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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Articles avec #"parole aux lecteurs" catégorie

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut


"Readers Speak", and return of the Aeolian and the " Lighthouse of the Mediterranean ", Stromboli , with recent photographs of Henri Buffetaut, on site on 19 and 20 April.

As he reports: " The activity was quite strong with a mouth that was constantly busy with small Strombolian explosions (photo 4). The other vents were more irregular but with craters northeast spitting every half hour intensive " torches " accompanied by bombs in a din of all the devils ! "

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

These excellent photos reflect the latest report from the INGV Catania - 17/2014 :

During the past week, the explosive activity was produced mainly by an eruptive mouth located in the north crateric area , and four mouths located in the south crateric area.     All these vents are located in a depression occupied by the crateric terrace.

On thermal webcam of Pizzo , INGV divides the crateric terrace in " area north and south area ."  The N1 mouth produced an average low explosive activity , with projection of bombs and lapilli to an height less than 120 meters, while the N2 mouth showed no explosive activity. The average frequency of explosions N1 ​​was 3 per hour.

Mouths S1 and S2 have witnessed sporadic explosive activity , qualified of low-intensity  with gross projections amount less than 80 meters. S3 mouth, located on the cone face Sciara del Fuoco, showed a low intensity explosive activity , and S4 mouth, a discontinuous activity with emission of fine material mixed with coarse material . The average frequency of explosions in the southern zone is from 2to 11 events per hour.

Various technical problems and maintenance have failed to provide data on the deformation , the flows from the soil of CO2 and the CO2 / SO2 report. The value of volcanic tremor remained in a low to medium area .

Stromboli - North and South crateric terrace views by the thermal camera Pizzo areas - and the relative position of different eruptive vents - doc . INGV Catania 21/04/2014

Stromboli - North and South crateric terrace views by the thermal camera Pizzo areas - and the relative position of different eruptive vents - doc . INGV Catania 21/04/2014

Stromboli - 20/04/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 20/04/2014 - photo © Henri Buffetaut

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Parole aux lecteurs et retour sur les Eoliennes, et le « phare de la Méditerranée », le Stromboli, grâce aux photos récentes d’Henri Buffetaut, présent les 19 et 20 avril.

Comme il le rapporte : " L'activité était assez soutenue avec une bouche qui était sans cesse animée de faibles explosions stromboliennes (photo 4). Les autres évents étaient plus irréguliers avec cependant les cratères de la bouche nord-est qui crachaient toutes les demi-heures d'intenses "chalumeaux" accompagnés de bombes dans un vacarme de tous les diables! "

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Ces excellentes photos reflètent le dernier rapport de l’INGV Catania – 17/2014 : durant la semaine écoulée, l’activité explosive a été produite surtout par une bouche éruptive située dans l’aire cratérique nord, et par quatre bouches situées dans la zone cratérique sud. Toutes ces bouches sont localisées dans une dépression occupée par la terrasse cratérique.

Sur la webcam thermique du Pizzo, l’INGV divise la terrasse cratérique en « aire Nord et aire sud ». La bouche N1 a produit une activité explosive moyenne à basse, avec projection de bombes et lapilli à une heuteur inférieure à 120 mètres, tandis que la bouche N2 n’a pas montré d’activité explosive. La fréquence moyenne des explosions N1 a été de 3 par heure.

Les bouches S1 et S2 ont témoigné d’une activité explosive sporadique, qualifiée de basse intensité avec des projections grossières montant à moins de 80 mètres. La bouche S3, située sur le cône en face de la Sciara del Fuoco, a montré une activité explosive de basse intensité, et la bouche S4, une activité discontinue avec émission de matériaux grossiers mélangés à des matériaux fins. La fréquence moyenne des explosions de la zone sud est de 2 à 11 évènements par heure.

Divers problèmes techniques et la maintenance n’ont pas permis de fournir des données sur la déformation, les fluxs de CO2 du sol, et le rapport CO2/ SO2. La valeur du trémor volcanique est restée dans un domaine bas à moyen.

Stromboli - les zones Nord et Sud de la terrasse cratérique vues par la caméra thermique du Pizzo - et la position relative des différentes bouches éruptives - doc. 21.04.2014 INGV Catania

Stromboli - les zones Nord et Sud de la terrasse cratérique vues par la caméra thermique du Pizzo - et la position relative des différentes bouches éruptives - doc. 21.04.2014 INGV Catania

Stromboli - 20.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 20.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

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Publié le par Bernard Duyck
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P1070298.JPG

                          Le Pacaya  -  © Frédéric & Carole Hardy mars 2010.


Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Guatemala City, la capitale, le Pacaya est un massif volcanique complexe édifié en partie sur l'ancienne caldeira du lac Amatitlan, dépression qui abrite la "laguna de calderas".

Son nom étrange, "Pacaya" signifie "courge" en langue maya, lui a été donné en raison de nombreuses cultures de courge profitant de la fertilité de ces terres volcaniques.


2005pac2.png                                                     Carte de situation - GVP


Structure du Pacaya :

Le complexe Pacaya se compose d'un ancien stratovolcan surmonté de dômes de lave dacitique, le Cerro Chino, au nord-ouest, et le Cerro Grande à l'est, et un stratovolcan plus jeune.

Ce dernier comporte une caldeira en forme de fer à  cheval qui s'ouvre vers le sud-ouest et à l'intérieur de laquelle s'est formé l'actuel cône actif : le Mac Kenney, qui doit son nom à un médecin guatémaltèque, Alfredo Mac Kenney, qui a relaté son activité depuis le début.

 

Cerro-grande-du-Pacaya-GVP--1.jpgLe Cerro Grande, vu du cône Mac Kenney en 2005 - Doc. GVP / Richard Roscoe - photovolcanica.com

 

2005pac1.pngCarte topographique du Pacaya et dess villages environnants - G.Chigna / GVP.

x : cratère McKenney - y : pré-cône 1965 - z : spatter cone 1984 (El Hornito)

 


Activité volcanique du Pacaya :

Il a enregistré depuis 1565, au moins 23 éruptions, avec une activité intermittente, les périodes de paroxysme alternant avec d'autres d'activité plus faible ou de repos.

Après une période de repos de presque cent ans, le Pacaya s'est réveillé en 1961, émettant 1,5 Mm³ de lave, l'activité étant concentrée sur son flanc sud, au niveau de l'évent Cachajinas.

 

Pacaya - Rolf cosar wiki  Pacaya - Cône McKenney - activité strombolienne et coulée. - photo Rolf Cosar 01.2007 

  

L'activité du Mac Kenney date, selon le GVP, de 1.160 +/- 75 ans (épisode présumé de VEI = 3).

Depuis 1965, le Mac Kenney se trouve dans une période d'activité persistante, avec une alternance d'activité strombolienne - puissantes fontaines de lave en 2.000; émission de coulées de lave scoriacées -  et vulcanienne.

 

Pacaya-2000---Gene-West.jpg                                     Activité du 16.01.2000 - photo Gene West / GVP

Fontaine de lave, coulées scoriacées et panaches respectivement pauvre et riche en poussières.

 

 

bouche incandescente CHB

            Coulée scoriacée et bouche incandescente  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

bouche-incandescente1-CHB.JPG                                           Incandescence  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

 

bouche-incadesente-CHB.jpg

                     Zoom sur les entrailles du Pacaya  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

La dernière crise éruptive date de fin mai 2010.

L'Insivumeh a déclenché l'alerte le 26 mai.

Le 27 mai, à 14 h.15, une éruption strombolienne fait jaillir des fontaines de lave à 2.000 mètres, et plus rare, deux coulées pyroclastiques sur le flanc sud; vers 18 h.30, le paroxysme survient, avec une réapparition des fontaines de lave et un effondrement sommital en direction du nord ... les matériaux pyroclastiques, poussés par le vent en direction nord aussi, touchèrent les villages de San Francisco de Sales, Calderas et El Cedro. Résultat: toits perforés et effondrés, maisons brûlées, récoltes perdues... et une seule victime, un journaliste qui tentait d'approcher les coulées de lave.

Dans la soirée du 27 mai, les vents ont rabattu le nuage de cendres en direction de la capitale guatémaltèque, causant la fermeture de l'aéroport La Aurora et de nombreux désagréments aux trois millions d'habitants.

Le 28 mai, alors qu'on s'attendait à une troisième éruption paroxysmale, c'est un cône adventif qui apparaît sur le flanc sud-est du volcan,permettant la libération du magma. Ce cinder cone est le siège d'activité strombolienne et effusive, avec deux flux principaux de magma très fluide.

(Récit d'éruption d'E.Delstanche, d'après le récit du volcanologue G.Chigna - in Revue Lave de juillet 2010)

L'activité strombolienne s'est maintenue jusqu'au 3 juin; les flots de lave, de moins en moins rapides, ont continué jusqu'au 15 juin, avec des explosions au  niveau du cratère latéral.

(Insivumeh, via le Global Volcanism Program)

Le parc national du Pacaya, fermé depuis mai, pourrait réouvrir et l'ascension se faire par de nouveaux chemins, d'après le bulletin spécial émis par l'Insivumeh le 14 juillet 2010. L'activité sommitale strombolienne se maintient au McKenney avec des explosions de faible puissance espacées de 5 à 10 minutes, et de petits écoulements pyroclastiques, principalement en direction du sud.

P1070384 copie CHB                                               © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

P1070371-copie.jpg

               Le Pacaya, toujours menaçant ...  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010


 Sources :

- Global Volcanism Program - Pacaya

- Insivumeh

- Revue LAVE N°145 - 07.2010

- articles sur l'activité du Pacaya en mai 2010 - 28.05 / 29.05 / 30.05


 

 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Cette photo satellite montre bien l'imbrication du volcan dans le dense tissu urbain qui s'est constitué à ses pieds.

 

Agua---Google.jpg

Photo satellite révélant la symétrie du volcan et des ses drainages - on remarque aussi une grande urbanisation de la zone au nord de l'édifice - d'après Google earth.

 

Ce stratovolcan symétrique forme, avec ses voisins le Fuego et l'Acatenango, une toile de fond surprenante à l'antique cité Antigua Guatemala.

Haut de 3.760 mètres, il est surmonté d'un cratère relativement petit, de 280 m. de large. Six petits "pit craters" sont localisés sur son flanc nord-ouest, et deux petits cônes, Jaboncillo et Cerro,  sur son flanc sud.

Vu son profil symétrique, il s'agit d'un édifice jeune ... aucune éruption historique n'a été remarquée; cependant il tient son nom - Agua, "volcan d'eau" - d'un lahar qui a dévasté, le 11 septembre 1541, la première capitale du pays, Santiaguo de los Caballeros, rebaptisée depuis Ciudad Vieja. Le gouvernement a déplacé la capitale vers Antigua, relativement proche, après cette catastrophe... celle-ci a perdu depuis son statut de capitale, à la suite de sa destruction en 1773, par un séisme, au profit de Guatemala City.

Ses principaux monuments sont toujours préservés en tant que ruines. Construite selon un plan en damier inspiré des principes de la Renaissance italienne, elle s'est, en moins de trois siècles, enrichie de monuments superbes. Antigua est aujourd'hui la cité-marché des hautes terres environnantes, qui produisent blé, canne à sucre, fruits et légumes, ainsi qu'un café réputé ... toutes ces productions sont dues à la richesse de la terre volcanique.

 


GT056-Antigua_ArchHorz---ph.Zack-clark.jpeg   L'Agua domine Antigua Guatemala et l'Arco de Santa Cataline - photo Zack Clark.

 

Agua---1988-Lee-Siebert---vu-de-Ciudad-Vieja.jpgLe volcan Agua depuis Ciudad Vieja, la première capitale détruite par un lahar - photo Lee Siebert / Smithsonian.

 

 

P1080332---CHB.JPG

                        Lever de soleil sur l'Agua  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010                  

 

P1080456---CHB-copie.jpg          L'Agua , suivi des volcans Fuego et Acatenango  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

Toutes les cités du nord, Ciudad Vieja, Antigua Guatemala, San José La Arada, San Miguel Duenas , pour ne citer que celles-là, et Escuintla au sud, restent toujours sous la menace, certes distale,  des lahars que peut produire le volcan, comme en témoigne une récente carte de risques éditée par l'USGS. (réf.ci-dessous)

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Agua

 - Paintings of volcanoes : Agua. - site d'Alain Catté , avec de nombreuses photos de Carole Hardy.

- USGS - Guatemala volcanoes and volcanics - Lahar hazards at Agua volcano

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

 

472px-Solola_market.jpg

                   Marché de Solola - Vêtements et commerce traditionnels. Doc. wikipedia

 

La civilisation Maya est apparue environ 1.000 ans avant l'ère chrétienne et s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel, au Belize, au Honduras et dans l'actuel Chiapas mexicain, avant d'être brutalement soumise par Pedro de Avarado et ses conquistadors espagnols entre 1523 et 1527.

Mais c'est dans les environs du lac Atitlan qu'elle reste de nos jours la plus "visible".

Une fois quitté Panajachel, alias "Gringotenango" - ceux qui sont passé par là comprendront ! - , on accède en quelques heures de bateau aux petits villages qui bordent le lac, dans lesquels la civilisation Maya est toujours bien vivante.

Deux principales ethnies sont ici représentées : les Tzutuhils et les Cakchiquels.

 

600px-Idiomasmap.svg.png   Les principaux dialectes et ethnies du Guatemala - Tzutuhils et Cakchiquels entourent le lac Atitlan en bas à gauche de la carte.


Santiago Atitlan, ancienne capitale du royaume Tzutuhil à l'époque précolombienne, reste le village le plus important de ce groupe ethnique. Les femmes tissent et portent toujours le huipil, blouse brodée de fleurs colorées ou de volées d'oiseaux, ainsi que le tocoyal, Satitlanwoman.jpgun intriguant couvre-chef, étoffe rouge enroulée très serré autour de la tête et terminée d'un bout brodé aux couleurs de l'arc-en-ciel. Le costume masculin ne passe pas non plus inaperçu; chemise blanche ou colorée et bermuda ample à larges bandes blanches et fines bandes bleu ou pourpres, avec dans le bas, des oiseaux ou des fleurs brodées, tenu par une large ceinture.

L'accueil y est sympathique ... à condition d'échanger quelques pièces contre des bananes ou des ocarinas de terre cuite, vendus par les enfants qui vous attendent au débarcadère.

A l'époque, nous étions accompagné d'un guide, archéologue parlant un français acceptable et féru de culture Maya, qui nous a longuement expliqué les subtilités des rites religieux qui n'ont pas disparu malgré la pression hispano-chrétienne. Nous avons ainsi visité l'église, ou le long des murs, nous attendaient des bataillons de saintes statues habillées par les villageoises de foulards Hermès et autres étoffes précieuses. Ils nous a fait connaître également le culte local de Maximon (prononcez Machimonne) : divinité locale, issue d'un amalgame entre anciens dieux mayas, Saint Simon, Pedro de Alvarado, le conquistador et Judas Iscariote.


"Au fond d'une petite maison, au cœur de Santiago de Atitlán, résonnent des incantations. Au centre de toutes les attentions, un étrange personnage. Maximón est là, figure emblématique de la culture guatémaltèque. Noyé dans les fumées d'encens, de tabac et les vapeurs d'alcool, il trône au milieu des offrandes. Enveloppé de foulards multicolores, vêtu d'un pantalon indien typique, il est coiffé de deux chapeaux superposés. Son visage est suggéré par un masque de bois sculpté. Au creux de ses lèvres, une cigarette se consume" . (d'après G.Véron - journal du CNRS)
 

atilan_maximon.jpg  Maximon, couvert de foulards et entouré de membres de la maison qui l'accueille, différente chaque année. Remarquez la tenue traditionnelle des hommes présents à la cérémonie.

 

Après m'être retrouvé seul en fin d'après-midi dans le marché local en train de remballer - moment intimidant - la nuit s'est calmement passée dans le petit village de Santa Catarina Palopo, où nous avons pu admirer les tenues et les ouvrages traditionnels Cackchiquel : splendide camaïeu de bleu et vert, teintes qui donnent à mon avis les plus beaux huipils.

 800px-Chichicastenango-004---nanosmile.jpg

                  Vêtements traditionnels de Santa Catarina Palopo. - doc. Wikipedia.

 

Les couleurs, qui ont inspirés les Cackchiquels, viendraient des couleurs constamment changeantes du lac Atitlan, qui peuvent passer du lapis lazuli, au vert émeraude puis au bleu azur.

 

Santa_Catarina_Palopo_---Simon-Burchell.jpg Santa Catarina Palopo : la calle, menant à l'hôtel (à gauche) et au lac Atitlan - photo Simon Burchell.

 

Le syncrétisme religieux, où religions et rites mayas et chrétiens se côtoient, trouve ses limites en maints endroits : ainsi à Chichicastenango, en pays Quiché, l'église de Santo Tomas, d'ailleurs bâtie en 1540 sur un lieu de culte Maya, sacrifie plus aux rituels mayas que chrétien ... le curé catholique a failli se faire étriper le jour où il a voulu interdire ces rites indiens; depuis il n'est que supporté parce qu'il soigne les locaux dans un dispensaire jouxtant l'église. Nous avons pu assister à une cérémonie, où dans un nuage d'encens et dans l'église au sol jonché de branches de pin, d'épis de maïs et d'une myriade de fines bougies, officient des chefs de prière appelés "chuhkajaus" - qui se traduit par "mère-père" - en scandant des paroles magiques. Les bougies et les offrandes diverses sont placées là, en souvenir des ancêtres, dont beaucoup sont enterrés sous les dalles de l'église.

 

Ces mêmes chefs de prière officient aussi en pleine nature au lieu-dit "Pascual abaj" , la pierre du sacrifice, un oratoire situé sur une colline et dédié au dieu maya de la terre, Huyup Tak 'ah. Flagellation avec des plantes mouillées, aspersions diverses avec de mystérieux liquides (alcools recrachés) suivis d'impositions des mains, se passent sur la colline proche du cimetière, entre des foyers rituels et de nombreuses bougies allumées.

 

Je pourrais raconter encore bien d'autres anecdotes, mais l'Agua nous attend ... dès demain.

 

 

Sources :

- Arte Maya Tzutuhil - Maya artists from the highla,ds of Guatemala - lien

- Authentic Maya - Cradle of the Mayan civilization - lien

- Maximon, dieu aux mille visages - le journal du CNRS - lien

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Le lac Atitlan, carte postale bien connue des hauteurs Guatémaltèques, emplit une partie nord du complexe Caldérique Atitlan. Il mesure 128 km² et sa profondeur moyenne est estimée à 340-360 m. (non sondé). C'est un lac endoréïque sujet à la pollution (article à ce sujet).

 

         Le lac Atitlan ,vu de Santa Catarina Palopo - doc. wikipedia

         De gauche à droite, les volcans Atitlan, Toliman et San Pedro.

Atitlan_Lake.jpg

La caldeira Atitlan (à ne pas confondre avec le volcan du même nom):

elle s'est formée en trois phases :

- Atitlan I : il y a 11 millions d'années

- Atitlan II :  il y a 8 millions d'années

- Atitlan III : il y a 84.000 ans; cette éruption plinienne a émis 250 km³ de magma rhyolitique. Les dépôts d'ignimbrites "Los Chocoyos" sont estimés à 600 km³, de quoi recouvrir la France sous plus d'un mètre de ponces.

 

Ponce-rhyolitique-Los-Chocoyos---Carr-Juan-Ostuncalco.jpgLes dépôts de ponces rhyolitiques sont exploités dans la carrière Juan Ostuncalco, dans la région de Quetzaltenango ; la couche est épaisse de plus de 200 mètres.

Photo bill Rose - GVP.


Depuis, la caldeira Atitlan a produit au moins quatre séquences explosives rhyolitiques, de nombreux tephras andésitiques et construit trois stratovolcans : l'Atitlan, le Toliman et le San Pedro.

Les principaux dépôts éruptifs, "San Pablo" et "Las Canoas", furent respectivement composés de dépôts pliniens avec des lapilli accrétionnés, compris entre des couches de fines poussières, pour le San Pablo; le Las Canoas est composé lui de dépôts phréatomagmatiques, pliniens et pyroclastiques.

Atitlan_map.gif

 

 

 

Les volcans San Pedro et Toliman se sont édifiés sur le bord sud de la seconde caldeira, et le volcan Atitlan sur le bord de la troisième.

 

Nasa-landsat-2000---L.Siebert-Akton-Univ-jpg               Vue satellitaire Landsat/ Nasa - 2000 - L.Siebert Akton University

 

Atitlan--Toliman--San-Pedro----T.Pfeiffer-Volcanodi-jpgDe gauche à droite, l'Atitlan, le Toliman chapeauté de nuages, le cône Cerro de Oro, et la San Pedro - photo Tom Pfeiffer / Volcanodiscovery , avec son aimable autorisation.

 

Le Toliman est un grand stratovolcan andésitique, haut de 3.158 m., recouvert, à la différence de ses voisins, de coulées de lave.

Aucune éruption historique n'a été relevée; cependant une coulée de lave provenant d'un dôme de lave parasite situé sur son flanc nord, le Cerro de Oro, et qui a pénétré le lac Atitlan, a été datée d'un millier d'années seulement (Newhall -1987)

 

P1070676 CHB   Le Toliman se reflète dans la lac Atitlan; à l'arrière-plan, le volcan Atitlan, à l'avant-plan, le Cerro de Oro  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010.


Le San Pedro est un stratovolcan élevé de 3.020 m. Le volcan est peu documenté.

 

Le volcan Atitlan, stratovolcan élevé de 3.535 m., est le plus haut des trois volcans post-caldeira. Il est plus jeune que le Toliman et en contraste avec celui-ci, couvert d'une épaisse couche de dépôts pyroclastiques végétalisés côté nord, mais dénudé côté sud.

Les principales éruptions historiques datent du 15° siècle; la dernière manifestation récente, de VEI 3, date de mai 1853.

 

L'ascencion des trois structures volcaniques est considérée comme "difficile".

 

P1070662-CH.jpg

   Le lac Atitlan, au pied des volcans Atitlan et Toliman - © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

P1070623 CH

                      Tout le charme du lac Atitlan - © Frédéric & Carole Hardy

 

Le lac Atitlan est cerné de nombreux villages, peuplés en majorité par des indiens Mayas, Tzutujil et Caqchikel. La culture maya est vivace et les habits traditionnels toujours portés.

Noue en parlerons demain.

 

 

 

Sources :

- Volcanism during the past 84.000 years at Atitlan caldera - ADS

  The Smithsonian/ Nasa astrophysics data system - lien

- Global Volcanism Program - Toliman

-                                           - Atitlan

- USGS  - Guatemala volcanoes and volcanics.

- Volcanodiscovery - Guatemala

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
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Acatenango-et-Fuego.gif

               Carte topographique des volcans jumeaux Acatenango et Fuego - doc. GVP

 

Les volcans jumeaux Acatenango et Fuego sont situés à côté de l'ancienne capitale "La Antigua Guatemala"; la construction de l'Acatenango était complète avant la formation du Fuego, leurs activités respectives sont responsables du chevauchement des cônes.

 

L'Acatenango :

La formation du stratovolcan s'est déroulée en trois périodes éruptives principales, datées grossièrement de 85.000 ans, d'après les tephras "Los Chocoyos" provenant de la caldeira Atitlan.

Un Acatenango ancestral s'écroula vers le sud, il y a plus de 43.000 ans, formant les dépôts de débris d'avalanches "La Democracia" qui couvrent une grande part de la plaine côtière Pacifique.

La construction du sommet nord, Yepocapa (3.880 m.), fut terminée il y a 20.000 ans, précédant le formation du sommet sud, le plus élevé, appelé Pico Mayor (3.976 m.)

 

 

v6_hp11-Fuego-et-Acatenango.jpg          L'Acatenango et le Fuego, vus d'Antigua Guatemala City - auteur inconnu.

         Le groupe formé par les trois sommets est connu sous le nom des "Tres Hermanas".

 

Une note de 1690, décrit une éruption de 1661 : "le volcan a ouvert une bouche fumante, mais sans émettre de bruits".

Les éruptions historiques documentées datent de 1924-1925 (VEI 3 - Pico Central), de 1926- 1927 (Pico Central - VEI 2), la dernière de 1972 (VEI 1 - Pico Central, col du Yepocapa).

 

Le Fuego ("feu" en espagnol) :

La construction du volcan Meseta, dont on aperçoit un escarpement entre le Fuego et l'Acatenango, date de 230.000 ans et continua jusqu'à la fin du Pléistocène et au début de l'Holocène.

Son effondrement engendra il y a 8.500 ans l'énorme dépôt de débris d'avalanche Escuintla qui s'étend sur 50 km. par dessus la plaine côtière.

L'édification du Fuego moderne a suivi cet effondrement, en induisant la migration vers le sud de l'activité volcanique débutée à l'Acatenango. D'andésitiques à l'Acatenango, les éruptions du Fuego sont devenues de plus en plus basaltiques au cours des siècles.

De fréquentes et violentes éruptions ont été rapportées depuis le début de la colonisation espagnole en 1524, générant d'importantes chutes de cendres ( 1973-74 , 1978) , accompagnées occasionnellement de coulées de lave et coulées pyroclastiques (1971) . L'activité est "toujours en cours" !

Détails sur le site du GVP - Fuego eruptive history

 

P1080445---CHB.JPG

       Belle explosion, accompagnée de quelques bombes - © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

P1080441---CHB.JPG

 

     Le volcan est sous la surveillance de l'Insivumeh et de sa mascotte - © Frédéric & Carole Hardy Fuego 2010.

 

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        "Un volcan, ça trompe ...énormément !"  - © Frédéric & Carole Hardy - Fuego 2010.         

 

2007---ThB.jpg       Eruption nocturne en 2007 - avec l'aimable autorisation de Thorsten Boeckel.

                        Un clic sur la photo pour accéder à son site.


Sources :

- Global Volcanism Program - Fuego

-                                           - Acatenango

- USGS - Guatemala volcanoes and volcanics

- Volcanoes of central america - Fuego - par Thorsten Boeckel

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Santamaria_from_the_ISS.jpg

Le Santa Maria et le complexe Santiaguito, au NO, vu de la station spatiale internationale le 13.01.2008 - Doc. Nasa Earth Observatory.

 

Un impresionnant stratovolcan se dresse au sud de Quetzaltenango, la deuxième ville du Guatémala, dominant la plaine côtière : le Santa Maria.

On estime que  les éruptions, petites mais fréquentes, qui ont construit cet édifice ont débuté voici 30.000 ans. Suivant la période d'édification du cône, de longues périodes de repos furent entrecoupées d'émission de coulées de lave sur ses flancs, lui donnant un volume avoisinant les 10 km³, constitué d'un mélande de basalte et d'andésite.

Haut de 3.772 mètres, ce volcan a une forme parfaite vu depuis le nord, mais au sud, sa morphologie est différente : un cratère d'1,5 km. de large coupe le flanc sud-ouest.

 

L'éruption catastrophique du 24 octobre 1902, l'une des plus puissantes du 20° siècle, déstabilisa le flanc sud, provoquant une avalanche de débris. Un panache plinien s'éleva à près de 29 km., tuant près de 6.000 personnes.

L'éruption se prolongea moins intensément jusqu'en 1913. Dès 1922, l'activité revint dans le cratère en fer à  cheval, avec des phases explosives intenses entrecoupées par l'émission de lave visqueuse sous forme de dômes, créant le "complexe du Santiaguito".

 

14mar21f.png                                                     Carte M.Conway - GVP.


Le complexe du Santiaguito:

Ce complexe de dômes en comporte quatre dans la dépression : El Brujo, El Monje, La Mitad et El Caliente, le plus récent et aujourd'hui très actif.

 

Domes-Santiaguito---Lee-Siebert-smiths-jpgVue du complexe Santiaguito, du haut du Santa Maria, qui le domine de 1.300 mètres.

De gauche à droite : El Caliente, partiellement visible, La Mitad, El Monje et El Brujo. - photo Lee Siebert / Smithsonian 1993

 

Le complexe de dômes dacitiques s'étend sur 3 km. direction est-ouest. Depuis sa naissance en 1922, l'activité a fluctué, avec des périodes plus intenses de 3 à 5 ans, espacées d'intervalles de 10 à 12 ans. Elle se manifeste par des explosions vulcaniennes, des coulées pyroclastiques ou de lave épaisse, parfois des lahars, qui empruntent les drainages en direction du sud de l'édifice.

 

Un récent épisode envoya un panache de cendres entre 7 et 8,5 km.

 

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 Le complexe Santiaguito et le Caliente, fumant, en mars 2010 - © Frédéric & Carole Hardy


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                            Explosion au Caliente - © Frédéric & Carole Hardy

 

 

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                         Panache mixte vapeur et cendres  -  © Frédéric & Carole Hardy

 

Actu-4-6724_n2---ThB-12.2007.jpg Activité nocturne en décembre 2007 - avec l'aimable autorisation de Thorsten Boeckel.

Un clic sur la photo vous mène vers sa page - Volcanoes of central America.

 

Sources :

- Merci à Carole et Frédéric Hardy pour leur partage de photos.

- Global Volcanism Program - Santa Maria

- A.L.P.E. - le site de Martin Rietze - Santa Maria 12.2008-01.2009

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"


Après avoir visité le Guatemala en 1998, à l’époque « argentique », par conséquent peu compatible avec la transmission des images par ordinateur, une aimable proposition de photos de la part de Frédéric et Carole Hardy me donne envie d’y retourner… et comme d’habitude, de commencer par un aperçu volcano-tectonique.

 

schemas-008-copie.jpg            Tectonique de l'amérique centrale - Doc. Volcanism de H-U.Schmincke.

   

Le contexte tectonique général du Guatémala, situé dans la ceinture de feu du Pacifique, est lié à la subduction de la plaque Cocos sous la plaque Caraïbe. Ce canevas est compliqué par la présence de nombreuses failles ; au sud des failles Jocotan et Motagua, une tectonique d’extension est accompagnée de rotation de la plaque Caraïbe.

La géologie du complexe volcano-tectonique situé au sud de ces principales failles s’explique par l’interaction et la rotation de blocs crustaux dans la plaque Caraïbe chevauchant une zone de production magmatique, située le long de la plaque Cocos en subduction.

La faille Japalteque, aussi nommé « Pacific marginal fault zone », semble faire partie d’un régime d’extension en tant que zone de faille transformante.

 

burkart self extension rotation block central america volca   Principales failles observées en méso-amérique - doc. Burkart & Self (réf. ci-dessous)
 
Burke Burkart et Stephen Self, de l’Université d’Arlington au Texas, découpent la zone en quatre grands blocs :

- Le premier bloc est peu affecté par la tectonique d’extension.

- Le second est une zone d’extension moyenne, au sud d’une faille productrice d’un grand volume de matériaux volcaniques : des centres volcaniques siliciques à andésitiques sont établis sur une épaisse intrusion datée du milieu du Miocène. En son centre, le complexe de la caldeira Atitlan, toujours actif, est daté de 12 millions d’années. (schéma ci-dessous)

 

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              Le lac Atitlan et les volcans post-caldeira  -  © Frédéric & Carole Hardy

 

- A la séparation des zones II et III, la faille Mixto constitue la frontière ouest du graben Guatémaltèque (G), qui contient, comme centre éruptif, la caldeira d’Amatitlan. De 14 km. sur 16, cette caldeira fait suite à un cycle éruptif qui a couru sur 300.000 ans et s’est terminé il y a 23.000 ans, ayant éjecté plus de 70 km³ de magma. Cette troisième zone possède une structure « horst et graben » ( aussi appelée « basin and range »).

Le graben Ipala, du nom du stratovolcan qui s’y trouve, est situé à l’est du graben Guatémaltèque.

 

burkart_self_extension_rotation_block_central_amer-copie-1.jpg                         Les zones déterminées par l'étude de Burkart et Self.


- La quatrième zone concerne El Salvador et le Nicaragua, avec des déplacements orientés vers le nord-est.

 

Map_guatemala_volcanoes.gif

 

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Volcanoes of Guatemala

- USGS - Guatemala volcanoes and volcanics

- Extension and relation of crustal blocks in northern central America and effect on the volcanic arc - Bruke Burkart & Stephen Self - Geology 1985.

- Volcanism , de H-U.Schmincke

- Guatemala's volcanoes - lien

- Geology of Metapan volcanic field NW El Salvador - lien

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Au sud de Timanfaya, la vallée de la Geria et ses vignobles.


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Les vignobles et leurs murets en demi-lune couvrent la vallée de La Geria et les contreforts volcaniques  -  ©JM. Mestdagh

 

Le climat désertique et l’absence totale de source et de rivière sur Lanzarote rendent toute pratique agricole difficile. Cependant, en raison de son origine volcanique, l’île bénéficie d’un sol noir fertile constitué de cendres et de lapilli, sur un sous-sol argileux peu perméable. S’adaptant parfaitement à ces conditions naturelles originales, une technique viticole singulière a été adoptée : les ceps de vigne sont plantés individuellement au milieu d’entonnoirs creusés dans les lapilli, afin d’y puiser l’humidité nocturne recueillie, et sont protégés des vents secs du nord-est et du Sahara par des murets de pierre édifiés en demi-cercle.

 

Les murets sont constitués d'empilements de pierres sur un seul rang; les pierres sont placées de telle façon que le parement intérieur du demi-cercle soit aussi lisse que possible, de façon à faciliter le travail de la vigne dans les dépressions.

Une technique un peu différente consiste à creuser un large fossé, long de plusieurs dizaines de mètres, bordé de chaque côté par un muret et compartimenté par des murets tranversaux.

 

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Technique alternative : un grand fossé et des murets transversaux  -  ©JM. Mestdagh

 

Le vignoble de Geria produit un vin rouge et doux : le vin de Malvoisie.

Malvoisie est en réalité le nom grec donné à un groupe de cépages d'origine méditerranéenne. Dans l'ancienne terminologie du commerce Vénitien des vins, l'appellation "Malvasia" correspondait à la fois au cépage d'origine et à toute une série de vins grecs.

 

Accessible par la route, ou par le chemin côtier de Timanfaya, le site de El Golfo offre une vue surprenante.

 

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Le cratère d'El Golfo et la plage de sable noir  - ©JM. Mestdagh

 

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       Les effets de l'érosion sont spectaculaires  -  ©JM. Mestdagh

 

Un majestueux volcan d'origine sous-marine a été fortement érodé par la mer, donnant l'impression d'avoir été coupé en deux. Les roches errodées offrent une palette qui va du gris, au brun, à l'ocre jusqu'au rouge, contrastant avec la mer bleue, la plage de sable volcanique noir et un petit lagon vert bronze : le Charco de los Clicos... un arc-en ciel minéral !

Ce lagon est alimenté par des remontées d'eaux souterraines; sa couleur est liée à la présence d'algues microscopiques (Ruppia maritima).

 

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       Le cratère d'El Golfo et le Charco de los Clicos  -  ©JM. Mestdagh

 

Toujours plus au sud-ouest, Los Hervideros, "les eaux bouillonnantes" : des labyrhintes ont été creusé par la mer dans un flot de lave basaltique.

Les eaux de l'Atlantique se ruent dans les tunnels de lave, y créant des arches, des cheminées, où elles semblent bouillir avec des projections bruyantes hautes de plusieurs mètres.

 

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.Los Hervideros - "the boiling springs" - avec en arrière-plan  la Montana Bermeja, cône très coloré, à droite -  ©JM. Mestdagh

 


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                                                                                               ©JM. Mestdagh


Sources :

- Les murets de pierre sèche semi-circulaires du vignoble de Lanzarote - C. Lassure

- Landscapes of Lanzarote - Sunflower countryside guide.

 

   

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