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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Dans sa série sur " Les grands volcanologues ", notre ami Jocelyn Lardy nous fait la primeur de sa dernière toile …

" Surtsey, terre vierge, monde interdit "

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " - © oeuvre de Jocelyn Lardy 2015.

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " - © oeuvre de Jocelyn Lardy 2015.

Comme à son habitude, il nous livre les diverses étapes de sa réalisation, du crayonné à l’œuvre terminée.

Son inspiration vient, nous dit-il,  du premier chapitre " d’eau et de feu … la dernière vague " du livre de Guy De Saint-Cyr, " D’un volcan à l’autre … les aventures d’un chasseur de lave ".

« J'ai partagé le tableau en un tiers bas, deux tiers haut, très classique. Dans le tiers bas, je veux une mer un peu tourmentée, sujet toujours passionnant à peindre. Dans la partie haute, je veux un nuage volcanique très impressionnant couvrant presque toute la partie supérieure. Mes deux éléments principaux seront de chaque côté, le chalutier et l'ile, dans laquelle je vais insérer une colonne de lave comme la décrit Guy de Saint Cyr. Je rejoindrai ensuite les deux éléments par une scène où les membres du chalutier tentent de ramener à bord deux personnes dans un dinghy… »

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " : L'oeuvre à ses débuts en mai 2015 - un clic pour agrandir -  photos © Jocelyn Lardy" Surtsey, terre vierge, monde interdit " : L'oeuvre à ses débuts en mai 2015 - un clic pour agrandir -  photos © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " : L'oeuvre à ses débuts en mai 2015 - un clic pour agrandir - photos © Jocelyn Lardy

Son idée reprend quelques mots de Guy : « ...le chalutier se cabre, s'élève, s'enfonce...un énorme nuage...s'élève lentement au-dessus du cratère...avec une majesté terrifiante...c'est la première fois qu'un chalutier s'approche aussi près du volcan....un titanesque cylindre de basalte fluide...fuse vertical à une hauteur vertigineuse tel un immense éventail de feu ».

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " :  progression du tableau fin mai - un clic pour agrandir -  photos © Jocelyn Lardy" Surtsey, terre vierge, monde interdit " :  progression du tableau fin mai - un clic pour agrandir -  photos © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " : progression du tableau fin mai - un clic pour agrandir - photos © Jocelyn Lardy

L’œil du spectateur passe, dans une ambiance dantesque, du bateau chahuté dans une mer forte au volcan qui crache ses tripes … avant d’apercevoir le petit canot jaune et le drame qui est en train de se jouer.

Guy et Monique, sa jeune femme, sont au bord de la noyade, alors qu’ils venaient de contempler cette éruption volcanique pendant deux jours. « … une corde est reliée au canot orangé, Monique ne sait pas nager, moments dramatiques, j'empoigne la cordelette … Monique cramponnée à moi, le dinghy, se déforme (suite à la crevaison) … nous avons de l'eau jusqu'à la taille ».

Ils seront finalement récupérés d’extrême justesse par l’équipage du chalutier.

" Surtsey, terre vierge, monde interdit "  ... une entrée dans le tableau pour vivre ce dramatique épisode - photo © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " ... une entrée dans le tableau pour vivre ce dramatique épisode - photo © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit "  ... une entrée dans le tableau : " … une corde est reliée au canot orangé " - photo © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " ... une entrée dans le tableau : " … une corde est reliée au canot orangé " - photo © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit "  ... une entrée dans le tableau : " Monique cramponnée à moi, le dinghy, se déforme … nous avons de l'eau jusqu'à la taille ».- photo © Jocelyn Lardy

" Surtsey, terre vierge, monde interdit " ... une entrée dans le tableau : " Monique cramponnée à moi, le dinghy, se déforme … nous avons de l'eau jusqu'à la taille ».- photo © Jocelyn Lardy

L’impression de ce qu’a vécu le couple Saint-Cyr est rendu intensément, avec diverses phases de l’éruption, et la récupération acrobatique des protagonistes … ce tableau ne se veut nullement une photo, il fait revivre " une épopée impossible ", comme le dit l’auteur.

Ecrit à quatre mains, par Jocelyn  et Bernard.

 

La diffusion de ce tableau concorde avec l’actualité de l’île de Surtsey :

les scientifiques ont mesuré une élévation de température du sol de l’île de 10°C par rapport aux précédentes mesures effectuées il y a deux ou trois ans. Ils pensent que la température de Surtsey a commencé à augmenter après un séisme survenu au printemps 2015.Cette élévation de température indique que le magma est en mouvement dans le système volcanique des îles Vestmann … trop tôt bien sûr pour prédire une éruption dans les années qui vont suivre.

A ce moment, rien ne le laisse suggérer, les volcans se réchauffent souvent en surface avant de se refroidir de nouveau. Le plus grand risque pour le cas de Surtsey serait le survenue d’une explosion de vapeur … encouru par les seuls oiseaux et plantes qui y vivent en été.

Photo aérienne de Surtsey et ses cratères en août 2002 - The Surtsey Research Society / http://www.surtsey.is/pp_ens/photo_map_3.htm

Photo aérienne de Surtsey et ses cratères en août 2002 - The Surtsey Research Society / http://www.surtsey.is/pp_ens/photo_map_3.htm

Sources :

Un grand merci à Jocelyn Lardy pour sa confiance, son partage de documents, et tout le bonheur qu’il nous donne de pouvoir admirer cette toile volcanique.

  • " D’un volcan à l’autre "– par Guy de Saint-Cyr aux éditions de La Martinière

Actualité :

 

Voici le magnifique commentaire de Guy de Saint-Cyr à Jocelyn Lardy :

 " Tu es le diable Jocelyn !
Devant tes tableaux je dois réapprendre à respirer !
Ce qui me fascine chez toi ce n est pas tant la mesure que la démesure ...J'aime cette lumière ,
cette force,cette puissance qui dévastent,déferlent,submergent ...
J'aime cette terre culbutée dans l'espace ...J'aime tes rouges brûlants,tes jaunes éblouissants ,t'es oranges qui vibrent . J'aime cette intensité,le sens de la passion,la violence du désir ...
Avec toi on découvre l'extase à la limite de l'enfer !
Chacune de tes œuvres est un récit dont l'encre est ta peinture .
Tu as su percevoir l'impalpable
lorsque l'émotion précède l'audace et la traduire en formes et en couleurs . Mieux qu une photo,tu nous a replongé Monique et moi dans l'ivresse de l'instant .
Un grand merci Jocelyn car ta peinture est capable de décrire des aventures humaines inoubliables et insensées en compagnie des plus impressionnants volcans actifs de la planète."

( Publié avec l'accord de Jocelyn Lardy.)

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Ces photographes qui nous enchantent

Tous les volcanophiles adorent les belles images de volcans, les éruptions, les laves bien rouges, les coulées onctueuses ...

Une fois par semaine, nous ferons plus ample connaissance avec ces professionnels ou ces amateurs éclairés qui nous enchantent avec des photos ou des vidéos, volées aux monstres en colère parfois au péril de leur vie !

 

Honneur aux précurseurs et aux aînés ... nous débuterons par le pionnier de l'imagerie volcanique, notre illustre compatriote belgo-français Haroun Tazieff (1914 - 1998).

 

Biographie_haroun_tazieff---geneawiki-Cbouju.jpgHTazieff-31janv82-v3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haroun Tazieff :

photo de gauche, Cbouju / gegeawiki

photo de droite, prise en janvier 1982 / auteur non référencé.

Avant de débuter cette série, un examen de l'évolution rapide du matériel photographique et cinématographique et des équipements des hommes de terrain s'impose.

La progression a été surprenante au cours du demi-siècle précédent, avec l'apparition de nouveaux matériaux, l'informatisation et ses limites sans cesse repoussées (la performance des microprocesseurs double tous les 18 mois), le passage de l'argentique au numérique, du super 8 à la vidéo HD...

 

Quelques dates significatives ;

- 1925 : Rolleiflex inaugure les premiers systèmes de visée.

- 1935 : apparition des pellicules couleur.

- 1968 : les premiers appareils "Reflex" automatiques voient le jour.

- 1984 : naissance de la première caméra électronique compacte.

- 1990 : avènement du numérique, avec le premier appareil photo "sans film".


plattenkamera.-1952-pg-copie-1.jpgTenue vestimentaire, casque et appareil à soufflet de 1952, pour la photographie d'une fumerolle - photo archives Stromboli on line - avec l'aimable autorisation de Marco Fulle.

 

Nat-Geo-juillet-2010---Ch.Balagizi.jpgLes équipes du "National Geographic" sur le cratère du Nyiragongo en juillet 2010, accompagnées par Charles Balagizi du Goma Volcano Observatory, à qui on doit la photo   ... le matériel est un peu plus élaboré qu'en 52 !

 

Dans le domaine de l'équipement humain, la progression est semblable.

Des premiers heaumes, qui donnaient aux audacieux qui les portaient des allures de dinausaures, aux combinaisons modernes ignifugées qui permettent d'approcher quelques instants les laves les plus chaudes, le matériel a suivi l'avance technologique des dernières années.

 

haroun-tazieff--image-Fr.-Le-Guern.jpg                        Haroun Tazieff coiffé d'un heaume - photo du regretté François Le Guern.

 

Quelques mots sur l'homme, sans faire sa biographie exhaustive, puisque c'est son "côté photographe" qui nous intéresse :

Tour à tour écolier à Tbilissi, émigré à Constantinople, ingénieur agronome, " terroriste " face à l'occupant nazi, ingénieur géologue, boxeur, plongeur sous-marin, coureur cycliste, alpiniste, spéléologue, chercheur d'épaves, pilier de rugby, géothermiste, citoyen engagé, Haroun Tazieff découvre en 1948, au Congo, son premier volcan, et sa vocation.

Tazieff--une-vie-de-feu.gifAventurier très sage, savant téméraire et judicieux, il aura, à coups de piolet, de sonde et de génie, découvert une Terre qui n'aura pas été seulement une Terre qui sent le soufre, mais aussi celle qui sent le foin. " Ces lignes de Jean Lacouture ne font que survoler les mille et une vies d'Haroun Tazieff (1914-1998). L'homme appartient au panthéon de l'aventure humaine et scientifique du XXe siècle.
Son histoire se lit comme un roman de découverte et d'exploration. C'est un hommage qui lui est ici rendu par ceux qui l'aimaient, pourtant les témoignages recueillis par son épouse, France Tazieff, et par Jean Lacouture montrent bien la complexité d'un homme captivant.

(extrait "d'Haroun Tazieff, une vie de feu" - témoignages de ses nombreux amis)

 

François Le Guern, disparu récement et compagnon indéfectible de Tazieff, nous parle de ses photos et films :

 " Les images, dans cette activité scientifique, peuvent avoir ainsi une fonction de preuve pour trancher un débat entre géologues, ou encore pour conserver la trace d'observations, utilisées plus tard, lorsque de nouvelles questions apparaissent. L'autre usage, plus connu du grand public, est l'enseignement et la vulgarisation. Haroun Tazieff a d'abord tourné de nombreux cours métrages en 16 mm, dont des extraits illustraient ses cours et ses conférences. Il a également réalisé deux longs métrages en 35 mm, les Rendez-vous du diable (1948) et le Volcan interdit (1966), puis plusieurs moyens métrages ...

 

Dossier-24-0003-copie-1.JPGAffiche du film "Les Rendez-vous du Diable" - photo prise à l'exposition "Le Monde des volcans" qui se tient à Liège du 14 mai au 30 octobre 2011. - photo Bernard Duyck


A partir des années 1980, il réalise des séries d'émissions télévisuelles : " Haroun Tazieff raconte sa Terre ", 1984, " Etna 1989 " diffusé en 1991 et " Le feu de la Terre " (1994).

Cette illustration des conclusions scientifiques des missions sur le terrain a contribué au rayonnement international de la volcanologie française et suscité de nombreuses vocations. Les films ont également servi à la communication, pour convaincre des populations de quitter leur domicile menacé ou pour inciter les Etats de financer de nouvelles études de volcanologie. "

 

Sur une boutade, Haroun Tazieff a un jour dit :

 “Donnez-moi un levier et je soulèverai la Terre...”

“Donnez-moi 60 000 mètres de pellicule et je vous raconterai le monde !”

 

 

Place aux images ave cette vidéo des années 70 sur l'Etna, commentée par la voix rocailleuse du maître (excellent document, malgré une faibe luminosité, quelques "poils et griffes" ... excusables pour l'époque) - durée : 45 min.

 

                       

 

Peu de photos d'Haroun Tazieff sur le net : nous sommes à l'époque des images argentiques, et elles sont esssentiellement diffusées par ses livres

(sous copyright).

 

Garouk-sur-guyot---Ethiopie-1992---B.Barbey.jpg                        Tazieff sur un guyot Ethiopien en 1992 - photo B.Barbey / Magnum photos.

 

 

Sources :

- L.A.V.E. - Volcanologues - H.Tazieff

- François Le Guern, " Les films de volcans ", dans  Le Cinéma et la science, sd Alexis Martinet, Paris, CNRS, 1994, pp.137-147.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le nom Cappadoce est rarement mentionné sur les cartes car elle n'a pas de statut politique ou administratif, c'est plutôt une région historique qui comprend des portions de diverses provinces. Le paysage unique de la Cappadoce est le résultat de l'action des forces naturelles au cours des millénaires.

 

Les volcans Erciyes Dagi, Hasan Dagi et Göllü Dagi entrèrent en éruption au miocène supérieur (dix millions d'années) jusqu'au Pliocène (deux millions d'années). Ces éruptions ainsi que l'apparition de volcans de moindre importance au fil des millénaires générèrent une superposition de strates d'ignimbrites plus ou moins denses.

Au début du quaternaire, des laves basaltiques beaucoup plus dures se déposèrent. Quelques éruptions eurent encore lieu ultérieurement, notamment en 253 av. J.-C., semble-t-il. Les dépôts du mont Erciyes ont couvert à eux seuls une superficie de 10.000 km2, sur une épaisseur variant entre 100 et 500 mètres.

 

View_of_Cappadocia_edit---Mila-Zinkova.jpg  Formations érodées de Cappadoce : au fond, les mesas - en contrebas, oeuvre de l'érosion, avec pitons, cheminées de fées  -  photo Mila Zinkova.

 

Landschaft_bei_Goreme_1_11_2004---Karsten-Dorre.jpg

   Cappadoce - vallée de Göreme - différents stades d'érosion. - photo Karsten Dörre.

 

Sous l'effet du refroidissement du climat à l'ère quaternaire, la croûte de basalte s'est lézardée, le sol s'est désagrégé, permettant à l'eau de s'infiltrer et d'accentuer encore l'érosion.

Les facteurs d'érosion sont multiples : rivières, pluie, vent, différences de température.

formation-2.jpgQuand le tuf est très tendre, il se désagrège totalement pour former une plaine poussiéreuse, tandis que sur les reliefs pentus, l'érosion crée canyons, formation-3.jpgmesas, cônes, pitons et cheminées de fées.

De nos jours, l'érosion continue : les pitons et les cônes actuels sont donc voués à disparaître, mais d'autres se formation-4.jpgdégagent peu à peu en bordure des plateaux.

 

Schémas  : Stromboli on line - Chimney formation


 

Cappadocia_012_n----N.Dimlen.jpg                                Cheminée de fée ou Demoiselle coiffée  - photo N.Dimlen.

                      Les ignimbrites claires sous la protection de leur chapeau de basalte.

 

Vie et mort d'une cheminée de fée :

L'érosion va isoler petit à petit des morceaux de roches du plateau primitif; les couches sous-jacentes au "chapeau", basaltique dans ce cas, sont protégées et évoluent de ce fait plus lentement.

Les cheminées de fées apparaissent alors au gré des pentes. Leur style varie et est fonction de divers facteurs : nature géologique du chapeau, résistance de celui-ci à l'érosion, qualité et composition du support qui détermine son délitement.

Au fil du temps, le chapeau peut s'effriter, ou la colonne s'affiner, à force d'être érodée ... le chapeau tombe alors, ce qui condamne la cheminée qui est rapidement détruite.

 

 

mf050--art-erosif.jpg"Art érosif abstrait" - strates altérnées d'ignimbrites blanches et jaunes .

avec l'aimable autorisation de Marco Fulle - un clic sur la photo vous mène vers d'autres belles photos d'ignimbrites.

 

La Cappadoce n'est pas seulement connue pour ses paysages d'origine volcanique : Les sites les plus remarquables sont la vallée de Göreme, qui recèle d'intéressantes églises rupestres aux fresques nombreuses et qui a aujourd'hui le statut de musée, les canyons d'Ihlara et de Soganli, ainsi que les cités souterraines de Derinkuyu et de Kaymakli, qui descendent de huit étages sous la roche.

 

Goreme_OpenAir_Museum_Dunkle_Kirche_2_11_2004.jpg

 

Turkey.Goreme014---Karanlik-Kilise---ph.Georges-Jansoone.jpg

Vallée de Göreme - église rupestre de Karnlik Kilise - entrée et fresque du Christ Pantocrator - photos de Georges Jansoone / wikipedia.

 

Creusées dans un tuf volcanique très tendre, ces cités abritent des pièces de stockage, des logements, et même des églises. Quant aux entrées, elles étaient fermées par d'énormes meules. Ces deux villes, distantes de 9 km, étaient probablement reliées par un tunnel. Les lieux pittoresques sont légions. Parmi ceux qui sont aisément accessibles, on notera Paşa Bağlari (Le vignoble du Pacha), la vallée des Pigeonniers, la vallée de Devrent, Uçhisar, Ürgüp…

Outre le site de Göreme, les vallées de Cappadoce possèdent d'innombrables habitations troglodytiques. On le constate un peu partout, en particulier à Ortahisar, àUçhisar, dans la vieille ville de Nevsehir…

Les habitations troglodytiques comportaient toujours des ouvertures vers l'extérieur de petite dimension. Les grandes ouvertures parfois présentes actuellement résultent d'écroulements dus à l'érosion. C'est notamment pour cette raison que beaucoup de ces habitations sont maintenant abandonnées. Elles font parfois l'objet de restaurations luxueuses et sont alors protégées contre l'érosion par un enduit discret, à l'instar des églises de Göreme.

 

pt22343.jpg                                Uçhisar - habitations troglodytes - doc.wikipedia.


Après-demain, les volcans responsables des paysages de la Cappadoce... après une introduction à ceux-ci par le biais artistique.

 

 

 

Sources :

- Les complexes volcaniques rhyolitiques quaternaires d'Anatolie centrale : genèse, instabilité, contraintes environnementales.

Damase Mouralis , Jean-François Pastre , Catherine Kuzucuoglu , Ahmet Türkecan , Yelda Atici , Ludovic Slimak , Hervé Guillou , Stéphane Kunesch   lien Quaternaire  lien   Année   2002   lien Volume   13   lien Numéro   13-3-4   lien pp. 219-228

- Swisseduc.ch - Stromboli on line - Turkey

- Parc national de Göreme et sites rupestres de Cappadoce - lien

- Cheminée de fées en Cappadoce - Eduscol - par Pierre Thomas

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

The triptych depicting the eruption of Mount Bandai, in Japanese Bandaisan, on July 15, 1888, is attributed to Tankei Inoue, also called Inoue Yasuji.

This eruption occurred during the Meiji period (1868-1912) of the Japanese Empire. This period is considered as "the time of the lights" compared to the time of Edo, described as "feudal and vulgar period".

This is the second wave of the Ukiyo-e, meaning "image of the floating world", an artistic movement comprising a popular and narrative painting, and engravings on wood.

As Japan opens up to the West, and to imported photographic and printing techniques, prints are still informative and ephemeral.

Ukiyo-e print of Tankei Inoue depicting the Bandaisan eruption of July 15, 1888 - One click to enlarge - Doc.Art and Design of Japan

Ukiyo-e print of Tankei Inoue depicting the Bandaisan eruption of July 15, 1888 - One click to enlarge - Doc.Art and Design of Japan

Before its eruption in 1888, the Bandaisan was a conically shaped stratovolcano (seen from the south), often compared in literature to Mount Fuiji. It is in fact a complex of overlapping andesitic stratovolcanoes located on the main island of Honshu.

On July 15, after several earthquakes, one of magnitude 5, a phreatic eruption begins on the flanks of Kobandai (the youngest building), 100 meters above the Kaminoyu hot springs. The explosions follow one another at the rate of 15-20 / minute, accompanied by thunder traveling through a black eruptive column.

The eruption culminates in a cataclysmic explosion that destroys the Kobandai cone: a vertical plume develops and reaches 5,000 meters, a lateral blast, pyroclastic flows and debris avalanches estimated at 1.5 cubic kilometers, which cover 34 km² . Villages are swept by the avalanche moving according to visual testimony at 80 km / h, and 461 Japanese are killed.

Debris avalanches cause a dam that will give birth to Lakes Ibara and Akimoto.

Ukiyo-e print of Tankei Inoue depicting the Bandaisan eruption of July 15, 1888 - detail on the pulverishing of the top of the volcano and the lateral blast - Doc.Art and Design of Japan

Ukiyo-e print of Tankei Inoue depicting the Bandaisan eruption of July 15, 1888 - detail on the pulverishing of the top of the volcano and the lateral blast - Doc.Art and Design of Japan

Tankei Inoue describes in his triptych, both earthquakes overturning homes, the explosion of the summit and the eruptive lateral blast, accompanied by gigantic bombs, and the desperate flight of the inhabitants and animals along a river.

Art on the way of fire - the eruption of Bandaisan by Tankei Inoue.

Japanese geologists from Tokyo Imperial University, Seikei Sekiya and Y.Kikuchi, will visit the devastated area in the days following this one-day eruption. After a study of several months, they will publish a report in English in the Journal of Sciences that become a classic of volcanology, describing a phreatic eruption and a flank collapse defining "Bandai type eruption".

A photographer will make the first pictures printed by Yomiuri Shimbun.
 

The Bandaisan, seen from Inawashiro Lake - photo Σ64

The Bandaisan, seen from Inawashiro Lake - photo Σ64

Bandaisan - the caldera left by the summit explosion during the 1888 eruption - Doc.H.Seo / Geological Survey of Japan / AIST

Bandaisan - the caldera left by the summit explosion during the 1888 eruption - Doc.H.Seo / Geological Survey of Japan / AIST

Sources:

- Volcanodiscovery - Bandai volcano

- Global Volcanism Program - Bandaisan

- Volcanoes of Japan - Quaternary volcanoes - Bandaisan

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Merapi - panache de l'éruption phréatique du 11.05.2018 / 7h40 WIB - photo Magma Indonesia

Merapi - panache de l'éruption phréatique du 11.05.2018 / 7h40 WIB - photo Magma Indonesia

Une éruption phréatique de courte durée s' est produite au Gunung Merapi sur l'île de Java ce 11 mai à 7h40 WIB ; elle s'est accompagnée d'une colonne éruptive qui est monté bien droite, et a atteint 5.500 mètres au dessus du sommet.

Vidéo de l'éruption du Merapi ce 11.05.2018, depuis le dernier arrêt avant le sommet

Merapi - sismogramme de l'éruption phréatique du 11.05.2018 / 7h40 WIB - Doc.Magma Indonesia

Merapi - sismogramme de l'éruption phréatique du 11.05.2018 / 7h40 WIB - Doc.Magma Indonesia

L'éruption a débuté par un petit rugissement, et des vibrations ressenties autour du poste d'observation, sur lequel est tombée une pluie de cendres et lapilli fins.

Des séismes Vt ont précédé cette éruption les 9 et 10 mai, respectivement au nombre de 2 et 4. Deux heures avant l'éruption, la température à l'intérieur du cratère est passée de 38,2°C à 1h WIB pour atteindre 90,6°C à 8h30 WIB.

L'événement est resté isolé et le niveau d'alerte volcanique reste à 1 / normal.

 

Une cinquantaine de randonneurs sont signalés sur le volcan, au dernier arrêt avant le sommet, sans dommages apparents.

Merapi - visuels du cratère ce 11.05.2018 / respectivement à 9h10 et 11h25 - Doc. BPPTKG
Merapi - visuels du cratère ce 11.05.2018 / respectivement à 9h10 et 11h25 - Doc. BPPTKG

Merapi - visuels du cratère ce 11.05.2018 / respectivement à 9h10 et 11h25 - Doc. BPPTKG

Merapi - nuage de cendres  / Sat RGB Citra 11.05.2018 à 10h WIB et zone d'interdiction de vol au dessus et au sud du volcan / Flight radar
Merapi - nuage de cendres  / Sat RGB Citra 11.05.2018 à 10h WIB et zone d'interdiction de vol au dessus et au sud du volcan / Flight radar

Merapi - nuage de cendres / Sat RGB Citra 11.05.2018 à 10h WIB et zone d'interdiction de vol au dessus et au sud du volcan / Flight radar

Merapi - distribution des cendres de léruption du jour - carte BNPB 11.05.2018

Merapi - distribution des cendres de léruption du jour - carte BNPB 11.05.2018

Merapi - pannel information du BNPB avec les zones impactées (Dampak)- renseignement de fermeture del'aéroport de Yogjakarta - le nombre de masques ditribués -- Doc.BNPB

Merapi - pannel information du BNPB avec les zones impactées (Dampak)- renseignement de fermeture del'aéroport de Yogjakarta - le nombre de masques ditribués -- Doc.BNPB

Suite à l'éruption, un VONA a été mis en place au dessus et dans la zone sud du Merapi. Un vol d'Air Asia Singapour- Yogjakarta a été détourné vers Jakarta, suite à une fermeture vraisemblable de l'aéroport de destination.

 

Sources : PVMBG, Magma Indonesia, BNPB, BPPTKG

Kilaueea - East rift zone - dégazage sur les fissures ; localisation des installations géothermiques menacées par une éventuelle avancée de la lave, en bas à gauche. - photo 09.05 2018 Extreme Exposure Fine Art Gallery / Bruce Omori

Kilaueea - East rift zone - dégazage sur les fissures ; localisation des installations géothermiques menacées par une éventuelle avancée de la lave, en bas à gauche. - photo 09.05 2018 Extreme Exposure Fine Art Gallery / Bruce Omori

Dans la zone de rift Est du Kilauea, l'éruption semble faire une pause : pas de lave émise d'aucune fissure à 19h le 10 mai, mais les émissions de dioxyde de soufre continuent.

A signaler l'arrêt de la lave à un mile de la centrale géothermique, où sont stockées des milliers de litres de fuel ... une forte explosion est probable en cas d'avancée de la coulée.

Kilauea - East rift zone - crevasses et vapeur à l'ouest de la highway 130 , sous l'investigation de l'USGS

Kilauea - East rift zone - crevasses et vapeur à l'ouest de la highway 130 , sous l'investigation de l'USGS

De nouvelles fissures sont susceptibles de s'ouvrir, sans localisation préalable possible. Des crevasses proches de la Highway 130 continue à émettre de la vapeur.

L'activité sismique demeure élevée ; la sismicité et la déformation indiquent que l'intrusion magmatique migre vers le nord-est.

Kilauea - East rift zone - étrange struture ébréchée (en arc-de cercle derrière les émissions) ... du jamais vu selon Ken Rubin - d'après Vidéo

Kilauea - East rift zone - étrange struture ébréchée (en arc-de cercle derrière les émissions) ... du jamais vu selon Ken Rubin - d'après Vidéo

Ken Rubin signale, sur base des vidéos du 10 mai, l'observation assez inhabituelle d'un cône ébréché de spatters/scories sur un des segments de fissures dans Leilani Estates.

L'analyse de données ALOS-2 / Jaxa par le Caltech-JPL montre l'ouverture d'un dyke suite à l'intrusion magmatique (communication d'Eric Fielding)

Kilauea - zone de rift Est -  interférogramme entre 27.02 et 08.05.2018 - Doc.GSI / Japan

Kilauea - zone de rift Est - interférogramme entre 27.02 et 08.05.2018 - Doc.GSI / Japan

Kilauea - zone de rift Est -  Multiple Aperture Interferometry entre 27.02 et 08.05.2018 - GSI

Kilauea - zone de rift Est - Multiple Aperture Interferometry entre 27.02 et 08.05.2018 - GSI

Kilauea - crétère de l'Halema'uma'u et panache bicolore de l'explosion consécutive à un effondrement du 10.05.2018 - photo Paradise Helicopters

Kilauea - crétère de l'Halema'uma'u et panache bicolore de l'explosion consécutive à un effondrement du 10.05.2018 - photo Paradise Helicopters

Dans la zone sommitale, pas de changements par rapport à la veille.

L'explosion d'hier à 8h30 montre un panache bicolore, avec présence d'une couleur brune dans sa partie supérieure, signe d'une incorporation de fragments rocheux.

Des échantillons collectés par un chercheur de la NSF montrent que l'explosion est bien due à l'effondrement de paroi de l'évent suite à un séisme. (NSF / Bruce Houghton)

 

Source : HVO – USGS

Piton de La Fournaise - le site éruptif le 08.05.2017 - photo OVPF

Piton de La Fournaise - le site éruptif le 08.05.2017 - photo OVPF

Au Piton de La Fournaise, les reconnaissances sur le terrain effectuées le 10 mai font toujours état d’une activité principalement focalisée sur un cône principal dont la bouche continue à se refermer. Le deuxième cône légèrement plus en amont montrait ce jour une activité plus soutenue que ces derniers jours, avec des projections régulières de lave de 10-20m de haut.

Piton de La Fournaise 10.05.2018 - coulées de lave dans la rupture de pente en contre bas du Piton de Bert le 10 mai (16h20 heure locale). (© OVPF / IPGP)

Piton de La Fournaise 10.05.2018 - coulées de lave dans la rupture de pente en contre bas du Piton de Bert le 10 mai (16h20 heure locale). (© OVPF / IPGP)

Piton de La Fournaise -  Image thermique des coulées de lave dans la rupture de pente en contre bas du Piton de Bert le 10 mai (16h20 heure locale). (© OVPF- IPGP)

Piton de La Fournaise - Image thermique des coulées de lave dans la rupture de pente en contre bas du Piton de Bert le 10 mai (16h20 heure locale). (© OVPF- IPGP)

L’écoulement se fait toujours majoritairement en tunnels de lave avec la majeure partie des résurgences et donc des coulées visibles au niveau de la rupture de pente située en contre bas du Piton de Bert.

De nombreux incendies ont pu être observés le 10.05 en pied de rempart et dans le rempart, notamment en contre bas du Piton de Bert .

Les débits de surface estimés à partir des données satellites, via la plateforme HOTVOLC (OPGC – Clermont Ferrand) et MIROVA (université de Turin), relevés ce jour étaient inférieurs 2 m3/s.

Aucune déformation significative n’est enregistrée.

Un séisme volcano-tectonique a été enregistré ces dernières 24 heures sous l’édifice du Piton de la Fournaise.

Source : OVPF

2018.05.10 Piton de La Fournaise - départ d’incendie au niveau du front de coulée le 10 mai (16h00 heure locale). (© OVPF - IPGP)

2018.05.10 Piton de La Fournaise - départ d’incendie au niveau du front de coulée le 10 mai (16h00 heure locale). (© OVPF - IPGP)

Petit complément avec l'activité du Sabancaya et du Sinabung ces derniers jours, en quelques images.

Sabancaya - résumé de l'activité du 30 avril au 6 mai 2018 - IG Peru

Sabancaya - résumé de l'activité du 30 avril au 6 mai 2018 - IG Peru

Sabancaya 10.05.2018-  le panache éruptif incliné vers l'est - photo vol FL320 via IG Peru / Twitter

Sabancaya 10.05.2018- le panache éruptif incliné vers l'est - photo vol FL320 via IG Peru / Twitter

Sinabung - 09.05.2018 / 15h14  - photo Endro Lewa

Sinabung - 09.05.2018 / 15h14 - photo Endro Lewa

Sinabung - sismicité au 10.05.2018 - Doc. Magma Indonesia

Sinabung - sismicité au 10.05.2018 - Doc. Magma Indonesia

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques

Au sommet du Kilauea, les émissions de cendres au niveau du cratère Overlook ont diminué le 16 mai ; bien que variable, le panache contient suffisamment de cendres pour être de couleur grise. Il monte entre 900 et 1.200 mètres au dessus du sol, avec un maximum de 3.600 mètres de haut, avant de glisser vers le nord. Les communautés situées sous le vent doivent prendre les précautions pour se prémunir des chutes de cendres.

Kilauea - panache du cratère Overlook le 15.05.2018  / 13h20 - photo HVO

Kilauea - panache du cratère Overlook le 15.05.2018 / 13h20 - photo HVO

Plusieurs séismes de magnitude 3 ou plus se sont produits sous la zone sommitale ; leur faible profondeur a résulté en fractures dans la Highway 11, près de l'entrée du Parc National des volcans, et en bâtiments et routes endommagés au sein du Parc. Ils sont attribués à la déflation en cours et à la chute de la lave dans la cheminée du volcan.

Dans l'après-midi du 16 mai, le sol de la caldeira du Kīlauea a chuté d'environ 90 cm. Ce mouvement accentue les failles autour de la caldeira du Kilauea, les amenant à se déplacer et résultant en de forts tremblements de terre jusqu'à la magnitude 4.4 jusqu'à présent. 

L'Observatoire fait remarquer que l'éruption explosive sommitale de 1924 fut aussi précédée de centaines de séismes lors du drainage du magma.

2018.05.16Kilauea Zone de rift ESt - Zone de spattering entre les  fissures 16 and 20 à  8h20 et 9h33  - photos HVO
2018.05.16Kilauea Zone de rift ESt - Zone de spattering entre les  fissures 16 and 20 à  8h20 et 9h33  - photos HVO

2018.05.16Kilauea Zone de rift ESt - Zone de spattering entre les fissures 16 and 20 à 8h20 et 9h33 - photos HVO

Dans le rift Est, l'activité éruptive s'est concentrée sur la fissure 17, avec du spattering moins vigoureux, et une avancée de la lave plus lente dès l'après-midi ... la longueur de la coulée s'est maintenu aux environs de 2.500 mètres.

Du spattering s'est maintenu entre 8h20 et 9h33 dans une zone située entre les fissures 16 et 20, suivie par un dégazage bruyant.

La fissure 6, proche de Leilani Avenue et Pohoiki Road, est redevenue active; de la lave et du spattering ont été notés jusqu'à 16h45.

Les émissions de gaz volcaniques par les fissures demeurent élevées dans les zones sous le vent, et généralement sous la couverture nuageuse basse. Le "Rouge est mis" quant aux conditions de qualité de l'air, avec de sérieuses menaces pour la santé des personnes souffrant de problèmes respiratoires, les ainés et les enfants en bas âge. La Volcano School of Art and Science est restée fermée.

 

Les belles vidéo et photos réalisées par Mick Kalber et Bruce Omori / Paradise Helicopters manquent à l'appel aujourd'hui, en raison de restrictions de vol imposées... mais c'est l'occasion de souligner la qualité exceptionnelle de leur travail.

Vidéo en update.

Source : HVO - USGS

Carte des fissures et coulées mise à jour le 15 mai - Doc. HVO

Carte des fissures et coulées mise à jour le 15 mai - Doc. HVO

Au Piton de La Fournaise, l’intensité du trémor volcanique (indicateur de l’intensité éruptive en surface) est restée relativement stable ces dernières 24 heures sur des valeurs deux fois supérieures à celles enregistrées la semaine dernière.

Piton de La Fournaise : Evolution du RSAM (indicateur du trémor volcanique et de l’intensité de l’éruption) entre 20h00 (16h UTC) le 27 avril et 15h30 (11h30 UTC) le 16 mai sur la station sismique de BOR (située au sommet).

Piton de La Fournaise : Evolution du RSAM (indicateur du trémor volcanique et de l’intensité de l’éruption) entre 20h00 (16h UTC) le 27 avril et 15h30 (11h30 UTC) le 16 mai sur la station sismique de BOR (située au sommet).

L’activité d’écoulement se déroule toujours majoritairement en tunnels de lave mais les résurgences sont plus nombreuses ces deux derniers jours, notamment au pied du cône secondaire. Ce cône secondaire (le plus en amont, au pied du cratère Rivals) est désormais le plus actif des deux avec des projections de 20-30m de haut reportées ces dernières 24 heures. Sur le cône le plus en aval, seules de faibles projections persistent

L’inflation (gonflement) de l’édifice se poursuit :

Les GPS de la zone sommitale et situés en champ lointain enregistrent une inflation, témoins respectifs de la mise en pression d'une source superficielle et d'une source profonde

 

Source : OVPF

Piton de La Fournaise : vue du site éruptif le 16 mai à 6h31 (2h31 UTC) (webcam IRT/OVPF)

Piton de La Fournaise : vue du site éruptif le 16 mai à 6h31 (2h31 UTC) (webcam IRT/OVPF)

Un volcan de boue est entré en éruption ce 15 mai, entre 2h et l'après-midi, dans le canton de Wantan sur Taiwan ; elle a été produite par deux monticules.

Aucun blessé n'a été signalé, mais les vagues de boue ont submergé plus d'un hectare de terres agricoles. Les dégâts auront un impact sur les récoltes futures durant au moins deux ans ; une aide a été promise aux fermiers touchés par cette catastrophe.

L'emplacement de ces volcans de boue, qui entrent en activité une à trois par an à cette période de l'année, varie chaque année.

 

Source : Taiwan News

Volcan de boue et champs recouverts par celle-ci dans le Canton de Wantan / Taivan - photos Taiwan News
Volcan de boue et champs recouverts par celle-ci dans le Canton de Wantan / Taivan - photos Taiwan News

Volcan de boue et champs recouverts par celle-ci dans le Canton de Wantan / Taivan - photos Taiwan News

Un bref résumé de l'activité volcanique de la semaine, que vous pouvez retrouver avec plus de détails sur le Global volcanism Program Weekly report.

 

- Nouvelle activité ou instabilité :

Kilauea, Hawaiian Islands (USA) - Merapi, Central Java (Indonesia) - Oraefajokull, Iceland  - Piton de la Fournaise, Reunion Island (France)  - Sangeang Api, Indonesia.

- Activité en cours :

Aira, Kyushu (Japan) - Bagana, Bougainville (Papua New Guinea) - Dukono, Halmahera (Indonesia) - Ebeko, Paramushir Island (Russia) - Fuego, Guatemala - Karymsky, Eastern Kamchatka (Russia) - Kirishimayama, Kyushu (Japan) - Langila, New Britain (Papua New Guinea) - Popocatepetl, Mexico - Reventador, Ecuador - Sabancaya, Peru - Sheveluch, Central Kamchatka (Russia)  - Stromboli, Aeolian Islands (Italy) - Suwanosejima, Ryukyu Islands (Japan) - Turrialba, Costa Rica.

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Publié le par Bernard Duyck
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The Kailasanatha Temple, listed as Cave 16, is one of 34  temples-cave and monasteries known collectively as the Ellora Caves, located in the Indian state of Maharashtra.

Neither caves nor caves, these temples were excavated vertically in a basaltic cliff that stretches for two kilometers, from the top down, to clear the interior rooms, courtyards and open spaces.

The temple recalls Mount Kailash, home of the god Shiva. It was built between the middle of the 8th century and the 9th century, first under the reign of King Krishna first.

The temple of Kailasanatha, excavated in the basalts of the Deccan - photo Y.Shishido

The temple of Kailasanatha, excavated in the basalts of the Deccan - photo Y.Shishido

A medieval Marathi legend seems to refer to the construction of the Kailasanatha temple. According to this legend, the local king suffered from a serious illness. His queen prayed to the god Shiva in Elapura to heal her husband. She promised to build a temple if her wish was granted, and promised to observe a fast until she could see the shikhara (top) of this temple.

After the King's healing, she asked him to build a temple immediately, but several architects said it would take months to build a complete temple with a shikhara. An architect named Kokasa assured the king that the queen would be able to see the shikhara of a temple within a week. He began building the temple from above by carving the rock and was able to finish the shikhara in a week, allowing the queen to give up her fast.

The temple of Kailasanatha, and the pillar in the courtyard, excavated in the basalts of the Deccan

The temple of Kailasanatha, and the pillar in the courtyard, excavated in the basalts of the Deccan

The Kailasanatha Temple - Lithograph by James Fergusson and Thomas Dibdin, 1839

The Kailasanatha Temple - Lithograph by James Fergusson and Thomas Dibdin, 1839

The Deccan traps form a large, 66-65 million year old volcanic province of igneous origin in western India.

The volume emitted in a million years, of which probably more than 80% of flows in less than 500,000 years (Kent C. Condie, in Earth as an Evolving Planetary System, 2005), is currently about 1.5 million cubic kilometers, covering an area of ​​500,000 km². More than half of the initial quantities have been eroded.

Deccan traps are associated with the hotspot of La Reunion, currently at the head of the island of La Reunion. Thus, the Deccan traps were formed when India was 4500 km away of its current position. The hot spots being relatively fixed over time, it shows the displacement towards the North-East of the plate supporting India, since 65 million years.

Traps of the Deccan to Matheran in Western Ghats - photo Nichalp

Traps of the Deccan to Matheran in Western Ghats - photo Nichalp

Location of Deccan traps - Doc. CNRS

Location of Deccan traps - Doc. CNRS

They consist of a stack of multiple flows of tholeitic lavas, forming "stairs" and emitted by many dykes; the layer varies between 2,400 meters in Western Ghats and more than 1,000 meters further east. Some flows have a thickness of 10 to 50 meters.

The environmental impact of these basaltic floods is mainly due to gases (mainly sulfur dioxide, carbon dioxide and halogens) and sulphate aerosols. It is estimated that the surface temperature of the earth has decreased by 2 ° C over a period of 400,000 years.

 

Sources:

- Unesco - World Heritage - Ellora Caves

- Earth as an evolving planetary system - K.C.Condie 2005

- SVT Versailles - The installation of the traps of the Deccan

- Earth of fire - LIP's - 2. Deccan traps in India.

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Publié le par Bernard Duyck
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Découvrir le volcan et l'impact de l'éruption de 1980 nécessite plus d'un jour ! Connaissant les caprices de la météo et la loterie pour accéder au sommet, prévoir un jour de battement, qui sera éventuellement occupé en cas de mauvais temps par "Ape cave" ou l'un des 3 visitor centers.
L'accès au sommet, par le sud, est limité à 50 visiteurs /jour. Il faut donc s'inscrire la veille au bar-épicerie Jack's, où vers 18 h. on procède à une loterie qui permettra aux heureux élus de participer à l'ascencion.
Ci-dessous quelques "hot-spots" dans la région :

St_Helens_and_nearby_area_from_space.jpg                    Quelques points d'intérêt autour du volcan - document Nasa /USGS.
                                         Le nord est à droite de la vue satellite.

Johnston ridge Observatory : (near Coldwater lake)

L'Observatoire, créé après l'éruption de 1980, est situé à l'extrémité de la "Spirit Lake memorial highway". Il offre une vue optimale sur le volcan, le cratère et le dôme, la plaine de ponce et les glissements de terrain. Anciennement appellé Coldwater observation post, il fut rebaptisé du nom du géologue disparu après l'annonce du début d'éruption. Offrant une introduction cinématographique sur l'éruption, la salle de spectacle s'ouvre ensuite sur une vue panoramique du volcan "à couper le souffle" !

Mount_St_Helens-Johnston-ridge---Flickr.jpg                    Vue de Johnston Ridge Observatory  - photo Art Bron / Flickr 2007.

Coldwater Ridge visitor center :

Un excellent endroit pour constater le retour de la vie végétale et animale sur la zone dévastée par le blast et un bon point de vue sur le volcan, un lac consécutif à l'éruption et la vallée de la Toutle river encombrée de débris en hummocks... et les services d'un visitor center à l'américaine en prime : resto, gift shop, librairie.
Un hummock est un relief constellé de buttes résultant d'un dépôt d'éboulement volcanique.

Coldwater-ridge.jpg     Coldwater lake - un des meilleur point de vue sur les dépôts d'avalanches de débris, en
     hummock de 1980; le paysage s'ouvre vers des vallées d'érosion glaciaire datant du
     Pleistocène  - USGS/CVO.

Spirit Lake :

La sortie du lac fut obstruée, le 18 mai 1980, par l'avalanche de débris et, entre 1980 et fin 1982, son niveau ne cessa d'augmenter à cause des pluies et des eaux provenant de la fonte des neiges. Le barrage formé menaçait de se rompre; une station de pompage reliée à un pipeline fut une solution temporaire, installée par l'armée, mais causa une érosion accélérée des dépots volcaniques.
En mai 1985, un tunnel fut ouvert mettant en communication Spirit Lake et South Coldwater Creek et permis de retablir le niveau d'élimanation antérieur du lac.

Spirit-lake---1988-Swisseduc.jpg                                     Le volcan vu de Spirit Lake - Photo Swisseduc.ch 1988.
      Un clic sur la photo vous mène au site de Stromboli on line et d'autres vues des
       environs du St Helens  - merci à Marco Fulle pour son autorisation de diffusion.


Ape Cave :

La formation de ce tunnel de lave marque une étape spéciale dans l'histoire éruptive du St Helens : la seule éruption basaltique du volcan.
Il y a 2000 ans, de la lave basaltique fluide s'est écoulée sur le flanc sud formant un important tunnel de lave. La lave fut pulsée dans le tunnel durant une longue période, estimée à plusieurs mois si pas une année, créant ainsi une structure spectaculaire, longue de 3.976 m.

Ape Cave 01                                                    Ape cave - photo J.F. Suzzarini.      

Ce tunnel est visitable par des personnes bien équipées : des vêtements chauds, de bonnes chaussures et plusieurs lampes sont nécessaires. Deux itinéraires existent, longs respectivement de 1.300 et 2.540 mètres, nécessitant de 1 à 3 heures pour les parcourir.

Ape-Cave-15.jpg



Ijen---Kendeng-5661.jpg
       Le plancher n'est pas spécialement plat et carrossable, d'où la nécessié de porter de
                                       bonnes chaussures - photos J.F.Suzzarini.

Ape cave, la grotte ou "le tunnel du singe", d'où vient ce nom ?
Découvert par L.Johnson en 1947, ce tunnel ne fut exploré qu'à partir de 1950 par une troupe de scout, nommée "St Helens Apes", formée dans les premiers temps de forestiers qu'on appellait communément les "brush apes" - "les singes de brousse" -, à moins que ce terme ne fasse référence au bigfoot.
Le bigfoot, ou "sasquatch" nom dérivé de l'indien, est une créature légendaire, primate humanoïde proche du Yéti et vivant dans les chaînes montagneuses et boisées du Canada et des Etats-Unis.

Ce descriptif n'est qu'une "mise en bouche"; d'autres idées et détails sur USGS- St Helens - Points of interest.

Sources :
- USGS St Helens - points of interest
- Swisseduc.ch - St Helens
- US Forest Service - Ape cave : les promenades
- US Forest Service - Ape cave, Lahar view point,Lava canyon - link
- trucs et astuces : Vazyvite.com - St Helens

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

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             Lanzarote - le cône égueulé du volcan La Corona  - photo © Jean-Michel Mestdagh

 

Parmi les nombreux tunnels de lave qui parsèment l'île de Lanzarote, on trouve dans la zone qualifiée de Malpais de La Corona, un tunnel de grande taille dans les coulées qui descendent du volcan La Corona, avec parfois plusieurs galeries superposées : La Cueva de Los Verdes.

Ce tunnel date de 3.000 à 4.500 ans. Sa longueur reconnue dépasse les 6 km.; et il se poursuit sous le niveau marin sur au moins 1500 m. dans la section connue sous le nom de tunnel de l'Atlantide.

 Au 17° siècle, le tunnel et les grottes furent utilisés par le Guanches, les anciens habitants de l'île, pour se protéger des chasseurs d'esclaves et des pirates Berbères (d'après A. de La Hoz, un historien local).

 

Dossier-36-0611.jpg

 

Dossier-36-0586.jpgLanzarote - cuevas de Los Verdes - l'échelle est donnée par les visiteurs, sur la photo du bas - photos © Jean-Michel Mestdagh 

 

Dossier-36-0605.jpg          Lanzarote - cuevas de Los Verdes- stalactites de lave - photo © Jean-Michel Mestdagh

 

Deux kilomètres de galeries,  mis en valeur par les éclairages de Jesus Soto, un artiste de l'île, permettent d'admirer les détails de ce tunnel de basalte : stalactites provenant de la refusion partielle de la voûte lors de la baisse de niveau du flux lavique, banquettes latérales correspondantes à des niveaux successifs d'étiage de la coulée, lorsque le débit à la source, au niveau du volcan La Corona, diminuait, surface de la coulée "lisse" en regard de la coulée à l'air libre.

 

Dossier-36-0655.jpg Lanzarote - Cueva de Los Verdes -  "Vertige de la contemplation" ... le miroir d'eau fait perdre le sens de l'orientation et rend l'endroit magique  -  photo © JM. Mestdagh

 

Il existe dans le même tunnel, une "grotte" aménagée par César Manrique : le Jameos del Agua.

Rapprochement de l'art et de la nature, voulu par César Manrique, peintre, designer, architecte, sculpteur et surtout grand défenseur de la nature de Lanzarote.

 

Jameos del Agua                     Lanzarote - le Jameos del Agua - " la bulle d'eau " - photo Turismohispania


Les infiltrations d'eau ont engendré un lac  naturel qui sert de tanière à une espèce unique au monde : un crustacé albinos et aveugle, appelé familièrement "jameitos", le Munidopsis polymorpha.

Les rayons du soleil pénétrant par les ouvertures du plafond illuminent ce lac : le Jameo grande. - Jameos est un mot issu du dialecte local signifiant grotte ou bulle.

 

Le tunnel comporte un auditorium naturel doté d'une acoustique magnifique et d'une climatisation agréable : une température de 18-20° et un flux d'air constant. Tous les ans s'y déroule une partie du Festival de musique visuelle de Lanzarote. Il abrite aussi Le centre principal de la station géodynamique de Lanzarote.

 

JameosDelAgua_Konzertsaal---Afrank99.jpg                      Lanzarote - Jameos del Agua, la salle de concert - photo Afrank99

 

César Manrique s'est établi sur Lanzarote, où il a crée sa maison dans cinq bulles d'une coulée de lave de Tahiche, qu'il a intégré à son intérieur.

On y pénètre par une double porte dans un patio, où l'on trouve un palmier qui sort d'une "bulle volcanique"... avant des descendre un escalier en pierres volcaniques menant aux cinq chambres volcaniques. Chaque pièce de vie possède ses caractéristiques.

 

5034011-Cesar_Manriques_house_Tahiche_Lanzarote_Isla_de_Lan.jpgLanzarote - Tahiche, une des " bulles " abritant le salon blanc de la maison de César Manrique - photo ATLC

 

Ceasr-Manrique---house2.jpgLanzarote - Tahiche - entrée de la maison de Manrique ... entrée dans un tunnel de lave aménagé - photo Spot Cool stuff.


Autre particularité de Lanzarote :

Les lucarnes ou skylight qui ponctuent les tunnels de lave se forment en général par effondrement ponctuel. Ces effondrements, au lieu d’être localisés, peuvent avoir lieu sur une grande longueur … un sillon sinueux – sinuous rille – se forme alors, suivant le cours naturel du tunnel de lave. Ces structures ne sont visibles que d’un point de vue en hauteur, une montagne élevée dans le voisinage d’un champ de lave , ou par des moyens d’observation aériens ou par satellite.

 

Lanzarote-Timanfaya---tunnels-en-partie-effondres-zoom.jpg

Lanzarote - Parc national de Timanfaya - sinuous rille marquant le tunnel de lave  dans la coulée de 1730-36 - les parties non effondrées du tunnel sont marquées par les flèches blanches, et prouvent qu'il ne s'agit pas d'une coulée enchassée entre deux levées - Doc. Google / ENS  Lyon

 

L'archipel des Canaries possède de nombreux tunnels de lave sur chaque île ... Lanzarote n'en était qu'un exemple.

Un excellent article de Nathalie Duverlie, dans la revue L.A.V.E. 156 / 05.2012, décrit sept tunnels de lave sur la quarantaine présente sur El Hierro, la plus jeune et la moins touristique de ces îles.

 

Cavidades-volcanicas-el-hierro---MartinIzqdoetal198510.jpg                    Cavidades volcanicas en la isla del Hierro - localisation -  par J.L.Martin & al.

 

Sources :

- C.D.D.A.L. Adventure Lanzarote - Cuevas - link

- Ens Lyon - Tunnels de lave effondrés - par P.Thomas  - link

- L.A.V.E. revue n°156 -mai 2012 : visite des tunnels de lave sur l'île d'El Hierro - par N.Duverlie.

- Cavidades volcanicas en la isla del Hierro - par J.L.Martin & al. - 1985.

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Situé dans le groupe central, le seul cône actif de l’Aso est le Naka-dake, lui-même composé de sept petits cratères. Le seul petit cratère actif est le premier, situé le plus au nord ; les autres furent actifs avant 1933.

 

Aso-San---Nakadake-crater---ph-H.Seo.JPGAso-san, groupe central - les cratères du Naka-dake, avec à gauche, le cratère n°1 occupé par un lac acide - photo H. Seo

 

Aso--16---AVE-2012-Naka-dake-.jpgAso-san - Naka-dake : le cratère n°1 et son lac acide et fumant, bordé de fumerolles - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

Aso--23---AVE-2012-Naka-dake-.jpg                               Le lac acide du Naka-dake - photo © Antony Van Eeten 2012 

 

asonakadakecrater Aso-san : Sept petits cratères composent le cratère du Naka-dake - doc. UCL - University College London

 

Aso - R.Wilson collection lantern slides 1926           Aso-san, Naka-dake : éruption de 1926 - photo d'archives R. Wilson collection lantern slides

 

Les cycles d'activité du Naka-dake :

En période de moindre activité, le cratère actif du Naka-dake est occupé par un lac hyper-acide (pH0,81 – Osa 2003), appellé Yudamari, et ses émanations gazeuses. Sa couleur ordinairement vert jade vire au gris sous l’effet de l’augmentation pré-éruptive de l’émission des gaz volcaniques.

 

Ash Eruption 1990 - Aso volc. museum           Aso-san, Naga-dake : éruption cendreuse de 1990 - photo Aso volcanological museum


Au cours des périodes d’activité plus intense, le Naka-dake émet de façon caractéristique de la cendre noire, ces éruptions cendreuses dominant son activité au cours des dernières 6000 années.

1-s2.0-S0377027300001669-gr2.jpgCette cendre est formée par fracturation du dessus vitreux de la colonne de magma, propulsé par un courant gazeux émanant des profondeurs. Occasionnellement, des scories légères et aérées, des cheveux de Pelé ou des sphères vitreuses sont aussi éjectées en provenance du magma plus liquide sous-jacent … ce sont des processus commun au volcanisme andésitique.

 

Cycle d'activité au cratère n°1 du Naka-dake - Etat actuel dans l'encadré  - doc. Science Direct

 

Avec l’augmentation de l’activité, les eaux du lac peuvent s’évaporer et s’assécher. Des éruptions phréatiques ou stromboliennes peuvent survenir, avec des retombées de scories incandescentes autour de l’évent.  On constate aussi une incandescence nocturne en bordure du lac.

Au terme d’un cycle d’activité, le fond du cratère est à nouveau bouché par des éboulements ou l’accumulation des matériaux expulsés et un lac peut se reformer dans le cratère imperméabilisé par des cendres volcaniques.


Aso-09-22.06.2011-lac---GVP.jpg

     Aso-san, Naka dake : l'évolution du cratère n°1 entre le 9 et le 22 juin 2011 - photo JMA / GVP

 

Stromborian-Eruption--13.12.1990-aso-museum.JPG        Aso-san, Naka-dake : éruption strombolienne, le 13.12.1990 - photo Aso volcanological museum

 

red-glow-Naka-dake--volcanoes-of-japan.jpg             Aso-san, Naka-dake : incandescence en bordure du lac acide - photo Volcanoes of Japan.


Les éruptions les plus récentes au cratère n°1 ont eu lieu en 1979, 1984-85, 1989-90, 1992-93. Depuis février 1993, l’activité se réduit à de fréquentes explosions de boue dans le lac de cratère, ainsi qu’à l’apparition de nouvelles fumerolles et d’épisodes d’incandescence sur les parois du cratère.

 

  Aso--17---AVE-2012-Naka-dake-.jpg                                            Humour ...                       - photo © Antony Van Eeten 2012

 

Aso---7---AVE-2012.jpg       Aso-san, le Naka-dake, dans le complexe central de la caldeira - photo © Antony Van Eeten 2012

 

Aso--22---AVE-2012-Naka-dake-.jpg Aso-san - cratère du Naka-dake : septum séparant deux petits cratères - photo © Antony Van Eeten 2012  

La couche importante avec des joints prismés est un agglomérat fait de scories rapidement déposées durant l'éruption.


L’approche du cratère n’est pas sans danger : en 1958, une douzaine de touristes furent écrasés sous les bombes ou asphyxiés par les gaz. Depuis 1980, 71 personness ont du être hospitalisées suite à l’inhalation des gaz volcaniques, sept d’entre elles en sont mortes (GVP). La concentration des gaz volcaniques est mesurée en continu par l’agence Météo japonaises depuis 1997, et les autorités du parc peuvent interdire l’accès au cratère si nécessaire. Plusieurs refuges en béton armé permettent maintenant au visiteur de s’abriter des retombées stromboliennes.

 

Aso -15 - AVE 2012 Naka-dake         Aso-san, Naka-dake : les abris aux abords du cratère actif - photo © Antony Van Eeten 2012

   

Aso sulphur vaporsOn observe depuis toujours les vapeurs soufrées du Naka-dake : photo de 1994 ou avant - document Henry and Nancy Rosin  - Collection of Early Photography of Japan. Freer Gallery of Art and Arthur M. Sackler Gallery Archives. Smithsonian Institution,

 

Aso--19---AVE-2012-Naka-dake-.jpgUn business plus récent : la vente de blocs ou morceaux de soufre, près du cratère du Naka-dake -
photo © Antony Van Eeten 2012 

 

 Sources :

- Global Volcanism Program - Aso

- Aso Volcanological Laboratory / Kyoto university

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