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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
 Camillo De Vito - Naples, early nineteenth century - Doc. Ωméga / Flickr

Camillo De Vito - Naples, early nineteenth century - Doc. Ωméga / Flickr

With the rediscovery of Pompeii and Herculaneum, Vesuvius has had a craze in the 18th and 19th century.

The practice in vogue the Knight's Tour, more commonly known as the Grand Tour, distinguished by young Europeans training trip to diplomatic, military and cultural practices, will match in the Neapolitan region with the golden age of Neapolitan Gouaches.

Mostly anonymous, and of small formats for an easy transport, these crafts, "souvenirs of trip", have robbed the rich tourists.

Using gouache or watercolor is the need for make these works quickly and in large numbers. Two formats are preferred: 30/40 cm. to be framed, or by 5/10 10/15 cm. favor of album layout. Usually surrounded by a black frame, they bear the handwriting of the day or the year of the eruption portrayed.

 

 Camillo De Vito - Naples, early nineteenth century - Doc. Ωméga / Flickr

Camillo De Vito - Naples, early nineteenth century - Doc. Ωméga / Flickr

Among them, the works of Camillo de Vito illustrate Vesuvius eruptions staggered between 1812 and 1822.

They differ from works usually quite dark ... "balanced" by a brightness in a part of the gouache, made by a reflection on the Bay of Naples, a quarter of Moon, some people with light in the  foreground, or simple fumaroles.

Cone, incandescent fallout and flows, or light reflections from lava on the clouds, are all specific ... and show an application of the author.

 

Camillo De Vito - Naples, early nineteenth century - Doc. Ωméga / Flickr

Camillo De Vito - Naples, early nineteenth century - Doc. Ωméga / Flickr

The eruptions of Vesuvius, between 1812 and 1830, are usually effusive or effusivo-explosive, and concern both the top and the sides of the volcano.

The Neapolitan gouaches, although imperfect or made in haste, are valuable testimonies before the first photographs made during the eruption of 1872.

 

Source : Global Volcanism Program - Vesuvius / Eruptive history - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Après une série de portraits et de toiles ayant pour sujet l’aviation, voici Jocelyn Lardy revenu à ses " toiles volcaniques ".

Quelques échanges de vue avec Olivier Grünewald ont profité au choix du thème, de son sous-titre et influencé la composition de la toile.

 

                                      « Choc des titans en Islande » ...

 

c’est d’abord la rencontre du feu et de la glace, le contact entre la rivière de lave et le glacier, dans des paysages pouvant paraître extra-terrestres.

"Choc des titans en Islande" - oeuvre et photo © Jocelyn Lardy

"Choc des titans en Islande" - oeuvre et photo © Jocelyn Lardy

C’est aussi, comme le laisse entendre le sous-titre : "  la rencontre entre Io et Europa … sur Terre ".

Io est un des satellites de Jupiter. Couvert de plus de 400 volcans actifs, il contraste avec un autre satellite de Jupiter à la croûte glacée, Europa.

Le maître devant son oeuvre ... Jocelyn Lardy voyage entre Io et Europa, en Islande.

Le maître devant son oeuvre ... Jocelyn Lardy voyage entre Io et Europa, en Islande.

Le regard voyage dans le tableau ; il suit le flot de lave, en direction du glacier, où leur rencontre génère un panache de vapeur. Ce dernier nous dirige vers les rayons lumineux du soleil couchant, et les crevasses et séracs du glacier éclairés par cette lumière rasante nous ramènent à la coulée incandescente. Seul le volcanologue, dans sa tenue aluminisée, nous rappelle que nous sommes bien sur Terre.

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - le crayonné et les premières touches , puis l'installation du paysage en mars 2016.- photo © Jocelyn Lardy
" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - le crayonné et les premières touches , puis l'installation du paysage en mars 2016.- photo © Jocelyn Lardy

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - le crayonné et les premières touches , puis l'installation du paysage en mars 2016.- photo © Jocelyn Lardy

Comme à son habitude, Jocelyn nous fait profiter de son tableau pas à pas, entre début mars et fin avril, et de quelques détails.

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - évolution en début avril - photo © Jocelyn Lardy

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - évolution en début avril - photo © Jocelyn Lardy

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détail sur la rencontre entre la coulée de lave et le glacier. - photo © Jocelyn Lardy fin avril 2016

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détail sur la rencontre entre la coulée de lave et le glacier. - photo © Jocelyn Lardy fin avril 2016

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détail sur le volcanologue prélevant un échantillon de lave. -  photo © Jocelyn Lardy

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détail sur le volcanologue prélevant un échantillon de lave. - photo © Jocelyn Lardy

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détails de la lumière sur les glaces islandaises.- photos © Jocelyn Lardy
" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détails de la lumière sur les glaces islandaises.- photos © Jocelyn Lardy

" Choc des titans en Islande " par Jocelyn Lardy - détails de la lumière sur les glaces islandaises.- photos © Jocelyn Lardy

Merci à Jocelyn Lardy de nous faire partager ses passions : les volcans et la peinture.

Sources :

- Galeries de Jocelyn Lardy sur son site : http://sjlardy.free.fr/

- les autres oeuvres volcaniques de Jocelyn sur ce blog :

  * " La colère d'un gris" & "Dans le chaudron du diable" / Earth of fire - overblog

  * "Chasseur de lave au Kamchatka " / Earth of fire- overblog

  * "Surtsey, terre vierge, monde interdit" / Earth of fire- overblog

  * "Voyage au centre de la terre" / Earth of fire - overblog

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Les terrasses de "sinter" en bordure du lac Rotomahana, près de Rotorua en Nouvelle-Zélande, furent considérées comme la huitième merveille du monde, et visitées par de nombreux touristes dans les années 1880, à une période où cette destination restait un mythe encore inaccessible pour beaucoup.

Nous avons peu de témoignages visuels des Pink and White Terraces, appelées en maori  Otukapuarangi (Fontaine du ciel nuageux) et Te Tarata (la roche tatouée) … séparée de 800 mètres, elles furent formées par deux grands geysers il y a des milliers d’années, appartenant à un groupe d’une quarantaine de geysers bordant le lac Rotomahana. Elles disparurent subitement en juin 1886 lorsque le Mont Tarawera entra en éruption.

Blomfield Charles - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. Nz museums

Blomfield Charles - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. Nz museums

Les peintures de Charles Blomfield (5 January 1848–15 March 1926), un anglais émigré en Nouvelle-Zélande, et quelques photographies, restent les seuls témoignages de ces splendeurs. Les terrasses blanches descendent sur 40 mètres vers le lac … faisant face au nord, la lumière leur donne une apparence blanche. Les terrasses roses se trouvent à peu près aux deux-tiers de la route menant au lac, et font face au sud-est. Le soleil les atteint moins, ce qui leur a laissé un aspect rosé, proche de celui de la truite arc-en-ciel.

Blomfield Charles - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi, - doc. Nz museums

Blomfield Charles - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi, - doc. Nz museums

Blomfield Charles - Pink Terraces - doc. Pin It

Blomfield Charles - Pink Terraces - doc. Pin It

Blomfield a voyagé beaucoup en Nouvelle-Zélande, accompagné d’amis ou seul, campant dans la brousse, transportant son matériel de peinture et de camping. En décembre 1875, il atteint le lac Rotomahana et réussit à peindre quelques toiles sans se faire attraper par les maoris, peu enclins à trouver des étrangers sur les chemins menant aux terrasses. Il y revient quelques années plus tard, et paye une somme forfaitaire lui permettant de rester aussi longtemps qu’il le désire. Il a peint durant six semaines de nombreux aspects des différentes terrasses.

Lorsqu’en 1886, le Mont Tarawera explose, les villages de Te Ariki, Moura, et Te Wairoa sont détruits et les terrasses sont englouties. (demain les détails sur cette éruption) A leur place, un profond cratère redessine les contours du lac Rotomahana.

Lorsqu’il apprend l’éruption, Blomfield a le cœur brisé et décide de retourner sur place pour visualiser la destruction des terrasses …mais réalisant la valeur prise par ses peintures du site, il refuse de les vendre, et réalise beaucoup de copies destinées à la vente. Le prix des originaux auraient alors triplé.

En 2011, une partie des White Terraces est découverte par un team de scientifiques à 60 mètres de profondeur … découverte contestée par beaucoup.

Mais ceci est une autre histoire !

 

Sources :

- International Business time  - Archaeology mystery: Did the pink and white terraces of Lake Rotomahana really disappear?

- MNN - New Zealand's '8th Wonder of the World' rediscovered

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Le siège du Parc Naturel dans Chã das Caldeiras, Fogo - photo Fernando Guerra pour Archdaily.

Le siège du Parc Naturel dans Chã das Caldeiras, Fogo - photo Fernando Guerra pour Archdaily.

Le bâtiment abritant le siège du Parc Naturel de l’île de Fogo au Cap vert, est le lauréat du Prix International du Bâtiment Archdaily pour l’année 2015 / section bâtiments culturels.

Conçu par le cabinet OTO Arquitectos de Lisbonne, cet espace bien intégré à la nature environnante, doit non seulement abriter les techniciens responsable de la surveillance du volcan, mais aussi des collections de la faune et la flore locale, des endroits de loisirs, et culturels destinés à la fois aux habitants et aux visiteurs de Chã das Caldeiras, auditorium, théâtre à ciel ouvert, terrasse-café et bibliothèque.

Etant donné les conditions d’implantation spécifiques à la caldeira du Fogo, le bâtiment est auto-suffisant, au niveaux électrique et approvisionnement en eau. Sa ventilation est passive. L’éclairage nocturne des bâtiments rayonne imperceptiblement vers l’extérieur, afin de ne pas perturber des oiseaux qui nichent aux alentours et survolent le site.

Les matériaux locaux ont été privilégiés pour la construction de cette spirale très minimaliste, et des cendres volcaniques recouvrent le toit et les zones extérieures, , plantés de végétaux locaux. De nuance sombre et mate, elle émerge à peine du sol.

Chã das Caldeiras : la siège du Parc Naturel et le volcan Fogo en début 2014 - photo OTO.pt
Chã das Caldeiras : la siège du Parc Naturel et le volcan Fogo en début 2014 - photo OTO.pt

Chã das Caldeiras : la siège du Parc Naturel et le volcan Fogo en début 2014 - photo OTO.pt

Chã das Caldeiras : la siège du Parc Naturel début 2014 - photo OTO.pt / De Zeen magazine

Chã das Caldeiras : la siège du Parc Naturel début 2014 - photo OTO.pt / De Zeen magazine

Ironie du sort, le dialogue entre l’architecture et le paysage a été interrompue par l’éruption du Fogo, sept mois seulement après son inauguration en mars 2014.

André Castro Santos, un des fondateurs du cabinet d’architecture, décrit ce dramatique évènement : " les trois premiers jours, le bâtiment a résisté et stoppé l’avancée de la lave, seule la paroi sud étant détruite. Mais le quatrième jour, le volcan devint le plus fort et le bâtiment fut avalé par la lave… Il a fallu sept ans pour l’achever, et il n'a vécu que sept mois. Nous pensons que ces constructions sont éternelles, mais la nature est la plus forte ".

Construit près des villages de Portala et Bangueira, le bâtiment du Parc Naturel,  entièrement détruit par l’éruption du volcan Fogo, devrait être reconstruit, peut être hors de la caldeira … mais quand et avec quel financement ?

Sa forme en spirale était peut être prémonitoire … le volcan crée et détruit son propre environnement, à son rythme, un éternel recommencement !

Chã das Caldeiras : le siège du Parc Naturel envahi par la lave en novembre 2014 - photo Voyage spécial Aventure & Volcans / Guy de SaintCyr, Michel Grant et Pippo Scarpinati

Chã das Caldeiras : le siège du Parc Naturel envahi par la lave en novembre 2014 - photo Voyage spécial Aventure & Volcans / Guy de SaintCyr, Michel Grant et Pippo Scarpinati

Chã das Caldeiras le 30.11.2014 - un bâtiment emporté par la coulée de lave - photo Radio Atlantico

Chã das Caldeiras le 30.11.2014 - un bâtiment emporté par la coulée de lave - photo Radio Atlantico

Sources :

- De Zeen magazine – Award-winning building destroyed by volcano seven months after completion - link

- OTO architectos – Building of the year 2015 – Winner - link

- Aventure et Volcans - voyages "spécial éruption" - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

"  Voyage au centre de la terre " … c’est la dernière toile volcanique de Jocelyn Lardy, qui cette fois s’est inspiré du film du même nom d’Olivier Grunewald.

" Voyage au centre de la terre " - huile sur toile de Jocelyn Lardy - photo © J.Lardy

" Voyage au centre de la terre " - huile sur toile de Jocelyn Lardy - photo © J.Lardy

En juin 2010, une équipe de scientifiques et de passionnés a abordé la rive du lac de lave bouillonnant au fond du cratère du Nyiragongo. Jocelyn s’est inspiré des photos et du film réalisés par le photographe Olivier Grunewald, qui a escaladé le rempart entourant la lave pour approcher la matière en fusion. Sa volonté était d’avoir un angle original et inédit pour cette toile, " un peu comme si un drone volait à ses côtés durant l’évènement "

Le peintre et le photographe ont échangé photos et informations pendant la réalisation de cette œuvre, et ce dernier trouve la toile très réussie … " on s’y croirait " at-il dit !

Voici différentes étapes de la réalisation de cette huile sur toile, de 120 sur 60 cm.

Etapes de la réalisation de " Voyage au centre de la terre " - huile sur toile de Jocelyn Lardy - photos © J.LardyEtapes de la réalisation de " Voyage au centre de la terre " - huile sur toile de Jocelyn Lardy - photos © J.Lardy
Etapes de la réalisation de " Voyage au centre de la terre " - huile sur toile de Jocelyn Lardy - photos © J.Lardy

Etapes de la réalisation de " Voyage au centre de la terre " - huile sur toile de Jocelyn Lardy - photos © J.Lardy

Ci-dessous, un extrait du récit de Bernadette Gilbertas relatant cette incursion dans le cratère du Nyiragongo, dans le Figaro Magazine de l’époque.

… après une journée au calme à photographier d'en haut tout en dégustant quelques lampées d'un cocktail d'acides sulfurique et fluorhydrique agrémenté de métaux lourds et de gaz radioactif, Olivier est à nouveau prêt. Tout le monde l'a prévenu: « Ne te laisse pas prendre par la photo. Reste vigilant et conscient. » Il franchit le talus à quatre pattes comme les autres, guidé pas à pas par les ordres brefs de la radio de Franck (Pothé). Le voici nez à nez avec le sang bouillonnant de la terre. « Mes souvenirs sont confus. J'étais concentré à l'extrême, en équilibre dans ce terrain instable. Tendant mon appareil bien calfeutré au-dessus des vagues, j'ai visé au jugé. Encore et encore. J'aurais pu continuer des heures. » Mais soudain la voix de Jacques Barthélemy résonne dans sa radio et le tire de son hébétude. Jaillies du fond du lac, les fontaines de lave se déplacent en vagues en direction du photographe. Un clapot inquiétant dans l'angle de sa visière d'or: « J'ai soudain réalisé que malgré ma combinaison, la chaleur devenait intolérable. » Le photographe se jette dans la pente et se laisse glisser au pied du cône. Quand le lac propulse ses banderilles incandescentes par-dessus la rive noire, Olivier et Franck sont déjà loin…

Olivier Grunewald préparant son matériel et sa progression vers le lac de lave du Nyiragongo - un clic sur les photos pour agrandir – doc. « Journey to the center of the world » / O.GrunewaldOlivier Grunewald préparant son matériel et sa progression vers le lac de lave du Nyiragongo - un clic sur les photos pour agrandir – doc. « Journey to the center of the world » / O.Grunewald

Olivier Grunewald préparant son matériel et sa progression vers le lac de lave du Nyiragongo - un clic sur les photos pour agrandir – doc. « Journey to the center of the world » / O.Grunewald

O. Grunewald sur le rempart contenant le lac de lave du Nyiragongo – Doc. O. Grunewald

O. Grunewald sur le rempart contenant le lac de lave du Nyiragongo – Doc. O. Grunewald

Quelques détails du tableau de Jocelyn Lardy :

photo © J.Lardy

photo © J.Lardy

photo © J.Lardy

photo © J.Lardy

Sources :

  • Documents et photos de Jocelyn Lardy – http://sjlardy.free.fr/
  • Boston – The big picture - Photos d’Olivier Grunewald – Journey to the center of the world – 02.2011 – link
  • Figaro Magazine – Au cœur du Nyiragongo, rendez-vous avec le diable – article de Bernadette Gilbertas – 07.08.2010 – link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Dans les Trente-six vues du mont Fuji, le peintre japonais Hokusai présente le volcan sous de multiples points de vue, des atmosphères et des lumières changeantes, dans une mise en scène qui décrit les hommes et leurs activités.

Ces estampes sont marquées par des contrastes entre le premier-plan et l’arrière-plan, entre le statique et le dynamique, et allient un savoir-faire oriental à la perspective occidentale pour aboutir à une perception d’une profondeur de champ jusqu’ici inconnue.

Hokusai attache une grande importance à la composition géométrique de ses estampes … et c’est ce point de vue auquel nous allons nous attacher, avec quelques exemples, où domine le Bleu de Prusse, couleur récemment introduite au Japon de l’époque.

" Ushibori dans la province de Hitachi " - estampe d'Hokusai / Les trente-six vues du Mont Fuji - doc. Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

" Ushibori dans la province de Hitachi " - estampe d'Hokusai / Les trente-six vues du Mont Fuji - doc. Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

Dans le 20° vue, " Ushibori dans la province de Hitachi ", une diagonale coupe l’estampe, matérialisée par une grande jonque, où sont reproduits avec détails le gréement, la cargaison, et la vie tranquille sur l’embarcation.

La diagonale est soulignée par deux échassiers qui s’envolent au-dessus des roseaux.

Le cône parfait du Fuji est repris par les facades entriangles des petites maisons au pied du volcan.

La brume, les couleurs froides et le volcan sacré recouvert de neige … tout contribue à cadrer un jour hivernal.

" La passe de Mishima dans la province de Kai  " - estampe d'Hokusai / Les trente-six vues du Mont Fuji - doc. Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

" La passe de Mishima dans la province de Kai " - estampe d'Hokusai / Les trente-six vues du Mont Fuji - doc. Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

La 16° vue, " La passe de Mishima dans la province de Kai ", l'estampe est coupée en deux par une verticale, le tronc d’un immense cèdre barre l’avant-plan, qui regroupe autour de lui les diverses activités des paysans.

A gauche, un homme se repose en fumant la pipe, tandis qu’à droite, des passants empruntent un sentier en pente. Au centre, trois voyageurs, leurs bagages posés à proximité, paraissent mesurer la circonférence de l’arbre en l’encerclant de leurs bras, à moins qu’il ne s’agisse d’un rituel de vénération aux forces de la nature.

Ce regroupement laisse place en arrière-plan à la silhouette parfaite du Mont Fuji.

" La roue à eau à Onden " - estampe d'Hokusai / Les trente-six vues du Mont Fuji - doc. Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

" La roue à eau à Onden " - estampe d'Hokusai / Les trente-six vues du Mont Fuji - doc. Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

" La roue à eau à Onden " , 26° vue du Mont Fuji, oppose les parties gauche et droite de l’estampe : d’un côté, le triangle du majestueux volcan dans le lointain, de l’autre, le demi-cercle de la roue à aube qui se prolonge par la droite du déversoir permet au regard de s’échapper vers le paysage.

Les activités humaines, dans ce cas le nettoyage du riz, s’opposent à la tranquillité de l’environnement. Une dualité marque le travail des hommes qui remontent les sacs de riz non décortiqué vers le moulin, et celui des femmes qui lavent le riz à l’avant-plan. Le travail laborieux des adultes contraste avec l’occupation paisible d’un enfant tenant en laisse une tortue, au pied de la roue à gauche de l’estampe.

 

Sources :

- Bibliothèque Nationale de France – département des Estampes et de la Photographie.

- L’avènement de l’estampe de paysage au 19° siècle, par Jocelyn Bouquillard

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Quelques lithographies et cartes réalisées par une personnalité peu connue aujourd'hui, Franz Wilhem Junghuhn (1809 -1864) sur les volcans de l'île de Java.

 

Cet explorateur Prussien-hollandais, indianiste, géomètre, médécin, géographe, géologue et botaniste, a travaillé au service des autorités des Indes Orientales Néerlandaises (l'actuelle Indonésie), e.a. sur la géologie et la nature de Java et du pays Batak de Sumatra.

En plus de l'enregistrement scientifique de ses découvertes, ses livres de voyage décrivent avec précision les zones tropicales, illustrés de lithographies colorées ; ses collections ont conduit des années après sa disparition à de nouvelles découvertes et idées.

Le dôme du Merapi - un clic pour agrandir; des personnages donnent l'échelle - lithographie de F.W.Junghuhn - Doc. public du Tropen Museum

Le dôme du Merapi - un clic pour agrandir; des personnages donnent l'échelle - lithographie de F.W.Junghuhn - Doc. public du Tropen Museum

Transféré en 1836 à Jogyakarta, il a exploré de nombreux reliefs, dont les Mille collines karstiques de la côte sud de Java. Il a enquêté sur les volcans, dont le Merapi, qu'il a escaladé à diverses reprises et dont il mesuré la hauteur grâce à un baromètre en bambou et verre qui devait être maintenu droit sur toute la longueur de l'ascension ; le Patuba, le Tangkuban Perahu, le Guntur, le Papandayan font aussi partie de ses recherches.

Merapi - le côté nord et sud du volcan - lithographies de  F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java
Merapi - le côté nord et sud du volcan - lithographies de  F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java

Merapi - le côté nord et sud du volcan - lithographies de F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java

Le Gunung Gede  - lithographie de  F.W.Junghuhn - 1856 - Doc. Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung

Le Gunung Gede - lithographie de F.W.Junghuhn - 1856 - Doc. Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung

Carte détaillée de Java - zoom sur la région centrale avec le Merapi, le Merbabu et divers autres volcans -   F.W.Junghuhn / 1860

Carte détaillée de Java - zoom sur la région centrale avec le Merapi, le Merbabu et divers autres volcans - F.W.Junghuhn / 1860

Lors d'un autre voyage dans la partie centrale et orientale de l'île en 1937 sous les ordres du médécin Allemand E.A.Fritze, il a arpenté avec lui le Lawu, le Sumbiung, les Monts Tengger , le Bromo, et les volcans de boue de Surabaya. Ils se sont répartis le travail, Fritze étudiant la géologie et recueillant des échantillons , tandis que Junghuhn examinait les plantes.

Carte de la caldeira du Tengger ( Carte réalisée avec un équipement primitif à l'époque ) - Franz Wilhelm Junghuhn -  Doc.Java, seine Gestalt, Pflanzendecke und innere Bauart -  Publiek domein,

Carte de la caldeira du Tengger ( Carte réalisée avec un équipement primitif à l'époque ) - Franz Wilhelm Junghuhn - Doc.Java, seine Gestalt, Pflanzendecke und innere Bauart - Publiek domein,

Son travail scientifique a permis des avancées substantielles dans les domaines orographique, topographique, et volcanologique. Le matériel laissé à Leiden a été repris par des géologues et des botanistes, qui se sont servis de ses classifications de la nature javanaise dans leur propre travail. Certaines observations sont encore utilisées de nos jours, comme la répartition des climats en fonction de l'altitude.

 

Visionnaire, il avait averti des conséquences catastrophiques de l'exploitation forestière à grande échelle.

Le plateau de Dieng - F.W. Junghuhn - Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung 1856

Le plateau de Dieng - F.W. Junghuhn - Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung 1856

Couverture de l'album Java avec des cartes postales de couleur. - F.W.Junghuhn

Couverture de l'album Java avec des cartes postales de couleur. - F.W.Junghuhn

Sources :

- Troopeen Museum – biographie de Franz Wilhelm Junghuhn

- Topographische und naturwissenschaftliche Reisen durch Java (Topographic and scientific explorations in Java) (1845)

- Java-Album , Leipzig 1856

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Jocelyn Lardy shares his latest work, mixing Tolkien's fiction, Lord of the Rings, and volcanology, with Mount Doom as a backdrop.
Located in Mordor, a region of north-western Middle-earth, Mount Doom, in Sindarin Orodruin (Red Flame Mountain) is where Soron forges the Power Rings, including the Unique Ring.

Epic of the Lord of the Rings - The Mount Doom - © Work by Jocelyn Lardy.

Epic of the Lord of the Rings - The Mount Doom - © Work by Jocelyn Lardy.

The painter at work.- © Work by Jocelyn Lardy.

The painter at work.- © Work by Jocelyn Lardy.

When this ring is thrown into the lava, Mount Doom enters in a cataclysmic eruption, at the moment of a gigantic battle where giant mammoths meet, in a rain of volcanic bombs, the grouped shots of the Elf archers.
The scene described is pure invention, and a pretext to paint an erupting volcano.

 

The work in its beginnings, and detail on the Elf archers - A click to enlarge - © Work of J.LardyThe work in its beginnings, and detail on the Elf archers - A click to enlarge - © Work of J.Lardy

The work in its beginnings, and detail on the Elf archers - A click to enlarge - © Work of J.Lardy

Detail on the Mount Doom in cataclysmic Eruption - © Work of Jocelyn Lardy

Detail on the Mount Doom in cataclysmic Eruption - © Work of Jocelyn Lardy

Detail on the impact of a bomb - © Work of Jocelyn Lardy

Detail on the impact of a bomb - © Work of Jocelyn Lardy

In the adaptation of the Lord of the Rings by Peter Jackson, the volcano representing Mount Doom is the Ngauruhoe in New Zealand. Due to the sacredness of the volcano for the Maori living in this region, the director was not allowed to film the summit slopes of the Ngauruhoe, and had to fall back on images of the neighboring Ruapehu.

The Ngauruhoe and the Ruapehu seen from Tongariro - photo © Guillaume Piolle / CC BY 3.0

The Ngauruhoe and the Ruapehu seen from Tongariro - photo © Guillaume Piolle / CC BY 3.0

Sources :

- Galeries de Jocelyn Lardy on his site : http://sjlardy.free.fr/

- Others volcanic works of Jocelyn on this blog :

  * " La colère d'un gris" & "Dans le chaudron du diable" / Earth of fire - overblog

  * "Chasseur de lave au Kamchatka " / Earth of fire- overblog

  * "Surtsey, terre vierge, monde interdit" / Earth of fire- overblog

  * "Voyage au centre de la terre" / Earth of fire - overblog

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Without really looking for them, my stay in Reunion in 2017 allowed me to see many of these little sympathetic guys, out of the imagination of Jace.
 "They have landed a weekend from another planet, and never returned home. Small character without race or gender, I think they have fun on Earth" ... as the artist says.

The rainfall of Réunion, illustrated by Jace and his gouzous - photo © Bernard Duyck / June 2017 - à Etang Salé

The rainfall of Réunion, illustrated by Jace and his gouzous - photo © Bernard Duyck / June 2017 - à Etang Salé

Saint Louis / The test pile of the new bridge on the Saint Etienne River, saved from demolition and decorated by Jace, commissioned by the Regional Council. - photo © JM. Mestdagh / June 2017

Saint Louis / The test pile of the new bridge on the Saint Etienne River, saved from demolition and decorated by Jace, commissioned by the Regional Council. - photo © JM. Mestdagh / June 2017

Squatting often unlikely places, where it is impossible to stop to "draw the portrait", as on the road of the Tamarins, we find happily in more accessible places ...
Drawn on the principle of the clear line, without feet or hands, these little characters, yellow mustard with the big ovoid head, brighten the corners more remote.

 

Pas de Bellecombe - a wise gouzou ... "Think of watching children" - photo © Bernard Duyck / June 2017

Pas de Bellecombe - a wise gouzou ... "Think of watching children" - photo © Bernard Duyck / June 2017

On the road to the volcanoes, you sometimes have to go to the Pas de Bellecombe to meet him ... or meet one by chance at the Tremblet.

 Jace illustrates, with his gouzous, the Cyclopean anger of the Fournaise - Le Tremblet, electric cabin - photo © Bernard Duyck / June 2017

Jace illustrates, with his gouzous, the Cyclopean anger of the Fournaise - Le Tremblet, electric cabin - photo © Bernard Duyck / June 2017

Is the divine bottle the key to fly to some paradise? - photo © Bernard Duyck / June 2017 - somewhat degraded, on the wall of a brewery in Cilaos

Is the divine bottle the key to fly to some paradise? - photo © Bernard Duyck / June 2017 - somewhat degraded, on the wall of a brewery in Cilaos

An alternative to the Roundup, favorable to bees ... sow flowers! - photo © Bernard Duyck / June 2017 - on the wall of a brewery in Cilaos.

An alternative to the Roundup, favorable to bees ... sow flowers! - photo © Bernard Duyck / June 2017 - on the wall of a brewery in Cilaos.

School starts again soon ! - photo © Bernard Duyck / June 2017 / at the back of a bus on the road

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A La Réunion, Gouzous lé là ! 


To see again : Jace et ses gouzous ...volcaniques ! - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Les protagonistes du jour sont deux : un anglais et un italien.
Le premier, Lord William Hamilton, fut ambassadeur à Naples entre 1764 et 1800. Fasciné par le Vésuve, il relata avec force notes de terrain et croquis l'activité du volcan, interviewa les fermiers locaux et les personnes qui grimpaient le volcan, collecta des roches pour les envoyer en Angleterre.
Il édita, en 1776, un livre qui fera date : "Campi Phlaegraei, Observations on the volcanos of the two Sicilies". Ce livre, abondamment illustré rapelle les éruptions du Vésuve en 1756, 1760, 1767 et 1771, ainsi que l'évolution du cratère lors de l'éruption de 1767.

Il mandata le second, Pietro Fabris, pour dessiner et peindre les phénomènes volcaniques. Se définissant lui-même comme un "artiste Anglais", il exposa à Londres à la "Free Society" et à la "Society of artist".


Sur cette vue : le cône de cendres éjecte des bombes.; les observateurs sont situés sur une coulée solidifiée qui entoure le cinder cone; ils se sont approchés à contre-vent pour éviter les retombées et les gaz.



Cette série de croquis montre avec précision la croissance d'un cône de cendres (cinder cone), résultant d'une éruption strombolienne ayant eu lieu en 1767 (dessin 1 : 8/7, 2 : 25/7, 3 : 6/8, 4 : 17/8, 5 : 3/9, et 6 : 18/10). Le dernier croquis fut pris la veille d'une grande éruption.
Hamilton avait noté :" je constate que cette petite montagne grandit... il n'y a pas de doute, l'ensemble du Vésuve a grandi de cette façon".
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Le 8 août 1779 : durant une éruption plinienne, une fontaine de lave atteignit 4000 m. au dessus du cratère; le nuage de cendres éruptives est parcouru d'éclairs et des tephras retombent sur le Somma (à gauche)


 

Le matin du 9 août 1779, l'éruption plinienne se poursuit. La colonne éruptive est principalement blanche, indiquant une diminution de la quantité de tephras. Des bombes sont encore éjectées et leur trajectoire parabolique notée ... elle terminent entre le cône et le Monte Somma, dans la Valle del Inferno.


Ceci démontre à la fois la finesse du peintre et les talents d'observateur de Lord Hamilton. Cet ouvrage, représentant des éruptions dans un but scientifique, avec beaucoup de précisions, a été conçu dans l'esprit de "l'Encyclopédie" et du siècle des Lumières. Il fut aussi à l'origine des "gouaches Napolitaines", peintures d'artistes anonymes en vogue à cette époque.

Sources :
- "Les fureurs du Vésuve" - Ed. Découvertes Gallimard , qui
  reprend l'original de W.Hamilton.
- Swisseduc.ch : le site de "Stromboli on line" reprenant
      * les peintures sur le Vésuve
      * des gravures et photos, sur les éruptions historiques.


 

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