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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “fogo cap vert

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Justification à la construction de la Nouvelle Route du Littoral, les éboulements parfois mortels de la planéze dans le nord de l'île  - un clic pour agrandir - doc. Région Réunion

Justification à la construction de la Nouvelle Route du Littoral, les éboulements parfois mortels de la planéze dans le nord de l'île - un clic pour agrandir - doc. Région Réunion

Particulièrement visibles et accessibles le long de la côte ouest, et causées par une érosion torrentielle, les planèzes sont des plateaux basaltiques faiblement inclinés et de forme vaguement triangulaire, limités par des vallées convergentes vers l'amont.

Les plus imposantes bordent le route du littoral entre St Denis et la Possession, où par endroits, elles dépassent les 200 mètres d'élévation.

La Planèze du Grand Bénare, près du Cimetière marin de St Paul, abrite à la base de l'escarpement presque vertical une grotte appelée " Grotte des Premiers Français ", première demeure des migrants de 1663 ... aucun document historique, ni découverte archéologique ne vient cependant accréditer cette hypothèse.

Planèze du Grand Bénare - la "Grotte des Premiers Français" - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Planèze du Grand Bénare - la "Grotte des Premiers Français" - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Des falaises plus basses, qui recoupent les terminaisons des coulées du Piton des Neiges au niveau du littoral, suivent la côte vers le sud et St Louis : au Cap La Houssaye, à la Pointe des trois bassins, à La Pointe au sel.

Formations prismées et falaise du Cap La Houssaie - photo © Bernard Duyck / juin 2017
Formations prismées et falaise du Cap La Houssaie - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Formations prismées et falaise du Cap La Houssaie - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Pointe au sel - coulée du Piton des Neiges érodée par l'océan - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Pointe au sel - coulée du Piton des Neiges érodée par l'océan - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Pointe au sel -  une succession de vingt-trois bassins en gradins, en pierre de basalte, au fond recouvert de terre glaise, presque tous vides, couvrant une surface de deux hectares ; la production s'y est arrêtée après la guerre - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Pointe au sel - une succession de vingt-trois bassins en gradins, en pierre de basalte, au fond recouvert de terre glaise, presque tous vides, couvrant une surface de deux hectares ; la production s'y est arrêtée après la guerre - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Une formation particulière, le trou de Souffleur : la mer s'engouffre dans une grotte sous-marine, formée dans une coulée de lave, et terminée par une petite ouverture vers le haut ... l'air présent dans cette grotte est mis sous pression et s'échappe par l'ouverture en emportant une multitude de gouttes d'eau.

Trou de souffleur, près de la Pointe au sel / St Leu - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Trou de souffleur, près de la Pointe au sel / St Leu - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Trou de souffleur, près de la Pointe au sel / St Leu, un jour de forte houle - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Trou de souffleur, près de la Pointe au sel / St Leu, un jour de forte houle - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Le Gouffre de l'Etang-Salé : Ce promontoire de lave est recoupé d'un long couloir naturel dans lequel les eaux de l'océan Indien s'engouffrent, puis viennent se fracasser contre la muraille de basalte.

Ce lieu accidentogène est protégé par une barrière de bois nouvellement installée en 2016 ... ce qui ne dissuade pas les suicidaires.

Une plage de sable noir à olivine, longue de 1,5 km, vient compléter le décor résolument volcanique.

Le Gouffre de l'Etang-Salé : le combat des eaux et de la lave -  photo © Bernard Duyck / juin 2017

Le Gouffre de l'Etang-Salé : le combat des eaux et de la lave - photo © Bernard Duyck / juin 2017

Plage de sable noir de l'Etang-Salé

Plage de sable noir de l'Etang-Salé

Sources :

- Une sélection de géomorphosites dans l'île de La Réunion en fonction de critères morphodynamiques – par Dominique Seller

- BRGM : Connaissance géologique de La Réunion - la genèse des paysages, le résultat d'une longue histoire géologique

- BRGM : Connaissance géologique de La Réunion - les roches

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Öreafajökull - the cauldron on 10.12.2017 / 12h34 - Landsat 8 image - IMO

Öreafajökull - the cauldron on 10.12.2017 / 12h34 - Landsat 8 image - IMO

The University of Iceland and the Icelandic Met Office have obtained in the previous weeks an agreement with NASA and the USGS for the Landsat 8 satellite to continue to acquire images of the volcano, whereas in principle they are not not in December and January, when the solar angle is low.

A comparison of the images taken between October 17 and December 10, 2017 shows that the cauldron has expanded and that the surface of the glacier has a larger or more visible pattern of cracks (Icelandic Met Office & University of Iceland)

Öraefajökull cauldron & crevasses - Landsat 8 images from 17.11.2017 & 10.12.2017 / Nasa & USGS - one click to enlarge

Öraefajökull cauldron & crevasses - Landsat 8 images from 17.11.2017 & 10.12.2017 / Nasa & USGS - one click to enlarge

Magnus Tumi Guðmundsson, a professor of geology, told to Mbl.is on 12 December that, following the study of photos taken the previous day, the slump of the cauldron slowed down and only increased by around 2-3 meters since last flyover two weeks ago.

According to Guðmundsson, the geothermal heat drops, or has already done so before the cauldron was spotted. The power of the geothermal flow in the glacial cauldron is 100-150 MW, which corresponds to that of the Bárðarbunga cauldrons, and given the rapidity of subsidence, it is likely that the water that has accumulated in underneath for weeks or months has infiltrated. He adds, however, that it is impossible to exclude the possibility of a volcanic eruption in the near future, and that the interpretation of events at the Öræfajökull remains the responsibility of the scientists in charge. (Iceland Review)

Note: from 4 to 10 December, the IMO recorded more than 100 earthquakes at Öræfajökull.

The Öerafajökull cauldron and crevasses during the 11.12.2017 overview by RAX / in Iceland Review

The Öerafajökull cauldron and crevasses during the 11.12.2017 overview by RAX / in Iceland Review

An interesting study of the volcano and its ice cover in 2014 is available on the Institute of Earth Science website, entitled "Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs ".

Ice Cover and Outlet Glaciers of the Öraefajökull - Doc. Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for hazards assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014

Ice Cover and Outlet Glaciers of the Öraefajökull - Doc. Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for hazards assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014

The Öræfajökull bedrock and ice cover study has established a DEM / digital surface elevation model based on radio echo sounding and LiDAR measurements.

In the center of the Öræfajökull, there is a 14 km² caldera, containing a volume of ice of 4.3 km³, which reaches a thickness of 540 meters. Most of the caldera's meltwater is drained to the east and the Kvíá River, the rest to the west and the Virkisá River. The floor of the caldera is generally soft, with the exception of a mouth, under 400 meters of ice, near the line of separation of waters between rivers.

A second separate caldera appears to appear within the main caldera, and measures 6 km² and 150 meters deep.

Subglacial topography also involves the presence of an old, heavily eroded caldera north of the volcano's summit, the Hvannadalshnúkur, culminating at 2110 m a.s.l, similar in size to the main caldera present today.

 Perspective view of SSW of the Öraefajökull Ice Cap (above) and bedrock (below). In the center, the replacement of the icecap by lakes in large depressions. - doc. Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for hazards assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014

 Perspective view of SSW of the Öraefajökull Ice Cap (above) and bedrock (below). In the center, the replacement of the icecap by lakes in large depressions. - doc. Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for hazards assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014

Topography of the bedrock of the central part of the Öraefajökull, with the current caldera (dashed red line), a potential intraludate formation (dashed yellow line) and a possible old eroded caldera (dotted green line) - - doc. Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for hazards assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014

Topography of the bedrock of the central part of the Öraefajökull, with the current caldera (dashed red line), a potential intraludate formation (dashed yellow line) and a possible old eroded caldera (dotted green line) - - doc. Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for hazards assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014

The Öræfajökull outlet glaciers, which are 550 meters thick in places, have dug the substrate up to 220 meters below the present sea level, at an estimated time of more than 4,000 years, an excavation during the Little Ice Age.

Assuming global warming, marginal lakes will form as glacial retreat in the coming decades, varying from one outlet to another. A persistent temperature rise of 0.5 to 1 ° C could result in the complete disappearance of the lowest outlets, while outlets at higher elevations, such as Kvíárjökull, could survive these adverse weather conditions, and leave 1 / 4 meltwater in the caldera.

 

Only the behavior of the volcano and the climate future will give us precise answers to these estimates.

 

Sources:

- IMO, University of Iceland, Iceland Review, Nasa & USGS / Landsat 8

- Removing the ice cap of Öræfajökull central volcano, SE-Iceland: Mapping and interpretation of bedrock topography, ice volumes, subglacial troughs and implications for haziness assessments Eyjólfur Magnússon, Finnur Pálsson, Helgi Björnsson and Snævarr Guðmundsson - 2014 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

chenaillet - collet vert - 3 - JP Esteban banque de photos

Massif du Chenaillet (F) - les falaises de Pillow-lavas du Collet Vert : Pan de croûte océanique relevé à la verticale - photo J.P. Esteban / banque de photo SVT

 

Un classement des sites Français a été réalisé par Alain Guillon, selon le contexte tectonique de mise en place des pillow-lavas et de leur chronologie.

 

Age et période Volcanisme lacustre Volcanisme sous-marin
640 Ma – infra-Cambrien
Locquirec (plate-forme côtière -arc volc.)
440 Ma - Ordovicien sup,
Lombardières (plate-forme côtière – arc volc,
150 Ma – Jurassique sup,
Chenaillet (zone d'accrétion)
14 Ma – Miocène moyen Roffiac / Viallard La Martinique (plate-forme côtière – arc volc,)
10 Ma – Miocène sup, St Bauzille
1-0,5 Ma – Quaternaire Murat-le-Quaire


D'après Alain Guillon

 

 

Le massif du Chenaillet (Hautes-Alpes Françaises): 

Du sommet du Chenaillet, un chemin en lacets descend vers l'est vers le col de Soureou. En empruntant une large piste horizontale entaillée dans les éboulis, on atteint le Collet Vert sur la frontière franco-italienne. En restant sur le versant français et en cheminant horizontalement, on se trouve très vite au pied d'affleurements de très beaux coussins allongés. Ils forment l'essentiel de la partie française du massif du Chenaillet.

 

chenaillet---collet-vert---2---JP-Esteban-banque-de-photos-.jpg Massif du Chenaillet - Le Collet vert -  falaise de Pillow-lavas - photo J.P. Esteban / banque de photo SVT


Les roches de la falaise du Collet Vert sont des roches vert sombre, dures, compactes, se présentant soit sous forme de "coussins" (en fait, plutôt des "polochons" allongés), dont le diamètre est de l'ordre de 50 centimètres à 1 mètre, l'allongement de plusieurs mètres ou dizaines de mètres, soit sous forme de brèches à fragments de coussins.

 

Basaltes_en_coussin-HtALpes-Chenaillet---Ph.A.Saphon.JPG                           Massif du Chenaillet - basalte en coussins - photo A.Saphon


Il s'agit de la surface supérieure d'une ancienne coulée sous-marine datant de 170 Ma. Le volcan sous-marin était à 2 000 mètres de profondeur, ou plus ; ses laves, exceptionnellement conservées intactes, sont maintenant à plus de 2 000 mètres d'altitude, redressées à la verticale lors du plissement alpin. Leurs surfaces forment des falaises où l'on voit s'allonger les polochons. La mise à nu actuelle de la paléotopographie de cette portion d'océan suppose que ce segment de lithosphère océanique fut recouvert après sa formation par une épaisseur de roches suffisamment épaisse pour que la puissante action érosive des glaciers, quaternaires entre autres, ne l'ait pas encore détruit.

 

sch_ma_coussins---CBGA.jpg             Schéma de basaltes en coussins, montrant leur allure en section et leur allongement.
La forme de haricot (au-dessus) et le pédoncule moulé sur les coussins sous-jacents donne clairement le haut et le bas de la coulée. - doc. CBGA

 

chenaillet---collet-vert---4---J-Janin-banque-de-photos-SVT.jpgpolarit_small.gif

 Massif du Chenaillet - photo J. Janin / banque de photos SVT.

 

Pillow-lavas ou basalte en coussins, vue en coupe.

La position du pédoncule (à droite) permet d'affirmer que le bloc a été basculé de 90°.

 

Schéma de polarité des séries paléo-volcaniques avec pillow-lavas - doc. A. Guillon

 

 

 

À la périphérie des coussins, la variolite , qui a été autrefois utilisée comme pierre ornementale, et que l'on récolte dans les alluvions de la Durance jusque dans la Crau, est caractéristique de la bordure des polochons : c'est le même basalte vert, où s'individualisent de petites sphérules (quelques millimètres) blanches de feldspath, qui se sont formées après la consolidation de la lave, probablement durant son refroidissement ; il ne s'agit pas d'anciennes bulles de gaz volcanique.

 

Chenaillet---variolite---CBGA.jpg                                Massif du Chenaillet - échantillon de variolite - photo CBGA


La hyaloclastite  se rencontre dans les interstices de section triangulaire entre les coussins. Il s'agit d'amas d'éclats de verre volcanique dus à l'éclatement par trempe à la périphérie des coussins, et au frottement des coussins les uns contre les autres pendant la coulée. Au Chenaillet, la roche est une sorte de microbrèche vert sombre (chlorite due à la dévitrification) contenant de petits fragments blancs.
Parfois, le refroidissement a pu être trop brutal, et les coussins ont alors éclaté : ainsi se forment les brèches de coussins, situés souvent à la partie supérieure des coulées.


La cartographie de l’ophiolite du Chenaillet a permis :

- l’identification de deux types de volcans à tubes et coussins, en langues d’une part, et en cônes (= hummocks) d’autre part, construits sur des pentes en formation; ces volcans ne superposent pas les uns sur les autres et sont d’autant plus récents qu’ils sont plus hauts topographiquement;

- la formation de volcans composites organisés, soit par empilement de langues directionnelles dans un système en escalier, ou par alignement de cônes dans un système en peigne; dans le type escalier, les éruptions sont nourries à partir de fissures perpendiculaires à la pente d’écoulement et localisées à la racine des marches; dans le type peigne, les volcans sont centrés sur un conduit situé à la croisée de deux fractures obliques l’une sur l’autre; les peignes, pseudosymétriques de part et d’autre des crêtes, constituent des segments grossièrement en échelon (= hummocky ridges) entre cinq volcans composites majeurs.

 

Sources :

- CBGA - Centre Briançonnais de Géologie Alpine - Chenaillet / Collet Vert - link

- Volcanogéol - le massif ophiolitique du Chenaillet - link

- L’ophiolite du Chenaillet (Montgenèvre, Alpes franco-italiennes), témoin d’un segment de ride volcanique axiale d’un océan à croissance lente - par Françoise Chalot-Prat & al.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

turrialba_ali_2010.01.21.jpgNASA Earth Observatory image by Robert Simmon, using EO-1 ALI data provided by the NASA EO-1 team. Caption by Robert Simmon.

La Nasa nous offre une fois de plus une superbe photo, prise le 21 janvier 2010 : Le Turrialba dans son contexte montagneux.

Selon le RSN - réseau national de sismologie, l'activité du volcan s'était accrue à partir du 4 janvier avec des émissions de panaches gazeux et du trémor volcanique, puis émission de cendres à partir du 5 janvier. Le bruit du gaz et des cendres émis était perceptible, comme un bruit de "jet", à des kilomètres.

Turrialba-volcano-informe07012010-6.jpg             Ejection de gaz et cendres - photo GJSoto - RSN - le 06.01.2010.

Sur la photo, la région sommitale apparait en teintes grise et brune, avec un panache de gaz bleuté. Les champs et prés sont vert clair et tranchent sur le vert foncé des zones forestières.
Depuis 2007, les pluies acides causées par l'activité croissante du volcan ont brûlé la végétation dans la zone sud-ouest du massif volcanique (zone brun-orangé)


Turrialba volcano-informe07012010-3
Carte des zones affectées par les pluies acides entre 2007 et 2009 et situées
au SO. du volcan (petit rond jaune décentré)
 document rapport RSN 04-10.01.2010.

Sources :
- Nasa Earth Observatory
- RSN rapport du 04 au 10 janvier
- Ovsicori - A noter l'installation d'une webcam au Turrialba
  accessible par : http://www.ovsicori.una.ac.cr/videoturri.html

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
En complément au tableau d'hier sur l'essaim de séismes qui frappe le Yellowstone, l'YVO a enfin publié une synthèse du phénomène.

swarmmap02022010.jpg
Les séismes de janvier 2010 sont indiqués en rouge, ceux de 1995 à 2009 en vert.
Les limites de la caldeira sont lignées en orange et les dômes de résurgence lignés en
jaune. L'histogramme indique le nombre de séismes entre le 15.01 et le 01.02.2010.
Composition J.Farell et Robert B.Smith - University of Utah.

La situation au 2 février se résume ainsi :
- l'essaim de séismes a comporté 1.660 séismes localisés, depuis le 17 janvier à 13 h. jusqu'au 2 février.
- Concernant la magnitude : il y a eu ...
  12 épisodes de magnitude supérieure à 3
  121 épisodes de magnitude 2,0 à 2,9
  1.106 épisodes de magnitude 1,0 à 1,9
  511 épisodes de magnitude inférieure à 0,9.
Les épisodes les plus marquants : 3,7 et 3,8, respectivement à 23 h 01 et 23 h 16, le premier jour.

Les séismes sont considérés comme étant le résultat de glissement sur des failles pré-existantes; le code d'alerte aviation est maintenu au vert.

L'affaire continue, si on se réfère à la carte de ce jour.

Yellowstone-03.02.2010.gif

Source :
YVO - Yellowstone Volcano Observatory
http://volcanoes.usgs.gov/yvo/publications/2010/10swarm.php

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Deux brèves éruptions explosives ont marqué les volcans Zheltovsky et Khangar , respectivement au sud et au centre de la péninsule du Kamchatka, le 19 avril 2018.

Le Zheltovsky - photo Vera Ponomareva / KVERT

Le Zheltovsky - photo Vera Ponomareva / KVERT

Une éruption explosive très forte a débuté au Zheltovsky le 19,04,2018 à 21h45 UTC ; les satellites ont repéré un panache de cendres atteignant 13,8 km avant de dériver vers le sud-est sur 50 km. Le code aviation est passé du vert au rouge à 22h30 UTC... pour être rabaissé à 23 h le même jour à orange.

L'activité explosive est terminée selon le KVERT, et les cendres ne sont plus émises, malgré une anomalie thermale observée par les satellites.

Le code aviation est revenu à la normale /vert le 20 avril à 3h15 UTC. Seul un dégazage modéré subsiste.

Ce volcan est situé dans le champ volcanique sud du Kamchatka, à environ 16 km au NE du lac Kurilskoye. Le Zheltovsky forme un stratovolcan jumeau avec une somma et un dôme extrusif au sommet.

Localisation du volcan Zheltovsky - Carte KVERT

Localisation du volcan Zheltovsky - Carte KVERT

La lac de cratère du Khangar - photo N.Smelov / KVERT

La lac de cratère du Khangar - photo N.Smelov / KVERT

L'éruption explosive qui a marqué le Khangar a débutée le 19 avril à 22h15 UTC ,accompagnée par un panache de cendres montant à 7,6 km asl., avant de dériver vers le NO sur 30 km. Elle a été suivie d'émission de cendres.

Le code aviation est passé du vert au rouge à 22h31 UTC, pour être rabaisser à orange à 23h UTC, et enfin à vert le 20,04,2018 à 1h59 UTC.

Le Khangar est un stratovolcan porteur d'un lac de cratère sommital, situé au sud de la dorsale Sredinny.

 

Source : KVERT

Sabancaya - alerte aux chutes de cendres pour la journée du 20.04.2018 - photo Agencia Andina

Sabancaya - alerte aux chutes de cendres pour la journée du 20.04.2018 - photo Agencia Andina

Une alerte concernant les chutes de cendres a été décrétée pour toute la journée du 20 avril pour le Sabancaya par l'IG Peru. Les cendres émises se dirigent vers un secteur ouest sur plus de 30 km et affectent les populations de Huambo et Cabanaconde.

La hauteur des panaches de gaz et cendres a dépassé les 2.500 mètres au dessus du cratère.

 

Sources : IG Peru, Noticias Piura3.0, et Agencia Andina

Sabancaya - deux des nombreuses explosions du 20.04.2018 , respectivement à 15h24 et 19h52 - webcam IGP
Sabancaya - deux des nombreuses explosions du 20.04.2018 , respectivement à 15h24 et 19h52 - webcam IGP

Sabancaya - deux des nombreuses explosions du 20.04.2018 , respectivement à 15h24 et 19h52 - webcam IGP

Après l'activité des 19 et 20 avril, et la définition de l'alerte niveau 3 , le Mt. Ywo-yama montre toujours une activité importante.
Les écoulements de boue et eau chaude remarqués le 20 avril en journée, se doublent aujourd'hui d'un deuxième bras de coulée.
Les émissions en bas du plateau se sont aussi intensifiées.

Sources : Hatakawa Yukio & F.IKGM / Twitter

Ywo-yama - 21.04.2018 / 10h14 Loc. - webcam JMA

Ywo-yama - 21.04.2018 / 10h14 Loc. - webcam JMA

Ebino - Ywo-yama - 21.04.2018 - deux coulées d'eau chaude et de boue  - photo via HayakawaYukio / Twitter

Ebino - Ywo-yama - 21.04.2018 - deux coulées d'eau chaude et de boue - photo via HayakawaYukio / Twitter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Bromo Volcano Time Lapse for 2019-04-17 A really active day

Au Bromo, sur l'île de Java, les émissions de cendres se poursuivent, justifiant un VONA orange.

Le 17 avril, les panaches, tantôt blanc, tantôt noir, plus ou moins chargés en cendres sont montés à une hauteur maximale de 500 mètres. La sismicité est caractérisée par un trémor continu d'amplitude dominante de 1mm.,et par un séisme volcanique profond.

Le 18 avril, les paramètres restent identiques, sauf la hauteur des panache à max 300 mètres.

L'alerte reste à 2 / waspada, assortie d'une zone interdite de 1 km.

 

Source : PVMBG

Le lac Taal et le volcan Taal - photo Rove.me

Le lac Taal et le volcan Taal - photo Rove.me

Aux Philippines, le Phivolcs a enregistré 7 séismes volcaniques au Taal ce 18 avril.

Des mesures sur le terrain le 18 avril, dans le secteur ouest du lac de cratère principal, révèle une augmentation de la température de l'eau de 31,3°C à 32,8°C, une diminution du niveau de 34 cm à 25 cm et une forte acidité. Une faible inflation est aussi observée grâce au réseau GPS.

Les séismes volcaniques journaliers ont débuté au Taal le 28 mars 2019.

Le niveau d'alerte reste à 1 ; une éruption n'étant pas imminente.

 

Source : Phivolcs

 Ushkovsky  - photo volcanoesland

Ushkovsky - photo volcanoesland

Un exercice de simulation de dispersion de cendres volcaniques a eu lieu entre le VAAC Tokyo, le Kvert via le satellite Himawari – 8 , ces 18-19 avril avec pour cible les volcans Ushkovsky et Opala au Kamchatka.

 

Simulationpour l'Ushkovsky :

Une forte éruption explosive s'est produite au volcan Ushkovsky à partir de 22h15 UTC ce 18 avril, les cendres éjectées ont atteint une hauteur de 7.600 mètres avant de dériver vers le nord-ouest sur 30 km. L'alerte aviation est passée de vert à Rouge.

L'alerte aviation a été revue le 18 avril à 23h30 UTC : orange, puis redevenu au vert le 19 avril à 0h23 UTC.

Opala -  photo Leopold Sulerzhitsky (Holocene Kamchataka volcanoes) via  GVP

Opala - photo Leopold Sulerzhitsky (Holocene Kamchataka volcanoes) via GVP

Simulation pour l'Opala :

Une très forte éruption explosive a débuté à 21h45 le 18 avril au volcan Opala, qui a produit un panache de cendres à una altitude de 13.800 mètres asl, dérivant vers le sud-est sur 50 km.

Le code aviation est passé de vert au rouge à 22h UTC le 18 avril, avant d'être revu à l'orange le 18 avril à 23h UTC, puis retour au vert le 19 avril à 02h20 UTC.

 

Ces simulation, SANS AUCUNE ERUPTION, outre les calibrages permis, ont mis ces volcans en lumière. La dernière éruption du stratovolcan Opala remonte à 1.776 (voir GVP - http://volcano.si.edu/volcano.cfm?vn=300080)

Quant à l'Ushkovsky, un grand massif volcanique, formé de l'Ushkovsky / ex. Plosky, de ses deux cinder cones intracaldériques, et du Krestovsky, sa dernière activité éruptive date de 1.890 ( voir GVP - http://volcano.si.edu/volcano.cfm?vn=300261)

 

Sources : KVERT & VAAC Tokyo

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques


REDOUDT-03.11.09-R.Cyrus-AVO-USGS.jpg
Dernière photo du sommet du Redoubt sur le site de l'AVO - le dôme enneigé et fumant,
 pris le 03.11.2009 par Red Cyrus - AVO/USGS.

Le Redoubt va-t-il remettre le couvert ?

A 10 h. le 28.12, l'AVO a relevé le code aviation de "vert" à "jaune"  suite à une série de petits tremblements perçus dans la région sommitale. Cette activité se poursuit aujourd'hui.
Les tremblements de terre serait un signe précurseur d'un regain d'activité du volcan et une augmentation de l'instabilité au niveau du dôme; l'AVO ne peut préciser si le nouveau regain d'activité se traduira par des explosions ou l'apparition de cassures au niveau du dôme, mais il y a de fortes présomptions de production d'un panache de cendres, et d'avalanches et/ou lahars dans la Drift River.

12.2009Source :
AVO - Alaska Volcano Observatory

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La plus grande partie de l’île d’Hawaii est sous-marine … il en est de même pour le volcan Kilauea.

 

Hawai---Avcan2010.jpgL'archipel Hawaiien, avec Big Island au premier plan - les parties émergées sont en gris - les parties immergées en différentes couleurs selon leur profondeur -Doc. AVCAN

 

Cape-kumuhaki---HVO.jpg      Big island / Hawaii - le cap Kumukahi, pointe émergée de l'East Rift Zone - photo HVO - USGS.


La zone de rift Est du Kilauea ne s’arrête donc pas à la côte, mais se poursuit sur 75 km sous la mer au-delà du Cap Kumukahi, en direction du NE, atteignant une profondeur de 5.400 mètres. Cette partie immergée est connue sous le nom de dorsale Puna.

 

Big-island---morphology----geology-gsapubs.jpg                                              Big island / Hawaii - morphologie - Doc. USGS

                   Localisation des zones de Rift (ERZ : East Rift Zone) , des dorsales et volcans.

 

Puna-ridge-3D---womenoceanographers--390x293-.jpg                                      Vue bathymétrique 3D de la dorsale Puna - Doc. USGS

 

Puna-ridge---Kilauea---map-J.Robinson----JMSTC-USGS--Monter.jpg                            Big island - bathymétrie des dorsales Puna et Hilo 

                   Doc.  J.Robinson  - JMSTC,USGS, Monterey inst, Scripps inst oceanogr.

 

Sa pente moyenne est de 50 mètres au kilomètre jusqu’à une profondeur de 2800 m., puis passe plus profondément à 100 mètres/km. (en comparaison, la pente moyenne de la partie émergée est de 23 m/km.)

La dorsale Puna est entourée au nord et au sud par des coulées de lave sous-marine étendues ; celles-ci, découvertes en 1986, proviennent du segment le plus profond de la dorsale. Son extrémité Est recouvre partiellement une zone de rift plus ancienne, connue sous le nom de dorsale Hilo, en relation avec le volcan Kohala.


Son activité historique remonte à la fin du 18° siècle, selon la tradition orale hawaïenne, mais sans preuve évidente. En 1884, une éruption d’un jour a été observée à une profondeur de seulement 20 mètres.

Au début des années 60, les premières photos et échantillons  sur le bas de la dorsale Puna démontrent que l’axe de la zone de rift consiste en de jeunes coulées en coussins, de lave de composition chimique similaire à la lave émise en subsurface par le Kilauea.

 

Puna-ridge-pillow-lavas-2107-m-deep---2001-MBARI.jpgPuna ridge : Pillow lavas à une profondeur de 2107 m -  photo 2001 MBARI ( Monterey Bay Aquarium Research Institute)


Des recherches suivantes ont permis d’identifier une grande variété de structures volcaniques, similaires ou différentes de celles rencontrées à l’air libre : des fissures, des cratères-puits, des skylights (de tunnels de lave), des cônes, des dorsales de pillow, des terrasses de lave.


Les terrasses forment des structures vaguement circulaires, à surface relativement plate ou peu bombée (visibles sur la Bathymétrie, à proximité du Cap Kumukahi) ; elles sont proéminentes, large de plusieurs kilomètres et haute de plusieurs centaines de mètres, et d’un volume estimé jusqu’à plus d’un km³. Certaines terrasses possèdent un ou plusieurs cratères sommitaux.

Elles sont censées résulter d’éruptions de longue durée, qui ont extrudé de la lave à taux faible ou modéré. Diverses hypothèses sont proposées pour expliquer leur croissance : une inflation vers le haut et l’extérieur du réseau sous-marin de tubes de lave, ou une accumulation de lave derrière des digues, à la façon de lac de lave … un facteur déterminant reste les basses températures sous-marines.


Skylight-sous-marin---smith-fig11.gif

             Puna ridge - Skylight indiqué par la flèche - doc. D. Smith, Woods Hole Oceanographic

 

Des skylights marquent le parcours des tunnels de lave. Les plus importants sont situés sur une terrasse à une profondeur de 1.100 mètres, sur le bord d’un cratère de 150-200 m. de diamètre. Le plus profond se trouve vers 3500 mètres de profondeur.


Des cônes de forme circulaire, pouvant aller jusqu’à 2500 m. de diamètre et une hauteur de 140 m., ponctuent la dorsale Puna. Ils ont un sommet plat et un cratère, comme pour les cônes subaériens ; un cratère profond suggère le drainage de la lave, après la formation du cône. De petits cônes, connus en surface comme des hornitos, d’un diamètre inférieur à 100 m. et aux parois presque verticales sont couverts de pillow tubulaires et de gravats, sont supposés s’être formés à la surface d’une coulée, ou au-dessus d’un tunnel de lave.


Des dorsales hautes et étroites – de quelques mètres à 200 m. de large et une hauteur allant jusqu’à 30 m. -, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur et composées principalement de coussins de lave, sont appelées dorsale en coussins (pillow ridge), ou encore murailles de coussins (pillow walls) si leur côtés sont très raides. 

Ces pillow ridges sont interprétés comme étant des évents primaires construits directement sur une fissure sous-marine. Cette fissure n’est plus visible, ensevelie sous une accumulation de lave en coussin ou de tunnel de lave.

 

Les éruptions sur la dorsale Puna, et leur alimentation par des dykes, semblent plus viable thermiquement que celles alimentées de la même façon en subaérien. De ce fait, les éruptions sur la dorsale immergée sont plus durable, et concernent de plus grands volumes que celles survenant sur la zone de rift Est émergée. (Parfitt)

Sources :

- HVO - Puna ridge : underwater segment of the Kilauea East Rift Zone - 2002 - link

- Volcanic structure of the crest of the Puna Ridge, Hawaii: Geophysical implications of submarine volcanic terrain - By DAniel J.Fornari & al.

- Internal structure of Puna ridge : evolution of the submarine east Rift zone of Kilauea volcano , Hawaii - by Stephen Leslie & al.  - link

- A compraraison between subaerial and submarine eruptions at Kilauea volcano, Hawaii : implications for the thermal viability of lateral feeder dikes. - by Elisabeth Parfitt & al.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Dossiers

Une éruption volcanique est un des plus envoûtant spectacle auquel on peut assister, c’est aussi un des phénomènes les plus destructeurs parmi ceux qui frappent notre planète.

Le 20° siècle a été ponctué d’éruptions destructrices qui ont coûté le vie à des dizaines de milliers de personnes et qui ont dévasté des régions entières.

Quelques dates : (liste non limitative)

- La Martinique, éruption de la Montagne Pelée en 1902 – 28.000 morts.

- Papouasie – Nouvelle-Guinée - Mont Lamington en 1951.

- Costa-Rica – éruption de l’Arenal en 1968 - 78 tués.

- USA – éruption du St Helens en 1980.

- Mexique – El Chichon en 1982 - 2.500 morts.

- Colombie – Nevado del Ruiz  en 1985 – 22.000 morts.

- Papouasie – Nouvelle-Guinée – Rabaul en 1995-97.

- Montserrat – Soufrière Hills en 1995-en cours.

 

montserrat-eruption 12.07.97 RP Hoblitt USGS

               Montserrat - Plymouth sous Soufrière Hills - photo R.P.Hobblitt / USGS.

 

Le nombre total de décès au cours du siècle survenus à la suite d’éruptions volcaniques se chiffre à 75.000.

 

Comment quantifier le risque volcanique ?

 

Un risque, quel qu’il soit, dépend directement de l’intensité et de la fréquence du phénomène envisagé. Le risque correspond à la perte potentielle dans une zone sujette à l’aléa …


                       Risque = aléa x valeur x vulnérabilité .

 

Cette équation appliquée au volcanisme nous fait définir le risque volcanique comme la menace qui existe quand le volcan n'est pas encore réveillé ou n'est pas encore entré en activité. Par exemple, quand un volcan actif se trouve à proximité d'une zone habitée, on étudie les risques courus par les habitants afin d'éviter qu'ils se produisent. On surveille tout le temps le volcan parce qu'on sait que l'éruption peut mettre la vie des habitants en danger. Pour résumer, on peut dire que le risque volcanique, c'est ce qui peut arriver, mais qu'on peut éviter ou limiter.

On parle d’aléa pour décrire les conséquences. Ici, l’éruption a eu lieu et a provoqué des dégâts. Les aléas des volcans sont très nombreux. On a, par exemple, les pluies de cendres, des émissions de gaz toxiques, des coulées de lave incandescentes, etc. Les aléas ne peuvent pas être évités si on n’a pas étudié et prévenu les risques au préalable.

 

La notion de valeur peut s’exprimer par le nombre de vies humaines, l’ensemble des biens mobiliers et immobiliers et les capacités de production exposés … auxquels il faut ajouter le préjudice psychologique.

 

La vulnérabilité est la possibilité d'endommagement partiel ou total.

 

La notion de risque intervient à plusieurs niveaux :

-  au moment de l’éruption et directement à cause de celle-ci

-  lors de phénomènes induits : on parle de risques secondaires, tels que lahars ou tsunamis.

-  des causes liées à l’occupation et aux activités humaines peuvent faire varier les bilans : incendie, famine, modification des équilibres écologiques. Un exemple avec l’éruption du Santa Maria en 1902 : à la suite de la mort de nombreux oiseaux, les moustiques, sans prédateurs, ont proliféré, causant une épidémie grave de malaria, qui a tué plus de personnes que l’éruption elle-même.


décès dus aux eruptions

                   Doc. extrait de Futura Sciences - Le volcanisme de A à Z.

 

L’examen de ces diagrammes nous fait constater une diminution des risques de famine, suite à de meilleures pratiques agricoles et à l’internationalisation des échanges. Par contre, les risques liés aux nuées ardentes et lahars sont en augmentation, lié à la présence humaine plus forte à proximité des volcans

Le risque volcanique « moderne » doit donc tenir compte de l’urbanisation de plus en plus forte à proximité d’un volcan.

 

Quelques grandes villes vivent sous la menace directe d’un volcan : Seattle, aux USA, vit sous la menace de lahars générés par le Mt Rainier ; Quito, capitale de l’Equateur, est proche de 3 volcans : le Cotopaxi, le Guagua Pichincha et le Pululagua ; Kagoshima est situé au pied du turbulent Sakura-Jima.

 

Dans l’Union Européenne, il y a plusieurs volcans qui peuvent menacer directement les habitants de certaines régions et être la cause de problèmes socio-économiques sérieux.

 

Vesuve--sept07-08-1024.jpgLe Vésuve dominant l'agglomération napolitaine - wallpaper Nat Géo / Photo Robert Clark.


Parmi les pays menacés, l’Italie est sans aucun doute le plus exposé aux risques volcaniques. Le Vésuve, aux abords de la grande cité de Naples est probablement l’un des volcans les plus potentiellement dangereux du Monde avec une population d’environ 600.000 personnes qui devraient être évacuées avant une future éruption et plus d’un million d’autres qui pourraient être soumises aux impacts des retombées de cendres volcaniques. Depuis la célèbre éruption de l’an 79 qui a détruit notamment les villes de Pompeii et Herculanum, le Vésuve a connu plusieurs autres éruptions catastrophiques de grande ampleur. L’absence d’activité depuis sa dernière éruption en 1944 et le fait que le cratère actuel soit obstrué par un bouchon de lave, créent des conditions qui peuvent favoriser une prochaine éruption explosive majeure. De la même manière, la zone volcanique des Champs Phlégréens, au Nord de Naples, compte environ 500.000 habitants qui sont potentiellement menacés en cas de reprise d’activité éruptive.

Plus au Sud, en Sicile, l’Etna connaît de fréquentes éruptions souvent effusives, mais il a été prouvé récemment que même une activité explosive de basse énergie peut causer des problèmes importants pour les communications, les infrastructures et l’économie de la région.

 

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Vulcano - Iles Eoliennes - toute la zone sous le cône de La Fossa s'est peuplée depuis la dernière éruption - © Bernard Duyck

 

Sur les îles voisines de l’archipel des Eoliennes, une reprise d’activité éruptive violente deVulcano, en sommeil depuis 1888-89, aurait également des répercussions importantes sur l’île qui s’est urbanisée de façon anarchique et même sur toute la région. Le Stromboli, quant à lui, bien qu’en activité permanente depuis plusieurs siècles, peut de temps en temps montrer une forme d’activité plus violente, et perturber la vie de ses habitants et des nombreux visiteurs.

 

Tenerife_hazards.jpg                        Carte des risques de l'île de Ténérife - sous la menace du Teide.


L’archipel des Açores (Portugal) comprend 9 îles volcaniques. La capitale, Ponta Delgada se trouve sur la plus grande d’entre-elles, Sao Miguel. La ville qui compte 75 000 habitants se situe à environ 15 km de la caldeira de Siete Cidades et à quelques dizaines de kilomètres des autres volcans actifs de l’île, le Fogo et le Furnas.

L’archipel volcanique des Canaries (Espagne) est également une zone où une éruption peut se produire. Notamment, sur l’île de Tenerife, le Pic de Teide (3 718 m) est à lui seul un danger potentiel important pour les populations alentour et les millions de touristes qui visitent l’île chaque année. Une éruption, même minime initialement, et dont l’évolution demeurerait incertaine, pourrait être désastreuse pour l’industrie touristique très développée sur Tenerife.

La même chose en Grèce, où Nysiros et Santorin témoignent d’une activité volcanique fumerollienne. La dernière activité sur Santorin – Nea Kameini – date de 1950.

 

16.4-13h-sdpiegel.jpgCarte de localisation du nuage de cendres de l'Eyjafjallajôkull à une altitude de 6.000 mètres, et du trafic aérien relégué dans une zone sud 'avions jaunes) - Der Spiegel 16.04.2010


En Islande, une île essentiellement volcanique, de nombreux volcans ont été actifs au cours de l’histoire passée et récente. L’éruption du Laki en 1783 a été à l’origine de l’une des plus grandes catastrophes, avec des répercussions importantes sur le climat du continent européen, y compris sur le climat social, les dégradations climatiques ayant même entraîné des famines.
Plus près de nous, l’éruption en 2010 de l’Eyjafjallajôkull  a fortement perturbé le trafic aérien et prouvé la fragilité de notre mode de vie basé sur des échanges humains et commerciaux « en flux tendu ».

 

puy-dome-236182---C.DaCosta-l-internaute.jpg  Le Puit de Dôme dans un paysage verdoyant et calme - photo C. Da Costa / L'Internaute.


Voilà pour les volcans européens actifs au 20° siècle, mais il ne faut pas oublier les zones volcaniques actives à l’holocène, aire « récente d’un point de vue géologique » :  en Allemagne , où les dernières éruptions datent d’environ 11.000 ans pour le maar du Laaacher See et 10.000 ans pour le plus récent : l’Ulmener ; en Espagne, avec la zone quaternaire d’Olot active il y a  11.500+/- 1.100 ans ; et la France, où les dernières manifestations volcaniques dans le massif central sont datées d'à peine 5.000 ans.

 

 

Sources :

- Volcanologie – Jacques-Marie Bardontzeff – éd. Dunod

- Guide des volcans – M.Rosi & al. – éd. Delachaux et Niestlé

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft et de Larouzière - éd. Delachaux et Niestlé.

- Les risque volcaniques en Europe - Henry Gaudru, conseiller scientifique auprès des Nations-Unies pour la réduction des risques volcaniques SVE-UNISDR, commisssion internationale cities and volcanoes (IAVCEI)

- Futura sciences - le volcanisme de A à Z

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