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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les îles volcaniques grandissent par addition en surface et sur les flancs de produits volcaniques, et par expansion intrusive ; elles se modifient ensuite, en aspect et volume, par des processus érosifs et d’effondrement soudain.

Avec le temps, une île volcanique peut croître aussi par accrétion au niveau du tablier volcanique sous-marin. Les dépôts sous-marins proches du cône principal s’accumulent au fur et à mesure de la croissance en hauteur du volcan. Ensuite, viennent pour certains les phénomènes d’effondrement et de subsidence isostatique.

 

hierro_golfo_valley_gr.jpgArchipel des Canaries - Ile d'El Hierro / El Golfo : Cicatrice subaérienne laissée par les avalanches de débris

 

Depuis deux décades, effondrements et avalanches de débris sont deux facteurs reconnus d’évolution sous-marine et subaérienne d’une île volcanique … particulièrement analysée sur l’archipel Hawaïen et celui des Canaries.

Ces deux groupes d’îles ont évolué différemment, en dépit de similarités, telles que la dominance de boucliers basaltiques.


  Conferencia_JCC-Erupcion-.jpg

  Ages de formation des îles des Canaries (entre 20,2 Ma et aujourd'hui)  - doc. JC. Carracedo

 

Volcans-Machine2.jpg      Archipel Hawaïen - Age des îles (étagé entre 5,6 Ma et aujourd'hui) - doc. Volcano-machine

 

Les principales caractéristiques des Canaries par rapport à l’archipel Hawaïen sont développées par H.U.Schmincke :

- Temps de vie plus long pour chaque île prise individuellement

Plusieurs phases post-érosion importantes, interrompue par d’autres magmatiques

Composition plus alcaline des magmas des boucliers

Abondance de dépôts pyroclastiques

Flancs subaérien et sous-marins raides

Taux d’effondrement de flancs élevé

Croissance sur une lithosphère océanique plus vieille (140-170 Ma) , par conséquent plus épaisse, plus froide et plus rigide

Proximité de la lithosphère continentale

Différences entre l’évolution et la composition des différentes îles de l’archipel

Différences entre les ratios d’éruption et de production magmatique.

Stabilité des îles par rapport au niveau marin

 

Plus de développements en détails dans son livre " Volcanism " aux éditions Springer (ISBN 3-540-43650-2)

 

C’est ainsi qu’on remarque des cycles d’évolution volcanique beaucoup plus longs pour l’archipel des Canaries. De plus toutes les îles canariennes ont connu une activité volcanique à l’holocène … le fait que l’activité volcanique dans les îles Canaries, une fois commencée, se poursuive durant des dizaines de millions d’années, ne s’explique que par un mouvement différentiel peu important entre la lithosphère (1,9 cm./an) et la source magmatique d’une part, et d’autre part, le maintien de cheminement libre entre le domaine en fusion et la croûte supérieure.

 

Carracedo199805.jpgComparaison entre les archipels Canarien et Hawaïen : distance par rapport à la terminaison active de la chaine d'îles / échelle de temps du volcanisme subaérien - doc. JC. Carracedo - Hot spot volcanism ...

NB : les vitesses de déplacement relatif du point chaud dans chaque système.

 

Le phénomène d’effondrement marque l’archipel des Canaries durant tout le développement des îles, au contraire de ce qui est remarqué à Hawaï uniquement durant le stade bouclier.

Le taux élevé d’effondrement de flanc est lié au développement de chambres magmatiques proches de la surface, autour desquelles les flancs du volcan sont déstabilisés de façon plus importante par les déformations et l’altération hydrothermale.

 

La carte ci-dessous illustre la position des principaux sites d’avalanches de débris et de coulées de débris sous-marins marquant les îles de Gran Canaria, Ténérife, La Palma et El Hierro, et les cicatrices qu’elles ont laissé en partie aérienne.

 

Dossier-35-0241.jpgDistribution des dépôts d'effondrement, des coulées et avalanches de débris sur le plancher marin des Iles Canaries - cicatrices des glissements en aérien sur les îles (en vert)- in HU. Schmincke / "Volcanism".

 

Avalanches-de-debris---coulees-et-effondrements---M.Canal.jpg                            Vue 3D du même phénomène - doc. M.Canals 2003

 

A suivre : des exemples pour chaque île des Canaries ...

 

Sources :

- Volcanism – Hans-Ulrich Schmincke – éd. Springer

- Volcanic evolution of Gan Canaria reconstructed from apron sediments -
Hans-Ulrich Schmincke and Mari Sumita

- Hotspot volcanism close to a passive continental margin:
the Canary Islands - by J. C. Carracedo & al.

- The Canary Islands: an example of structural control on the growth
of large oceanic-island volcanoes -  by J.C. Carracedo

- The most recent megalandslides of the Canary Islands: El Golfo debris avalanche and Canary debris flow, west El Hierro Island - by Roger Urgeles & al.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les sources d’obsidienne sud-américaines :

En Colombie, l’Ingeominas signale de l’obsidienne dans une coulée du Cerro Azafatudo, à Cargachiquito, mais la qualité du verre n’a pas été jugée satisfaisante pour l’exploitation préhistorique. Des nodules ont été retrouvés dans des dépôts ignimbritiques recoupés par les rios Hondo et Negro, provenant d’éruption du Huila et du Cauca, datés de 4,27 à 3,46 Ma.

Les traces des premiers occupants du continent sud-américain, principalement dans la Cordillère des Andes, sont retrouvées dans la Sierra centrale de l’Equateur : grattoirs, flèches et lames d’obsidienne témoignent d’une occupation humaine constante pendant 5.000 ans

La coulée de Mullumica, constituée de deux épanchements superposés, est longue de 6 km, pour l’épanchement inférieur, et est épaisse de 150 mètres. Elle est datée de 180.000 à 200.000 ans. L’obsidienne a été exploitée durant la préhistoire, avec des ateliers de taille en pied de falaise dans des abris ou grottes creusées dans la coulée.

Au Cotopaxi, de l’obsidienne se retrouve dans les dépôts de deux principales phases d’activité, datées du paléo-Cotopaxi, entre 540.000 et 560.000 ans, et d’une autre phase, entre 310.000 et 18.000 ans.

Sources d'obsidienne au Pérou - doc. Andean Obsidian Distributions through Time

Sources d'obsidienne au Pérou - doc. Andean Obsidian Distributions through Time

Au Pérou, un type d’obsidienne,connue dans les années 70 sous le nom de type du Bassin Titicaca, et largement répandue dans les Andes préhispaniques, a sa source géologique dans la Vallée de Colca, près d’Araquipa. Le type géochimique fut documenté sous les noms de Source Chivay et source Cotallalli.

Des coulées d’obsidienne sont encore émises actuellement, comme lors de l’éruption du Puyehue- Cordon Caulle en 2011-2012, au Chili.

Coulées d'obsidienne émises par le volcan Puyehue- Cordon-Caulle au Chili - image Nasa 2011

Coulées d'obsidienne émises par le volcan Puyehue- Cordon-Caulle au Chili - image Nasa 2011

"Ruta Qhapaq Ñan, El camino que nos une" - photo La Republica Peru

"Ruta Qhapaq Ñan, El camino que nos une" - photo La Republica Peru

Les routes de l’obsidienne sur le continent sud-américain :

Des voies commerciales empruntent diverses routes, maritime le long des côtes ouest du continent, ou terrestres, entre la côte et la cordillère d’une part, ou dans les hauteurs de celle-ci. Des indices d’utilisation indiquent la fréquentation depuis 10.000 ans, par les chasseurs-cueilleurs préhistoriques (de 9.000 av JC à 400 après JC), par l’Empire Inca ensuite (Caminos del Inca).

Les déplacements de marchandises sur ces énormes distances n’impliquent pas forcément le déplacement des hommes sur le trajet total. Le produit, dont l’obsidienne peut passer de main en main.

Sous l'empire Wari (600-1100), un premier réseau de voies de communication aurait été édifié (Lumbreras, 2004). Les Incas ont hérité de ce maillage territorial pour l’ériger, le consolider et l’organiser en un système de communication centralisé original, disposant d’infrastructures propres. L'extension du réseau de chemin a suivi celle de la domination inca dans les Andes.

Le Qhapaq Ñan (nom quechua signifiant " chemin royal " et fréquemment remplacé par l'expression " chemin de l'Inca " ) était l’axe principal du projet économique et politique de l’Empire Inca. Long de plus de 6000 kilomètres, il permettait à l’Inca de contrôler son Empire, de déplacer ses troupes depuis la capitale, Cusco. Un réseau secondaire de routes transversales, long de plus de 45 000 km, reliait alors le Qhapaq Ñan à la côte, et au bassin amazonien.

L'obsidienne sous les ailes du condor - Canyon de Colca / Pérou - photo Adehm.de

L'obsidienne sous les ailes du condor - Canyon de Colca / Pérou - photo Adehm.de

Routes commerciales au temps de l'Empire Inca - en vert, les routes d'alitude - en bleu, la route côtière - en mauve, les tranversales -  doc. Manco Capac

Routes commerciales au temps de l'Empire Inca - en vert, les routes d'alitude - en bleu, la route côtière - en mauve, les tranversales - doc. Manco Capac

Qhapaq Ñan  ... quelque part sur le chemin de l'Inca - photo Unesco

Qhapaq Ñan ... quelque part sur le chemin de l'Inca - photo Unesco

Au Pérou et surtout au Chili, l’obsidienne a servi de monnaie-marchandise. Les pointes de flèche et de lances, objets d’une forte demande, avait une valeur soutenue.

Ces routes commerciales vont de l’Equateur jusqu’au sud du continent sud-américain : La Quebrada de Humahuaca est une longue vallée de montagne aride, située dans la partie NO de l’Argentine ; elle constitue un lien matériel important entre les hautes terres des Andes et les plaines tempérées du sud-est de l’Amérique du sud.

Sources :

- Caractérisation par analyse élémentaire (PIXE et ICP-MS/-AES) d’un verre naturel : l’obsidienne. Application à l’étude de provenance d’objets archéologiques./ Les obsidiennes d’Equateur et de Colombie - par L.Bellot-Gurlet / Thèse CNRS.

- Andean Obsidian Distributions through Time - link

- Qhapaq Ñan , la grande route des Andes -  link

- Unesco - Qhapaq Ñan , chemin principal Andin - link

- over.blog - Cordon Caulle - avancée de la coulée d'obsidienne rhyolitique un an après l'éruption.

- Unesco - La Quebrada de Humahuaca - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les caldeiras jumelles Uzon-Geysernaya forment une grande dépression de 18 km sur 9, découvertes tardivement lors d'une exploration russe, par T.Dikmar en 1852. La dépression résulte d’importantes éruptions explosives à la fin du Pléistocène, associées à des dépôts d’ignimbrites, d’un volume de 20-25 km³, qui ont recouvert 1700km². Une datation du paléosol sous les dépôts suggère une date d’éruption autour de 37.600 +/- 1.000 avant JC.

La caldeira Uzon-Geysernaya - avec le Baranii (16.17 m.) dominant de 300 m. le plancher de la caldeira, et le lac Dalneye. - photo Philip Kyle / Petropavlovsk volc. Institute

La caldeira Uzon-Geysernaya - avec le Baranii (16.17 m.) dominant de 300 m. le plancher de la caldeira, et le lac Dalneye. - photo Philip Kyle / Petropavlovsk volc. Institute

La caldeira Uzon - photo Airpano - référence en sources

La caldeira Uzon - photo Airpano - référence en sources

La caldeira Uzon, située dans la partie nord de l’ensemble, abrite un champ geothermal et de nombreux lacs. L’activité géothermale est concentrée dans une zone de 5 km sur 200-300 mètres, contenant des sources chaudes, des évents de vapeurs et gaz, des volcans et pots de boue, des eaux abritant des algues bleu-vert et des bactéries sulfureuses.

Le géothermalisme de la caldeira est fort différencié : les eaux bouillonnantes de la partie axiale du champ hydrothermal sont riches en silice, bore et chlorure ammonique, et contiennent du lithium, du rubidium, du césium, de l'arsenic, de l'antimoine et du mercure; les gaz émis sont le dioxyde de carbone, l'azote, l'hydrogène, le méthane et le sulfure d'hydrogène. De fortes concentrations de radon sont aussi détectées.

Deux types de minéralisation peuvent être distingués : le type sulfureux, avec des dépôts de soufre, contaminés par de l'opale et des minéraux argileux (kaolinite, smectite); le type mercure-antimoine-arsenic avec du réalgar, de l'alacranite, de l'uzonite et de l'orpiment.

Les lacs occupent des cratères d’éruptions phréatiques; la plus récente a créé en 1989 un cratère large de 14 mètres.

D’autres éruptions phréatiques ont été identifiées : celle du lac Bannoe,date d’il y a 3500 ans et celle du lac Khloridnoe, d’il y a 1500 à 2000 ans.

Le lac Dalnee (Dal’ny), date de 5.600 ans avant JC, est contenu dans un anneau de tuff andésitique. Le mont Belaia est un dôme de lave formé à la fin du Pléistocène.

Caldeira Uzon - Kloridnoe lake  (daté de l'an 200de notre ère) - photo Kibastos.ru

Caldeira Uzon - Kloridnoe lake (daté de l'an 200de notre ère) - photo Kibastos.ru

Bord nord de la caldeira d'Uzon - lac Dalneye (5600 avant JC) - photo © Carole et Frédéric Hardy

Bord nord de la caldeira d'Uzon - lac Dalneye (5600 avant JC) - photo © Carole et Frédéric Hardy

Eaux opalescentes chargées en silice et mares bouillonnantes se côtoient dans la caldeira d'Uzon. - photo © Carole et Frédéric Hardy

Eaux opalescentes chargées en silice et mares bouillonnantes se côtoient dans la caldeira d'Uzon. - photo © Carole et Frédéric Hardy

La caldeira Geysernaya, dans la partie sud de cet ensemble, est remplie de dômes de lave dates de la fin du Pléistocène.

Près de son bord Est, un canyon de 4 km de longueur abrite la célèbre Vallée des Geysers, découverte en 1941, que nous examinerons séparément.

Caldeira Uzon - eaux colorées par les thermophiles - photo English Russia /  Kibastos.ru

Caldeira Uzon - eaux colorées par les thermophiles - photo English Russia / Kibastos.ru

Le volcan Taunshits, situé au NNO des caldeiras jumelles, consiste en un piédestal de la fin du Pléistocène, un grand tuya formé lors de la dernière glaciation, surmonté d’un cône central et de dômes extrusifs.

le volcan Taunshits - photo Vera Ponomareva / KSCNET

le volcan Taunshits - photo Vera Ponomareva / KSCNET

Son activité ancienne se découvre uniquement côté ouest : vers 5700 avant JC, une éruption couplée à un glissement de terrain a formé un cratère en fer-à-cheval. L’avalanche de débris liée, d’un volume de 3 km³, a transité sur 19 km. Ses dépôts ont été recouverts par des dépôts pyroclastiques, des retombées de la colonne plinienne et plus tard des dépôts de coulées et surges pyroclastiques. Un dôme extrusive s’est installé dans le cratère, précédent une explosion phréatique suivie d’une éruption en l’an 400 avant JC, qui a formé des coulées pyroclastiques et des surges, et enfin une coulée de lave.

Des moraines ponctuées de lacs thermokarstiques (*) entourent le volcan et forment le Sinii Dol (Blue plateau).

A noter : ce volcan actif n’a jamais été inscrit dans le catalogue qui les reprend, vraisemblablement à cause de cette activité dissimulée côte ouest.

Face ouest du volcan Taunshits - Cratère d’effondrement en fer-à-cheval (5700 av JC) – il contient un dôme extrusif et une coulée de 400 av JC - photo Nikolai Smelov / KSCNET

Face ouest du volcan Taunshits - Cratère d’effondrement en fer-à-cheval (5700 av JC) – il contient un dôme extrusif et une coulée de 400 av JC - photo Nikolai Smelov / KSCNET

(*) lac thermokarstique : ce terme fait référence à une masse d’eau fraiche, peu profonde, qui s’est mise en place dans une dépression suite à la fonte du permafrost. La décongélation continue du permafost peut conduire à un drainage et une disparition du lac thermokarstique. On rencontre fréquemment ce type de lac en Sibérie ou d’autres environnements de toundra.

 

Sources :

- KSCNET - Kamchatka Holocene Volcanoes - link

- Global Volcanism Program - Uzon

- Uzon caldera, Kamchatka, Russia • 360° Aerial Panorama - link

- Uzonite,Alacranite, Réalgar from the Uzon caldeira - Mineral museum on line

- Hyperthermophile in the history of life - Karl Stetter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Nouvelle brève

Une nouvelle publication scientifique de l'OVPF/IPGP en collaboration avec le BRGM, l'université de La Réunion et Sorbonne Université, sur l'imagerie de la structure interne du Piton de la Fournaise par mesures électromagnétiques aéroportées 3D haute résolution est accessible sur :
https://www.nature.com/articles/s41598-019-54415-4

Le projet ReunEM a permis de réaliser, pendant l'hiver austral 2014, une couverture héliportée complète de l'île de La Réunion en magnétisme et électromagnétisme haute résolution. © BRGM

Après une lecture de la vidéo, voici quelques extraits. Pour le texte original complet en anglais, voyez le lien en source.

" La compréhension globale de l'édifice volcanique et de sa dynamique est ainsi limitée par l'étude de la surface, la résolution spatiale et la profondeur de pénétration des méthodes au sol, mais aussi par les ressources humaines et matérielles et les environnements difficiles.

Ici, nous montrons pour la première fois qu'un levé électromagnétique aéroporté fournit un modèle de résistivité globale 3D d'un volcan actif. Le levé à haute résolution acquis au volcan Piton de la Fournaise sur l'île de La Réunion, océan Indien, montre des détails sans précédent de la structure interne de l'édifice, mettant en évidence le système hydrothermal d'upwelling sous les cratères, les voies d'intrusion magmatique et les failles héritées. Associées à la surveillance de surface, ces images aériennes ont un potentiel élevé pour mieux caractériser la structure interne du volcan et les processus magmatiques, et donc pour mieux anticiper les événements catastrophiques tels que les éruptions phréato-magmatiques ou les déstabilisations des volcans."

Présentation de la partie la plus active du Piton de la Fournaise: la caldeira Enclos Fouqué. (B) Carte de La Réunion avec les deux volcans: PdN: Piton des Neiges - PdF: Piton de la Fournaise. La zone d'étude est délimitée par un carré en pointillés rouges. (C) Modèle d'élévation numérique avec localisation de l'activité sismique volcano-tectonique récente (cercles colorés), fissures éruptives visibles sur le terrain (en trait plein noir), les trois zones de rift: NE, SE et N120 (Bachèlery, 1981 ), et les failles N65 (en pointillés verts) et Plaine des Osmondes (en pointillés bleus) telles que définies par Michon et Saint-Ange (2008). Les cartes B et C ont été générées avec Illustrator CS6 et l'open source QGIS 3.8.3, respectivement. Coordonnées en mètres (WGS84, UTM 40S). - image extraite

Présentation de la partie la plus active du Piton de la Fournaise: la caldeira Enclos Fouqué. (B) Carte de La Réunion avec les deux volcans: PdN: Piton des Neiges - PdF: Piton de la Fournaise. La zone d'étude est délimitée par un carré en pointillés rouges. (C) Modèle d'élévation numérique avec localisation de l'activité sismique volcano-tectonique récente (cercles colorés), fissures éruptives visibles sur le terrain (en trait plein noir), les trois zones de rift: NE, SE et N120 (Bachèlery, 1981 ), et les failles N65 (en pointillés verts) et Plaine des Osmondes (en pointillés bleus) telles que définies par Michon et Saint-Ange (2008). Les cartes B et C ont été générées avec Illustrator CS6 et l'open source QGIS 3.8.3, respectivement. Coordonnées en mètres (WGS84, UTM 40S). - image extraite

Localisation des sondages AEM inversés 3.655 (points bleus) au-dessus de la partie active du volcan Piton de la Fournaise (c'est-à-dire la caldeira Enclos Fouqué), affichée sur la carte des anomalies magnétiques (réduite au pôle pour les anomalies alignées avec des sources magnétiques) . Les fissures éruptives visibles sur le terrain sont indiquées en noir. Le nombre fait référence aux anomalies magnétiques négatives discutées dans le texte. Les profils 2D (A – D) sont marqués de lignes blanches / noires (la couleur de la ligne change tous les 500 m). La carte a été créée en utilisant l'open source QGIS 3.8.3. Coordonnées en mètres (WGS84, UTM 40S). - image extraite du doc. référencé en source

Localisation des sondages AEM inversés 3.655 (points bleus) au-dessus de la partie active du volcan Piton de la Fournaise (c'est-à-dire la caldeira Enclos Fouqué), affichée sur la carte des anomalies magnétiques (réduite au pôle pour les anomalies alignées avec des sources magnétiques) . Les fissures éruptives visibles sur le terrain sont indiquées en noir. Le nombre fait référence aux anomalies magnétiques négatives discutées dans le texte. Les profils 2D (A – D) sont marqués de lignes blanches / noires (la couleur de la ligne change tous les 500 m). La carte a été créée en utilisant l'open source QGIS 3.8.3. Coordonnées en mètres (WGS84, UTM 40S). - image extraite du doc. référencé en source

{...} " Face aux résultats géologiques et géophysiques, un levé AEM permet de définir :

- la géométrie 3D du système hydrothermal peu profond remontant sous les cratères,

- l'emplacement et les voies verticales du système d'intrusion de magma dense le long des trois zones de rift, et

- l'extension des structures volcano-tectoniques profondes des linéaments de surface à l'activité sismique profonde sous le flanc mobile et instable de l'est.

L'ensemble de données aéroportées améliore notre compréhension de l'histoire géologique du Piton de la Fournaise et de son évolution future possible en imaginant les zones de faiblesse résultant de différents processus volcaniques et en appuyant et en validant les hypothèses précédentes. Sa capacité à détecter sur une grande surface les trois principales caractéristiques de déstabilisation, ainsi que des observations géologiques et / ou des mesures géophysiques, fournit des informations essentielles pour comprendre leur interconnexion. Nous présentons une géométrie fiable du système hydrothermal, soulignant sa présence près du sommet et son rôle possible dans le mouvement continu du flanc oriental. Nous définissons six principales voies d'injection de magma dans la zone de rift, améliorant notre compréhension des voies de magma près de la surface et du dynamisme éruptif. Enfin, nous démontrons en outre que les cicatrices topographiques des événements destructeurs précédents correspondent à des plans de failles profondes où la déformation volcanique accumule des contraintes mécaniques qui peuvent être réactivées lors de futures déstabilisations volcaniques.

À l'avenir, le programme de surveillance du Piton de la Fournaise intégrera les zones de faiblesse identifiées dans cette étude pour améliorer l'efficacité de la surveillance des volcans. L'intégration des résultats aéroportés dans un modèle 3D réaliste et détaillé de l'édifice aidera également à interpréter le dynamisme et les instabilités du volcan.

 

Sources : Dumont, M., Peltier, A., Roblin, E. et al. Imagery of internal structure and destabilization features of active volcano by 3D high resolution airborne electromagnetism. Sci Rep 9, 18280 (2019) doi:10.1038/s41598-019-54415-4

https://doi.org/10.1038/s41598-019-54415-4

Piton de La Fournaise - Dolomieu - Extraction 3D du corps conducteur du modèle de résistivité AEM. Le modèle est montré en fonction de l'élévation de chaque cellule superposée à la carte magnétique RTP. - image extraite du doc. référencé en source

Piton de La Fournaise - Dolomieu - Extraction 3D du corps conducteur du modèle de résistivité AEM. Le modèle est montré en fonction de l'élévation de chaque cellule superposée à la carte magnétique RTP. - image extraite du doc. référencé en source

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Depuis 10h27 heure locale ce 10 février 2020, une crise sismique est enregistrée sur les instruments de l'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise. Cette crise sismique est accompagnée de déformation rapide, Ceci indique que le magma est en train de quitter le réservoir magmatique et se propage vers la surface. Une éruption est probable à brève échéance dans les prochaines minutes ou heures.

Piton de La Fournaise - crise sismique du 10.02.2020 / 6h27 - Doc. OVPF

Piton de La Fournaise - crise sismique du 10.02.2020 / 6h27 - Doc. OVPF

Piton de La Fournaise - panache de l'éruption du 10.02.2020 / 08h20 TU - webcam Piton Partage OVPF / via interview de'Aline Peltier à Réunion 1°

Piton de La Fournaise - panache de l'éruption du 10.02.2020 / 08h20 TU - webcam Piton Partage OVPF / via interview de'Aline Peltier à Réunion 1°

Piton de La Fournaise - 10.02.23020  / 09h30 TU - le temps qui se couvre dissimule le panache de l'éruption - - webcam Piton Partage OVPF

Piton de La Fournaise - 10.02.23020 / 09h30 TU - le temps qui se couvre dissimule le panache de l'éruption - - webcam Piton Partage OVPF

Le volcan est entré en éruption vers 11 heures ce lundi matin 9 février 2020, comme le confirme l'Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise. le site de l'éruption est situé sur le flanc Est du volcan.

" L'éruption est visible de la Route nationale au niveau du Grand brûlé. La bouche éruptive se trouve à 2000 mètres d'altitude ", selon Bertrand Sinama, un observateur local / via Imazpress.

Compte tenu de la présence de gaz chauds et incandescents, et de la possibilité d’émission de lave à court terme , le Préfet a décidé la mise en œuvre de la phase d’alerte 2-2 « éruption en cours dans l’enclos » du dispositif spécifique ORSEC* volcan ce lundi 10 février 2020 à compter de 12h00.

L’accès du public à l’enclos Fouqué, depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, ainsi que le poser d’aéronefs dans la zone du volcan, sont interdits jusqu’à nouvel avis.

Plus d'informations à venir .

 

Update 11h GMT

Les premières photos et vidéos montre une coulée émanant de plusieurs fissures, alimentée par de petites fontaines, qui se divise rapidement en plusieurs bras et qui a déjà parcouru une belle distance sur la pente.

Photos sur Imazpress / http://www.ipreunion.com/volcan/reportage/2020/02/10/piton-de-la-fournaise-volcan-importante-crise-sismique-en-cours-eruption-probable,114508.html

 

Sources : OVPF, Préfecture de La Réunion & médias locaux - 

Retrouvez l’ensemble des informations relatives à l’activité du Piton de la Fournaise sur les différents médias de l'OVPF-IPGP:
- le site internet (
http://www.ipgp.fr/fr/ovpf/actualites-ovpf),
- le compte Twitter (
https://twitter.com/obsfournaise?lang=fr),
- et le compte facebook (
https://www.facebook.com/ObsVolcanoPitonFournaise/)

Piton de La Fournaise - 10.02.2020 - photo rb-www.ipreunion.com - Photos sur Imazpress / http://www.ipreunion.com/volcan/reportage/2020/02/10/piton-de-la-fournaise-volcan-importante-crise-sismique-en-cours-eruption-probable,114508.html

Piton de La Fournaise - 10.02.2020 - photo rb-www.ipreunion.com - Photos sur Imazpress / http://www.ipreunion.com/volcan/reportage/2020/02/10/piton-de-la-fournaise-volcan-importante-crise-sismique-en-cours-eruption-probable,114508.html

Le volcan est en colère Uploaded by IMAZPRESS Réunion on 2020-02-10.

Taal - nouvelle physionomie - photo Raffy Tima 16.01.2020

Taal - nouvelle physionomie - photo Raffy Tima 16.01.2020

L'activité dans le cratère principal du Taal au cours des dernières 24 heures a été caractérisée par une faible émission de panaches chargés de vapeur s'élevant de 20 à 50 m de haut avant de dériver vers le sud-ouest. Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) ont été mesurées à une moyenne de 116 tonnes / jour le 8 février 2020.

Le réseau sismique du Taal a enregistré soixante-dix-sept (77) tremblements de terre volcaniques, dont onze (11) tremblements harmoniques ayant des durées de un (1) à quatre (4) minutes. Ces tremblements de terre signifient une activité magmatique sous l'édifice Taal qui pourrait conduire à une activité éruptive au cratère principal.

Le niveau d'alerte 3 est maintenu sur le volcan Taal. DOST-PHIVOLCS rappelle au public que des explosions phréomagmatiques soudaines entraînées par la vapeur et même faibles, des tremblements de terre volcaniques, des chutes de cendres et des expulsions de gaz volcaniques mortelles peuvent encore se produire et menacer des zones de l'île du volcan Taal et des rives des lacs à proximité. DOST-PHIVOLCS recommande que l'entrée dans l'île du volcan Taal ainsi que dans les zones sur le lac Taal et les communautés à l'ouest de l'île dans un rayon de sept (7) km du cratère principal doit être strictement interdite.

Source : Phivolcs

Volcan Lonquimay - photo A.Bonacin / Panoramio

Volcan Lonquimay - photo A.Bonacin / Panoramio

Au Chili, le Sernageomin a enregistré ce 9 février 2020 un total de 105 séismes volcano-tectoniques, associées à la fracturation de roches au Lonquimay.

Les caractéristiques du séisme avec l'énergie la plus élevée étaient les suivantes:

Heure d'origine: 07h14 heure locale.

Latitude: 38 379 ° Sud.      

Longitude: 71 585 ° ouest.

Profondeur: 7,8 kilomètres.

Magnitude locale: 2,9

L'alerte technique est maintenue à vert.

 

Source : Sernageomin

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Bagana / PNG  - photo courtesy of Brendan McCormick Kilbride (University of Manchester) via GVP / 18.09.2019

Bagana / PNG - photo courtesy of Brendan McCormick Kilbride (University of Manchester) via GVP / 18.09.2019

Le VAAAC Darwin a émis un code aviation orange ce 1° mars 2020 concernant le volcan Bagana, sur l'île Bougainville en Papouasie Nouvelle-Guinée, suite à une éruption (vraisemblablement le 28 février, selon l'anomalie thermique est relevée par Mirova de 2 et 3 MW à cette date) produisant des cendres atteignant l'altitude de vol de 1.800 mètres.

Bagana - anomalies thermiques de 2019-2020 - Doc. Mirova

Bagana - anomalies thermiques de 2019-2020 - Doc. Mirova

Ce volcan , situé dans une zone reculée de l'île, a présenté des anomalies thermiques entre juin et novembre 2019 et des émissions de panaches de gaz / vapeur.

En 2020, on remarque des anomalies thermiques en janvier, février, sans préjuger des périodes où elles sont masquées par la couverture nuageuse fréquente sur zone.

L'activité éruptive est donnée par le Global Volcanism Program à partir du 28 février 2000 (ou avant) toujours en cours au 7 février 2020, avec un VEI 2. elle est caractérisée par une effusion non-explosive de lave visqueuse qui entretient un petit dôme de lave dans le cratère sommital, bien que l'activité explosive produise occasionnellement des coulées ptroclastiques. (GVP)

 

Sources : VAAC Darwin et Global Volcanism Program

Bagana - panaches du 07.07.2019 et 06.08.2019  - image  Sentinel-2 bands 12,11,8A via GVP

Bagana - panaches du 07.07.2019 et 06.08.2019 - image Sentinel-2 bands 12,11,8A via GVP

Comme signalé le 29 février 2020, l'activité explosive au Yasur, sur l'île de Tanna au Vanuatu, continue.

Mirova a détecté una anomalie thermique de 17 MW le 1° mars à 11h50

Brad Scott, du GNS, rapporte ce 2 mars la production de petits panaches de cendres volcaniques ; le VAAC Wellington a émis un avis de dispersion des cendres pour l'aviation.

Le Vanuatu Geohazards observatory conserve le niveau d'activité à 2.

 

Sources : GNS / Brad Scott ; Mirova ; webcams VGO

Yasur - panache de cebdres le 02.03.2020 / 9h45 - webcam VGO

Yasur - panache de cebdres le 02.03.2020 / 9h45 - webcam VGO

En réponse à la séquence d'événements sismiques enregistrée la semaine dernière sous le mont Ruapehu, les volcanologues du GeoNet ont prélevé des échantillons d'eau du lac de Cratère Te Wai ā-moe et mesuré les gaz volcaniques dans le panache. Les données sismiques ont été analysées en détail.

Les quantités de dioxyde de carbone (CO2) et de gaz sulfureux (SO2 et H2S) ont augmenté depuis les dernières mesures du 7 février 2020. Cependant, les valeurs ne sont pas du tout inhabituelles et se situent dans les fourchettes mesurées au cours de l'année écoulée. Des échantillons d'eau sont en cours d'analyse cette semaine, et les résultats chimiques devraient être connus la semaine prochaine.

Une nouvelle analyse des tremblements de terre volcaniques de la semaine dernière définit une zone source à 3 km sous le sommet de Ruapehu, ce qui est normal pour l'activité sismique à Ruapehu. Le tremblement volcanique a augmenté brièvement le week-end dernier, puis a diminué au cours de la semaine et a maintenant augmenté à nouveau à des niveaux similaires.

 Ruapehu - remontée des sédiments gris et des nappes de soufre à la surface du lac  - image GeoNet 02.03.2020

Ruapehu - remontée des sédiments gris et des nappes de soufre à la surface du lac - image GeoNet 02.03.2020

En réponse aux tremblements de terre de la semaine dernière, le lac de cratère Te Wai ā-moe s'est lentement réchauffé de 24 ° C et est actuellement à 30 ° C. La remontée des sédiments gris et des nappes de soufre à la surface du lac a été observée lors de notre visite la semaine dernière. Le lac se mélange et déborde par le canal de sortie habituel. Le flux de gaz et de fluides hydrothermaux à travers le lac montre que la zone de ventilation sous-jacente est ouverte.

Le niveau d'alerte volcanique reste au niveau 1 . Le niveau d'alerte volcanique reflète le niveau actuel d'activité volcanique et n'est pas une prévision de l'activité future. Il n'y a aucun changement dans le code de couleur de l'aviation du vert .

 

Source : GeoNet

Stromboli - Image illustrant la Bannière FB du Stromboli visitor center -  21.02.2020 / Fredy Granacher

Stromboli - Image illustrant la Bannière FB du Stromboli visitor center - 21.02.2020 / Fredy Granacher

À partir du mois d'avril 2020, le "Stromboli Visitor Center" sera accueilli au siège de Stromboli Adventures via Roma 17 .

L'entrée sera gratuite.
 

Les objectifs du Centre sont la diffusion et l'information sur le volcan actif de Stromboli. Surveillance, risques volcaniques, surveillance en temps réel, histoire géologique mise à jour à l'activité 2019, rencontres avec géologues et volcanologues.
Au Stromboli Visitor Center, il sera possible de suivre en temps réel les outils de surveillance utilisés sur le volcan de Stromboli via les sites de référence gérés par la communauté scientifique.

 

Source : nouvelle page Facebook du Stromboli Visitor Center

Etna - activité du cône de scories de la Voragine et coulée de lave vers la Bocca Nuova - image de la  vidéo INGV

Etna - activité du cône de scories de la Voragine et coulée de lave vers la Bocca Nuova - image de la vidéo INGV

Boris Behncke a mis en ligne sur l'INGV une vidéo de l'activité sommitale de l'Etna, et tout particulièrement du cône de scories présent dans la Voragine et des coulées de lave dans la Bocca Nuova.

Etna - Inspection de la zone sommitale de l'Etna réalisée par le personnel de l'Observatoire Etneo le 25 février 2020. Prise de vue depuis le sol et le drone, avec caméra visible et thermique. Tournage de Massimo Cantarero, Boris Behncke et Emanuela De Beni. Musique de Boris Behncke - INGV 25.02.2020

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Klyuchevskoy - 07.03.2020 / 07h56 -  Webcam of IVS FEB RAS, KVERT -  Частота кадров: 1 кадр/1 мин

Klyuchevskoy - 07.03.2020 / 07h56 - Webcam of IVS FEB RAS, KVERT - Частота кадров: 1 кадр/1 мин

Au Kamchatka, le Klyuchevskoy poursuit son éruption explosive modérée, caractérisée par une activité strombolienne et des émissions de gaz et vapeur.

Au cours de la nuit dernière, un enregistrement de la webcam durant 10 heures montre, tout comme les images satellites, une belle anomalie thermique. Des avalanches incandescentes sont remarquées durant 3-4 heures.

Le code aviation reste orange

 

Sources : KVERT , VAAC Tokyo et Mirova

Klyuchevskoy - anomalies thermiques au 07.03.2020 /  02h05 - Doc. Mirova_MODIS_VRP

Klyuchevskoy - anomalies thermiques au 07.03.2020 / 02h05 - Doc. Mirova_MODIS_VRP

March 6/7, 2020, ~ Extreme Activity ~ Klyuchevskoy Volcano, Russia / Vous pouvez accélérer ou ralentir cela avec les commandes vidéo fournies par YouTube.

Sur Big island, le Kilauea et la Mauna Loa ne sont PAS en éruption.

Les niveaux d'alerte et code aviation sont respectivement pour le Kilauea : normal / green – pour le Mauna Loa : advisory / yellow.

L'USGS nous fourni ses rapports d'observations hebdomadaires.

Big island - ses volcans - Les coulées de lave qui se sont produites au cours des 200 dernières années, indiquées en rouge, indiquent l'emplacement des zones de rift de Big Island. - Doc. Hilo u

Big island - ses volcans - Les coulées de lave qui se sont produites au cours des 200 dernières années, indiquées en rouge, indiquent l'emplacement des zones de rift de Big Island. - Doc. Hilo u

Pour le volcan Mauna Loa, les taux de déformation et de sismicité n'ont pas changé de façon significative au cours de la semaine dernière et restent supérieurs aux niveaux de fond à long terme.

Les sismomètres du HVO ont enregistré environ 70 tremblements de terre de petite magnitude sous les altitudes supérieures du volcan. La plupart de ces événements se sont produits à des profondeurs peu profondes de moins de 5 kilomètres (~ 3 milles) sous le niveau du sol.

Séparément, une rafale - totalisant environ 70 tremblements de terre de faible ampleur jusqu'à présent - s'est produite juste au sud de la zone de rift nord-est de Mauna Loa, où les structures de failles connues produisent généralement une sismicité superficielle.

Le séisme le plus fort du Mauna Loa enregistré au cours de cette période a été un événement de magnitude 3,7 au petit matin du 28 février. Ce tremblement de terre était situé à environ 10 kilomètres (~ 6 miles) au nord-est de Hawaiian Ocean View Estates, dans une région où des tremblements de terre de magnitude similaire se produisent normalement plusieurs fois par an.

Les mesures du système de positionnement mondial (GPS) montrent une lente inflation continue du sommet, compatible avec l'approvisionnement en magma du système de stockage peu profond du volcan.

Les concentrations de gaz au site de surveillance du cône de soufre dans la zone de rift sud-ouest restent stables. Les températures des fumerolles mesurées à la fois au cône de soufre et au sommet n'ont pas changé de manière significative.

Comparaison de l'étang d'eau à Halema'uma'u le 20 novembre 2019 et le 1er mars 2020. Appareil photo et objectif identiques pour les deux photos. Depuis le 20 novembre 2019, l'étang s'est creusé de 10 m (33 pi) et s'est élargi de plus de 50 m (164 pi) est-ouest et de 30 m (98 pi) nord-sud. Les amas de roches encerclés ne se sont pas déplacés entre les photos, preuve de la stabilité de la pente. La couleur de l'eau a bruni avec le temps, bien que les photos exagèrent probablement la différence de couleur. L'eau bleu-vert aux extrémités éloignées et proches de l'étang est interprétée comme de l'eau souterraine entrant dans l'étang. Photos de l'USGS par D. Swanson

Comparaison de l'étang d'eau à Halema'uma'u le 20 novembre 2019 et le 1er mars 2020. Appareil photo et objectif identiques pour les deux photos. Depuis le 20 novembre 2019, l'étang s'est creusé de 10 m (33 pi) et s'est élargi de plus de 50 m (164 pi) est-ouest et de 30 m (98 pi) nord-sud. Les amas de roches encerclés ne se sont pas déplacés entre les photos, preuve de la stabilité de la pente. La couleur de l'eau a bruni avec le temps, bien que les photos exagèrent probablement la différence de couleur. L'eau bleu-vert aux extrémités éloignées et proches de l'étang est interprétée comme de l'eau souterraine entrant dans l'étang. Photos de l'USGS par D. Swanson

Pour le Kilauea, les données de surveillance pour le mois de février montrent des taux variables mais typiques de sismicité et de déformation du sol, de faibles taux d'émissions de dioxyde de soufre et seulement des changements géologiques mineurs depuis la fin de l'activité éruptive en septembre 2018.

L'étang d'eau acide au fond de Halema'uma'u continue de s'étendre et de s'approfondir lentement. Au début de mars, les dimensions de l'étang étaient d'environ 100 mètres sur 200 mètres. La profondeur actuelle est d'environ 28 mètres.

Au cours du mois dernier, l'inclinomètre du sommet a enregistré environ 9 événements de déflation-inflation, un nombre similaire à janvier. Depuis mars 2019, les stations GPS et les inclinomètres au sommet de Kīlauea ont enregistré une déformation compatible avec une lente accumulation de magma dans la partie peu profonde du système de magma du sommet de Kīlauea (1-2 km ou environ 1 mile sous le niveau du sol).

 

Plus à l'est, les stations GPS et les inclinomètres continuent de montrer des mouvements compatibles avec un remplissage ralenti du réservoir magmatique profond de la zone du Rift Est dans la vaste région entre Puʻu ʻŌʻō et la route 130. En février, les taux de déformation dans cette région ont légèrement diminué. Les données de surveillance ne suggèrent aucun changement imminent du danger volcanique pour cette zone.

Bien qu'elles ne soient pas en éruption actuellement, des zones de températures du sol élevées et persistantes et de dégagements mineurs de gaz se trouvent toujours à proximité des fissures de la zone inférieure du rift est 2018. Il s'agit notamment de la vapeur (eau), de très petites quantités de sulfure d'hydrogène et de dioxyde de carbone. Ces conditions devraient rester à long terme.

 

Source : HVO/ USGS – Hawaii Volcano Observatory

Hike vers le sommet de la fissure 8 / Kilauea éruption de 2018 - Vidéo Copyright © 2020 Apau Hawaii Tours

Les troubles se poursuivent au Great Sitkin, en alerte volcanique advisory et code aviation yellow.

La sismicité du Great Sitkin a été légèrement élevée pendant une grande partie de la semaine dernière. Le vendredi 6 mars 2020 à 6 h 31 AKST (15 h 31 UTC), un séisme de magnitude 3,5 relativement importante et peu profonde s'est produit à 1 km du sommet. Depuis, la sismicité est revenue à des niveaux comparables à ceux enregistrés au début de la semaine. Bien que ce tremblement de terre représente une augmentation significative de l'activité sismique du volcan, cela ne signifie pas qu'une éruption est imminente. Il n'y a eu aucun signe d'activité dans les données satellitaires au cours de la semaine dernière, bien que les observations aient été limitées par la couverture nuageuse.

 

Source : AVO

 Great Sitkin - archives AVO 18.06.20219 / 17h52 AKDT- photo Laura Clor / AVO

Great Sitkin - archives AVO 18.06.20219 / 17h52 AKDT- photo Laura Clor / AVO

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Publié le par Bernard Duyck
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Les îles Galapagos offrent un climat sec et tempéré durant toute l'année. Le climat n'est pas typiquement tropical, mais plutôt sec et variable, marqué par deux saisons clairement distinctes : de janvier à mai, une saison chaude (23 à 30°C) avec quelques averses, et, de juin à septembre, une saison froide (19 à 20°C) assez sèche. Si l'on plonge tout au long de l'année dans l'archipel, il faut préférer la période allant de juillet à décembre, plus propice aux eaux claires et aux "grosses" rencontres sous-marines.


Mois: Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aoû Sep Oct Nov Déc
Période:  *  *   *
  *
  *
 *  *  *   *
  *
 *  *
Air (°C): 30 30 30 29 28 28 27 26 25 25 26 26
Eau (°C): 25 25 25 24 24 24 23 23 23 23 23 24

 

 * = Période optimale
 * =Période recommandée
 * =Période déconseillée

 

 

Bien que situé à la hauteur de l'équateur, le climat de l'archipel des Galapagos est tempéré par divers courants marins : la saison fraîche et sèche, saison de la "garua", caractérisée par des températures plus basses et de fréquentes brumes accompagne le passage du courant froid de Humboldt venu de l'antarctique.

Un autre courant froid, le courant de Cromwell, en provenance du Pacifique ouest, affleure sur les côtes occidentales de Fernandina et Isabela.

La saison chaude et pluvieuse est sous l'influence du courant chaud de Panama.

 

Galapagos current                                   Les courants océaniques tropicaux du Pacifique-est .

 Le très perturbateur et heureusement épisodique El Nino influence la température des eaux du Pacifique. Ses effets sont néfastes : le réchauffement des eaux provoque une saison des pluies prolongée, des inondations et empêche la remontée des eaux froides riches en nutriments, ce qui rompt la chaîne alimentaire des profondeurs vers la surface.

En 1983, un épisode d'El Nino a affecté la faune : 80% des manchots - Spheniscus mendiculus - sont morts, également 60% des iguanes marins furent touchés suite à la disparition des algues vertes du genre Ulva qui leur servent de nourriture. Un nouvel épisode en 1997-98 a causé la disparition de 90% des coraux encerclant les Galapagos.

Les Galapagos, étant confrontées au courant El Nino tous les deux à sept ans, sont et seront une région idéale pour étudier les réactions en matière de biodiversité versus les changements climatiques.


Des périodes de sécheresses, parfois désastreuses peuvent sévir pendant la période de La Nina, qui se place entre deux épisodes d'El Nino. Ainsi entre 1983 et 1985, on a relevé des variations de pluviométrie de 2.769 mm (83) à 63 mm (85).

 

411px-Galapagos_penguin_-Spheniscus_mendiculus-_-Isabela-Pu.jpgManchot des Galapagos - l'espèce de manchot qui vit la plus au nord ... sur l'équateur - photo Putneymark.

 

La variabilité interannuelle des pluies et l'existence d'une saison sèche permettent une différenciation du climat selon l'altitude ; on peut établir une zonation triple : la côte, la zone aride, les terres hautes, avec cependant des particularités selon les îles.

Le secteur côtier abrite des plantes résistantes au sel marin; la faune y est représentée par une grande variété d'insectes, mollusques, crustacés et invertébrés, et par les iguanes marins, qui plongent à la recherche d'algues pour s'alimenter. L'avifaune se compose des pingouins des Galapagos, des fous à pattes bleues, à pattes rouges et masqués, des frégates, des albatros, des pélicans des cormorans aptères, sans oublier les hérons, flamants et les fringilles.

 

frigate2---Gala.-islands-guided-tour.jpgFrégate mâle en parade nuptiale - Mars et avril sont les meilleurs mois pour les voir parader  -

photo Galapagos Islands Guided Tours.

 Plus à l'intérieur, hors de l'influence direct de l'air marin, une zone plus sèche de laves se caractérise par des températures pouvant atteindre les 30°C. La flore y est constituée principalement de cactus, et la faune de reptiles, d' iguanes terrestres, de couleuvres, d'araignées et scorpions, d'une multitude d'insectes différents ... et des fameux pinsons de Darwin.

Les terres plus élevées, où règne une température moindre et une humidité plus importante, voit se développer des lichens, des orchidées et des arbres et arbustes.

Sur Santa Cruz, qui atteint 860 m. d'altitude, une zone de forêt de brouillard à Scalesia est présente ; 15 espèces endémiques d'astéracées arborescentes s'y développent, bel exemple de radiation évolutive ayant conduit à l'apparition de végétaux arborescents à partir d'un ancêtre herbacé primordial et à l'occupation de la niche écologique vacante qui est celle des arbres dans les écosystèmes forestiers continentaux.

 

Scalesia pedunculata - ph.haplochromisSanta Cruz - zone à Scalesia pedunculata, la plus grande du genre avec des arbres mesurant jusqu'à 17 m. de haut - photo Haplochromis.

 

On ne peut quitter les Galapagos sans parler des reptiles ... selon Darwin, "ces îles sont un paradis pour tous les reptiliens" ( "The voyage of the Beagle " -1845).

Un clin d'oeil à Lonesome George, le dernier représentant de la sous-espèce Geochelone nigra abingdoni, une des onze sous-espèces endémiques de l'archipel. Agé d'au moins 60 ans, il lui reste une chance de perpétuer sa race avec un individu vivant au zoo de Prague.

 

800px-Lonesome_George_-Pinta_giant_tortoise_-Santa_Cruz----.jpg

Lonesome George, seul représentant de la sous-espèce abingdoni, vivant sur l'île de Pinta. - photo Putneymark.


Sources :

- Sur les traces de Darwin : les Galapagos - par Fr.Ramade, professeur émérite d'écologie et zoologie à l'université de Paris sud/ Orsay. - in revue L.A.V.E. n°141 de novembre 2009.

- Iconic tortoise George may not be last of his kind - ABC news

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Publié le par Bernard Duyck
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  Valley_of_the_Geysers-avant---Robert-Nunn.jpgLa vallée des geysers avant le glissement de terrain - photo Robert Runn / wikipedia.

 

Situation et découverte :

La vallée des geysers se situe dans la réserve naturelle Kronotsky, au centre de la péninsule du Kamchatka; elle constitue un phénomène géologique unique sur la plaque eurasienne, par le nombre et la concentration de geysers actifs.

Elle fut découverte fortuitement en avril 1941 par une équipe d'hydrologues, dirigée par Tatiana Ustinova.

Au cours d'une étude effectuée sur la rivière Shunmaya, qui sort de la caldeira d'Uzon, ils découvrirent un passage entre les rochers et atteignirent un affluent inconnu de cette rivière. L'heure du repas venue, ils s'arrêtèrent pour se restaurer ... durant la pause, ils furent surpris par un jet d'eau soudain : ils venaient de voir un geyser, le premier vu au Kamchatka. Tatiana le baptisa "Pervenets", "le premier né". L'histoire de la vallée des geysers venait de débuter.

 

L'affluent mystérieux se nomme Geysernaia; cette rivière prend sa source au pied du volcan Kikpinich. Ses eaux sont chaudes; elles ne descendent pas sous les 19°C, même au coeur de l'hiver. Sur environ 8 km. de son parcours, on dénombre plus de trente geysers, petits ou grands, des sources chaudes et des marmites de boue. Cet ensemble est chauffé par le magma présent en profondeur sous la caldeire d'Uzon.

 

Ces geysers portent des noms : Velikan (le géant), Zhemchuznhy (le perlé), Sakharny (le sucré), Troynoy (le triple), Konus (le cône), Maly (le petit), Bolshoy (le grand), Shchel (la fissure).

Leur manifestation est rythmée de façon particulière et différente : le Velikan se manifeste à 25 m. toutes les 6 heures, le Maly à 8 m. toutes les 35 minutes, le Bolshoy à 10 m. toutes les 10 minutes...

Ce magnifique paysage est soumis aux aléas de la météo : c'est ainsi qu'en octobre 1981, il a subi le passage du typhon Elsa; la rivière Geysernaia monta alors de 3 mètres, causant de nombreux dégâts.

Le 3 juin 2007, la vallée fut en partie touchée pau un glissement de terrain, qui a fait disparaître plusieurs geysers.

 

L'évènement de juin 2007 :

Le glissement de terrain du 3 juin a fait disparaître cinq geysers : le Pervenets, le Troynoy, le Sakharny, le Sosed et l'Uvodopa; il a aussi créé un obstacle à l'écoulement naturel de la rivière Geysernaia et un barrage qui a noyé pour un temps d'autres structures.


54082896.jpgLa zone touchée par le glissement de terrain est colorée en brun - le lac de barrage consécutif en bleu, les rivières en rouge. - schéma sur base d'une image Aster/Nasa.

Names of geysers: 1 - Pervenets (Firstborn); 2 - Troynoi (Triple); 3 - Sakharny (Sugar); 4 - Sosed (Neighbour); 5 – U vodopada (Near the waterfall); 6 - Skalisty (Rocky); 7 - Konus (Cone); 8 - Bolshaya Pechka (Gross Owen); 9 - Maly (Lesser); 10 - Bolshoi (Greater); 11 - Shchel (Crack); 12-16 - "Vitrazh" (Stained glass) - Grot (Grotto), Novy Fontan (New Fountain), Fontan (Fountain), Dvoynoi (Double), Nepostoyanny (Unstable); 17 - Velikan (Giant); 18 - Zhemchuzhny (Pearl).

 

Le glissement de terrain s'est formé dans la vallée Vodopadny ; 22,7 millions de m³ furent mobilisés, ce qui constitue un record historique pour le Kamchatka. La cause supposée serait un phénomène géologique "naturel" d'érosion progressive des collines environnantes.

 

Middle-part-of-landslide-07.06.2007.jpg

Partie centrale du glissement de terrain - photo I.F.Delemen/ inst. volcanologie Kamchatka / GVP.

On apercoit à droite les immeubles épargnés de justesse par le glissement de terrain ( hôtel, maison des rangers et des scientifiques - petites maisons en vert sur le schéma ci-dessus)  

 

Le barrage formé par les terres mobilisées a atteint plus de 60 mètres, et causé une retenue d'eau au niveau de la rivière, qui a noyé d'autres geysers. Le 7 juillet, le niveau de la rivière Geysernaia augmentait de 20 mètres durant deux jours, pour s'abaisser ensuite rapidement suite à l'infiltration du barrage par les eaux.

La rivière Geysernaia s'est creusé ensuite un nouveau lit à la surface du glissement de terrain.

Situation des geysers au 07.07.2007 - donnée par le GVP :

  Number    Status              Name                   English translation of name




1 Covered by slide Pervenets First born



2 Covered by slide Troynoi Triple



3 Covered by slide Sakharny Sugar



4 Covered by slide Sosed Neighbor



5 Covered by slide Uvodopada Near the waterfall



6 Flooded by lake Skalisty Rocky



7 Flooded by lake Konus Cone



8 Flooded by lake Bolshaya Pechka Gross Owen



9 Flooded by lake Maly Lesser



10 Flooded by lake Bolshoi Greater



11 Active mid-Sep Shchel Crack



12-16 Active on 28 Jun

"Vitrazh" geyser field: "Stained glass" geyser field:



Grot, Novy Fontan, Grotto, New Fountain,



Fontan, Dvoynoi, Fountain, Double,



Nepostoyanny Unstable



17 Active on 28 Jun Velikan Giant



18 Active on 28 Jun Zhemchuzhny Pearl




Situation en 2010 :

Les photos de Carole et Frédéric parlent d'elles-même...

P8020182.JPGP1100957P1100909 copie Fumerolles -
© Carole et Frédéric Hardy

 

  P1100974                                  Geyser - © Carole et Frédéric Hardy

P1100914.JPG                      Source chaude - © Carole et Frédéric Hardy
P1100924.JPG                    Mare de boue - © Carole et Frédéric Hardy

...pour terminer, un peu d'art moderne :


P1100940 copie
                                        "Mud art" by © Carole et Frédéric Hardy

   

Sources :

- Global Volcanism Program - Uzon - Montly reports  

- Le glissement de terrain 2007 - Spanishflyer livejournal  

- The valley of geyser - Kamchatka geysers

 

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Les îles Kouriles constitue un archipel volcanique, dont les îles forment une ligne discontinue de 1.200 km de la pointe sud du Kamchatka à la pointe nord du Japon, qui sépare géographiquement le mer d'Okhotsk de l'océan Pacifique.

 

Active-volcanoes-og-the-Kurile-islands---SVERT-1-copie-1.jpg

    Les trente six volcans aériens actifs de l'archipel des Kouriles - doc. SVERT.

 

Le nom de "kourile" est associé au peuple autochtone des Aïnous, qui y vivait autrefois : "kur" signifiant "homme" en langage aïnou.

En japonais l'archipel est appelé Chishima rettō (千島列島 ), ce qui signifie la chaîne des mille îles, ou, plus rarement, Kuriru rettō (クリル列島 ), la chaîne des Kouriles. En russe, on écrit Курильские острова (Kourilskie ostrova).

 

Brève historique :

En 1643, ces îles furent découvertes par un hollandais, Maarten Gerritszoon de Vries; à cette époque, 3.500 aïnous natifs des lieux y pratiquaient la pêche et la chasse et commerçaient avec le Kamchatka et les îles Aléoutiennes.

Les Aïnous ne subsistent aujourd'hui, largement métissée, sur l'île d'Hokkaidô, au nord de l'archipel nippon.

 

L'archipel fut revendiqué  par les Japonais, à partir de l'époque d'Edo - ~ 1.600 - à laquelle ils administraient les îles proches d'Hokkaidô, sous prétexte d'un commerce très ancien.

La Russie commence à progresser vers les Kouriles au début du 18° siècle, avec des expéditions de chasse aux otaries dans l'île Ouroup.

Depuis ce temps, les deux puissances se disputent la souveraineté des îles ; plusieurs guerres suivies de traités ont réparti différemment cette main-mise ... la carte ci-dessous schématise ces péripéties trop longues à raconter ici.

 

arton8155.jpgLes possessions Japonaises (en vert) et Russes (en chamois) selon les différents traités de paix signés au cours des 19° et 20° siècles - Doc. La Découverte.

 

L'ensemble des Kouriles fait aujourd'hui partie de la Fédération de Russie; toutefois, le Japon réclame toujours les 4 îles méridionales, soit un tiers de la surface totale, les considérant comme une extension d'Hokkaidô et arguant du caractère unilatéral de l'annexion de 1946.

 

Tectonique et formation :

L'arc insulaire des Kouriles est bordé à 200 km. côté Est par la fosse des Kouriles (Kuril trench); tous deux résultent de la subduction de la plaque Pacifique sous la micro-plaque Okhotsk, faisant partie de la plaque Eurasienne.

Le ratio de subduction est particulièrement élevé dans l'archipel des Kouriles, avec 9,5 à 10 cm. par an.


037kimura-6.jpgAu niveau des Kouriles du sud, la tectonique visant ces dernières est différente de celles qui caractérise les îles situées le long de la fosse du Japon (Japan trench). Les Kouriles du sud font partie de la plaque d'Okhotsk, en collision, sur son côté ouest, contre la partie NE. de l'arc japonais ... où une nouvelle croûte continentale est créée par le phénomène de collision arc actif-arc actif. 

Schéma Kimura - réf. en sources.

 

 

 okhotsketc.jpg

 

Okhotsk_Plate_map-fr-copie.jpg

 

La formation de l'arc insulaire Kouriles-Kamchatka concerne deux chaînes principales : la chaîne des petites Kouriles, avec la péninsule Nemuro  d'Hokkaidô-est, le groupe des îles Habomai, Shikotan et la chaîne sous-marine Vityaz et la chaîne des grandes Kouriles, avec la péninsule Shiretoko d'Hokkaidô-est, toutes les autres îles Kouriles, de Kunashir à Shumshu et la pointe sud de la péninsule du Kamchatka.

 

Les petites Kouriles furent formées au cours de la fin du Crétacé et au Paléocène; l'activité volcanique de construction cessa à l'éocène; cependant des modifications dans leur élévation sont liées à de nouvelles éruptions et à des mouvements de la croûte terrestre.

L'émergence de ces îles, au Paléocène ou l'éocène, a été suivie d'épisodes de submersion multiples.

 

Les grandes Kouriles se sont formées durant la fin de l'oligocène et le miocène, environ il y a 30 millions d'années; L'activité volcanique est toujours en cours et se cumule aux mouvements de la croûte terrestre pour modifier la morphologie de ces îles.

L'émergence de la chaîne des grandes Kouriles s'est effectuée au début du pliocène;

 

Durant les régressions du niveau de la mer à la fin du pléistocène, Kunashir, les îles de la chaîne des petites Kouriles, et peut-être Iturup, furent inter-connectées entre elles et avec Hokkaidô. Côté nord, Shumshu et Paramushir furent connectées au Kamchatka et entre elles. Durant la période de régressions, des glaciers ont recouvert les îles de l'archipel, aussi loin que l'île d'Iturup en position centrale.

 

Le Global Volcanism program recense 39 volcans actifs pour plus de 100 volcans terrestres. LE SVERT comptabilise quant à lui 98 volcans sous-marins.

 

28_kuriles-2009-1.jpg    Volcans sous-marins et subaériens actifs de l'archipel des Kouriles - Doc. Belousov & Miller.

 

La biodiversité des îles Kouriles est relativement bien conservée, étant donné son faible peuplement (29.800 habitants) et le peu de perturbations amenées par les activités humaines. La plupart des îles sont inhabitées et les colonies humaines permanentes sont localisées sur les îles Shikotan, Kunashir et Iturup au sud, Shumshu et Paramushir au nord.

La principale activité est liée à l'extraction et l'exploitation des ressources biologiques marines, un peu de sylviculture sur Kunashir et de l'agriculture sur les îles situés au sud.

La nature vierge de ces îles offre une opportunité de développement de l'écotourisme, qui reste limité du fait du manque d'infrastructures.

 

Sources :

- IKIP - International Kuril Island Project -  programme international  de protection de la biodiversité des îles Kouriles, avec des scientifiques Russes (Russian Academy of sciences), Japonais (Hokkaidô university) et Américains (The university of Washington Burke Museum) travaillant en collaboration.

- The Kuril islands - rusnature.info

- Global Volcanism Program - volcanoes of the Kuril Islands

- Kurile islands - par A.Belousov, M.Belousova (inst. volcanology Petropavlosk) et Th.Miller (USGS).

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