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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
Un retour vers deux favoris : le mont Fuji et le peintre Hokusai, unis dans une oeuvre représentant le mont sacré depuis différents lieux, au travers des saisons.

La série "Les trente-six vues du Mont Fuji" intègre dans les thèmes de la tradition japonaise des modes de représentation occidentaux, en particulier la notion de perspective.
Vers 1830, Katsushika Hokusai contacte l'éditeur Nishimuraya Yohachi pour lui soumettre son projet de graver une série de grandes estampes de paysage sur un thème unique. Dix Estampes paraissent d'abord, dont "La grande vague de Kanagawa ", "Le Fuji par temps clair " et "L'orage sous le sommet", considérées comme les trois plus célèbres ... mais d'autres sont aussi représentatives de l'ukiyo-e, la peinture dite du "monde éphémère".

Hokusai---Ushibori-dans-la-province-deHitachi-20-vue.jpg
"Ushibori dans la province de Hitachi"  (Jôshû Ushibori) - 20° vue. - 259 x 373 mm.
Réalisé entre 1829 et 1833, elle atteste d'une recherche géométrique poussée : la proue d'une grande jonque forme la diagonale de la composition, renforcée par la ligne du mât abaissé; elle sépare l'estampe en deux parties : d'une part, le mont Fuji, immobile, d'autre part, une scène de la vie quotidienne.
Elle est d'une quiétude parfaite, mais un seul bruit et un seul mouvement, celui de l'homme versant l'eau de cuisson du riz dans le marais, provoquent l'envol de deux échassiers au cou replié, des hérons.
Moment éphémère, action humaine courte mais décortiquée avec attention ... caractéristique de l'ukiyo-e.

Hokusai---Kajikazawa-dans-la-province-de-Kai.jpg
"Kajikazawa dans la province de Kai " - (Kôshu Kajikazawa) - 15° vue - 255 x 377 mm.
Cette vue marque une forte opposition entre l'immuabilité de la montagne sacrée, sortant de la nappe de brume et l'animation du premier plan, où un pêcheur s'arcboute sur un éperon rocheux pour arracher, aux flots tumultueux de la rivière, son filet qu'on devine bien chargé.
L'estampe témoigne d'un emprunt aux peintres chinois, par un avant-plan plus chargé, eaux déchainées, le rocher et les pêcheurs dans leur activité, contrastant avec une zone plus épurée, formée par le ciel et la nappe de brouillard d'où émerge la montagne.

La géométrie de la composition repose sur deux triangles imbriqués : celui du mont Fuji, et celui formé par le promontoire, le pêcheur et ses lignes.

 

Sources :

- Musée Guimet - rétrospective du fond d'art graphique - "Hokusai, l'affolé de son art"

- L'avènement de l'estampe de paysage au 19° siècle - par J.Bouquillard

- L'apparition de l'ukiyo-e à l'époque d'Edo - par J.Lambert.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Faites de peinture acrylique, d'encre, de cire, de métal sur toile ou papier, les oeuvres abstraites d'Anne Herzog, reflètent l'environnement dans lequel elles ont été réalisées : des teintes blanches comme la neige, argentée comme le ciel, noire comme les roches volcaniques, rouge comme la lave, un contexte trouvé en Islande dans le Snaefellsnes qu'elle affectionne.

Le volcan Snæfellsjökull, crayon sur papier, 21 x 29 cm - oeuvre d'Anne Herzog

Le volcan Snæfellsjökull, crayon sur papier, 21 x 29 cm - oeuvre d'Anne Herzog

Une quête allégorique d'un portail vers le monde souterrain, ou de la porte d'entrée vers un royaume caché, le Snæfellsjökull , évoqué par Jules Vernes dans son "Voyage au centre de la Terre", est un volcan qui la préoccupe.

Le volcan Stapafell, dans (la péninsule de) Snaefellsnes, près d'Arnastapi -  crayon sur papier - oeuvre d'Anne Herzog

Le volcan Stapafell, dans (la péninsule de) Snaefellsnes, près d'Arnastapi - crayon sur papier - oeuvre d'Anne Herzog

Le Stapafell, une pyramide de palagonite fortement errodée ... un terrain propice aux créations oniriques d'Anne Herzog - photo © Bernard Duyck 2016

Le Stapafell, une pyramide de palagonite fortement errodée ... un terrain propice aux créations oniriques d'Anne Herzog - photo © Bernard Duyck 2016

Française vivant à New-York avant de s'installer en Islande en 2010, Anne Herzog est diplomée des Beaux-Arts de Nantes et d'un master cinéma de l'Université Panthéon Sorbonne.

Elle a cherché sur les volcans des Caraïbes, de l'Océan Indien et d'Europe du Nord de quoi nourrir une passion qu'elle traduit au travers de documentaires et toiles aux tonalités stendhaliennes... elle traque sur le terrain un " contact direct avec un autre monde ".

Anne Herzog devant le Snaefellsjökull  - photo du site de l'artiste

Anne Herzog devant le Snaefellsjökull - photo du site de l'artiste

L'île infernale - d'Anne Herzog

L'île infernale - d'Anne Herzog

Snaefelness 2015 -  encre sur papier -  50 x 32 cm - oeuvre d'Anne Herzog

Snaefelness 2015 - encre sur papier - 50 x 32 cm - oeuvre d'Anne Herzog

Snaefelness 2017 -  encre sur papier - 42x60 cm - oeuvre d'Anne Herzog

Snaefelness 2017 - encre sur papier - 42x60 cm - oeuvre d'Anne Herzog

Sources :

- Vivre en Islande - Anne Herzog : pour l'amour des volcans

- Anne Herzog official web site

- ARTnord – La revue de l'art contemporain nordique et Balte – Anne Herzog

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

 

fjellman3.jpg

                         "Vulkaner"  -  verre soufflé et céramique  -  Frida Fjellman 2006.


Frida Fjellman, une jeune plasticienne suédoise, nous présente ses volcans de verre et céramique …

Fjellman_2.jpgElle représente la nouvelle génération de créateurs scandinaves. Portant les arts décoratifs et l’artisanat aux limites de la sculpture, revisitant radicalement les fondamentaux nordiques, elle transforme d’un coup de baguette un environnement qu’elle trouve trop frileux.


Du verre, elle retient "le travail au chalumeau", peu utilisé en Suède, et le miroir, pour son pouvoir de réflexion.

Elle utilise aussi les néons, qu’elle transforme en éclairs, frontières lumineuses de son rêve.

 

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 Volcans et marmottes ... de son exposition   "Other Place", Sveriges Glasmuseum en 2005,  à Växjö


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 Eclairs de néon, réflexions, et autres objets - une atmosphère de Frida Fjellman -  photo Artbusiness


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Elle réalise aussi des animaux, comme ce hibou - Frida Fjellman / Sveriges Glasmuseum 2005, Växjö - ou ces marmottes sur flocon de glace, en verre et bois. Frida Fjellman /
Haninge Konsthall 2005

 

 Comme elle l’exprime :

 " Mon travail consiste à créer des atmosphères, des petits mondes associant des éléments de décoration intérieure habituellement présents dans nos maisons et des animaux inspirés de la tradition suédoise. Ils évoquent des symboles forts, précise-t-elle. Les gens y projettent souvent leurs sentiments ... mes travaux récents reflètent mon attirance pour des objets soignés et raffinés … un luxe sympathique, rempli de tendresse ".

 

Red Lightning 2005

 "Blixt "  : néon à la flamme - création de Frida Fjellman . Installation Sveriges Glasmuseum 2005, Växjö, Suède.


Difficile à classer, ce design artistique est qualifié de " Contemporary Nordic Craft " . Pour bien comprendre ce terme, il ne faut pas traduire littéralement craft par métier, en référence à une multitude de savoir-faire et de nombreux types d’objets … en Suédois, on utilise différents termes : Konsthantverk , ce qui signifie métier qui aspire à être comme l'art, et aussi Hantverk , qui se réfère à un hobby artisanal . En 2007, un nouveau nom est apparu : Formhantverk , ou " sous forme artisanale " . Le terme  a été inventé pour désigner les " activités qui sont à la frontière entre l'artisanat et le design et dans le dialogue entre ces disciplines, avec un accent sur la communication et la discussion de questions ".

 

Source :

Verre on line, le portail du verre français.

La technique du verre au chalumeau ou verre à la lampe - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Art on the way of fire

To fully understand Meredith Stoudenmire's works, you need to know a little about her background.

The artist, Meredith Stoudenmire


Born in Greenville in 1975, a city in South Carolina in the United States, where she still lives and works, she discovered volcanoes in a geology class at the University.

They have always fascinated her, although she branched out into the arts; She obtained a Bachelor of Fine Arts in printmaking, before moving into painting.

"The yellow river" -work by © Meredith Stoudenmire 2018 (in the background of the photo above)

"The yellow river" -work by © Meredith Stoudenmire 2018 (in the background of the photo above)

Her work remains symbolically inspired by volcanoes, and in his most recent series, by adventure and childish attraction to risk taking.

Although she has not hiked on all the illustrated volcanoes, she is documenting herself thanks to the photos found on the internet to feed her creative spirit.

Photos taken of his children have inspired several series of paintings.

Seeing her little girl hopping above crevasses filled with lava, in her series "Cracks are hot lava", we tremble for her safety and we hope that the adventure will end well for her.

Cracks are hot lava 7 - with Sylvia - Work of © Meredith Stoudenmire 2019

Cracks are hot lava 7 - with Sylvia - Work of © Meredith Stoudenmire 2019

She paints her little boy asleep on a raft on the "Yellow river", or canoeing on a river-volcano, and we sail with him towards danger.
 

Volcano River - Work of © Meredith Stoudenmire 2018. (Acrylic on canvas. 26 x 30 x 1 in.)

Volcano River - Work of © Meredith Stoudenmire 2018. (Acrylic on canvas. 26 x 30 x 1 in.)

She is currently working on a series of watercolors that will illustrate a book being written ... a volcano-dragon spits its ash plume while dragging its magmatic chamber, as if pulsed out of the ground, towards the lakes of Kelimutu, above the hot springs of Yellowstone, above Dallol or Crater Lake.

So many adventures in perspective !

Watercolors by © Meredith Stoudenmire 2020
Watercolors by © Meredith Stoudenmire 2020
Watercolors by © Meredith Stoudenmire 2020

Watercolors by © Meredith Stoudenmire 2020

Sources:

Thanks to Meredith for her correspondence, all the mark of her smile.


You can find it on:

- Volcano Answers - art by Meredith Stoudenmire - http://www.volcanoanswers.com/

- On his Facebook page

https://www.facebook.com/pg/Meredith-Stoudenmire-Art-925531421171931/posts/?ref=page_internal

- On Instagram

https://www.instagram.com/volcanoanswers/?hl=fr&fbclid=IwAR33I8LcV2Z0nhRRCz-6Dwy1TRhXqA5wcZ_4m1g_i0v3kDykmVr5yx2Jb38

 

Thanks also to Sylvain Chermette, 80 jours voyages, who introduced me to the artist.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

We stay in Reunion Island, but with another type of volcano.
A volcanic artist with frenzied production: Jace.
It will make us discover funny characters, the gouzous ... "landed a weekend from another planet, as he said, and never returned home. Small character without kind or race, I believe they have fun on Earth ".

Jace - gouzou playing jump-craters - doc. Myfactory.net

Jace - gouzou playing jump-craters - doc. Myfactory.net

Born in 1973, he arrives in Reunion Island with his parents in 1982. He is more "graffiti than street art", until the creation of the Gouzou in 1992 ... and is held to a large extent, given the positive popular reaction.
When La Réunion discovers his character fetish, he is busy crossing the oceans to implant his gouzous in the United States, China, Luxembourg, Brazil, Paris, although he continues to be based on the island.

Jace - gouzou fishing in a volcano - doc. Myfactory.net

Jace - gouzou fishing in a volcano - doc. Myfactory.net

As he says in his biography, "A frenetic vector of love and poetry, his style and his message reflect with exalted accuracy his multi-ethnic culture, his traveling appetite, his thirst for sharing with his congeners. Prevents the cultivation of a spicy taste for mocking and the joy of living, but always in a way unconditionally governed by a clear sense of humility and tolerance".

In 2015, returning to the Mathgoth gallery for a solo exhibition, Dipty Q, he took the opportunity to remake his facade - Doc. Matthgoth / Vimeo.

Not content with these works that decorate the walls of the world, he exhibits, and opened in Reunion Island, to put a little pressure, the Factory in Gouzou, a space at once gallery and store, where to buy books, works on wood, canvas, postcards, stickers.
The reactions of passers-by to these works vary: according to the artist, some have car accidents because of inattention while driving, others prefer to steal them, or still collect them in photos ("hunting gouzous ") ... or do not care.

Jace - Gouzou of the three Salazes - Doc. Noletjey.canalblog

Jace - Gouzou of the three Salazes - Doc. Noletjey.canalblog

Jace - his works decorate old walls as well as reservoirs or whole pinions of buildings thus personalized - a click to enlarge - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art and volcano"
Jace - his works decorate old walls as well as reservoirs or whole pinions of buildings thus personalized - a click to enlarge - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art and volcano"

Jace - his works decorate old walls as well as reservoirs or whole pinions of buildings thus personalized - a click to enlarge - Doc. Christian Lauret / Facebook "Art and volcano"

Jace - gouzous in the volcano - doc. Myfactory.net

Jace - gouzous in the volcano - doc. Myfactory.net

Jace - example of work found at the Usine in Gouzou - Doc. of the site

Jace - example of work found at the Usine in Gouzou - Doc. of the site

The Facebook page "Art and volcano", in which the gouzous appear regularly, has made me fairly unconditional, especially those where we find the stylized cones of his adopted country, illustrated on this page ... detriment of all the others.

 

Sources :
- Facebook – Volcans et art – insertions de Christian Lauret et d'autres - link

- Facebook – Chasseurs de Gouzous – link 
- Twitter : #gouzous
- All city blog : Jace: L'Usine à Gouzou - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

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                   " Rainbow over the Roden crater " - photo du site de James Turrell / Facebook


L’artiste travaille sur l’espace, sur la lumière et sa mise en forme.  

Comme il le dit : "La lumière est le matériau que j'utilise, la perception le médium, mon travail n'a pas de sujet, la perception est le sujet, il n'y a pas d'image car la pensée associative ne m'intéresse pas. "


James Turrell est né en 1943 à Los Angeles, il vit et travaille en Arizona.

En 2013, James Turrell fait l'objet d'une importante rétrospective aux Etats-Unis, qui sera inaugurée le 26 mai au LACMA à Los Angeles puis au Museum of Fine Arts à Houston le 9 juin et enfin au Guggenheim à New York le 21 juin. 


Turrell a bâti des " skyspaces " aux quatre coins du monde : des endroits clos, ceints de murs, qui donnent une impression d’enfermement, et ouvert à la lumière avec une échancrure qui recadre le ciel. Ces endroits sont destinés à faire l’expérience de la lumière, du temps qui passe, de sa relation au monde.

 

Le projet Roden Crater :

Le Roden crater est un cône de cendres volcaniques éteint situé dans le champ volcanique San Francisco, à proximité du Painted Desert en Arizona et du Grand Canyon. Ce cinder cone, formé de cendres rouges et noires, est daté d’environ 400.000 ans.

 

330_25738176242_2388_n.jpg                                James Turrell devant le Roden Crater - photo du site

 

turrell-roden-crater---USGS.jpg                                     Vue zénitale du Roden Crater - photo USGS


En 1974, James Turrell conçoit ce projet qui veut étendre ses explorations sur la lumière et l’espace de son studio … aux paysages de l’Ouest américain. Après de longues recherches, Turrell va acheter Roden crater en 1977, grâce aux fonds de la Fondation Dia Art (La Dia Art Foundation est une organisation sans but lucratif fondée en 1974, et qui initie, supporte, présente et préserve des projets artistiques).

En 1979, il débute la transformation du cône en œuvre d’art monumentale et observatoire à l’œil nu.


Influencé par la conception d'anciens observatoires et de grands monuments, tels que Borobodur, Agkor Vat, les pyramides égyptiennes et mayas, le projet Roden crater se doit d’apporter la lumière des cieux sur Terre, et relier les visiteurs avec les mouvements des corps célestes. 


Turrell a sculpté uniformément le cratère en une parabole douce, pour créer l’illusion que cette dépression est un sol plat, et que c’est le ciel qui est voûté … il a lui-même référencé cet effet comme réalisation d’une voûte céleste. Cet effet n’est perceptible qu’en des points précis du cratère. ( voir sur flickr )


Le Roden Crater compte plusieurs " skyspaces " :  

East Portal se métamorphose de l’ellipse au rond selon qu’on se trouve proche ou loin.

Eye of the crater est une pièce sonore et visuelle.

 

dia_turrell5.jpgLe Roden Crater compte plusieurs Skyspaces, dont East Portal, qui se métamorphose de l’ellipse au rond, selon que l’on est près ou loin. Tout a été calculé avec le concours d’astronomes et des Indiens Hopis pour observer le ciel. - photo Le Figaro madame.

 

A terme, le projet doit contenir 20 espaces, certains avec plus d’un espace de visualisation. La lumière au sein de ces espaces va venir de différentes sources, et certains effets seront familiers a ceux qui auront apprécié les installations et skyspaces de l’artiste au fil des années.  

Roden-crater---Crater-s-eye---NY-Times-Floaian-Holzherr-200.jpgBasalte noir au sol pour ne pas refléter les rayons, cercles concentriques qui déploient la sensation d’espace, James Turrell a soigné chaque détail pour  "recréer la lumière des rêves ".

 


Eye of the crater  - photo Florian Holzherr / New York Times.


Trente ans après son début, ce chef d’œuvre est toujours en réalisation … et les visites sont actuellement réservées à ceux qui ont soutenu le projet. L’ouverture au public est sans cesse repoussée … au point qu’on se demande si l’œuvre ne sera pas considérée comme "terminée" seulement après la mort de l’artiste.

 

Sources :

- Un article du Figaro madame ... à lire ! - James Turrell, sculpteur de lumière / Rencontre avec l'artiste au coeur du Roden Crater, oeuvre pharaonique encore inachevée - par Laetitia Cénac. - link ( Merci à MatCal pour le lien)

- James turrell official Facebook page - link

- USGS - The San Francisco volcanic field - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Tingatinga, Kilimandjaro et Meru … quel est le commun dénominateur de ces noms ?  
La Tanzanie … pays africain qui abrite ces deux volcans, pays d’origine également du mouvement pictural Tingatinga. Si vous êtes passés par la Tanzanie, à défaut de les avoir escaladé, vous devez avoir aperçu la silhouette caractéristique de ces volcans sur l’une ou l’autre toile dans un magasin de souvenir local.

Tingatinga - Amani Le bestiaire Tanzanien et le Kilimandjaro - oeuvre du peintre Amani / huile sur toile 76 x 76 cm / Insideafricanart.

Le terme Tingatinga qualifie un style de peinture développé dans la seconde partie du 20° siècle dans la région d’Oyster Bay à Dar es Salaam et qui s’est répandu ensuite dans l’est africain.
Quel sont les caractéristiques de le peinture Tingatinga ?

Elle doit son nom au fondateur de cette école de peinture, Edward Said Tingatinga. Il est né en 1932 dans un village proche de la frontière du Wall painting ngapa1Mozambique, nommé Nakapanya. Après avoir travaillé dans une plantation de sisal, il part pour Dar es Salaam où il trouve un emploi de jardinier grâce à un cousin. Quand son patron quitte la Tanzanie, il vend des fruits et légumes sur le marché d’Oyster bay. Il brode aussi des oreillers, des nappes, des couvre-lits et décore certaines maisons de fresques.

 

Peintures murales dans le village natal du père d'Edward Tingatinga - photo D.Augusta

 

Début 1968, il commence à peindre des animaux et diverses scènes sur des morceaux de contre-plaqué. Puis il décide de vivre de sa peinture.

 

Leopard---E.S.-Tingatinga.jpg

                                       Léopard - oeuvre d'Edward Said Tingatinga

 

Il forme quelques apprentis … début d’une dispersion de sa technique. Il va mourir tragiquement en 1972, d’une balle perdue lors d’une interpellation. Ses apprentis travaillent dans l’ombre jusqu’en 1990, date à laquelle ils s’enregistrent sous le nom de "Tingatinga Arts Cooperative society Ltd ".

 

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   Intérieur de la boutique de "Tingatinga Arts Cooperative Society Ltd" - photo Insideafricanart

Les Tingatinga sont peints, comme à l’origine, grâce à de l’émail … utilisé au départ pour peindre des vélos. Ces couleurs « industrielles » confèrent aux tableaux leurs couleurs saturées  et une brillance caractéristique. Le support traditionnel est de l’isorel (aussi appelé masonite, contre-plaqué) en morceaux de petites dimensions, facilement transportables par les touristes. En ce sens, la peinture Tingatinga est considérée comme de l’art d’aéroport.

 

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            Ensemble d'oeuvres Tingatinga dans une boutique tanzanienne - photo Moongateclimber

 Cette peinture, qu’on peut décrire comme naïve, caricaturale, a un côté humoristique et sarcastique … et un secret : les points, retrouvés sur presque toutes les œuvres. Pintades et léopard, animaux populaires en Tanzanie, en sont les inspirateurs.
Une autre caractéristique des premières œuvres en est le bord noir … aujourd’hui abandonné.

 

Rashidi-oil-canvas-76x76.jpg

Faune locale sur fond de Kilimandjaro - Oeuvre du peintre Rashidi / huile sur toile 76 x 76 cm / Insideafricanart.

 

Tingatinga---Sufiani-.jpgKilimandjaro, girafes et oiseaux - oeuvre du peintre Sufiani / huile sur toile 76 x 76 cm / Insideafricanart.

 

Le sujet des peintures Tingatinga ne se limitent pas au Kilimandjaro et à la faune qui l'entoure, et les nombreux peintres de ce mouvement ont chacun leur personnalité et thèmes propres.

 

Pour rester dans mes thèmes de prédilection, une oeuvre magnifiant l'avifaune ... pour d'autres réalisations, voyez les références ci-dessous.

 

Tingatinga---Asii-.jpg                    Oeuvre du peintre Issa - / huile sur toile 76 x 76 cm / Insideafricanart.


 

Sources :

- Afrum - alla bout Tingatinga - link

- Inside africa arts - Tinga Tinga paintings - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Thomas Moran a fait partie de l’expédition Hayden en 1871, qui explora le nord-ouest du Wyoming, zone qui sera connue plus tard en tant que Parc National du Yellowstone. Il a accompagné les membres de cette expédition, grâce à son propre financement, aidé en partie par les propriétaires du Northern Pacific Railroad.

 

Thomas_Moran_-_Grand_Canyon_of_the_Yellowstone_-_Smithsonia.jpg"Le Grand Canyon du Yellowstone" - une des oeuvres de Thomas Moran sur ce sujet - oeuvre conservée au Smithsonian museum of Art.


En quarante jours passé dans ces décors naturels grandioses, Moran a documenté plus de trente sites différents. Ses croquis et les photos de William H. Jackson ont attiré l’attention sur cette région et lié pour toujours ce peintre au Yellowstone, au point d’être appelé Thomas "Yellowstone " Moran.

 

 Comme il le décrit lui même : "Je ne place aucune valeur dans la transcription littérale de la nature. Ma vision n'est pas réaliste ; tout me porte à l’idéalisation. … La topographie dans l’art est sans valeur.

Mon incitation à peindre mon "Grand Canyon du Yellowstone " vient de la superbe palette de couleur qui m’a impressionné. Aucun décor au monde ne présente probablement une telle combinaison. Les formes sont extrêmement merveilleuses et picturales, et lorsque je veux parler réllement de nature, je ne souhaite pas retranscrire littéralement la scène, mais la préserver et transmettre une impression réelle."

 

Thomas_Moran_Two.jpgJackson_1872---membre-USGS-exploration-du-G.Teton.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thomas Moran peignant son "Grand Canyon du Yellowstone", à gauche - à droite, W.H. Jackson en 1872.


Lors de la présentation par Hayden et ses collègues, leurs œuvres et photos ont joué un rôle déterminant pour convaincre le Congrès d’adopter la législation créant le premier parc national des Etats-Unis en 1872.

Peu après le Congrès s’est approprié le " Grand Canyon du Yellowstone " pour 10.000 $ … cette œuvre, qui a véritablement lancé sa carrière, offre une vue sur les chutes et les parois de rhyolite jaune du canyon. A l’avant-plan, figurent F.V. Hayden et Th. Moran., ou selon d'autres sources, Moran et Jackson.

 

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     "Le Grand Canyon du Yellowstone" - 2 / détail - doc. from The Complete works / Thomas Moran

 

Lower-Falls-of-Yellowstone--YELL-8518--Thomas-Moran--No-dat.jpg                           " Lower Falls of Yellowstone" - doc. NPS / "Moran and the art"

 

Moran est né à Bolton, en Angleterre en 1837. En 1844, sa famille émigre aux Etats-Unis et se fixe à Philadelphie. Aux environs de sa seizième année, Thomas Moran commence son apprentissage artistique comme apprenti dans une boutique de graveur sur bois, où il reste deux ans.

A l’instar de beaucoup d’artistes américains, Moran étudie en Europe, où J.W. Turner , peintre paysagiste, va l’influencer. Il poursuit ensuite sa propre carrière de peintre, graveur et illustrateur. Il travaille pour diverses publications, dont le magazine Scribner.

 

Castle-Geyser--Upper-Geyser-Basin--Thomas-Moran--No-date---.jpg               "Castle geyser, Upper geyser basin " - Thomas Moran / non datée - doc. NPS


Le parc National du Yellowstone fit l’acquisition en 1978 du Journal de Moran, de quelques effets personnels et de peintures originales pour ses collections. On peut voir certaines aquarelles au Visitor center à Mammoth Hot Springs.

 

ThomasMoran-JupiterTerraceYellowstone---Own-a-painting.jpg  "Jupiter terraces" ( Mammoth Hot springs - Yellowstone N.P.) - Thomas Moran - doc. Own a painting

 

Shoshone_Falls_Idaho_Thomas_Moran-1875---Chrysler-museum-o.jpeg          " Shoshone Falls " - Idaho / Snake river - Thomas Moran 1875 - Chrysler Museum of Art

 

Sources :

- National Park Service - Moran, painter of Yellowstone N.P. - link

- Thomas Moran - the Complete Works - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Johan Christian Dahl, paysagiste Norvégien, en visite à Castellamarre di Stabia, a la chance d'assister à une éruption du Vésuve.

Au début de l'année 1820, par une fracture ouverte le long du versant ouest du grand cône, une coulée lave spectaculaire se déverse en direction du col du Sauveur.Le peintre visitera à plusieurs reprises le site éruptif, et y fit des croquis de la lave en fusion, avec en arrière-plan la Baie de Naples ; Il remarque aussi l'impuissance des habitants face aux émanations gazeuses soufrées exhalés par les crevasses. À la suite, dans son atelier, Dahl réalise des huiles sur toile spectaculaires, comme "Vue du Vésuve en éruption" (1821)

"Vue du Vésuve en éruption" en 1920 - Oeuvre huile sur toile de J.C.Dahl (1921) - conservée à l' Institut d’art Städel et galerie municipale

"Vue du Vésuve en éruption" en 1920 - Oeuvre huile sur toile de J.C.Dahl (1921) - conservée à l' Institut d’art Städel et galerie municipale

Der ausbruch des Vesuv im Dezember1820 / Öl auf Leinwand 128 x 172 cm / Städel Museum , Frankfurt am Main

"Bateaux sur la plage près de Naples" dépeint la baie magnifiée par le volcan en éruption, et la vie qui continue pour les pêcheurs.

Comme le précédent tableau, plusieurs versions différentes ont été exécutées ... dans ce thème, on voit diverses phases de l'éruption sur base d'un décor presque similaire.

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "1"

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "1"

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "2"

"Bateaux sur la plage près de Naples"  - de J.C.Dahl (1921) / version "2"

Johan Christian Dahl, né le 24 février 1788 à Bergen et mort le 14 octobre 1857 à Dresde, est un peintre paysagiste norvégien.

Il vient d'un milieu simple : son père est un pêcheur modeste de Bergen, en Norvège.

Enfant, Dahl étudie à la cathédrale de Bergen pour devenir prêtre, mais ses capacités artistique précoces l'amènent à tenter une carrière dans la peinture. De 1803 à 1809, il étudie avec le peintre Johan Georg Müller, dont l'atelier est alors le plus important de Bergen. Il se met à travailler la peinture pour des décors de théâtre, s'essaie à l'art du portrait et des vues de Bergen et de ses environs.

Dahl poursuit ses études à l'Académie de Copenhague, ville dont il peint la campagne environnante.

Dahl participe à des expositions d'art annuelles à Copenhague à partir de 1812, mais sa vraie percée se produit en 1815, quand il expose pas moins de treize tableaux. Le prince danois Christian Frederik veille à ce que ses œuvres soit achetées pour la collection royale; il devient aussi un ami et un mécène de l'artiste.

Portrait de Johan Christian Dahl par C. Vogel von Vogelstein

Le prince Christian Frederik écrit à Dahl en 1820 depuis l'Italie pour l'inviter au palais de Quisisana de Castellammare di Stabia, situé au pied du Majestueux Mont Faito. - Le nom du lieu fait référence à «Stabia», dérivant de l'ancien nom romain, et à «Castellammare» désignant le château du IXe siècle autour duquel la ville s'est développée - Charmé par le lieu et la vue du Vésuve, Dahl fait une série de vues insolites et d'une grande qualité artistique, et a ainsi créé des paysages charmants de ce coin moins connu du golfe de Naples et de notre volcan.
La chance, pour Dahl, a voulu qu'au début de l'année 1820, par une fracture ouverte le long du versant ouest du grand cône, une coulée lave spectaculaire en direction du col du Sauveur. Ce séjour devient un facteur décisif de son développement artistique. C'est en Italie, avec sa forte lumière méridionale, que l'art de Dahl atteint véritablement son apogée.

Le château et la baie de Naples - Castellamarre di Stabio - photos VesuvuiliveLe château et la baie de Naples - Castellamarre di Stabio - photos Vesuvuilive

Le château et la baie de Naples - Castellamarre di Stabio - photos Vesuvuilive

Sources :

- Städel Museum , Frankfurt am Main

- Biographie – Wikipedia

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu, #Eruptions historiques

The anniversary of the eruption of Paricutin offers us the opportunity to return, along with other documents, on the work of Gerardo Murillo, a great figure of the golden age of modern art in Mexico.

In addition to the particular aesthetic of his works, Murillo has brought various new openings to pictorial art.

The famous "Atl Colors": simple crayons, resin and pigments that allow him to obtain textures impossible to achieve with oil painting, and to paint on many different media, rock, paper, fabric. He liked rigid surfaces such as wood or isorel.
 

Paricutin - Atl Colors on masonite / 62 x 92 cm - artwork by Dr.Atl - Fondo Editorial de la Plástica Mexicana, 1994.

Paricutin - Atl Colors on masonite / 62 x 92 cm - artwork by Dr.Atl - Fondo Editorial de la Plástica Mexicana, 1994.

He also invented a new landscaping technique: "Aeropaisage".

Always in search of new horizons, he painted landscapes seen from above ... after an ascent, or later after his amputation, when flying over these volcanic regions.

Aeropaisage of Popocatépetl - oil and colors Atl on Celotex / 121.5 x 162.7 cm - artwork by Dr.Atl

Aeropaisage of Popocatépetl - oil and colors Atl on Celotex / 121.5 x 162.7 cm - artwork by Dr.Atl

Volcán in the Noche Estrellada (volcano in the starry night), / 1950 (Paricutín). Aeropaysage and Atl colors on plywood. - Work of Dr.Atl / UNAM Collection.

Volcán in the Noche Estrellada (volcano in the starry night), / 1950 (Paricutín). Aeropaysage and Atl colors on plywood. - Work of Dr.Atl / UNAM Collection.

Biographical reminder:

Born on October 3, 1875 in Guadalajara where he studied painting, from a very young age, in the studio of Felipe Castro; at 21, he joined the National School of Fine Arts in Mexico City.

He receives a scholarship from President Porfirio Diaz to study painting in Europe. He will study at the same time philosophy and criminal law at the State University of Rome. Enthusiastic about the work of the great painters of the Renaissance, he also meets, during his travels on the European continent, avant-garde painters. In 1890, he presented his self-portrait in pastel at the Paris Salon and won the silver medal.

Dr. Atl painting the eruption of Paricutin in 1943 - Navarro archive photo (?)

Dr. Atl painting the eruption of Paricutin in 1943 - Navarro archive photo (?)

In 1903, he returned to Mexico, changed his name to Dr. Atl (Dr.Water in Nahuatl) to reinforce his Mexican identity and bring enthusiasm for Renaissance painting, neo-impressionism and fauvism, while Mexican art suffocates under the imitations of the "old masters", and particularly their religious themes.

In 1910, when the Mexican Revolution began, he mingled with politics and joined the constitutionalist cause in the struggle against the convention. His revolutionary work consists mainly of propaganda and an alliance between the labor movement and constitutionalism.

Gerardo Murillo - Painting in the Pihuamo Valley / 1952 - photo by Ricardo Salazar / Mexicocooks

Gerardo Murillo - Painting in the Pihuamo Valley / 1952 - photo by Ricardo Salazar / Mexicocooks

Landscape with Iztaccíhuatl - G.Murillo 1932

Landscape with Iztaccíhuatl - G.Murillo 1932

Most of these paintings testify to his passion for volcanoes: he spends long hours watching Popocatepetl and Iztaccihuatl, to study

them in detail and to capture their beauty by painting them.

From 1946 to 1950, he witnessed the birth of Paricutin, whose development he describes in a book "Como nece et crece un volcán" (How a volcano was born and grew up).

Legend has it that the gas and ash of the volcano caused him health problems, leading to the amputation of his right leg. This was in fact caused by his diabetes, and related poor circulation.

He died in 1964, at the age of 89, after having rejected honors, which exacerbated his image of eccentric, controversial in Mexico and Europe.

 

Sources:

- Revolucionarios del arte - Dr.Atl y los volcanes.

- MexicoCooks - Dr. Atl, Volcanos and Politics: A Painter's Eye, A Painter's Passion

- Art Net - Dr. Atl (Gerardo Murillo) (Mexican, 1875-1964)

- Mex Connect - Dr. Atl and the revolution in Mexico's art
 

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