Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Le cratère du Colima - peinture de Johann Moritz Rugendas 1831

Le cratère du Colima - peinture de Johann Moritz Rugendas 1831

Cette peinture de Rugendas illustre le cratère fumant du Volcan de Colima tel qu’il était lors de la première expédition scientifique au sommet du volcan. Il résulte de l’activité explosive majeure du 15 février 1818, une éruption de VEI 4 ayant produit des coulées pyroclatiques et d’importantes émissions de cendres, signalées jusqu’à 440 km. du site éruptif. (GVP)

Un style riche en couleurs et contrastes dramatiques, un coup de pinceau à la manière impressionniste, et caractérisé par le mouvement, le jeu de la lumière, le sensationnalisme et la monumentalité de ses compositions … ce qui fait comparer son travail à celui de Delacroix. (The Biography)

Crtaère du Colima - peinture de Johann Moritz Rugendas.

Crtaère du Colima - peinture de Johann Moritz Rugendas.

Ces peintures du Colima font parties d’un riche ensemble d’illustrations ayant trait au Mexique et d’autres pays d’Amérique latine.

Ce sont des œuvres de Johann Moritz Rugendas (1802-1858), artiste allemand, descendant d’une illustre famille de graveurs d’Augsburg. Après avoir eu un premier contact avec le continent américain, en tant que rapporteur et illustrateur du Baron de Langsdorff au Brésil, il revient en Europe de 1825 à 1830, où il voyage en Italie, France et Angleterre … avec une intention, obtenir des fonds pour réaliser une œuvre illustrant l’Amérique sous tous ses aspects.

En 1831, il arrive au Mexique, où il reste trois ans, pendant lesquels il parcourt différentes régions, et participe au passage à un complot contre le Président, don Anastasio Bustamante … ce qui lui vaut la prison et son expulsion du pays.

Le lac de Zapotlan et le Nevado de Colima. - par Johann Moritz Rugendas

Le lac de Zapotlan et le Nevado de Colima. - par Johann Moritz Rugendas

Il voyage ensuite au Chili, où il réalise le meilleur de son œuvre puis au Pérou, avant de retourner en 1846 en Europe.

Ses observations et notes, classées par critères géographiques, ses illustrations de monuments archéologiques ou coloniaux, ainsi que de nombreux portraits durant son séjour en Amérique centrale et latine lui vaudront le qualificatif de " Humboldt de la peinture " enAmérique.  (Humboldt of painting in America).

Elles seront éditées pour part dans son livre " Mexico: Landschaftsbilder und Skizzen aus dem Volksleben ".

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Colima

- The biography.us - Biography of johann Moritz Rugendas - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Camillo De Vito - Naples, début du XIXème siècle - doc. Ωméga / Flickr

Camillo De Vito - Naples, début du XIXème siècle - doc. Ωméga / Flickr

Avec les redécouvertes de Pompéi et d’Herculanum, le Vésuve a exercé un véritable engouement au 18° et 19° siècle.

La pratique en vogue du Tour du Chevalier, plus communément appelé le Grand Tour, par les jeunes Européens distingués, voyage de formation aux pratiques diplomatiques, militaires et culturelles, va correspondre dans la région Napolitaine avec l’âge d’or des Gouaches Napolitaines.

Anonymes pour la plupart, et de petits formats pour en faciliter le transport, ces œuvres artisanales, " souvenirs de voyage ", ont ravi ces riches touristes.

L’utilisation de la gouache ou de l’aquarelle correspond à la nécessité de réaliser ces œuvres rapidement et en grand nombre. Deux formats sont privilégiés : 30/40 cm. destiné à être encadré, ou 10/15 par 5/10 cm. favorable à une mise en album. Généralement entourées d’un cadre noir, elles portent la mention manuscrite du jour ou de l’année de l’éruption dépeinte.

Camillo De Vito - Naples, début du XIXème siècle - doc. Ωméga / Flickr

Camillo De Vito - Naples, début du XIXème siècle - doc. Ωméga / Flickr

Parmi celles-ci, les œuvres de Camillo de Vito illustrent des éruptions du Vésuve échelonnées entre 1812 et 1822.

Elles diffèrent d’œuvres habituellement assez sombres … " équilibrées " par une luminosité dans une partie de la gouache, rendue par un reflet sur la Baie de Naples, un quartier de Lune, quelques personnages éclairés en avant-plan, ou de simples fumerolles.

Cône, retombées incandescentes et coulées, ou encore reflets lumineux de la lave sur les nuages, sont tous bien précis … et témoignent d’une application de l’auteur.

Camillo De Vito - Naples, début du XIXème siècle - doc. Ωméga / Flickr

Camillo De Vito - Naples, début du XIXème siècle - doc. Ωméga / Flickr

Les éruptions du Vésuve, entre 1812 et 1830, sont le plus souvent effusives à effusivo-explosives et concernent à la fois le sommet et les flancs du volcan. Les Gouaches Napolitaines, bien qu’imparfaites ou réalisées à la hâte, restent de précieux témoignages avant les premières photographies réalisées au cours de l’éruption de 1872.

 

Source : Global Volcanism Program - Vesuvius / Eruptive history - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Affiche de l'exposition "Pompeï, la cité immortelle"

Affiche de l'exposition "Pompeï, la cité immortelle"

L'exposition, située au Palais de La Bourse à Bruxelles, vous propose de "découvrir Pompéi, mieux que si vous y étiez" .

Elle est basée sur les dernières découvertes scientifiques et réalisée en collaboration avec le Musée archéologique national de Napoli et le Musée Galileo de Firenze.

Après avoir ressenti dans votre corps l’éruption du Vésuve qui a détruit la cité en l’an 79, dans l'espace immersif, vous découvrirez une centaine d’objets authentiques, dont les célèbres moulages de corps figés dans la cendre du volcan, qui racontent l’histoire de la ville sous deux angles inédits : la nature et les technologies.

Quelle était la nature autour de la ville ? Comment les habitants l’utilisaient-ils pour se nourrir ? Quels vins y produisait-on ?

Une famille à suivre, des reconstitutions de Pompéi avant sa destruction, des ouvres d'art ... à découvrir.

Une famille à suivre, des reconstitutions de Pompéi avant sa destruction, des ouvres d'art ... à découvrir.

Bracelet, or, 1er siècle av. J.-C. Museo Archeologico Nazionale di Napoli © Pio Foglia, Fotografica Foglia Napoli

Bracelet, or, 1er siècle av. J.-C. Museo Archeologico Nazionale di Napoli © Pio Foglia, Fotografica Foglia Napoli

Détruite par un séisme en l'an 62, les cendres de l'éruption du Vésuve en 79 vont figer une ville en reconstruction, pour nous la faire découvrir en 1763. Ce n'est pas une cité morte, mais bien une cité au travail que donne à voir cette exposition : des modèles de machines, des reconstitutions 3D vont accompagner le visiteur dans le temps, en révélant les compétences scientifiques et techniques de l'époque : la distribution de l'eau, le chauffage à air chaud, l'utilisation du verre, la culture de la vigne, la médecine et la chirurgie ... tout en suivant l'histoire d'une famille tout au long du parcours.

Pompéi touchée par un séisme en l'an 62 - photo Robert Decker / Oregonstate

Pompéi touchée par un séisme en l'an 62 - photo Robert Decker / Oregonstate

Bacchus et Ariane - fresque  - Museo Archeologico Nazionale di Napoli / ©Tempora

Bacchus et Ariane - fresque - Museo Archeologico Nazionale di Napoli / ©Tempora

Vue générale de l'exposition "Pompeï, la cité immortelle", avec au fond l'espace immersif -  photo ©Tempora

Vue générale de l'exposition "Pompeï, la cité immortelle", avec au fond l'espace immersif - photo ©Tempora

Source : Pompeii, the immortal city – link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Jocelyn Lardy nous fait partager sa dernière oeuvre, mêlant la fiction de Tolkien, Le Seigneur des anneaux, et la volcanologie, avec comme décor le Mont Doom.

Situé en Mordor, une région du nord-ouest de la Terre du Milieu,le Mont Destin, en sindarin Orodruin (Montagne de la flamme rouge) est l'endroit où Soron forge les Anneaux de pouvoir, dont l'anneau Unique.

Epopée du Seigneur des anneaux - Le Mont Doom - © Oeuvre par Jocelyn Lardy.

Epopée du Seigneur des anneaux - Le Mont Doom - © Oeuvre par Jocelyn Lardy.

Le peintre à l'oeuvre.

Le peintre à l'oeuvre.

Lorsque cet anneau est jeté dans les laves, le Mont Doom entre dans une éruption cataclysmique, au moment d'une gigantesque bataille où des mammouths géants affrontent, sous une pluie de bombes volcaniques, le tir groupé des archers Elfes.

La scène décrite est pure invention, et prétexte à peindre un volcan en éruption.

L'oeuvre à ses débuts, et détail sur les archers Elfes -un clic pour agrandir -  © Oeuvre de J.LardyL'oeuvre à ses débuts, et détail sur les archers Elfes -un clic pour agrandir -  © Oeuvre de J.Lardy

L'oeuvre à ses débuts, et détail sur les archers Elfes -un clic pour agrandir - © Oeuvre de J.Lardy

Détail sur l'éruption catackysmique du Mont Doom -  © Oeuvre de Jocelyn Lardy

Détail sur l'éruption catackysmique du Mont Doom - © Oeuvre de Jocelyn Lardy

Détail sur l'impact d'une bombe -  © Oeuvre de Jocelyn Lardy

Détail sur l'impact d'une bombe - © Oeuvre de Jocelyn Lardy

Dans l'adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson, le volcan représentant le Mont Doom est le Ngauruhoe, en Nouvelle-Zélande. En raison du caractère sacré du volcan pour les Maori vivants dans cette région, le réalisateur n'a pas été autorisé à en filmer les pentes sommitales du Ngauruhoe, et à dû se rabattre sur des images du Ruapehu voisin.

Le Ngauruhoe et le Ruapehu vus du Tongariro - photo © Guillaume Piolle / CC BY 3.0

Le Ngauruhoe et le Ruapehu vus du Tongariro - photo © Guillaume Piolle / CC BY 3.0

Sources :

- Galeries de Jocelyn Lardy sur son site : http://sjlardy.free.fr/

- les autres oeuvres volcaniques de Jocelyn sur ce blog :

  * " La colère d'un gris" & "Dans le chaudron du diable" / Earth of fire - overblog

  * "Chasseur de lave au Kamchatka " / Earth of fire- overblog

  * "Surtsey, terre vierge, monde interdit" / Earth of fire- overblog

  * "Voyage au centre de la terre" / Earth of fire - overblog

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Sans les chercher vraiment, mon séjour 2017 à La Réunion m'a permis de voir nombre de ces petits personnages sympathiques, sortis de l'imagination de Jace.

 "Débarqués un week-end d'une autre planète, et jamais rentrés chez eux. Petit personnage sans genre ni race, je crois qu'ils s'amusent bien sur Terre" ... comme le dit l'artiste.

La pluviométrie de la Réunion, illustrée par Jace et ses gouzous - photo © Bernard Duyck / Juin 2017

La pluviométrie de la Réunion, illustrée par Jace et ses gouzous - photo © Bernard Duyck / Juin 2017

Saint Louis / La pile d'essai du nouveau pont sur le Rivière Saint Etienne, sauvée de la démolition et décorée par Jace, sur commande du Conseil Régional. - photo © JM. Mestdagh / Juin 2017

Saint Louis / La pile d'essai du nouveau pont sur le Rivière Saint Etienne, sauvée de la démolition et décorée par Jace, sur commande du Conseil Régional. - photo © JM. Mestdagh / Juin 2017

Squattant bien souvent des endroits improbables, où il est impossible de s'arrêter pour leur " tirer le portrait " comme sur la route des Tamarins, on en retrouve heureusement dans des endroits plus accessibles ...

Dessinés sur le principe de la ligne claire, sans pieds, ni mains, ces petits personnages jaune moutarde à la grosse tête ovoïde égayent les coins les plus reculés.

Pas de Bellecombe - un gouzou prévenant ... "Pensez à surveiller les enfants"  - photo © Bernard Duyck / Juin 2017

Pas de Bellecombe - un gouzou prévenant ... "Pensez à surveiller les enfants" - photo © Bernard Duyck / Juin 2017

Sur la route des volcans, il faut parfois aller jusqu'au Pas de Bellecombe pour le retrouver ... ou en rencontrer un par hazard au Tremblet.

Jace illustre, avec ses gouzous, les colères cyclopéennes de la Fournaise - Le Tremblet, cabine électrique - photo © Bernard Duyck / Juin 2017

Jace illustre, avec ses gouzous, les colères cyclopéennes de la Fournaise - Le Tremblet, cabine électrique - photo © Bernard Duyck / Juin 2017

La dive bouteille est-elle la clef pour s'envoler vers quelque paradis ? - photo © Bernard Duyck / Juin 2017 - un peu dégradé, sur le mur d'une brasserie de Cilaos

La dive bouteille est-elle la clef pour s'envoler vers quelque paradis ? - photo © Bernard Duyck / Juin 2017 - un peu dégradé, sur le mur d'une brasserie de Cilaos

Une alternative au Roundup, favorable aux abeilles ... semez des fleurettes ! - photo © Bernard Duyck / Juin 2017 - sur le mur d'une brasserie de Cilaos.

Une alternative au Roundup, favorable aux abeilles ... semez des fleurettes ! - photo © Bernard Duyck / Juin 2017 - sur le mur d'une brasserie de Cilaos.

C'est bientôt la rentrée !  - photo © Bernard Duyck / Juin 2017 / à l'arrière d'un car sur la route des hauts

C'est bientôt la rentrée ! - photo © Bernard Duyck / Juin 2017 / à l'arrière d'un car sur la route des hauts

 

A La Réunion, Gouzous lé là ! 

 

A revoir : Jace et ses gouzous ...volcaniques ! - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Joseph Wright de Derby, né en 1734 à Derby et mort en 1797 dans la même ville, est un peintre paysagiste et portraitiste britannique.

Il a été reconnu comme le premier peintre professionnel majeur à construite sa carrière en dehors de la capitale.

Il est célèbre pour sa technique du clair-obscur, qui accentue les contrastes entre les parties claires et sombres, et pour ses scènes éclairées à la bougie, influencé dans ce domaine par van Honthorst et Rembrandt van Rijn.

Ses tableaux illustrent les débuts de la science, l'alchimie, des scènes d'expériences, de nouvelles machines et les dirigeants de la révolution industrielle. Ils constituent des archives importantes sur le "Siècle des Lumières", période où la science affronte l'obscurantisme et les valeurs religieuses.

"Le Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples" -  oeuvre de Joseph Wright of Derby  1734 - 1797 - un clic pour agrandir - doc. TATE

"Le Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples" - oeuvre de Joseph Wright of Derby 1734 - 1797 - un clic pour agrandir - doc. TATE

Nous ne nous intéresserons qu'à une petite période de sa vie professionnelle, de 1773 à 1777, durant laquelle il visite l'Italie et a été marqué par les éruptions du Vésuve, comprenant comment son intérêt pour les sources de lumière pouvait se combiner avec la peinture de paysages.

Il peignit trente toiles du volcan, combinant une observation précise de la nature, y compris les formations rocheuses ou les effets de lumière de l'atmosphère, sans sacrifier la composition, la poésie, la beauté ou encore le drame.

 

"Le Vésuve en éruption, avec vue sur les îles de la baie de Naples" n'illustre pas une éruption particulièrement forte, mais le peintre a réussi à capturer l'ambiance vécue après une ascension nocturne, à la pleine lune, en débouchant sur la Somma qui forme l'arrière-plan du cône actif sur lequel retombent les roches incandescentes qui alimentent la coulée de lave plus bas.

"Le Vésuve, de Portici" - oeuvre de Joseph Wright de Derby - un clic pour agrandir -  doc.Wikicommons

"Le Vésuve, de Portici" - oeuvre de Joseph Wright de Derby - un clic pour agrandir - doc.Wikicommons

"Le Vésuve, de Portici" reprend le halo entourant le siège de l'éruption du tableau précédent, tout en faisant régner une atmosphère différente, avec l'avant-plan plus large et mieux éclairé par l'activité du volcan.

Le Global Volcanism Program signale l'éruption du 15 février 1770, avec une fin présumée en octobre 1779, sur base d'observations historiques. De VEI 3, elle a concerné le sommet et les flancs nord et est du Vésuve.

A la même époque, le Vésuve fut le sujet d'autres peintres, dont Pierre-Jacques Volaire, ou Pietro Fabris, mandaté par Lord Hamilton.

 

Sources :

- Global Volcanism Program – Vesuvius – link

- Totaly History – Joseph wright of Derby – link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Alexandre-Hyacinthe Dunouy est un paysagiste français talentueux, né à Paris en 1757. Il débute sa carrière en peignant des vues de l'île de France et de Paris, puis des environs de Naples et Rome.

Il expose en 1791 au Salon de Paris.

Il retourne en 1810 en Italie, où il devient le le peintre officiel du Roi de Naples, Joachim Murat, et de Caroline Bonaparte.

Eruption du Vésuve en 1813 de Dunouy Alexandre-Hyacinthe - photo Muzéo

Eruption du Vésuve en 1813 de Dunouy Alexandre-Hyacinthe - photo Muzéo

Il quitte l'Italie en 1815, après la chute de l'Empire Français; 

il reçoit alors de Louis XVIII une commande pour " une éruption du Vésuve ", et participe à des projets de décoration pour le Trianon, Compiègne et Saint-Cloud. Il est inscrit à l'inventaire du château de Fontainebleau à partir de 1820.

Il continue d'exposer avec régularité jusqu'en 1833. Il décède à Jouy-en-Josas en 1841.

The 1813 Eruption of Vesuvius, Naples 1813 - Alexandre-Hyacinthe Dunouy - Oil on paper laid down on canvas, 48.5 x 64.5 cm

The 1813 Eruption of Vesuvius, Naples 1813 - Alexandre-Hyacinthe Dunouy - Oil on paper laid down on canvas, 48.5 x 64.5 cm

De 1701 à 1839, le Vésuve montre une activité éruptive répétée, assez importante, de VEI 3 bien souvent (voir liste GVP) , qui est une source d'inspiration pour les artistes, et objet de commandes par les mécènes.

Les représentations de l'époque illustrent ces éruptions, particulièrement les premiers temps de celles-ci, avec un ciel si sombre qu'elles peuvent parfois être considérées comme des vues de nuit.

Dunouy se concentre sur le paysage et les effets de lumière, en omettant souvent les figures ... et certaines de ses oeuvres incluent des éléments peints par d'autres, dont Nicolas-Antoine Taunay et Jean-Louis Demarne.

Répétition autographe de la partie centrale du tableau de Dunouy présentée par la Galerie Terrades à la 28° biennale des Antiquaires - http://www.artnet.com

Répétition autographe de la partie centrale du tableau de Dunouy présentée par la Galerie Terrades à la 28° biennale des Antiquaires - http://www.artnet.com

Deux versions dépeignent les premiers stades de l'éruption du Vésuve le 25 décembre 1813, l'une d'entre elles conservée au château de Fontainebleau.

Sur l'une aucun personnage, sur l'autre, une foule animée sur la digue du port et d'autres personnages sur un îlot et sur le bateau en avant-plan.

 

Une répétition autographe de la partie centrale du tableau a été présentée par la Galerie Terrades à la 28° biennale des Antiquaires en 2016. Elle diffère par ses avants-plans.

 

Sources :

- Inventaire du Musée National du Château de Fontainebleau – INV 4297 ; LL3533 / http://www2.culture.gouv.fr

- Daxer & Marschall - Alexandre-Hyacinth Dunouy

- La 28° biennale des Antiquaires 2016

- Global Volcanism Program - Vesuvius - Eruptive history

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Art on the way of fire

These works by Alfredo Zalce Torres represent the eruption of Paricutin, near Michoacán.
 

The first painting was repatriated from the United States to Mexico.

Active from 1943 to 1952, Paricutin, located in the Michoacán-Guanajuato volcanic field, is the only volcano followed from birth to extinction.

El Paricutín, 1949 - oil on canvas by Alfredo Zalce - 70 x 103 cm. / MutualArt - one click to enlarge

El Paricutín, 1949 - oil on canvas by Alfredo Zalce - 70 x 103 cm. / MutualArt - one click to enlarge

Zalce, born in Michoacan, sympathized with people fleeing their villages as lava covered their homes and businesses and ashes polluted their water supply. The eruption was accompanied by small earthquakes in which many kneeled, fearing their near end.

In the left foreground, we can see three of the greatest artists of Mexico; Diego Rivera, Raul Anguiano and Gerardo Murillo aka Dr. Atl, whom he painted offering their paintings to tourists. Zalce caricatured them, although they were all his friends, expressing his excitement at seeing this tragedy used for commercial purposes.

El Paricutín, 1949 - oil on canvas by Alfredo Zalce, detail on the caricature of Dr. Atl

In the middle, the description of the distress of Mexicans fleeing the disaster ... and in the background, the cone of Paricutin and its lava flows.

This hierarchy in three planes corresponds to his resentments of witness, and native of the region.

 

Another painting by Zalce features a dark gray color palette for this "Paricutin" from 1949, too, in contrast to Dr. Atl's dynamic colors.

Paricutín, 1949 - Oil On Canvas by Alfredo Zalce - 54 of 79 cm

Paricutín, 1949 - Oil On Canvas by Alfredo Zalce - 54 of 79 cm

Born in Pátzcuaro (Michoacán) in 1908 of professional photographers parents , Alfredo Zalce lived in Tacubaya during the Mexican Revolution. His school was near the scene of the battle between the rival forces of Victoriano Huerta and Emiliano Zapata.

The young Alfredo would have started drawing at the age of six or seven. In elementary school, he drew regularly on the board to accompany his teachers and illustrate their lessons, to encourage his classmates.

Between 1924 and 1927, he studied at the Escuela Nacional de Artes Plásticas in Mexico City, where his formative influences included Mateo Saldaña, Germán Gedovius and Diego Rivera and other muralists. He had friendly relations with Diego Rivera and Rufino Tamayo, David Siqueiros, Jose Clemente Orozco and Frida Kahlo. As the eldest of three children, he assumed responsibility for the family after his father's death. while he was a student, he studied in the morning and worked in the afternoons to provide financial support.

Photos of Alfredo Zalce by Manuel Alvarez Bravo

Photos of Alfredo Zalce by Manuel Alvarez Bravo

Most of his career was devoted to teaching and cultural activities, and he founded many schools of paintings. He organized his first public exhibition at the José Guadalupe Posada Gallery in Mexico City in 1932.

Between 1937 and 1950, Zalce painted four murals on the school walls of the states of Colima, Puebla, Michoacán and Mexico City. In 1945, he completed one of his most famous works, the Estampas portfolio of Yucatan, after spending four months in southern Mexico. In 1948, he organized a major exhibition at the Instituto Nacional de Bellas Artes, which was then presented in his home state, Michoacán, at the Museo Michoacano in Morelia.

 "Gente y paisaje de Michoacán", mural by Alfredo Zalce / 1962 - Palacio de Gobierno by Michoacán Morelia, Michoacán, México. - photo Veo Kenxiz

 "Gente y paisaje de Michoacán", mural by Alfredo Zalce / 1962 - Palacio de Gobierno by Michoacán Morelia, Michoacán, México. - photo Veo Kenxiz

In 1950 he became director of the Bellas Artes de Morelia Popular School (sponsored by the University of Michoacán) and the Escuela de Pintura y Artesanias de Morelia (sponsored by the Instituto Nacional de Bellas Artes). He worked mainly in Morelia from that date. In the 1950s, he filled important commissions, including the Chamber of Deputies of the State of Michoacán and Morelia City Hall.

His works have also been exhibited outside of Mexico and now appear in the permanent collections of the Metropolitan Museum of Art and the Museum of Modern Art in New York, the Moderna Museet in Stockholm, the National Museum in Warsaw, the National Art Gallery in Sofia . and in Mexico City.

When he died at the age of 95 in 2003, he was cremated at Panteón Jardínes del Tiempo in Morelia. His old house in the city was turned into Alfredo Zalce Foundation to preserve his legacy.

Sources:

- RO gallery - Alfredo Zalce, Mexican (1908 - 2003) biography

- Global Volcanoes Program - Michoacan-Guanajuato volcanic field - link

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

 

Ce ne sont pas des meubles de plastique … ce sont des pièces uniques fabriquées artisanalement par le designer letton Raimonds Cirulis en fibre de basalte !

 

 Art et technologie se mêlent pour créer des meubles et objets de design réservés pour le moment à des clients voulant se démarquer ; il faut en effet trouver les importateurs de ces créations à partir de " Maffam Freeform " meubles, société établie en Lettonie.

 

254833_151224464949345_151214984950293_321744_211063_n.jpg

             Une balancelle basaltique - design Raimonds Cirulis / Maffam freeform / via design milk

 
Du bloc de basalte au meuble fini :

 

Le mélange de basalte fondu  et de résine naturelle est étiré par une fileuse platine/rhodium … le procédé reste artisanal, une façon de produire la fibre industriellement n’a pas encore été trouvé. Les pièces sont donc uniques, faites à la main, et tirées à quelques exemplaires seulement par le seul atelier au monde à utiliser cette technique.

 

Maffam-2a-MANU-Nest-copie.jpg  La même en utilisation extérieure - design Raimonds Cirulis / Maffam freeform / via design milk

 

Ce mobilier est écologique, durable … la fibre absorbe le rayonnement négatif de l’environnement, et les sources de basalte sont … inépuisables ! Ces fibres de basalte présentent une résistance trois fois égale à celle de l’acier ; leurs propriétés physico-chimiques sont comparables à celle du carbone, et elles peuvent se mêler à des métaux, de l’époxy et des adhésifs.

 

Maffam-6-ManuKing-Chair.jpg         Meubles en fibres de basalte - design Raimonds Cirulis / Maffam freeform / via design milk


Ce matériau n’est pas nouveau : les premiers essais de production de fibres de basalte ont été faits aux Etats-Unis en 1923. Depuis le basalte est utilisé par l’industrie militaire (gilets pare-balles) et spatiale.

Cette fibre a été reprise à des fins plus pacifiques et esthétiques par le designer letton.

 

Sources :

- Maffam freeform - link

- Design milk / Element seventy five

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu




Dans la mythologie grecque, Encelade est un des géants, fils de Gaïa (la terre) , fertilisée par le sang s'écoulant des organes génitaux d'Ouranos (le ciel).
Avec les autres géants, Encelade apparut dans une région bien particulière, Phlégra (les terres ardentes, enThrace) - on retrouve ici l'origine du terme "Phlégréen" -.
Durant la bataille entre les Géants et les divinités de l'Olympe - La Gigantomachie -, Encelade fut mis hors de combat par Athéna, selon les uns, par Hercule selon d'autres.
Quand Encelade quitta le champ de bataille, Athéna lui lanca une île : la Sicile qui l'ensevelit. Il n'en est pas mort et les respirations du Géant se manifesteraient par les éruptions volcaniques de l'Etna; Ses mouvements de retournement sous la montagne seraient les secousses telluriques... en Grèce, on continue d'appeler un tremblement de terre "une frappe d'Encelade".

A Versailles, l'iconographie du triomphe d'Apollon et des divinités olympiennes contre les Géants inclue la fontaine d'Encelade, installé au milieu d'un bosquet du même nom et entourée d'un treillage de grande valeur.
L'ensemble a été récemment restauré, sur le modèle d'une gravure de la fontaine, établie par Antoine Le Pautre (1677). La statue de bronze doré a été sculptée par Gaspar Mercy de Cambrai.


                                       Le bassin d'Encelade, dans les jardins du Palais de Versailles.

                Intérieur d'un plat attique à figures rouges, illustrant le combat d'Athena et d'Encelade
                                                                    525 av JC - Louvre

Pour ceux que l'histoire des jardins de Versailles au temps de Louis XIV intéresse, un lien vers "les lieux scéniques et la chorégraphie ... "

Selon Virgile, qui relate la même histoire concernant Encelade, son frère Minas fut lui enseveli sous le Vésuve par Héphaïstos, le dieu du feu.
Le sang d'autres géants vaincus jaillit de dessous les Champs Phlégréens.
Les subtilités des panthéons grec et romain reflétent déjà la complexité des phénomènes volcaniques.

Ceci pourrait faire l'objet d'un article futur : "Les volcans, demeure des dieux"

à suivre ...

Lire la suite

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog