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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Quelques grandes éruptions au 19° siècle ont été responsables d’émanations de cendres et d’aérosols sulfurés qui sont montées dans la stratosphère et ont fait plusieurs fois le tour du monde. Ces éruptions ont été de ce fait responsables de répercussions sur le climat, mais aussi de phénomènes optiques : ce voile d’aérosols a été cause des couleurs orangées à rouges du ciel. 

Ces répercussions atmosphériques ont été peintes par de grands maîtres, sans que ceux-ci se soient rendu compte de la cause de ces colorations.

William Turner - "Dido building Carthage" -  1815 - National Gallery London.

William Turner - "Dido building Carthage" - 1815 - National Gallery London.

Une explication est donnée par le Pr. Zerefos, et ses collaborateurs, dans un article du Journal of the European Geosciences Union : " Dans la coloration des couchers de soleil, c'est la façon dont le cerveau perçoit les verts et les rouges qui renferme des informations importantes sur l'environnement ".

Les particules en suspension dans l’air (poussières et microgouttelettes d’acide sulfurique) dévient une partie de la lumière émise par le soleil, modifiant les nuances du spectre lumineux visible par l’œil humain.

Les maîtres du 19° siècle, témoins de ce phénomène sans en comprendre la cause, ont peint ces couleurs spécifiques.

Parmi eux, William Turner, célèbre pour sa maitrise des couleurs, était en vie lors de trois éruptions majeures : celle du Tambora en Indonésie en 1815 (VEI 7), celle du Babuyan Claro aux Philippines en 1831 (VEI 4?), et celle du Coseguina au Nicaragua en 1835 (VEI 5).

Il a peint de spectaculaires couchers de soleil, notamment dans son tableau " Dido building Carthage " en 1815, conservé à la National Gallery de Londres ou dans "The Lake, Petworth ".

William Turner - " The Lake, Petworth "  1829

William Turner - " The Lake, Petworth " 1829

Ce phénomène est lisible également dans certains tableaux d’Edgar Degas, réalisés dans les deux ans suivant l’éruption du Krakatoa en Indonésie datant de 1883.

Edgar Degas - "Course de cheveaux" -  1885 - ciel normand - �The Walter H. and Leonore Annenberg Collection  // ratio R/G 1,65

Edgar Degas - "Course de cheveaux" - 1885 - ciel normand - �The Walter H. and Leonore Annenberg Collection // ratio R/G 1,65

Christos Zerefos et ses collègues ont analysé des centaines de couchers de soleil peints entre les années 1500 et 2000, de potentiels témoins d’une cinquantaine d’éruptions majeures répertoriées de par le monde, cherchant à identifier la présence de polluants atmosphériques dans ces paysages.

Ils affirment dans leur étude, quel que soit le peintre ou son style, avoir découvert " que le rapport entre la proportion de rouges et de verts dans les crépuscules peints par ces maîtres correspond avec la quantité d’aérosols volcaniques dans l’atmosphère ".

Les observations de Zerefos, spécialiste des sciences atmosphériques à l’Université d’Athènes, sont cohérentes avec l’analyse des carottes glaciaires contemporaines de ces évènements et avec les constatations faites sur le lieu des éruptions.

Validation du modèle : Photos du dessus : peintures de P.Tetsis à Hydra sous conditions  AOD – Aerosol Optical Depth – forte, à gauche et faible, à droite. Photos du dessous : photos digitales du paysage dans les mêmes conditions atmosphériques, prises au milieu da laps de temps imparti pour la réalisation du tableau. / Etudes de Zerefos & al.

Validation du modèle : Photos du dessus : peintures de P.Tetsis à Hydra sous conditions AOD – Aerosol Optical Depth – forte, à gauche et faible, à droite. Photos du dessous : photos digitales du paysage dans les mêmes conditions atmosphériques, prises au milieu da laps de temps imparti pour la réalisation du tableau. / Etudes de Zerefos & al.

La validation de ce modèle d'analyse des tableaux pour une utilisation directe dans les modèles climatiques destinés à avoir une idée plus précise de la façon dont les aérosols et les pollutions atmosphériques ont affecté le climat au cours des siècles derniers, a été faite grâce à la contribution du peintre Panayiotis Tetsis, un coloriste réputé. On lui a demandé de peindre des couchers de soleil pendant et après le passage d’un nuage de poussières venant du Sahara au-dessus de l’île grecque d’Hydra en juin 2010.Le peintre n’avait pas été averti de ce passage de nuage de poussières, et l’analyse colorimétrique de ses paysages correspond aux prélèvements atmosphériques effectués.

 

Sources :

- European Geosciences Union - Famous paintings help study the Earth’s past atmosphere - 25.03.2014 - link

- Further evidence of important environmental information content in red-to-green ratios as depicted in paintings by great masters - C. S. Zerefos & al. - link

- Zerefos, C. S., Gerogiannis, V. T., Balis, D., Zerefos, S. C., and Kazantzidis, A.: Atmospheric effects of volcanic eruptions as seen by famous artists and depicted in their paintings, Atmos. Chem. Phys., 7, 4027-4042, doi:10.5194/acp-7-4027-2007, 2007.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Une nouvelle lecture des inscriptions d’une stèle, vieille de 3500 ans, parlant d’une "tempête de pluie" pourrait revoir la chronologie de l’âge de bronze et conforter la datation de l’éruption de Théra / Santorin.

 

Un bloc de calcite ébréché, dont les pièces furent trouvées au troisième pilonne du temple de Karnak à Thèbes en Egypte, par les archéologues français entre 1947 et 1951, et appelé " la stèle de la tempête ", y fut érigé par le pharaon Ahmôsis I, premier pharaon de la 18° dynastie.

La face de cette stèle, haute de 1,8 mètres, possède des hiéroglyphes rehaussé de bleu, tandis que son envers reste sans couleurs.

Reconstruction de la "Stèle de la tempête" d'Ahmôsis -  Doc. Malcolm H. Wiener et James P. Allen, 1998.

Reconstruction de la "Stèle de la tempête" d'Ahmôsis - Doc. Malcolm H. Wiener et James P. Allen, 1998.

Le texte qui y figure vient d’être réinterprété par deux linguistes de l’Institut Oriental de l’Université de Chicago, les Dr Ritner et Moeller.

Le texte de la stèle décrit des conditions terribles : " Les dieux ont permis que le ciel se transforme en tempête de pluie, obscurcissant l’ouest ; et le ciel devint le siège d’une tempête incessante, plus bruyante que les cris d’une foule, tandis que la pluie hurlait sur le montagnes plus fortement que le son produit par la source sousterraine du Nil à elephantine. Ensuite, dans chaque maison, chaque quartieratteints par la tempête de pluie, leurs corps (cadavres) flottaient comme des barques de papyrus sur les eaux en dehors de la chambre d’audience du Palais, pour une période de … jours, tandis qu’aucune torche (lumière) ne peut être allumée dans les deux terres ".

Venant appuyer le texte de la stèle de la tempête, un texte connu sous la dénomination de Papyrus Mathématique Rhind du règne d’Ahmôsis fait mention de tonnerre et pluie, preuve supplémentaire de l’attention accordée aux conditions météorologiques sous le règne du pharaon Ahmôsis.

Datation d'une branche prise dans les ponces de l'éruption de Théra - photo Volcanodiscovery

Datation d'une branche prise dans les ponces de l'éruption de Théra - photo Volcanodiscovery

Santorin - Dépôts de l'éruption minoenne dans l'actuelle caldeira - photo Volcanodiscovery

Santorin - Dépôts de l'éruption minoenne dans l'actuelle caldeira - photo Volcanodiscovery

La datation revue du règne d’Ahmosis permet une articulation plus logique des évènements qui ont marqué à l’époque le Moyen-Orient. Il réaligne des dates importantes , marquant la perte du pouvoir des Cananéens, l’effondrement de l’Empire Babylonien. La nouvelle chronologie explique comment Ahmosis pris le pouvoir, supplanta les dirigeants Cananéens – les Hyksôs – pour réunifier les deux terres … l’éruption de Théra et le tsunami résultant pourraient avoir détruit les ports des Hyksôs et affaiblit leur puissance maritime.

La perturbation de l’agriculture et du commerce causée par l’éruption aurait diminué le pouvoir Babylonien, expliquant leur incapacité à résister à une invasion Hittite.

Isopaques de distribution des cendres de l'éruption de Théra en direction de l'est de la Méditerranée - doc. Décades volcanoes.

Isopaques de distribution des cendres de l'éruption de Théra en direction de l'est de la Méditerranée - doc. Décades volcanoes.

Dessin d'un bas-relief illustrant le combat d'Ahmôsis contre les Hyksôs - doc. {{PD-Art}} template without parameter

Dessin d'un bas-relief illustrant le combat d'Ahmôsis contre les Hyksôs - doc. {{PD-Art}} template without parameter

Voici une concordance réalisée entre l’archéologie, la grande histoire et l’histoire de la volcanologie.

 

Sources :

- The Ahmose ‘Tempest Stela’, Thera and Comparative Chronology - by Robert K. Ritner and Nadine Moeller - The Oriental Institute of the University of Chicago - link

- The University of Chicago - World’s oldest weather report could revise Bronze Age chronology - link

- Daily Mail / Sciences : 3,500 year old inscription revealing a 'tempest of rain' could rewrite Egyptian history - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Yap / Micronésie - photo Conservation Strategy Fund

Yap / Micronésie - photo Conservation Strategy Fund

L’état de Yap se compose de quatre grandes îles, Yap, Maap, Tomil et Rumong, de sept petites îles et 134 atolls. Elles sont d’origine volcanique et composées de roches volcaniques et ultramafiques métamorphosées, de corail et boue de mangrove.

Les îles de Yap forment un système d’arc volcanique au bord est de la plaque océanique Philippine (Fosse de Yao) et sont connectées à l’arc de Palau au sud et l’arc Izu-Marianes au nord. Yap est localisé sur le bord de la microplaque Caroline, en subduction sous la plaque Philippine.

Le volcanisme a pris fin dans l’arc de Yap à la fin de l’Oligocène ou au Miocène, sans aucune évidence d’activité ensuite.

Tectonique des îles Caroline - doc. Geological origine of the volcanic islands of the Caroline

Tectonique des îles Caroline - doc. Geological origine of the volcanic islands of the Caroline

Yap - monnaie de pierre  - photo Experiencemicronesia

Yap - monnaie de pierre - photo Experiencemicronesia

Ce n’est pas la seule particularité de Yap ! Elle est aussi connue pour sa monnaie : de grands disques généralement fait de calcite, taillé en doughnut (avec un trou central), pouvant aller de 3,5 cm. jusqu’à 4 mètres de diamètre. Cinq types majeurs se côtoient : le Mmbul, Gaw, Fe' or Rai, Yar, and Reng. Beaucoup de disques proviennent d’autres îles, aussi éloignée que la Nouvelle-Guinée, mais la majorité vient de Palau. 

Les disques de Yap ressemblent à du quartz, et historiquement, leur valeur était liée à leur brillance.Outre la beauté spécifique de la roche et l’histoire qui se rapporte à la pierre même (son âge, le nombre de victimes qu’ont entraînées son extraction et son transport), sa taille entre également en ligne de compte pour en déterminer la valeur, de même que le statut social des parties soumises à la transaction.Comme plus aucun disque n’est importé ou produit, le change reste fixe.

Aujourd’hui, la monnaie utilisée pour les transactions est le dollar US, et les disques de pierre restent utilisés pour les échanges traditionnels ou cérémoniels. Les pierres ne bougent pas, mais peuvent changer de propriétaires lors de mariages, de transfert de titre de propriété, ou comme compensation pour des dommages subis.

Yap - transport de la monnaie de pierre - photo Francis X. Hezel

Yap - transport de la monnaie de pierre - photo Francis X. Hezel

Yap a été peuplé par des migrants venant de la péninsule Malaise, d’Indonésie, de Nouvelle-Guinée ou des îles Salomons. Par contre, les îles périphériques l’ont été par des Polynésiens. Historiquement, un système tributaire existait entre Yap proprement dite et les îles extérieures … en relation avec la nécessité d’obtenir des marchandises de la grande île, telles de la nourriture ou du bois pour construire les bateaux.

Le peuple de Yap est connu en Micronésie pour ses danses traditionnelles, exécutées lors de fêtes et d’occasions spéciales, comme le mariage d’un chef. La danse de Yap, appelée Churu’, est transmise précieusement de génération en génération, accompagnée de chants historiques. Les danseurs s’habillent de feuilles et fleurs de coco, et s’enduisent la peau de curcuma et d’huile de coco pour leur donner un aspect doré. Ces danses sont effectuées en groupes séparés d’hommes ou de femmes. D’autres danses originaires des îles périphériques, comme la danse de la guerre mettant en avant l’art de se battre avec des batons, sont exécutées par des groupes mixtes de jeunes gens.

Yap - danseuses parées pour la cérémonie - photo Yap Day

Yap - danseuses parées pour la cérémonie - photo Yap Day

Sources :

- Geological origine of the volcanic islands of the Caroline - link

- Federated states of Micronesia - traditional culture - link

- Musée de la Banque Nationale de Belgique - la pierre de Yap - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Minéralogie

Actu-4 1552 bis

 

                                                                                               ©JM. Mestdagh

 

Une olivine  - (Mg,Fe)2 SiO4 - est un minéral du groupe des silicates, sous-groupe des nésosilicates. Elle n'a pas le statut d'espèce reconnue par l'Association internationale de minéralogie, c'est le terme médian dans la série fayalite-forstérite.

La forstérite - Mg2SiO4 - est le terme de cette série qui ne contient pas de fer; la fayalite - Fe2SiO4 - est l'autre limite sans magnésium.

Elle cristallise dans le système cristallin orthorhombique. Elle possède un fort relief à l'observation au microscope polarisant, ainsi qu'une forte biréfringence, teintes vives du 2e au 3e ordre au microscope polarisant en lumière analysée.


L'olivine est le minéral dominant des péridotites, roches constituant le manteau. 

 

Actu-4-1790.jpg

                   Timanfaya  - Inclusion de péridotite dans du basalte  -  ©JM. Mestdagh


 

L'olivine est le premier minéral à cristalliser lorsqu'un magma refroidit. C'est pourquoi il est souvent présent dans les basaltes. Il peut cristalliser à une température d'environ 1 000°. C'est le premier minéral de la suite réactionnelle :

Olivine (Mg) -->; Olivine (Fe,Mg) -->; Pyroxène (Mg) -->; Pyroxène (Fe,Mg) -->; Amphiboles -->; Biotite (des hautes températures vers les basses températures).


Caractéristiques physiques et optiques :

  • Système cristallin : orthorhombique
  • Composition chimique : (Mg, Fe)2SiO4
  • Couleur : vert jaunâtre, vert olive
  • Dureté  : 6,5 - 7,0 sur l'échelle de Mohs.
  • Gravité spécifique : 3,32 - 3,35
  • Indice de réfraction: 1,65 - 1,69
  • Dispersion  : 0,020
  • Pléochroïsme  : incolore, vert jaunâtre, vert


 

250px-Diagramme basalte.svgModèle basaltique:       plan de saturation de la silice

  • opx:orthopyroxène
  • cpx : clinopyroxène
  • ab : albite
  • Ne : néphéline
  • Qz : quartz
  • ol : olivine

 

 

 

 

 

 

 

 Étant formées à haute température et en absence d’eau, les olivines sont très sensibles aux agents atmosphériques, à l’altération hydrothermale, au métamorphisme de bas degré impliquant l’hydratation, l’oxydation, la silicification ou la carbonatation. Elles s’altèrent en serpentine, chlorite, amphibole, oxydes de fer, talc. Les olivines répondent parfaitement à la loi de Goldich : « les minéraux sont d’autant plus vulnérables que leurs conditions de genèse diffèrent plus de celles qui règnent à la surface ».

 

Le péridot : nom donné à l'olivine lorsqu'elle est utilisée en joaillerie, comme "pierre fine". Son autre nom est chrysolithe, "pierre dorée" en grec.


C’est une pierre ancienne mais très populaire. Elle est si connue, et depuis tant d’années, qu’on en trouve même sur la joaillerie égyptienne, du début du second siècle avant notre ère.
Les pierres que l’on utilisait à cette époque, venaient d’une région située sur une petite île volcanique de la mer Rouge, à environ 70 kilomètres au large d’Assouan. Elle a été redécouverte vers les années 1900 et le gisement est, maintenant, constamment exploité.
Les anciens Romains en étaient déjà férus et ils en convoitaient l’éclat vert et brillant, qui est insensible aux variations de la lumière, même s’il s’agit de lumière artificielle. Ils l’appelaient "l'émeraude vespérale ».
On trouve des péridots en maintes églises européennes, où ils décorent des trésors divers. A la cathédrale de Cologne, par exemple, à l’époque de l’art baroque, le péridot, avec son vert profond, connut une époque florissante mais brève, avant de tomber dans l’oubli.

Le péridot est pourtant une pierre très moderne. Dans les années 1990, un gisement a été mis à jour dans la région du Cachemire. Les pierres qui en proviennent sont, en ce qui concerne leur couleur et leur transparence, d’une beauté unique. Ainsi, l’image de la pierre, qui s’était quelque peu estompée au cours des âges, a été remise "au goût du jour".

 

Pour convaincre la gent féminine, voici un exemple de réalisation moderne ... "avec sa couleur légèrement dorée, d’un vert chatoyant, le péridot est la pierre idéale pour être le complément d’une tenue estivale légère ", dixit un spécialiste.

 

2064R-bague-peridot--jewels-for-me.jpg                          Bague péridot / diamant - or blanc , réalisation "Jewel for me".

 


Sources :

- Péridot-Olivine , par R.Warin

- Roches magmatiques, par Dom.Decobecq

- Peridot, the gorgeous green gemstone - lien

- Joaillerie : site de "Jewel for me " / péridot - lien

   dix pages d'idées !

 

 

Ceci clôture la semaine sur Lanzarote . Encore un grand merci à mon ami Jean-Michel Mestdagh pour son partage d'images.

Un dernier clin d'oeil à César Manrique, avec son logo de Lanzarote, île-volcan, île-soleil.

 

Actu-4-2482-copie.jpg

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Nous restons au Guatémala, avec quelques peintures naïves.

Les principaux sujets évoqués par ce type de peinture évoquent le vie des ruraux, des indiens, avec joies et peines, pratiques rurales et religieuses ... bref "la vie de tous les jours" dans des paysages où les volcans sont bien souvent présents.

 

Peinture_Guatemala_2010-4-CHB-copie-1.JPG

                                                                              © Frédéric & Carole Hardy

 

Un chien méchant, si pas enragé au vu de la bave qui lui dégouline de la gueule, a semé la pagaille parmi le petit groupe de paysans s'en allant au marché.. la femme a chuté, renversant le panier qu'elle portait sur la tête, contenant des volailles qui s'égayent en tous sens; elle semble avoir déséquilibré son compagnon, qui portait des récipients de terre cuite; un troisième personnage, vraisemblablement un enfant, ne doit son salut qu'à son agilité ... il saute dans un arbre.

La scène se déroule dans un paysage de volcans et lac, ce qui la situe au pourtour du lac Atitlan.

 


Peinture_Guatemala_2010-5-CHB.JPG

                                                                                  © Frédéric & Carole Hardy

 

Cet épisode est plus dramatique : un lahar ou un glissement de terrain a emporté personnes et maisons, tandis qu'on pleure les morts. Au milieu de la scène, deux personnages et un animal sont charriés par un flot ... rivière en crue ou coulée de lave ? je penche pour la deuxième solution, avec ce que je prend pour des bords de coulée consolidés.

A gauche, un homme en guenille met des enfants dans des cercueils.

Drame engendré par le déchaînement des forces de la nature.

 

D'autres peintures décrivent des scènes de pratiques religieuses mayas : la scène est décrite ici comme se passant dans la nature, à proximité d'un village et de son église - à moins que la symbolique présence de l'église n'évoque que l'antagonisme entre religion chrétienne et chamanisme maya ?

 

ixt007_l.jpg                               Document "Guatemala, cradle of the Maya civilization".


J'ai personnellement vécu un évènement similaire au Chiapas, à San Juan Chamula. Dans ce village totalement "autonome", seul la police et la justice locales ont droit de citer ... c'est le domaine réservé des mayas Tzotziles.

Dans l'église, vidée de ses habituelles chaises, des épines de pins jonchent le sol, le laissant découvert par bandes, où sont collées à la cire des multitudes de bougies filiformes. Dans les fumées de Copal, des familles se prosternent en buvant force rasades de Posh, un alcool de canne local, alternées de lampées de Coca-cola, liquide noir et faisant "roter", destiné à faire sortir "le mauvais", tout en psalmodiant des chants. Les enfants, même en bas âge, ont droit aux mêmes libations.

Des Curanderos (hommes-médecine, ou chamane ?) aident psychologiquement les croyants, prescrivant des offrandes et faisant de temps en temps sacrifices de poulets. La photo étant strictement interdite par les autorités - y déroger finirait au mieux par des coups de gourdins, au pis par un emprisonnement sous l'arbitraire de la justice tzotzile - , je ne peux transmettre la cérémonie qu'en vous la racontant : regroupés autour du chamane, le famille lui offre un poulet; le chamane l'attrape par les pattes et la tête, et passe plusieurs fois, en psalmodiant, la bête, étirée au maximum et comme en catalepsie, à quelques cinq centimètres au dessus des flammes de nombreuses bougies allumées à même le sol.

Subitement, d'un mouvement sec, il tord le cou du poulet qui disparaît de la scène, comme par magie.

Gageons qu'il finira dans une assiette !

Après quelques prières, la famille se relève et quitte respectueusement l'endroit ... j'hésite à dire l'église, étant donné les pratiques observées.

 

Sources :

- d'autres photos de peintures naïves Guatémaltèques sur le site d'Alain Catté, dont de nombreuses de Carole Hardy.

- Guatemala, cradle of the Maya civilization - site très complet. http://www.authenticmaya.com/index.htm

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

En guise d'introduction à une série sur les volcans du Japon :


800px-Red_Fuji_southern_wind_clear_morning.jpg

"Mont Fuji par temps clair avec une brise du sud"  - Katsushika Hokusai - 1831 - Rijksmuseum Amsterdam - RP-P-1952-183

 

 

Cette oeuvre de l'artiste japonais Katsushika Hokusai porte le titre poétique de "Mont Fuji par temps clair avec une brise du sud" ; elle porte aussi la dénomination de "Red Fuji" en rapport avec la teinte du cône volcanique.

MtFujiRestStation.jpgCette teinte n'est pas qu'artistique; elle reflète la teinte des roches sur les pentes volcaniques, comme en témoigne cette photo d'une halte sur le chemin de pèlerinage.

 

 

Chaque épreuve est, à la base, une gravure sur bois ... et en révèle certaines imperfections ou caractéristiques structurelles, qui en font une oeuvre unique : le fil du bois est visible (flèches rouges) sur le cône ; et la transition entre la couleur brun-rouge du cône et le versant arboré de la montagne est parcouru de stries (étoile jaune) .

 

Red Fuji by Hokkusai copie

                                       Red Fuji - détail de l'oeuvre et ses particularités.


Des fac-simile ou des copies de cette oeuvre existent en grand nombre et dans différents musées ... seuls les spécialistes sont capables de discerner les originaux.

 

Elle fait partie de la série "les trente-six vues du Mont Fuji" . Hokusai fut le précurseur et un des maîtres du mouvement artistique "Ukio-e".

L'Ukiyo-e ( 浮世絵 ) , terme japonais signifiant « image du monde flottant », est un mouvement artistique japonais de l'époque Edo (1603-1868) comprenant non seulement une peinture populaire et narrative originale, mais aussi et surtout les estampes japonaises gravées sur bois.

Après des siècles de déliquescence du pouvoir central suivie de guerres civiles, le Japon connaît à cette époque, avec l'autorité désormais incontestée du shogunat Tokugawa, une ère de paix et de prospérité qui se traduit par la perte d'influence de l'aristocratie militaire, et l'émergence d'une bourgeoisie urbaine et marchande. Cette évolution sociale et économique s'accompagne d'un changement des formes artistiques, avec la naissance de l’ukiyo-e et de ses estampes peu coûteuses, bien loin de l'aristocratique école de peinture Kano.

Dream_of_the_fishermans_wife_hokusai.jpgLes thèmes de l’ukiyo-e sont également tout à fait nouveaux, car ils correspondent aux centres d'intérêt de la bourgeoisie : les femmes et les courtisanes célèbres, les scènes érotiques ( illustré par "Le rêve de la femme du pêcheur", qui mêle fantastique , onirique et érotique - image shunga : estampe japonaise érotique de style ukiyo-e , Hokusai 1830), le théâtre Kabuki et les lutteurs de sumo, le fantastique, les calendriers et les cartes de voeux, le spectacle de la nature et des lieux célèbres.

 

Alors qu'il passe au Japon pour vulgaire de par sa valorisation de sujets issus du quotidien, ce genre connaît à la fin du XIXe siècle un grand succès auprès des Occidentaux, après l'ouverture forcée du pays sur le monde extérieur à partir de 1858. Les grandes collections privées d'estampes japonaises d'Europe influencent alors fortement la peinture européenne et, en particulier, " les impressionnistes". (Wikipedia)

 

Les épreuves d’estampes ukiyo-e sont produites de la manière suivante   :

 

1. l’artiste réalise un dessin-maître à l’encre, le shita-e. Ce dessin sera détruit au cours de la seconde étape. 

Ukiyo-e dsc04680 - David Monniaux2. l’artisan graveur colle ce dessin contre une planche de bois (cerisier ou catalpa), puis évide à l'aide de gouges (marunomi) les zones où le papier est blanc, créant ainsi le dessin en relief sur la planche, mais détruisant l’œuvre originale au cours de ce processus ;  

3. la planche ainsi gravée (« planche de trait ») est encrée et imprimée de manière à produire des copies quasiment parfaites du dessin original ;  

4. ces épreuves sont à leur tour collées à de nouvelles planches de bois, et les zones du dessin à colorer d’une couleur particulière sont laissées en relief. Chacune des planches imprimera au moins une couleur dans l’image finale. Ce sont les « planches de couleurs » ;

220px-Ukiyo-e dsc04679 - D.Monniaux5. le jeu de planches de bois résultant est encré dans les différentes couleurs et appliqué successivement sur le papier. Le parfait ajustement de chaque planche par rapport au reste de l'image est obtenu par des marques de calage appelées kento. L'encrage est obtenu en frottant le papier contre la planche encrée à l'aide d'un tampon baren en corde de bambou.

Documents David Monniaux / Wikipedia.

 

Vous pouvez voir sur ce blog un autre article sur les "Trente-six vues du Mont Fuji" peintes par Hokusai.

 

Sources :

- Rijksmuseum Amsterdam

- Mouvement artistique Ukiyo-e / Wikipedia.

- Liens sur Hokusai dans "ArtCyclopedia"

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Thanks to EU funds, in partnership with the Italian authorities since 2012, six new exceptionnal  restored houses just reopened to the public ... marking a "renaissance" of the Pompeian site, an UNESCO World Heritage Site.

After being buried under the ashes of the eruption of Vesuvius in the year 79, and thus preserved for centuries, they have almost disappeared, victims of the lack of maintenance, water leaks, ungramed tourist overgrazing , and mafia practices.


 

Pompeii - the Fullonica of Stephanus - photo il Mattino

Pompeii - the Fullonica of Stephanus - photo il Mattino

Among them, the Fullonica of Stephanus, rediscovered in 1911.

It was not a patrician house, but a house converted into a workshop where wool and other cloths, were trampled to degrease. After pressing, the cloths were softened with a clay, called "Fuller's Earth", then washed and rinsed before being allowed to dry.

Pompeii -  map of Fullonica of Stephanus. - Source rozsavolgyi.free.fr

Pompeii - map of Fullonica of Stephanus. - Source rozsavolgyi.free.fr

Pompeii - the Fullonica Stephanus - Basin of the restored foulerie - photo La Republica

Pompeii - the Fullonica Stephanus - Basin of the restored foulerie - photo La Republica

We find the traditional atrium and the tablinum but also five large tanks, basins and large flakes on the floor.

One of the necessary ingredients in a fulling was urine, used for its ammonia content, and collected in pots which are placed near the door on the street. Other "urinals" existed in the city, at the corner of certain streets; they were subject, as their content, to a tax by the Emperor Vespasian (69-79) ... who gave his name to these lavatories.
 

Pompeii - mosaic at the entrance of the house of Proculus Paquius - photo http://locipompeiani.free.fr/

Pompeii - mosaic at the entrance of the house of Proculus Paquius - photo http://locipompeiani.free.fr/

The other houses saved are the house of the Cryptoportique, the house of the Ephebe, the house of Fabius Amandius, the home of chaste lovers and the home of Paquius Proculus.

The latter is one of the most richly decorated home. Located in the street of abundance, one enters by a vestibule paved with a mosaic of a guard dog unchained ... "Cave Canem".

 

Pompeii - House of Paquius Proculus - portrait of Paquius Proculus and his wife now kept in the collections of the Archaeological Museum of Naples.

Pompeii - House of Paquius Proculus - portrait of Paquius Proculus and his wife now kept in the collections of the Archaeological Museum of Naples.

The atrium has a mosaic floor imitating a coffered ceiling , where each box is wearing a different pattern.

The house belonged to Paquius Proculus, a leading politician. A fresco representative with his wife is kept at the Archaeological Museum of Naples.
 

Pompeii - Atrium of the house of Proculus Paquius - Google Image

Pompeii - Atrium of the house of Proculus Paquius - Google Image

Hopefully this time, these restored works will be protected and conserved for many years.

 

Sources :

- Roma Aeterna – Réouverture au public de six maisons à Popméi. - link

- Live Newcast - WVTM 13  news  - Ancient city of Pompei unveils a facelift - link

- Libération – Pompéi, l’histoire tombe en ruines  - link 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Some lithographs and maps made by a personality, little known today, Franz Wilhem Junghuhn (1809 -1864) on the volcanoes of the island of Java.

This Prussian-Dutch explorer, Indianist, geometer, physician, geographer, geologist and botanist, worked in the service of the Dutch East Indies authorities (present-day Indonesia), including the geology and nature of Java and the Batak country of Sumatra. .

In addition to the scientific recording of his discoveries, his travel books accurately describe the tropical areas, illustrated with colorful lithographs; his collections led years after his death to new discoveries and ideas.

The dome of Merapi - a click to enlarge; characters give the scale - lithography of F.W.Junghuhn - Doc. public of the Troopen Museum

The dome of Merapi - a click to enlarge; characters give the scale - lithography of F.W.Junghuhn - Doc. public of the Troopen Museum

Transferred in 1836 to Jogyakarta, he explored many reliefs, including the Thousand karst hills of the south coast of Java. He investigated volcanoes, including the Merapi, which he climbed several times and whose he measured the height using a bamboo and glass barometer, that was to be kept straight for the entire length of the climb; Patuba, Tangkuban Perahu, Guntur, Papandayan are also part of his research.
 

Merapi - the north and south side of the volcano - lithographs by F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java
Merapi - the north and south side of the volcano - lithographs by F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java

Merapi - the north and south side of the volcano - lithographs by F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java

Gunung Gede - lithograph by F.W.Junghuhn - 1856 - Doc. Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung

Gunung Gede - lithograph by F.W.Junghuhn - 1856 - Doc. Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung

Detailed map of Java - zoom on the central region with Merapi, Merbabu and various other volcanoes - F.W.Junghuhn / 1860

Detailed map of Java - zoom on the central region with Merapi, Merbabu and various other volcanoes - F.W.Junghuhn / 1860

On another trip to the central and eastern part of the island in 1937 under the orders of the German physician E.A.Fritze, he surveyed with him the Lawu, the Sumbiung, the Tengger Mountains, the Bromo, and the mud volcanoes of Surabaya. They split the work, Fritze studying geology and collecting samples, while Junghuhn examined the plants.

Map of the Tengger caldera (Map made with primitive equipment at the time) - Franz Wilhelm Junghuhn - Doc.Java, seine Gestalt, Pflanzendecke and innere Bauart - Publiek domein,

Map of the Tengger caldera (Map made with primitive equipment at the time) - Franz Wilhelm Junghuhn - Doc.Java, seine Gestalt, Pflanzendecke and innere Bauart - Publiek domein,

His scientific work has led to substantial progress in the orographic, topographic, and volcanological fields. The material left in Leiden was taken up by geologists and botanists, who used their classifications of Javanese nature in their own work. Some observations are still used today, such as the distribution of climates according to altitude.

A visionary, he had warned of the catastrophic consequences of large-scale logging.

The Dieng Plateau - F.W. Junghuhn - Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung 1856

The Dieng Plateau - F.W. Junghuhn - Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung 1856

Cover of the Java album with color postcards. - F.W.Junghuhn

Cover of the Java album with color postcards. - F.W.Junghuhn

Sources:

- Troopeen Museum - biography of Franz Wilhelm Junghuhn

- Topographische und naturwissenschaftliche Reisen durch Java (Topographic and scientific explorations in Java) (1845)

- Java-Album, Leipzig 1856

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Publié le par Bernard Duyck
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Le temple de Kailâsanâtha, répertorié comme grotte 16, est l'un des 34 temples-cavernes et monastères connus collectivement comme les Grottes d'Ellora, situées dans l'Etat Indien du Maharashtra.

Ni grottes, ni cavernes, ces temples ont été excavés verticalement dans une falaise basaltique qui s'étire sur deux kilomètres, à partir du sommet vers le bas, pour en dégager les salles intérieures, les cours et espaces libres.

Le temple rappelle le Mont Kailash, demeure du dieu Shiva. Il a été construit entre le milieu du 8° siècle et le 9° siècle, tout d'abord sous le règne du roi Krishna premier.

Le temple de Kailâsanâtha, excavé dans les basaltes du Deccan - photo Y.Shishido

Le temple de Kailâsanâtha, excavé dans les basaltes du Deccan - photo Y.Shishido

Une légende Marathi médiévale semble se référer à la construction du temple Kailâsanâtha . Selon cette légende, le roi local souffrait d'une maladie grave. Sa reine a prié le dieu Shiva à Elapura pour guérir son mari. Elle a promis de construire un temple si son souhait était accordé, et a promis d'observer un jeûne jusqu'à ce qu'elle puisse voir le shikhara (le sommet) de ce temple. Après la guérison du Roi, elle lui a demandé de construire un temple immédiatement, mais plusieurs architectes ont déclaré qu'il faudrait des mois pour construire un temple complet avec un shikhara. Un architecte nommé Kokasa a assuré au roi que la reine serait capable de voir le shikhara d'un temple dans le délai d'une semaine. Il a commencé à construire le temple par le haut en sculptant le rocher et a été capable de finir le shikhara en une semaine, permettant à la reine d'abandonner son jeûne.

Le temple de Kailâsanâtha, et le pilier dans la cour, excavés dans les basaltes du Deccan

Le temple de Kailâsanâtha, et le pilier dans la cour, excavés dans les basaltes du Deccan

Le temple Kailâsanâtha - lithographie de James Fergusson et Thomas Dibdin, 1839

Le temple Kailâsanâtha - lithographie de James Fergusson et Thomas Dibdin, 1839

Les trapps du Deccan forment une grande province ignée d'origine volcanique, datée de 66 - 65 millions d'années, dans l'ouest de l'Inde. 

Le volume émis en un million d'années, dont sans doute plus de 80% de coulées en moins de 500.000 ans (Kent C. Condie, in Earth as an Evolving Planetary system, 2005 ) est actuellement d'environ 1,5 millions de kilomètres-cubes, recouvrant une surface de 500.000 km². Plus de la moitié des quantités initiales ont été érodées.

Les trapps du Deccan sont associés au point chaud de La Réunion, actuellement à l'aplomb de l'île de La Réunion. Ainsi, les trapps du Deccan se sont formés lorsque l'Inde était à 4500 km. de sa position actuelle. Les points chauds étant relativement fixes au cours du temps, cela montre le déplacement vers le Nord-Est de la plaque supportant l'Inde, depuis 65 millions d'années.

Les trapps du Deccan à Matheran dans les Western Ghats - photo Nichalp

Les trapps du Deccan à Matheran dans les Western Ghats - photo Nichalp

Localisation des trapps du Deccan - Doc. CNRS

Localisation des trapps du Deccan - Doc. CNRS

Ils sont constitués d'un empilement de multiples coulées de laves tholéitiques, formant des "escaliers" et émises par de nombreux dykes; la couche varie entre 2.400 mètres dans les Western Ghats et plus de 1.000 mètres plus à l'est. Certaines coulées ont une épaisseur de 10 à 50 mètres. 

L'impact environnemental de ces inondations basaltiques est principalement dû aux gaz (principalement du dioxyde de soufre, du dioxyde de carbone et des halogènes) et aérosols sulfatés. On estime que la température de surface de la terre a diminuée de 2°C sur une période de 400.000 ans.

 

Sources :

- Unesco – Patrimoine mondial – Grottes d'Ellora

- Earth as an evolving planetary system - K.C.Condie 2005

- SVT Versailles – La mise en place des trapps du Deccan

Earth of fire - Les LIP's - 2. les trapps du Deccan en Inde.

 

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Publié le par Bernard Duyck
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Alexandre-Hyacinthe Dunouy is a talented French landscape artist, born in Paris in 1757. He began his career painting views of the Ile de France and Paris, then around Naples and Rome.

He exhibited in 1791 at the Paris Salon.

He returned to Italy in 1810, where he became the official painter of the King of Naples, Joachim Murat, and of Caroline Bonaparte.

Eruption of Vesuvius in 1813 by Dunouy Alexandre-Hyacinthe - photo Muzéo

Eruption of Vesuvius in 1813 by Dunouy Alexandre-Hyacinthe - photo Muzéo

He left Italy in 1815, after the fall of the French Empire;

he then received from Louis XVIII an order for "an eruption of Vesuvius", and participated in decoration projects for Trianon, Compiegne and Saint-Cloud. It is registered in the inventory of the castle of Fontainebleau from 1820.

He continues to exhibit regularly until 1833. He died in Jouy-en-Josas in 1841.

 

The 1813 Eruption of Vesuvius, Naples 1813 - Alexandre-Hyacinthe Dunouy - Oil on paper ugly down on canvas, 48.5 x 64.5 cm

The 1813 Eruption of Vesuvius, Naples 1813 - Alexandre-Hyacinthe Dunouy - Oil on paper ugly down on canvas, 48.5 x 64.5 cm

From 1701 to 1839, Vesuvius shows a repeated eruptive activity, quite important, VEI 3 very often (see list GVP), which is a source of inspiration for artists, and object of orders by patrons.

The representations of the time illustrate these eruptions, especially the first times of these, with a sky so dark that they can sometimes be considered as night views.

Dunouy focuses on the landscape and the effects of light, often omitting the figures ... and some of his works include elements painted by others, including Nicolas-Antoine Taunay and Jean-Louis Demarne.

Autograph rehearsal of the central part of the Dunouy painting, presented by Galerie Terrades at the 28th Biennale of Antiquaries - http://www.artnet.com

Autograph rehearsal of the central part of the Dunouy painting, presented by Galerie Terrades at the 28th Biennale of Antiquaries - http://www.artnet.com

Two versions depict the early stages of the eruption of Vesuvius on December 25, 1813, one of them preserved at the castle of Fontainebleau.

On the one no character, on the other, an animated crowd on the dike of the port and other characters on an island and on the boat in the foreground.

An autograph rehearsal of the central part of the painting was presented by the Galerie Terrades at the 28th Biennale of Antiquaries in 2016. It differs in its foregrounds.

 

Sources:

- Inventory of the National Museum of Fontainebleau Castle - INV 4297; LL3533 / http://www2.culture.gouv.fr

- Daxer & Marschall - Alexandre-Hyacinth Dunouy

- The 28th Biennale of Antiquaries 2016

- Global Volcanism Program - Vesuvius - Eruptive history

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