SNGRE / via IGEPN

El Reventador - 22.07.2020 /  02h46 UTC - image IR dela coulée pyroclastique - Doc. IGEPN

El Reventador - 22.07.2020 / 02h46 UTC - image IR dela coulée pyroclastique - Doc. IGEPN

L'activité du volcan El Reventador est actuellement ÉLEVÉE avec une tendance ASCENDANTE; Cependant, il est important de noter que cette variation ne dépasse pas les niveaux observés dans le volcan au cours des derniers mois et années.

Le scénario le plus probable est une poursuite de l'activité éruptive, avec des fluctuations. Le scénario principal proposé implique la génération récurrente de coulées pyroclastiques (CDP) dont les dépôts s'accumulent sur les flancs du volcan. Dans ce scénario, les principaux phénomènes susceptibles d'affecter la population sont: 

- les chutes de cendres associées à une activité explosive et à la remobilisation du matériel soulevé par les courants de densité pyroclastique. Ces cendres, ainsi générées, sont régies par la direction et la vitesse du vent, qui à cette période de l'année est typiquement fort et dirigé vers l'ouest. D'après les données dont nous disposons à ce jour, ce scénario est le plus probable à court terme.

- Un autre phénomène, moins récurrent mais probable, est constitué par les coulées de boue (lahars) dans les rivières (dont les sources naissent dans le volcan), ceci associé à la survenue de fortes pluies, typiques de cette région et capables de transporter le matériel accumulés sur les flancs du volcan.

 

Source : IGEPN

Kilauea – variations de niveau et de surface du lac du cratère Halama'uma'u-  le 2 août 2019, montre un petit étang vert d'environ 2 m de profondeur, image de gauche. L'image de droite, prise le 21 juillet 2020, montre un lac de plus de 40 m de profondeur avec des nuances de bronze à brun et une frontière de couleur nette coupant souvent le lac. - photo USGS / HVO - un clic pour agrandir

Kilauea – variations de niveau et de surface du lac du cratère Halama'uma'u- le 2 août 2019, montre un petit étang vert d'environ 2 m de profondeur, image de gauche. L'image de droite, prise le 21 juillet 2020, montre un lac de plus de 40 m de profondeur avec des nuances de bronze à brun et une frontière de couleur nette coupant souvent le lac. - photo USGS / HVO - un clic pour agrandir

Kilauea, un an après :

Au cours de la dernière année, le lac d'eau du sommet du Kilauea est passé à plus de 270 m de long et 131 m de large, avec une superficie de plus de 2,5 hectares. Le lac a une profondeur de plus de 40 m et un volume d'environ 480.000 mètres cubes, soit l'équivalent de près de 200 piscines olympiques.

 

Source : HVO

Dans la Péninsule de Reykjanes, depuis le début de l'essaim sismique intense à Fagradalsfjall le 18 juillet, l'activité diminue lentement avec le temps. L'acquisition d'images satellites récentes a permis de cartographier de nouvelles déformations de surface dans la zone associée à la séquence de grands tremblements de terre survenus entre le 18 et le 20 juillet.

Péninsule de Reykjanes – image InSAR / données Sentinel, du 16 au 22 juillet 2020 – Doc. IMO

Péninsule de Reykjanes – image InSAR / données Sentinel, du 16 au 22 juillet 2020 – Doc. IMO

Systèmes volcaniques de la Péninsule de Reykjanes
Systèmes volcaniques de la Péninsule de Reykjanes

Systèmes volcaniques de la Péninsule de Reykjanes

Le traitement des données satellitaires montre clairement un signal de déformation correspondant à environ 3 centimètres de mouvement le long d'une faille orientée NE-SW dans la région de Fagradalsfjall (voir encadré noir sur la figure ci-dessus). Cette faille a été identifiée lors de l'essaim de séismes de 2017 qui s'est également produit dans cette zone. L'activité sismique actuelle est interprétée comme faisant partie d'un événement de réactivation volcano-tectonique à plus grande échelle dans la péninsule de Reykjanes.

Les images satellites révèlent également un signal d'affaissement localisé dans la région de Svartsengi (voir photo ci-dessus - encadré rouge). L'affaissement observé a commencé entre le 16 et 18 juillet (un peu avant la survenue des grands tremblements de terre tectoniques à Fagradalsfjall) et la prochaine image satellite (prévue pour la fin de cette semaine) confirmera si la déflation est toujours en cours ou si elle s'est arrêtée . Une modélisation de la déformation sera entreprise pour vérifier l'origine de ce signal.

Aucun changement significatif n'est signalé concernant les mesures géochimiques effectuées cette semaine sur la péninsule. De plus, la centrale géothermique de Svartsengi ne signale aucun changement dans ses mesures de routine.

L'activité en cours sur la péninsule de Reykjanes, qui a débuté à la fin de 2019, reflète une réactivation volcano-tectonique généralisée d'une grande partie de la péninsule, qui s'étend actuellement d'Eldey à l'ouest jusqu'à Krýsuvík à l'est. L'activité (y compris les tremblements de terre supplémentaires et les intrusions magmatiques) est susceptible de se poursuivre, le focus basculant entre différentes zones le long de la péninsule.

 

Dangers possibles:

Les glissements de terrain et les chutes de pierres peuvent être déclenchés par des tremblements de terre, très probablement dans les régions aux pentes instables, aux falaises abruptes et aux matériaux meubles

Des tremblements de terre allant jusqu'à M5,5-6 pourraient se produire dans des zones le long de la péninsule de Reykjanes avec le potentiel d'affecter la région captiale

Une accumulation de gaz dans les dépressions peut se produire en cas de vent très calme.

 

Source : IMO

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Kerinci - photo archives GVP /  Luke Mackin flickr / 09.06.2016  - CC-BY-NC-SA 2.0.

Kerinci - photo archives GVP / Luke Mackin flickr / 09.06.2016 - CC-BY-NC-SA 2.0.

Le 7 août 2020, une émission de cendres brunes est observée à 03h24 UTC (10h24 heure locale) au Kerinci, sur Sumatra.

La meilleure estimation du sommet des nuages ​​de cendres par un observateur au sol est d'environ 4405 mètres au-dessus du niveau de la mer, peut être plus élevée que ce qui peut être observé clairement. Les émissions de cendres se déplaçent Est-Sud-Est-Nord-Est.

Le panache principal du cratère est brun, avec une intensité fine à modérée élevée à environ 50-300 mètres du sommet.

 

La sismicité du 6 août se caractérise par :

155 séismes de souffle, d'une amplitude de 0,5 à 5 mm et d'une durée de tremblement de terre de 10 à 25 secondes.

1 épisode de trémor continu, avec une amplitude de 0,5-2 mm, dominante 1 mm.

 

Le niveau d'activité est de 2 / waspada , assorti d'un code aviation jaune, et d'une interdiction de pénétrer dans un rayon de 3 km autour du cratère actif/

 

Sources : Magma Indonesia et VAAC Darwin

Kerinci - Volcanic ash advisory pour le 07.08.2020 - Doc. VAAC Darwin

Kerinci - Volcanic ash advisory pour le 07.08.2020 - Doc. VAAC Darwin

Une éruption s'est produite au Dukono, dans les Moluques, avec l'émission d'un nuage de cendres volcaniques à 23h17 UTC (08h17 locale). La meilleure estimation du sommet des nuages ​​de cendres est d'environ 1629 mètres au-dessus du niveau de la mer, peut être plus élevée que ce qui peut être observé clairement, l'observation é été faite depuis le sol. Le nuage de cendres se déplaçe vers l'est.

Le panache principal du cratère est blanc et gris, avec une intensité épaisse élevée à environ 200-500 mètres du sommet.

 

La sismicité du 6 août se compose de 

-2 séismes tectoniques lointains, avec une amplitude de 28-30 mm, S-P 19,81-20,67 secondes et durée du séisme de 55-78,82 secondes.

- 1 épisode de trémor continu d'une amplitude de 0,5 à 6 mm, dominante 2 mm.

 

Le niveau d'activité est à 1 /waspada, avec une interdiction d'approche du cratère Malupang Warirang dans un rayon de 2 km.

 

 

Sources : Magma Indonesia et VAAC Darwin

Dukono - activité du 01.08.2020 / 08h12 - photo PVMBG

Dukono - activité du 01.08.2020 / 08h12 - photo PVMBG

Le volcan Kīlauea n'est pas en éruption. Le niveau d'alerte est normal et le code aviation est vert. 

Les données de surveillance pour le mois de juillet montrent des taux variables mais typiques de sismicité et de déformation du sol, de faibles taux d'émissions de dioxyde de soufre et seulement des changements géologiques mineurs depuis la fin de l'activité éruptive en septembre 2018.

Au cours du mois dernier, les inclinomètres du sommet ont enregistré 16 événements de déflation et d'inflation - une augmentation par rapport au total du mois dernier. Dans la zone du Rift du Moyen-Orient, les taux de déformation accrus qui ont commencé en mars 2020, cohérents avec un épisode d'inflation du rift à l'ouest de la route 130, et qui s'est atténué et aplati en mai, sont revenus à leur tendance d'avant mars. La tendance à long terme de la déformation au sommet du Kilauea et dans la zone du Rift du Moyen-Orient continue de montrer une inflation, compatible avec l'apport de magma au système de stockage peu profond du volcan.

Les stations GPS sur le flanc sud du Kīlauea continuent d'afficher des taux élevés de mouvement vers la mer. Parmi les séismes enregistrés, deux avaient une magnitude supérieure à 4, avec des mécanismes focaux compatibles avec le glissement le long du détachement basal du flanc sud.

Les taux d'émission de dioxyde de soufre sont faibles au sommet, ce qui correspond à l'absence de superficies importantes de magma. Une certaine quantité de dioxyde de soufre est dissoute dans les eaux souterraines peu profondes et le lac de cratère au fond de Halema'uma'u.

Une caméra thermique de plus haute résolution a été utilisée et a montré des températures maximales autour de 80–85 degrés Celsius des eaux du lac présent dans le cratère.

À l'échelle mondiale, seuls quelques lacs volcaniques ont des températures de surface supérieures à 80 degrés Celsius . Alors pourquoi le lac d'eau de Kīlauea est-il si chaud ? Un facteur probable est la chaleur résiduelle dans les décombres de l'effondrement à la base de Halema'uma'u, provenant de la roche qui a été chauffée par la colonne de lave avant l'effondrement de 2018. Les évents de gaz chauds (au moins 150 degrés Celsius) à proximité (fumerolles) sont une autre explication potentielle des températures élevées.

 

Source : HVO- USGS monthly update & Volcano Watch

Cette image thermique du lac d'eau au sommet du Kīlauea a été prise depuis le bord ouest de la caldeira le 31 juillet 2020. Les couleurs plus chaudes (jaune-orange) montrent des températures plus élevées, tandis que les couleurs plus froides (bleu) montrent des températures plus basses. L'image indique que les températures maximales à la surface du lac à ce moment sont d'environ 82 degrés Celsius. Les zones plus fraîches à la surface du lac sont des plaques de vapeur montante. Photo de l'USGS.

Cette image thermique du lac d'eau au sommet du Kīlauea a été prise depuis le bord ouest de la caldeira le 31 juillet 2020. Les couleurs plus chaudes (jaune-orange) montrent des températures plus élevées, tandis que les couleurs plus froides (bleu) montrent des températures plus basses. L'image indique que les températures maximales à la surface du lac à ce moment sont d'environ 82 degrés Celsius. Les zones plus fraîches à la surface du lac sont des plaques de vapeur montante. Photo de l'USGS.

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Publié le par Bernard Duyck
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L'Ingv rapporte dans son bulletin hebdomadaire sur l'Etna du 29 juin au 5 juillet 2020 (mis en ligne le 7 juillet) une modeste activité strombolienne intra-cratèrique profonde et du dégazage au nouveau cratère du sud-est. L'activité de dégazage concerne aussi les cratères de la Bocca Nuova, de la Voragine et le cratère nord-est.

Carte de la zone sommitale de l'Etna mise à jour au 9 mai 2020 par le groupe de drones INGV-OE sur le DEM 2014, élaboré par le Laboratoire d'Aérogéophysique-Section Rome 2. Sont figurés les détails du système SEC-NSEC (A) et des cratères BN et VOR (B).  La ligne bleue en retrait indique une dépression au sein de la Bocca Nuova. Les cercles jaunes indiquent des bouches dégazantes; les les cercles rouges indiquent des bouches actives. Le polygone vert définit le flux de refroidissement. - Doc . INGV-OE

Carte de la zone sommitale de l'Etna mise à jour au 9 mai 2020 par le groupe de drones INGV-OE sur le DEM 2014, élaboré par le Laboratoire d'Aérogéophysique-Section Rome 2. Sont figurés les détails du système SEC-NSEC (A) et des cratères BN et VOR (B). La ligne bleue en retrait indique une dépression au sein de la Bocca Nuova. Les cercles jaunes indiquent des bouches dégazantes; les les cercles rouges indiquent des bouches actives. Le polygone vert définit le flux de refroidissement. - Doc . INGV-OE

En particulier, les observations faites lors de l'inspection du 3 juillet ont montré que la fosse formée au centre de la dépression du cratère Bocca Nuova est affectée par un dégazage modeste par le bas.

Des fumerolles se sont développées dans le secteur sud du fond du cratère et également le long des écoulements de la Voragine dans la BN jusqu'à fin avril.

Le cratère Voragine est affecté par un dégazage modeste du cône principal de cendre.

Le cratère Nord-Est présente une activité de dégazage par le bas qui occasionnellement (2 juillet), s'est accompagnée d'une faible activité strombolienne intra-cratère.

Enfin, au cours de la semaine, une modeste activité strombolienne intra-cratère s'est poursuivie aux bouches du "cône de la selle" du Nouveau Cratère du Sud-Est. Cette activité ne produit pas de matériaux chauds visibles à la surface, mais bien une incandescence nocturne, et est associé à un dégazage pulsé intense.

Aperçu du fond de la Bocca Nuova pris lors de l'inspection du 3 juillet depuis la bordure ouest du cratère (photo E. De Beni). Au centre, vous pouvez voir le cratère à fosse (cratere a pozzo) formé au fond du cratère. Les systèmes de fumerolles sont présents à la fois le long des flux provenant du VOR (à gauche) et sont également visibles dans le secteur sud du fond du cratère. - Doc. INGV-OE

Aperçu du fond de la Bocca Nuova pris lors de l'inspection du 3 juillet depuis la bordure ouest du cratère (photo E. De Beni). Au centre, vous pouvez voir le cratère à fosse (cratere a pozzo) formé au fond du cratère. Les systèmes de fumerolles sont présents à la fois le long des flux provenant du VOR (à gauche) et sont également visibles dans le secteur sud du fond du cratère. - Doc. INGV-OE

L'amplitude moyenne du trémor volcanique est restée à un niveau élevé tout au long de la semaine. La source du trémor était constamment localisée dans la zone du Nouveau Cratère du Sud-Est, à une profondeur d’environ 2900-3000 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer.

 

Source : INGV-OE

Etna by DronDuilio - Licensed music by Murky Instrumental by Saint Mesa

Au cours de la semaine dernière, une activité explosive normale de type strombolienne a été observée à Stromboli, accompagnée d’activités de dégazage et de spattering.

La fréquence horaire totale des explosions a oscillé entre des valeurs moyennes (10 événements / h le 3 juillet) et des valeurs élevées (21 événements / h le 29 juin). L’activité explosive a été principalement produite par 3 évents éruptifs situés dans la zone du cratère Nord et par 3 évents éruptifs situés dans la zone du cratère Centre-Sud. Toutes les bouches sont placées à l’intérieur de la dépression qui occupe la terrasse cratèrique.

 

Les différents autres paramètres ne montrent pas de changements significatifs.

 

Source : INGV-OE

 Stromboli - La terrasse du cratère vue par la caméra thermique située sur le Pizzo au-dessus de la Fossa avec la délimitation des zones de cratère de la zone Centre-Sud et Nord (respectivement ZONE N, ZONE C-S). - Doc. INGV-OE

Stromboli - La terrasse du cratère vue par la caméra thermique située sur le Pizzo au-dessus de la Fossa avec la délimitation des zones de cratère de la zone Centre-Sud et Nord (respectivement ZONE N, ZONE C-S). - Doc. INGV-OE

Sur Nishinoshima, les anomalies thermiques restent toujours très élevées à élevées selon Mirova.

L'activité externe est caractérisée par l'émission de panaches de cendres et de vapeurs / gaz comme les jours précédents.

Sur les images satellites de Sentinel-5P / tropomi, on peut détecter un fort signal de dioxyde de soufre, avec 16,84 DU de dioxyde de soufre à une altitude de 9,73 km.

Le VAAC Tokyo continue d’émettre des avis de dispersions de cendres ( Selon VAAC. 1FL = 100 pieds = 30,5 mètres)

 

Sources : VAAC Tokyo, Mirova, Sentinel-5P / Tropomi et Nasa worldview

Nishinoshima - Fort signal de SO2 proche de Nishinoshima le 08.07.2020 (avec 16.84DU de SO2 à une altitude de  9.73km. - Doc. DLR / BIRA / EAS  via Tropomi

Nishinoshima - Fort signal de SO2 proche de Nishinoshima le 08.07.2020 (avec 16.84DU de SO2 à une altitude de 9.73km. - Doc. DLR / BIRA / EAS via Tropomi

Nishinoshima - 2 panaches, blanc de vapeurs /gaz ç gauche; brun de cendres, au centre, se dispersant sur le droite - Image Nasa Worldview

Nishinoshima - 2 panaches, blanc de vapeurs /gaz ç gauche; brun de cendres, au centre, se dispersant sur le droite - Image Nasa Worldview

Nishinoshima - anomalies thermiques et pouvoir radiatif au 08.07.2020 / 03h20 - Doc. Mirova - un clic pour agrandirNishinoshima - anomalies thermiques et pouvoir radiatif au 08.07.2020 / 03h20 - Doc. Mirova - un clic pour agrandir

Nishinoshima - anomalies thermiques et pouvoir radiatif au 08.07.2020 / 03h20 - Doc. Mirova - un clic pour agrandir

Nishinoshima - altitude des cendres émises entre le 12 juin et le 8 juillet 2020  - Doc. Vaac Tokyo via HayakawaYukio

Nishinoshima - altitude des cendres émises entre le 12 juin et le 8 juillet 2020 - Doc. Vaac Tokyo via HayakawaYukio

En bonus, une machine à fabriquer des lenticulaires ... le Popocatépetl

Popocatépetl - 07.07.2020 /  07h15 - WebcamsdeMexico

Popocatépetl - 07.07.2020 / 07h15 - WebcamsdeMexico

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Publié le par Bernard Duyck
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Sabancaya - résumé de l'activité entre le 7 et le 13.09.2020 - Doc. I.G.Peru

Sabancaya - résumé de l'activité entre le 7 et le 13.09.2020 - Doc. I.G.Peru

L'Institut géophysique du Pérou (IGP) rapporte, qu'entre le 7 et le 13 septembre 2020, l'activité éruptive du volcan Sabancaya se poursuit à des niveaux modérés, avec l'enregistrement continu des explosions – 38 explosions / jour en moyenne - avec des colonnes de gaz et cendres qui s'élève jusqu'à 3,5 km au-dessus du sommet du volcan, dispersées vers les secteurs sud, sud-est et est de Sabancaya

L'IGP a enregistré et analysé la survenue de séismes de 2024 d'origine volcanique associés à la circulation de fluides magmatique dans le Sabancaya.

Au cours de cette période, les tremblements de terre Volcano-Tectoniques (VT) ont présenté des magnitudes comprises entre M2.1 et M3.3 et ont été situé principalement dans la zone nord-ouest de Sabancaya. Le séisme représentatif (M3.3) a été enregistré le 9 Septembre à 5 h 13, à 13 km au nord-ouest de Sabancaya et à une profondeur de 10 km.

Le suivi de la déformation de la structure volcanique, à l'aide d'équipements et de données GNSS (traitées avec des orbites rapides), a enregistré une légère inflation sur le flanc sud-est du volcan Sabancaya et le secteur nord de Hualca Hualca.

Dix anomalies thermiques de valeurs comprises entre 2 MW et 22 MW, associées à la présence d'un corps de lave (dôme) à la surface du cratère du volcan ont été observées par satellite.

Le niveau d'alerte volcanique reste à orange, assorti d'une zone non accessible de 12 km de rayon.

 

Source : I.G.Peru

Le Trident et le dôme du Novarupta  - photo G.Mc Gimsey  / AVO

Le Trident et le dôme du Novarupta - photo G.Mc Gimsey / AVO

De forts vents du sud à proximité de Katmai et de la vallée des dix mille fumées ont remis en suspension des cendres volcaniques de l'éruption Novarupta-Katmai de 1912 et les ont transportées vers le nord aujourd'hui. Le nuage de cendres a été observé par un pilote local volant à proximité du camp Brooks et du lac Naknek dans la péninsule de l'Alaska à ~ 18 h 25 AKDT le 14 septembre (15 septembre à 2 h 25 UTC) et poursuit son déplacement. La hauteur des nuages ​​de cendres remis en suspension est inconnue, mais le service météorologique national suggère qu'elle pourrait être jusqu'à 4000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Les conditions nuageuses ont empêché les observations par satellite.

Ce phénomène n'est pas le résultat d'une activité volcanique récente et se produit pendant les périodes de vents violents et de conditions sèches sans neige dans la région de Katmai et d'autres jeunes régions volcaniques de l'Alaska. Aucune éruption n'est en cours. Tous les volcans de la région de Katmai (Snowy, Griggs, Katmai, Novarupta, Trident, Mageik, Martin) restent au code couleur VERT.

Les cendres volcaniques remises en suspension devraient être considérées comme dangereuses et pourraient être dommageables pour l'aviation et la santé.

 

Source : Alaska Volcano Observatory

Guadeloupe  - le dôme de La Soufriere - Doc.France.fr

Guadeloupe - le dôme de La Soufriere - Doc.France.fr

Au cours du mois de juillet l’observatoire volcanologique de la Guadeloupe a enregistré 366 séismes d'origine volcanique, localisés essentiellement sous et autour du dôme de la Soufrière , entre ~0.1 et 1.1 km de profondeur sous le sommet. 365 séismes sont de type volcano-tectonique (dits VT); 1 séisme est de de type longue-période (dits LP) ou basse fréquence. Une grande proportion de séismes VT ont une composante LP dans la coda des signaux ce qui est diagnostique de leur comportement de type « hybride ». Ce comportement caractérise des processus de fracturation générés par la migration de fluides dans le volcan.

La séquence de séismes volcaniques débutée le samedi 12 septembre 2020 à 7h20, heure locale, dans la zone de La Soufrière, continue avec 146 séismes enregistrés de très faible magnitude (M < 1), enregistrés par l'OVSG.

La Soufrière de La Guadeloupe - le gouffre Tarissan - photo OVSG

La Soufrière de La Guadeloupe - le gouffre Tarissan - photo OVSG

Sur la base des observations de l’OVSG-IPGP enregistrées au cours du mois de juillet 2020, et en accord avec les dispositions prévues par les autorités, le niveau d’alerte volcanique reste à Vigilance / jaune.

La probabilité d'une activité éruptive à court terme reste faible. Cependant, compte tenu du regain d'activité sismique et fumerollienne, enregistré depuis février 2018, un changement de régime du volcan a été constaté tel qu'on ne puisse pas exclure une intensification des phénomènes dans le futur. En conséquence, l'OVSG-IPGP est en état de vigilance renforcée.

Les émanations gazeuses aux abords et sous le vent des fumerolles principales du sommet (notamment le Cratère Sud, le Tarissan, et le Gouffre 1956) présentent, depuis 1998, des risques avérés d’irritation et de brûlures (yeux, peau, voies respiratoires).

L’OVSG - IPGP considère qu’il est important de garder, à titre précautionneux, une distance de au moins 50 m de rayon autour des principaux centres d’émission de gaz fumerolien (Cratère Sud Sud, Cratère Sud Central, Cratère Sud Nord, Napoléon Nord, Napoléon Est, Gouffre 1956, Gouffre Tarissan).

 

Source : OVSG - IPGP

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