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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
L'art de croquer : je ne parle ici que de "nourriture esthétique" !

Croquer :  ex-a. "Dessiner, peindre sur le vif, en quelques traits rapides, esquissés."
Croquis : "Dessin rapide dégageant, à grands traits, l'essentiel du sujet" ( définitions du Larousse).

Lorsque, lors d'un voyage aux îles Eoliennes, j'ai regardé mon compagnon de voyage, un carnet dans une main, le marker dans l'autre, tracer ce que je considérais alors être "quelques traits rapides et heurtés", je ne croyais nullement qu'il en obtiendrait un résultat valable.
Qu'elle ne fut pas ma surprise, lorsqu'il me confia le fruit de ses observations : j'avais devant les yeux ce que je venais de voir et de photographier, ambiance comprise !



L-art-sur-les-chemins-du-feu-8682-copie.jpg                                                                   croquis réalisé par Pierre GEORGES.

Le croquis du dessus représente La Fossa de Vulcano, le lendemain d'un gros orage; celui-ci avait emporté une partie du chemin d'accès au sommet du volcan, suite à un lahar qui avait apporté boue et pierres jusque dans le port, déplacant des voitures, inondant les rues de débris divers et en abondance telle qu'il a fallut deux jours aux ouvriers communaux pour les enlever. Le croquis est plus représentatif du phénomène que la photo, puisqu'il montre bien la double coulée dans les cendres, en esquissant les nuages de mauvais temps.

Vulcano_6209-copie.jpg

                                                                                             © B.Duyck



Le dessin du bas montre les îles de Panarea (à gauche) et Stromboli (à droite), vues de la "Caldera del Piano", volcan primordial de l'île de Vulcano.
Je n'ai pu obtenir cette photo qu'avec un objectif de 400 mm. et un double passage sur Photoshop... quelques minutes et de simples traits rendent la même chose.

Panarea-Stromboli-6201-copie.jpg

                                                                                           © B.Duyck



L'art sur les chemins du feu 8680 copie-copie-1                                                          Croquis de Pierre GEORGES.

Le dessin nous offre une vue panoramique englobant La Fossa, la Méditerranée et le jardin de notre hôtel, avec ses palmiers ... alors que la photo n'arrive qu'à prendre le sommmet d'un palmier et le volcan, heureusement bien fumant.
Le ciel est bouché, annonciateur des orages nocturnes qui déclencheront le lahar.

Vulcano-6121-copie.jpg
La Fossa et ses fumerolles, vues de Vulcanello - © B.Duyck

Félicitations au dessinateur, et merci à lui de m'avoir permis de partager avec vous tous ces croquis.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Nous restons en Sicile, ou à proximité immédiate, dans la zone des Champs Phlégréens de la Mer de Sicile., dans le détroit séparant les côtes Tunisiennes et Siciliennes.


Cette zone volcanique incluse dans une dépression à 1.000 mètres de profondeur, est composée de 13 volcans dont le plus célèbre est Empédocle, qui a émergé pour la dernière fois en 1863 en donnant naissance à l'île temporaire de Ferdinandea, située pour l'instant à huit mètres sous le niveau de la mer.



   Document collection M.Kraff, publié par Simkin et Siebert - 1994 - GVP.

Ce document n'est pas, à proprement parler, un oeuvre d'art, mais reste un témoignage important à une époque où n'existait pas la photographie.
Il relate l'éruption du volcan : le 13 juillet 1831, lorsque le volcan surgit, des fontaines de lave jaillissent le long d'une fissure; au contact de l'eau, la lave explose, crachant des "nuées cypressoïdes" de cendres noires.
(Rappelez-vous les superbes photos de l'éruption de mars aux îles Tonga.)

Cet évènement ébranla aussi le monde politique. Craignant l'apparition d'une chaîne de montagne entre le Tunisie et la Sicile, qui bouleverserait le géopolitique du bassin Méditerranéen, plusieurs gouvernements y déléguèrent des navires. Le gouvernement Sicilien y envoie la corvette Etna (ça ne s'invente pas!) et baptise l'ilot Ferdinandea en l'honneur de son roi.
Les Français dépêchent Constant Prévost, co-fondateur de la Société Géologique de France, qui appelle l'ile Julia puisqu'elle est née durant ce mois là ; les Anglais, qui l'avaient dénommé Graham, y avaient planté leur drapeau ... un incident diplomatique éclate donc, qui sera vite réglé : le volcan mettra tout le monde d'accord en disparaissant le 28 décembre 1831. L'île aux trois noms a sombré !

Prévost explique, dans son mémoire à la Société Géologique de France, que l'île est montée par accumulation de matériaux, et non par soulèvement, ce qui met à mal une ancienne théorie.
Récit de l'exploration de l'île Julia par Constant Prévost , septembre 1831 in http://dominique.decobecq.perso.neuf.fr/Julia.html


Sources :
 - Global Volcanism Program
 - "Les feux de la terre - histoires de volcans" M.Krafft
    Découverte Gallimard
 - Site de D.Decobecq - réf. et lien ci-dessus




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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Autrement dit " le Jet Nest " et " l’Arc-en-ciel ", ces deux sculptures modernes ornent les abords du terminal Leifur Eiriksson, de l’aéroport de Keflavik.

Les deux oeuvres à l'aéroport de Keflavik - photo © Bernard Duyck 03.2015

Les deux oeuvres à l'aéroport de Keflavik - photo © Bernard Duyck 03.2015

 Þotuhreiður, ou le " Jet Nest ", le nid d'avions :

C’est un gros œuf d’acier d’où pointe l’aile (ou le bec) d’un avion à réaction, de la même façon qu’un oisillon qui sort de l’œuf en brisant sa coquille. Cette œuvre de Magnús Tómasson est posée symboliquement sur un monticule de roches Islandaises qui lui tient lieu de nid, au milieu d’une pièce d’eau, dans laquelle il se mire par beau temps.

Né à Reykjavik en 1943, il expose dès le début des sixties, et est diplômé de l'Académie Royale de Copenhague en 1969.

Le designer dit que l’idée première lui est venue voici quelques années … « J’étais occupé à travailler sur une série sur l’histoire aviaire, citant un petit œuf duquel apparaissait la pointe d’un bec. J’ai retravaillé cette idée et le Jet Nest, ma plus grande pièce, en est sortie ». Il a développé son idée sur celle de l’aéroport, endroit où les avions « vivent et sont nés, avant d’y apprendre à voler ».

 

Kéflavik airport, le "Jet Nest" - photo © Bernard Duyck 03.2015

Kéflavik airport, le "Jet Nest" - photo © Bernard Duyck 03.2015

Regnbogi, l’arc-en ciel, de Þuríður Rúrí Fannberg :

La sculpture, faite d’acier inoxydable et verre teinté, est haute de 24 mètres, posée sur une assise de pierre naturelle.

Comme le dit Rúrí, « j’aime à penser cet arc-en-ciel comme une construction inachevée, et imaginer, qu’un jour peut-être, après des centaines ou des milliers d’années, quelqu’un pourrait décider de continuer ce travail. La construction monterait de plus en plus haut dans le ciel, avant de redescendre jusqu’à devenir un arc-en-ciel complet »

L’art sur les chemins du feu - Keflavik Airport art : Þotuhreiður et Regnbogi.
Regnbogi, l’arc-en ciel, de Þuríður Rúrí Fannberg - détail - photo http://ruri.is

Regnbogi, l’arc-en ciel, de Þuríður Rúrí Fannberg - détail - photo http://ruri.is

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Retour à une rubrique qui se promettait de devenir hebdomadaire, mais qui éprouve des difficultés à trouver d'une part des sujets volcaniques, d'autre part se heurte à un copyright féroce quant il s'agit de photographie d'oeuvres d'art ! Si vous avez des sujets, référence photographique à l'appui, je suis preneur ... merci d'avance.

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Toujours sur le Vésuve, volcan bien illustré, et ici l'oeuvre de Joseph Wright of Derby : ce peintre anglais, né en 1734, est connu pour ses "clair-obscur" et sa maitrise de la lumière.
Pendant son séjour à Naples, il fut témoin d'une éruption du Vésuve, qui deviendra un sujet de plusieurs de ses oeuvres.



vesuve---eruption-vue-de-Portici---Jos.Wright.jpg

Cette toile fut réalisée entre 1774 et 1776 et est nommée "Le Vésuve vu de Portici" (Vesuvius from Portici).
Vision dramatique sublimant la puissance et la majesté du volcan en éruption... Portici est un village situé du côté ouest du volcan, sur le bord de la baie de Naples. Nous sommes donc à 8 km. du Vésuve, dont on apercoit, à gauche du tableau, les restes du Monte Somma; sur la droite, la lave descend les flancs du volcan en direction de la mer en affectant la végétation.
La peinture de Wright est d'habitude focalisée sur une seule source lumineuse : le volcan exhale ses gaz brûlants et sa lave incandescente en direction d'une masse nuageuse tourbillonnante qui ramène le regard vers le centre d'intérêt : le cratère et le volcan.
Sur la gauche, la lune éclaire d'un pâle reflet la base des nuages pour rappeler l'éternel cycle de destruction et de renaissance pour toutes choses, pour toutes les choses visibles dans cette peinture : le volcan, le paysage pastoral fertile, le ciel et ses turbulences.

Vesuve---Portici---V.Ziogas-Panoramio.jpgEn comparaison avec une photo prise du même point de vue, le peintre a exagéré les pentes du volcan, cherchant à magnifier la vision du Vésuve par rapport aux autres éléments naturels, qui eux sont rapportés avec beaucoup de réalisme et un grand soucis du détail. Photo du Vésuve de Portici - Panoramio - Vasilios Ziogas.

Wright_of_Derby-_Vesuvius_from_Posillipo.JPG
Dans cet autre tableau du même auteur, on retrouve la technique similaire de "l'emballage du volcan" effectué grâce aux nuages, mais sur un plan plus large, minimisant la taille de l'édifice volcanique tout en le mettant en évidence par la couleur. Cette zone centrale est moins exclusive que dans l'autre oeuvre: elle s'ouvre vers la lune et le ciel qu'elle éclaire d'une belle lumière. Le volcan est bien présent, mais il n'est plus tout puissant !

Source :
-http://www.artcyclopedia.com/artists/wright_of_derby_joseph.html
- http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Wright_of_Derby
- http://www.search.revolutionaryplayers.org.uk/engine
/resource/exhibition/standard/default.asp?resource=5230

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le quatrième paroxysme de "la Somma récente" du Vésuve en 79 après JC a détruit les cités de Pompéi, Herculanum et Stabies.

 

Pompeii_the_last_day_1---CryptoDerk.jpg         "Le dernier jour de Pompéi" - reconstitution d'une phase de l'éruption du Vésuve en 79.

Image from CryptoDerk - (From the Discovery Channel's ''Pompeii'', courtesy of Crew Creative, Ltd. {{CopyrightedFreeUse}})


Pompéi, ensevelie sous les ponces et les dépôts pyroclastiques, est restée intacte jusqu’en 1748, date à laquelle les premières fouilles officielles débutèrent, à la demande de Charles III de Bourbon. Depuis cette époque, les travaux archéologiques n’ont pas cessé ; à l’origine, ils consistaient à creuser le sol, à en extraire les biens de valeur et à combler ensuite le vide. A partir de la fin du 18° siècle, les bâtiments furent laissés à découvert ainsi que nombre d’objets … peu à peu, Pompéi devint une ville-musée ouverte aux visiteurs.


Aujourd’hui, le principal souci est devenu, non pas d’ouvrir de nouvelles zones de fouilles, mais de préserver et d’entretenir ce qui a été mis au jour, et qui subit les outrages du temps et des visiteurs.

De plus, il y a une volonté de laisser des zones intactes en vue d’une analyse ultérieure, par les générations à venir, et grâce à des techniques qui s’améliorent chaque jour. C’est ainsi que les travaux récents se reportent sur des zones déjà prospectées : dans les quartiers commerçants, on fouille les boutiques des tanneurs, des parfumeurs.


L’éruption du volcan a préservé le parfum des Romains du 1° siècle :


De précieux témoins, tels que la maison des Vettii découverte en 1894, ont Maison-des-Vetii---Pompei.jpgpermis de mieux comprendre la vie des romains à cette époque, particulièrement celle de la riche aristocratie qui tendait à afficher son train de vie par la construction de magnifiques habitations,  préservées par les dépôts éruptifs. Dans cette demeure, la décoration picturale se compose de scènes mythologiques, et d’une frise représentant de petits amours effectuant divers métiers, e.a les amours vendant des parfums. Ils sont en train de mettre des fleurs sous presse avant de les faire macérer puis de les mélanger. On les voit ensuite tester leurs produits sur une dame élégante. Une sorte de leçon imagée sur l'art du parfum à l’époque romaine.

 

50-79--Les-Amours-parfumeurs--detail-de-la-frise-du-triclin.jpg        "Les Amours parfumeurs" - détail de la frise du triclinium de la Maison des Vettii à Pompéi.


Son jardin a pu être reconstitué à partir d’empreintes de racines laissées dans le sol et d’objets de fouilles. On y cultivait alors des roses, des lys, des violettes et des oliviers, dont les fruits pas encore mûrs rendaient une huile dans laquelle on faisait macérer les pétales.


Les fouilles récentes ont permis de retrouver, en façade d'une maison longue et étroite, une officine aménagée dans le courant du 1° siècle avant J.-C. Elle comportait deux cuves et une chaudière. Il est probable qu'il s'agissait d'une huilerie, les cuves servant à décanter l'huile et la chaudière à chauffer l'eau nécessaire au processus d'extraction. Vu sa localisation, cette huilerie travaillait peut-être préférentiellement pour des parfumeurs, mais elle devait extraire surtout des huiles alimentaires, et des huiles destinées à l'éclairage. Cette hypothèse toutefois demande à être confirmée car la fouille n’a mis au jour aucune trace de pressoir.

Dans une autre boutique, on a découvert une cuve de recueil de l’huile, et une fosse contenant une centaine de flacons à parfum datés du premier siècle avant JC, témoins d’un commerce de parfum dans la cité.

 

Parfum10.jpgParfum8---videotheque-CNRS.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Doc. viéothèque CNRS / Parfums.

 

                       CNRS - la vidéo du vendredi.

 

Les équipes du CNRS / Centre Jean Bérard et du LCMBA - Laboratoire de chimie des molécules bioactives et des arômes -, tentent de reconstituer les fragrances d’un parfum millénaire, le parfum à la rose d’Italie. Aidés de philologues, de jardiniers et de parfumeurs, et grâce au traité de Dioscoride, "De Materia Medica ", elles ont pu identifier les différents ingrédients, reproduire les procédés de fabrication et recréer en laboratoire les senteurs anciennes.


Des différences marquantes sont constatées entre les parfums antiques et modernes :

A l’époque romaine, il n’y avait pas de frontière très nette entre les parfums et les onguents.

Les produits étaient utilisés avant tout pour masquer les mauvaises odeurs (dues à un manque d'hygiène personnelle) mais aussi, par exemple, pour soigner les maladies de peau. C'était le cas, entre autres, du céleri et de l'aneth, tandis que la lavande était utilisée pour ses vertus relaxantes, comme cela se pratique de nos jours en aromathérapie.

Les procédés d’extraction n’utilisaient pas l’alcool, comme en parfumerie moderne.


Les analyses permettront de retrouver les différences d’assemblages, et de nouvelles fragrances toujours recherchées par nos parfumeurs ... et de nous replonger dans la vie des romains du premier siècle.

 

statue-antiquarium-pompei.jpg                         Statue féminine en marbre, à l'élégant drapé - doc. Antiquarium Pompéi.

 

pompei-sensualite-liberte-no-limit-L-p6NpEc.jpegAffiche de l'exposition "Pompéi, un art de vivre" - OEnochoé en forme de tête de jeune femme. Ces vases en bronze, perpétuent une mode déjà en vogue dans les milieux grecs et étrusques. La polychromie des bandeaux de cuivre et des yeux en pâte de verre accentue le raffinement de l’objet.

 

Une exposition au Musée Maillol à Paris, "Pompéi, un art de vivre", magnifie la vie privée dans cette cité au 1° siècle.

Une "domus pompeiana" est évoquée dans ses pièces traditionnelles : atrium, triclinium, culina, péristyle entourant le jardin, balmeum et venereum ... chaque pièce est ornée de fresques et d'objets.


Expo-Pompei---musee-Maillol-Paris.jpgElégante pièce de mobilier, typique de l'atrium - Dossier de Presse de l'expo. "Pompéi, un art de vivre".


Table (cartibulum), avec piètement en forme de griffon - marbre - H. 85 ; L. 141 ; l. 78 cm - Inv. 40683 - Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei Fouilles de Pompei (Antiquarium Boscoreale) - © Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei / Photo Pio Foglia.
 

Un rappel des phénomènes éruptifs de 79 - sur une docu-fiction "les derniers jours de Pompéi" - France 5.

 

Sources :

- CNRS vidéothèque - "Le parfum retrouvé" - link

- CNRS - centre Jean Bérard - link

- Pompéi, un art de vivre ... exposition au Musée Maillol, à Paris - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

The current eruption of Cotopaxi makes me come back to one artist, considered as "the painter of Cotopaxi",  Frederic Edwin Church.

Frederic Edwin Church (1826-1900) was a pupil of Thomas Cole, considered as the founder of the Hudson River School, an American art movement bringing together landscape painters to the aesthetic vision of romance imprint.

Inspired by the works of Alexander von Humboldt, the German naturalist and explorer who visited the American continent from 1799 to 1804, Church went to the discovery of these magnificent landscapes twice, in 1853 and 1857.

These early works depict a volcano cone relative peaceful ... a little steam emanating from the crater, but no evidence of major eruption.

Frederic Edwin Church, Cotopaxi, 1855 - Oil on canvas, 7x16 inches.- Courtesy of The Museum of Fine Arts, Houston

Frederic Edwin Church, Cotopaxi, 1855 - Oil on canvas, 7x16 inches.- Courtesy of The Museum of Fine Arts, Houston

 Frederic Edwin Church, Cotopaxi - Oil on canvas - 1855 - Smithsonian American Art Museum

Frederic Edwin Church, Cotopaxi - Oil on canvas - 1855 - Smithsonian American Art Museum

During his second visit to Ecuador, Church witnessed the eruption of the Sangay. His description shows that in fact the phenomenon impressed him greatly and his paintings will reflect this.

(*) description by Church of the eruption of Sangay (Université de Potsdam - Frank Baron - From Alexander von Humboldt to Frederic Edwin Church: Voyages of Scientific Exploration and Artistic Creativity) :

Gradually the clouds broke away, the sun shone and gilded with refined gold every slope and ridge that it could touch. Patches of open sky revealed the most lovely blue in contrast to the rich coloring.

My sketch finished, I turned my face, and Lo! Sanga[y], with its imposing plume of smoke stood clear before me. I was startled. Above a serrated, black, rugged group of peaks which form the crater, the columns arose, one creamy white against an opening of exquisitely blue sky, delicate white, cirrus formed, flakes of vapor hung about the great cumulus column and melted away into the azure. The other, black and somber, piled up in huge, rounded forms but sharply against the dazzling white of the column of vapor and piling up higher and higher, gradually was diffused into a yellowish tinted smoke through which would burst enormous heads of black smoke which kept expanding, the whole gigantic mass gradually settling down over the observer in a way that was appalling.

I commenced a sketch of the effect, but constant changes rapidly followed and new beauties were revealed as the setting sun created the black smoke with burnished copper and white cumulus cloud with gold. At intervals of nearly four in five minutes an explosion took place; the first intimation was a fresh mass of smoke with sharply defined outlines rolling above the dark rocks followed by a heavy, rumbling sound which reverberated among the mountains. I was so impressed by the changing effects that I continued making rapid sketches; but all the time I had from the moment I saw the first of them until the sunset was twenty minutes. Dense clouds again settled over the mountains and night took the place of day. The curtain had dropped.

 

From 1861 the volcano is shown erupting, whose fumes darkened the sky.

In 1862, Church depicts a larger eruption plume, which partially hides the sun, suggesting a cataclysmic event.

As neither Church, nor Humboldt, have experienced this extreme form of eruption, the painter make here a work of dramatic fiction, where his references to the eruption of the Sangay mingle with his memories of Cotopaxi.

 

Frederic Edwin Church - Oil Study of Cotopaxi - 1861 - Collection of Nelson C.White / SchillerInstitute.org

Frederic Edwin Church - Oil Study of Cotopaxi - 1861 - Collection of Nelson C.White / SchillerInstitute.org

Frederic Edwin Church - Oil on canvas, 48 ​​x 85 inches - 1862 - The Detroit Institute of Arts

Frederic Edwin Church - Oil on canvas, 48 ​​x 85 inches - 1862 - The Detroit Institute of Arts

Frederic Edwin Church - Oil on canvas, 9-9 / 16 x 17-1 / 16 inches. - 1865 - Private collection / via Antiques and fine arts.

Frederic Edwin Church - Oil on canvas, 9-9 / 16 x 17-1 / 16 inches. - 1865 - Private collection / via Antiques and fine arts.

 Frederic Edwin Church - Oil on canvas, 11 x 18 inches - 1867 - Yale University New Haven

Frederic Edwin Church - Oil on canvas, 11 x 18 inches - 1867 - Yale University New Haven

Sources :

Université de Potsdam - Frank Baron - From Alexander von Humboldt to Frederic Edwin Church: Voyages of Scientific Exploration and Artistic Creativity

Antiques and fine arts – The worlds of Frederic Edwin Church by William Gerdts


 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Le Grand Palais à Paris abrite en ce moment une rétrospective de 500 œuvres du peintre japonais Hokusai (1760 – 1849).

Conçue en deux volets, du 1° au 21 novembre, puis du 30 novembre au 18 janvier, entrecoupés d’une relâche du 21 au 30 novembre, elle présente des œuvres exceptionnelles, dont une grande partie ne sera plus ensuite visible qu’au Japon, à compter de l’ouverture du musée Hokusai, à Tokyo, en 2016.

Affiche de l'exposition Hokusai au Grand Palais - inspirée des trente-six vues du Mont Fuji / "Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa "

Affiche de l'exposition Hokusai au Grand Palais - inspirée des trente-six vues du Mont Fuji / "Dans le creux d’une vague au large de Kanagawa "

Auteur de plusieurs milliers d‘estampes, de centaines d‘illustrations de livres et de peintures, poète à ses heures, Hokusai apparaît comme un bourreau de travail. Considéré en son temps comme un excentrique, il se dit lui-même " fou de peinture".

Au cours de ses plus de 70 ans de carrière, il n’a cessé d’évoluer, de renouveler son art et sa technique en puisant autant dans la peinture traditionnelle chinoise et japonaise qu’aux sources de l’occident pour en arriver à créer des chefs-d’œuvre internationalement connus.

Comme il est dit dans "L’art japonais (Louis Gonse)" , "Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets... mais je suis mécontent de tout ce que j’ai fait avant l’âge de soixante-dix ans... à quatre-vingt-dix ans, j’arriverai au fond des choses... et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant."

"Shinagawa sur le Tokaido", estampe par Hokusai Katsushika, © Superstock/Rue des Archives

"Shinagawa sur le Tokaido", estampe par Hokusai Katsushika, © Superstock/Rue des Archives

Une facette méconnue d’Hokusai : les "Hokusai Manga".

Au cours d’un voyage dans la région de Kyoto et Osaka en 1812, il va résider six mois à Nagoya où il fait plus de 300 dessins pour des planches à imprimer. Il en naît la publication des Hokusai Manga, et des séries de livres d’images. Sa célèbre Manga a pronfondément inspiré les artistes des générations suivantes, les peintres comme les mangakas, dessinateurs de bandes dessinées japonaises contemporaines.

Le sujet sera abordé dans une conférencele 17 décembre par Madame Brigitte Koyama-Richard, professeur à l’Université Musahi de Tokyo.

Hokusai Manga.- doc. "Le mag du Grand Palais"

Hokusai Manga.- doc. "Le mag du Grand Palais"

Pour les volcanophiles, la période la plus connue se situe entre 1830 et 1840, pendant laquelle il réalisera entre autre la série " Les trente-six vues du Mont Fuji ", dont " Sous la vague au large de Kanagawa ", illustré dans l’affiche de l’exposition actuelle. Hokusai a révolutionné la peinture japonaise en plaçant le paysage et la nature au sein de son œuvre, en utilisant la perspective à l’Européenne,et le bleu de Prusse.

Hokusai - "Orage en bas du sommet"  – de la série "Les trente-six vues du Mont Fuji" ( vers 1830-34)

Hokusai - "Orage en bas du sommet" – de la série "Les trente-six vues du Mont Fuji" ( vers 1830-34)

A la fin de sa vie, il peindra de nombreuses figures animales.

En 1844, il peint son "Dragon volant au-dessus du Mont Fuji " … En extrême-orient, le dragon est associé à l’eau, à la pluie bienfaisante, et représenté au milieu de nuages noirs. Né sous le signe du dragon, Hokusai s’est un peu identifié à cet animal mythique, symbôle de bon augure, en le représentant souvent. il finira sa vie dans la misère et la maladie, en 1849, dans l’indifférence générale.

Katsushika Hokusai - "Dragon volant au-dessus du mont Fuji"  (1849)

Katsushika Hokusai - "Dragon volant au-dessus du mont Fuji" (1849)

Sources :

- Le Mag du Grand Palais - link

- Le Grand Palais * Dossier pédagogique sur Hokusai - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

I leave the commentary and the fabulous images of the current eruption at Kilauea in the Eastern Rift Zone to their authors, present daily on the volcanic activity sites: Mick Kalber and Bruce Omori.

Thanks to the authors for sharing images, and the endless work provided. They have to get up every day at dawn to have good light conditions, and to comply with strict overflight regulations.
 

To watch in full screen!

Here is the comment of Mick Kalber for this June 14, 2018:

" Suggestion: Perhaps Fissure Eight of the Leilani Eruption should be named Pu'u Ai La'au (Hill of the Forest Eater).

Light variable winds over East Hawaii today brought horrible vog over most of the flow field this morning... even Hilo suffered the ill effects.

Fissure 8 continues to pump phenomenal amounts of lava into the system, feeding enormous rivers that transport the molten rock to the Pacific Ocean in Kapoho. Eight is really the only active vent of Kilauea's Leilani Estates eruption, which enter the seventh week today. The other two dozen fissures are smoking, steaming and glowing, but not erupting... while Fissure 8, almost dead center in the middle of the beleaguered subdivision, continues to send 6-9 million cubic yards of lava a day flowing toward the Pacific Ocean.

Pele is now creating new land off the Eastern coast of the Big Island."

Kilauea East Rift Zone - the active vent on the fissure 8 - photo Bruce Omori / Extreme Exposure Fine Art Gallery

Kilauea East Rift Zone - the active vent on the fissure 8 - photo Bruce Omori / Extreme Exposure Fine Art Gallery

Kilauea East Rift Zone - Entrance of the lava at sea in Kapoho - photo Bruce Omori / Extreme Exposure Fine Art Gallery

Kilauea East Rift Zone - Entrance of the lava at sea in Kapoho - photo Bruce Omori / Extreme Exposure Fine Art Gallery

Kilauea East Rift Zone - "Desolation" - photo Bruce Omori / Extreme Exposure Fine Art Gallery

Kilauea East Rift Zone - "Desolation" - photo Bruce Omori / Extreme Exposure Fine Art Gallery

Three photos of Bruce Omori reflect the activity of the day, with his comment:

" Through very voggy skies, we observed eruptive activity on Kilauea's lower east rift zone continuing, with low fountaining but profuse effusion of lava at fissure 8 feeding a 6 mile long channelized flow to Kapoho, where it enters the sea and is adding acreage to the island of Hawai‘i. See the latest photos below.

Please continue to pray for the residents of Puna, as thousands of individuals have had their lives altered forever. My dear friend, Ikaika Marzo (who happened to be aboard with us), helped create Pu'uhonua o Puna to assist those in need. If you're able to, donations would be very much appreciated!!! MAHALO!!!

MAHALO NUI LOA to our pilot, Sean Regehr, Calvin Dorn, and Paradise Helicopters, for the EXCELLENT charter service !!! They make our documentation of the world's most active volcano possible !!! Mick Kalber, special guest, Ikaika, Leilani the Hula Girl, and I, thoroughly enjoyed our flight ! "

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Volcans et climat

Les autres implications climatiques de volcans durant le petit âge glaciaire ont été vues précédemment :

- L'éruption du Laki en Islande et son impact indirect sur la Révolution Française - link

- L'éruption du Tambora en 1815 - link


 

37469 426367706440 645396440 5110821 384524 n copie                                                  La fissure du Laki - © Antony Van Eeten

 

Ces éruptions datées du LIA ont eu un impact sur les arts et la littérature de cette période ... quelques exemples.


Influences sur la peinture :

 

Une étude a été réalisée par Neuberger en 1970 sur plus de 12.000 peintures couvrant la période 1400-1967, en provenance de musées d'art américain et européens. Elle visait à établir une relation entre la description du ciel dans ces tableaux et les données climatiques de l'époque.

 

Pieter_Bruegel-le-jeune---Chaseurs-ds-la-neige-1565-Kunsthi.jpg       Pierre Brueghel le jeune-  Chasseurs dans la neige - 1565 - Kunsthistorische museum Vienne.

Paysage Brabançon, où les chasseurs et leurs chiens reviennent fatigués, marchant lourdement dans la couche de neige, tandis que des paysans brûlent les soies du cochon et que patinent les villageois ... le tout sous un ciel "plombé".


Divers paramètres ont été pris en compte :

- Le bleu du ciel : classé en bleu pâle, moyen ou profond

- la nébulosité  et l'opacité du ciel: estimée selon le code américain des voies respiratoires, moins de 10% de couverture, 10 à 50%, 60 à 90%, plus de 90%.

- le type de nuages selon leurs familles et situation basse, moyenne, haute, ou dispersée verticalement

- la teinte générale plus ou moins foncée de l'oeuvre.

 

Les résultats ont été séparés en trois époques :

- 1400 à 1549

- 1550 à 1849

- après 1850

 

 

Neuberger-1970---parametres-des-peintures.gifVariation de différents paramètres en fonction de l'époque dans les peintures examinées - étude de Neuberger 1970 / dans The Little Ice Age in Europe - Scott A. Mandia.

 

Selon ces données, la seconde époque, 1550-1849, correspond à l'apogée du Little Ice Age et est caractérisée par l'obscurité et la nébulosité.

Les similitudes entre la seconde et la troisième période sont plus liées à un courant artistique, l'impressionnisme, ainsi qu'à la prise en compte de la pollution industrielle.

 

Hendrick_Avercamp---1608---paysage-hivernal-avec-patineurs-.jpg     Hendrick Avercamp - Paysage hivernal avec patineurs - 1608 - Rijksmuseum d'Amsterdam

         Tout se passe dans un paysage gelé, et sous un ciel couvert où le soleil peine à percer.


Tamise-gelee-en-1677---Abraham-Hondius.jpg

Abraham Hondius - La Tamise gelée avecle London Bridge (médiéval) et Southwark Cathedral - 1677

La Tamise s'est transformée en patinoire géante plus de 24 fois durant le LIA ...la première "Thames frost fair" eu lieu en 1608, la plus grande en 1683-84, où le fleuve fut recouvert de 28 cm. de glace durant 2 mois. Il faut cependant relativiser : le fleuve était plus large et mons profond, et le pont médiéval avec ses arches rapprochées constituait un barrage propice.

 

 

Dans la littérature :

 

Cette période coïncide  avec la publication du poème de lord Byron :

" Darkness " , dont voici les premiers vers :

               I had a dream, which was not all a dream.
              The bright sun was extinguish'd, and the stars
              Did wander darkling in the eternal space,
              Rayless, and pathless, and the icy earth

              Swung blind and blackening in the moonless air ...


En 1815, une villa, proche du lac Léman en Suisse, abrite Lord Byron . Durant l’été, il reçoit la visite de Mary Shelley et de sa famille -Frankenstein-s_monster_-Boris_Karloff-.jpgproche ; retenus à l’intérieur à cause de la pluie incessante, Byron propose à ses hôtes d’écrire chacun une histoire de fantôme. Byron écrit un scénario fragmentaire qui permit à un ami de s’en inspirer pour écrire Dracula. Mary Shelley, inspirée par la lecture des Fantasmagoriana et sous l’influence de l’opium, fait un cauchemar où elle a une vision « d’un étudiant pâle penché sur la chose qu’il avait animé ». Elle achève d’écrire Frankestein au printemps 1817.

Frankestein, ou le Prométhée moderne, est considéré comme le roman précurseur de la science-fiction.

Photo de Boris Karloff, dans une interprétation de Frankestein.

 

Sources :

 - The Little Ice Age in Europe by Scott A. Mandia - professor physical sciences Selden

- Sur ce blog, le dossier "Volcans et climat" - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

 

ErupcionDelParicutinDoctorAtl-GerardoMurillo.png

                                            Erupcion del Paricutin - Dr. Atl 1943

 

Transition après une quinzaine consacrée à l'Islande volcanique, prolongée pour cause d'éruption au Grimsvötn, grâce à ces peintures du Dr Atl.


Ce peintre mexicain s'appelle en réalité José Gerardo Francisco Murillo ... le pseudonyme de docteur Atl, dont il signe peintures et livres signifie "eau" en Nahuatl, la langue des aztèques,  eau ... la source de vie.

34297 xlDr. Atl est né le 3 octobre 1875 à Guadalajara où il étudie la peinture, dès son plus jeune âge, à l'atelier de Felipe Castro; à 21 ans, il rejoint l'ecole Nationale des Beaux-arts de Mexico.

 

Timbre mexicain de 1978 / d'après un autorretrato Dr. Atl 1958.


Il reçoit une bourse du président Porfirio Diaz pour étudier la peinture en Europe. Il y étudiera en même temps la philosophie et le droit pénal à l'Université d'état de Rome. Enthousiasmé par l'oeuvre des grands peintres de la Renaissance, il rencontre aussi, au cours de ses voyages sur le continent européen, les peintres avant-gardistes. En 1890, il présente son auto-portrait au pastel au salon de Paris et obtient la médaille d'argent.

 

Docteur-Atl-Volcan-Paricutin-01---Nat-Geo.jpg

                    Le Paricutin dans  "les couleurs Atl" - Gerardo Murillo / Dr. Atl.

 

 

En 1903, il retourne au Mexique, et y apporte un enthousiasme pour la peinture de la Renaissance, le néo-impressionnisme et le fauvisme, alors que l'art mexicain étouffe sous les imitations des "vieux maîtres", particulièrement de leurs thèmes religieux.

En 1910, moment où commence la Révolution mexicaine, il se mêle de politique et adhère à la cause constitutionnaliste dans la lutte contre la convention. Son travail révolutionnaire consiste principalement en de la propagande et une alliance entre le mouvement ouvrier et le constitutionnalisme.

 

 

Bien que portraitiste, il se passionne pour la peintures des paysages et expérimente diverses techniques, en inventant même lui-même : il utilise les « couleurs atl », de simples crayons de cire, résine et pigments qui lui permettent d’obtenir des textures impossibles à atteindre avec la peinture à l’huile. Ses supports favoris sont les surfaces rigides telles que le bois ou l’isorel.

 

Il publie, après avoir passé de longues périodes entre 1926 et 1928 dans les régions du Popocatepetl et de l’Iztaccihuatl, sujets de plusieurs toiles, « les symphonies du Popocatepetl » ; il en fait à plusieurs reprises l’ascension, à la recherche de nouveaux horizons et d’espace … ceci débouche sur une série « d’aeropaisajes », paysages vus d’en haut.

 

Il déménage ensuite en 1943 pour vivre dans le voisinage du volcan Paricutín et pendant près de sept années, peint et écrit une monographie sur le volcan : " Cómo nace y crece un volcán, el Paricutín " - "Comment nait et croît un volcan, le Paricutin". L’inhalation des gaz du volcan va lui causer des problèmes de santé et en 1949, il devra être amputé de la jambe droite. 

Il recevra de nombreuses récompenses et prix tant pour son oeuvre artistique que littéraire. Il s'éteint à Mexico en 1964. 

 

On lui a accolé l'étiquette de "peintre fauviste" ... personnellement, je ne suis pas d'accord avec cette classification : le fauvisme s'attache de façon assez exclusive à l'orchestration des couleurs et des surfaces sur la toile, en rejettant le naturalisme, la profondeur de la perspective et la couleur liée à l'objet ... à l'observation des peintures du Paricutin jointes à l'article, je ne vois en rien des couleurs qui ne se rapporteraient pas au paysages volcaniques ; la perspective et la narration de cet environnement sont plus que correctes pour qui a pu examiner de près un volcan en éruption.  Il y a du "réalisme" dans ces peintures !


 

Paricutin--Atlcolors-sobre-masonite--Dr-Atl.jpg                Une autre vue de l'éruption du Paricution - Couleurs Atl sur masonite - Dr. Atl.

 


D'autres oeuvres du Dr. Atl dans cette vidéo :

 

 

Manuel Ponce, Manuel María Ponce Cuéllar (1882- 1948), Scherzino mexicano,
Marc Regnier, guitarra.
Con algunas pinturas de Gerardo Murillo "Dr. Atl" (1875- 1964).

 

Sources :

- Dr. Atl and the revolution in Mexico's art - link

- Gerardo Murillo, Dr. Atl - link

- Peintre-analyse.com - le Fauvisme - link


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