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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Salvatore Fergola (1796 – 1874) est un peintre italien, né à Naples dans une famille d'artistes. Il se consacre depuis sa jeunesse à la peinture de paysages, suivant l'exemple de son mentor Jakob Philipp Hackert.

"L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

"L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

En 1819, il est nommé "peintre paysagiste de S.A. le duc de Calabre", par François de Bourbon, futur François Ier, qu'il suit en Sicile et dans les Pouilles, avec la tâche de fixer sur toile les lieux et évènements mémorables. Sur ordre du Roi,, il est nommé, en 1827, professeur honoraire de l'Institut Royal des Beaux-Arts.

Il fréquente la cour d'Espagne puis celle de France, où il est nommé "peintre de la Cour".

En 1830, il retourne à Naples et participe à de nombreuses expositions, couronnées de diverses médailles.

Avec ses oeuvres présentées en 1851, l'artiste révèle une sensibilité pour la mode du paysage historique. Il meurt à Naples en 1874.

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail de "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples" - de Salvatore Fergola - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Parmi ses oeuvres, une peinture de 1860 environ, retient mon attention :  "L'éruption du Vésuve avec paysage urbain de Naples".

Cette éruption, qui marque le sommet et le flanc sud-ouest du Vésuve, a duré du 19 décembre 1855 au 31 décembre 1861. Le Global Volcanism Program la qualifie d'un VEI 3. Elle fait partie d'une période marquée par des éruptions fréquentes explosive et effusive commencée en 1631, la plus importante depuis l'an 79, et qui se termina en 1944.

Ce tableau a été présenté lors de l'exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" au musée Zevallos de Naples en avril 2016.

Détail d'un autre tableau : "Le chemin de fer Torre Annunziata-Nocera, avec le Vésuve" – de Salvatore Fergola / 1844 - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Détail d'un autre tableau : "Le chemin de fer Torre Annunziata-Nocera, avec le Vésuve" – de Salvatore Fergola / 1844 - Exposition "Fergola, la splendeur d'un règne" – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

Un autre oeuvre dépeint le passage du train Torre Annunziata-Nocera,avec en arrière-plan le Vésuve en éruption ; elle est datée de 1844, et correspond à la période d'activité du 20 septembre 1841 au 16 février 1850, de VEI 2, qui a marqué le sommet et les flanc supérieur nord et est du volcan.

Sources :

- Exposition Fergola, la splendeur d'un règne – Napoli 2016 – photo Carlo Raso / Flickr

- Global Volcanism Program – Vesuvius – eruptive history

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

J'ai récemment ressorti une petite toile achetée à Bali, au retour de la classique excursion nocturne au sommet du Batur, pour voir le lever du soleil sur l'Agung et le Rinjani.

Un vieil homme, un peu voûté, me l'a vendu pour quelques roupies Indonésiennes.

Batur - peinture sur toile (14 x 17 cm) - artiste inconnu - photo © Bernard Duyck

Batur - peinture sur toile (14 x 17 cm) - artiste inconnu - photo © Bernard Duyck

Relevant de l'art Naïf, mouvement non académique et sans définition propre, elle se caractérise néanmoins par des traits communs à ces représentations figuratives : le sujet,  "campagnard", illustrant paysages et fleurs, le non-respect, volontaire ou non, des règles de la perspective occidentale, les couleurs vives sans atténuation en arrière-plan, ses détails minutieux et maladroits à la fois.

La description des trois cratères du Batur alignés sur une fissure, du lac dans la caldeira, et de ses rives dessinées par les coulées du volcan, est suffisamment précise pour identifier avec certitude le site.

Les 3 cratères du Batur - photo of the day  30.10.2017 / Ivana Dorn

Les 3 cratères du Batur - photo of the day 30.10.2017 / Ivana Dorn

Batur - peinture sur toile (14 x 17 cm) , détail - artiste inconnu - photo © Bernard Duyck

Batur - peinture sur toile (14 x 17 cm) , détail - artiste inconnu - photo © Bernard Duyck

Batur - le champ de lave de l'éruption 1968 eruption (Batur III, VEI 2)  - photo Martin Moxter

Batur - le champ de lave de l'éruption 1968 eruption (Batur III, VEI 2) - photo Martin Moxter

Le Batur, historiquement actif, est situé au centre de deux caldeiras concentriques, au nord-ouest du volcan Agung.

La caldeira externe de 10 x 13,5 km de large a été formée lors de l'éruption de l'Ignimbrite Ubud, il y a environ 29.300 ans et contient maintenant un lac de caldeira côté sud-est, en face du cône satellite Gunung Abang, le point le plus élevé du complexe.

La caldera intérieure de 6,4 x 9,4 km de large a été formée il y a environ 20.150 ans lors de l'éruption de l'Ignimbrite Gunungkawi. La paroi sud-est de la caldeira intérieure se trouve sous le lac Batur; Le cône de Batur a été construit dans la caldeira interne à une hauteur supérieure au bord de la caldeira externe.

Le stratovolcan de Batur a produit des évents sur une grande partie de sa caldeira intérieure, mais un système de fissure NE-SO supporte les cratères de Batur I, II et III, le long de la crête sommitale. Les éruptions historiques ont été caractérisées par une activité explosive légère à modérée, parfois accompagnée par une émission de lave. Les coulées de lave basaltique des bouches sommitales et de flanc ont atteint le sol de la caldeira et les rives du lac Batur à une époque historique.

La dernière éruption est datée de mars 1999 à juin 2000 (GVP)

Batur - un panache de cendres lors de l'éruption de 1999-2000 - photo © Pascal Blondé le 01.11.1999

Batur - un panache de cendres lors de l'éruption de 1999-2000 - photo © Pascal Blondé le 01.11.1999

Sources :

- Global Volcanism Program – Batur

- Site web de Pascal Blondé - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Restons dans la note Islandaises avec un tableau de

Þórarinn B. Þorláksson, l'Hekla vu de Laugurdalur.

Hekla ur Laugardal

     Hekla úr Laugardal (Hekla from Laugardalur) by Þórarinn B. Þorláksson (1867-1924). Made in 1922.

 

 

Le peintre dépeint le volcan Hekla dans des lumières "islandaises" matinales : le soleil matinal rosit ses flancs enneigés et le met en valeur dans le paysage encore peu éclairé.

L'Hekla, figure du paysage du sud de l'Islande, est connu pour ses colères et son aspect imposant et menaçant : dans le folklore local, il est considéré comme "une des portes de l'enfer".


Thórarinn B. Thorláksson (1867-1924) est un des piliers de  l'art moderne islandais, axé sur l'exploration et l'expression d'une identité distinctive, particulièrement par la peinture des paysages de l'île volcanique.

Il a étudié au Danemark, dont il a assimilé la manière de traduire les paysages. Cette oeuvre fut exposée en 1922, à Reykjavik, à la première exposition jamais réalisée par un peintre islandais dans son pays.

Ce tableau est une vue du volcan par le nord-ouest; il montre le volcan dominant un paysage bleu-vert dans lequel sol dénudé et végétation sauvage traduisent cette tension entre fertilité et dénuement ... entre désolation et prospérité amenées par le volcanisme.

Un sentiment d'intimité est donné par le creux de la vallée, qui crée un "cocon" mettant en valeur la masse volcanique; il contraste avec l'impression d'immensité de l'espace donné par la vue sur la vallée à l'arrière-plan.

La barre bleutée du plateau, surmontée par la silhouette blanche et massive, renforce le sentiment de menace que fait peser le volcan sur l'île et ses habitants.


Un autre paysage, de la même époque, met en évidence cette luminosité particulière à l'Islande et aux contrées du grand nord.

 

 

800px-Thorarinn_thingvellir.jpg

                               "Pingvellir "  by Þórarinn B. Þorláksson. Made in 1900.

 

Description du volcan Hekla :

 

Situé au sud de la zone de rift-est, l'Hekla occupe un point de transformation du rift; il émet des laves andésitiques, contrairement aux basaltes tholéitiques typiques des zones riftales islandaises.

Heklugja, une fissure longue de 5,5 km. coupe le volcan et est le siège de l'activité de la plupart des éruptions de ce volcan. Les éruptions répétées le long de ce rift sont responsables de la forme allongée de l'Hekla ENE-OSO.

Les éruptions historiques de l'Hekla ont couvert l'Islande de tephras riche en fluor et toxiques pour les animaux.

Actif depuis 5.850 avant JC, il a présenté de nombreuses périodes d'activité intense,la plus grande éruption du 20°siècle ayant eu lieu en 1947-48 : une fracture dorsale de 5 km. émet gaz et cendres,provoque la fonte des neiges et de violentes inondations. La colonne éruptive s'élève à 20 km. , générant une pluie de ponces et cendres sur l'Islande.  La toute dernière manifestation de l'Hekla ne remonte qu'au 20 février 2.000.

 

Hekla---front-lave-2000-decadevolc-jpg               L'éruption de 2000 , le front de lave - photo Décade volcanoes -

          avec l'aimable autorisation de Tom Pfeiffer - lien vers son site en "Sources".

 

Sources :

- Wikipedia :  Þórarinn B. Þorláksson

- Global Volcanism Program - Hekla

- Decade volcanoes - Hekla

- Guide des volcans , de M.Rosi & al.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

 " 1.26 " ... Intitulé intriguant pour une œuvre qui ne l’est pas moins, par une artiste atypique, et en relation secondaire avec le thème du blog ...

 

Elle fut conçue à la demande de la ville de Denver, qui voulait une œuvre monumentale mais temporaire explorant le thème de l’interconnection entre les 35 nations qui composent l’hémisphère ouest, pour commémorer la première biennale des Amériques.

 

07_DEN_Echelman_PhotoJanetEchelman_8121_YYM.png         " 1.26 "  -  L'oeuvre à Denver, à la biennale des Amériques 2010 - par Janet Echelman.


L’artiste, Janet Echelman, s’est inspiré d’une annonce du Jet Propulsion laboratory de la Nasa : Le tremblement de terre du Chili du 27 février 2010 a eu comme conséquence d’entre autre modifier la longueur du jour terrestre de 1,26 microseconde, en agissant sur les plaques tectoniques et redistribuant légèrement la masse de la Terre.

Elle a demandé au NOAA – National Oceanic and Atmospheric Administration – une simulation du tsunami qui a suivi le séisme et utilisé une forme tridimentionnelle de l’amplitude du tsunami au travers du Pacifique comme base de sa " forme sculpturale ". L’œuvre souligne l’interdépendance des systèmes terrestres et la globalité de la communauté humaine, révélée par les désastres naturels.

 

Echelman_100518_flatchartNOAA.png              Simulation du tsunami engendré par le séisme du Chili - doc NOAA / février 2010


La nature éphémère de la biennale et des impératifs de calendrier ne lui ont pas permis d’utiliser une armature d’acier ; elle s’est retourné vers un support en fibres Spectra (Spectra® Fiber, high-tenacity polyester fiber, and lighting. - Dimensions of net: 230 ft. length x 63 ft. width x 30 ft. depth.), 15 fois plus solide que l’acier, à poids égal.

Ce design super léger a rendu possible son arrimage à la facade du Musée d’Art de Denver. Sa forme fluide, animée au moindre souffle de vent, contraste avec l’architecture urbaine environnante rigide … et la nuit, l’éclairage transforme l’œuvre en une forme lumineuse dansante, tandis que l’obscurité en dissimule les cables de soutien.

 

marinco_kojdanovski_Sydney---2011.jpg                   "1.26 " ... l'oeuvre à Sydney en 2011 - photo site Janet Echelman


L’œuvre fut ensuite exposée devant l’hôtel de ville de Sydney en 2011, puis, sur un troisième continent, au Festival de lumière d’Amsterdam où elle est visible jusqu’au 20 janvier 2013. Elle y est suspendue au dessus de l’Amstel river en face du Stopera d’Amsterdam, qui abrite l’hôtel de ville et le théâtre musical.

 

03.jpg

 

05.jpg" 1.26 " sur l'Amstel river à Amsterdam et sous des éclairages différents - 07.12.2012 - 20.01.2013 - photo site Janet Echelman


L’artiste en parle : " A Amsterdam, la rivière et les canaux ont centralisé la vie de la cité au cours des derniers siècles ... la réflexion de la lumière à la surface de l’eau est devenue le côté primordial de l’œuvre dans ce cas, créant une opportunité de contemplation. La sculpture invite à faire une pause et à considérer que nous sommes partie prenante et inter-connectée d’un grand ensemble ( littéralement : nous sommes tricoté dans un grand tissu) "

 

Le montage de l'oeuvre et son illumination nocturne à Amsterdam :

 

 

 

L'artiste se raconte :

 

 

 

 

Sources :

- Le site de Janet Echelman - link

- Séisme de février 2010 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s

Erevan, la capitale de l'Arménie, révèle tous ses charmes lorsqu'on l'approche au lever ou au coucher du soleil ... la ville rose se détache alors sur le volcan Ararat qui domine la région.

Cette cité, un des plus anciennes au monde, fut fondée en 782 avant notre ère par le roi Arghisti I. Elle tire son nom de la forteresse urartéenne d'Erebouni, dont il ne reste que quelques ruines.

Onze cités ont évolué depuis sur le même site jusqu'aujourd'hui. En novembre 1920, le régime Soviétique a fait d'Erevan la capitale de la République Socialiste Soviétique Arménienne, un des 15 membres de l'Union Soviétique.La cité s'est transformée sous ce régime, passant d'une petite ville à une métropole moderne de plus d'un million d'habitants ... mais ce fut toujours la même pierre qui a été utilisée pour remplacer les anciennes maisons par des constructions de style Soviétique.

A la chute de l'Union Soviétique en 1991, Erevan devint la capitale de la République indépendante d'Arménie.

Erevan - Place de la République, aux couleurs changeantes du petit matin - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan - Place de la République, aux couleurs changeantes du petit matin - photo © Bernard Duyck 2019

La pierre rose du volcan :

Cette pierre, de teinte rosée pastel à soutenue parfois orangée, est une ignimbrite oxydée, un tuf soudé, provenant de la partie supérieure d'une épaisse coulée pyroclastique largement répandue autour d'Erevan.

Le volcanologue Jack Lockwood dit que cette couleur résulte à la fois de la vitesse de la coulée, de l'endroit où elle a stoppé (un terrain plat favorisant un dépôt épais), et de l'oxydation.

La couleur rosée est renforcée au soleil couchant sur les sommets enneigés de l'Ararat.

Erevan - nuance des tufs volcaniques  sur les bâtiments de la place de la République - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan - nuance des tufs volcaniques sur les bâtiments de la place de la République - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan - avenue du Nord - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan - avenue du Nord - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan -  étendue sur les collines - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan - étendue sur les collines - photo © Bernard Duyck 2019

Erevan est une capitale contrastée qui s'étend sur sept collines, et sur divers niveaux, de 865 à 1.390 mètres, adossée aux gorges de la rivière Hrazdan.

Le centre de la ville s'articule autour de ma Place de la République, et de l'Opéra, bordées de constructions de type soviétique, ornées de motifs inspirés de l'architecture médiévale.

L'avenue du nord relie ces points névralgiques, pour aboutir à "La Cascade" : cette oeuvre ornementale est devenus un lieu de culture, exposant de l'art contemporain ; la rénovation du quartier, à la chute de l'URSS a permis la mise en place de projets immobiliers, et d'un musée d'art, animé de commerces et de nombreux cafés et restaurants.

La circulation dans cette ville d'un million deux cent cinquante mille habitants reste chaotique, sans respect des règles, bien que la police soit prompte à sévir.

Erevan - "La Cascade" - photos © Bernard Duyck 2019
Erevan - "La Cascade" - photos © Bernard Duyck 2019
Erevan - "La Cascade" - photos © Bernard Duyck 2019

Erevan - "La Cascade" - photos © Bernard Duyck 2019

Sources :

- Smithsonian Mag - How Ancient Volcanoes Created Armenia’s Pink City - In the capital city of Yerevan, volcanic rock flows pink - link 

- Guides touristiques.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Comment décrire l’univers de ce peintre sicilien ? Une plongée dans un univers sombre et mystérieux, servi par une imagination débordante … les peintures surréalistes de Fulvio Di Piazza recréent des paysages

anthropomorphiques, avec un luxe de détails et une belle profondeur.

 

Fulvio-Di-Piazza---Zolla---2011---courtesy-Bonelli-Arte-Con.jpg Fulvio Di Piazza - " Zolla "- 2011 - courtesy Bonelli Arte Contemporanea, Canneto sull’Oglio (MN) / Artribune.


L’artiste est né en 1969 à Syracuse. Après des études à l’Académie des Beaux-arts d’Urbino, il travaille à Palerme. Ses peintures sont exposées dans de nombreuses métropoles, Rome, Venise, Milan, mais aussi New York, Los Angeles ou Londres.

 

Son œuvre s’inspire du livre de Jeremy Rifkin et Ted Howard, "Entropy" - 1980 : les auteurs y analysent l’économie mondiale et les structures sociales en utilisant la seconde loi de la thermodynamique, connue comme la loi de l’entropie. Ils soutiennent que l’humanité gaspille ses ressources à un rythme croissant, ce qui mènera à terme à la destruction de la civilisation … ce qui s’est déjà passé à une échelle plus petite avec certaines sociétés dans le passé. Le livre encourage l’utilisation de sources d’énergie durables et une consommation lente des ressources comme solution pour retarder ou prévenir la mort par entropie.


Fulvio Di Piazza explore les notions de temps, d’énergie, et de matière, sans cesse renouvelés au cours de milliards d’années. Ses tableaux dépeignent un monde où les éléments essentiels de la vie sont constamment remodelés.

 

LA-CONQUISTA-DELL-INUTILE---Fulvio-di-Piazza.jpg                          Fulvio Di Piazza - "La Conquista dell'Inutile" - photo 2photo.ru

 

Son cadre sicilien a influencé son œuvre : la confrontation entre l’architecture Normande-arabo-byzantine et le modernisme, la dualité de la cendre (volcanique), à la fois un reste de matières consommées par le feu, et début d’un nouveau cycle de ces matières … tout est interprété comme potentiel de renouvellement au-delà du chaos de fin du monde. Tel le phénix, ses mondes renaissent de la destruction.

Ses paysages, ses arbres, ses animaux, ses nuages, le tout extrêmement détaillé et texturé,  se combinent entre eux, souvent dominant ou au sein de laves brûlantes pour devenir quelque chose de différent de leurs composants individuels.

 

DUSTYCILY-F.di-Piazza.jpg                                          Fulvio Di Piazza - "Dustycily" -  photo alldayplus


J’ai relevé trois œuvres, dont la structure a, de façon voulue ou inconsciente, la forme de la Sicile, avec un volcan bavant sa lave, positionné côté Est, à la façon de l’Etna sur son île.

 

aorLgQR.jpg              Fulvio Di Piazza -" Liar" - de son expo "Ashes to Ashes " à la Le Vine gallery


Dans sa série " Ashes to Ashes ", exposée récemment à la galerie Jonathan Le Vine à New York, son travail artistique emprunte une nouvelle direction dramatique dans son imagerie volcanique.

Des figures se tordent parmi les nuages de fumée, avec des visages faits de débris calcinés, et un corps vulnérable et brûlant, sur un arrière-plan de sommets fumants, de braises ou de coulées de lave sortant de cratères, telles le sang de la Terre.

 

D'autres oeuvres dans cette vidéo :

 

 

 

Sources :

- Artribune - La terra trema - Fulvio di Piazza al Museo Riso di Palermo - link

- Jonathan Le Vine gallery - Fulvio Di Piazza - Ashes to Ashes - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Le centre aérospatial Allemand - Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt; DLR – a publié des images du cratère Becquerel, prise par sa caméra HRSC, à bord de Mars Express, vaisseau spatial de l’ESA.

 

BequerelCrater_3d3_l.jpg Mars - une montagne de dépôts sulfurés dans le cratère Becquerel - doc. ESA/DLR/FU Berlin (G.Neukum)

BequerelCrater_co_l.jpg              Mars - vue zénithale du cratère Becquerel - doc. ESA/DLR/FU Berlin (G.Neukum)


Le cratère Becquerel est situé dans la région Arabia Terra, marquant la BequerelCrater_ctxt_l.jpgtransition entre les Highlands martiens et les terres basses du nord.

   doc. ESA/DLR/FU Berlin (G.Neukum)

Il a un diamètre de 167 km., et une profondeur de près de 4.000 mètres. Il doit son nom au physicien Français Antoine Henri Becquerel (1852-1908) , récompensé avec Pierre et Marie Curie par le Prix Nobel en 1903, pour la découverte de la radioactivité.


Le cratère Becquerel inclue une montagne de 1.000 mètres de hauteur, aux pentes en inclinaison douce et au sommet plat, faite de couches de dépôts sulfurés. On pense que ces sédiments ont été formés par interaction entre une eau souterraine émergente dans des régions de basse altitude, comme des cratères d’impacts, et des poussières transportées par les vents, éventuellement en liaison avec des dépôts de cendres. La séquence des différentes couches pourrait retracer les variations saisonnières du climat ou ses changements sur des périodes plus longues, causés par des variations périodiques de l’axe de rotation de la planète Mars. Des dépôts similaires sont présents sur le cratère Gale, où s’est posé le 6 août 2012 le rover Curiosity de la Nasa. Les recherches effectuées par ce robot pourraient affiner les connaissances dans ce domaine.

Les sédiments ont été érodés au cours du temps ; il est en effet possible que tout le cratère Becquerel ait été recouvert de ces sédiments sulfurés, susceptibles de désagrégation et balayés par les vents au cours d’une exposition qui a duré plus de trois milliards d’années.

 

Becquerel_Crater_wind_blown_sediments--ESA.jpg           Mars - dépôts éoliens dans le cratère Becquerel - doc. ESA/DLR/FU Berlin (G.Neukum)


Les zones noires sur les images sont des surfaces couvertes d’une couche de sable basaltique, probablement provenant de cendres volcaniques et de champs dunaires présents en divers endroits sur Mars.

 

Arabia_Dunes-NASA--JPL-Caltech-University-of-Arizona---HI-R.jpgMars - Arabia dunes - un des plus vieux terrain sur Mars - cratère d'impact anonyme situé dans l'est de cette zone, exposant un champ de dunes de sable noir et autres zones rocheuses. - photo "Mars as Art" - NASA/JPL-Caltech/University of Arizona/HI-RISE.

 

A suivre : d'autres histoires martiennes ... volcaniques.

 

Sources :

- Universe today - This black stain on Mars could be volcanic leftovers - link

- DLR Portal - A "radiant" beauty - sulphourous sediments in Becquerel crater (05.09.2013)  - link

- Nasa - Mars exploration program - "Mars as Art" - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Utilisée depuis plus d’un siècle, la lave émaillée va être d'abord employée pour la signalétique des plaques de rue, des échelles d’étiage, pour certaines sorties de métro à Paris (Porte de la Chapelle), pour les bornes d’angles à quatre faces de Michelin sur les routes de France, ou des tables d’orientation éditées par le Touring club.

Aujourd’hui, ce magnifique produit est utilisé pour des plans de travail pour les cuisines, des revêtements muraux, des panneaux décoratifs ou des bibelots d’art.

Jules Jollivet (1794-1871) Panneau décoratif "La Trinité" - Peinture sur lave émaillée - 110 x 240 cm environ Paris, église Saint-Vincent-de-Paul  - Photo : Didier Rykner

Jules Jollivet (1794-1871) Panneau décoratif "La Trinité" - Peinture sur lave émaillée - 110 x 240 cm environ Paris, église Saint-Vincent-de-Paul - Photo : Didier Rykner

Table d'orientation à Ajaccio "La ville Génoise"  - photo agence Méliades.

Table d'orientation à Ajaccio "La ville Génoise" - photo agence Méliades.

Borne quadrangulaire Michelin, alliant information et publicité - photo Forum auto

Borne quadrangulaire Michelin, alliant information et publicité - photo Forum auto

La réalisation des plaques :

Des tranches de lave, le plus souvent de la lave de Volvic, une trachy-andésite, sont calibrées en épaisseur et débitées au format voulu (outil diamanté refroidi par eau). Après un surfaçage pour lisser les traces de sciage et chanfreinage des arêtes, les imperfections de la pierre sont engobées à la spatule avec un mélange de silice, d’argile et de feldspath. Une fois sèche, la plaque est poncée au bouchon de liège et cuite aux environs de 980°C.

Le dessin est posé à la mine graphite, et les émaux, principalement à base d’oxydes de fer et dérivés, appliqués au pinceau de martre. Le tout est vitrifié entre 940 et 960°C. Un éventuel passage supplémentaire au four se fait en cas de dorure au pinceau, recuite vers 700°C. La lave est la seule pierre supportant ces cuissons répétées.

La surface de l’émail présente un faïençage, des craquelures qui s’expliquent par un coefficient de dilatation de l’émail supérieur à celui de la lave ; au refroidissement, la différence de rétraction entraîne l’apparition de ce phénomène de microfissuration.

L'émaillage des plaques de lave - Extrait de la “revue mensuelle officielle de l’automobile-club-ardennais”, numéro 11 de novembre 1935.

L'émaillage des plaques de lave - Extrait de la “revue mensuelle officielle de l’automobile-club-ardennais”, numéro 11 de novembre 1935.

Plaque signalétique de lave émaillée, sur support de béton - A6 Darvault / Société autoroute Paris-Lyon

Plaque signalétique de lave émaillée, sur support de béton - A6 Darvault / Société autoroute Paris-Lyon

Ses caractéristiques permettent de réaliser un produit d’une qualité incomparable. L’aspect naturel de la lave donne aux visuels un rendu unique, une brillance et une profondeur des couleurs exceptionnelles. La pérennité du produit lui vient de son insensibilité au chaud, au froid, à l’air salin et à l’érosion éolienne par les vents de sable, et d’une résistance forte aux agressions, rayures, poinçonnement, ou graffitis (qui peuvent être enlevés au karcher, ou avec de l’acétone)

Seul bémol, compensé par la longévité du produit, son prix avoisinne les 3.000 € ht/m².

Sources :

- Histoire du panneau Michelin - link

- Ce qu'il faut savoir sur la lave émaillée - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s, #Eruptions historiques
Santorin - site archéologique d'Akrotiri - xeste 2 / facade nord - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - xeste 2 / facade nord - photo © Bernard Duyck 09.2019

Les fouilles toujours en cours à Akrotiri ont permis de nombreuses trouvailles, dont l'étude a remis en question les anciennes théories sur l'histoire de la mer Egée.

Le site d'Akrotiri a été habité depuis le milieu du 5° millénaire avant JC ; à la fin du 3° millénaire et au début du second millénaire avant JC, Akrotiri était un part commercial important et un centre urbain de caractère cosmopolite, à la culture sophistiquée.

La spécialisation dans les domaines de l'artisanat et la division du travail se reflète dans les produits de cette culture : poteries, travail des métaux, construction navale, etc, et témoigne du caractère urbain de la société de Santorin.

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - stratification des dépôts de cendres et ponces - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - stratification des dépôts de cendres et ponces - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - Magasin aux "pithois" (grandes jarres de stockage) - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - Magasin aux "pithois" (grandes jarres de stockage) - photo © Bernard Duyck 09.2019

Les maisons possèdent deux à trois étages et de nombreuses chambres. Les plus luxueuses étaient construites en pierres taillées (on les dénomment xestes), les plus modestes en torchis . Des poutres en bois supportent les plafonds et les linteaux de portes et fenêtres; elles étaient munies de sanitaires, d'équipements ménagers et meubles, dont on a retrouvé des moulages dans la cendre. Les habitations sont imbriquées dans un plan urbanisé muni d'un réseau d’égouts, et se répartissent en petites rues qui s'élargissent en places de taille variable par endroits.

Carte d'Akrotiri à l'âge de bronzen vers 1600 avant JC - Doc.Maximilian Dörrbecker / Kimdime69

Carte d'Akrotiri à l'âge de bronzen vers 1600 avant JC - Doc.Maximilian Dörrbecker / Kimdime69

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - reconstitution numérique d'une maison à étage et d'un intérieur décoré, muni de portes et placards, et pavé de dalles en pierre volcanique - photo © Bernard Duyck 09.2019 - un clic pour agrandirSantorin - site archéologique d'Akrotiri - reconstitution numérique d'une maison à étage et d'un intérieur décoré, muni de portes et placards, et pavé de dalles en pierre volcanique - photo © Bernard Duyck 09.2019 - un clic pour agrandir

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - reconstitution numérique d'une maison à étage et d'un intérieur décoré, muni de portes et placards, et pavé de dalles en pierre volcanique - photo © Bernard Duyck 09.2019 - un clic pour agrandir

Les peintures murales retrouvées dans les ruines témoignent de la vie quotidienne des activités et de l'apparence des habitants d'Akrotiri, marchands, marins ou artisans ; Les scènes de nature montrent les liens originaux avec la Grèce, et les contacts avec l'Egypte. Elles constituent autant de véritables ouvres d'art, qui seront évoquées dans un article sur l'art.

Les tissus de laine ou de lin étaient teints naturellement, et par des produits parfois coûteux : on a retrouvé des coquilles de murex, et le safran était cultivé.

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - Maison ouest/ chambre 4 - décoration avec un  jeune homme aux poissons, nu et au crâne rasé - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - Maison ouest/ chambre 4 - décoration avec un jeune homme aux poissons, nu et au crâne rasé - photo © Bernard Duyck 09.2019

La grande éruption de 1600 avant JC a recouvert cette civilisation de ponces et de cendres, apparemment sans faire beaucoup de victimes ... on n'a découvert que des poteries et quelques ustensiles peu coûteux, aucun squelette (comme à Pompéï et Herculanum suite à l'éruption du Vésuve). Les habitants de l'île, peuplée à l'époque, ont su évaluer les risques et prendre la fuite,avec leurs objets de valeur, dès les premiers forts séismes traces visibles sur un escalier), ou manifestations éruptives, grâce à leur flotte.

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - escalier brisé dans le complexe delta des fouilles  - photo © Bernard Duyck 09.2019

Santorin - site archéologique d'Akrotiri - escalier brisé dans le complexe delta des fouilles - photo © Bernard Duyck 09.2019

Source : Akrotiri – Thera and the east Mediterranean – by Nanno Marinatos / Edit. Militos

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

66_Sakurajima_Osumi.jpg

Sakura-jima - tiré de la série "Vues de différentes provinces" / la province Osumi - estampe d'Utagawa Hiroshige (1797-1858)

 

Cette estampe met en scène le volcan Sakura-jima dans la baie de Kagoshima : une île verte dominée par un cône au toit plat, dont les flancs bas sont constellés de cerisiers en fleurs; des jonques naviguent sur la baie, tandis qu'à l'avant-plan, d'autres sont ancrées au port.

Les cartouches supérieurs comportent, en rouge, le titre de la série - Roku-ju-yo Shio Meisho Dzu-ye  , littéralement "Vues de plus de soixante Provinces", produite entre 1853 et 1856 - et le sous-titre dans une couleur variable.

La signature d'Hiroshige est elle aussi dans un cartouche de teinte rouge, accompagnée d'un autre, plus petit, qui reprend le nom du graveur.

 

 

Le peintre, graveur, dessinateur :

Utugawa Hiroshige - 歌川広重 - né à Edo en 1797, est un des grands noms de l'Ukiyo-e (*) et de l'estampe de paysage; avec Hokusai, à qui on l'oppose souvent, il aura mené cette façon de peindre à un sommet inégalé avant le déclin de la xylographie au Japon.

 

(* ) : L' Ukiyo-e, en français « images du monde flottant » est né au Japon au 17° siècle  au sein de la culture urbaine et bourgeoise de la capitale de l'époque, Edo, devenue Tokyo en 1868.

La technique de réalisation de ces estampes consiste en une gravure sur bois : le dessin original au pinceau, le shita-e, est pratiqué sur une feuille de papier résistant très fin appelé minogami, collée à l'envers sur une planche de bois assez tendre (cerisier, poirier, souvent coupée dans la tranche du tronc - pour plus de résistance aux tirages multiples - ce qui explique les limites du format Oban). Cette planche matrice va être creusée à la gouge pour ne laisser en relief que les traits du pinceau. De là on tire autant de feuillets en noir et blanc qu'il faudra de couleurs. L'artiste détermine sur chacun des feuillets la couleur correspondant à des surfaces de vêtements, de feuillages, de mers, de montagnes, etc.

On grave ensuite de la même façon, à partir des feuillets en noir, des planches différentes correspondant à chaque future couleur. On imprime la feuille de papier (papier hōsho) à estamper en l'appliquant successivement (dans un ordre déterminé par l'artiste) sur chaque planche dérivée de la première, repérée sur elle, mais encrée d'une couleur différente, et on frotte légèrement le papier humide avec un tampon spécial baren de fibres (extérieur en feuille de bambou), ce qui requiert beaucoup d'expérience de la part des graveurs et des imprimeurs.

Par superposition de couleurs transparentes (végétales ou minérales), on peut obtenir une grande subtilité dans les tons à partir d'un nombre de couleurs limité. Du jaune sur de l'indigo plus ou moins foncé produit un vert, si l'on y surajoute la planche des ocres à certains endroits, ces endroits prendront une teinte vert-olive foncé, etc.

(Wikipedia)

 

 

C'est au travers de son oeuvre que l'occident découvre vers 1870, après le réouverture des échanges , l'étonnante originalité des arts graphiques nippons ... le "Japonisme" aura une influence déterminante sur les peintres impressionnistes et plus tard sur l'art nouveau.

 

800px-Hiroshige Van Gogh 2 - ph.Mps2A gauche, Hiroshige  - "Le pont Ōhashi et Atake sous une averse soudaine" , estampe tirée des Cent Vues d'Edo (1857). - (Evening Shower at Atake and the Great Bridge)

A droite, Van Gogh - "Japonaiserie : pont sous la pluie". 

doc. Mps2.

 

Auteur prolifique, Hiroshige produit plus de 5.400 estampes entre 1818 et 1858.

Il se fait l'humble interprète de la nature, et sait exprimer, avec les moyens frustres de la gravure sur bois, les transparences délicates de l'atmosphère au fil des saisons, dans des paysages où l'homme est toujours présent.

Les teintes vertes et bleues dominent chez lui, et son sens du "premier plan" sera repris plus tard par Degas, et dans les bons clichés photographiques.

 

Le volcan Sakura-jima :

L'estampe représente ce volcan très actif, dans une phase de repos.

Formé il y a 13.000 ans dans la baie de Kagoshima, sur le bord sud de la caldeira d'Aira (datée de 22.000 ans).

Les premières observations d'activité datent de 708 avant JC. Les éruptions se produisent dans le cratère Showa et sont bien souvent stromboliennes; des éruptions pliniennes se sont produites en 1741-46, 1779-82 et 1914.

De 1955 à 2.000, le volcan présente une activité constante avec 100-200 grandes explosions annuelles. L'observatoire volcanologique du Sakura-jima a été créé en 1960.

Au 21° siècle,  le volcan connaît un regain d'activité avec un record de 550 explosions dès juin 2010, et plus de trois millions de tonnes de cendres rejetées.

 

Plus de détails sur ce blog : Volcans de Kyushu sud.

 

Sur la vidéo jointe, une superbe éjection de lave et un panache parcouru d'éclairs, le 01.10.2011.

 

Sources :
- Global Volcansim Program - Sakura-jima
- L'archipel Nippon - Volcans de Kyushu - link ... et articles suivants.

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