Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Dossiers

Une dernière querelle va succéder à celle entre les Neptunistes et les Plutonistes … celle des " cratères de soulèvement " , élaborée par von Buch, et soutenue par von Humbolt.


Ces égarements vont être battu en brèche par divers volcanologues, dont George Poulett Scrope (1797-1876). Suite à de nombreuses visites de volcans européens, il publie son ouvrage " Considérations sur les volcans " en 1825.

Il établit que les cônes volcaniques s’édifient par accumulation de couches de cendres et de lave, et prouve que des coulées épaisses s’épanchent sur les pentes de plus de 30°. Il met en lumière le rôle important de l’eau et des gaz dans les éruptions : lorsque la pression baisse, les gaz sortent du magma, l’eau se transforme en vapeur, … tout ceci provoque une montée des matières en fusion, et déclenche l’éruption. Pour Scrope, toute éruption se fait par une fissure.

Il constate que si un même volcan émet différents types de lave, c’est en raison des processus chimiques qui modifient la composition de son réservoir magmatique. Quant à la fluidité de la lave, elle dépend de sa composition minéralogique, de sa teneur en gaz et de sa température  … ses "considérations" sont un cours de volcanologie moderne !

 

Vesuvius1822-G.-Poulett-Scrope.jpg"The Eruption of Vesuvius as seen from Naples, October 1822" from V. Day & Son. In G. Julius Poullet Scrope, Masson, 1864. Historical Draw from George Julius Poulett Scrope (1797-1876)

 

Scrope trouve un allié en la personne de Charles Lyell (1797-1875), avec qui il correspond. Ce géologue écossais, auteur des " Principes de le géologie " visite le Massif Central, l’Etna dont il dresse une carte volcanologique et décrit son activité entre 1803 et 1865. Ce sera ensuite le tour des îles Canaries, où il comprend que les grandes caldeiras de La Palma et de la Grande Canarie sont dues à un effondrement et à l’érosion, constatation qui met un terme à la théorie des cratères de soulèvement.

 

Ferdinandea---nuees-cypressoides-juillet-1831.jpgFerdinandea juillet 1831 - Nuées cypressoïdes liées aux explosions de la lave au contact de l'eau de mer.

La naissance d’une île volcanique entre la Sicile et l’Afrique vient sonner le glas de la théorie des cratères de soulèvement. Appelée Ferdinandea, Julia ou encore Graham, selon les gouvernements qui en revendiquent le territoire, cette île éphémère se forme par accumulation de matériaux éruptifs. Constant Prévost (1787-1856), un des fondateur de la Société géologique de France, va l’affirmer dans son mémoire. Lorsqu’il arrive Ferdinandea 1831 Gemmellarodevant l’île en éruption, elle est haute de 70 m. pour 700 mètres de diamètre ; il y constate que les couches de cendres ont une structure entrecroisée , en raison de souffles horizontaux, les déferlantes basales. Carlo Gemmellaro, professeur à l’université de Catane, a laisssé un dessin de l’éruption.  
L'éruption de Ferdinandea en 1831 selon un croquis de Gemmellaro - d'après Allotta 2002.  
  

L’étude des différentes branches de la volcanologie moderne va ensuite progresser rapidement.   

 

Le minéralogiste Charles Sainte-Claire Deville (1814-1876) est le fondateur de l'analyse des gaz sur les volcans. Il les étudie aux Antilles, dans les Canaries et au Cap Vert.

En 1885, lors de l'éruption du Vésuve, il prélève au péril de sa vie des émanations gazeuses de toutes les phases d'activité, du paroxysme à son déclin. Il en fait l'analyse dans son laboratoire, et montre, contrairement à ce que l'on croyait alors, que chaque volcan n'est pas caractérisé par un seul type de gaz, mais que les mêmes variétés de gaz existent sur chaque volcan actif, leur proportion variant au cours des différentes phases de leur activité.


Le microscope fait progresser la pétrographie : William Nicol (1768-1851) invente la technique des lames minces. Il est ainsi possible, par référence à des études sur des échantillons, assez gros pour avoir été isolés et analysés, de déterminer non seulement la nature des minéraux, mais aussi leur composition à partir de leur propriétés optiques. Ferdinand Zirkel (1838-1912), Harry Rosenbusch (1836-1914), Ferdinand André Fouqué (1828-1904), Albert Michel-Lévy  ont été les promoteurs de cette technique, bientôt complétée par l’invention, par Ievgraf S. Fedorov (1853-1919), d’une platine orientable sur trois axes perpendiculaires.

Ferdinand Fouqué publie une étude géologique et pétrographique de Santorin, suite à son voyage d'étude de l'éruption de 1866. Outre la viscosité des magmas, il décrit deux sortes de cristaux de feldspath dans la lave, concluant à un mélange de magmas en profondeur ... idée qui sera reprise 100 ans après.

 

the-eruption-of-santorini-volcano---Schmidt-Julius.jpg                        Santorin - éruption de 1866 - doc. Schmidt Julius


La progression se fera au gré de nouvelles techniques appliquées à l’étude des volcans actifs. En 1880, les anglais James Ewing et Thomas Gray invente le sismographe.

 

Osservatorio_vesuviano---R.V.Matteucci-14.06.1905.jpgL'Osservatorio Vésuviano - carte postale de juin 1905, avec la signature de R.V. Matteucci - doc. Funicolare Vesuviana.

Puis ce sera la création des premiers observatoires volcanologiques : le tout premier, celui du Vésuve, est créé en 1841 par Ferdinand II de Bourbon.

Son premier directeur, Macedonio Melloni, est un spécialiste du magnétisme des roches volcaniques.

Raffaele  Matteucci lui succède ; c’est l’initiateur des mesures de déformation de flancs des volcans.

Puis ce sera Giuseppe Mercalli, le père de l’échelle d’intensité des séismes qui porte son nom.

 

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
 Fuego - panache de cendres - photo Conred archives 22.01.2019

Fuego - panache de cendres - photo Conred archives 22.01.2019

Une étude, dans le ISPRS Journal of Photogrammetry and Remote Sensing, présente une méthode et prouve l'efficacité d'un système de mesure directe des propriétés spatiales 3D d'un panache volcanique.

La forme d'un panache est reconstituée en trois dimensions à l'aide d'imagerie multi-vues recueillies à partir de caméras statiques au sol. Quatre systèmes de caméras infrarouges NicAIR similaires ont été utilisés.

Chaque système comprend un cœur composé de caméra FLIR Photon 640 avec une matrice de microbolomètres à pixels et une sensibilité dans l’infrarouge thermique (7,5 à 13,5 µm). Les caméras étaient équipées d'objectifs en germanium de 25 mm ou de 35 mm. Le porte- filtres située à l'avant contenait jusqu'à quatre filtres à bande passante étroite (≈1μm de largeur, moitié maxi). La caméra est calibrée en laboratoire à l'aide d'une source à corps noir. Il contient également un obturateur à corps noir placé dans le champ de vision avant chaque vue de scène pour permettre un étalonnage de la température sur le terrain. La possibilité d’acquérir des données multispectrales sur des canaux à bande étroite permet d’estimer et de charger en masse les cendres.

Fuego -  (a) Exemple d'images thermiques à large bande peu de temps après une éruption avec le panache visible au-dessus du sommet. (b) La région d'opération située à moins de 40 km de l'aéroport de Guatemala City et à proximité de la voie aérienne souvent fermée R644. (c) La disposition des caméras pendant la campagne de novembre 2017. L'évent du sommet est désigné par FGO. Les principaux centres de population sont également indiqués. (d) La caméra infrarouge multispectrale NicAIR. - doc. Measurement of three dimensional volcanic plume properties using multiple ground based infrared cameras - K.Wood & al.

Fuego - (a) Exemple d'images thermiques à large bande peu de temps après une éruption avec le panache visible au-dessus du sommet. (b) La région d'opération située à moins de 40 km de l'aéroport de Guatemala City et à proximité de la voie aérienne souvent fermée R644. (c) La disposition des caméras pendant la campagne de novembre 2017. L'évent du sommet est désigné par FGO. Les principaux centres de population sont également indiqués. (d) La caméra infrarouge multispectrale NicAIR. - doc. Measurement of three dimensional volcanic plume properties using multiple ground based infrared cameras - K.Wood & al.

La méthode a été développée à partir de données recueillies lors d'une expédition au Fuego au Guatemala, où quatre caméras infrarouges thermiques ont été déployées pour capturer des images simultanées des éruptions régulières riches en cendres. Une méthode de découpage spatial a été appliquée au problème pour estimer le volume du panache à tout moment.

En appliquant successivement la méthode à des ensembles d'images séquentiels, on peut en déduire d'autres mesures quantitatives telles que la direction de la dérive, la vitesse de remontée et la vitesse de dispersion.

Le processus complet de la méthode est présenté, y compris la capture des données, les processus de calibration, le traitement des images, la méthode de découpe de l'espace et les problèmes de mise en œuvre pratiques. La méthode est sensible à l'alignement de la caméra. Une nouvelle technique d'estimation des angles d'orientation de la caméra, utilisable si un modèle de terrain de haute précision, est décrite. D'autres sources d'erreur relatives au nombre, à la synchronisation et à la résolution des caméras sont également abordées. Les résultats préliminaires sont présentés à l'aide des données collectées sur le Volcán de Fuego en novembre 2017 sur une période de 1,25 heure, incluant trois éruptions distinctes.

Fuego - Un diagramme représentant la méthode de découpe de l'espace. Une région d’espace 3D (voxel) est projetée dans les plans d’image 2D (pixels) des caméras entourant le panache. Si l'emplacement du pixel est dans le panache pour toutes les caméras, le voxel est conservé (vert). Si l'emplacement du pixel est en dehors du panache pour une ou plusieurs caméras, le voxel est actualisé (rouge). Le processus est systématiquement répété sur un volume de recherche, jusqu'à ce qu'il ne reste que les voxels identifiés comme panache.  - Doc. Measurement of three dimensional volcanic plume properties using multiple ground based infrared cameras - K.Wood & al.

Fuego - Un diagramme représentant la méthode de découpe de l'espace. Une région d’espace 3D (voxel) est projetée dans les plans d’image 2D (pixels) des caméras entourant le panache. Si l'emplacement du pixel est dans le panache pour toutes les caméras, le voxel est conservé (vert). Si l'emplacement du pixel est en dehors du panache pour une ou plusieurs caméras, le voxel est actualisé (rouge). Le processus est systématiquement répété sur un volume de recherche, jusqu'à ce qu'il ne reste que les voxels identifiés comme panache. - Doc. Measurement of three dimensional volcanic plume properties using multiple ground based infrared cameras - K.Wood & al.

Pour chaque éruption, le nombre de voxels détectés (un voxel est une région d’espace 3D ) augmente initialement en raison de l'expansion naturelle du panache. Le volume atteint alors un maximum avant de diminuer. Cela est dû au fait que le panache se dilue en dessous du seuil de segmentation 2D, et également au fait qu'il dérive au-delà de la vue des caméras. La période de détection la plus précise est celle où le panache est visible par toutes les caméras.

Le volume total, la hauteur du panache, la vitesse de dérive horizontale, le cap de la dérive peuvent tous être calculés.

 

Ce travail représente le premier pas vers une récupération en trois dimensions de la masse de cendres et des concentrations de gaz. Pour qu'une carte de concentration en cendres puisse être estimée, une hypothèse doit être faite sur la distribution granulométrique. Cela pourrait être basé sur une mesure directe (par exemple, en utilisant des drones), ou en utilisant les méthodes développées à partir d'analyses d'images 2D (Lopez et al., 2015). Cela modifierait considérablement la capacité à surveiller les émissions volcaniques et à gérer plus efficacement l'espace aérien.

 

Source at analyse complète  : Science Direct - ISPRS Journal of Photogrammetry and Remote Sensing

Measurement of three dimensional volcanic plume properties using multiple ground based infrared cameras - K.Wood & al. - link

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Les-glorieuses---grd.---Lys-ISS002-E-6913.JPG

Les îles Glorieuses, vues de l'ISS : à gauche, la Grande glorieuse - à droite, l'île du Lys - photo ISS002E6913 / Nasa.


Situées à l'ouest de Madagascar, entre la grande île et le continent africain, les îles Eparses du canal du Mozambique ont, malgré leur éloignement, des caractéristiques communes : période de découverte, utilisation ancienne par les pirates, importance actuelle pour la souveraineté sur les zones de pêche, géologie et formation. Elles ne sont pas visitables ; seuls des militaires ou des scientifiques les occupent.

 


 

erudit-erudit.cgq70.cgq1666.014890arf002n.pngLes zones économiques exclusives des îles de l'ouest de l'océan Indien et leurs frontières virtuelles - doc. l'Erudit.

 

grd.-glorieuse---B.Gysenbergh.jpg                     Les Glorieuses -  Grande Glorieuse - photo Benoît Gysembergh / Match

 

 

Les Glorieuses ont été découvertes tout au début du 16° siècle par un navigateur espagnol, le capitaine Juan de Nova, qui était au service de don Manuel 1er du Portugal. Utilisées occasionnellement comme refuge par les pirates, les Glorieuses sont restées inhabitées.

En 1879 un Français, Monsieur Caltaux, y fait escale. De retour à Nossy Bé, il demande au Ministre de la Marine et des Colonies de bien vouloir lui accorder la concession des Glorieuses. Ce dernier accède verbalement à sa requête en lui précisant toutefois que ce sera "à ses risques et périls..." et en avril 1882, Mr Caltaux fait flotter le drapeau de la France sur les Glorieuses. Il y revient trois années plus tard pour mettre en oeuvre son projet de plantation de cocotiers afin d'exploiter le coprah. C'est à cette époque que Mr Caltaux doit faire face aux revendications des Anglais, mais sûr de son bon droit il refuse de quitter l'île. Informé des prétentions britanniques, le gouvernement français affrète un navire de guerre "Le Primauguet" qui arrive sur zone et hisse le drapeau national sur l'île le 23 août 1892. Le 6 août 1896, le gouvernement français promulgue une loi notifiant aux puissances étrangères que "Madagascar et dépendances" sont une colonie française. Le 31 octobre 1897, la France par un acte officiel prend possession des Glorieuses, d'Europa et de Juan de Nova.

 

Ile-du-Lys---B.Gysenbergh.jpg                                Les Glorieuses - l'île du Lys - photo B.Gysembergh / Match


iles-glorieuses.gif

L’archipel des Glorieuses est formé d'un atoll allongé orienté dans le sens nord-est-sud-ouest. Il est composé d'un lagon intégralement fermé par une barrière de corail à l'exception de quelques passes et dans lequel se trouvent deux îles de sable corallien :
- l'île Grande Glorieuse de forme circulaire avec trois kilomètres de diamètre et située dans le sud-ouest du lagon.
- l'île du Lys de forme triangulaire avec 600 mètres de diamètre et située dans le nord-est du lagon.
La barrière de corail émerge en trois points :
- le Rocher du Sud, au sud de l'île Grande Glorieuse ;
- les Roches Vertes, entre l'île Grande Glorieuse et l'île du Lys ; et
- l'île aux Crabes (ou l’île aux Épaves), au nord de l'île du Lys.


Photographie-d-un-recif-corallien-fossile-affleurant-aux-il.png

                   Les Glorieuses - affleurement d'un récif corallien fossile - St Jorry / Ifremer.

 

Toutes ces terres émergées sont plus ou moins reliées entre elles à marée basse par un banc de sable.
Les îles cumulant une superficie de 7 km2 sont formées de dunes de sable calcaire d'origine corallienne et sont très basses, le point culminant de l'archipel étant constitué par une de ces dunes située dans le nord-est ou l'est de l'île Grande Glorieuse et culminant à douze mètres d'altitude. Le littoral des deux îles, qui totalise 35,2 kilomètres de longueur, est intégralement formé par une plage de sable.

 

Les timbres en provenance de ces îles reculées sont toujours appréciés des philatélistes ...

 

carnet_eparses_p4.jpgEn vedettes, le Noddi brun, le veloutier blanc et deux formations géologiques des Glorieuses: une vasque de rétention sur le platier, et un bout du récif corallien fossile à marée haute (voir photo ci-dessus).


Vue_aerienne_europa---Roger-Kerjouan-copie-1.jpg                                       Les îles Eparses - Europa - photo Roger Kerjouan

Europa :
Comme les autres îles du Canal, Europa a vraisemblablement été découverte par les marins de la Compagnie des Indes, dès le début du 16éme siècle, mais compte-tenu de son inhospitalité est restée longtemps délaissée, servant seulement semble-t-il, de repère pour les pirates fuyant la Marine Royale.
Souvent confondue avec Bassas da India, elle fut reconnue avec certitude en 1774, par le bâtiment anglais ‘’Europa’’ qui lui donna son nom.
Son rattachement à la France date du 9 août 1896, mais c’est un acte officiel du 31 octobre 1897, qui déclare expressément Europa, possession française après que le drapeau y eut été planté.
De 1903 à 1923, de petites colonies y ont vécu, notamment des familles réunionnaises, puis sans doute des seychellois. A cette époque, des tentatives d’exploitation de sisal et de tortues de mer pour leur écaille, ont semble-t-il été entreprises.

Total_internal_reflection_of_Chelonia_mydas_.jpgChélonia mydas, la tortue franche, appelée aussi tortue verte (du nom de la teinte verdâtre de sa graisse, et non de sa carapace acajou) a une espérance de vie comprise entre 60 et 100 ans. Son poids varie entre 90 Kg et 190 Kg pour une longueur qui va de 82 cm à 115 cm. Les jeunes tortues franches sont surtout carnivores (invertébrés, oeufs de poisson). Adultes, elles changent de régime alimentaire et passent de longues heures à brouter les herbiers sous-marins. photo FNPSA

 

L'île fut ensuite souvent visitée par des naturalistes de passage ou des bâtiments de la Marine Française qui en affirmaient la souveraineté. De nombreux naufrages ont eu lieu durant cette période.
Dès 1948, les météorologistes installent leur station d’observations, qui fonctionne de façon continue depuis.
Après avoir été attachée successivement aux provinces de Tananarive en 1921, Morombé en 1930, Nossy-Be en 1932 et Tulear en 1949, Europa dépend directement du Gouverneur de la république Française depuis 1960.
 

Juan-de-Nova---Nasa.jpg

                        Iles Eparses - l'île Juan de Nova - photo Nasa / meretmarine.

 

Juan de Nova :
En plein centre du Canal de Mozambique, Juan de Nova se situe par 17°03’ de latitude Sud et 42°42’ de longitude Est.
La forme de l’île rappelle vaguement celle d’une enclume, dont la largeur mesurerait environ six kilomètres et la hauteur deux kilomètres.
Située à cent cinquante kilomètres de la côte Ouest de Madagascar (Tambohoramo), soit à deux cents kilomètres dans l’Ouest-Sud-Ouest du Juan-de-Nova.gifCap Saint-André, cette île corallienne est recouverte d’une pellicule de sable blanc très fin.
Un vaste lagon, peu profond, entoure l’îlot, dont le point le plus élevé culmine à une douzaine de mètres.
Juan de Nova fut reconnue par le Capitaine du même nom dès 1501, mais fut longtemps délaissée en raison de son exiguïté, ne servant guère que de refuge aux pirates.
L’histoire rapporte la révolte ayant éclaté en 1870, alors qu’un bateau français y était mouillé dans le but de ramener à Port-Louis de l’huile de poisson. 
Juan de Nova fit partie des dépendances de Madagascar et successivement rattachée administrativement à la province de Tananarive (21 novembre 1921), puis au district de Maintirano (14 mars 1930) et à celui de Nossy-Be ( 16 juin 1932).
Le phosphate a été exploité à partir du guano dès la fin du 19ème siècle par des seychellois et en 1923, on estimait que cinquante trois mille tonnes de phosphate avaient été exportées depuis le début. L’exploitation par les Seychellois pris fin durant la dernière guerre mondiale, en 1940- 1941.

-Bassas da india - Nasa 2002                               Les îles Eparses - l'atoll Bassas da India - photo Nasa 2002.

 
Bassas da India :
Situé par 21°27’ Sud et 39°45’ Est, à cent cinquante kilomètres dans le Nord-Nord-Ouest d’Europa, l’atoll corallien de Bassas da India est en forme de couronne très régulière, découverte à marée basse et isolant alors un lac intérieur peu profond d’une dizaine de kilomètres de diamètre.
D’après une carte ancienne du géographe italien Coronelli, cette île aurait été découverte par le pilote portugais Gasparos Gonsalues. Particulièrement traître pour les navires faisant route, le récif de Bassas da India est à l’origine de nombreux naufrages, notamment de vaisseaux portugais du 17° siècle.
Comme Europa et Juan de Nova, la loi du 6 août 1896 attache l’île à la France, mais c’est l’acte officiel du 31 octobre 1897 qui fait foi du dépôt officiel du pavillon français; le 1° avril 1960, elles dépendent directement du gouvernement de la France.


 

Sources :

- TAAF- Les terres australes et antarctiques Françaises.

- Iles Eparses, les cailloux oubliés de la République - Match.

- Les îles Glorieuses - Légion étrangère.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les villages du Cap Scandola :

 

Selon le nouveau nom du Golfe de Porto approuvé par l'Unesco en 2006, Osani possède deux des trois sites remarquables le composant : le golfe de Girolata et la réserve de Scandola.


Curzo, l'un des deux principaux hameaux d'Osani, est un village médiéval. Durant la guerre des Cinarchesi (1487-1510), le village s'est dépeuplé, aidé en cela par les fréquentes razzias des pirates. Les habitants qui s'étaient réfugiés en Balagne, seront en 1516 autorisés par l'Office de Saint Georges à s'y réinstaller.

Curzo possède une église remarquable du 13e siècle ainsi que des vieilles maisons en granit. L'ancienne église romane qui se situe dans l'actuel cimetière, a été abandonnée et remplacée en 1862 par l'actuelle église saint Jean-Baptiste.

 

Scandola-3---balades-en-mer.jpg    Réserve de Scandola - le golfe de Girolata et la forteresse génoise - photo "Balades en mer".


Blotti au fond du golfe éponyme, le hameau de Girolata est situé à proximité de la réserve naturelle de Scandola. Une dizaine de personnes y vivent toute l'année. Pendant la période estivale, la fréquentation augmente : ce sont des milliers de personnes qui le visitent, arrivant par les bateaux de promenades et les deux sentiers.

Girolata était occupé au 16e siècle, du temps des Génois. Le fortin de Girolata a été construit par l'ingénieur Gieronimo de Levanto dit le Levantino en 1550-1551 au frais de la communauté rurale.

 

Les tours génoises :

 

 Sous ce vocable se regroupe un ensemble de tours côtières disposé le long du littoral des anciens territoires de la République de Gênes.

Nombreuses en Corse où elles sont devenues un des symbôles de l’île, elles se trouvent également, dans une moindre mesure, sur les côtes de l'île d'Elbe, de l'île de Capraia, de l'île de Tabarka en Tunisie, en Turquie ainsi qu'en mer Noire.

La construction de ces tours génoises est la conséquence de la prise de Constantinople par les Turcs en 1453 ; les Barbaresques commencent à razzier les côtes et le feront pendant trois siècles. Elle débuta au 16e siècle à la demande des communautés villageoises pour se protéger des pirates. En 1530, la république de Gênes dépêche deux commissaires extraordinaires, Paolo Battista Calvo et Francesco Doria, pour inspecter les tours et fortifications chargées de défendre l'île des invasions barbaresques. En 1530 la Corse a 23 tours dont 10 au Cap. Dès 1531, l'édification de quatre vingt-dix tours est décidée sur le littoral corse, dont trente-deux dans le Cap Corse. Les travaux commencent sous la supervision de deux nouveaux commissaires extraordinaires génois : Sebastiano Doria et Pietro Filippo Grimaldi Podio. Il s'agissait d'étendre à la Corse le système de vigilance déjà en vigueur sur le pourtour méditerranéen. En 1730 l'île a 120 tours dont 30 au Cap. Aujourd'hui, sur les 85 tours dénombrées au début du 18e siècle, 67 demeurent encore debout.

 

forteresse-genoise-et-golfe-Girolata---JP-Grandmont.jpgRéserve de Scandola - Girolata : la forteresse génoise domine le golfe - photo Jean-Pol Grandmont.


Les tours génoises sont des édifices en pierre de 12 à 17 m de haut sur 8 à 10 m de diamètre. Parfois carrées, le plus souvent circulaires, elles sont Tour_Santa_Maria---Cap-Corse---sylvain-Barrer.JPGtoujours construites sur quatre niveaux.

- La réserve : au sous-sol de la tour ; une niche servait à ranger les vivres ; on y stockait également les munitions ; et l'eau y était conservée dans une citerne, alimentée depuis la terrasse par une conduite directe.

- La salle de repos : au premier étage ; parfois séparée de la salle de garde par un simple plancher sommaire et formant avec elle un espace de vie unique

- La salle de garde : au deuxième étage ; percée de meurtrières pour permettre aux torregiani de guetter ;

- La terrasse : au sommet de la tour ; pour la surveillance ; percée de mâchicoulis ou munie de bretèches, était flanquée d'une guardiola.

Une tour génoise type - Tour Santa Maria / Cap Corse - photo sylvain Barrier

1 : guardiola - 2 : terrasse - 3 : salle de garde - 4 : salle de repos - 5 : réserves.


On passait d'un niveau à l'autre par des trappes et des échelles. L'accès à la porte d'entrée se faisait par une longue échelle mobile, directement au premier étage. Les gardes habitaient à tour de rôle la pièce unique pourvue de niches et d'une cheminée, et située sous la salle de guet.

 

Porto-La_passe_du_port---Pierre-Bona.jpgGolfe de Porto - la passe du port et ses rochers surmontés d'une tour génoise - photo Pierre Bona.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

caphomard---St-Paul-La-Reunion.JPG

La Réunion - Le Cap Homard - dépôts d'avalanche de débris en bordure littorale du Piton des Neiges - photo St Paul La Réunion.

 

Le processus de déstabilisation de flanc a marqué de façon spectaculaire l’évolution des édifices formant l’île de La Réunion. Une cinquantaine d'événements multi-échelles, primaires ou secondaires, d'origine aérienne, côtière ou sous-marine, ont démantelé de façon récurrente les volcans du Piton des Neiges, des Alizés et du Piton de La Fournaise au cours des 2 derniers millions d'années au moins. La plupart correspondent à des phénomènes instantanés et catastrophiques de type avalanche de débris.

 

Fiches_Piton_Neiges01-BRGM-.jpg      Carte des quatre zones de dépôts d'avalanche de débris - doc. BRGM / P.Mairine & Labazuy.

 

Leurs dépôts sont principalement accumulés en mer, au sein de quatre gigantesques excroissances topographiques, les Reliefs Sous-Marins, localisés à l'est, au nord, à l'ouest et au sud de l'île.

Ces éperons triangulaires, de 20-30 km de large au niveau de la côte et 100-150 km à leur extrémité, à 70-80 km du littoral, se sont construits progressivement par la superposition et la juxtaposition des produits déplacés dans des épisodes de déstabilisation pouvant impliquer plusieurs centaines de km³ de matériaux.

Une très faible proportion est retrouvée à terre, au cœur et en bordure littorale du massif du Piton des Neiges et constitue le faciès proximal des dépôts immergés. ( J.F. Oehler – 2005 )

 

Fiches_Piton_Neiges-2-BRGM.jpg                                               Doc. BRGM / P.Bachelery & al. 2003

 

Les dépôts d’avalanche du Piton des Neiges :

Deux des trois dépôts d’avalanche de débris concernant le piton des Neiges se trouvent dans le prolongement des dépôts d’avalanche identifiables à terre.

Dans le secteur du Cap La Houssaye – Saint Gilles, dans un secteur au nord-ouest de l’île moins arrosé par les précipitations, ces dépôts sont bien conservés.  Les  "brèches de Saint-Gilles" affleurent sur la partie basse du flanc ouest du massif du Piton des Neiges, couvrant 16 km².

 

 

Cap-champagne---SDG-photographie.jpgLa Réunion - falaise côtière du Cap Lahoussaye / dépôts d'avalanche de débris "à terre" - photo Sebastien Del Grosso - S.D.G. Photographie / Facebook  - un clic sur la photo vous mène à son site Flickr en meilleure définition.


Elles s’expriment par une haute falaise côtière, à Petite Anse et Cap Champagne, ou en arrière d’une étroite plaine sableuse, comme à Cap Homard et Grand Fond. Elles restent observables jusqu’à une altitude moyenne de 250-300 m. en amont, avant d’être recouvertes par les coulées de trachy-andésite du Piton des Neiges.

Ces brèches montrent deux faciès étroitement associés :

- une matrice de teinte beige composée d'un mélange non classé, non stratifié et très hétérogène de matériaux avec une prédominance d'éléments fins ; Le "faciès Matrice" est très friable et peu cohérent ; il
résulte de la pulvérisation et de la dispersion d'éléments rocheux préexistants lors de l'avalanche de débris.

- des panneaux ou blocs plus massifs et cohérents de dimension métrique à décamétrique constitués de pans de coulées, de scories, de pyroclastites ou bien encore d'autres brèches. Ces panneaux ont eux-mêmes le plus

souvent un aspect bréchique ou simplement fracturé.

On peut observer que la disposition des éléments au sein de ces panneaux prend fréquemment un aspect fracturé en puzzle : les éléments sont étroitement imbriqués les uns dans les autres. (BRGM)

 

Fiches_Piton_Neiges--BRGM02.jpg                                               doc. BRGM

 

Sources :

- Les déstabilisations de flanc des volcans de l'île de la Réunion : mise en évidence, implications et origines - Jean-François Oehler, Nicolas Arnaud
Thèse de Géologie, Université Blais Pascal de Clermont-Ferrand, 2005.

- BRGM - Le volcanisme ancien du Piton des Neiges - Le Cap La Houssaye.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Après le Mt Vinaigre au NO. du massif, on passe du côté Méditerranée, avec le Cap Roux, en bord de mer, et le Pic de l'Ours, en hauteur dans l'Estérel.




Le Cap Roux - 453 m. :

Situé en bordure de la Corniche d'Or, ce massif rhyolitique ne prend toutes ses couleurs qu'en fin d'après-midi, sous un soleil déclinant.

 Le sommet du Cap Roux au relief accidenté, constitué de rhyolite ignimbritique.

                                                                                                    © B.Duyck


    Le relief et la mer se rencontrent ... pointes escarpées et criques
    se succèdent et relèguent les zones habitées sur les
    rares faux-plats. - © B.Duyck


     Les calanques, favorables à la baignade et au farniente - © B.Duyck

Les calanques sont l'apanage de la méditerranée; elles se présentent sous forme de vallon étroit et profond aux bords escarpés, en partie submergé par la mer. Leur nom vient d'une dénomination occitane "calanca ".
Les calanques de l'Estérel sont accessibles par quelques marches taillées ou des chemins étroits formés de blocs étagés.
Ce paysage magnifique est malheureusement balafré par la nationale 96 et la tranchée du chemin de fer Marseille-Nice. Des  transversales en impasse d'accès à la mer, comme en Corse, auraient permis une meilleure préservation des sites.

Le pic de l'Ours - 492 m.


D'accès plus compliqué : j'ai privilégié la route à partir d'Agay; prendre la direction Fréjus, par la route des golfs et tourner de suite à droite, vers le massif et la maison forestière du Gratadis;
restez sur la droite, en direction de la Sainte-Baume (*), puis passez les cols de l'Evêque et celui des Lentisques jusqu'au parking du pic de l'Ours.
N.B.: route moins stressante qu'au Mont Vinaigre, puisque la portion étroite se fait ici "en sens unique".
A partir de là, privilégiez le chemin cours... sentier raviné, qui ressemble au lit d'un petit torrent à sec, pour cheminer
à flanc de montagne en écartant les branches, et déboucher sous le pilone TV.

          Parking du Pic de l'Ours - départ de la promenade -,

          "les Petites Grues" et la Méditerranée, vus du chemin

          de montée - © B.Duyck

 

              Le sommet et "la dent de l'Ours", au centre - © B.Duyck

 

                                       La dent de l'Ours - © B.Duyck

                                   Close-up rhyolitique - © B.Duyck

 

Dans tout le massif, on rencontre un arbre typique de la région : Quercus suber L.- le chêne-liège.


Le liège produit par l'arbre, appelé "liège mâle", crevassé et de piètre qualité doit être enlevé. Cette opération, appelée "démasclage" se fait dès que la circonférence du tronc atteint 70 cm.


Le nouveau liège, "le liège femelle" se forme et est enlevé tous les 9 à 15 ans, dès l'épaisseur critique atteinte : environ 3 cm., durant juillet-août quand l'arbre est en sève.


Bon isolant thermique et phonique, le liège résiste aussi à l'eau grâce à la subérine qui imprègne ces cellules ... il servira plutôt, dans nos temps de crise climatique, à l'isolation qu'à la fabrication traditionnelle de bouchons.

 

 

 

              Le tronc démasclé du gros spécimen - © B.Duyck

 

(*) : La Sainte Baume : "la sainte grotte" en provencal.

Honorat, qui vécu dans les années 400, appartenait à l'aristocratie gallo-romaine mais se convertit avec son frère aîné Venantius. Pratiquant l'ascèse, dans leur riche demeure, à Trèves, ils offraient l'hospitalité aux pauvres. Leur pratique des préceptes de l'Évangile leur fit une immense renommée. Effrayés par une telle gloire, contraire à leur esprit d'humilité, ils décidèrent de partir, donnant tous leurs biens. Venantius mourut en Grèce et Honorat, de retour en Gaule, a cheminé sur la voie Aurélienne, Nice, Cannes jusqu'au Cap Roux où il dormit dans cette excavation du rocher avant de rallier Fréjus où il resta plusieurs années. Honorat y devint célèbre, les foules accouraient de loin pour entendre sa parole.Il se souvint de la grotte du Cap Roux où il choisit d'y être ermite. Mais il dut fuir à nouveau la notoriété et partit à Lérins. (Vie de St Honorat)

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé dans la zone centrale du Complexe Volcanique dos Picos, caractérisé par 200 cônes de scories et un volcanisme fissural, la Gruta do Carvão est le plus grand tunnel de lave sur São Miguel, avec une longueur totale de 1.250 mètres, en deux tronçons séparés. Ce tunnel s’étend à l’intérieur d’une coulée basaltique, orientée nord-sud, et rejoignant la mer à l’ouest de Ponta Delgada.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Carte des zones volcaniques de São Miguel - le Complexe volcanique dos Picos est coloré en gris avec la position des différents tunnels (triangles et point noirs)

Carte des zones volcaniques de São Miguel - le Complexe volcanique dos Picos est coloré en gris avec la position des différents tunnels (triangles et point noirs)

Sa hauteur moyenne est de 2-3 mètres, avec des passages atteignant plus de 5 mètres. Sa largeur varie beaucoup, avec un maximum supérieur à 10 mètres, en particulier à l’intersection de plusieurs branches.

Un tronçon de 200 mètres se caractérise par la superposition de deux tunnels, présentant des dolines. Dans certaines sections, les eaux de ruissellement ont déposé des sédiments, d’une hauteur moyenne d’un mètre.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Des stalactites de lave pendent du plafond, parfois recouvertes d’une teinte blanchâtre amenée par les eaux de ruissellement. Les parois présentent des " bolhas de gás ", des bulles ayant éclaté sous la pression des gaz.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Guardar foto - Siaram

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Guardar foto - Siaram

La lave basaltique s’est oxydée , ce qui lui confère des teintes rougeâtre à orangées, le long des zones de fissures et d’infiltration.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão : couleur du basalte oxydé - azoresphotos.blogspot.be

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão : couleur du basalte oxydé - azoresphotos.blogspot.be

L’âge de ce tunnel est compris entre 5000 et 12000 ans selon la datation au Carbone 14 et selon l’analyse des dépôts de matières pyroclastiques (cendre et lapilli), probablement émis par le volcan de Sete Cidades ou celui de Fogo et recouvrant cette grotte.

 

Sources :

- Amigos dos Açores - associaçoa ecologica -link

-  Gruta do Carvão - Paim - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Quelques photos des roches rouges de l'Estérel (France) et de ses rhyolites rouges.

Some pictures of the red rocks of the Esterel (France) and its red rhyolites.

 Le sommet du Cap Roux au relief accidenté, constitué de rhyolite ignimbritique.- photo © Bernard Duyck

Le sommet du Cap Roux au relief accidenté, constitué de rhyolite ignimbritique.- photo © Bernard Duyck

Les rhyolites rouges de l'Estérel - photo © Bernard Duyck

Les rhyolites rouges de l'Estérel - photo © Bernard Duyck

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Massif de l'Estérel - orgues rhyolitiques du "Lion de mer et de terre" à St Raphaël - photo © Bernard Duyck.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
                                      
Les îles de la plaque Eurasienne -  partie centrale.

Geochimie des volcans Faial- tectonique
Les volcans, situés sur la plaque Eurasienne, le sont sur des zones de fractures orientées NO-SE sur la "microplaque des açores - document Pacheco. réf en sources.

 

Faial - Ilha do Faial, île aux hêtres -
connue aussi sous le nom d'Ilha azul - l'île bleue, qualificatif du aux nombreuses hortensias qui y fleurissent en été, à moins que ce ne soit un rappel de sa production d'un pastel bleu. On aborde cette île volcanique pentagonale par le port de Horta, escale courue par les marins qui font la traversée transatlantique. Sur la jetée de la marina, les dalles de béton sont couvertes d'un patchwork de peintures et graffitis, témoignages de marins à la manière d'ex-votos peints; on retrouve cette pratique dans d'autres ports des îles de la Macaronésie e.a. à Funchal sur Madère. Le bar "chez Peter" sert de boite aux lettres aux navigateurs et d'officine de change; il abrite aussi une belle collection de dents de cachalots gravées ou sculptées.

                                      
                             Un  ex-voto belge ...parmi d'autres / port de Horta - Faial - photo Annie Guir

Faial est un concentré des formations volcaniques que l'on rencontre dans l'archipel açorien:
- volcan-bouclier : volcan de Riberinha
- stratovolcan : volcan de la Caldeira
- volcan monogénique basaltique : dans la péninsule de Capelo ou sur la
   plate-forme de Horta
- volcan trachytique : Altar au fond de la caldeira
- volcan sous-marin : Morro de Castelo Branco (trachytique) et
   Monte da Guia (basaltique) , Cabeço dos Capelinhos (sous-marin puis
   aérien)

Active-tectonics---paleoseismological-results-Azor-copie-1.jpg                    document Pacheco - réf. voir sources.

Faial---caldera-from-Cabeco-Gordo.jpg                                 La Caldera, vue de Cabeço Gordo - photo wikipédia.
Profondeur 400 m. - périmètre 2.000 m. - remarquez les cinder cones sur le plancher de la caldeira.

Géologie : l'île se compose d'un proto-volcan bouclier, le volcan de Geochimie-des-volcans-Faial-3.jpgRiberinha, au NE, largement détruit par l'érosion et les forces tectoniques, à l'origine du graben de Pedro-Miguel, du volcan de la Caldeira et de la plate-forme basaltique de Horta, dominée par des volcans monogéniques.
La péninsule de Capelo, formée d'une chaîne linéaire de volcans basaltiques, a connu les deux éruptions les plus récentes : au Cabeço do Fogo (1672-73) et au Cabeço dos Capelinhos ( 1957-58).

capelinhos-volcano---Faial-isl-jpg           Cabeço dos Capelinhos et le phare qui a échappé de peu à l'éruption - Wikipédia.

L'éruption du Capelinhos : 393 jours - 27.09.57-24.10.58

L'éruption du volcan Capelinhos fut une éruption de type Surtseyen parmi les mieux observée, débutant le 27 septembre 1957, avec l'apparition d'une île qui s'effondre le 29 octobre. Une autre île sort de la mer durant la première semaine de novembre, à une centaine de mètres à l'est de la première. Une troisième croit, juste après le collapsus de la seconde, et se connecte par un isthme à Faial vers la mi-novembre; l'activité violente durera quelques semaines avec éjection de matériaux à 1,5 km. de hauteur.
Le 16 décembre, le magma n'interagit plus avec l'eau de mer : c'est la fin de la phase sous-marine.

faial-island-eruption 1957 R.F.Sisson-306337-ga                     L'éruption du Capelinhos en 1957 - photo prise par R.F.Sisson.

Le type d'éruption évolue vers le type strombolien avec des coulées de lave qui atteignent la côte de Faial.
Une autre phase sous-marine débute avec l'année 1958, avec des retombées de poussières volcaniques jusqu'à 70 km. du volcan. elle se termine le 12 mai 1958, avec l'apparition d'un lac de lave dans le cratère, qui s'épanche en coulées sur les flancs. La phase strombolienne se termine le 24 octobre 1958 ... le volcan couvre alors 2,4 km².
Depuis, l'érosion permanente détruit le volcan peu à peu. (traduction de l'article de Marco Fulle)
Données du GVP : VEI 2 - vol de lave émis : 84 Mm³ - tephras : 80 Mm³.

azores_capelinhos_mf1551.jpgCouches d'ignimbrites du cône de tuff, couverte par des bombes de la phase éruptive strombolienne.
             Avec l'aimable autorisation de Marco Fulle - Un clic sur la photo pour en voir d'autres.

Un intéressant "centre volcanique" a été construit intelligemment en sous-terrain, à proximité du phare épargné par l'éruption.

Sources :
- Global Volcanism Program - Fayal
- Geochemistry of volcanic rocks from Faial island - Pacheco
- Active tectonics and first paléosismologicalresults in Faial - link
- Swisseduc.ch - Surtsey-like cones on Faial 09.2009 - link
- Faial island, by Absolute Astronomy - link
- The Azores islands - blogspot.com

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L’île de Faial, un pentagone irrégulier de 21 km. sur 14, constitue une étape bien connue des marins traversant l’atlantique, qui viennent mouiller et se ravitailler dans le port d’Horta la capitale. Le Peter’s bar est le repère favori des équipages assoiffés.

Découverte dans la première moitié du 15° siècle, elle fut désignée comme Ilha da Ventura / l’île de l’aventure, avant de s’appeler Ilha de São Luís / île de Saint Louis.

Le nom actuel Faial lui vient du Portugais Faia, désignant un arbuste abondant originellement, le Myrica faya (Firetree).

Elle est surnommée " l’île bleue ", à cause des hortensias omniprésents, dopés par le climat humide et tempéré.

Les hortensias de Faial - photo naturalland treakearth

Les hortensias de Faial - photo naturalland treakearth

Carte de l'île de Faial et ses différents volcans

Carte de l'île de Faial et ses différents volcans

D’un point de vue géologique, l’île concentre les formations volcaniques différentes :

- un volcan-bouclier, le volcan de Riberinha, à l’extrême nord-est, qui est à l’origine de la proto-île de Faial. Depuis, il a été largement détruit par l’érosion et les forces tectoniques, à l’origine du graben de Pedro-Miguel.

-  un stratovolcan, avec le volcan de la Caldeira, avec une position centrale.

Cet édifice polygénique a connu depuis 15.000 ans, 14 éruptions subpliniennes, dont deux très violentes, datées de l’an 340-350 et de l’an 800-810, sont à l’origine des dépôts ignimbritiques affleurant sur le flanc nord.

L’actuelle caldeira, aux parois abruptes, mesure 2.000 mètres de diamètre sur 400 m de profondeur. Classée en réserve naturelle, la descente dans la caldeira est interdite. Son plancher plat abrite de petits édifices, dont le Capelo, d’un diamètre de 150 mètres et une hauteur de 30. Elle abrite de petits lacs temporaires.

Faial / Açores - le volcan de la Caldeira, et le Capelo, un cône post-caldeira au centre de la photo - photo Geoparque Açores.

Faial / Açores - le volcan de la Caldeira, et le Capelo, un cône post-caldeira au centre de la photo - photo Geoparque Açores.

Faial / Açores - le volcan de la Caldeira - photo Geoparque Açores.

Faial / Açores - le volcan de la Caldeira - photo Geoparque Açores.

- des volcans monogénétiques, d’origine basaltique, dispersés sur la plate-forme de Horta et la péninsule de Capelo.

La plate-forme Horta abrite le Monte das Moças, le Monte Queimado et le Monte da Guia.

Ce dernier, d’origine sous-marine, est formé d’un cône de tuff surtseyen, ouvert sur la mer par deux cratères jumeaux ; le cône est relié par un isthme dunaire au Monte Queimado.

Faial / Açores - le Monte da Guia  - les deux cratères jumeaux vus du sommet du cône de tuff - photo Geoparque açores.

Faial / Açores - le Monte da Guia - les deux cratères jumeaux vus du sommet du cône de tuff - photo Geoparque açores.

Faial / Açores - à droite, le Monte da Guia - à gauche, le port d'Horta - photo océans-évasion

Faial / Açores - à droite, le Monte da Guia - à gauche, le port d'Horta - photo océans-évasion

La péninsule de Capelo est formée d’une chaîne linéaire de volcans basaltiques, siège des éruptions majeures au cours des temps historiques : au Cabeço do Fogo, en 1672-73, et au Cabeço dos Capelinhos, en 1957-58.

Nous verrons cette dernière en détails.

 

Faial / Açores - la péninsule de Capelo - photo Geoparque Açores

Faial / Açores - la péninsule de Capelo - photo Geoparque Açores

Au sud-ouest de l’île, le Morro do Castelo Branco est un dôme de trachyte, recouvert par des pyroclastes  du volcan de la Caldeira.

Son nom, Branco / blanc, dérive de dépôts d’argile de couleur claire présents à sa partie supérieure. La forte érosion marine a laissé de hautes falaises.

Faial / Açores - le Morro do Castelo Branco - photo Geoparque Açores

Faial / Açores - le Morro do Castelo Branco - photo Geoparque Açores

Sources :

- Geoparque Açores - Geossitios Faial - link

- AGU - American geophysical union : "Azores hotspot deep signature"
- ATA  - Association turismo Açores.

Lire la suite

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog