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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Résultat pour “l'art mosaïque

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Un monument à la tolérance sous Tindaya, un projet du sculpteur Chillida.

 

Tindaya----destinoactuales.jpg                            La montagne de Tindaya - photo destinoactuales

 

La naissance du projet :

Le sculpteur basque Eduardo Chillida a imaginé ce projet pharaonique en Eduardo Txillida Juantegi in Basque, (10 January 1924 – 11985, après avoir lu un vers de Cántico, et un rêve nocturne, celui d’une montagne évidée qui viendrait rappeler à l’homme sa petitesse et serait un monument à la tolérance.

 

Eduardo Txillida Juantegi, sculpteur Basque, (10 January 1924 – 19 August 2002)


Après l’élimination de différents sites au Chili, en Finlande et en Suisse, Chillida a trouvé sa montagne sacrée en 1994, et sélectionné le Mont Tindaya, sur l’île de Fuerteventura aux Canaries.

L’idée d’une chambre vide créée en creusant la montagne a évolué ensuite vers la création d’un espace caverneux , mais empli de tranquili

té, vécue par l’avancée de la lumière solaire, puis de l’éclairage de la Lune.

 

Projecto Chillida

La caverne devait consister en une pièce centrale de 49 m. sur 65, et haute de 45 m., pouvant contenir le Panthéon de Rome. La pièce et toutes ses parois devaient être plane et creusées in situ dans la montagne. La lumière est diffusée par deux puits, le petit de 20 x 20 x 65 m., le plus grand de 30 x 21 x 65 m. L’accès des visteurs se ferait par un tunnel long de 68 mètres, par lequel une vue sur la mer est conservée.

 

Arup-Engineering-schematic-of-Eduardo-Chillida-Mount-Tinday.jpgPlans du projet Tindaya - doc. Arup Engineering schematic of Eduardo Chillida Mount Tindaya Cavern


Chillida aurait déclaré : " ma sculpture voulait cette montagne, il est temps maintenant de voir si la montagne veut ma sculpture "

Voici le projet en images de synthèse :

 

 

 

Les difficultés :

Après une première évaluation technique, il apparait que la chambre ne peut excéder 40 mètres de côté et qu’il faudra aménager au préalable une structure de poutrelles et de béton pour supporter le poids de la montagne, celle-ci n’étant pas constituée de roche massive.


La volonté de l’artiste s’est ensuite heurtée à la fronde des écologistes, des archéologues et anthropologues, pour qui le projet Tindaya porterait atteinte au patrimoine naturel et culturel de l’île et de l’archipel.

Art pariétal contre art moderne, un combat qui pourrait se solder par l’endommagement des gravures podomorphes, héritage de la civilisation berbère antérieure à la colonisation espagnole.

 

Tindaya---kaarel.sikk.info.jpg                      Tindaya - pétroglyphes podomorphes - photo kaarel.sikk.info

 

Cette sculpture monumentale devant être un monument à la tolérance et une œuvre d’art destinée au peuple des Canaries, Chillida écrivit, juste avant son décès en 2002, " je ne veux pas être une source de division, ou une pierre jetée au sein de combats politiques, que je ne comprends pas, et dans lesquels je n’ai pas le désir de m’impliquer ".


Vers une solution post-mortem :

Après une paralysie à plusieurs reprises, le projet semble revivre en 2008 : une rencontre entre le gouvernement des Canaries et la famille Chillida le relance sous forme d’organisation d’un concours public pour l’attribution du projet, dont la réalisation devrait coûter  75 millions d’euros.  Les autorités veulent promouvoir un tourisme de qualité, pour briser le cercle vicieux de l’urbanisation " sun and beach ", et le remplacer par ce projet rendant une identité à cette île désertique et à ses habitants. Des discussions sont toujours actuellement en cours, les détracteurs arguant de la non-solvabilité de l’entreprise et des risques encourus par les pétroglyphes.

Le projet a finalement été stoppé en 2010.

 

Eloge-a-l-horizon---chillida-Gijon-Spain----Roberto-Suiera.jpgWind_Comb_Chillida---San-Sebastian----Wouter-Homs.jpg

Des oeuvres de Chillida - à gauche Eloge à l'horizon - à Gijon, Espagne  - photo Roberto Suieras Revuelta - à droite, Wind Comb - à San Sebastian - photo Woure Homs

 

Sources :

- Euromag - Eduardo Chillida, un tailleur de pierre et d'acier - link

- Architectuul - Montana Tindaya, by Ed. Chinchilla - link

- Hollandse Nieuwe - Gran Canaria - Vrij baan voor Chillida-hahwerk in Tindaya - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Ce stratovolcan Equatorien fut peint à plusieurs reprises par Church, inspiré lors de ses voyages en Amérique du sud par les montagnes et les volcans Andins.


Frederic Edwin Church (1826-1900) fut un élève de Thomas Cole, considéré comme fondateur de l’Hudson River School, mouvement artistique américain regroupant des peintres paysagistes à la vision esthétique empreinte de romantisme.

 

Inspiré par les œuvres d’Alexander von Humboldt, explorateur et naturaliste allemand qui visita le continent américain de 1799 à 1804, Church partit à la découverte de ces paysages grandioses à deux reprises, en 1853 et 1857.

 

 

Cotopaxi_1855.jpg          Cotopaxi -  par Frederic Edwin Church -  Huile sur toile - 1855 - Museum of Fine Arts / Houston


Le Cotopaxi, décrit par von Humboldt comme le volcan le plus esthétique de la région et un des plus actifs, devint le sujet favori du peintre.

Il en fit une première œuvre en 1855, où il dépeint un cône parfait, recouvert de neige et dominant tranquillement un paysage tropical (ci-dessus). Le volcan fume légèrement, apportant une touche vivante et non agressive au tableau.

 

Frederic_Edwin_Church_-_Cotopaxi_1855---Smithsonian-america.jpg           Cotopaxi -  une autre oeuvre par Frederic Edwin Church -  Huile sur toile - 1855

                                 Smithsonian American Art Museum

 

Son œuvre de 1861-62 a une toute autre atmosphère : le Cotopaxi est en éruption violente. Church prend le volcan comme une démonstration de la puissance de la nature et va intensifier chaque caractéristique pour suggérer un conflit entre les forces des ténèbres et celles de la lumière.

 

Cotopaxi_1862.jpg           Cotopaxi -  par Frederic Edwin Church -  Huile sur toile - 1862 - Detroit Institute of Arts

                                                         Agrandir en suivant ce lien

 

Le volcan rugissant, le soleil bas voilé par les émanations de cendres, la grande chute d’eau plongeant dans un canyon rocheux dont les flancs révèlent une histoire géologique tourmentée … tout met en évidence d’incroyables forces.

Celles-ci sont tempérées par la teinte verte des feuillages à l’avant-plan, par les rayons du soleil pénétrant le nuage volcanique et son reflet sur un lac aux eaux paisibles … signes que cette débauche d’énergie reste sous le contrôle d’une bénéfique providence. Le volcan est source de destruction, mais aussi de création et de renaissance.

Le point de vue élevé, qui met le spectateur en lévitation, accentue ces contrastes.

 

Ce style de peinture paysagiste est aussi classée dans le courant "luministe", considéré comme une émanation de l'Hudson River School (entre 1850 et 1870). Il est caractérisé par une attention particulière aux effets de lumière, par l'utilisation de la perspective aérienne et la dissimulation des cops de pinceau visibles. 

 

2012.03---Coto----JLEN.jpg               Le sommet enneigé du Cotopaxi - photo José Luis Espinosa-Naranjo 03.2012

 

Le Cotopaxi a une histoire volcanique violente, marquée par de fréquentes explosions qui ont généré des coulées pyroclastiques et des lahars.

Entre 1803 et 1895, plus de trente de ces éruptions ont eu lieu, dont la plus importante en 1877, de VEI 4, qui produisit des lahars dévastant les vallées adjacentes, et détruisant une partie de la ville de Latacunga, y faisant de nombreuses victimes, avant d’atteindre le Pacifique, 270 km. à l’est du volcan. Sa dernière manifestation date de 1940.

 

Sources :

- From Alexander von Humboldt to Frederic Edwin Church : voyages of scientific exploration and artistic creativity - By Frank Baron 2005

- The worlds of Frederic Edwin Church - By William Gerdts 2008 - link

- Global Volcanism Program - Cotopaxi

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Publié le par Bernard Duyck

Depuis 1985, dans un taillis ombragé qui fait face à la bibliothèque de la Faculté de Droit de l’Université de Liège, un livre ouvert aux couleurs bleu et blanc nous offre une vision du monde selon Alechinsky.

"Album et Bleu" - une oeuvre d'Alechinsky au Musée en plein air du Sart Tilman / Université de Liège - photo Nadine Govers

"Album et Bleu" - une oeuvre d'Alechinsky au Musée en plein air du Sart Tilman / Université de Liège - photo Nadine Govers

" Album et bleu " … deux panneaux de béton verticaux, illustrés de 48 dalles de lave émaillée, nous restituent les formes et les thèmes explorés par le peintre depuis cinquante ans : des thèmes telluriques (dont des volcans en éruption), des orbites de planète, des végétaux en spirales, des images d’une Wallonie de légende (avec le Lion de Waterloo, ou le Gille de Binche). Comme dans une fable morale, l’histoire se termine, en bas à droite, par un crâne … souviens-toi que tu es mortel !

Symétrique dans la disposition de ses deux "pages", l'oeuvre se déploie aussi dans un jeu de miroirs très élaboré. Au Moyen Âge, le "miroir" (speculum) désignait une sorte d'encyclopédie reflétant le monde ou l'idéal même du lecteur.

"Album et Bleu" de Pierre Alechinsky : détail d'un panneau de lave émaillée à thème tellurique. - photo  Musée en Plein Air du Sart-Tilman .

"Album et Bleu" de Pierre Alechinsky : détail d'un panneau de lave émaillée à thème tellurique. - photo Musée en Plein Air du Sart-Tilman .

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - l'histoire se termine en bas à droite sur un "memento mori" - photo  Musée en Plein Air du Sart-Tilman

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - l'histoire se termine en bas à droite sur un "memento mori" - photo Musée en Plein Air du Sart-Tilman

Sur une dalle, l’œuvre est signée deux fois … lisiblement et en miroir, comme une double page, répétant la disposition des murs de béton et lave émaillée.

Les couleurs de m’œuvre – album (blanc en latin) et bleu – résultent d’un choix délibéré, et non d’une contrainte technique, comme une allusion aux pavés de Delft, aux azulejos Portugais, ou simplement à la céramique populaire. (d’après Jean Housen et Yves Randaxhe)

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - panneau de lave émaillée signant et datant l'oeuvre - photo  Musée en Plein Air du Sart-Tilman

"Album et Bleu" , d'Alechinsky - panneau de lave émaillée signant et datant l'oeuvre - photo Musée en Plein Air du Sart-Tilman

Pierre Alechinsky, né en 1927 à Bruxelles, est un peintre et graveur, réunissant dans son œuvre expressionnisme et surréalisme. Gaucher contrarié, selon les modes de l’époque, les éducateurs lui laisseront sa main gauche pour les travaux de moindre importance … le dessin.

De 1944 à 1948, il étudie l’illustration de livre, la typographie, les techniques de l’imprimerie et la photographie, à l’Ecole nationale supérieure d’Architecture et des Arts visuels de La Cambre, dans la capitale Belge. Il découvre durant ces années-là l’œuvre des surréalistes.

Il devient un acteur majeur du monde artistique Belge d’après-guerre, et cofonde les Ateliers du Marais. Il adhère en 1949 au mouvement CoBrA, qui regroupe des artistes issus de Copenhague, Bruxelles et Amsterdam. CoBrA prône un retour à un art plus provocant, audacieux.

Il va abandonner progressivement l’huile au profit de matériaux qui lui permettent d’exprimer un style fluide, comme l’encre. Fasciné par la calligraphie orientale, il effectue plusieurs voyages en Extrême-Orient. De séjours à New York, dans les années 60, il découvre la peinture acrylique, à laquelle il est initié par Wallace Ting. Il inaugure à Central Park « la peinture à remarques marginales », où à l’instar de la bande dessinée, l’image centrale est entourée sur tous les côtés d’une série de vignettes complétant le tableau.

Parmi sa production, j’ai épinglé quelques gravure et lithographie représentant "le volcan en éruption".
 

"Bouche à feu". Gravure originale en couleurs, Alechinsky 1994, très belle épreuve signée, datée, numérotée et titrée d'un tirage à 60 exemplaires (50 + X). Cette gravure est imprimée sur un papier manuscrit teinté du XVIII siècle. Dimensions du papier : 31.5 X 22 cm. Dimensions de la gravure : 22.5 X 16 cm - Doc. Galerie Michel Fillion.

"Bouche à feu". Gravure originale en couleurs, Alechinsky 1994, très belle épreuve signée, datée, numérotée et titrée d'un tirage à 60 exemplaires (50 + X). Cette gravure est imprimée sur un papier manuscrit teinté du XVIII siècle. Dimensions du papier : 31.5 X 22 cm. Dimensions de la gravure : 22.5 X 16 cm - Doc. Galerie Michel Fillion.

"Dernier en date". Lithographie originale en couleurs, Alechinsky 1996, très belle épreuve imprimée sur papier Arches, signée, datée, titrée et numérotée d'un tirage à 90 exemplaires. Dimensions : 67 X 50 cm. - Doc. Galerie Michel Fillion.

"Dernier en date". Lithographie originale en couleurs, Alechinsky 1996, très belle épreuve imprimée sur papier Arches, signée, datée, titrée et numérotée d'un tirage à 90 exemplaires. Dimensions : 67 X 50 cm. - Doc. Galerie Michel Fillion.

Sources :

- Le Musée en plien air du Sart Tilman / ULg / Pierre Alechinsky - link

- Alechinsky et l'art contemporain entrent au Musée Granet - link

- Galerie Michel Fillion - Alechinsky : oeuvres, biographie - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Art on the way of fire


The Ortiz-Guardian Museum in León, Nicaragua, is the National Art Gallery. It occupies three large square pavilions covered with red tiles built in the eighteenth century, deploying Andalusian around interior gardens.

My friend Ced Nordman has just sent me pictures of Nicaraguan primitivist paintings, decorating one of the rooms, to illustrate the theme of "art and volcanoes".

Omotepe, the lake and its two volcanoes - by Julio Sequoia (oil / canvas 26 x 35 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Omotepe, the lake and its two volcanoes - by Julio Sequoia (oil / canvas 26 x 35 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Cerro Negro erupting 2009, during a procession - by Olga Maradiaga (acrylic / canvas 54 x 49 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Cerro Negro erupting 2009, during a procession - by Olga Maradiaga (acrylic / canvas 54 x 49 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Starting from the observation of their own immediate reality and not from foreign aesthetic theories, these paintings spontaneously express the exuberance of Nicaraguan landscapes, exploiting the color of their flora and fauna, in works of a workmanship that approaches guidelines of so-called naive art.
 

Al otro lado de la ciudad - by Alvaro Gaitan (oil / canvas 61 x 102 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Al otro lado de la ciudad - by Alvaro Gaitan (oil / canvas 61 x 102 cm) - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Masaya, popular festival - by Manuel Garcia Moia - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Masaya, popular festival - by Manuel Garcia Moia - Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

These works, marked by a sincerity of the look, have vibrant colors; the perspective and the proportions between the elements are not always respected. The paintings are spontaneous, reflecting the sensitivity of the painter, and a world, happy, festive, ideally perceived.

Arrival of the Spanish galleons, and the battles with the natives - artist not mentioned - Centro de Arte -Fundation Ortiz in Leon - photo Ced Nordman

Arrival of the Spanish galleons, and the battles with the natives - artist not mentioned - Centro de Arte -Fundation Ortiz in Leon - photo Ced Nordman

Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Centro de Arte Fundation Ortiz Guardian in Léon - photo Ced Nordman

Santiago de los Caballeros de León (its full name in Spanish is little used) is located on the León River, about 80 km northwest of Managua, and about 17 km north of the coast of the Pacific Ocean. Although less populated than Managua, León has long been the intellectual center of the nation, with a university founded in 1813. León is also an important industrial and commercial center.

It was also in this city that in 1979 the last upheavals of a ruthless civil war that lasted three years took place. The square of the city’s very harmonious grand cathedral was the scene of bloody battles in 1979 between the troops of the dictator Somoza and the ultimately victorious forces of the Sandinista uprising.

 

Source:

Thanks to Ced for his information and sharing his photos, wishing him a good trip among the many volcanoes of Nicaragua.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Turrialba - émission de cendres du 04.11.2016 / 6h48 - webcam Ovsicori

Turrialba - émission de cendres du 04.11.2016 / 6h48 - webcam Ovsicori

Au cours des dernières 24 heures, l'activité s'est maintenue au Turrialba , caractérisée par des émissions intermittentes de cendres. Un panache s'est développé jusqu'à 500 mètres au-dessus du cratère actif, générant des chutes de cendres sur un secteur ouest.

Sources : Ovsicori & RSN

Turrialba  - 04.11.2016 / 7h15 - photo RSN

Turrialba - 04.11.2016 / 7h15 - photo RSN

L'éruption continue au Kilauea. Le cratère du Pu'u O'o présente une incandescence persistante. Deux skylights, sur le flanc nord, montrent une alimentation continue de la coulée 61g, qui ressort à Kamokuna, où l'activité se concentre au niveau du front du delta de lave Est. Les fractures sur le delta ont augmenté de taille, tant latéralement qu'en largeur, indiquant la possibilité d'un effondrement de celui-ci.

 

Source : HVO et Extrême exposure.

Le cratère du Pu'u O'o - spattering actif le 03.11.2016 / 6h - photo Extreme Exposure Fine Art Gallery

Le cratère du Pu'u O'o - spattering actif le 03.11.2016 / 6h - photo Extreme Exposure Fine Art Gallery

Le delta de lave à Kamokuna - photo HVO 03.11.2016

Le delta de lave à Kamokuna - photo HVO 03.11.2016

Kamokuna - les fractures dans le delta se sont élargies - photo Extreme Exposure Fine Art Gallery

Kamokuna - les fractures dans le delta se sont élargies - photo Extreme Exposure Fine Art Gallery

Des photos du lahar qui a frappé la Bebeng river près du volcan Merapi le 27.10.2016, suite aux fortes pluies qui ont remobilisé les cendres déposées lors de l'éruption du Mérapi en octobre-novembre 2010. Neuf camions d'une mine de sable ont été emportés, dont six ont été endommagés fortement. Les ouvriers ont eu le temps de s'échapper.

Avec l'augmentation des précipitations, le danger potentiel de lahars s'est accru, et le BNPB rappelle aux populations voisines des drainages de demeurer vigilants, un lahar ne mettant que 30 minutes pour parcourir la distance entre les flancs supérieurs du volcan et son pied.

 

Source : Tribun Jogja & Sutopo Purwo Nugroho / BNPB .

 

Nouvelles du Turrialba, du Kilauea et du Mérapi.
Camions ensevelis par le lahar du Mérapi - photo Sutopo Purwo Nugroho / BNPB 27.10.2016

Camions ensevelis par le lahar du Mérapi - photo Sutopo Purwo Nugroho / BNPB 27.10.2016

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques
Exposition  "Cerámica y Volcanes" , par Carolina Nieto.- photo photagram

Exposition "Cerámica y Volcanes" , par Carolina Nieto.- photo photagram

Carolina Nieto Flores expose ses céramiques dans la salle Sernageomin du CAMM, Centro de arte Molino Machmar, sous le thème " Cerámica y Volcanes ".

 

Née à Santiago du Chili en 1971, elle a étudié l’architecture à l'Universidad Central durant deux ans, a obtenu son diplôme de sculptrice avant de faire une licence en Arts plastiques à l'Universidad de Chile ; Elle a suivi ensuite des séminaires spécialisés en céramiques et fours à feux directs à l'Instituto Condouhuasi en Argentine.

 

Sa thématique de recherche des origines l'a menée à un projet intitulé " Circulo de Fuego del Pacifico " (Ceinture de feu du Pacifique) : elle a parcouru les paysages de l'île de Pâques, a étudié les Aborigènes en Australie et les Maoris en Nouvelle-Zélande, influences qui l'on mené à créer à partir d'une introspection profonde et d'un contact avec la nature.

"Erupcion" - de l'exposition "Cerámica y Volcanes" , par Carolina Nieto.

"Erupcion" - de l'exposition "Cerámica y Volcanes" , par Carolina Nieto.

Exposition  "Cerámica y Volcanes" , par Carolina Nieto

Exposition "Cerámica y Volcanes" , par Carolina Nieto

Elle travaille sa céramique dans un four qui monte à 1230°C et y fait fondre des sables et des cendres volcaniques, pour obtenir couleurs et émaux ... un travail qui combine les quatre éléments, la terre, l'eau, l'air et le feu.

Couleurs et textures volcaniques dans les oeuvres de Carolina Nieto.

Couleurs et textures volcaniques dans les oeuvres de Carolina Nieto.

Elle a réalisé diverses expositions tant au Chili, qu'à l'étranger, à Auckland, Wellington et Melbourne. Elle travaille actuellement au Taller Piedra Roja.

Comme elle l'affirme : " Ma vie est nourrie par la nature, par l'observation et le ressenti de l'énergie en tout ... de la vision du monde des peuples ancestraux qui ont une sagesse cachée et très puissante ... Je suis heureuse de ma vie, heureuse de qui je suis et de ce que je fais, heureux d'avoir trouvé le véritable amour dans mon partenaire et ma création, heureux de découvrir qu'en enseignant, je donne toute mon expérience et mon parcours tant à l'intérieur qu'à l'extérieur."

L'art sur les chemins du feu -  Cerámica y Volcanes par Carolina Nieto.
Vue partielle de la Salle de l'exposition "Cerámica y Volcanes" .

Vue partielle de la Salle de l'exposition "Cerámica y Volcanes" .

"La déesse des roches" - oeuvre de Carolina Nieto.

"La déesse des roches" - oeuvre de Carolina Nieto.

Sources :

- Carolina Nieto – Esculturas – link

- CAMM – Muestra Cerámica y Volcanes - link

- d'autres oeuvres de Carolina Nieto sur Facebook / Taller de Cerámica Carolina Nieto - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu, #Actualités volcaniques

Pressenti pour représenter la partie artistique de cette rencontre sur la volcanologie, Gennaro Regina a exposé ses oeuvres consacrées aux volcans à la Mostra d'Oltremare de Naples.

L'exposition s'intitulait : "The breath of the Earth" ... "Le souffle de la Terre".

 

De nombreuses photos faites par des participants à ce congrès ont fleuries sur les réseaux sociaux, signes d'une appréciation de ces peintures illustrant le Vésuve et d'autres volcans.

Exposition "The breath of the Earth"  de Gennaro Regina à la Mostra d'Oltremare de Naples.- photo de visteurs de l'exposition sur Twitter

Exposition "The breath of the Earth" de Gennaro Regina à la Mostra d'Oltremare de Naples.- photo de visteurs de l'exposition sur Twitter

Le Vésuve à l'honneur - Exposition "The breath of the Earth"  de Gennaro Regina à la Mostra d'Oltremare de Naples.- photo de visteurs de l'exposition sur Twitter

Le Vésuve à l'honneur - Exposition "The breath of the Earth" de Gennaro Regina à la Mostra d'Oltremare de Naples.- photo de visteurs de l'exposition sur Twitter

Le Mont Fuji, un autre volcan de l'exposition "The breath of the Earth"  de Gennaro Regina à la Mostra d'Oltremare de Naples.- photo de sa page Facebook

Le Mont Fuji, un autre volcan de l'exposition "The breath of the Earth" de Gennaro Regina à la Mostra d'Oltremare de Naples.- photo de sa page Facebook

Pour célébrer la fin de Cities on Volcanoes 10, Gennaro Regina a réalisé une performance en public et en plein air, accompagné de la musique de Roberto Funaro et de la compagnie de danse de Marco Auggiero.

Il a peint le Vésuve sur un panneau de quatre mètres de long représentant des cartes géographiques de différents volcans du monde. Vers la fin de la performance, les danseurs l'ont accompagné sur scène ... il a ensuite projeté de la peinture noire sur eux, avant qu'ils ne viennent presser leurs visages, leurs bras et leurs mains sur le panneau , afin de les intégrer au travail.

Il a finalement salué le public en étendant ses mains pleines de peinture, puis s'est fondu dans la foule pour constater l'effet de son oeuvre. (Article dans Il Mattino)

Performance en public pour la fin du Congrès Cities on Volcanoes - photo de participants à Cities on Volcanoes 10 sur Twitter

Performance en public pour la fin du Congrès Cities on Volcanoes - photo de participants à Cities on Volcanoes 10 sur Twitter

Performance en public pour la fin du Congrès Cities on Volcanoes - photo MART DANCE international center

Performance en public pour la fin du Congrès Cities on Volcanoes - photo MART DANCE international center

Créativité, spontanéité, improvisation, panache, explosivité ... volcanique, tous ces qualificatifs n'arrivent pas à le définir. Il le fera lui-même, en disant :

           "   Sono figlio della pop art  "

 

Sources :

- Gennaro Regina - site Web - link 

- Gennaro Regina - page Facebook - link

- Il Mattino – Pittore e dj : performance di Regina il vesuviano – 08.09.2018

- Monitorenapoletano – presentato il docucorto suriezione dell(artista Gennaro Regina – et photos sur Instagram - link

- Cities on volcanoes 10 – General information

- #COV10 et Cities on Volcanoes 10 sur Twitter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu

Jocelyn Lardy nous offre son dernier tableau, interpellant à première vue, mais riche d'une belle histoire.

Ostéopathe de métier, c'est aussi un artiste-peintre prolifique ; outre son métier, et son art, il s'occupe aussi du Musée des avions de chasse de Lyon Corbas, où il invite et filme le témoignage d'anciens pilotes.

Un ancien pilote de chasse lui racontait récemment ses souvenirs de vol : dans les années 50, lors d'une mission avec l'Armée de l'air dans le sud de l'Italie, il avait survolé l'Etna en éruption.

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - 2018.

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - 2018.

Dans son oeuvre basée sur divers récits qu'il a mixé, il nous propose l'interception par deux chasseurs d'un avion de ligne Russe sur un fond de volcan en éruption.

A l'époque, il n'était pas rare que des avions de l'Union soviétique " se perdent " dans le ciel de l'Europe ... histoire de tester le temps de réaction des forces de l'OTAN.

Les chasseurs américains aux cocardes Françaises sont dépeint avec précision et un dynamisme digne de la situation.

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - détail

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - détail

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - détail

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - détail

Bien que l'annonce faite dans certains films puisse être ici d'actualité -  «ceci est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec une situation ayant réellement existé serait purement fortuite» - l'ambiance de la Guerre froide se confond avec la chaleur de l'Etna en activité.

Dans la première moitié des années 50, l'activité de l'Etna s'est en effet portée sur la cratère central et le cratère nord-est avec quelques éruptions de VEI 2 .

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy  - détail sur une fontaine et la coulée de lave qu'elle alimente.

" Interception sur éruption " , tableau sur toile de Jocelyn Lardy - détail sur une fontaine et la coulée de lave qu'elle alimente.

" Interception sur éruption " - dernière touche au tableau par Jocelyn Lardy

" Interception sur éruption " - dernière touche au tableau par Jocelyn Lardy

Sources :

- Jocelyn Lardy sur son site : http://sjlardy.free.fr/

- Global Volcanism Program - Etna – Eruptive history

     

    Start Date

    Stop Date

    Eruption Certainty

    VEI

    Evidence

    Activity Area or Unit

    1955 Apr 5

    1956 Apr 7

    Confirmed

    2

    Historical Observations

    NE Crater, Central Crater

    [ 1953 Jul 30 ]

    [ Unknown ]

    Uncertain

    2

     

     

    1951 Sep 21

    1952 May 30

    Confirmed

    1

    Historical Observations

    NE Crater

    1950 Nov 25

    1951 Dec 2

    Confirmed

    2

    Historical Observations

    East flank (2820-2200 m)

    1949 Dec 3

    1950 Nov 16 ± 15 days

    Confirmed

    1

    Historical Observations

    NE Crater

     

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    Publié le par Bernard Duyck
    Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
    L'art de croquer : je ne parle ici que de "nourriture esthétique" !

    Croquer :  ex-a. "Dessiner, peindre sur le vif, en quelques traits rapides, esquissés."
    Croquis : "Dessin rapide dégageant, à grands traits, l'essentiel du sujet" ( définitions du Larousse).

    Lorsque, lors d'un voyage aux îles Eoliennes, j'ai regardé mon compagnon de voyage, un carnet dans une main, le marker dans l'autre, tracer ce que je considérais alors être "quelques traits rapides et heurtés", je ne croyais nullement qu'il en obtiendrait un résultat valable.
    Qu'elle ne fut pas ma surprise, lorsqu'il me confia le fruit de ses observations : j'avais devant les yeux ce que je venais de voir et de photographier, ambiance comprise !



    L-art-sur-les-chemins-du-feu-8682-copie.jpg                                                                   croquis réalisé par Pierre GEORGES.

    Le croquis du dessus représente La Fossa de Vulcano, le lendemain d'un gros orage; celui-ci avait emporté une partie du chemin d'accès au sommet du volcan, suite à un lahar qui avait apporté boue et pierres jusque dans le port, déplacant des voitures, inondant les rues de débris divers et en abondance telle qu'il a fallut deux jours aux ouvriers communaux pour les enlever. Le croquis est plus représentatif du phénomène que la photo, puisqu'il montre bien la double coulée dans les cendres, en esquissant les nuages de mauvais temps.

    Vulcano_6209-copie.jpg

                                                                                                 © B.Duyck



    Le dessin du bas montre les îles de Panarea (à gauche) et Stromboli (à droite), vues de la "Caldera del Piano", volcan primordial de l'île de Vulcano.
    Je n'ai pu obtenir cette photo qu'avec un objectif de 400 mm. et un double passage sur Photoshop... quelques minutes et de simples traits rendent la même chose.

    Panarea-Stromboli-6201-copie.jpg

                                                                                               © B.Duyck



    L'art sur les chemins du feu 8680 copie-copie-1                                                          Croquis de Pierre GEORGES.

    Le dessin nous offre une vue panoramique englobant La Fossa, la Méditerranée et le jardin de notre hôtel, avec ses palmiers ... alors que la photo n'arrive qu'à prendre le sommmet d'un palmier et le volcan, heureusement bien fumant.
    Le ciel est bouché, annonciateur des orages nocturnes qui déclencheront le lahar.

    Vulcano-6121-copie.jpg
    La Fossa et ses fumerolles, vues de Vulcanello - © B.Duyck

    Félicitations au dessinateur, et merci à lui de m'avoir permis de partager avec vous tous ces croquis.

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    Publié le par Bernard Duyck
    Publié dans : #L'art sur les chemins du feu
    Nous restons en Sicile, ou à proximité immédiate, dans la zone des Champs Phlégréens de la Mer de Sicile., dans le détroit séparant les côtes Tunisiennes et Siciliennes.


    Cette zone volcanique incluse dans une dépression à 1.000 mètres de profondeur, est composée de 13 volcans dont le plus célèbre est Empédocle, qui a émergé pour la dernière fois en 1863 en donnant naissance à l'île temporaire de Ferdinandea, située pour l'instant à huit mètres sous le niveau de la mer.



       Document collection M.Kraff, publié par Simkin et Siebert - 1994 - GVP.

    Ce document n'est pas, à proprement parler, un oeuvre d'art, mais reste un témoignage important à une époque où n'existait pas la photographie.
    Il relate l'éruption du volcan : le 13 juillet 1831, lorsque le volcan surgit, des fontaines de lave jaillissent le long d'une fissure; au contact de l'eau, la lave explose, crachant des "nuées cypressoïdes" de cendres noires.
    (Rappelez-vous les superbes photos de l'éruption de mars aux îles Tonga.)

    Cet évènement ébranla aussi le monde politique. Craignant l'apparition d'une chaîne de montagne entre le Tunisie et la Sicile, qui bouleverserait le géopolitique du bassin Méditerranéen, plusieurs gouvernements y déléguèrent des navires. Le gouvernement Sicilien y envoie la corvette Etna (ça ne s'invente pas!) et baptise l'ilot Ferdinandea en l'honneur de son roi.
    Les Français dépêchent Constant Prévost, co-fondateur de la Société Géologique de France, qui appelle l'ile Julia puisqu'elle est née durant ce mois là ; les Anglais, qui l'avaient dénommé Graham, y avaient planté leur drapeau ... un incident diplomatique éclate donc, qui sera vite réglé : le volcan mettra tout le monde d'accord en disparaissant le 28 décembre 1831. L'île aux trois noms a sombré !

    Prévost explique, dans son mémoire à la Société Géologique de France, que l'île est montée par accumulation de matériaux, et non par soulèvement, ce qui met à mal une ancienne théorie.
    Récit de l'exploration de l'île Julia par Constant Prévost , septembre 1831 in http://dominique.decobecq.perso.neuf.fr/Julia.html


    Sources :
     - Global Volcanism Program
     - "Les feux de la terre - histoires de volcans" M.Krafft
        Découverte Gallimard
     - Site de D.Decobecq - réf. et lien ci-dessus




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