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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Ces photographes qui nous enchantent

Aujourd’hui nous faisons plus ample connaissance avec les “Geonautes” , un groupe de photographes amateurs d’astronomie, de volcans et autres merveilles naturlles, travaillant et voyageant souvent ensembles, mais ayant chacun leur site web et leur spécificité … difficile donc d’en parler ensemble. Nous commençons avec Martin Rietze.

 

Dossier-25-4101---M.Rietze-2004-Lengai.jpgOl Doynio Lengai - coulées nocturnes rougeoyantes de carbonatite fluide en 2004 - © Martin Rietze 

 

Martin-rietze.jpgNé à Fuerstenfeldbruck, près de Munich en juin 1964, il y étudie l’électro-technologie , puis se spécialise en astro-photographie.

Dehors dans le froid, dormant peu, à photographier les galaxies, il s’est forgé une résistance aux rudes conditions d’observation … mais tout cela lui semblait peu palpable, trop lointain.

Accompagnant souvent ses parents en montagne, il s’est tourné vers l’alpinisme et s’est bâti , selon ses propres termes, « une seconde dimension ».

 

Grossglockner---M.Rietze.jpg  Point culminant de l'Autriche, le Grossglockner (3.798 m.) et le Kleinglockner - Alps 2009 en solo.


Sa rencontre avec les volcans s’est faite à l’âge de 15 ans, au cours d’une tournée sicilienne, puis aux Canaries et à Hawaii … et ce fut la découverte de « sa troisième dimension » : plus complexe qu’un sommet, point fixe et immuable, dont l’ascension nécessite certes des connaissances techniques et des aptitudes physiques, le volcan le fascine par ses facettes multiples, sa personnalité « lunatique ». En plus de l’exposition aux éléments naturels, il faut « percevoir son langage, interagir avec le volcan, pour pouvoir le rencontrer ».

De plus, toujours en mutations, les volcans constituent un thème varié et non épuisé !

 

Gilching-observatory---M.Rietze.jpg          Martin Rietze (en chemise blanche) en compagnie d'astronomes à l'observatoire de Gilnich.

 

Deux pôles différents régissent actuellement sa vie : le domaine de l’astronomie reste important, puisqu’il en a fait une profession, qu’il est membre d’Astrogilde, et fasse toujours des voyages pour observer des évènements astronomiques particuliers, des éclipses, des aurores boréales.

 

westen1---mr.jpg                                          Northern Lights -  Aurore boréale© Martin Rietze


Les volcans actifs constituent depuis les années 2000 un domaine tout aussi important : bien que "non sponsorisé", il compense en ne prenant ni vacances, ni loisirs – mais ses voyages n’en sont-ils pas de fabuleux. Sa façon "très basique" de vivre sur le terrain et sa résistance sont des atouts peu coûteux … et ses priorités financières sont ainsi consacrées aux frais de vol et aux équipements photographiques.

 

 sb_img_2321b.jpgpicture  

 

 

 

 

 

 

 

Ses volcans fétiches sont le Stromboli, toujours photogénique, le Santiaguito au Guatémala , et l’Ol Doinyo L engai en Tanzanie qui l’a frappé par ses laves carbonatées fluides et noires comme l’encre, s’illuminant de rouge la nuit. Il déplore d’ailleurs la grande éruption de 2008 qui a creusé son cratère, et rendu momentanément hors de portée ces fabuleuses observations.

 

Stromboli-2010---M.Rietze.jpgStromboli 2010 - Esthétique et documentation : quatre évents sur cette photo qui combine éruption strombolienne et jet de gaz enflammés -   © Martin Rietze  

 

Le Kawah Ijen le séduit par son esthétique propre et ses couleurs ; il a fait de superbes clichés du soufre qui tapisse ses pentes internes, et des flammes bleues qui marquent les coulées nocturnes, lorsqu’elles sont allumées par l’action combinée du vent et d’une torche.

 

ijen-06.2008-M.Rietze.jpg                          Kawah Ijen / Java : le soufre en feu - © Martin Rietze 2008 

 

Il cultive l’art de savoir se placer sur le terrain, avant les autres, pour des photos toujours bien piquées, artistiques et documentaires, comme lors de la dernière éruption de l’Eyjafjallajökull.

 

06-11.05----6----MR.jpgIslande / Eujafjallajökull - 08.05.2010 - embrasement des gaz dans le panache de cendres émis par la phase éruptive phréatomagmatique -   © Martin Rietze

 

L'un de ses derniers voyages a permis de fixer l'éruption du Batu Tara sur l'île indonésienne de Florès.

 

Batu-Tara---M.R-08.2011.jpg       Florès - Batu Tara - bombardement des parois du cratère en août 2011 - © Martin Rietze 

 

 Sources :

Un merci tout spécial à Martin Rietze pour sa coopération et son aimable autorisation de publication de ses photos !

Vous les retrouverez sur son site : A.L.P.E. - Alien Landscape on Planet Earth - photography by Martin Rietze.

 

Extraits d'une interview sur 4-Seasons.de : Vulkanfotograf Martin Rietze: der grosse fauerzauber.

 

Pour ceux qui maitrisent la langue germanique, "Vulkane", une introduction illustrée au volcanisme co-écrite avec Marc Szeglat, aux éd. Primus

 

Geonauten.de - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Steamboat Springs est un petit champ volcanique, situé au SO. de Reno, et composé de dômes de lave rhyolitique et de coulées.

Bien qu’aucune activité ne l’ait marquée au cours de l’Holocène, le Global Volcanism Program l’a inclus dans son catalogue des volcans actifs en raison de l’activité géothermale.

 

steamboat-springs---Bill-Rose-MTU.jpg         Le champ volcanique et géothermal Steamboat Springs - photo Bill Rose / MTU

 

Les dômes sont alignés sur 8 km., selon un axe NE. Les plus importants ont coupe-steamboat-springs.jpg1.000 mètres de diamètre et près de 150 mètres d’élévation maximale. Des coulées d’andésite basaltique recouvrent les collines situées au sud de la principale zone de sources chaudes ; elles sont datées du Pléistocène.

La datation du champ volcanique est ainsi comprise entre 2,53 et 1,14 Ma., respectivement pour des andésites basaltiques et un dôme de rhyolite.

 

 

(a) Simplified map of the youngest opaline sinter terraces at Steamboat Springs, Nevada, showing
the relationship between the elongate, narrow terrace complex and the parallel Steamboat Springs
fault (dotted line). (b) Cross-section through Steamboat Springs geothermal area.
(Adapted from White et al ., 1964.) / in Volcanology and geothermal energy - K.wohletz & G.Heiken

 

 

Le champ géothermal se compose d’une cinquantaine de sources chaudes et de nombreux évents fumerolliens.

Il suit la ligne de dômes rhyolitiques, mais on suppose de plus une intrusion rhyolitique sous la zone de sources chaudes. La source énergétique du système thermal est probablement la chambre magmatique entièrement cristallisée à l’origine des dômes.

 

steamboat---Alan-Glennon.jpg                          Steamboat Springs - fumerole sur la fissure - photo Alan Glennon.


Le système thermal, toujours actif aujourd’hui, l’a été depuis plus de 2,5 millions d’années, probablement de façon intermittente. Les dépôts incluent de l’or, de l’argent, du mercure, de l’antimoine, de l’arsenic, du thallium et du bore.

Des puits ont été forés dans les années 50 et 60, mais le premier puit opérationnel ne le fut qu’en 1979.

 

soufre-Steamboat-springs---bonznstonz.jpg                        Steamboat Springs - soufre sur geysérite - photo Bonznstonz

 

Steamboat-hills---Carson-Range--Lee-Siebert.jpgSteamboat Hill geothermal field -  de la vapeur s'échappe au sommet du complexe de dômes de lave (centre de la photo) - la chaîne montagneuse à l'horizon est la Carson Range - photo Lee Siebert / Smithsonian inst.  

  

Un peu d’histoire :

Les indiens ont installés depuis des lunes leur camp d’hiver le long de la Steamboat creek ; ils utilisaient l’eau des sources chaudes pour cuire leurs pignons de pins.

 

Petroglyphes-South-nevada---Alanah-Woody.jpg  Nevada - les pétroglyphes témoignent d'une occupation très ancienne des lieux - photo Alanah Woody.


Les premiers immigrants, passant par le Truckee Meadows, se crurent déjà arrivés à Sacramento, au vu des vapeurs émanant du sol … Ils les associaient aux colonnes de fumées émises par les bateaux à vapeur sur une rivière. La dénomination Steamboat a été accolée à la région depuis la ruée vers l’or de 1849.


Mais l’apparence de la zone était différente à cette époque : un des plus grand geyser des Etats-Unis y était actif.

En 1859, une première installation se composait de deux chambres, une consacrée au bain, l’autre au traitement par la vapeur. L’année suivante, des hangars furent construit pour capturer la vapeur émanant du sol , ainsi qu’un hôtel. Puis les activités minières de l’argent près de Virginia City favorisèrent le développement de Steamboat hot springs, avec des hôtels , un saloon et une salle de danse, et des bains chauds … décrits comme " le seul endroit où, en une journée de voyage, un gars peut rincer sa personne de l’argent qui la recouvre ".

 

Steamboat-Springs-fissure-vent---1867---T.O-Sullivan.jpg  Steamboat Springs fissure vent - 1867 - photo Timothy H. O'Sullivan -  The Metropolitan Museum of Art,    New York.


Etape de diligence, ensuite arrêt de train, la ville vit s’implanter un hôpital qui utilisait l’eau des sources chaudes comme moyen de soin.

Un séisme, le 10 décembre 1900, assécha le geyser et les sources chaudes … et en avril 1901, un incendie rasa l’hôtel et les autres constructions.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Steamboat Springs

- Origin and evolution of the steamboat springs siliceous sinter deposit , Nevada, USA - by B. Lynne & al. - link

- Volcanology and geothermal energy- K. Wohletz & G. Heiken - Univ. of California Press

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

After a series of portraits and paintings to the subject of aviation, Jocelyn LArdy returned to his "volcanic paintings."

Some discussion with Olivier Grunewald benefited to the choice of the theme, its subtitle and influenced the composition of the painting.

 

                                      
"Clash of the Titans in Iceland " ...

 


This is first the meeting of fire and ice, the contact between the lava river and the glacier, in landscapes that may seem alien.

 

"Clash of the Titans in Iceland" - Artwork and Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" - Artwork and Photo © Jocelyn Lardy

It is also, as suggested by the subtitle: "the meeting between Io and Europa ... on Earth".

Io is one of the satellites of Jupiter. Covered more than 400 active volcanoes, it contrasts with another satellite of Jupiter with an icy crust, Europa.

 

 The master before his work ... Jocelyn Lardy is travelling between Io and Europa, in Iceland.

The master before his work ... Jocelyn Lardy is travelling between Io and Europa, in Iceland.

The look can trip in the work ; it follows the flow of lava towards the glacier, where they met generates a plume of steam. This leads us to the rays of light from the setting sun, and the crevasses and seracs of the glacier illuminated by this oblique light that brings us back to the incandescent lava flow. Only the volcanologist in his aluminized held, reminds us that we are on Earth.
 

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - the pencil drawing, the first keys and the installation of the landscape in March 2016.- Photo © Jocelyn Lardy
"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - the pencil drawing, the first keys and the installation of the landscape in March 2016.- Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - the pencil drawing, the first keys and the installation of the landscape in March 2016.- Photo © Jocelyn Lardy

As usual, Jocelyn makes us enjoy of his painting step by step, between early March and late April, and of some details.
 

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - changes in early April - Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - changes in early April - Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - detail on the meeting between the lava and the glacier. - Photo © Jocelyn Lardy end of April 2016

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - detail on the meeting between the lava and the glacier. - Photo © Jocelyn Lardy end of April 2016

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - detail on a volcanologist taking a lava sample. - Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - detail on a volcanologist taking a lava sample. - Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - details of light on the ice - Photo © Jocelyn Lardy
"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - details of light on the ice - Photo © Jocelyn Lardy

"Clash of the Titans in Iceland" by Jocelyn Lardy - details of light on the ice - Photo © Jocelyn Lardy

Thank you to Jocelyn Lardy to share his passions: volcanoes and painting.

 

Sources :

- Galeries de Jocelyn Lardy sur son site : http://sjlardy.free.fr/

- les autres oeuvres volcaniques de Jocelyn sur ce blog :

  * " La colère d'un gris" & "Dans le chaudron du diable" / Earth of fire - overblog

  * "Chasseur de lave au Kamchatka " / Earth of fire- overblog

  * "Surtsey, terre vierge, monde interdit" / Earth of fire- overblog

  * "Voyage au centre de la terre" / Earth of fire - overblog

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

The sinter terraces along Lake Rotomahana near Rotorua in New Zealand, were considered as the eighth wonder of the world and visited by many tourists in the 1880s, at a time when travel was still a still unattainable myth for most of people.

We have little visual evidence of the Pink and White Terraces, known in Maori Otukapuarangi (
fountain of the clouded sky) and Te Tarata (the tattooed rock) ... separate by 800 meters, they were formed by two large geysers there are thousands of years, in a group of forty geysers along the Lake Rotomahana. They suddenly disappeared in June 1886, when Mount Tarawera erupted.
 

Charles Blomfield - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. nz museums

Charles Blomfield - 1897 - Rotomahana - White terraces - doc. nz museums

The paintings of Charles Blomfield (5 January 1848-15 March 1926), an English emigrated to New Zealand, and a few photo remain the only evidence of such splendor.

The white terraces descend over 40 meters to the lake ... facing north, the light gives them a white appearance. The pink terraces are about two-thirds of the way to the lake, facing southeast. The sun reaches less, which left them with a pink appearance, similar to that of the rainbow trout.

 

Charles Blomfield - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi - doc. nz museums

Charles Blomfield - 1890 - Pink Terraces of Otukapuarangi - doc. nz museums

Charles Blomfield - Pink Terraces - doc. Pin It

Charles Blomfield - Pink Terraces - doc. Pin It

Blomfield has traveled much in New Zealand, with friends or alone, camping in the bush, carrying his painting and camping equipment. In December 1875, he reached the Lake Rotomahana and managed to paint some paintings without getting caught by the Maori, reluctant to find strangers on the roads leading to terraces. He returned a few years later, and pays a lump sum for him to stay as long as he wants. He painted for six weeks many aspects of the various terraces.

When in 1886 Mount Tarawera explodes, the villages of Te Ariki, Moura, and Te Wairoa are destroyed and the terraces are swallowed. (Details on this eruption tomorrow ) In their place, a deep crater redraw the contours of Lake Rotomahana.

When he learns the eruption, Blomfield has a broken heart and decided to return there to see the destruction of the terraces ... but realizing the value taken by the paintings of the site, he refused to sell them, and produces many copies for the sale. The original price would then tripled.

In 2011, part of the White Terraces is discovered by a team of scientists at 60 meters deep ... discovery challenged by many.
But this is another story !

Sources:
- International Business time - Archaeology mystery: Did the pink and white terraces of Lake Rotomahana really disappear?
- MNN - New Zealand's '8th Wonder of the World' rediscovered

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Etna – survol du sommet le 14 juillet 2016 par un hélicoptère AW139 fourni par le 2° Nucleo Aereo della Guardia Costiera di Catania. Un champ de fractures traverse la zone sommitale depuis l'éruption de mai 2016, avec émission généralisée de fumerolles. La flèche rouge indique la position de la bouche ouverte le 7 août 2016 à l'intérieur du champ de fractures – photo Marco Neri / La Gazzetta Siracusana

Etna – survol du sommet le 14 juillet 2016 par un hélicoptère AW139 fourni par le 2° Nucleo Aereo della Guardia Costiera di Catania. Un champ de fractures traverse la zone sommitale depuis l'éruption de mai 2016, avec émission généralisée de fumerolles. La flèche rouge indique la position de la bouche ouverte le 7 août 2016 à l'intérieur du champ de fractures – photo Marco Neri / La Gazzetta Siracusana

Etna Voragine - le nouveau pit crater et son émission de gaz - photo Marco Neri in la Gazzetta Siracusianana

Etna Voragine - le nouveau pit crater et son émission de gaz - photo Marco Neri in la Gazzetta Siracusianana

Dans un article dans la Gazzetta Siracusana, Marco Neri résume l'activité de l'Etna depuis l'éruption du mois de mai. Les coulées de lave ont rempli le cratère central, ensuite débordé et se sont répandues sur le flanc ouest sur des kilomètres. En outre, toute la zone sommitale s'est fissurée, avec un faisceau de fractures large de 300 mètres sur une longueur de 2 kilomètres, émettant des quantités importantes de gaz.

Ce champ de fractures n'a cessé d'évoluer depuis : La Voragine a commencé à s'effondrer. Ce processus de subsidence à ouvert la voie à l'ouverture d'une nouvelle petite bouche sur le flanc Est de la Voragine ; large de 20 -30 mètres, elle émet depuis le 7 août un panache de gaz à haute température et illumine de rouge la zone sommitale durant la nuit. Autour de la bouche, l'éruption à l'ouverture de la bouche a laissé des scories de lave fraîches.

Le phénomène éruptif qui marque l'activité de l'Etna reste modeste pour l'instant, mais est suffisamment intéressant pour attirer nombre de touristes dans la zone du refuge Sapienza.

Etna - la Voragine et le nouveau pit crater le 11.08.2016 - photo Giuseppe Distefano / Etna Walk

Etna - la Voragine et le nouveau pit crater le 11.08.2016 - photo Giuseppe Distefano / Etna Walk

A Hawaii, la coulée de lave 61G a franchi la route côtière en trois endroits et formé plusieurs deltas de lave au pied de la falaise.

En plus du point d'entrée initial dans l'océan près de Kamokuna, un breakout est responsable d'un autre point d'entrée 400 mètres plus au sud-ouest.

Le 8 août, un second lobe de lave de la coulée 61G croise la route côtière - photo NPS / Shyla Ronia

Le 8 août, un second lobe de lave de la coulée 61G croise la route côtière - photo NPS / Shyla Ronia

Nouveau delta à l'ouest de Kamokuna - photo Paradise helicopters / Extreme exposure fine art

Nouveau delta à l'ouest de Kamokuna - photo Paradise helicopters / Extreme exposure fine art

Nouvelle entrée de lave de la coulée 61G en mer le 11 août - vidéo Mick Kalber

Une des entrée de lave dans la mer - vidéo Epiclava 13.08.2016 - Some of today's ocean entry EpicLava - https://www.facebook.com/Epiclavatours/videos/514684498714818/

L'observatoire rappelle les règles de prudence aux visiteurs.

Il est risqué de marcher sur des surfaces inégales et instables à proximité de falaises extrêmement raides et fracturées par endroits. Des explosions crées par la rencontre entre la lave et l'eau de mer peuvent se produire et projeter des débris incandescents.

Les nouveaux deltas de lave sont instables, car construits par des fragments de lave non consolidés et du sable. Facilement érodés par les vagues, ils peuvent glisser subitement en mer ... un effondrement d'un delta ce mardi après-midi a engendré un panache qui a obscurcit l'endroit un court instant.

Le panache acide chargé de petites particules de matériaux volcaniques peut causer une irritation des yeux, de la peau et des poumons.

Ces dangers sont bien illustrés dans un article de l'USGS, accessible par ce lien : http://pubs.usgs.gov/fs/2000/fs152-00/ 

 

 

White island - Un container est amené par les airs pour servir d'abri - photo NZ Herald

White island - Un container est amené par les airs pour servir d'abri - photo NZ Herald

Un container de 2,4 tonnes vient d'être placé sur White island par un hélicoptère de la Royal New Zealand Air force. Il pourra servir d'abri d'urgence en cas d'éruption, et être utilisé pour stocker des équipemenrs de sécurité, des vêtements de rechange, des vivres et des articles de secours.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

En 1799, Alexander von Humboldt, et son compagnon Aimé Bonpland, cherchent à retrouver la connexion entre les fleuves Amazone et Orénoque. Ce sujet, de controverse géographique au départ, va déboucher sur cinq ans d’exploration en Amérique du Sud, au Mexique et à Cuba.

Leurs découvertes vont influencer les connaissances en zoologie tropicale, botanique, géographie et géologie.

Alexander von Humboldt va rédiger en français, avec Bonpland, les résultats de ce voyage scientifique dans un ensemble de trente volumes publiés à Paris en 1807.

" Le Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau Continent " comprend des atlas, des traités de géographie et d’économie, le récit de ses voyages, de nombreuses planches sur la botanique et la géologie.

Turbaco volcanos, painted by Alexander von Humboldt, from his book Views of the Cordilleras 1810-1813.  - Courtesy of the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University.

Turbaco volcanos, painted by Alexander von Humboldt, from his book Views of the Cordilleras 1810-1813. - Courtesy of the Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University.

Carte des expéditions de A.von Humboldt de 1799 à 1804 - doc. Alexander Karnstedt (Alexrk) - Translated and modified by Historicair

Carte des expéditions de A.von Humboldt de 1799 à 1804 - doc. Alexander Karnstedt (Alexrk) - Translated and modified by Historicair

Dans les volumes " Vue des Cordillères et monuments des peuples indigènes de l’Amérique ", un document relatif à la Colombie nous décrit " Les volcans d’air ", selon une expression utilisée par les autochtones pour décrire ces cônes crachant de la boue en lieu et place de la lave.

Ces volcans de boue sont situés dans un village indien de la région de Carthagène, Turbaco, dans une étendue marécageuse, au milieu de palmiers ; ils y forment, selon la description de von Humboldt,  " un certain nombre de cônes d’une hauteur variant de dix-neuf à vingt-cinq pieds ; ils forment les volcans de l’air ". Cette appellation se retrouve dans un récit de colons des années 1900 et dans le livre  "Volcanoes and Caverns" , d’un auteur anonyme et publié par T.Nelson and sons.

Ils sont appelés localement " les volcancitos ", les petits volcans, écrit-il. " Selon la tradition, le sol était autrefois en état d’ignition, en d’autres termes, c’était un volcan de feu, mais un moine  a éteint ce feu en y jetant de l’eau bénite, et le volcan de feu est devenu un volcan d’eau ".

Von Humboldt a produit des gravures qui reprennent non seulement les paysages rencontrés, mais aussi les hommes et leurs cultures, offrant une perspective alternative du nouveau Monde, en opposition avec les idées impérialistes et l’esclavagisme, courants à l’époque

Une oeuvre différente sur le m$eme sujet : "Mud volcanoes at Turbaco", in the United States of Colombia, South America. Illustration for Our Earth and Its Story edited by Robert Brown (Cassell, c 1890)

Une oeuvre différente sur le m$eme sujet : "Mud volcanoes at Turbaco", in the United States of Colombia, South America. Illustration for Our Earth and Its Story edited by Robert Brown (Cassell, c 1890)

Livres sur le sujet : "Views of the Cordilleras and Monuments of the Indigenous Peoples of the Americas" - "Volcanoes and Caverns" / Ed. Nelson and sons - Un clic pour agrandir.Livres sur le sujet : "Views of the Cordilleras and Monuments of the Indigenous Peoples of the Americas" - "Volcanoes and Caverns" / Ed. Nelson and sons - Un clic pour agrandir.

Livres sur le sujet : "Views of the Cordilleras and Monuments of the Indigenous Peoples of the Americas" - "Volcanoes and Caverns" / Ed. Nelson and sons - Un clic pour agrandir.

Sources :

- HiN - Revue d'études Humboldiennes / Université de Postdam - Revue digitale avec articles en allemand, espagnol, anglais et français. - link

- Las ocho láminas de Humboldt sobre Colombia en
Vistas de las cordilleras y monumentos de los pueblos indígenas de América (1810) - Marta Herrera Ángel - link

- Ten Fiery Volcanoes That Shaped Native History - link

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
The headquarters of the Natural Park in Cha das Caldeiras, Fogo - photo Fernando Guerra Archdaily.

The headquarters of the Natural Park in Cha das Caldeiras, Fogo - photo Fernando Guerra Archdaily.

The building housing the headquarters of the Park of the island of Fogo in Cape Verde Nature, is the winner of Archdaily International Building Award 2015 / Section cultural buildings.

Created by  OTO Arquitectos Lisbon, this space well integrated with the surrounding nature, must not only house the responsibility technicians for monitoring the volcano, but also the collections of the local fauna and flora, recreational, and cultural places for both residents and visitors to Cha das Caldeiras, auditorium, outdoor amphitheater, outdoor café and library.

Given the specific implantation conditions in the caldera of Fogo, the building is self-sufficient, electricity and water supply levels. His ventilation is passive. Night lighting of buildings imperceptibly radiates outward in order to not disturb birds that fly over and nest around the site.

Local materials have been preferred for the construction of this very minimalist spiral, and volcanic ash cover the roof and external areas, planted with local plants. Dark and matte shade, it just emerging from the ground.

 

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park and the Fogo volcano in early 2014 - photo OTO.pt
Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park and the Fogo volcano in early 2014 - photo OTO.pt

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park and the Fogo volcano in early 2014 - photo OTO.pt

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park early 2014 - photo OTO.pt / De Zeen magazine

Cha das Caldeiras: the headquarters of the Natural Park early 2014 - photo OTO.pt / De Zeen magazine

Ironically, the dialogue between architecture and landscape was interrupted by the eruption of Fogo, only seven months after its opening in March 2014.

André Castro Santos, a founder of the architectural firm, describes this dramatic event. " The first three days, the building resisted and halted the advance of the lava, only the south wall being destroyed. But the fourth day, the volcano became stronger and the building was swallowed by lava ... It took seven years to complete, and he lived only seven months. We believe that these structures are eternal, but the nature is the strongest " .

Built near the villages of Portala and Bangueira, the building of the Natural Park, completely destroyed by the eruption of Fogo volcano, should be rebuilt, perhaps out of the caldera ... but when and with what funding ?

Its spiral shape was perhaps a premonition ... the volcano creates and destroys its own environment, at his own rhythm,
an eternal renewal !
 

Cha das Caldeiras: the seat of the Natural Park overrun by lava in November 2014 - photo Special travel Adventure & Volcano / Guy SaintCyr, Michael Grant and Pippo Scarpinati

Cha das Caldeiras: the seat of the Natural Park overrun by lava in November 2014 - photo Special travel Adventure & Volcano / Guy SaintCyr, Michael Grant and Pippo Scarpinati

Cha das Caldeiras on 11/30/2014 - building carried away by the lava flow - photo Radio Atlantico

Cha das Caldeiras on 11/30/2014 - building carried away by the lava flow - photo Radio Atlantico

Sources :

- De Zeen magazine – Award-winning building destroyed by volcano seven months after completion - link

- OTO architectos – Building of the year 2015 – Winner - link

- Aventure et Volcans - voyages "spécial éruption" - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Après les toiles et les sculptures, la pellicule pour illustrer un volcan :




"Stromboli", film italo-américain produit et dirigé par Roberto Rossellini, est un drame considéré comme un example du néoréalisme italien.
Tourné sur place en 1949, avec comme vedettes Ingrid Bergman et Mario Vitale, ce film doit une partie de sa popularité à une éruption du volcan durant le tournage... et aussi à l'idile entre l'actrice vedette et le réalisateur.


Synopsis du film :

 En Italie, peu après le seconde guerre mondiale, Karin, une réfugiée lithuanienne, craint de ne pouvoir quitter le camp dans lequel on la retient. Son visa pour l'Argentine lui est refusé. Aussi, accepte-t-elle d'épouser Antonio, un jeune pêcheur de Stromboli. Sa déception est grande lorsqu'elle découvre l'île volcanique. L'endroit est aride, désespérément pauvre et les habitants hostiles. Le couple emménage dans une maison délabrée. Antonio maltraite Karin lorsqu'elle s'aventure hors des murs, suscitant l'envie des célibataires. La jeune femme essaye de rendre sa maison attrayante mais la fantaisie avec laquelle elle décore les murs est suspecte aux yeux de l'entourage. Karin est enceinte. Elle envisage de quitter l'île mais ses plans sont contrariés par une éruption volcanique qui oblige tous les habitants à rejoindre les bateaux des pêcheurs. Le lendemain, elle tente à nouveau de s'enfuir en montant au sommet du volcan mais elle se voit contrainte de passer la nuit là-haut. A l'aube, Karin supplie Dieu de lui donner la force dont elle a besoin.











photo du film, versus la couverture d'un numéro spécial de "Ciné Revue" colorisé.























Tous les documents du film, et les affiches, proviennent du blog de Bernard Philippe et sont reproduits avec son aimable autorisation. http://stromboli-film.skyrock.com
blog mis à jour 07.10.2009





un extrait d'Archives/Arte .tv :
"
D'abord écrit pour Anna Magnani, le rôle échut à Ingrid Bergman qui avait envoyé une lettre admirative à Rossellini après avoir vu Rome ville ouverte. La maîtrise du cinéaste, le montage alternant les séquences documentaires - une violente pêche au thon - et des éclats de pure fiction, font de Stromboli un film d'une force peu commune. Ce qui frappe aujourd'hui c'est la façon magistrale dont le cinéaste filme l'immobilité. Rossellini use avec circonspection du spectaculaire : un parti pris de discrétion plus plastique que dramatique, car l'histoire joue sur une dimension métaphysique qui s'exacerbe lors des dernières séquences. Livrée à elle même sur une île prison, Ingrid Bergman souffre d'être différente, seule, et abandonnée. L'ascension de l'actrice sur les flancs du volcan devient un véritable chemin de croix, citant explicitement les paroles du Christ. "Mon Dieu, pourquoi m'avez vous abandonnée ?" hurle Karin aux éléments déchaînés, juste avant l'apaisement, la renonciation et l'acceptation de son destin. Ce dénouement mystique n'apparaît pas artificiel, même si la morale en est douteuse. Captivant, plein de contradictions et formellement passionnant (la scène ou Ingrid Bergman tourne dans le labyrinthe de maisons blanches pourrait être filmée par Antonioni), Stromboli fascine à chaque nouvelle vision. Le visage de l'actrice - une star hollywoodienne usée par les regards du public - transplanté dans une nature sauvage, vierge de tout regard et comme saisie à son origine, bouleverse. Quelque chose décidément nous échappe, et le film impose sa force, ses silences, son immobilité. Un film cathédrale ? Non, un film chapelle.   "
http://archives.arte.tv/cinema/bergman/ftext/film2.htm#

Ce film dépeint bien les conditions de vie sur l'ile de Stromboli au début des années 50. Des photos d'archives, sur "Stromboli on line" confirment les dures conditions de vie de l'époque ... pas d'aliscaphe pour rejoindre l'ile, mais une barque et des rames maniés par des costaux aux visages burinés !

          photo Daniel holzer - avec l'aimable accord de M.Fulle -Swisseduc.ch

A voir et revoir :
- blog de Bernard Philippe sur le film "Stromboli".
  
http://stromboli-film.skyrock.com
- archives années 50, sur "Stromboli on line":
  http://www.swisseduc.ch/stromboli/volcano/historical-1953/index-en.html
- video(s) you tube :
    http://www.youtube.com/watch?v=312Z87 et ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

L'éruption du Tambora n'a pas laissé que des victimes ... Les émanations volcaniques ont des répercussions sur le climat, et sont également responsables de phénomènes optiques : ce voile d'aérosols, principalement de dioxyde de soufre/ acide sulfurique, peut changer les couleurs du ciel au couchant.

"Chichester Canal"  par J. M. W. Turner (vers 1828)

"Chichester Canal" par J. M. W. Turner (vers 1828)

Le Professeur Zerefos a donné une clef de ce changement, dans un article dans le Journal of the EuropeanGeosciences Union : " Dans la coloration des couchers de soleil, c'est la façon dont le cerveau perçoit les verts et les rouges qui renferme des informations importantes sur l'environnement ".

Les peintres du 19° siècle ont reproduit ces couleurs spécifiques sans en comprendre la cause. Cette éruption a aussi permis l'évolution artistique de William Turner, qui est passé d'une peinture convenue à la magnification de la couleur; son attirance pour la représentation des atmosphères le place comme un des précurseurs de "l'impressionnisme". Il ira même plus loin, en supprimant le côté descriptif et se limitant à la juxtaposition colorée, comme dans son "coucher de soleil" de 1840 ... selon certains, "les prémices de l'abstraction lyrique", un autre mouvement de la peinture moderne.

"Coucher de soleil " – par W.Turner (1840)

"Coucher de soleil " – par W.Turner (1840)

Les effets climatiques touchants la Suisse vont influencer la littérature de l’époque.

Cette année-là, une villa, proche du lac Léman en Suisse, abrite Lord Byron. Durant l’été, il reçoit la visite de Mary Shelley et de sa famille proche ; retenus à l’intérieur à cause de la pluie incessante, Byron propose à ses hôtes d’écrire chacun une histoire de fantôme.

Byron écrit un scénario fragmentaire qui permit à un ami de s’en inspirer pour écrire " Dracula ".

Mary Shelley, inspirée par la lecture des Fantasmagoriana et sous l’influence de l’opium, fait un cauchemar où elle a une vision " d’un étudiant pâle penché sur la chose qu’il avait animé ". Elle achève d’écrire " Frankestein " au printemps 1817. " Frankestein, ou le Prométhée moderne ", est considéré comme le roman précurseur de la science-fiction.

John William Polidori va quant à lui écrire " The Vampire ".

A gauche, Frontispice de l'édition de 1831de Frankenstein - à droite, Lord Byron - portrait de 1824 par Thomas Phillips (1770-1845) / UK Government Art Collection - un clic pour visualiserA gauche, Frontispice de l'édition de 1831de Frankenstein - à droite, Lord Byron - portrait de 1824 par Thomas Phillips (1770-1845) / UK Government Art Collection - un clic pour visualiser

A gauche, Frontispice de l'édition de 1831de Frankenstein - à droite, Lord Byron - portrait de 1824 par Thomas Phillips (1770-1845) / UK Government Art Collection - un clic pour visualiser

Cette période coïncide  avec la publication du poème de lord Byron : " Darkness ", dont voici les premiers vers :

I had a dream, which was not all a dream.
The bright sun was extinguish’d, and the stars
Did wander darkling in the eternal space,
Rayless, and pathless, and the icy earth
Swung blind and blackening in the moonless air;
Morn came and went – and came, and brought no day

 

Brillantes couleurs et noires pensées ... inspirées par l'éruption du Tambora et ses effets atmosphériques.

 

Sources :

- Darkness, poème de Lord Byron - link

- European Geosciences Union - Famous paintings help study the Earth’s past atmosphere - 25.03.2014 - link

- Further evidence of important environmental information content in red-to-green ratios as depicted in paintings by great masters - C. S. Zerefos & al. - link

- Zerefos, C. S., Gerogiannis, V. T., Balis, D., Zerefos, S. C., and Kazantzidis, A.: Atmospheric effects of volcanic eruptions as seen by famous artists and depicted in their paintings, Atmos. Chem. Phys., 7, 4027-4042, doi:10.5194/acp-7-4027-2007, 2007.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Le tryptique dépeignant l'éruption du Mont Bandai, en Japonais Bandaisan, le 15 juillet 1888,est attribuée à Tankei Inoue, aussi dénommé Inoue Yasuji.

Cette éruption s'est produite durant la période Meiji (1868-1912) de l'Empire Japonais. Cette période est considérée comme " l'époque des lumières " par rapport à l'époque d'Edo, qualifiée de " période féodale et vulgaire ".

C'est le seconde vague de l'Ukiyo-e, signifiant " image du monde flottant ", un mouvement artistique comprenant une peinture populaire et narrative, et des estampes gravées sur bois.

Au moment où le Japon s'ouvre à l'Occident, et aux techniques photographiques et d'imprimerie importées, les estampes gardent encore leur force informative et éphémère.

Estampe Ukiyo-e de Tankei Inoue dépeignant l'éruption du Bandaisan du 15 juillet 1888 - Un clic pour agrandir - Doc.Art and Design of Japan

Estampe Ukiyo-e de Tankei Inoue dépeignant l'éruption du Bandaisan du 15 juillet 1888 - Un clic pour agrandir - Doc.Art and Design of Japan

Avant son éruption en 1888, le Bandaisan était un stratovolcan de forme conique (vu du sud), souvent comparé dans la littérature au Mont Fuiji. C'est en fait un complexe formé de plusieurs stratovolcans andésitiques qui se recouvrent, situé sur l'île principale de Honshu.

Le 15 juillet, après plusieurs séismes dont un de magnitude 5, une éruption phréatique débute sur les flancs du Kobandai (le plus jeune édifice), 100 mètres au dessus des sources chaudes Kaminoyu. Les explosions se succèdent au rythme de 15-20 par minutes, accompagnées par du tonnerre parcourant une colonne éruptive noire.

L'éruption culmine dans une explosion cataclysmique qui détruit le cône Kobandai : un panache vertical se développe et atteint 5.000 mètres, un blast latéral, des coulées pyroclastiques et des avalanches de débris estimée à 1,5 kilomètres-cube,  qui vont recouvrir 34 km². Des villages sont balayés par l'avalanche se déplaçant selon des témoignages visuels à 80 km / heure, et 461 japonais sont tués.

Les avalanches de débris causent un barrage qui va donner naissance aux lacs Ibara et Akimoto.

Estampe Ukiyo-e de Tankei Inoue dépeignant l'éruption du Bandaisan du 15 juillet 1888 - détail sur la pulvériastion du sommet du volcan et la blast latéral - Doc.Art and Design of Japan

Estampe Ukiyo-e de Tankei Inoue dépeignant l'éruption du Bandaisan du 15 juillet 1888 - détail sur la pulvériastion du sommet du volcan et la blast latéral - Doc.Art and Design of Japan

Tankei Inoue décrit dans son tryptique, à la fois les séismes bouleversant les habitations, l'explosion du sommet et le blast éruptif latéral, accompagné de bombes gigantesques, et la fuite éperdue des habitants et des animaux le long d'une rivière.

Estampe Ukiyo-e de Tankei Inoue dépeignant l'éruption du Bandaisan du 15 juillet 1888 - détail sur les séismes et le blast éruptif qui terrifient les habitants - Doc.Art and Design of Japan

Estampe Ukiyo-e de Tankei Inoue dépeignant l'éruption du Bandaisan du 15 juillet 1888 - détail sur les séismes et le blast éruptif qui terrifient les habitants - Doc.Art and Design of Japan

Les géologues Japonais de l'Université Impériale de Tokyo, Seikei Sekiya et Y.Kikuchi, vont visiter la région dévastée dans les jours suivants cette éruption d'un jour. Après une étude de plusieurs mois, ils vont publier un rapport en anglais dans le Journal des Sciences devenu un classique de la volcanologie, décrivant une éruption phréatique et un effondrement de flanc définissant "une éruption de type Bandai".

Un photographe va réaliser les premières photos imprimées par le Yomiuri Shimbun.

Le Bandaisan, vu du lac Inawashiro - photo Σ64

Le Bandaisan, vu du lac Inawashiro - photo Σ64

Bandaisan - le gouffre laissé par l'explosion du sommet lors de l'éruption de 1888 - Doc.H.Seo / Geological Survey of Japan / AIST

Bandaisan - le gouffre laissé par l'explosion du sommet lors de l'éruption de 1888 - Doc.H.Seo / Geological Survey of Japan / AIST

Sources :

Volcanodiscovery – Bandai volcano

- Global Volcanism Program – Bandaisan

- Volcanoes of Japan – Quaternary volcanoes – Bandaisan
 

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