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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
A la fois pour ne pas quitter le Macaronésie, et parce que le sujet n'a été qu'effleuré, je reviens vers ces dessins, ces peintures que l'on rencontre dans les ports de ces îles sur le chemin des amériques.

Pico-HortaFaial---wiki.jpg La "galerie" du port d'Horta, face au volcan Pico - Wikipedia.
 

Objets spontanés, nés de l'imagination, du coeur des marins au moment de leur angoisse devant les dangers de la mer, ou pour conjurer ceux-ci, ils expriment la relation entre l'homme et la nature, entre l'homme et le ciel.
Parfois maladroites, naïves, ces représentations sont souvent artistiques, toujours documentaires : représentation de navires, de drapeaux, de dieux marins, de sirènes...

lili-2002.jpg "Lili 2002" - port d'Horta - Faial - Açores - photo A.Guir.

Au départ, gestes de dévotion, de reconnaissance, on leur donne le nom d'ex-voto... don votif, objet ou représentation promis à la suite d'un voeu. c'est un "marché" : le marin, à la merci des éléments déchaînés, face à une mort probable, implore le ciel, les dieux, promet un "don", en échange de son salut. Voeux de toutes sortes, dans toutes les religions, de tous temps, les ex-votos revêtent différentes formes: sculptures, maquettes (de bateau), coquillages, inscriptions et graffitis.


On n'examinera ici que cette dernière forme.
Une photographe, peintre de formation, Annie Guir a passé beaucoup de temps à analyser et photographier ces ex-votos propitiatoires sur la jetée de la marina de Horta, sur l'île de Faial aux Açores.
Dans son analyse, elle distingue différents types d'ex-votos:
- gratulatoire : se rapportant à un fait précis, il s'agit d'une action de grâce pour la protection obtenue
- commémoratif : à la fin d'une traversée ou d'une carrière, le marin le remet, comme marque d'une protection constante. Il rappelle le souvenir du péril en mer.
- propitiatoire : avant une grande traversée, on cherche à s'attirer "les bonnes grâces" ... certaines superstitions incitent le navigateur à accomplir ces dessins ..."propices" au bon déroulement d'une aventure : et même si on n'y croit pas, on le fait quand même ..."on ne sait jamais !"

A Horta, à Funchal ou Porto Santo, aux Açores comme à Madère, les navigateurs laissent une trace de leur passage, en écrivant le nom du bateau, la date et souvent les prénoms des coéquipiers ou des passagers.

arctic_antartic_wandering_albatros.jpg "Arctic to antartic 2006" - Horta - Faial - Açores - document A.Guir

Portugal_Acores-PortoSanto14GT.jpg   "Le Petit Prince" - port de Porto Santo - Madère - photo G.Tane

Sources :
- "Mémoire sauvée du vent - Un rite de traversée à Horta, aux Açores" - par Annie Guir
- Galerie de photos d'Annie Guir
- Les ex-votos marins à travers le monde - lien
- "Les ex-votos propitiatoires de l'archipel des Açores et de Madère" - par Georges Tane sur
http://skreo-dz.over-blog.com


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Minéralogie

















 
Bloc d'obsidienne d'arménie, d'où a été tirée cette lame de couteau, lors d'un stage archéologique à Guédelon. Le manche est en corne de cerf.


L’histoire de l’obsidienne se confond avec l’histoire des premiers hommes.

 

En Europe, l’obsidienne d’Arménie est née sur les flancs du Mont Ararat, l’endroit même où d’après La Genèse, Noé s’échoua à la fin du Déluge.

 

Les îles Lipari et Salina, dans les Eoliennes, furent occupées de façon permanente vers la fin du 5° millénaire av. JC ; attirés par cette extraordinaire ressource, les hommes du néolithique moyen exploitèrent le verre noir érupté par le Monte Pilato et le cratère de la Pirrera.

Ici se succédèrent grecs,romains, phéniciens, romands, et de Lipari, l’obsidienne fut exportée au travers de la Méditerranée, d’abord vers la Sicile et l’Italie méridionale, ensuite vers la Ligurie, la Provence et la Dalmatie.


En Afrique, l'utilisation semble limitée à l'Egypte et aux pourtours de la Mer Rouge.

Le Metropolitan museum of art de New York dispose dans ses collections de vases en obsidienne cerclé d’or datés des12° à la 18° dynasties, entre 1990 et 1293 av. JC. Elle fut utilisée pour réaliser les yeux de beaucoup de statues ; la réalisation la plus marquante est le masque funéraire de Toutânkhamon – 1323 av. JC.

 

masque_funeraire_toutankhamon_musee_caire.gif
La coiffure du masque est le traditionnel némès, noué en arrière en forme de catogan. Il est strié de bandes de verre bleu imitant le lapis-lazuli. L'uraeus et la tête de vautour en or qui ornent le front sont incrustés de pierres semi-précieuses et de verres colorés. Les yeux en obsidienne et en quartz sont rehaussés de rouge dans les coins. Les lignes de fard et les paupières sont en verre bleu incrustés tandis que la barbe divine, tressée et recourbée, est en or incrusté de verres. Les trous qui apparaissent au niveau de chacune des oreilles devaient supportés des bijoux. Le gorgerin est formé de rangées de lapis-lazuli, de quartz, d'amazonite et de verres colorés. Une tête de faucon orné d'obsidienne apparaît sur chacune des épaules.

 

Les prêtres égyptiens utilisaient des couteaux en obsidienne pour éloigner les énergies néfastes lors des cérémonies d’embaumement.

 L’obsidienne serait le témoin d’échanges commerciaux depuis le néolithique, entre les deux rives de la Mer Rouge, entre le Yemen et l’Afrique.

 

 

Peu de traces de l'utilisation de l'obsidienne en Asie ; seuls quelques rares objets et des bijoux témoignent de celle-ci.


Umeke---museum-fur-Volkerkunde-vienne.jpg

 

                     Umeke - Museul für Völkerkunde - Vienne

Ce type de petit bol devait servir à des fins culinaires, Le petit personnage servant de poignée a les yeux faits d'obsidienne et de nacre. - collecté lors du troisième voyage de James Cook en Polynésie.

 

 

Sources :

- L'obsidienne: un témoignage d'échanges en Méditerranée préhistorique - par Laurent Jacques Costa

- festival de Grangousier - taille de l'obsidienne.

  http://www.benevoleguedelon.com/article-31039003.html


Tout document, ou référence à l'obsidienne et à son usage en asie est le bienvenu pour compléter cet article.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

En rapport avec le séisme de San Francisco de 1906, voici une huile du peintre de marine W.A. Coulter, intitulée " San Francisco fire, 1906 ".

 

Ce journaliste et peintre, reconnu pour ses interprétations authentiques de voiliers et de la vie journalière portuaire de la Baie de San Francisco autour des années 1900.

Sa représentation vivante de l’incendie qui ravagea la ville durant trois jours a été esquissée lors de déplacements répétés sur le Ferry de Sausalito, lors de l’évacuation de la ville. Coulter compléta ensuite sa peinture sur une toile de store d’un mètre cinquante sur trois mètres, sauvée durant l’incendie.

L'oeil coulisse des grands voiliers qui se détachent sur la fumée sombre qui occulte le ciel, pour passer vers le centre du tableau et le Hall of Justice, et Chinatown, puis le Call Building, avant d'arriver, sur la droite, aux incendies qui marquent Nob Hill.

Cette toile orna les murs du Club de commerce de San Fransico durant de nombreuses années, avant d'être vendue par les galeries Maxwell, Ltd.

 

 

San-Francisco-fire---W.A.Coulter---Kahn-foundation.jpg               "San Francisco fire, 1906" - huile sur toile de W.A. Coulter (1849-1936)

                               photo  Paul and Linda Kahn Foundation.

 

San-Francisco-fire---W.A.jpgZoom sur le partie cetral du tableau - "San Francisco fire, 1906" - huile sur toile de W.A. Coulter (1849-1936)


Call-buildinf-in-fire-1906---PD-US--Magnus-Manske.jpg

Le Call building en flammes - San Francisco 1906 - Doc. PD-US / Magnus Manske - on aperçoit cette tour au centre du zoom sur le tableau, ci-dessus.

 

Willian coulter est né en Irlande en mars 1849, à Glenariff, où son père officiait en temps que capitaine des Coast guards. A 13 ans, il est devenu apprenti-marin, et après sept ans de navigation, s’est installé à San Francisco.

Fin des années 1870, il parcourt l’Europe pour y étudier en compagnie d’artistes de marine dont Wilhelm Melbye, François Etienne Musin et J.C. Jacobsen. Il rejoint en 1896 le staff artistique du San Francisco Call newspaper, où il publie des dessins à la plume journaliers.


w-a-coulter-with-all-sails-set

                                    "With all sails set",  Une marine, signée W.A. Coulter


Entre 1909 et 1920, il effectue de grandes peintures murales pour la salle de l’assemblée des Merchants Exchange Building, le centre commercial maritime de la côte ouest.

Coulter résida dans sa maison de Sausalito jusqu’à son décès, à l’âge de 87 ans. Tout au long de sa vie, ses peintures retracent la navigation et son histoire dans les baies de San Francisco et San Pablo.

 

frameimage.jpg20-cent-postage-stamp-of-golden-gate--d-apres-peinture-de-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche, la Station de Ferry de Sausalito

à droite, un timbre-poste de 20 cents, du Golden Gate, d'après un tableau de W.A. Coulter. ( 1923 - United states Postage)

 

Bien que nombre de ses œuvres soient présentes dans des institutions et foyers à travers le monde, beaucoup d’entre elles furent détruites par le séisme et le grand incendie de 1906 .

Le San Francisco Maritime National historical Park recherche toutes les œuvres de Coulter dispersées dans le monde.

 

Sources :

- The virtual museum of the city of San Francisco

- The maritime heritage project - William A. Coulter  

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

volcan-las-navajas--610x250.jpg

                                                 Volcan Las Navajas - photo Inah 


Une étude interuniversitaire entre l’INAH – Institut National d’Anthropologie et d’Histoire -  et l’Université du Missouri/St Louis, a permis l’analyse d’échantillons d’obsidienne provenant du volcan Las Navajas, sur le haut-plateau Nayarit.


Ceboruco---Las-Navajas02-copie---Nelson---Carmichael.jpgLe TMVB - le champ volcanique trans-mexicain et le volcan Las Navajas (en 8.) -doc. S.A. Nelson


Ce volcan est situé à 18 km. à l’est de Tépic, dans le champ volcanique trans-mexicain (voir carte). Son nom dérive de la concentration de déchets de taille (lascas y navajas) retrouvés sur les flancs du volcan. Les affleurements d’obsidienne , aussi connus sous le nom de San Luis de Lozada, sont étendus et distribués de la base, située à une altitude moyenne de 900 m., et la bouche du cratère.

 

Depot-obsidienne-Las-navajas---Agencia-de-noticias-El-Uni.JPG                Dépôts d'obsidienne - - volcan Las Navajas - photo Agencia de noticias El Universal


Cette obsidienne se caractérise par sa couleur verte opaque et son aspect Obsidienne Las Navajasvisqueux, avec des bords tranchants légèrement translucide en épaisseurs fines.

 

Les analyses par fluorescence des rayons X et activation neutronique par le Dr. Michael Glascock / MUUR ont permis de prendre une empreinte géologique et minéralogique distincte de ce champ d’obsidienne.

La composition a permis d’établir des corrélations significatives culturellement entre les divers artefacts en provenance des sites archéologiques des états de Sinaloa, Nayarit, Jalisco, Durango, Zacatecas et Colima, et la source géologique de production. Par la suite, il a été possible de reconstruire les modèles préhistoriques de production, distribution et de consommation de cette matière première dans la région et de comprendre les pratiques commerciales entre les populations de l’époque.


Le volcan de Las Navajas constitue une importante source d’obsidienne pour l’ouest du Mexique et la culture Chinesca ( 100 avant JC à 250 après JC - * ), implantée dans les vallées entre les montagnes des hautes terres de Nayarit.

 

Chinesca_Nayarit---National-museum-anthropology-Mexico---An.jpg(* )

Chinesca - photo Salvin / National museum of anthropology Mexico

 

Des figurines Chinesca, ou chinesco, retrouvées dans des tombes, ont été nommées ainsi par les marchands d'art d’après leur inspiration chinoise supposée. Un premier type, Chinesca est identifié à Nayarit et jusqu'à cinq sous-groupes principaux ont été identifiés, bien qu'il y ait de nombreux chevauchements possibles. Les figurines de type A dites de style Chinesca classique, sont des reproductions réalistes. Un conservateur éminent, Michael Kan, constate que leur calme extérieur subtil suggère plutôt qu’il ne montre l'émotion. Ces figurines de type A sont si semblables les unes aux autres est qu'il a été suggéré qu'ils étaient la production d'une seule école. Les statuettes de types B à E sont plus abstraites, caractérisées par leur bouffissure, des yeux en forme de fente étroite se confondant avec le visage, et une large tête rectangulaire ou triangulaire. Ces figurines sont souvent représentées en position assise ou couchée, avec des jambes courtes en forme de bulbe s'effilant rapidement en pointe. (wikipedia)

 

L’obsidienne utilisée par les populations côtières au NO de Nayarit provient pour 85% de cette source, exploitée intensivement au cours de la période classique, entre 200 et 900 après JC.

 

Sources :

- INAH -  Yacimiento de obsidiana revela patrones prehispánicos - link

- Geologia del volcan Ceboruco, Nayarit ... - by Stephen A. Nelson

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Pietro Fabris, artiste Anglo-Napolitain, protégé et employé de Sir William Hamilton est reconnu comme peintre du Vésuve au 18°siècle.

 

Grande-erup.-du-Vesuve-1767---P.Fabris.jpgPietro Fabris, " Vue de la grande éruption du Vésuve depuis le mole de Naples dans la nuit du 20 octobre 1767 " .
             in William Hamilton, Campi Phlegraei ou Observations sur les volcans des Deux Siciles,
                                                Naples, 1776-1779, planche VI


Sa biographie est cependant peu documentée. Il serait né en Angleterre de père Italien, Jacobo Fabris. Patronné par Sir Hamilton, il suit le diplomate à Naples, en Sicile et dans les Eoliennes pour reproduire visuellement les sites volcaniques visités. De nombreux croquis de terrain seront reproduit en copies, ensuite coloriées individuellement à la main par application de gouache par des artistes locaux ( voir les gouaches napolitaines).

Il peint également les invités des soirées organisées par le Lord, et entre autre Mozart au clavecin. Il va peindre aussi d’autres œuvres pour la vente, scènes représentant des personnages en costume local sur fond de Baie de Naples.

 

Bm11_plate.jpgPietro Fabris, " Intérieur du cratère du Mont vésuve, comme il était avant la grande éruption de 1767 " .
             in William Hamilton, Campi Phlegraei ou Observations sur les volcans des Deux Siciles,
                                                Naples, 1776-1779, planche IX

 

Ses peintures et dessins ont été exposées à la London society of artists.

Son œuvre, sur commande de Lord Hamilton, sera publiée dans deux livres , " Observations sur le Mont Vésuve, l’Etna & c. " (Londres - 1744) et " Campi Phlegraei ou observations sur les volcans des deux Siciles " (Naples - 1776).

 


Ses productions les plus célèbres sont des instantanés quasi photographiques des éruptions ou des paysages du Vésuve, mais je voudrais présenter ici des planches accompagnant et illustrant la correspondance du diplomate-géologue aux présidents successifs de la royale Society of London, Sir John Pringle et Sir Joseph Banks, à laquelle sont joints des échantillons de minéraux.

 

P.Fabris---specimens-from-the-crater-of-Mt-Vesuvius.jpg                     Pietro Fabris - " spécimens provenant du cratère du Vésuve "

                   in William Hamilton - Observations sur le Mont Vésuve, l’Etna & c.

 

fig-Fragments-de-lave-er.-1779---P.Fabris.JPG                          Pietro Fabris, Fragments de lave de l'éruption de 1779
              in William Hamilton, Campi Phlegraei ou Observations sur les volcans des Deux Siciles,
                                             Naples, 1776-1779, planche V du Supplément

 

Cristaux-et-pierres-precieuses-du-Vesuve----Campi-phlegra.jpg                              Pietro Fabris, Cristaux et pierres précieuses du Vésuve
             in William Hamilton, Campi Phlegraei ou Observations sur les volcans des Deux Siciles,
                                       Naples, 1776-1779, planche LIIII

Commentaire de Lord Hamilton : " Les pierres précieuses du Vésuve n’ont pas beaucoup de brillant, quoiqu’on les monte souvent, et que les dames les portent en aigrettes, pendants d’oreilles, etc "

 

 

Sources :

- Oracle - The Campi Phlegraei (written by Lord Hamilton)

- University of Glasgow - Book of the month 10.2007 - Sir William Hamilton  - Campi Phlegraei

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Dans les Monts Dore, Saint Nectaire est un authentique village, remarquable pour ses sources thermominérales, son fromage et son art roman ! Un éclectisme qui la distingue d’autres cités thermales.

 

St-Nectaire---le-site---Jacques-Henri-Bayle.jpg             Saint-Nectaire - Fontaines Pétrifiantes de Saint-Nectaire - photo Jacques-Henri Bayle

 

Les thermes Gallo-romains :

Redécouvertes au début du 19°siècle, les grottes du Cornadore sont creusées dans du granite vieux de 340 Ma. Elles sont le lieu d’émergence de sources hydrothermales bicarbonatées. L’âge mesuré sur une stalactite, 2.000 ans, l’organisation des salles (tépidarium, caldarium) et la présence de cuves de bains en attestent l’usage ancien.

 

St-Nectaire-groote-du-Cornadore---2----promoresa.jpg    Saint-Nectaire - grotte de Cornadore: cuves de bain d'époque romaine - photo promosera

 

Les fontaines pétrifiantes :

Depuis 200 ans, les sources thermominérales d’origine volcanique sont exploitées pour la fabrication de bas-reliefs en calcaire et le recouvrement par celui-ci d’objets divers. Sept générations se sont transmis ce savoir-faire.

Les eaux de deux émergences (température de 18 à 52°C), à débit constant (39 l./min) se mélangent pour former une succession de petits lacs tièdes (30°C) ; elles circulent ensuite dans de petits canaux remplis de copeaux de bois, favorisant la précipitation des oxydes de fer et le dégagement partiel du gaz carbonique.

 

St-Nectaire-fontaine-petrifiante---la-gazette-des-champs.jpg

Saint-Nectaire - La fontaine pétrifiante : on distingue les arrivées d'eau au dessus de l'escalier (sous le niveau de la galerie) - photo La gazette des champs.

L’eau chargée en carbonates cascade sur 14 mètres de hauteur sur un escalier de bois dont les marches sont garnies de moules souples, fabriqués sur le site … il faut entre 6 mois et 2 ans pour les recouvrir d’une couche carbonatée brillante.

"L'amour enchaîné par les nymphes"  - oeuvre des Ateliers  de la Fontaine Pétrifiante. / www.fontaines-petrifiantes.fr

A.T.D_L-Amour_enchaine_par_les_nymphes.jpg

 

Le Mont Cornadore est le berceau de cultes divers depuis le néolithique : un dolmen en granit y est érigé, et selon la légende, des fées résidaient dans les grottes du mont, avant que Nectaire n’y prêche la religion chrétienne à la fin du 3° siècle. (http://www.terres-romanes-auvergne.com/saint-nectaire.html)

Il y fit bâtir une première église, qui accueillit ses reliques après sa mort. L’actuelle église romane, en trachyte gris clair, y fut construite au 12° siècle, et domine le village. Les chapiteaux, au canon trapu hérité de la tradition gallo-romaine, offrent plus de cent figures exceptionnelles.

saint-nectaire--terres-romanes.jpg                       Saint-Nectaire : chapiteaux romans du coeur - photo Terres romanes.

 

La commune a donné son nom à des fromages appréciés des gourmets et gourmands. C’est l’onctuosité de sa pâte et son délicat goût de noisette qui SaintNectaire---Promking.jpgfirent sa renommée.

Photo Promking.

 

Introduit à la cour de Louis XIV par le Maréchal de France Henri de Sennecterre (1600-1681), le Saint-Nectaire eut les faveurs du roi Soleil. Fromage paysan par excellence, fabriqué encore aujourd’hui bien souvent par les femmes, le Saint-Nectaire fut appelé jusqu’au 17e siècle "fromage de seigle " car il était affiné sur de la paille.

 

Sources:

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M. Krafft et de Larouzière - éd. Delachaux & Niestlé

- Saint-Nectaire - grottes du Cornadore - link

- Fontaines pétrifiantes de St Nectaire - link

- Fromages d’auvergne – fromage AOP Saint-Nectaire - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La sédentarisation des paléoindiens chasseurs et cueilleurs a commencé dans le sud-ouest de l'amérique du nord, il y a environ 12.000 ans.

Les Anasazis ont succédé au 8° siècle aux "Basketmakers", les vanniers, implantés dans ces territoires avant l'ère chrétienne. La sédentarisation a abouti à la création d'une nouvelle culture, dite de Pueblo, en référence aux villages constitués de maisons en briques de terre construites par les Anasazis du Mesa Verde, au coeur du désert du Colorado.

Falaises de Bandelier tuff creusées par l'érosion et aménagées par les indiens - photo Magnus Manske

Falaises de Bandelier tuff creusées par l'érosion et aménagées par les indiens - photo Magnus Manske

Bandelier tuff - habitations troglodytes et les échelles d'accès - remarquez le personnage à gauche qui permet de se rendre compte de la taille du site - photo NPS.

Bandelier tuff - habitations troglodytes et les échelles d'accès - remarquez le personnage à gauche qui permet de se rendre compte de la taille du site - photo NPS.

Ce qui nous intéresse ici, c'est l'habitat troglodyte en rapport avec le Bandelier tuff.

En plus des maisons construites avec des blocs de tuff, d'autres habitations ont été creusées dans la couche elle-même ; le tuff altéré était un peu plus dur en surface, mais la combinaison de cet "extérieur dur" et d'un "intérieur plus maléable" en a fait un endroit idéal pour y creuser des cavités : ces habitations troglodytes conservaient la fraicheur en été et la chaleur en hiver, et étaient accessible par une succession d'échelles et de plate-formes.

Les "trois soeurs", céréales, haricots et courges, étaient cultivées sur le sommet des mesas, arrosé par les orages de fin de journée. La teneur en ponce du tuff permettait de retenir l'eau comme le ferait une éponge. Le dindon était domestiqué, à la fois comme source de nourriture et de plumes.

Bandelier tuff - habitations troglodytes - les plafonds noircis montrent qu'on y faisait du feu - photo NPS.

Bandelier tuff - habitations troglodytes - les plafonds noircis montrent qu'on y faisait du feu - photo NPS.

Les kivas étaient des chambres rituelles circulaires creusées dans le sol et recouvertes d'un toit : édifice en partie souterrain, on y descendait par une petite échelle pour pratiquer le culte ou réunir le conseil du village. Un foyer était aménagé au centre et la fumée s'échappait par un conduit de ventilation, doté d'un déflecteur.

Les plus grandes pouvaient accueillir plusieurs centaines de personnes qui pouvaient s'asseoir sur des banquettes en pierre. Les grandes kivas de Chaco Canyon avaient un diamètre de dix-huit mètres. Des fêtes religieuses liées aux cycles agricoles devaient être célébrées dans ces kivas, exclusivement par les hommes.

  Entrée d'une kiva, creusée en hauteur dsns le Bandelier tuff - photo Ishwar.

Entrée d'une kiva, creusée en hauteur dsns le Bandelier tuff - photo Ishwar.

Intérieur d'une autre kiva, semi-enterrée, avec un plafond bombé reconstitué - photo auteur non référencé.

Intérieur d'une autre kiva, semi-enterrée, avec un plafond bombé reconstitué - photo auteur non référencé.

Les Anasazis ont laissé de nombreux pétroglyphes sur les parois des canyons. Ces gravures, et autres graffitis peints, pouvaient couvrir plusieurs mètres carrés et figuraient des animaux, des céréales, des cartes, un calendrier, etc.

Des poteries et des bijous ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques.

Pétroglyphe Anasazi - doc."Newspaper rock" (Utah) - photo ethernectar

Pétroglyphe Anasazi - doc."Newspaper rock" (Utah) - photo ethernectar

A gauche, Jarre "Bandelier - période Pueblo IV AD 1400 - 1550 - à droite, pendentif de turquoise - période Pueblo III - IV AD 1200 - 1550 - photo National Park serviceA gauche, Jarre "Bandelier - période Pueblo IV AD 1400 - 1550 - à droite, pendentif de turquoise - période Pueblo III - IV AD 1200 - 1550 - photo National Park service

A gauche, Jarre "Bandelier - période Pueblo IV AD 1400 - 1550 - à droite, pendentif de turquoise - période Pueblo III - IV AD 1200 - 1550 - photo National Park service

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Sources :

- The great desert - Valles caldera - link

- Bandelier National Monument - NPS - 

- Bandelier N.M. - People - NPS

- Anasazi places : ruins and rock art - a photography journey through some Anasazi sites - by Ray Rasmussen

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Le sculpeur de lave à l'oeuvre - photo Une pierre dans mon jardin.com

Le sculpeur de lave à l'oeuvre - photo Une pierre dans mon jardin.com

" Une pierre dans mon jardin " … c’est le nom de l’exposition qui animera les jardins du Palais-Royal à Paris du 1° septembre au 23 novembre 2015.

Organisé en partenariat avec le Conseil départemental, cet événement permettra à la fois de promouvoir la candidature de "La chaîne des Puys- Faille de la Limagne" au niveau national et de valoriser un savoir-faire et un matériau local, la pierre de Volvic, utilisée depuis plusieurs générations d’artisans et de sculpteurs.

Interview de Thierry Courtadon

Le sculpteur Thierry Courtadon et son équipe préparent dans leur atelier, situé sur les hauteurs de Volvic, une vingtaine d’œuvres inédites pour l’occasion.

Levons un coin du voile, qui protège six cubes monumentaux, de grandes lettres du nom de l’expo, dentelles ou éclats de trachy-andésite provenant d’une coulée de lave produites voici 11.000 ans par le Puy de la Nugère.

" Il s’agit d’une opportunité exceptionnelle, qui ne se présentera peut-être qu’une seule fois dans ma vie. Je suis à un moment charnière de ma carrière. J’ai une chance incroyable de pouvoir montrer mon travail dans un lieu aussi prestigieux, chargé d’histoire … Je veux montrer qu’on peut faire quelque chose d’artistique et de raisonné au niveau des carrières ", souligne Thierry Courtadon.

A vos agendas ... et à suivre, dès les premiers clichés de l'exposition Parisienne.

Le sculpteur Thierry Courtadon - photo La Montagne.fr

Le sculpteur Thierry Courtadon - photo La Montagne.fr

L’atelier de l’artiste est situé au cœur d’une clairière, à proximité des carrières - photo Une pierre dans mon jardin.com

L’atelier de l’artiste est situé au cœur d’une clairière, à proximité des carrières - photo Une pierre dans mon jardin.com

L'art sur les chemins du feu : Thierry Courtadon va exposer la pierre de Volvic au Palais Royal

La Nugère, en grande partie boisée, fut la première montagne d’Auvergne a être reconnue comme étant un volcan en 1751, par J.E.Guettard.

Le complexe éruptif de la Nugère est formé d’un anneau de projections, de cônes stromboliens, d’un lac de lave figé et de plusieurs coulées.

Le sommet du volcan présente un cratère de 82 mètres de profondeur, égueulé vers l’est. Quatre cônes stromboliens, dont le puy de La Louve, générateurs de coulées de trachyandésite, sont nés dans l’engueulement, dont le fond est occupé par un ancien lac de lave. Sur le flanc ouest du cône, on remarque les restes partiellement enfouis de 2 appareils stromboliens antérieurs à la Nugère.

Coulée du Puy de la Nugère et localisation de la carrière proche de Volvic- carte ens-Lyon

Coulée du Puy de la Nugère et localisation de la carrière proche de Volvic- carte ens-Lyon

Puy de la Nugère - photographies aériennes d'Auvergne par www.photo-paramoteur.com

Puy de la Nugère - photographies aériennes d'Auvergne par www.photo-paramoteur.com

Sources :

- Chaîne des Puys & faille de Limagne - Actualité - La Chaîne des Puys s’expose à Paris - link

- Une pierre dans mon jardin - link

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M.Krafft & de Larouzière - ed. Delachaux et Niestlé / Puy de la Nugère-Volvic p.53-56

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Cette semaine, du 3 au 12 octobre, le Parc National des Volcans d’Hawaii est en fête ! Des cérémonies et visites sont prévues au cours de cette semaine de l’archéologie hawaiienne. 

Deux sites sont particulièrement mis en avant, contenant d’une part des pétroglyphes, d’autre part des empreintes vieilles de plus de deux cent ans.

Les pétroglyphes de Pu’u Loa - photo Love big Island

Les pétroglyphes de Pu’u Loa - photo Love big Island

Les pétroglyphes de Pu’u Loa :

Pu’u Loa, signifiant en hawaiien " la longue colline " ou " la colline de longue vie ", est un endroit sacré, situé sur le flanc sud du volcan Kilauea,  qui compte plus de 23.000 pétroglyphes. Les Hawaiiens qualifient cet art rupestre de " Ki’i pohaku ", soit image de pierre … ce qui correspond bien à l’origine étymologique grecque du nom pétroglyphe, petros /ou petra pour pierre, et glyphein, pour gravure.

Ils sont mentionnés pour la première fois en 1823 par le Révérend William Ellis, un missionnaire. Ils seront analysés en 1914 par l’anthropologue Martha Beckwith.

 Les pétroglyphes de Pu’u Loa , figures antropomorphes - photo Staecker

Les pétroglyphes de Pu’u Loa , figures antropomorphes - photo Staecker

 Les pétroglyphes de Pu’u Loa. -

Les pétroglyphes de Pu’u Loa. -

Le centre de Pu’u Loa est en fait un dôme volcanique, entouré de champ de lave pahoehoe, datés d’entre 1.200 et 1.450.

Quelle que soit l’interprétation qu’on leur donne, ces pétroglyphes n’ont pas une fonction uniquement esthétique, mais aussi ésotérique. Ils pourraient être interprétés comme l’enregistrement d’un périple autour d’Hawaii, comme l’expression du bien-être et de la longévité humaine, comme moyen de communication des évènements passés ou courants, ou encore comme marques de délimitation de territoires ou chemins.

Les motifs des pétroglyphes sont constitués majoritairement de motifs contenant des trous ou des cupules. Les autres formes sont géométriques, motifs en cercles, ou dessin cryptés, ou représentent des voiles de pirogues, des coiffes recouvertes parfois de plumes, ou des formes anthropomorphes.

Des cupules sont présentes en nombre: selon les scientifiques, on y plaçait le cordon ombilical des nouveaux-nés, puis on le recouvrait d'une pierre ... ceci afin d'assurer une longue vie à l'enfant.

 

Le trail vers les pétroglyphes de Pu'u Loa passe dans les champs de lave pahoehoe. - Photograph by Christopher Elliott - Nat Geo

Le trail vers les pétroglyphes de Pu'u Loa passe dans les champs de lave pahoehoe. - Photograph by Christopher Elliott - Nat Geo

Pétroglyphes de Pu'u Loa - cercles, trous alignés et autres figures - photo National volcanoes Park of Hawaii

Pétroglyphes de Pu'u Loa - cercles, trous alignés et autres figures - photo National volcanoes Park of Hawaii

D'autres sites contenant des pétroglyphes sont visitables sur Big Island :Waikola petroglyph preserve et Pukao petroglyph field.

L’administration du Parc National a protégé les pétroglyphes en construisant des pontons surélevés, et en n’utilisant plus que des techniques modernes de reproduction, d’illustration et de mesures, dans intervention directe sur le terrain, minimisant ainsi les contacts qui ne pourraient qu’exacerber les phénomène érosifs.

Demain, Les empreintes de pieds du désert de Ka`ū .

 

Sources :

- Pacific islands parks - Hawai‘i Volcanoes National Park Events Celebrate Archeology & Hawaiian Culture - link

- National Park Services - Hawaii volcanoes / Pu'u Loa petroglyphs - link

- Love Big Ismand - the Pu' Loa petroglyphs - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

A Pompéi, aux pieds du Vésuve, les découvertes se succèdent. Après le graffiti précisant le mois de l'éruption qui a enseveli la cité, une fresque a été mise au jour dévoilant les amours de Zeus et de Léda.

Pompéi – le mythe de Léda et du cygne dépeint sur une fresque nouvellement découverte – photo © AGF/SIPA

Pompéi – le mythe de Léda et du cygne dépeint sur une fresque nouvellement découverte – photo © AGF/SIPA

Cette illustration magnifiquement préservée du mythe grec a été retrouvée dans la chambre à coucher d'une maison Pompéienne, située Via del Vésuvio au nord de la ville ensevelie en 79 avant JC. Ce thème développe des récits concernant les relations entre le dieu suprême et les humains, une mythologie complexe reprise par le syncrétisme pratiqué à Rome.

La fresque de Pompéi dépeint les ébats de la reine de Sparte Léda avec Zeus qui a pris la forme d'un cygne. - photo Cesare Abatte / Parc archéologique de Pompéi

La fresque de Pompéi dépeint les ébats de la reine de Sparte Léda avec Zeus qui a pris la forme d'un cygne. - photo Cesare Abatte / Parc archéologique de Pompéi

Le mythe et ses implications dans l'histoire antique :

Zeus vit Léda, l'épouse du roi de Sparte Tyndare, se baigner dans le fleuve Euratos, et la désira.

Pour s'en approcher, in con!ut une ruse avec la complicité d'aphrodite : il lui demanda de se changer en aigle, et de simuler une poursuite, après l'avoir métamorphosé en cygne. Léda prit entre ses bras le cygne effrayé, et Zeus en profita pour s'unir à la reine.

Léda fut fécondée par son époux le même jour.

Léda donna naissance à quatre enfants, deux immortels, enfants de Zeus : Hélène et Pollux, et deux mortels, enfants de Tyndare : Clytemnestre et Castor.

Castor et Pollux, les Dioscures - vase antique peint - Doc Master the stars

Castor et Pollux, les Dioscures - vase antique peint - Doc Master the stars

Les deux garçons, Castor et Pollux, connus sous le nom de Dioscures (Identifiés à la constellation des Gémeaux, les Dioscures sont les patrons des marins et des athlètes.), vont connaître une épopée humaine, suivie d'une divinité partagée. Inséparables, ils seront vénérés par les grecs puis les romains.

Ménélas a l'intention de tuer Hélène mais, frappé par sa beauté, il lâche son épée. Un Éros volant et Aphrodite, à gauche d'Hélène, regardent la scène. Détail d'un cratère attique à figures rouges, 450-440 av. J.-C., découvert à Gnathia (actuelle Egnazia, Italie). - Musée du Louvre

Ménélas a l'intention de tuer Hélène mais, frappé par sa beauté, il lâche son épée. Un Éros volant et Aphrodite, à gauche d'Hélène, regardent la scène. Détail d'un cratère attique à figures rouges, 450-440 av. J.-C., découvert à Gnathia (actuelle Egnazia, Italie). - Musée du Louvre

Hélène devint à son tour reine de Sparte, mariée à Ménélas, qu'elle abandonna, de bon gré ou contrainte, pour épouser le prince Paris de Troie.

Cet épisode déclencha la Guerre de Troie, qui opposa une coalition grecque aux Troyens. La ville finit par tomber après un long siège, grâce à un stratagème : le cheval de Troie qui cachait de valeureux guerriers. Tous les protagonistes de cette histoire sont repris dans le récit de l'Iliade.

L'autre fille, Clytemnestre, épousa le frère aîné de Ménélas, Agamemnon, roi de Mycènes et des Grecs.

Clytemnestre fit assassiner son époux par son amant, Egysthe, à son retour de la guerre de Troie. Oreste, leur fils, vengea son père en tuant sa mère.

Que de destins funestes rassemblés, les héros mythologiques et la ville ensevelie sous l'éruption.

 

Sources :

- France Culture - A Pompéi, des découvertes en cascade

- You tube - Nuove scoperte a Pompei: l'affresco di Leda e il cigno

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