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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

The sinter terraces along Lake Rotomahana near Rotorua in New Zealand, were considered as the eighth wonder of the world and visited by many tourists in the 1880s, at a time when travel was still a still unattainable myth for most of people.

We have little visual evidence of the Pink and White Terraces, known in Maori Otukapuarangi (
fountain of the clouded sky) and Te Tarata (the tattooed rock) ... separate by 800 meters, they were formed by two large geysers there are thousands of years, in a group of forty geysers along the Lake Rotomahana. They suddenly disappeared in June 1886, when Mount Tarawera erupted.
 

Charles Blomfield - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. nz museums

Charles Blomfield - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. nz museums

The paintings of Charles Blomfield (5 January 1848-15 March 1926), an English emigrated to New Zealand, and a few photo remain the only evidence of such splendor.

The white terraces descend over 40 meters to the lake ... facing north, the light gives them a white appearance. The pink terraces are about two-thirds of the way to the lake, facing southeast. The sun reaches less, which left them with a pink appearance, similar to that of the rainbow trout.

 

Charles Blomfield - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi - doc. nz museums

Charles Blomfield - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi - doc. nz museums

Charles Blomfield - Pink Terraces - doc. Pin It

Charles Blomfield - Pink Terraces - doc. Pin It

Blomfield has traveled much in New Zealand, with friends or alone, camping in the bush, carrying his painting and camping equipment. In December 1875, he reached the Lake Rotomahana and managed to paint some paintings without getting caught by the Maori, reluctant to find strangers on the roads leading to terraces. He returned a few years later, and pays a lump sum for him to stay as long as he wants. He painted for six weeks many aspects of the various terraces.

When in 1886 Mount Tarawera explodes, the villages of Te Ariki, Moura, and Te Wairoa are destroyed and the terraces are swallowed. (Details on this eruption tomorrow ) In their place, a deep crater redraw the contours of Lake Rotomahana.

When he learns the eruption, Blomfield has a broken heart and decided to return there to see the destruction of the terraces ... but realizing the value taken by the paintings of the site, he refused to sell them, and produces many copies for the sale. The original price would then tripled.

In 2011, part of the White Terraces is discovered by a team of scientists at 60 meters deep ... discovery challenged by many.
But this is another story !

Sources:
- International Business time - Archaeology mystery: Did the pink and white terraces of Lake Rotomahana really disappear?
- MNN - New Zealand's '8th Wonder of the World' rediscovered

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Etna – survol du sommet le 14 juillet 2016 par un hélicoptère AW139 fourni par le 2° Nucleo Aereo della Guardia Costiera di Catania. Un champ de fractures traverse la zone sommitale depuis l'éruption de mai 2016, avec émission généralisée de fumerolles. La flèche rouge indique la position de la bouche ouverte le 7 août 2016 à l'intérieur du champ de fractures – photo Marco Neri / La Gazzetta Siracusana

Etna – survol du sommet le 14 juillet 2016 par un hélicoptère AW139 fourni par le 2° Nucleo Aereo della Guardia Costiera di Catania. Un champ de fractures traverse la zone sommitale depuis l'éruption de mai 2016, avec émission généralisée de fumerolles. La flèche rouge indique la position de la bouche ouverte le 7 août 2016 à l'intérieur du champ de fractures – photo Marco Neri / La Gazzetta Siracusana

Etna Voragine - le nouveau pit crater et son émission de gaz - photo Marco Neri in la Gazzetta Siracusianana

Etna Voragine - le nouveau pit crater et son émission de gaz - photo Marco Neri in la Gazzetta Siracusianana

Dans un article dans la Gazzetta Siracusana, Marco Neri résume l'activité de l'Etna depuis l'éruption du mois de mai. Les coulées de lave ont rempli le cratère central, ensuite débordé et se sont répandues sur le flanc ouest sur des kilomètres. En outre, toute la zone sommitale s'est fissurée, avec un faisceau de fractures large de 300 mètres sur une longueur de 2 kilomètres, émettant des quantités importantes de gaz.

Ce champ de fractures n'a cessé d'évoluer depuis : La Voragine a commencé à s'effondrer. Ce processus de subsidence à ouvert la voie à l'ouverture d'une nouvelle petite bouche sur le flanc Est de la Voragine ; large de 20 -30 mètres, elle émet depuis le 7 août un panache de gaz à haute température et illumine de rouge la zone sommitale durant la nuit. Autour de la bouche, l'éruption à l'ouverture de la bouche a laissé des scories de lave fraîches.

Le phénomène éruptif qui marque l'activité de l'Etna reste modeste pour l'instant, mais est suffisamment intéressant pour attirer nombre de touristes dans la zone du refuge Sapienza.

Etna - la Voragine et le nouveau pit crater le 11.08.2016 - photo Giuseppe Distefano / Etna Walk

Etna - la Voragine et le nouveau pit crater le 11.08.2016 - photo Giuseppe Distefano / Etna Walk

A Hawaii, la coulée de lave 61G a franchi la route côtière en trois endroits et formé plusieurs deltas de lave au pied de la falaise.

En plus du point d'entrée initial dans l'océan près de Kamokuna, un breakout est responsable d'un autre point d'entrée 400 mètres plus au sud-ouest.

Le 8 août, un second lobe de lave de la coulée 61G croise la route côtière - photo NPS / Shyla Ronia

Le 8 août, un second lobe de lave de la coulée 61G croise la route côtière - photo NPS / Shyla Ronia

Nouveau delta à l'ouest de Kamokuna - photo Paradise helicopters / Extreme exposure fine art

Nouveau delta à l'ouest de Kamokuna - photo Paradise helicopters / Extreme exposure fine art

Nouvelle entrée de lave de la coulée 61G en mer le 11 août - vidéo Mick Kalber

Une des entrée de lave dans la mer - vidéo Epiclava 13.08.2016 - Some of today's ocean entry EpicLava - https://www.facebook.com/Epiclavatours/videos/514684498714818/

L'observatoire rappelle les règles de prudence aux visiteurs.

Il est risqué de marcher sur des surfaces inégales et instables à proximité de falaises extrêmement raides et fracturées par endroits. Des explosions crées par la rencontre entre la lave et l'eau de mer peuvent se produire et projeter des débris incandescents.

Les nouveaux deltas de lave sont instables, car construits par des fragments de lave non consolidés et du sable. Facilement érodés par les vagues, ils peuvent glisser subitement en mer ... un effondrement d'un delta ce mardi après-midi a engendré un panache qui a obscurcit l'endroit un court instant.

Le panache acide chargé de petites particules de matériaux volcaniques peut causer une irritation des yeux, de la peau et des poumons.

Ces dangers sont bien illustrés dans un article de l'USGS, accessible par ce lien : http://pubs.usgs.gov/fs/2000/fs152-00/ 

 

 

White island - Un container est amené par les airs pour servir d'abri - photo NZ Herald

White island - Un container est amené par les airs pour servir d'abri - photo NZ Herald

Un container de 2,4 tonnes vient d'être placé sur White island par un hélicoptère de la Royal New Zealand Air force. Il pourra servir d'abri d'urgence en cas d'éruption, et être utilisé pour stocker des équipemenrs de sécurité, des vêtements de rechange, des vivres et des articles de secours.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

En 1799, Alexander von Humboldt, et son compagnon Aimé Bonpland, cherchent à retrouver la connexion entre les fleuves Amazone et Orénoque. Ce sujet, de controverse géographique au départ, va déboucher sur cinq ans d’exploration en Amérique du Sud, au Mexique et à Cuba.

Leurs découvertes vont influencer les connaissances en zoologie tropicale, botanique, géographie et géologie.

Alexander von Humboldt va rédiger en français, avec Bonpland, les résultats de ce voyage scientifique dans un ensemble de trente volumes publiés à Paris en 1807.

" Le Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent " comprend des atlas, des traités de géographie et d’économie, le récit de ses voyages, de nombreuses planches sur la botanique et la géologie.

Turbaco volcanos, painted by Alexander von Humboldt, from his book Views of the Cordilleras 1810-1813.  - Courtesy of the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University.

Turbaco volcanos, painted by Alexander von Humboldt, from his book Views of the Cordilleras 1810-1813. - Courtesy of the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University.

Carte des expéditions de A.von Humboldt de 1799 à 1804 - doc. Alexander Karnstedt (Alexrk) - Translated and modified by Historicair

Carte des expéditions de A.von Humboldt de 1799 à 1804 - doc. Alexander Karnstedt (Alexrk) - Translated and modified by Historicair

Dans les volumes " Vue des Cordillères et monuments des peuples indigènes de l’Amérique ", un document relatif à la Colombie nous décrit " Les volcans d’air ", selon une expression utilisée par les autochtones pour décrire ces cônes crachant de la boue en lieu et place de la lave.

Ces volcans de boue sont situés dans un village indien de la région de Carthagène, Turbaco, dans une étendue marécageuse, au milieu de palmiers ; ils y forment, selon la description de von Humboldt,  " un certain nombre de cônes d’une hauteur variant de dix-neuf à vingt-cinq pieds ; ils forment les volcans de l’air ". Cette appellation se retrouve dans un récit de colons des années 1900 et dans le livre  "Volcanoes and Caverns" , d’un auteur anonyme et publié par T.Nelson and sons.

Ils sont appelés localement " les volcancitos ", les petits volcans, écrit-il. " Selon la tradition, le sol était autrefois en état d’ignition, en d’autres termes, c’était un volcan de feu, mais un moine  a éteint ce feu en y jetant de l’eau bénite, et le volcan de feu est devenu un volcan d’eau ".

Von Humboldt a produit des gravures qui reprennent non seulement les paysages rencontrés, mais aussi les hommes et leurs cultures, offrant une perspective alternative du nouveau Monde, en opposition avec les idées impérialistes et l’esclavagisme, courants à l’époque

Une oeuvre différente sur le m$eme sujet : "Mud volcanoes at Turbaco", in the United States of Colombia, South America. Illustration for Our Earth and Its Story edited by Robert Brown (Cassell, c 1890)

Une oeuvre différente sur le m$eme sujet : "Mud volcanoes at Turbaco", in the United States of Colombia, South America. Illustration for Our Earth and Its Story edited by Robert Brown (Cassell, c 1890)

Livres sur le sujet : "Views of the Cordilleras and Monuments of the Indigenous Peoples of the Americas" - "Volcanoes and Caverns" / Ed. Nelson and sons - Un clic pour agrandir.Livres sur le sujet : "Views of the Cordilleras and Monuments of the Indigenous Peoples of the Americas" - "Volcanoes and Caverns" / Ed. Nelson and sons - Un clic pour agrandir.

Livres sur le sujet : "Views of the Cordilleras and Monuments of the Indigenous Peoples of the Americas" - "Volcanoes and Caverns" / Ed. Nelson and sons - Un clic pour agrandir.

Sources :

- HiN - Revue d'études Humboldiennes / Université de Postdam - Revue digitale avec articles en allemand, espagnol, anglais et français. - link

- Las ocho láminas de Humboldt sobre Colombia en
Vistas de las cordilleras y monumentos de los pueblos indígenas de América (1810) - Marta Herrera Ángel - link

- Ten Fiery Volcanoes That Shaped Native History - link

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
The headquarters of the Natural Park in Cha das Caldeiras, Fogo - photo Fernando Guerra Archdaily.

The headquarters of the Natural Park in Cha das Caldeiras, Fogo - photo Fernando Guerra Archdaily.

The building housing the headquarters of the Park of the island of Fogo in Cape Verde Nature, is the winner of Archdaily International Building Award 2015 / Section cultural buildings.

Created by  OTO Arquitectos Lisbon, this space well integrated with the surrounding nature, must not only house the responsibility technicians for monitoring the volcano, but also the collections of the local fauna and flora, recreational, and cultural places for both residents and visitors to Cha das Caldeiras, auditorium, outdoor amphitheater, outdoor café and library.

Given the specific implantation conditions in the caldera of Fogo, the building is self-sufficient, electricity and water supply levels. His ventilation is passive. Night lighting of buildings imperceptibly radiates outward in order to not disturb birds that fly over and nest around the site.

Local materials have been preferred for the construction of this very minimalist spiral, and volcanic ash cover the roof and external areas, planted with local plants. Dark and matte shade, it just emerging from the ground.

 

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park and the Fogo volcano in early 2014 - photo OTO.pt
Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park and the Fogo volcano in early 2014 - photo OTO.pt

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park and the Fogo volcano in early 2014 - photo OTO.pt

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park early 2014 - photo OTO.pt / De Zeen magazine

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park early 2014 - photo OTO.pt / De Zeen magazine

Ironically, the dialogue between architecture and landscape was interrupted by the eruption of Fogo, only seven months after its opening in March 2014.

André Castro Santos, a founder of the architectural firm, describes this dramatic event. " The first three days, the building resisted and halted the advance of the lava, only the south wall being destroyed. But the fourth day, the volcano became stronger and the building was swallowed by lava ... It took seven years to complete, and he lived only seven months. We believe that these structures are eternal, but the nature is the strongest " .

Built near the villages of Portala and Bangueira, the building of the Natural Park, completely destroyed by the eruption of Fogo volcano, should be rebuilt, perhaps out of the caldera ... but when and with what funding ?

Its spiral shape was perhaps a premonition ... the volcano creates and destroys its own environment, at his own rhythm,
an eternal renewal !
 

Cha das Caldeiras: the seat of the Natural Park overrun by lava in November 2014 - photo Special travel Adventure & Volcano / Guy SaintCyr, Michael Grant and Pippo Scarpinati

Cha das Caldeiras: the seat of the Natural Park overrun by lava in November 2014 - photo Special travel Adventure & Volcano / Guy SaintCyr, Michael Grant and Pippo Scarpinati

Cha das Caldeiras on 11/30/2014 - building carried away by the lava flow - photo Radio Atlantico

Cha das Caldeiras on 11/30/2014 - building carried away by the lava flow - photo Radio Atlantico

Sources :

- De Zeen magazine – Award-winning building destroyed by volcano seven months after completion - link

- OTO architectos – Building of the year 2015 – Winner - link

- Aventure et Volcans - voyages "spécial éruption" - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

Pour la plupart d'entre nous, la première image qui vient à l'idée quand on parle de volcan, c'est celle d'un cône fumant ... Pourquoi un cône ?

 

 

L-art-sur-les-chemins-du-feu-8661-copie.jpg

"Volcan" ... LE volcan sorti de l'imagination et de la main de mon ami Pierre George ... après un voyage en Sicile et aux Eoliennes - merci à lui de me permettre de partager son oeuvre.

 

 

L'accumulation de matériaux pyroclastiques près du point d'émission entraîne la formation et le développement progressif d'un édifice volcanique dont la forme et la structure va dépendre de l'interaction de divers mécanismes, type d'éruption, fragmentation et nature du magma, milieu de formation, hauteur de la colonne éruptive, etc...

Pour prendre le modèle le plus simple, les éruptions stromboliennes et les coulées de lave , qui sortent de la même bouche éruptive, vont former une construction régulière et graduelle d'édifices volcaniques de forme conique.

 

La connaissance intuitive, puis une éducation basique vont encrer dans le cerveau humain cette forme conique, parfois dès le plus jeune âge. Demandez à un enfant de dessiner un volcan, et cette forme surgira dans la plupart des cas.

Le site bien connu des volcanophiles, Stromboli on line, a organisé en 2000, un concours : "Children paint volcanoes", qui en témoigne.

 

L'oeuvre d'un des gagnants du concours :

 

benjaminomili.jpg

"Stromboli" , oeuvre imaginaire du jeune Benjamon Omili, de Baton Rouge (USA) - il a représenté une fontaine de lave, une colonne éruptive et une coulée sur la Sciara del Fuoco, le tout illuminé par la lune .

Un clic sur ce lien vous mène sur le site et la page de Stromboli on line, illustrant les dessins du concours.

 

L'actuelle exposition "Le Monde des Volcans", co-organisée par La Maison de la Métallurgie et de l'industrie de Liège et l'association L.A.V.E., présente un volet où on peut admirer de semblables dessins d'enfants.

 

L-art-sur-les-chemins-du-feu-9990-copie.jpg

"Dessine-moi un volcan", un volet de l'expo de Liège -  une partie des dessins exposés sur un mur "rouge-volcan" comme il se doit - photo Bernard Duyck / L.A.V.E. Belgique.

 

Quelques notions techniques concernant les cônes volcaniques,  extraites du "Guide des volcans" par M.Rosi & al. / Delachaux et Niestlé :

 

On peut distinguer deux sortes de cônes : les cônes monogéniques, résultant d'une seule éruption et les cônes polygéniques, formés par l'accumulation progressive de matériaux éruptifs mis par la même bouche.

 

Parmi les cônes monogéniques provenant d'une éruption sans apport d'eau externe, on compte les cônes de scories (cinder cones) et les cônes de scories soudées (spatter cones) ... ces derniers sont formés par l'accumulation de lambeaux de lave soudés entre eux au moment de leur expulsion. Les cinder cones proviennent de la retombée de fragments partiellement refroidis roulant sur les flancs du cône.

 

Les cônes polygéniques centraux, dont l'activité commence dans la même bouche éruptive, sont divisés en volcans-boucliers et stratovolcans.

Ces édifices se différencient par la nature des laves à la base de leur construction et le degré caractérisant leur pente : laves fluides et pentes douces pour les boucliers, laves plus visqueuses et pentes atteignant 30 à 35° dans la partie apicale pour les stratovolcans.

Les flancs des stratovolcans sont souvent ponctués de cônes adventifs, résultant d'une sortie latérale de magma.

 

Sources :

- Stromboli on line - drawing and painting contest 2000 - link

- Peintures et représentations de volcans / dessins d'enfants - sur le site d'Alain Catté - link

- Guide des volcans - M. Rosi & al - éd. Delachaux et Niestlé.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Ces photographes qui nous enchantent

Aujourd’hui nous faisons plus ample connaissance avec les “Geonautes” , un groupe de photographes amateurs d’astronomie, de volcans et autres merveilles naturlles, travaillant et voyageant souvent ensembles, mais ayant chacun leur site web et leur spécificité … difficile donc d’en parler ensemble. Nous commençons avec Martin Rietze.

 

Dossier-25-4101---M.Rietze-2004-Lengai.jpgOl Doynio Lengai - coulées nocturnes rougeoyantes de carbonatite fluide en 2004 - © Martin Rietze 

 

Martin-rietze.jpgNé à Fuerstenfeldbruck, près de Munich en juin 1964, il y étudie l’électro-technologie , puis se spécialise en astro-photographie.

Dehors dans le froid, dormant peu, à photographier les galaxies, il s’est forgé une résistance aux rudes conditions d’observation … mais tout cela lui semblait peu palpable, trop lointain.

Accompagnant souvent ses parents en montagne, il s’est tourné vers l’alpinisme et s’est bâti , selon ses propres termes, « une seconde dimension ».

 

Grossglockner---M.Rietze.jpg  Point culminant de l'Autriche, le Grossglockner (3.798 m.) et le Kleinglockner - Alps 2009 en solo.


Sa rencontre avec les volcans s’est faite à l’âge de 15 ans, au cours d’une tournée sicilienne, puis aux Canaries et à Hawaii … et ce fut la découverte de « sa troisième dimension » : plus complexe qu’un sommet, point fixe et immuable, dont l’ascension nécessite certes des connaissances techniques et des aptitudes physiques, le volcan le fascine par ses facettes multiples, sa personnalité « lunatique ». En plus de l’exposition aux éléments naturels, il faut « percevoir son langage, interagir avec le volcan, pour pouvoir le rencontrer ».

De plus, toujours en mutations, les volcans constituent un thème varié et non épuisé !

 

Gilching-observatory---M.Rietze.jpg          Martin Rietze (en chemise blanche) en compagnie d'astronomes à l'observatoire de Gilnich.

 

Deux pôles différents régissent actuellement sa vie : le domaine de l’astronomie reste important, puisqu’il en a fait une profession, qu’il est membre d’Astrogilde, et fasse toujours des voyages pour observer des évènements astronomiques particuliers, des éclipses, des aurores boréales.

 

westen1---mr.jpg                                          Northern Lights -  Aurore boréale© Martin Rietze


Les volcans actifs constituent depuis les années 2000 un domaine tout aussi important : bien que "non sponsorisé", il compense en ne prenant ni vacances, ni loisirs – mais ses voyages n’en sont-ils pas de fabuleux. Sa façon "très basique" de vivre sur le terrain et sa résistance sont des atouts peu coûteux … et ses priorités financières sont ainsi consacrées aux frais de vol et aux équipements photographiques.

 

 sb_img_2321b.jpgpicture  

 

 

 

 

 

 

 

Ses volcans fétiches sont le Stromboli, toujours photogénique, le Santiaguito au Guatémala , et l’Ol Doinyo L engai en Tanzanie qui l’a frappé par ses laves carbonatées fluides et noires comme l’encre, s’illuminant de rouge la nuit. Il déplore d’ailleurs la grande éruption de 2008 qui a creusé son cratère, et rendu momentanément hors de portée ces fabuleuses observations.

 

Stromboli-2010---M.Rietze.jpgStromboli 2010 - Esthétique et documentation : quatre évents sur cette photo qui combine éruption strombolienne et jet de gaz enflammés -   © Martin Rietze  

 

Le Kawah Ijen le séduit par son esthétique propre et ses couleurs ; il a fait de superbes clichés du soufre qui tapisse ses pentes internes, et des flammes bleues qui marquent les coulées nocturnes, lorsqu’elles sont allumées par l’action combinée du vent et d’une torche.

 

ijen-06.2008-M.Rietze.jpg                          Kawah Ijen / Java : le soufre en feu - © Martin Rietze 2008 

 

Il cultive l’art de savoir se placer sur le terrain, avant les autres, pour des photos toujours bien piquées, artistiques et documentaires, comme lors de la dernière éruption de l’Eyjafjallajökull.

 

06-11.05----6----MR.jpgIslande / Eujafjallajökull - 08.05.2010 - embrasement des gaz dans le panache de cendres émis par la phase éruptive phréatomagmatique -   © Martin Rietze

 

L'un de ses derniers voyages a permis de fixer l'éruption du Batu Tara sur l'île indonésienne de Florès.

 

Batu-Tara---M.R-08.2011.jpg       Florès - Batu Tara - bombardement des parois du cratère en août 2011 - © Martin Rietze 

 

 Sources :

Un merci tout spécial à Martin Rietze pour sa coopération et son aimable autorisation de publication de ses photos !

Vous les retrouverez sur son site : A.L.P.E. - Alien Landscape on Planet Earth - photography by Martin Rietze.

 

Extraits d'une interview sur 4-Seasons.de : Vulkanfotograf Martin Rietze: der grosse fauerzauber.

 

Pour ceux qui maitrisent la langue germanique, "Vulkane", une introduction illustrée au volcanisme co-écrite avec Marc Szeglat, aux éd. Primus

 

Geonauten.de - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Some lithographs and maps made by a personality, little known today, Franz Wilhem Junghuhn (1809 -1864) on the volcanoes of the island of Java.

This Prussian-Dutch explorer, Indianist, geometer, physician, geographer, geologist and botanist, worked in the service of the Dutch East Indies authorities (present-day Indonesia), including the geology and nature of Java and the Batak country of Sumatra. .

In addition to the scientific recording of his discoveries, his travel books accurately describe the tropical areas, illustrated with colorful lithographs; his collections led years after his death to new discoveries and ideas.

The dome of Merapi - a click to enlarge; characters give the scale - lithography of F.W.Junghuhn - Doc. public of the Troopen Museum

The dome of Merapi - a click to enlarge; characters give the scale - lithography of F.W.Junghuhn - Doc. public of the Troopen Museum

Transferred in 1836 to Jogyakarta, he explored many reliefs, including the Thousand karst hills of the south coast of Java. He investigated volcanoes, including the Merapi, which he climbed several times and whose he measured the height using a bamboo and glass barometer, that was to be kept straight for the entire length of the climb; Patuba, Tangkuban Perahu, Guntur, Papandayan are also part of his research.
 

Merapi - the north and south side of the volcano - lithographs by F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java
Merapi - the north and south side of the volcano - lithographs by F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java

Merapi - the north and south side of the volcano - lithographs by F.W.Junghuhn - doc. Topographischer Atlas zur Reise durch Java

Gunung Gede - lithograph by F.W.Junghuhn - 1856 - Doc. Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung

Gunung Gede - lithograph by F.W.Junghuhn - 1856 - Doc. Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung

Detailed map of Java - zoom on the central region with Merapi, Merbabu and various other volcanoes - F.W.Junghuhn / 1860

Detailed map of Java - zoom on the central region with Merapi, Merbabu and various other volcanoes - F.W.Junghuhn / 1860

On another trip to the central and eastern part of the island in 1937 under the orders of the German physician E.A.Fritze, he surveyed with him the Lawu, the Sumbiung, the Tengger Mountains, the Bromo, and the mud volcanoes of Surabaya. They split the work, Fritze studying geology and collecting samples, while Junghuhn examined the plants.

Map of the Tengger caldera (Map made with primitive equipment at the time) - Franz Wilhelm Junghuhn - Doc.Java, seine Gestalt, Pflanzendecke and innere Bauart - Publiek domein,

Map of the Tengger caldera (Map made with primitive equipment at the time) - Franz Wilhelm Junghuhn - Doc.Java, seine Gestalt, Pflanzendecke and innere Bauart - Publiek domein,

His scientific work has led to substantial progress in the orographic, topographic, and volcanological fields. The material left in Leiden was taken up by geologists and botanists, who used their classifications of Javanese nature in their own work. Some observations are still used today, such as the distribution of climates according to altitude.

A visionary, he had warned of the catastrophic consequences of large-scale logging.

The Dieng Plateau - F.W. Junghuhn - Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung 1856

The Dieng Plateau - F.W. Junghuhn - Doc.Java Album - Amoldische Buchhandlung 1856

Cover of the Java album with color postcards. - F.W.Junghuhn

Cover of the Java album with color postcards. - F.W.Junghuhn

Sources:

- Troopeen Museum - biography of Franz Wilhelm Junghuhn

- Topographische und naturwissenschaftliche Reisen durch Java (Topographic and scientific explorations in Java) (1845)

- Java-Album, Leipzig 1856

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Joseph Wright of Derby, born in 1734 in Derby and died in 1797 in the same city, is a British landscape painter and portraitist.
He was recognized as the first major professional painter to build his career outside the capital.
He is famous for his technique of chiaroscuro, which accentuates the contrasts between light and dark, and for his candle-lit scenes, influenced in this field by van Honthorst and Rembrandt van Rijn.
His paintings illustrate the beginnings of science, alchemy, scenes of experience, new machines and leaders of the industrial revolution. They constitute important archives on the "Age of Enlightenment", a period when science confronts obscurantism and religious values.

"Vesuvius in Eruption, with a view of the bay of Naples" - work by Joseph Wright of Derby 1734 - 1797 - a click to enlarge - doc. TATE

"Vesuvius in Eruption, with a view of the bay of Naples" - work by Joseph Wright of Derby 1734 - 1797 - a click to enlarge - doc. TATE

We will only be interested in a short period of his professional life, from 1773 to 1777, during which he visited Italy and was marked by the eruptions of Vesuvius, understanding how his interest in light sources could be combined with the painting of landscapes.
He painted thirty canvases of the volcano, combining precise observation of nature, including rock formations or the effects of light from the atmosphere, without sacrificing composition, poetry, beauty or drama.
 
"Vesuvius in eruption, with a view of the islands of the Bay of Naples" does not show a particularly strong eruption, but the painter succeeded in capturing the atmosphere lived after a nocturnal ascent, at the full moon, arriving on the Somma which forms the background of the active cone, on which fall the incandescent rocks that feed the lava flow lower.

"Vesuvius, from Portici" - work by Joseph Wright from Derby - a click to enlarge - doc.Wikicommons

"Vesuvius, from Portici" - work by Joseph Wright from Derby - a click to enlarge - doc.Wikicommons

"The Vesuvius from Portici" takes up the halo surrounding the eruption seat of the preceding picture, while maintaining a different atmosphere, with a wider foreground, better illuminated by the activity of the volcano.


The Global Volcanism Program reports the eruption of February 15, 1770, with a presumed end in October 1779, based on historical observations. From VEI 3, it concerned the summit and the northern and eastern flanks of Vesuvius.
At the same time, Vesuvius was the subject of other painters, including Pierre-Jacques Volaire, or Pietro Fabris, commissioned by Lord Hamilton.
 
Sources:
- Global Volcanism Program - Vesuvius - link
- Totally History - Joseph wright of Derby - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Vivre à Stromboli au début du 20° siècle n'était pas aisé: pas d'électricité, de l'eau collectée dans des citernes. Pas facile non plus d'élever sa famille, avec une économie basée sur une pêche artisanale et aléatoire : elle se pratiquait en barque, à la rame, et était fort dépendante des conditions de mer et de la saison. Thon, espadon , poulpes étaient destinés à être revendus en Sicile. En complément, un peu d'agriculture et de petit élevage : quelques pieds de vigne et d'oliviers, deux, trois chèvres.

 

rowing_hard--200dpi.jpgRamer se faisait "debout" à l'époque - photo archives 1952-53 sur le site de Stromboli on line, avec l'aimable autorisation de Marco Fulle


En 1900, Stromboli comptait 3.000 âmes ...50 ans plus tard, ils étaient moins de 600 habitants.

Les conditions de vie se sont détériorées suite aux problèmes économiques dus à l'unification italienne, la répétition des éruptions et des tremblements de terre et enfin au mildiou, qui dans les années trente détruisit la majorité des vignes.

Beaucoup de familles ont considéré, devant ces difficultés , l'immigration comme seule "planche de salut". Destination l'Australie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, l'Argentine ... ou l'Italie toute proche.

 

affiche-italienne-du-film.jpg                   L'affiche italienne du film "Stromboli" - document Bernard Philippe.


L'île sera mise en lumière par le film de Roberto Rossellini : "Stromboli, terra di Dio".

Tourné sur place en 1949, avec comme vedettes Ingrid Bergman et Mario Vitale, ce film doit une partie de sa popularité à une éruption du volcan durant le tournage... et aussi à l'idylle entre l'actrice vedette et le réalisateur. Ce film dépeint bien les conditions de vie sur l'île de Stromboli au début des années 50.

L'histoire du film a été évoquée sur ce blog dans la rubrique "L'art sur les chemins du feu".

 

-ruption-durant-le-tournage-du-film.jpgLes images de l'évacuation en barque de lîle pendant le tournage, suite à une éruption, contribua au succès du film - Document Bernard Philippe.

 

Le succès du film lança le tourisme. Le flux touristique, qui constitue actuellement la principale ressource économique de l'île du Stromboli, fut jusqu'à la fin des années 1970, surtout représenté par des personnes à la recherche d'un environnement particulier, encore naturel et intègre, bien que privé des commodités. Dans les décennies suivantes, le manque de confort a commencé à se réduire et le tourisme a beaucoup augmenté, même s'il est globalement resté limité à la saison estivale. L'île est recherchée par ceux qui désirent la tranquillité , et sera avec Panarea la destination des V.I.P. durant quelques temps.

Les films de Tazieff et de Holzer contribuèrent à populariser le volcan et à développer des activités qui y sont liées, et qui amènent sur l'île des visiteurs qui se comptent chaque année par milliers ... l'été, l'île compte de 3 à 5.000 personnes, pour 500 résidents à demeure.

 

Ces résidents et des immigrants qui reviennent en visite sont attachés à l'île et à son volcan, qu'ils appellent "Idu" - "Lui" en sicilien - ... personnification du volcan avec qui ils vivent selon ses humeurs.

 

P1000123-copie.jpg  Maisons blanches à toit plat, plage de sable noir, et le volcan omniprésent... Stromboli.

 

                                                     © Frédéric & Carole Hardy


De nos jours le principal village habité, Stromboli, au nord-est de l'île, est formé par les quartiers de San Vincenzo (anciennement bourg des agriculteurs), Scari, San Bartolo, Ficogrande (anciennement bourg des armateurs) et Piscità près de la plage.

Au sud-ouest, il y a le village Ginostra seulement rejoingnable par un difficile sentier depuis le sommet, ou par la mer ; l'hiver il n'y réside qu'une dizaine d'habitants. Ginostra s'enorgueillit du titre de porto piu piccolo d'Italia (plus petit port d'Italie), les bateaux de ligne réalisent à chaque voyage un exploit pour y accoster et les marchandises étaient encore récemment transportées à terre à dos d'âne.

 

big_ginostra-IMG_0127.JPG          Ginostra et son minuscule port, rempli avec 2-3 barques - photo sunsicily.com


Sources :

- Le blog de Bernard Philippe sur le film "Stromboli".

      http://stromboli-film.skyrock.com 
- Des photos d'archives, sur "Stromboli on line" confirment les dures conditions de vie de l'époque ... pas d'aliscaphe pour rejoindre l'île, mais une barque et des rames maniés par des costaux aux visages burinés !

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Un sujet plus léger, bien que soumis à controverse, en ce dimanche ... mais tout en restant en Turquie, et en guise d'introduction aux volcans de Cappadoce.


20085catalhuyukthesouthshelter_1.jpg

           Catalhöjük - fouilles, abri sud : les maisons contigues - doc. Turkishclass.com


Catalhöyük est appelée "la plus ancienne cité connue au monde".

Elle est situé au sud de la Turquie, à proximité de la rivière Carsamba, elle-même alimentée par le lac Beysehir.

Cette ville du néolithique, âgée d'environ 8.000 à 10.000 ans BC, a été mise au jour en 1960 par James Mellaert; celui-ci a décrit la ville comme un ensemble de maisons accolées sans véritable rues, autour de cours. On accédait aux maisons par le toit ... à l'intérieur des pièces de 6 mètres sur 4, au sol tapissé d'argile et recouvert de nattes de jonc, aux parois trouées de niches, de four ou recouvertes de peintures. De nombreux objets et décorations à base de crânes d'animaux y ont été trouvés.

 

T1_N110_A5_CatalHoyukMap.jpgCatalhöyük - la plus vieille représentation de volcan en éruption sur une peinture murale retrouvée dans la plus ancienne cité au monde.

 

20082catalhuyukreconstructiondrawing_1.jpgCatalhöyük - reconstitution d'un intérieur néolithique, avec l'escalier d'accès à partir du toit, les petites pièces avec des niches, la décoration à base de têtes de taureau et les peintures murales  -  document Turkishclass.com

 

mere.JPGCatalhöjük  -  Statuette de terre cuite, hauteur 20 cm., représentant la déesse-mère en train d'accoucher, assise sur un trône flanqué de deux léopards sacrés ( 5.750 av.JC.) - Ankara, musée des civilisations anatoliennes.


Une de ces peintures a été interprétée par Mellaert dans son livre "A neolithic town in Anatolia" - 1967 : la partie basse représente le plan de la ville de Catalhöyük, la forme orangée dans la partie supérieure étant attribuée au volcan Hasan Dagi, caractérisé par deux sommets, dont le plus élevé est en éruption.

Ce volcan est situé à 140 km. de la ville et est resté actif jusqu'en 7.500 avant JC.

 

catalhoyuk2.jpg

Des objets sont projetés hors du cratère, des "nuages" surmontent l'édifice et des points, interprétés comme étant les bombes volcaniques, sont dessinés en pluie à droite et sur les flancs jusqu'en bas du volcan; près de la base de la forme orange, des "langues noires" pourraient symboliser des coulées de lave.

 

Cette interprétation a été validée par l'archéologue S.L.Harris dans "Encyclopedia of volcanoes" - 1999, où il est noté que "le volcan apparait en activité strombolienne douce ".

Le volcanologue islandais H.Sigurdsson écrit dans le même ouvrage : "c'est la première interprétation visuelle d'une éruption volcanique ... il est vraisemblable que cette ancienne peinture représente une éruption de l'Hasan Dagi ".

L'oeuvre est citée comme un exemple de l'importance socio-culturelle des volcans dans l'histoire humaine ("Variable effects of cinder-cone eruptions on prehistoric agrarian human populations in the american southwest" - Journal of volcanology and geothermal research 2008)

 

Cette explication est battue en brèche par l'archéologue St. Meece, de Cambridge; elle y voit une peau de léopard et ses taches, surmontant un dessin en damiers. Elle se base sur le fait que les motifs de léopards et de leurs peaux, ainsi que les damiers, sont des motifs décoratifs communément rencontrés dans d'autres sites néolithiques en Anatolie... et que ce fut l'interprétation première de Mellaert.

 

musee-de-civil.-anatolienne-Ankara.JPGCatalhöjük - peinture sur enduit représentant un léopard. - Ankara, musée des civilisations anatoliennes.

 

Je suis pour ma part enclin à privilégier la première hypothèse ... question d'affinités et de reconnaissance des qualités artistiques intrisèques qu'on peut attribuer aux peuples du néolithique.

 

Sources :

- Great ancient civilization of asia minor - first civilization in Anatolia - lien

- Catalhöjük - the south shelter - lien

- Ankara - Musée des civilisations anatoliennes - le paléolithique et le néolithique. - lien

- lien vers des photos du site de Catalhöjük sur Flickr

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