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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Un peu de légèreté après ce mois fertile en éruptions … avec deux peintures sur soie figurant le Mont Fuji.

Elles font partie d’un groupe de paysages peints sur soie par Harumitsu, dans les années 1950.

Sur quelques œuvres, il est mentionné le texte suivant : " Cette peinture a été faite par Mr. Harumitsu Utagawa, qui est le seul survivant des sept descendants de Toyokuni Utagawa, le fameux artiste mondialement connu des temps anciens, avec Hiroshige, Hokusai et Utamaro ".

Utagawa Toyokuni , 1769-1825, fut élève de Utagawa Toyoharu, le fondateur de l’école Utagawa.

"Paysage du Mont Fuji avec lac" - d'HARUMITSU  UTAGAWA - Encre et couleur sur soie ( 285 x 430 mm).

"Paysage du Mont Fuji avec lac" - d'HARUMITSU UTAGAWA - Encre et couleur sur soie ( 285 x 430 mm).

Ces artistes ont créé ou font partie des principales écoles Ukiyo-e, une forme picturale japonaise qui s’étend du 17° au 20° siècle.

Ces écoles, fondées par un maître, et poursuivies par son élève le plus talentueux et ses successeurs, ont cohabitées, ou se sont succédées, en apportant chacune leur touche personnelle au style ou à la technique. Elles ont produit des peintures et des estampes.

"Payasage du Mont Fuji avec torrent" d’HARUMITSU  UTAGAWA – encre et couleur sur soie (285 x 430 mm).

"Payasage du Mont Fuji avec torrent" d’HARUMITSU UTAGAWA – encre et couleur sur soie (285 x 430 mm).

La complexité des noms d’artistes Ukiyo-e :

Les artistes Ukiyo-e portent en premier le nom de leur école, jusqu’au moment de fonder la leur. Ils s’identifient par leur nom personnel d’artiste,  le (?) en japonais , qui suit le nom de l’école. Pour encore compliquer la chose, les artistes de l’Ukiyo-e utilisent plusieurs noms différents au cours de leur carrière … ainsi l’un des exemples les plus connus nous est donné par Hokusai, qui a utilisé plus de 55 noms différents au long de sa vie, en changeant  de nom d’artiste à chaque nouvelle œuvre importante.

Le cas d’Hiroshige illustre également cette particularité : Utagawa Hiroshige est le nom qui lui est donné en 1812, un an après avoir rejoint comme élève Utagawa Toyohiro. Son nom d’artiste, Hiroshige, passera à la postérité … il est formé du second caractère du nom de son maître, hiro, suivi de la lecture alternative du premier caractère de son prénom. La prise du second caractère du nom du maître, et non pas du premier, reflète l’humilité de l’élève face à celui-ci.

 

Sources:

- Mattia Jona, Master Drawings and Prints, Japanese Prints - Piazzetta Guastalla 5, 20122 Milano

- Utagawa Toyokuni - wikipedia

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

26.03.2010 R.Olafsdottir - IES

Fimmvörduhals - Chute de lave dans Hvannargil le 26.03.2010 - Photo R.Olafsdottir / Institut of Earth sciences Iceland.

 

Vous vous rappelez tous l'éruption de l'Eyjafjallajökull et la superbe cascade de lave apparue lorsque celle-ci s'est ruée dans le canyon de Hvannargil en fin mars 2010.

Je vous propose des photos similaires prises dans le Parc National du Yosémite aux Etats-Unis;

 

Yosemite---Howardignatius-flickr.jpg              Yosemite N.P. - Horsetail falls - photo Howardignatius / Flickr.


Vous allez objecter qu'il n'y a là aucun volcan actif... tout à fait d'accord !

Alors ce sont vos yeux qui vous jouent des tours, et votre cerveau !

Il ne s'agit pas de lave, mais de réflection des rayons du soleil couchant sur une chute d'eau à un angle spécifique.

 

-cid_03AB4EDE710D4861815E326597EC1CE6-poste.jpg    Yosemite N.P. - "chute de feu" - site Scuadra auteur non référencé.


Une fois n'est pas coutume ! Si je vous propose des photos autres que de volcans, c'est à la fois pour leur beauté, et aussi pour rendre hommage au(x) photographe(s) qui les a prises.

En effet, les circonstances de prise de vue sont exceptionnelles: cette "chute de feu" nommée El Capitan n'est visible sous cette forme que quelques jours par an. Il faut d'abord qu'il y ait assez d'eau ... ce qui n'est le cas ici que durant deux semaines, fin février, à la fonte des neiges. Il faut également que le soleil soit présent et idéalement positionné ... et ce n'est qu'au crépuscule que le phénomène se produit.

C'est dire si le photographe a du faire preuve de patience et d'endurance - les conditions hivernales sont rudes au Yosémite en hiver - pour réussir de tels clichés.

 

ATT3.jpg

    Yosemite N.P. - "chute de feu" - site Scuadra auteur non référencé.


ATT1.jpg

                 Yosemite N.P.- "chute de feu" - photo daleberts / Flickr.

 

Le parc National du Yosemite se situe dans la Sierra Nevada, à l'est de la Californie; créé en 1890, après celui du Yellowstone, il a une superficie de 3079 km². C'est un parc de haute montagne, où ses dômes granitiques et ses chutes d'eau spectaculaires attirent chaque année des milliers de randonneurs et grimpeurs. El Capitan offre une paroi de 900 mètres de haut, ce qui en fait la plus haute falaise entière au monde.

 

Yosemite_National_Park-_California.jpg                                       Le Yosemite N.P. en hiver.

 

Sources :

Merci à J-M. Mestdagh pour le lien vers :

- Scuadra , par passion des images : article du 08.10.2010

- Yosemite National Park  - nps.gov

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Aujourd’hui, je vous emmène dans le domaine du rêve et de la visualisation de ceux-ci, grâce à la technique du photomontage (*), utilisée par Fabienne G., amoureuse des volcans … et de siberian husky, qu’elle élève et entraine.


Passions parfaitement compatibles, mais souvent vécues de façon séparée … quoique j’en connaisse plus d’un qui emmène leur chien sur des volcans en activité !

De ses rêves les plus secrets, elle a réussi par ce biais à extirper des images qu’elle remixe pour nous livrer sa vision, ses fantasmes, son esthétique.

Elle signe ses réalisations du nom de son élevage canin :

                            © Og Island Snaëgerdi.


Place au rêve ! ... avec ces volcans "qui ont du chien ! "


 

192692_157900290937641_100001530144778_336428_1347790_o---F.jpg                                  Animisme indien et éruptions - © Og Island Snaëgerdi.


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      Dave et le blast initial de l'éruption du St Helens en 1980 -   © Og Island Snaëgerdi.


 

Jimy-mayon-copie-red-jpg

                          Jimmy et une nuée ardente du Mayon -  © Og Island Snaëgerdi.


 

eyrinn-eyjafjoll-red-jpg                     Eyrinn sur le glacier de l'Eyjafjalajökull - © Og Island Snaëgerdi.

 

 

 

Avec le photomontage, la photographie coupe la relation mimétique qu’elle entretenait avec la réalité … au lieu de simplement reproduire, elle va donner un sens !

De par leur nature photographique, les parties du photomontage s’inscrivent dans une vérité, retranscription de la réalité visible. Cette vérité, découpée, fragmentée devient partielle. Replacée dans un ordre différent et nouveau par la subjectivité de l’auteur, elle devient une autre vérité.

 

Le photomontage n’est pas nouveau : utilisé ponctuellement au cours du 19° siècle, il prend son essor après la première guerre mondiale, en Russie, avec le Mouvement constructiviste, dont Alexander Rodtchenko est l’un des pionniers. En France et en Allemagne, ce sont les dadaïstes qui se penchent sur ce moyen d’expression original … la défragmentation, qui le caractérise, nait du morcellement cubiste et touche nombre de courants artistiques, dadaïste, surréaliste, futuriste.

 Il se développera dans deux directions : la poésie et l'onirisme d'une part, et la propagande politique d'autre part.

Depuis la fin du 20°siècle, le photomontage est poussé par un souffle nouveau grâce à l'informatique et aux logiciels de retouche d’images.

 

* =  Un photomontage est un assemblage de photographies, par collage ou par logiciel, donnant d'une photo un aspect différent, par incorporation d'une ou plusieurs parties ou de la totalité d'une autre photo et permettant toutes retouches et trucages.

 

Dans un article prochain, nous retrouverons Fabienne G. dans d'autres rêveries volcaniques.

 

Son site : Og Island Snaëgerdi et ses huskies de Sibérie - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Lavaflow 7 / Hawaii - réalisation Craig Steely architecture - photo JD Peterson

Lavaflow 7 / Hawaii - réalisation Craig Steely architecture - photo JD Peterson

Lavaflow 7, c’est la maison imaginée par l’architecte Craig Steely sur un terrain situé à Pahoa sur l’est de Big Island / Hawaii.

Cette construction moderne a été établie sur les pentes de la coulée de lave maintenant refroidie, et émise par l’éruption fissurale du Kilauea de 1955 dans l’east rift zone. Située sur quelques acres d’une dense forêt d’Ohia, des arbres endémiques à Hawaii, et les premiers à s’établir sur de nouvelles coulées de lave, ces arbres possèdent des fleurs rouges, appelées Lehua, contrastant avec la lave noire … mimant ces arbres, la maison de béton crève ce paysage minéral, pour se découper sur un fond arboré et former un oasis dans un champ de lave a’a.

Lavaflow 7 -  la coulée de lave en plein cadre - réalisation Craig Steely architecture - photo JD Peterson

Lavaflow 7 - la coulée de lave en plein cadre - réalisation Craig Steely architecture - photo JD Peterson

Ohia  - photo geog.ucsb.edu

Ohia - photo geog.ucsb.edu

Le challenge était de taille : construire sur de la lave et en auto-suffisance !

Une énorme poutre de béton, soutenue seulement par trois petits murs de béton, soutiennent un toit suspendu fait de poutres lamellées et planches de bois, et permettent une vision totale sur la nature au travers des façades entièrement vitrées.

La finesse de la maison offre un refroidissement passif grâce à la ventilation transversale permettant l'élimination de la climatisation mécanique. Un système de captage des eaux de pluie fournit toute l'eau utilisée, filtrée pour la rendre potable,  avec un système de chauffage solaire pour l'eau chaude sanitaire.

La lave entre dans la maison de César Manrique à Lanzarote  - ph.Chalo84 Flickr

La lave entre dans la maison de César Manrique à Lanzarote - ph.Chalo84 Flickr

Cette réalisation sur Hawaii en rappelle une autre du peintre et sculpteur César Manrique sur l’île de Lanzarote. Il a transformé cinq " bulles " dans une coulée de lave en chambres/ou pièces de vie interconnectées, dont certaines ont une vision directe sur les coulées de lave des éruptions de Timanfaya.

 Maison de César Manrique à Lanzarote - une bulle de lave aménagée - photo ATLC

Maison de César Manrique à Lanzarote - une bulle de lave aménagée - photo ATLC

Sources :

- ARCH Daily - Lavaflow 7 / Craig Steely Architecture - link

- César Manrique - le site - link

- HVO / USGS - The 1955 eruption: the first in lower Puna since 1840 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Après ces semaines de vagabondage entre le Kamchatka et Taiwan, un retour vers notre vieille Europe avec un tableau de Pierre George, ayant comme thème Vulcano.


 

VULCANO--de-Pierre-GEORGE.JPG

            "Vulcano" - acrylique sur bois - 125 x 180 cm. - © Pierre GEORGE

 

 

Dans un "survol synthétique", qualité qui donne à la peinture une suprématie sur la photo, mon ami Pierre a su rendre à la fois la lumière et l'ambiance des îles Eoliennes et l'atmosphère plus aride du cratère de La Fossa.

Après une vision globale de la scène, on peut se promener dans son tableau et faire un tour de l'énorme cratère, dont l'échelle est donnée par les personnages à l'avant-plan. Les ravines nous guident tout naturellement vers le fond du cratère occupé par un petit lac transitoire, résultat des orages de la nuit. Le regard dérive ensuite vers les fumerolles qui habillent ses lèvres, avant de s'intéresser à la presqu'île de Vulcanello et ses trois cratères... en notant au passage, le Faraglione de Porto di Levante, avec quelques voiles blanches dans le port.

Ensuite, ce sera les rochers de Porto di Ponante, et les faraglioni qui ornent le passage entre Lipari et Vulcanello.

Derrière la massive Lipari, l'esprit s'évade vers Salina, l'île aux sommets jumeaux vers la gauche, ou vers Panarea et Stromboli, au loin à droite ... sous une couverture de nuages moutonnants, éclairés de cette lumière particulière de fin d'après-midi venteuse.

 

Quelques photos prises le jour de notre escalade commune sur La Fossa :

 

Actu-5 6241 copieAutre regard sur les fumerolles de La Fossa et les îles de Vulcanello, Lipari, Salina et Panarea - © B.Duyck

 

Actu-5 6248 copieLe tableau reprend fidèlement la teinte des tufs rouge-rosâtre datant du stade II des émissions de La Fossa - © B.Duyck

 

L'impression de fureur contenue du volcan est dominée par la sérénité du paysage des îles, accentuée par le bleu changeant de la mer sous les nuages qui défilent ... charme des Eoliennes.

 

Merci à Pierre pour cette promenade picturale.

 

D'autres dérives "vulcaniennes" sur ce blog :

- La forge de Vulcain - Vélasquez

- Vulcano, vu par J.Houël en 1770

- Les Eoliennes - Vulcano - La Fossa

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

Cette semaine, les scientifiques du GNS Science, en collaboration avec le WHOI - Woods Hole Oceonographic Institution - , le Lamont-Doherty Earth Observatory / Columbia university et la NOAA, ont localisé les mythiques "terrasses roses" sur le site de Tarawera en Nouvelle-Zélande.

 

Considérées comme la huitième merveille du monde, ces terrasses, situées sur les bords du lac Rotomahana, attiraient jadis de nombreux touristes, intéressés par ces formations naturelles créées par un grand système géothermal. L'éruption du volcan Tarawera, le 10 juin 1886, causa l'élargissement, la hausse de niveau du lac et l'engloutissement des terrasses. Depuis plus d'un siècle, on se demandait si la structure avait survécu à l'éruption.

 

Tarawera-pink-terraces-avant-1886---A.Turnbull-library-WHOI.jpgThe Pink terraces before 1886 - doc. WHOI - Painting courtesy Alexander Turnbull Library 

 

Ce tableau, réalisé principalement dans les teintes harmonieuses roses et bleues, magnifient les "Pink terraces" ... la teinte du ciel à ce moment du jour prend de douces intonations roses, en camaieu avec les terrasses, auxquelles répondent les ombres bleutées des reliefs et les panaches des sources géothermales, en accord avec la couleur des bassins.

 

Tarawera-pink-terraces---Virtual-New-Zealand.jpg                            Photo d'archives antérieure à 1886 - doc. Virtual New Zealand.

 

Les  deux-tiers inférieurs des terrasses ont été découvert à 60 4608648.jpgmètres sous la surface et recouverts de sédiments lacustres, grâce à des images sonar offertes par des torpilles autonomes Remus 100 AUV.

L'expédition n'a par contre pas retrouvé de traces des "White terraces" situées à plusieurs centaines de mètres des "Pink terraces".

Photo Stuff.co.nz

 

Ces formations sont semblables à celles qu'on peut observer de nos jours en Turquie, au site de Pammukale.

 

 

Sources :

- Scientists find part of New Zealand's submerged " Pink Terraces" - WHOI

- New Zealand disasters - Tarawera - Christchurch City Library

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs", #Nouvelle brève, #L'art sur les chemins du feu

Un guide volcanologue octogénaire, à la faconde et la voix reconnaissable par tout volcanophile, s'est joint à sa petite nièce Coralie, pour un podcast truculent ...

Guy de Saint-Cyr et Coralie Bertrand, chasseurs de lave heureux  - photo Les Frappé.e.s / Facebook

Guy de Saint-Cyr et Coralie Bertrand, chasseurs de lave heureux - photo Les Frappé.e.s / Facebook

Vous l'avez reconnu : Guy de Saint-Cyr, 82 printemps, et toujours passionné de lave et de volcans actifs !

Il a réussi à entraîner une grande partie de sa famille dans cet univers dangereux, mais au combien addictif.

Plus de 60 ans d'aventures, d'un volcan à l'autre, dépassant souvent les limites, il a brûlé sa vie au contact de ces monstres de feu.

Il a réussi à les faire découvrir aux autres, grâce à l'agence de voyage spécialisée dans le domaine qu'il a fondé avec Monique, son épouse :

                                        "Aventure et volcans".

Aventure et volcans ... communicatif ! - photo Bernard Duyck (victime consentante)

Aventure et volcans ... communicatif ! - photo Bernard Duyck (victime consentante)

Une heure de témoignages, en compagnie de Guy et de sa nièce Coralie, dans cette interview de deux passionnés.

Bon podcast, ou bonne baladodiffusion !

 

 

Sources :

- Les Frappé.e.s sur le web et les réseaux sociaux

https://www.lesfrappees.com/

https://www.facebook.com/LesFrappees

- Aventure et volcans

https://www.aventurevolcans.com/fr

https://www.facebook.com/groups/307146189465229

- En lien avec ce podcast : " Surtsey, terre vierge, monde interdit " (l'aventure Surtseyenne), peinte par Jocelyn Lardy - sur ce blog "Earth of fire".

http://www.earth-of-fire.com/2015/07/l-art-sur-les-chemins-du-feu-surtsey-islande-1964-terre-vierge-monde-interdit-par-jocelyn-lardy.html

 

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " - une © oeuvre de Jocelyn Lardy 2015. - un clic pour agrandir

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " - une © oeuvre de Jocelyn Lardy 2015. - un clic pour agrandir

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Une rencontre fortuite : la réalisatrice Sara Dosa cherchait des images de volcans islandais en éruption, et elle tombe sur les spectaculaires photos et films de Maurice et Katia Krafft.

Elle s'est plongée avec sa productrice, Ina Fichman, sur les archives des volcanologues décédés à l'Unzen, conservées à Images'Est à Nancy.

L'accent a été mis sur le matériel laissée par les époux Krafft

 

" À travers nos recherches et nos conversations, nous avons compris qu’ils vivaient la vie qu’ils rêvaient de vivre, une vie pleine de signification et d’amour. Ils savaient qu’ils pouvaient mourir à tout moment en faisant ce type de travail. Ce n’est pas qu’ils voulaient mourir, mais ils avaient fait la paix avec cette idée. Il ne s’agit pas de célébrer leur mort, mais de célébrer leur vie. " nous dit Sara à La Presse / Canada.

Affiche du film "Fire of love"

Affiche du film "Fire of love"

Un trio d'amoureux - image du film

Un trio d'amoureux - image du film

" C'est quand nous avons vraiment appris qui ils étaient en tant que personnes, et le fait qu'ils étaient non seulement mariés mais aussi amoureux des volcans, que nous nous sommes dits "OK, on veut faire un film sur ces gens", dit Sara Dosa à l'AFP.

Les volcans, "c'est ce qui les a réunis en premier lieu, et ça a été le moteur, le combustible de leur relation".

 

" Fire of love ", ce documentaire du National Geographic et du prestigieux distributeur indépendant Neon fait l'objet de critiques élogieuses et de premières récompenses. Il a par ailleurs été présenté dans un nombre limité de salles américaines.

Dans la version originale anglaise, la réalisatrice a choisi de ne pas doubler Katia et Maurice Krafft, qui s’expriment essentiellement en français, et a opté pour des sous-titres.

La version française fait également appel aux sous-titres plutôt qu’au doublage pour la narration, effectuée par la cinéaste Miranda July.

 

Sources :

- médias : La Presse.ca, Le Figaro Culture, Imazpress, RTBf

- Overblog / Earth of fire : Ces photographes qui nous enchantent ... Katia et Maurice Krafft - lien

 

Katia et Maurice Krafft - doc. Fournaise. info

Katia et Maurice Krafft - doc. Fournaise. info

Fire of Love Trailer | National Geographic - A regarder en plein écran

" Fire of love " Now playing - les sorties actuelles en Amérique.

" Fire of love " Now playing - les sorties actuelles en Amérique.

Festival Cinema Paradiso Louvre  - projection de " Fire of love" - Doc.Musée du Louvre

Festival Cinema Paradiso Louvre - projection de " Fire of love" - Doc.Musée du Louvre

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Jusqu’à présent, on considérait que le plus ancien témoignage humain concernant une éruption volcanique était la peinture murale de Çatalhöyük, se référant à l’éruption de l’Hasan Däg en Turquie centrale et datée de 8.97 ± 0.64 ka.

Grotte Chauvet – Pont d’Arc : A / carte de la grotte – B/ vue général du panneau Megaloceros  (le point vert marque l’endroit de ma datation au Carbione 14 / image D.Gently – C/ détail chronologique des décorations successives  du panneau Megaloceros  / image V.Feruglio-D.Baffier

Grotte Chauvet – Pont d’Arc : A / carte de la grotte – B/ vue général du panneau Megaloceros (le point vert marque l’endroit de ma datation au Carbione 14 / image D.Gently – C/ détail chronologique des décorations successives du panneau Megaloceros / image V.Feruglio-D.Baffier

Parmi les peintures retrouvées dans la Grotte Chauvet-Pont d’Arc, découverte en Ardèche en décembre 1994, et considérée comme l’une des premières manifestations artistiques de l’art préhistorique – entre il y a 37.000 et 34.000 ans - , on retrouve un bestiaire d’animaux dangereux, lions, rhinocéros , mammouth, d’autres animaux plus courants, chevaux, bisons, megaloceros (un cervidé géant), et quelques représentations humaines … et certains signes abstraits, gravés ou paints, jusqu’alors inexpliqués.

Localisation de la Grotte Chauvet-Pont d'Arc dans le Champ volcanique du Bas-Vivarais  -- (A) Digital elevation model of France (Courtesy NASA/JPL-Caltech) showing the MIS 2–3 active volcanoes and the Chauvet-Pont d’Arc cave; C.P: Chaîne de Puys; B.V: Bas-Vivarais. (B) Digital elevation model of the Bas-Vivarais and Ardèche (Courtesy NASA/JPL-Caltech). The volcanic centers investigated are highlighted in bold italic fonts. (C) Detail of the spray-shape sign engraving from the Megaloceros panel. (D) View from the plateau above the Chauvet-Pont d’Arc cave showing several strombolian cones located 35 km Northwest (Courtesy NASA/JPL-Caltech). doi:10.1371/journal.pone.0146621.g001

Localisation de la Grotte Chauvet-Pont d'Arc dans le Champ volcanique du Bas-Vivarais -- (A) Digital elevation model of France (Courtesy NASA/JPL-Caltech) showing the MIS 2–3 active volcanoes and the Chauvet-Pont d’Arc cave; C.P: Chaîne de Puys; B.V: Bas-Vivarais. (B) Digital elevation model of the Bas-Vivarais and Ardèche (Courtesy NASA/JPL-Caltech). The volcanic centers investigated are highlighted in bold italic fonts. (C) Detail of the spray-shape sign engraving from the Megaloceros panel. (D) View from the plateau above the Chauvet-Pont d’Arc cave showing several strombolian cones located 35 km Northwest (Courtesy NASA/JPL-Caltech). doi:10.1371/journal.pone.0146621.g001

Une datation nouvelle des volcans stromboliens du Bas-Vivarais, sur base d’échantillons prélevés au Suc de Bauzon, à la Coupe d’Aizac et au maar de Ray-Pic e.a., par la méthode 40Ar/39Ar, des isotopes de l’argon, fait remonter leur activité aux environs de 36.000 ans, période compatible avec une première occupation de la grotte, à l’Aurignacien.

Certains dessins en gerbe, fait de lignes courbes en deux directions différentes, ont été retrouvés dans les galeries dite du Megaloceros ou du Belvédère, et proche de l’entrée de la chambre Brunel (voir carte ci-dessus).

Ils sont pris en sandwich entre d’autres dessins au charbon de bois, ce qui a permis leur datation au carbone 14. Les paléoclimatologues et les volcanologues ont pu croiser leurs informations, et relier les dessins en gerbe aux fontaines de laves du Vivarais, à 35 km au nord-ouest et visibles depuis les collines surplombant la grotte Chauvet.

Les centres volcaniques du Bas-Vivarais – en rouge : datatio par les isotopes argon des centres volcaniques étudiés – en bleu : datation de la galerie Megaloceros – les datation au carbone 14 AMS correspondent à la première occupation de la galerie Megaloceros / En vert, le date obtenue pour l’échantillon prélevé sur le croupe du Megaloceros – doc. / doi:10.1371/journal.pone.0146621.g004

Les centres volcaniques du Bas-Vivarais – en rouge : datatio par les isotopes argon des centres volcaniques étudiés – en bleu : datation de la galerie Megaloceros – les datation au carbone 14 AMS correspondent à la première occupation de la galerie Megaloceros / En vert, le date obtenue pour l’échantillon prélevé sur le croupe du Megaloceros – doc. / doi:10.1371/journal.pone.0146621.g004

Il n’y a pas d’autres représentations de paysage naturel dans l’art préhistorique, et la force de cette image de l’éruption laissée sur les artistes de l’Aurignacien pourrait leur avoir inspiré ces dessins en gerbe.

La grotte Chauvet-Pont d'Arc est la grotte des exceptions artistiques en termes de technique, thèmes, composition et innovations visuelles pour la période de temps considérée. Il ne serait pas surprenant d’y trouver la première représentation d'une éruption volcanique dans l'histoire humaine.

Orgues volcaniques de la Cascade du Ray-Pic - photo notre petite planète

Orgues volcaniques de la Cascade du Ray-Pic - photo notre petite planète

Le champ volcanique du Bas-Vivarais, à l’extrémité sud-est du Massif Central Français, est constitué de 17 centres éruptifs dispersés sur 500km² ; son volcanisme est caractérisé par des éruptions phréatomagmatiques, de type maar, précédées ou suivies d’une activité strombolienne, associée à l’émission de coulées de lave qui ont rempli les vallées pré-existantes.

Le volcanisme du Bas-Vivarais  - doc. www.sithere.fr-destination-patrimoine-volcanisme-et-geologie

Le volcanisme du Bas-Vivarais - doc. www.sithere.fr-destination-patrimoine-volcanisme-et-geologie

Sources :

-Article Source: A 36,000-Year-Old Volcanic Eruption Depicted in the Chauvet-Pont d’Arc Cave (Ardèche, France)?

Nomade S, Genty D, Sasco R, Scao V, Féruglio V, et al. (2016) A 36,000-Year-Old Volcanic Eruption Depicted in the Chauvet-Pont d’Arc Cave (Ardèche, France)? PLoS ONE 11(1): e0146621. doi: 10.1371/journal.pone.0146621

- Research gate – La Province volcanique Pléistocène supérieur du Bas-Vivarais (Ardèche, France) : propagation de fentes crustales en échelons ? – par P ;Rochette & al. - link

- Découverte de l'Ardèche - Notre petite planète

- Prehistoric Wildlife - Megaloceros

- Documents complémentaires :

La culture Aurignacienne - (-35.000~ - 26.000) - doc culture_map-fr.svg / Wikipedia

La culture Aurignacienne - (-35.000~ - 26.000) - doc culture_map-fr.svg / Wikipedia

"Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Velay ; avec un discours sur les volcans brûlans, des Mémoires analytiques sur les Schorls, la Zéolite, le Basalte, la Pouzzolane, les Laves et les différentes Substances qui s'y trouvent engagées, etc."   -   Édition originale de l'un des premiers ouvrages consacrés à la vulcanologie, établissant pour la première fois l'origine éruptive des basaltes. Ce travail est considéré comme majeur dans l’œuvre de Faujas de Saint-Fond (1741-1819) qui compte parmi les pères fondateurs de la géologie et de la science des volcans.

"Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Velay ; avec un discours sur les volcans brûlans, des Mémoires analytiques sur les Schorls, la Zéolite, le Basalte, la Pouzzolane, les Laves et les différentes Substances qui s'y trouvent engagées, etc." - Édition originale de l'un des premiers ouvrages consacrés à la vulcanologie, établissant pour la première fois l'origine éruptive des basaltes. Ce travail est considéré comme majeur dans l’œuvre de Faujas de Saint-Fond (1741-1819) qui compte parmi les pères fondateurs de la géologie et de la science des volcans.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu


Situées au large du Maroc, les îles Canaries connaissent un printemps éternel au point qu’elles furent longtemps baptisées les "îles Fortunées".

 

pintura_mural_cueva_pintada_ccaa.jpg_1306973099.jpg             Peinture rupestre dans le Grotte Peinte de Gáldar © Cabildo de Gran Canaria


 

Ces îles étaient alors peuplées d’aborigènes qui se donnaient eux mêmes le nom de "Guanches", terme qui signifiait "hommes", dans leur langue. Ces hommes vivaient encore à l’âge de pierre lorsque l'archipel fut re-découvert en 1402-1404 par Jean de Béthencourt, un normand travaillant pour le roi d'Espagne. Les îles avaient déjà été découvertes par les Européens pendant l'Antiquité puisque Pline l'Ancien les a décrites et leur a donné leur nom (dérivé du latin "canis", chien, en raison du grand nombre de chiens sauvages qu'elles abritaient). Elles étaient également connues des Phéniciens et des Carthaginois .

Les Guanches furent très étonnés d’apprendre vers 1400 que d’autres hommes avaient échappé au déluge qui jadis ravagea le monde. Ils se croyaient les derniers représentants de l’ancienne civilisation qu’ils avaient dû fuir, plusieurs milliers d’années en arrière, pour échapper au cataclysme... parlaient-ils du déluge, ou de la mystérieuse Atlantide ?

 

Leur aspect physique diffère sensiblement de ce que l'on est en droit de s'attendre à trouver à ces latitudes : les Guanches sont en effet décrits comme étant de race blanche, blonds aux yeux bleus et de taille plutôt élevée pour l'époque (1.80 m environ).

Leur mode de vie cavernicole et leur niveau technique, proche de celui des hommes de Cro-Magnon ont interpellé les envahisseurs. Ils ignoraient l'usage des métaux et la charrue; autre mystère : ils ne pratiquaient pas la navigation ... phénomène rare pour des îliens, que d'aucuns lient au mythe : ces descendants hypothétiques des Atlantes se seraient réfugiés sur les hauts sommets pour échapper au cataclysme et n'affrontaient plus la mer.

 

canarie-gdc-las-palmas-museecanari-venus-guanche.jpg                                                "Vénus guanche" - Musée des Canaries


Comme dans toute l'Europe néolithique, les Guanches vouaient une importance particulière à l’élément féminin, en tant que symboles de fertilité et de fécondité que personnifiait la femme. Celle-ci jouissait donc d’une place privilégiée au sein de cette communauté fortement hiérarchisée.

 

Peu armés, ils furent exterminés par les conquérants et les maladies ... ne nous reste que les découvertes faites par les archéologues ... et elles sont aussi interpellantes !

 

Les Guanches embaumaient leurs morts, pratique inhabituelle pour des hommes vivant à l'âge néolithique, caractérisé par l'inhumation des cadavres. L'existence des Guanches remonterait selon les archéologues à au moins 3.000 ans avant notre ère.

Sur l'île de Hierro, on a découvert des grottes sépulcrales où les Guanches déposaient leurs morts embaumés près d'autels pyramidaux ou tronconiques. Un millier de momies furent trouvées dans la grotte du Barranco de Herque, dans des niches.


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                  Planche extraite du livre "La cueva de las mil momias" ( couverture ci-dessous)

 

La-cueva-de-las-mil-momias.jpgLes Guanches éviscéraient leurs cadavres à l’aide de couteaux d’obsidienne avant de les bourrer d’herbes aromatiques. Ils étaient ensuite séchés au soleil puis enveloppés dans des peaux de chèvres finement cousues à l’aide de boyaux effilés. Pour momifier leurs morts, les Guanches utilisaient également la sève du dragonnier, sorte de résine d’un rouge intense qui évoque naturellement la couleur du sang.

Les momies portent souvent une abondante chevelure rouge et sont ensevelies, couchées sur le flanc gauche, les mains jointes sur la poitrine, à la manière des momies péruviennes. Le plus souvent elles furent découvertes dans des cavernes, face au rocher, accroupies ou assises, position qui est aussi celle des momies du Mexique ou du Pérou et des premières momies égyptiennes, plutôt qu’allongées, à la manière des momies égyptiennes plus récentes. Les Guanches inhumaient également des chiens avec leurs maîtres et des poteries et autres artefacts nécessaires à la vie dans l'au delà.


Un examen de sang et de restes de viscères prélevés sur les momies Guanches a permis de mettre en valeur une caractéristique sanguine extrêmement rare : la prédominance du groupe O Rhésus négatif , inconnue parmi les populations européennes vivantes. Cette proportion se rapproche de celles remarquée chez les tribus Berbères du Haut-Atlas (80%, contre 84% à Ténérife et 95% sur Gran Canaria ). La même prédominance du rhésus négatif a été remarquée chez les Basques, peuple à l'origine toujours discutée.

 

La redécouverte de pyramides à degrés à Ténérife (dont le style est très proche des pyramides méso-américaines ) continue d'entretenir le(s) mystère(s).

 

Guimar_Bertold-Werner-_5.jpg                      Le site des pyramides de Güimar - photo Berthold Werner.


Le site de Güímar compte plusieurs pyramides à étages, avec une orientation nord-sud sur l’axe du solstice d’été. La perfection de la taille de diverses pierres d’angle comme les structures pyramidales leur confère un caractère cérémoniel, voire astronomique, puisque l’Institut d’Astrophysique des Canaries en considère le sommet comme propice à l’observation du ciel. Entre les pyramides, diverses places ou aires délimitées auraient pu servir de lieu de culte ou d’expériences sur les cultures. En effet, l’observation des mouvements de la lune et du soleil peut avoir servi à l’identification de cycles agricoles, comme semble l’étayer leur localisation près des points d’eau d’une part, et l’abondance de gravures rupestres attenant aux astres comme au cosmos d’autre part.

 

Sources :

- La Cueva pintada de Galdar - Gran Canaria / prehistoria - link

- La Cueva de las mil Momias - link

- vidéo sur la Cuevas de las mil momias (commentaires en espagnol):

                             http://www.youtube.com/watch?v=QKcaEeQQre0

- Piramides de Güimar - Link

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