Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le JMA a relevé le niveau d'alerte volcanique du Satsuma-Iojima, à "2 / ne pas s'approcher du cratère" ce 19 mars à 11h45 JST.

La sismicité a augmenté depuis milieu février, pour atteindre 12 séismes volcaniques le 15 mars et 51 le 19 mars (à 11h30)

Le 16 mars, le JMA confirme un type de trémor lié à l'activité magmatique souterraine.

Une zone de 1 km autour du cratère pourrait être affectée par des bombes en cas d'éruption.

Le Satsuma-Iojima - le dôme Iwodake constitue le point le plus élevé de l'île; le cône Inamuradake, plus petit et verdoyant est situé sur la droite de la photo - Doc. Kyodo news

Le Satsuma-Iojima - le dôme Iwodake constitue le point le plus élevé de l'île; le cône Inamuradake, plus petit et verdoyant est situé sur la droite de la photo - Doc. Kyodo news

Le Satsuma-Iojima forme une partie du bord de la caldeira largement submergée Kikai, large de 19 km., et située à l'extrémité nord de l'arc volcanique des Ryuku, au sud de l'île de Kyushu / Japon.

Deux structures post-caldeira ont contribué à sa morphologie actuelle : le Mt .Iwodake, un dôme de lave rhyolitique, et le petit cône de scories Inamuradake.

Les éruptions historiques du 20° siècle ont concerné essentiellement l'Iwodake, qui est marqué par une activité fumerollienne de haute température (jusqu'à 900°C).

La zone sommitale, de 400 sur 140 mètres, comprend plusieurs cratères, résultat de l'activité explosive suivant la mise en place du dôme. Le petit cratère Kintsuba est situé au sud-ouest du cratère central Oana, siège d'exploitation minière du soufre. De petites éruptions de cendres ont été observées en 1999, 2001, 2002-2204, et 2013.

 

Sources : JMA, Kyodo news, Global Volcanism Program, Photovolcanica.

Bathymétrie de la caldeira Kikai - L'île Satsuma-Iojima est située sur le bord de la caldeira Kikai, largement submergée (pointillé rouge) - doc. Geological Survey of Japan / GVP

Bathymétrie de la caldeira Kikai - L'île Satsuma-Iojima est située sur le bord de la caldeira Kikai, largement submergée (pointillé rouge) - doc. Geological Survey of Japan / GVP

Carte géologique de Satsuma-Iojima - doc. Geological Survey of Japan / GVP

Carte géologique de Satsuma-Iojima - doc. Geological Survey of Japan / GVP

L'activité du Reventador semble monter en puissance. L'IGEPN signale l'observation d'un panache de vapeur et cendres montant à une hauteur de 600 mètres, le 18 mars à 8h01 locale / 11h... UTC

Au cours de la nuit, l'incandescence dans le cratère s'accompagne de chute de blocs sur les flancs du volcan sur 800 mètres.

Au niveau sismicité, 31 séismes LP, 25 séismes liés aux explosions, 15 épisodes de trémor d'émission et 7 de trémor harmonique ont été enregistrés pour la période du 18.03 /11h au 19.03/11h. Les autres paramètres sont signalés sans changements.

Source : IGEPN

Reventador - 18.03.2018 / 11h57 UTC - webcam IGEPN

Reventador - 18.03.2018 / 11h57 UTC - webcam IGEPN

Le Gunung Sundoro, situé avec son voisin le Gunung Sumbing au centre de l'île de Java, présente depuis le 18 mars au matin un petit panache blanc de vapeur et gaz.

Bien que son niveau reste au "vert / normal", l'approche du cratère est interdite.

Ses éruptions historiques sont en général de type phréatique.la dernière data de 1971.

Sources : PVMBG , Global Volcanism Program

Sundoro - 18.03.2018 / 6h36 loc. - photo webcam PVMBG

Sundoro - 18.03.2018 / 6h36 loc. - photo webcam PVMBG

Sismicité du Sundoro au 18.03.2018 - doc. Magma Indonesia

Sismicité du Sundoro au 18.03.2018 - doc. Magma Indonesia

Suffisamment rare pour qu'on en parle, le Steamboat geyser est entré en éruption ce 15 mars 2018, à 17h37. Cette éruption a été enregistrée par le réseau sismique et de prise de température. Les routes étant fermées, l'observation de l'épisode est restée confidentielle.

La température est prise dans la canal de sortie en aval de l'évent ; les augmentations rapides de la température dans les canaux de sortie du geyser reflètent généralement des augmentations de débit dues aux éruptions de la structure thermale à proximité.

Des arbres proches ont été couvert de boue ; le personnel du Parc National a pris des photos le lendemain de fragments rocheux éjectés lors de cet épisode.

Steamboat geyser - émission de vapeur et environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 /  USGS- YVO

Steamboat geyser - émission de vapeur et environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Steamboat geyser - les environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 /  USGS- YVO

Steamboat geyser - les environs de l'évent recouverts de roches - photo 16.05.2018 / USGS- YVO

Température relevées dans le canal de sortie du geyser Steamboat , entre 12.03 et 19.03.2018 - à remarquer le pic du 15.03 - Doc. USGS - YVO

Température relevées dans le canal de sortie du geyser Steamboat , entre 12.03 et 19.03.2018 - à remarquer le pic du 15.03 - Doc. USGS - YVO

Situé à l'extrémité Est du bassin de Norris dans le Yellowstone National Park, il est connu comme le geyser actif le plus grand ; il a rarement des éruptions majeures, mais elles sont puissantes quand elles se produisent, propulsant les colonnes d'eau chaude à une hauteur allant jusqu'à plus de cent mètres, suivies d'une phase d'émission de vapeur qui peut durer plus d'une journée.

Le Steamboat s'est avéré plus actif au début du 21ème siècle que depuis le début des années 1980. Entre fin 1991 et 2000, il n'y a pas eu de grandes éruptions. Cependant, depuis mai 2000, Steamboat a connu 9 éruptions majeures, la dernière le 3 septembre 2014. Ses éruptions ne peuvent être prédites.

L'YVO précise, à l'attention des porteurs de nouvelles sensationnelles, que le volcan n'est nullement sur le point d'entrer en éruption.

Sources : USGS - YVO / Yellowstone Volcano Observatory

Eruption du Steamboat geyser le 23.05.2005 - photo  Hsing-Mei Wu

Eruption du Steamboat geyser le 23.05.2005 - photo Hsing-Mei Wu

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Excursion à La Fossa :

 

Actu-5-6124-copie.jpgVulcano - l'état de l'esplanade du débarcadère après le lahar ... l'auto a faillit finir dans la mer; il a fallu deux jours pour tout déblayer au bulldozer. - © B.Duyck  

 

 

Je suis arrivé en fin d'après-midi sur Vulcano, avec les nuages. La nuit s'est passée sous de violents orages; au matin, les rues basses étaient sous 15 cm. d'eau et un mini lahar avait fait descendre cendres et pierres du volcan jusque dans le port ... ascension compromise : nous avons dû attendre le feu vert d'un guide "arnaqueur", qui a profité de l'occasion pour augmenter ses tarifs, pour pouvoir enfin, vers 16 h., monter à La Fossa.

 

Actu-5-6209-copie.jpg      Vulcano - montée à La Fossa - une partie du chemin a été emportée par un lahar

        (voir au niveau des personnages au centre )  -  © B.Duyck  

 

Après la montée dans les cendres en suivant le trajet supposé du chemin qui avait en partie disparu, emporté par le lahar, on accède à une zone de tufs rouge-rosâtre, représentant les éjections de Fossa II, au stade initial.

 

Actu-5-6248-copie.jpg         Vulcano - montée à La Fossa , zone de tufs rouge-rosâtre. - © B.Duyck


Puis, arrivée sur des tufs noirs, correspondant à l'activité récente de ce même volcan.

Le cratère se découvre, sous un vent violent : des fumerolles habillent les lèvres est et nord, et sortent du cratère de quelques 500 mètres de diamètre. On aperçoit le fond, d'un diamètre de 200 mètres, encore perturbé par les pluies de la nuit précédente.

 

Vulcano-pano--copie.jpg

                                                                                                                 © B.Duyck

 

La traversée des fumerolles se fait, masque obligatoire, à l'endroit indiqué par le guide ... "chaud aux fesses", on ne s'attarde pas dedans !

 

z-IMG 6243 copie

              "C'est LA ... qu'il faut passer !"  - © B.Duyck


Eric Reiter précise dans un article sur "les minéraux fumerolliens de Vulcano" que : "La composition chimique des gaz (et donc des fumerolles) dépend en grande partie de leur température :

- Jusqu’à 100°C, les fumerolles sont constituées d’eau et de gaz carbonique
- Entre 100 et 300°C, le composant majoritaire est l’eau mais elle est accompagnée d’acide borique, de gaz carbonique, de méthane, d’hélium, d’argon, d’ammonium, et de sulfure d’hydrogène
- Entre 300 et 500°C contiennent de l’eau, de l’hydrogène sulfuré, du dioxyde de soufre, de l’hydrogène et de l’acide chlorhydrique
- Au dessus de 500°C, les fumerolles sont dites sèches car elles ne contiennent plus d’eau. Leurs constituants sont alors l’hydrogène, le dioxyde de soufre, le fluor et le chlore."


Les températures des fumerolles ont beaucoup varié dans le temps avec des pics observés en 1920, 1930 et 1945.  Quelques exemples : en 1924, 624°C - en 1934, 465°C - en 1972, 210°C - en 1989, 550°C - entre février 1995 et décembre 1996 : entre 400 et 500°C. - en 2004, 500°C  (Krafft - Reiter - GNV)

 

L'examen de l'intérieur du cratère se fait toujours sous surveillance : tous les états du soufre sont ici visibles, monoclinique, en bloc, liquide, différents sulfures. Les magnifiques petites aiguilles jaunes sont malheureusement intransportables ... et le réalgar - sulfure d'arsenic - aussi ... j'ai dû éjecter vite fait un morceau que j'avais mis en poche, transformé pour part en acide sulfurique sous l'effet de l'humidité. (prenez des boites plastiques pour échantillonner)

 

z-IMG_6229-copie.jpg

                  Vulcano - cratère de La Fossa -  évent coloré par le soufre  -  © B.Duyck


z-IMG_6228-copie.jpg  Vulcano - cratère de La Fossa - le réalgar colore les dépôts de soufre en orangé - © B.Duyck


Actu-5-6236-copie.jpg

                  Vulcano - cratère de La Fossa - bloc de soufre  -  © B.Duyck

 

Les éruptions vulcaniennes projettent des fragments de lave déjà consolidés ou très visqueux, qui forment ces bombes "en croûte de pain". La croûte, formée lors de la trajectoire atmosphérique, se craquelle sous l'effet de la sortie des gaz contenus dans la lave. La plupart des bombes sont de composition trachytique à plagioclase et olivine.

Il est interdit de descendre dans le fond du cratère, en raison des concentrations mortelles en dioxyde de carbone, gaz inodore et "lourd", qui s'accumule dans la dépression.

 

z-IMG_6226-copie.jpg

  Vulcano - cratère de La Fossa - bombe en croûte de pain (hauteur 50-60 cm.), éjectée lors de la dernière éruption  -  © B.Duyck

 

Sur le flanc nord de La Fossa, une coulée d'obsidienne rhyolitique, la coulée "Pietre Cotte" date de l'éruption de 1731-39. La haute viscosité de cette coulée ne lui a pas permis de s'étendre jusqu'à la base du cône; le front de la coulée présente de nombreux microplissements.

 

Actu-5-6191-copie.jpg                                Obsidienne rhyolitique de Vulcano - © B.Duyck  

 

Descendre du cratère se fait par deux voies : le même chemin qu'à la montée, ou directement en "surfant" sur les cendres du flanc occidental.

 

P1000554-CHB.JPG

             Fin de journée sur les Eoliennes, du sommet de La Fossa, à l'avant-plan.

          De gauche à droite : Filicudi, Salina, Lipari  -  © Frédéric & Carole Hardy

 


 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft & de Larouzière.

- Documents INGV - Instituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia & GNV - Gruppo Nazionale per la Vulcanologia, reçus au Centro GNV "Marcello Carapezza"  de Vulcano.

- Terre et volcans - les minéraux fumerolliens de Vulcano - lien

- Spectro-sciences : les fumerolles - E. Reiter

- Réalgar - mindat.org

 

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Agung - panache de cendres du 04.07.2018 / 12h20 locale - photo Sudiana Wayan

Agung - panache de cendres du 04.07.2018 / 12h20 locale - photo Sudiana Wayan

La sismicité de l'Agung est dominée par les séismes de basse fréquence, conforme à une effusion et un système ouvert.

L'activité de surface reste dominée par des éruptions et des émissions de cendres, comme celle décrite hier 4 juillet à 12h20, assortie d'un panache montant à 2.500 mètres au dessus du sommet ; elle a duré 1minute 58 secondes, avec une amplitude de 24 mm sur le sismogramme.

Le flux de dioxyde de soufre magmatique reste élevé, avec 1.400 – 2.400 tonnes/jour le 3 juillet, et 400 – 1.500 tonnes/jour le 4 juillet.

Les images satellites indiquent une activité effusive en cours, avec un dôme en croissance de 4 à 5 millions de m³ la semaine dernière, ce qui donne un volume total correspondant à 50% du volume vide du cratère.

Source : PVMBG

Gunung Agung with Eruption and forest fires. Timelapse video, recorded at 7 am in Amlapura and from 11:15 - 15:36 in Datah, Karangasem, Bali. Music by Aleksandr Shamaluev - vidéo Jacqueline Zwahlen - Beau panache entre 1'24 et 1'50

A l'Anak Krakatau, les éruptions stromboliennes se poursuivent.

Depuis le 18 juin, les séismes marquant les émissions de cendres (Hembusan / orange) ont été suivies de quelques jours de séismes d'éruption (Letusan / jaune)

Aris, de Exploredesa, nous parle de bombes émises à plus de 1.000 mètres, par les éruptions stromboliennes espacées de moins de 20 minutes, le 3 juillet en soirée.

Le dernier VONA, à l'orange, fait mention d'une éruption à 05h33 locale d'une durée de 40 secondes, d'une amplitude de 38 mm max. sur le sismogramme et d'émissions de cendres qui se poursuivent, dérivants vers le nord.

Source : PVMBG & MAgma Indonesia

Anak Krakatau - activité strombolienne du 03.07.2018 / 21h05 locale - photo Aris - Exploredesa

Anak Krakatau - activité strombolienne du 03.07.2018 / 21h05 locale - photo Aris - Exploredesa

Anak Krakatau - sismicité sur la période avril - juillet 2018 ; & sismogramme des 4-5 juillet 2018 - Doc. Magma Indonesia
Anak Krakatau - sismicité sur la période avril - juillet 2018 ; & sismogramme des 4-5 juillet 2018 - Doc. Magma Indonesia

Anak Krakatau - sismicité sur la période avril - juillet 2018 ; & sismogramme des 4-5 juillet 2018 - Doc. Magma Indonesia

Dans la zone de rift Est du Kilauea, l'activité de la fissure 8 se poursuit ; le flot de lave a subi des blocages temporaires les 3 et 4 juillet, qui ont causé des débordements de la coulée canalisée à proximité du cône Kapoho. Ces débordements en direction de Kapoho farm et Beach lots ont détruits quelques habitations encor épargnées jusque là.

Kilauea zone de rift Est - évolution du bloquage de la coulée canalisée, avec débordements de lave - photos USGS 03.07.2018
Kilauea zone de rift Est - évolution du bloquage de la coulée canalisée, avec débordements de lave - photos USGS 03.07.2018

Kilauea zone de rift Est - évolution du bloquage de la coulée canalisée, avec débordements de lave - photos USGS 03.07.2018

Kilauea zone de rift Est - débordement massif du 04.07.2018 suite au blocage de la coulée de lave, qui est redirigée vers Kapoha farm et Beach lots - photo Bruce Omori

Kilauea zone de rift Est - débordement massif du 04.07.2018 suite au blocage de la coulée de lave, qui est redirigée vers Kapoha farm et Beach lots - photo Bruce Omori

Un léger spattering et des émissions de gaz marquent un petit cône formé sur la fissure 22 ; la coulée de lave ne rougeoie plus, et stagne vraisemblablement.

Kiluaea zone de rift Est - fissure 22 : spattering et émission de gaz au niveau du cône - photo Bruce Omori

Kiluaea zone de rift Est - fissure 22 : spattering et émission de gaz au niveau du cône - photo Bruce Omori

Kilauea Est - les anomalies thermique restent "extrêmes" - Doc Mirova Modis au 04.07.2018 / 23h45

Kilauea Est - les anomalies thermique restent "extrêmes" - Doc Mirova Modis au 04.07.2018 / 23h45

Le National Weather Service rapporte un orage au dessus du champ de lave active de la zone de rift ce 2 juillet, avec production de 1.200 coups de foudres en seulement 7 heures.

Le météorologue du NWS dit que le volcan a joué un rôle majeur dans cet épisode orageux, en étant à la base de l'émission de Pyro cumulus ; l'autre acteur étant une poche d'air plus froid que la normale à une altitude plus basse, en relation avec un système situé à 600 km au nord de Hilo.

 

Sources : HVO-USGS, Bruce Omori, et National Weather Service (via The watchers / West Hawaii Today)

Kilauea Est - Pyrocumulus et orages sur les coulées de lave - Doc. NWS 02.07.2018

Kilauea Est - Pyrocumulus et orages sur les coulées de lave - Doc. NWS 02.07.2018

Des précisions de Brad Scott, volcanologue, au sujet du lac de cratère sur White Island / en Nouvelle Zélande :

Depuis avril-main des sons puissants en provenance du cratèra ctif ont été entendus par les visiteurs ; ils ont cessé à mesure de l'ajustement du système géothermique au niveau du nouveau lac.

Ce lac se remplit à raison de 2.000 m³ par jour ... taux identique qu'en 2003-2004, 2007-2008 et 2013.

Les lacs précédents ont noyés des bouches de gaz actives et autres fumerolles, conduisant à une activité localisée de geysering et de petites éruptions géothermales, avec parfois formation de petits cônes de tuf-débris autour des évents.

Si le remplissage du lac actuel se poursuit au présent rythme, on s'attend à une noyade du dôme dans 3-4 mois.

White Island / NZ - nouveau lac de cratère le 03.07.2018 - photo GNS

White Island / NZ - nouveau lac de cratère le 03.07.2018 - photo GNS

White Island / NZ - nouveau lac de cratère lors de sa réapparition - photo GNS le 19.03.2018

White Island / NZ - nouveau lac de cratère lors de sa réapparition - photo GNS le 19.03.2018

Cependant, les observations au cours d'une récente visite de surveillance dans l'île ont confirmé que l'activité volcanique demeure à un niveau stable et faible, sans aucun signe d'augmentation des troubles volcaniques. Par conséquent, les observations actuelles sont cohérentes avec un comportement mineur d'agitation volcanique et pour cette raison, nous restons au niveau d'alerte volcanique 1 et le code couleur de l'aviation reste au vert.

Source : GeoNet – 04.07.2018

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Piton de La Fournaise - 13.07.2018 / 14h35 TU -  caméra Piton Partage / OVPF

Piton de La Fournaise - 13.07.2018 / 14h35 TU - caméra Piton Partage / OVPF

Au Piton de La Fournaise,l’éruption débutée le 13 juillet 2018 entre 03h30 (début du trémor enregistré sur les stations sismiques de l’OVPF) et 04h30 (premières lueurs visibles sur les webcams de l’OVPF) heure locale s’est réduite le 13 juillet vers 18 h, avec trois zones d'explosions et des coulées peu actives ; elle s'est arrêtée ce 13 juillet à 22h00 heure locale, après une phase de décroissance continue du trémor et environ 3 heures de gaz pistons (« bouffées de gaz » typiques des fins d’éruption du Piton de la Fournaise).

Plus aucune lueur n’est visible sur les webcams de l’OVPF au niveau des fissures éruptives, seuls quelques rougeoiements restent perceptibles au niveau du front de coulée non refroidi.

Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir à brève échéance (reprise de l'activité sur le même site, reprise de l'activité ailleurs, arrêt définitif). Des séismes sommitaux sont toujours enregistrés.

Piton de La Fournaise - la Chapelle de Rosemont, un des hornitos  ... avant sa disparition - photo Dunog

Piton de La Fournaise - la Chapelle de Rosemont, un des hornitos ... avant sa disparition - photo Dunog

 A noter que cette éruption éphémère a gommé du paysage le site de la Chapelle de Rosemont.

Planche du livre de Bory de St Vincent

Cette formation géologique, répertoriée depuis le 18° siècle dans les écrits relatant les premières expéditions dans l''Enclos, a été ensevelie sous les laves.

Elle était constituée de trois hornitos développés à l'aplomb de tunnels de lave ; ces derniers se sont rompus facilitant les projections qui se sont accumulées autour des endroits d'émission.

La vidange de la lave en fin d'activité a laissé une cavité en ogive tapissée de stalactites de lave.

Une description complète est à lire en suivant ce lien

Niveau d’alerte: Sauvegarde - En attendant l’exploitation des conclusions des reconnaissances, l’accès du public à la partie haute de l’enclos Fouqué, depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, ainsi que le poser d’aéronefs dans la zone du volcan, restent interdits. Le sentier du Nez Coupé de Sainte-Rose est également interdit à la circulation pédestre à partir du Piton Partage en raison d’un danger réel d’effondrement.

Source : OVPF

Kilauea zone de rift Est - 13.07.2018 - le spatter cone sur la fissure 8, la coulée canalisée et le point d'entrée en mer signalé par un panache de laze ( en haut à droite - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - 13.07.2018 - le spatter cone sur la fissure 8, la coulée canalisée et le point d'entrée en mer signalé par un panache de laze ( en haut à droite - photo HVO-USGS

Au Kilauea , la situation de la zone de rift Est et de la coulée de lave de la fissure 8 n'a pas évoluée depuis le 12 juillet.

Seule nouveauté : une petite îlede 6 à 9 mètres de diamètre s'est formée à quelque mètres au large ; elle a vraisemblablement été produite par les laves de la fissure 8, construisant un tumulus sous les eaux et qui a émergé ... peut-être à l'endroit de l'explosion en mer filmée hier par Mick Kalber (sans certitude en l'absence de coordonnées)

Kilauea zone de rift Est - une petite île s'est formée dans la partie nord de l'entrée en mer - photo HVO-USGS
Kilauea zone de rift Est - une petite île s'est formée dans la partie nord de l'entrée en mer - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - une petite île s'est formée dans la partie nord de l'entrée en mer - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - en haut l'entrée de la lave en mer à  Ahalanui Beach Park -  en bas, la localisation du site avant l'éruption (flèche verte) photo  Volcano Hideaways / Facebook

Kilauea zone de rift Est - en haut l'entrée de la lave en mer à Ahalanui Beach Park - en bas, la localisation du site avant l'éruption (flèche verte) photo Volcano Hideaways / Facebook

Un survol du sommet le 13 au matin a permis de découvrir la physionomie du cratère Halema'uma'u , la caldeira sommitale et les bâtiments abritant l'HVO et le Jaggar museum sous les couches de cendres grises émises par les explosions successives des derniers jours.
 

Source : HVO-USGS

Kilauea sommet - le cratère Halema'uma'u , la caldeira sommitale et les bâtiments abritant l'HVO et le Jaggar museum sous les couches de cendres grises - photo HVO-USGS

Kilauea sommet - le cratère Halema'uma'u , la caldeira sommitale et les bâtiments abritant l'HVO et le Jaggar museum sous les couches de cendres grises - photo HVO-USGS

Après le signalement de quatre nouvelles bouches dégazant dans le cratère nord-est de l'Etna, une activité strombolienne est audible à la Bocca Nuova, dont le cratère est rempli de gaz tourbillonnants, ce 12 juillet.

Des anomalies thermiques ont été signalées ces 12 et 13 juillet, respectivement de 2-6 MW et 24 MW, par Mirova.

A suivre, car c'est la première manifestation du volcan depuis sa dernière éruption au nouveau cratère sud-est / NSEC il y a 14 mois.
 

Sources : Boris Behncke et Gio Giusa.

Etna - dégazage au cratère nord-est le 12.07.2018 - photo Gio Giusa

Etna - dégazage au cratère nord-est le 12.07.2018 - photo Gio Giusa

Le JMA confirme l'activité revenue sur Nishinoshima à partir du 12 juillet, ce qui corrobore les anomalies thermiques signalées par Mirova les 12 et 13 juillet, respectivement de 17 et 37 MW.

Sur une vidéo de KyodoNews, on peut observer une activité explosive localisé à un évent sur le flanc supérieur du cône à proximité du sommet, et une coulée de lave.

Sources :

- JMA - Volcanic name Explanatory information on the situation of Nishinoshima volcano No. 1 - July 12, 1990 at 16:15 - JMA Department of Earthquake Volcano

- KyodoNews vidéo

 

vidéo KyodoNews

Au Cleveland / arc des Aléoutiennes, une instabilité de faible niveau demeure ; les faibles températures de surface correspondent à de la lave se refroidissant, comme observée par le satellite Worlview-3 ce 10 juillet. Une coulée de lave circulaire de 8 mètres de diamètre, extrudée en fin juin 2018, et des émissions mineures de vapeur sont observées.

Aucune activité significative n'est détectée par les réseaux sismiques et infrasoniques au cours de la semaine passée.

Les alertes demeurent inchangées, une activité explosive est susceptible de se produire sans avertissement.

 

Source : Alaska volcano Observatory

Cleveland - coulée de lave circulaire de 8 mètres de diamètre, extrudée en fin juin 2018, et des émissions mineures de vapeur  - image Worldview-3 satellite via Dave Schneider  / AVO

Cleveland - coulée de lave circulaire de 8 mètres de diamètre, extrudée en fin juin 2018, et des émissions mineures de vapeur - image Worldview-3 satellite via Dave Schneider / AVO

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Turrialba  - émission passive de cendres le 02.08.2018 / 9h05 - webcam RSN

Turrialba - émission passive de cendres le 02.08.2018 / 9h05 - webcam RSN

Le volcan Turrialba présente une activité éruptive intermittente caractérisée par des émissions passives de cendres (à concentration variable) et des hauteurs de colonne éruptives entre 100 et 300 m environ, depuis le 23 juillet.

Depuis 19 heures, le 1° août, l'activité s'est montrée plus soutenue et accompagnée d'un trémor persistant de plus grande ampleur. La colonne éruptive a atteint un peu plus de hauteur, jusqu'à environ 500 m, et s'est dispersée vers l'ouest-Sud-Ouest, affectant les zones de Coronado, Saint-Pierre, Carthago, des secteurs au sud du volcan Irazú, et Heredia, entre autres.

A 0h23 le 2 août, une éruption s'est accompagnée d'un panache de cendresmontant à 1.000 mètres au dessus du cratère ( 4.340 m. asl.)

Poas – 02.08.2018 - Des experts en vulcanologie de la RSN (UCR-ICE), de l'OVSICORI et de la Commission nationale des urgences (CNE) ont inspecté aujourd'hui l'état d'avancement des abris de protection contre les chutes de bombes et de blocs volcaniques. - photo RSN

Poas – 02.08.2018 - Des experts en vulcanologie de la RSN (UCR-ICE), de l'OVSICORI et de la Commission nationale des urgences (CNE) ont inspecté aujourd'hui l'état d'avancement des abris de protection contre les chutes de bombes et de blocs volcaniques. - photo RSN

Après l'activité phréatique du Poas et les dégâts occasionnés à le terrasse d'observation en avril 2017, des modifications devaient être entreprises pour réparer et assurer une meilleure sécurité de l'endroit.

Des refuges de protection contre la chute de bombes et de blocs sont actuellement en construction, avant réouverture de la plate-forme d'observation du cratère.

Source : RSN & Ovsicori 

Ambae - sur la vue générale, on distingue Ambae et les émissions de cendres du Lombenben, et à l'est, l'île de Pentecôte - un clic pour agrandir - images Sentinel 2 Bands 11,8,2 du 02.08.2018
Ambae - sur la vue générale, on distingue Ambae et les émissions de cendres du Lombenben, et à l'est, l'île de Pentecôte - un clic pour agrandir - images Sentinel 2 Bands 11,8,2 du 02.08.2018

Ambae - sur la vue générale, on distingue Ambae et les émissions de cendres du Lombenben, et à l'est, l'île de Pentecôte - un clic pour agrandir - images Sentinel 2 Bands 11,8,2 du 02.08.2018

Ambae - maisons effondrées sous le poids des cendres grasses - AnglicanOverseasAid 02.08.2018

Ambae - maisons effondrées sous le poids des cendres grasses - AnglicanOverseasAid 02.08.2018

"La décision d'évacuer Ambae repose sur une science solide", a déclaré Sylvain Todman, un volcanologue qui a vécu et travaillé au Vanuatu pendant une décennie et demie, le 2 août dans une interview au Daily Post.

"La situation n'est probablement pas transitoire, et toute annonce et décision émanant du gouvernement repose sur de bonnes données scientifiques. Il y a des zones de préoccupation aux deux extrémités de l’île ainsi qu’au sommet du mont Lombenben.

La façon dont le magma juvénile monte sous le volcan Ambae n’est pas la même que celle des autres volcans.

Ce genre d’éruption est vraiment stressant. Non seulement pour la population, mais aussi pour le gouvernement. Ils doivent surveiller de près. C'est un grand et complexe volcan."

La pression est si intense sous l'île que la hauteur du mont Lombenben a changé de 10 à 15 centimètres. Ce n'était pas le cas il y a quelques mois.

Les émissions de gaz sont l'une des principales raisons pour lesquelles le volcan reste au niveau 3. "Nous n'avons jamais vu autant de dioxyde de soufre d'Ambae, historiquement parlant", a déclaré Todman.

Ambae sous les cendres ... seules quelques feuilles restent vertes au dessus des observateurs, à gauche de la photo - doc Vanuatu Daily Post / Philippe Carillo.

Ambae sous les cendres ... seules quelques feuilles restent vertes au dessus des observateurs, à gauche de la photo - doc Vanuatu Daily Post / Philippe Carillo.

Les problèmes ne concernent pas que l'île d'Ambae, les habitants de Pentecôte, située à environ 30 km à l'est, se disent oubliés alors que l'eau propre de leur île recouverte de cendres s'épuise. Les habitants du nord de Pentecôte ont déclaré que les cendres avaient également tout étouffé, les cultures sont détruites et l'aéroport fermé.

L'état d'urgence à Ambae ne s'étend pas à la Pentecôte du Nord, et près d'une semaine après que le gouvernement ait déclaré que des fournitures d'urgence seraient envoyées, les habitants disent que rien n'est encore arrivé.

Source : Vanuatu Daily Post et Vanuatu Red Cross

Vanuatu - impact des cendres sur l'île de Pentecôte - photo Radio NZ 30.07.2018

Vanuatu - impact des cendres sur l'île de Pentecôte - photo Radio NZ 30.07.2018

Au Kilauea, l'éruption de la fissure 8 se poursuit dans la zone de rift Est : l'activité au niveau de l'évent est basse,avec des bouillonnements dans le partie est du cône, et de petites fontaines de lave dans la partie ouest. Le niveau de lave dans le chenal apparaît lui aussi plus bas que les jours précédents.

Le panache de laze à l'entrée de la lave en mer est soufflé vers le large, laissant apercevoir le champ de lave avec quelques spots incandescents.

Au sommet, un effondrement s'est produit à 11h55 HST le 2 août, confirmant que l'affaissement intérieur des bords et des parois de l'Halema'uma'u se poursuit.


 

Source HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - activité basse au niveau du cône sur la fissure 8 - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - activité basse au niveau du cône sur la fissure 8 - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - Le sud du champ de lave, avec quelques spots incandescents, et le panache de laze vers le large - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - Le sud du champ de lave, avec quelques spots incandescents, et le panache de laze vers le large - photo HVO-USGS

En Islande, les mesures GPS effectuées à partir du chaudron oriental de Skaftá, sur le Vatnajökull, montrent que la plate-forme glaciaire au-dessus du lac s'abaisse. Il s’agit d’un signe précoce de l’apparition d’un jökulhlaup, une débacle glaciaire, qui affectera la rivière Skaftá, dans le sud de l’Islande. Le jökulhlaup devrait atteindre la lisière de Vatnajökull vendredi 3 août, le pic de l’inondation étant possible aux premières heures du dimanche 5 août.

Il est fortement conseillé aux voyageurs d'éviter de voyager par la rivière Skaftá dans les prochains jours. En plus des inondations le long de Skaftá, la pollution par les eaux de crue pourrait affecter la région, en particulier aux abords de Skaftárjökull.

Source : IMO

Le dernier jökulhlaup sur la rivière Skaftá en 2015. -  Photo : The Icelandic Road Administration

Le dernier jökulhlaup sur la rivière Skaftá en 2015. - Photo : The Icelandic Road Administration

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Kilauea zone de rift Est : 20.05.2018 / 5h45 - le fountaining continue à la  fissure 20 et nourrit les coulées de lave  - photo Bruce Omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est : 20.05.2018 / 5h45 - le fountaining continue à la fissure 20 et nourrit les coulées de lave - photo Bruce Omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est : 20.05.2018 / 5h45 - entrée de la lave en mer ; remarquez à droite, une propriété, et à gauche, la présence d'un bateau d'observation  - photo Bruce Omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est : 20.05.2018 / 5h45 - entrée de la lave en mer ; remarquez à droite, une propriété, et à gauche, la présence d'un bateau d'observation - photo Bruce Omori / Paradise helicopters

Au Kilauea, le spattering continue au niveau des fissures 6 et 17. Du spattering et d''importantes coulées de lave émanent de la fissure 16-20 ... deux d'entre elles ont atteint l'océan près de MacKenzie state Park, après s'être rejoint à moins d'un mile de la côte.

Comme signalé hier, l'entrée de la lave en mer crée un panache blanc dense appelé "Laze" (contraction de lava et haze / lave et brouillard) corrosif et dangereux pour la santé.

Kilauea zone de rift Est : 20.05.2018 / 10 h loc - carte des coulées en expansion (rouge vif) et des coulées émises entre le 3 et le 18 mai (rose) - Doc HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est : 20.05.2018 / 10 h loc - carte des coulées en expansion (rouge vif) et des coulées émises entre le 3 et le 18 mai (rose) - Doc HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - vue de la mer vers l'intérieur des terres et la coulée qui se divise autour d'un kipuka - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - vue de la mer vers l'intérieur des terres et la coulée qui se divise autour d'un kipuka - photo HVO-USGS

La lave du chenal Est, en provenance du complexe fissural 16-20, coule dans une fracture qui s'est ouverte dans le sol au matin du 20 mai ... elle engloutit cette coulée de lave, et modère en conséquence la quantité de lave arrivant en mer.

Kilauea zone de rift Est  - 20.05.2018 / 7h29 - la lave du chelal Est coule dans une fracture ouverte le 20 mai - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - 20.05.2018 / 7h29 - la lave du chelal Est coule dans une fracture ouverte le 20 mai - photo HVO-USGS

Les émissions de gaz volcaniques ont triplé suite aux volumineuses éruptions du complexe 16-20, élevant les concentrations en dioxyde de soufre dans la zone sous le vent.

Une rapide analyse chimique de la lave émise par la fissure 20 depuis le 17 mai indique que cette lave plus fluide qu'au début de l'éruption est semblable à celle des lacs de lave du Pu'u O'o et de l'Halama'uma'u.

Les premières fractures qui se sont ouvertes début mai ont émis une lave a'a plus visqueuse qui est resté en majorité sous terre.

L'USGS précise aujourd'hui que la coulée de la fissure 17 est une andésite / contenant 57% de silice, composition rare pour le Kilauea ... ce qui laisse supposer que le magma est resté dans le rift un long moment - peut-être depuis 1924 - qu'il a lentement cristallisé et s'est enrichi en silice.

Kilauea zone de rift Est  - 20.05.2018 - les émissions de dioxyde de siufre (bleutées) et la haze (brouilard volcanique blanc)  induisent des conditions dangereuses pour la santé - photo HVO-USGS

Kilauea zone de rift Est - 20.05.2018 - les émissions de dioxyde de siufre (bleutées) et la haze (brouilard volcanique blanc) induisent des conditions dangereuses pour la santé - photo HVO-USGS

Dans la zone sommitale, et au cours des jours précédents, deux éruptions de cendres, explosives, ont eu lieu. Diverses petites émissions de lave ont aussi pris place, eu au moment du rapport de l'observatoire, un robuste panache de gaz et vapeur surmonte l'évent Overlook.

 

Sources : HVO-USGS, Civil Defense, Paradise Helicopters / Mick Kalber & Bruce Omori, webmédias locaux

Kilauea - Cratère Halama'uma'u / évent Overlook - panache du 20.05.2018  6h29 et en journée du 20.05 / 13h11 HST - Doc .HVO-USGS
Kilauea - Cratère Halama'uma'u / évent Overlook - panache du 20.05.2018  6h29 et en journée du 20.05 / 13h11 HST - Doc .HVO-USGS

Kilauea - Cratère Halama'uma'u / évent Overlook - panache du 20.05.2018 6h29 et en journée du 20.05 / 13h11 HST - Doc .HVO-USGS

Au Merapi, sur l'île de Java, au moins deux éruptions phréatiques ont eu lieu ce 21 mai, respectivement à 9h40 et 13h25 locale, accompagnées de panaches montant entre 1.200 mètres et 700 mètres au dessus du sommet.

Le niveau d'activité reste vert / normal, assorti d'une zone déconseillée de 2 km de rayon et d'un VONA jaune.

Sources : PVMBG & BPPTKG

Merapi - panache gris de l'éruption phréatique du 21.05.2018 / 9h40 ; il a atteint une hauteur de 1.200 m au dessus du sommet  - photo BPPTKG

Merapi - panache gris de l'éruption phréatique du 21.05.2018 / 9h40 ; il a atteint une hauteur de 1.200 m au dessus du sommet - photo BPPTKG

Merapi - panache de l'éruption phréatique du 21.05.2018 / 9h40 d'un autre point de vue  - photo BNPB

Merapi - panache de l'éruption phréatique du 21.05.2018 / 9h40 d'un autre point de vue - photo BNPB

Une analyse par les volcanologues Chiliens d'images satellites du complexe Nevados de Chillan permet de déduire que le taux d'extrusion a diminué depuis décembre 2017.

Le modèle 3D permet de déduire une croissance du dôme de 2 mètres par rapport au mois d'avril, et une croissance latérale de quelques mètres.

Le dôme poursuit donc sa croissance, mais à un rythme plus faible ; son évolution dépendrait de la contribution du magma en profondeur.

L'activité de surface se traduit toujours par des explosions de gaz,principalemenr de la vapeur d'eau et du dioxyde de soufre sortant de la fissure principale.

 

Source : Equipo Volcanologia Chile

Complexe Nevados de Chillan - image satellite du 15.05.2018 et coupes selon les axes A-B et C-D montrant l'évolution du dôme de lave - Doc. volcanes de Chile - un clic sur les vignettes pour agrandir
Complexe Nevados de Chillan - image satellite du 15.05.2018 et coupes selon les axes A-B et C-D montrant l'évolution du dôme de lave - Doc. volcanes de Chile - un clic sur les vignettes pour agrandirComplexe Nevados de Chillan - image satellite du 15.05.2018 et coupes selon les axes A-B et C-D montrant l'évolution du dôme de lave - Doc. volcanes de Chile - un clic sur les vignettes pour agrandir

Complexe Nevados de Chillan - image satellite du 15.05.2018 et coupes selon les axes A-B et C-D montrant l'évolution du dôme de lave - Doc. volcanes de Chile - un clic sur les vignettes pour agrandir

Nevados de Chillan - 12.05.2018 - émissions bleutées de dioxyde de soufre et blanches de vapeur  - photo Nicolas Luengo  / Volcanes de Chile

Nevados de Chillan - 12.05.2018 - émissions bleutées de dioxyde de soufre et blanches de vapeur - photo Nicolas Luengo / Volcanes de Chile

Quelques photos de Kadovar / Papouasie Nouvelle-Guinée, où l'activité est en baisse, mais toujours présente.

Sources : Tico Liu / Facebook via Shérine France – image Sentinel Hub.

Kadovar - image Sentinel 2 SWIR du 15.05.2018 - panache sommital et incandescence du dôme costal

Kadovar - image Sentinel 2 SWIR du 15.05.2018 - panache sommital et incandescence du dôme costal

L'île-volcan Kadovar et son dôme costal - photo Tico Liu / Facebook / 19.05.2018 , via Shérine France
L'île-volcan Kadovar et son dôme costal - photo Tico Liu / Facebook / 19.05.2018 , via Shérine France

L'île-volcan Kadovar et son dôme costal - photo Tico Liu / Facebook / 19.05.2018 , via Shérine France

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Un épisode éruptif a marqué l'Agung, sur l'île de Bali, le 27 juin à 22h21 locale; l'émission de cendres a formé un panache épais observé à environ 2.000 mètres au dessus du sommet ( soit 5.142 mètres asl), avant de dériver vers l'ouest.

La sismicité est dominée par des séismes volcaniques et du trémor harmonique.

Ce 28 juin, on observe toujours un petit panache gris-blanc montant à 500 mètres au dessus du sommet. 

Update :

Vers 10h30, les émissions se sont renforcées, accompagnées d'un panache de cendres et gaz atteignant 2.000 mètres, et de retombées sur Puregai à 7 km du sommet. Depuis 12h30, les tremblements de basse fréquence liés à des émissions de cendres et gaz sont devenus continus.

Les images satellites du 28 juin au matin montre un point chaud à la surface du cratère correspondant vraisemblablement à une effusion en cours de nuit

A 18h WITA, les émissions se poursuivent. Un VONA de couleur orange est effectif depuis 15h01 WITA

Le niveau d'alerte reste inchangé à 3, assorti d'une zone interdite de 4 km de rayon.

Le niveau d'alerte reste inchangé, assorti d'une zone interdite de 4 km de rayon.

Source : PVMBG et Magma Indonesia

Agung - panache éruptif du 27.06.2018 / 22h26 WIB - webcam PVMBG

Agung - panache éruptif du 27.06.2018 / 22h26 WIB - webcam PVMBG

Agung - émission de gaz et d'un peu de cendres le 28.06.2018 / 10h43 WIB - PVMBG

Agung - émission de gaz et d'un peu de cendres le 28.06.2018 / 10h43 WIB - PVMBG

Agung - émission de gaz et d'un peu de cendres le 28.06.2018 / 15h52 WIB - photo Magma Indonesia

Agung - émission de gaz et d'un peu de cendres le 28.06.2018 / 15h52 WIB - photo Magma Indonesia

Agung - trajectoire du nuage de cendres vers l'ouest puis le sud-ouest, épargnant l'aéroport qui reste ouvert - image Citra Himawari 28.06.2018 / 16h

Agung - trajectoire du nuage de cendres vers l'ouest puis le sud-ouest, épargnant l'aéroport qui reste ouvert - image Citra Himawari 28.06.2018 / 16h

Agung - émission de gaz et d'un peu de cendres le 28.06.2018 / 17h59 WIB - photo Magma Indonesia

Agung - émission de gaz et d'un peu de cendres le 28.06.2018 / 17h59 WIB - photo Magma Indonesia

Une émission ponctuelle de gaz et cendres a affecté le Shinmoedake / groupe Kirishima ce 27 juin à 15h34 locale ; le panache a atteint une altitude de 2.200 mètres.

Le niveau d'alerte reste à 3 sur 5 , et il est recommandé de ne pas s'approcher du volcan.

 

Source : JMA

Kadovar - image Sentinel 2 SWIR 14.06.2018

Kadovar - image Sentinel 2 SWIR 14.06.2018

Peu de nouvelles de l'éruption de Kadovar en Papouasie Nouvelle-Guinée depuis début février.

Selon le Rabaul Volcano Observatory, l'activité volcanique étéit en baisse malgré des éruptions continuelles.

Une photo claire de Sentinel 2, le 14 juin, montre deux faibles panaches et un point chaud à l'évent côtier.

Une photo Instagram du 27 juin laisse voir un dôme côtier bien développé dégazant doucement, et un panache sommital gris-blanc assez important penché en direction de l'ouest.

 

Sources : Sentinel 2 et Instagram photo via Shérine France

 Kadovar - photo Shari Kalt /  Instagram / 27.06.2018 (?) - via Shérine France

Kadovar - photo Shari Kalt / Instagram / 27.06.2018 (?) - via Shérine France

L'activité de ces dernières 12 heures au Sierra Negra / Galapagos est caractérisée par une diminution progressive du trémor sismique et acoustique, mais ces signaux indiquent néanmoins la porsuite de l'éruption avec une intensité moindres.

Cent et deux séismes volcano-tectoniques ont été enregistrés ; le plus important, de magnitude 3,3, est localisé au sud de la caldeira à une profondeur de 4,3 km. Les autres sont situés à une profondeur moindre, et dans la partie ouest de la caldeira.

Source : IGEPN

Sierra Negra  - éruption fissurale, coulées de lave et panaches éruptifs  - photo ©Xavier García 26.06.2018

Sierra Negra - éruption fissurale, coulées de lave et panaches éruptifs - photo ©Xavier García 26.06.2018

Sierra Negra - sismogramme du 26.06.2018, illustrant le séisme de M5,6, l'essaim pré-éruptif et le trémor accompagnant l'éruption - Doc IG

Sierra Negra - sismogramme du 26.06.2018, illustrant le séisme de M5,6, l'essaim pré-éruptif et le trémor accompagnant l'éruption - Doc IG

Résumé de l'éruption du 26.06.2018 par le Dr. Benjamin Bernard / IGEPN

Résumé de l'éruption du 26.06.2018 / via Earthquakes time

Kilauea zone de rift Est - 27.06.2018 - les fontaines de lave dans le spatter cone sur la fissure 8 et les grands volumes de dioxyde de soufre produisant un brouillard - photo Bruce omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est - 27.06.2018 - les fontaines de lave dans le spatter cone sur la fissure 8 et les grands volumes de dioxyde de soufre produisant un brouillard - photo Bruce omori / Paradise helicopters

Au Kilauea, l'éruption dans la zone de rift Est , principalement alimentée par le fountaining sur la fissure 8 continue de produire d'impressionnants volumes de lave.

Kilauea zone de rift Est - 27.06.2018 - changements du trait de côte où diverses structures ont été recouvertes par la lave - photo Bruce omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est - 27.06.2018 - changements du trait de côte où diverses structures ont été recouvertes par la lave - photo Bruce omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est - 27.06.2018 -  la coulé active se trouve à 800 m. de Ahalanui Beach Park. - photo Bruce omori / Paradise helicopters

Kilauea zone de rift Est - 27.06.2018 - la coulé active se trouve à 800 m. de Ahalanui Beach Park. - photo Bruce omori / Paradise helicopters

Tandis que le flux de lave canalisé reste stable entre Leilani Estates et Noni Farms rd., le tronçon inférieur montre des changements : un ralentissement sous le cratère Kapoho a envoyé de la lave latéralement, qui a recouvert le nouvelle plage de sable noir, une crique et rempli les petit étangs vert et bleu formés depuis deux semaines. Les coulées menacent des habitations et la zone de plages au nord de la coulée, tout en s'élargissant côté sud. Le trait de côte est modifié en permanence.

La coulée se trouve à environ 800 mètres de Ahalanui Beach Park.

Au sommet, la situation reste inchangée

Sources : HVO-USGS et Bruce Omori

Changements au cratère sommital du Kilauea - photo drone USGS 24.06.2018

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Reykjanes-lava-fileds---Talba-Flickr.jpg

        Champs de lave de la péninsule de Reykjanes - Reykjanes lava fields - photo Talba / Flickr


La péninsule de Reykjanes, formant l'extrémité sud-ouest de l'Islande contient plusieurs grands champs de lave, tous parcourus de tunnels de lave, rapidement accessibles compte tenu de leur proximité avec l'aéroport et la capitale.

 

F1.large.jpg

 

   Péninsule de Reykjanes -  tectonique - champs de lave et zones de haute température doc. ISOR

 

Le champ de lave Leitahraun, situé dans la péninsule de Reykjanes, provient des cratères Leiti, au sud-ouest des Blue Mountains. Une partie de la lave s’est écoulée vers la mer , vers l’anse Ellidaarvogur, s’étalant par endroit. Les pseudocratères Raudholar, proche de la capitale, font partie de ce champ de lave. Il est daté d’il y a  5.500 ans

Le champ de lave Svinahraun recouvre le Leitahraun entre Daugahlidar et Threngsli.

 

Leitahraun-L.F.---Steve-s-wildlife-Flickr.jpg        Péninsule de Reykjanes - le champ de lave Leitahraun - photo steve's wildlive / Flickr

 

 C’est dans ces coulées que s’est établie Raufarholshellir (Split mound cave). Ce tunnel, très accessible et à moins d’une heure de Reykjavik, est daté d’environ 5.000 ans. Sa longueur estimée est de 1.360 m., sa largeur varie de 10 à 30 m. pour un hauteur d’une dizaine de mètres.

Sa visite est conseillée l’été ; en hiver, une pellicule de glace rend la progression hasardeuse. La visite est facile dans les portions sans effondrement ; la partie distale se sépare en trois tunnels scellés dans la coulée Leitahraun.

 

Raufarholshellir---extremeiceland.jpg                   Raufarholshellir - cascade de lave figée - photo extreme iceland


Dans le même champ de lave, le tunnel Búri a été découvert en mai 2005 par le volcano-spéléologue Björn Hróarsson.

Formé lors d’une éruption massive, le tunnel de lave possède des mensurations à sa hauteur : 1.025 m. de longueur, diamètre 10 mètres, et surtout une fosse terminale profonde de 17 mètres, considérée comme le plus grand gouffre de  sur terre.

Mais elle se mérite : depuis la route, une heure de marche est nécessaire pour y accéder par une entrée très étroite, une chatière à la verticale … mais qui ouvre sur une grande salle couverte en hiver de stalactites et stalagmites de glace. Parcourir cette salle et en escalader sa pente de glace nécessite une excellente condition physique. Pour accéder au fond du gouffre, la maîtrise des techniques de descente en rappel ou sur des échelles de spéléo est indispensable.

 

buri-lava-tube--3---extremeiceland.jpg                     Péninsule de Reykjanes - Buri lava tube - photo extreme iceland

 

Buri lava tube - Steve's wildlife Flickr

  Péninsule de Reykjanes - Buri lava tube : stalactites de lave et marques sur les parois - photo Steve's wildlife / Flickr.

 

Buri-lava-tube-2---extremeiceland.jpgPéninsule de Reykjanes - Buri lava tube -  stalactites et stalagmites de glace en hiver - avec l'aimable autorisation de Michel Detay.


 

Buri-lava-falls---hole---Karl-Paalson-2011.jpg               Péninsule de Reykjanes - Buri lava falls et le puit vertical - photo Karl Palsson

                    (voir aussi les spectaculaires photos de M. Detay)


Le champ de lave Tvibollahraun contient lui aussi de nombreux tunnels de lave, dont le plus représentatif est Floki, littéralement "le tunnel emmêlé".

Accessible après une marche de trente minutes, ce tunnel fait 1.096 mètres de long. Il est souhaitable de prendre un guide car, en raison d’une topographie complexe, il est facile d’y errer durant des heures.

Un équipement minimum est nécessaire, incluant combinaison et genouillères … par place, on peut s’y tenir debout, mais en d’autres endroits, il faut ramper.

On y trouve d’étranges figures d’étirement, évoquant avec un peu d’imagination des créatures fantastiques (dinosaures ou crocodiles) , certaines bien colorées de rouge.

 

Floki-06-extremeiceland.jpg                        Tvibollahraun lava field - Floki lava tube - photo extreme iceland

 

Tvibollahraun-lava-field---Floki-tube-close-up---extremeice.jpg     Tvibollahraun lava field - Floki lava tube - détail des étirements ...  - photo extreme iceland

 

Je cite Ferlir pour son exceptionnelle coulée de lave multicolore, unique au monde.

Cette  superposition de coulées de couleurs différentes a été rarement observée, car ce tunnel n’est pas cartographié et constitue sur plusieurs étages, un véritable labyrinthe; elle proviendrait d’un rétro-drainage d’une poche de lave vers le tube principal. Différents états de maturation, des vitesses de refroidissement et des états d’oxydation différents sont à l’origine des couleurs franches superposées, jaune, orange, verte, rouge.

Je vous réfère à la description de Michel Detay, dans son article de l’ENS (figure 16) ou dans la revue L.A.V.E.

 

Sources :

- Extreme Iceland - Caving in Iceland - link

- Icelandic lava tube / Flickr - photos de Michel Detay - link

- ENS Lyon - Les tunnels de lave islandais, leurs exceptionnels spéléothèmes et leur festival de couleurs - par M. Detay - link

- Revue L.A.V.E. 148 / janvier 2011 : Volcanospéléologie en Islande - perspectives scientifiques et émergence du géotourisme.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

 

Confirmation de l’origine de la nappe de ponce du Pacifique:

Après les premiers rapports de l’existence de cette nappe de ponces, les Kermadec arc copiescientifiques de tahiti et du GNS (New Zealand) ont corrélé l’éruption sous-marine et un essaim de séismes qui a secoué l’arc des Kermadec les 17 et 18 juillet.

 

Localisation du seamount Havre (*) dans l'arc volcanique des kermadec, partie nord.


Indépendamment de ces institutions, le volcanologue E.Klemetti et Robert Simmons, de la Nasa, ont examiné les images satellites Terra Modis, pour découvrir, sur les photos du 19 juillet / entre 9h50 et 14h10 heure locale, une tache d’eau colorée, un amas de ponces grises et un panache volcanique ; ils ont attribué en fonction des relevés bathymétriques l’origine possible de l’éruption au volcan sous-marin Havre, situé à une profondeur de 1.100 m. sous la surface.

 

havre---19.07.2012-rec-jpg

NASA image courtesy Jeff Schmaltz, LANCE MODIS Rapid Response Team at NASA GSFC. Caption by Robert Simmon. Detective work by Erik Klemetti. - Instrument: Terra – MODIS / 19.07.2012


De son côté, les services du Professeur Alain Bernard du laboratoire de volcanologie de l’Université Libre de Bruxelles (Belgique) ont analysé l’imagerie nocturne de Modis , pour trouver une première trace de l’éruption atteignant la surface océanique, le 18 juillet à 22h50.

 

rightness-temperature-Modis-18.07.12-21h50---ULB.GIFBrightness temperature image from MODIS band 20 (3.75µm). 18 July 2012 at 21H50Z- Doc. ULB / A.Bernard - Laboratoire de Volcanologie.

 

Sources :

- NASA image courtesy Jeff Schmaltz, LANCE MODIS Rapid Response Team at NASA GSFC. Caption by Robert Simmon. Detective work by Erik Klemetti. - Instrument: Terra – MODIS

- Blog eruptions du docteur E.Klemetti - Source of kermadec pumice raft identified - Link 

- Hot spots from the 18 july eruption in Kermadec volcanic arc – ULB / A.Bernard - link


L’éruption du Tongariro :

Les volcanologues du Geonet ont publié d’une part une carte de localisation du site de l’éruption du 6 août, dans la zone des "Upper Te Maari crater" ;

 

Eruptin-vent-map-06.08.2012-Tongariro.jpg

                           Tongariro - Situation probable de l'évent du 06.08.2012 - Doc. GNS


d’autre part, une nouvelle carte des zones de risques a été établie.

 

Northern_Tongariro_eruption_phenomena---risk-map-11.08.2012.jpgCarte des zones à risque zone North Tongariro au 11.08.2012 / GNS - en orange, risques de chutes de roches (bombes) et d'explosions - en jaune, risques de lahars et coulées pyroclastiques - en rouge, zone de risques cumulés.


Les premières analyses des cendres émises par l’épisode phréatique ont révélé l’absence de magma juvénile dans les dépôts, sans pouvoir exclure le rôle possible d’un magma en raison de la crise sismique qui a précédé l’évènement. Des traces de fluor ont été détectée, mais cet élément toxique est dans ce cas trop dilué pour poser problème.

Le 12 août, un petit lahar , issu de la remobilisation des cendres de l’éruption, a coupé la State Higway 46 au nord du Tongariro.

Le 13 août, l’activité est considérée comme stable, avec une sismicité faible, et une absence de déformations. Aucune observation directe n’est possible en raison de la couverture nuageuse.

Des odeurs de soufre perçues au sud du volcan et des mesures de gaz indiquent cependant la présence de magma frais sous le volcan, sans détermination de son volume et de la profondeur à laquelle il est situé.

 

Source : GEONET /GNS


L’éruption de White island :

Après l’épisode explosif du 5 août, consécutif à une hausse de niveau du lac et du trémor en juillet, une visite des volcanologues du Geonet décrit une activité faible  modérée avec la construction d’un nouveau cône sur le rebord sud-ouest des évents de 1978-1990. Un panache de cendres de 300 m. de hauteur maximale est alimenté en permanence et accompagné de projections de blocs. Toute visite de l’île est liée à un risque très élevé. Le niveau d’activité reste fixé à 2 et celui d’alerte aviation à orange.

 

09.08.12-10h30-GNS.jpg13.08.12-14h30-White-isl-rim.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14.08.12-8h15.jpg        Images du cratère de White island, respectivement les 09, 13 et 14.08.2012 - doc. GNS


Source : Geonet.


Aux Canaries, sur El Hierro, le niveau d’alerte a été rabaissé le 6 août à « vert », normalisation en phase de pré-alerte, par le Pevolca, suite à la faible sismicité et l’absence de déformations et de signaux géochimiques significatifs (AVCAN – Gobierno de Canarias)

Le 13 août, on relève quand même 6 séismes de Magnitude comprise entre 1,3 et 2,4, à 10-19 km. de profondeur, et deux le 14 août au moment d'écrire l'article.

 

13.08.12-AVCAN4031.jpgSismos del 14 de Agosto - Verde Oscuro (2)  -  Sismos del 13 de Agosto - Rojo (6)  - Sismos del 12 de Agosto - (0)
Sismos del 11 de Agosto - Azul Claro (1)  -  Sismos del 10 de Agosto - Azul Oscuro (1)
Sismos del 01 al 09 de Agosto - Amarillo (22) -  Sismos del 14 al 31 de Julio - Blanco (84) / Doc. AVCAN

 

Source : AVCAN

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Indonésie :

 

Le Lokon a produit un panache de cendres haut de 1500 mètres le 15.09 vers 11h., repéré par des observateurs au sol. L’explosion a projeté des matériaux incandescents jusqu’à 600 m. de hauteur, et fait trembler les vitres dans un rayon de 5 km.

Le niveau d’activité est maintenu à l’orange depuis juillet 2011.

Le 17.09, de petites explosions phréatiques ont eu lieu , accompagnées d’un dégazage important.

 

Le VSI a relevé le niveau du Gamalama à l’orange- Siaga, suite à une hausse de l’activité sismique et de deux explosions le 16.09 à 13h22 et 14h15 locale. Ternate a subi des chutes de cendres, rendant les conditions de circulation difficiles et obligeant au port du masque.

 

16.09.12-Gamalama---regional-kompas.jpg                       Gamalama - 16.09.2012 - photo regional kompas

 

 

 

Une nouvelle éruption a secoué le Soputan le 18.09 vers 17h30, moins d’un mois après la précédente. L’activité éruptive s’est poursuivie durant une heure, avec émission d’un panache haut de 1500 mètres. Le VSI a maintenu le niveau d’activité à l’orange, tandis que le VAAC Darwin ajustait le niveau d’alerte aviation au rouge.

 17.18.09.12-Soputan.jpg

             Soputan - éruption du 17-18.09.2012 - photo aimablement confiée par Judhie Bogar .

 

Toujours en Indonésie, le Mérapi, le Karangetang et le Krakatau présentent des signes d’activité.

Bien qu’aucune alerte ne soit décrétée pour le Mérapi, celui-ci présente depuis une semaine des grondements (Jakarta post 18.09).

Le Krakatau présente de belles coulées arrivant en mer, après le paroxysme de début de mois, comme le montre cette photo postée cette semaine par ndesoadventure, mais datée du 05.09

 

05.09.12-coulee-de-lave-en-mer---Aris.jpg  Anak Krakatau - coulée de lave arrivant en mer 05.09.2012 - Photo Aris at volcanoes / ndesoadventure.

 

Le Batu Tara, dans la mer de Flores / Petites îles de La Sonde, est 16.09.12-Batu-Tara.jpgtoujours en éruption strombolienne ce 16 septembre ... ce qui pose des problèmes pour les avions qui transitent entre Sydney et Jakarta ou le continent sid-asiatique, et qui doivent modifier leur route en fonction des émissions.

Batu Tara - 16.09.2012 - une coulée de lave en direction de la mer - photo Ndesoadventure / Aris.

 

Sous l’île d’ El Hierro, dans l’archipel des Canaries, la sismicité, en hausse depuis le 14 septembre, est localisée dans deux zones de profondeur distinctes : la plus active, entre 17 et 25km. de profondeur, l’autre plus superficielle, entre 7 et 12 km. La sismicité s’est brutalement calmée le 18.09 .

Bien qu’une petite inflation ait été repérée (le 16.09 : la station GPS Frontera a bougé vers le N de 1,5 cm et s’est soulevé de 2 cm. ; même mouvement pour la station El Pinar ; celle de La Restingua a montré plus d’inflation, avec un léger mouvement vers l’E), celle-ci s’est stabilisée, et comme il n’y a pas eu de changements des niveaux atmosphériques de CO2 , Pevolca et IGN ont laissé le niveau d’alerte au vert, considérant la crise comme normale dans le processus d’évolution post-éruptif. (Gobierno de Canarias 18.09)

 

14.09--au-19.09-histograma_HIERRO_ultimos_10.jpgEl Hierro - date et nombre de séismes de la dernière crise entre le 14.09 et le 18.09.2012 - graphique IGN

 

12.09-au-19.09.12-Eventos_HIERRO_us.jpg              El Hierro - localisation et profondeur des séismes entre le 12 et le 19.09.2012 - doc. IGN

 

Costa Rica -Turrialba et Poas.

Le Turrialba mérite toujours son nom avec trois panaches blancs riches en vapeur et gaz. Le grand panache de gauche provient de la bouche ouverte en janvier 2010; le panache central vient de la bouche ouverte en janvier 2012 : c'est elle qui émet les gaz les plus chauds, environ 800°C; et le petit panache blanc à droite est en relation avec la bouche éruptive ouverte en 2011. (MariaMartinez / Ovsicori)

 

19.09.12-Turri-7h53.jpgTurrialba -  webcam 19.09.2012 / 7h53 -  panache originaire de trois bouches fumerolliennes - Ovsicori

 

Une visite de l'école de géologie de l'UCR à la Laguna Caliente du Poas nous donne des chiffres récents concernant le lac acide : le 12 septembre 2012, la température superficielle était de 49°C et le pH de zéro ... c'est bien l'un des lacs les plus acides de la planète. La température des fumerolles du dôme étaient inférieures à 200°C. (Red sismologica nacional)

 

12.09.2012-Poas-T-moins-de-200----RSN.jpg                       Poas - prises de mesure sur la Laguna Caliente le 12.09.2012 - photo RSN

 

En Azerbaidjan,le volcan de boue Lokbatan est entré brièvement en éruption ce 20 septembre. Vers 5h, un rugissement est entendu et une flamme vers 9h.  Selon l'académie des sciences, les premières observations relatent une explosion plus puisante que la dernière, en 2010, qui avait recouvert de boues à l'époque une surface de 2 hectares. 

La région est inhabitée, mais des puits de pétrol y sont présents.

Lire la suite

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog