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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

"parole aux lecteurs"

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Thomas Delano sends us news from San Francisco, already on the way to Central America.


Let us return to the third stage of his world tour of active volcanoes: the volcanic archipelago of Vanuatu in the Pacific, where it passed through the island of Tanna, and the Yasur, by the island of Ambrym, with the lakes Lava of Benbow and Marum, finally by the island of Ambae and the acid crater lake Voui.

Video TH.Delano

Yasur, an almost circular pyroclastic stratoconum surmounted by a summit crater 400 meters wide, is contained in the small caldeira Yenkahe. This young volcano is in Strombolian to vulcanian activity since its first observation by Captain Cook in 1774.

Yasur - satellite Spot map  03.1990

Yasur - satellite Spot map 03.1990

The Ambrym volcano island is made up of a large volcano rising to 1,800 meters above the surrounding seabed. Its main cone is truncated with a caldera 12 km in diameter, dated around 2,000 years. The post-caldeira volcanic activity developed at Marum, 1270 m. and the Benbow, 1160 m. 


The last major eruptions occurred in 1986 and 1988-89. The lava lake, which is variable in volume but present almost permanently in the Mbuelesu-Marum crater, periodically flushes out in the form of basaltic flows on the caldera floor (which can overflow the caldera during major eruptions as in 1913-1914), while that of the Benbow is drained outside the caldera by the axial fissures of the western part of the island. The magma is also ejected as ashes, lapilli and slag, which partly fall in the caldera, partly on the NW flank of the island. Extra caldera flows often emanate from areas of west and east axial cracks, and strong explosive manifestations frequently occur at the western and eastern ends of the island (as well as at sea, in their extension) through interaction between sea water and magma.


During the last two centuries, Ambrym had at least eight major eruptions with extra caldera flows and sometimes severe destruction occurred as in 1820, 1894, 1913 and 1929. For 50 years, no extra caldera lava flow is produced. In normal times, the impact of the activity of the volcano is limited to the caldera, the flank of the island located at the NW of the cones and the coast between Craig Cove and Ranon. However, when the wind is turning, other flanks and coast may be affected. During a major eruption, ash falls can affect the entire island, except perhaps its northern end.

Benbow and its active lava lake in April 2017 - photo Thomas Delano

Benbow and its active lava lake in April 2017 - photo Thomas Delano

The island of Aoba (1496 m) corresponds to the emergent part of the voluminous volcanoes of the archipelago (3900 m high from the ocean floor and about 2500 km³ in volume, making it an all-inclusive volcano - exceptional). Two concentric calderas crown it, the innermost one including three lakes, of which the lake Voui (2,1 km in diameter) installed in the present crater of the volcano.
 

Recent volcanic activity includes the formation, about 4 centuries ago, of cones surrounding the explosive craters of Voui and Manaro Ngoro. It also includes the emission of basalt flows from N'dui N'dui from cracks on the flanks about 300 years ago. Lahars (mudslides carrying blocks and trunks of trees that occur when large deposits of ash, unstable, are picked up by the torrential rains usually accompanying eruptions) probably destroyed villages on the SE side of the river, Island, some 120 years ago, causing several victims. Numerous deposits of lahars, thick and probably not older than 100-300 years, have been observed on all the coasts of the central part of the island. An eruption would have occurred in 1914 with ash emission and descent of lahars (12 deaths). Finally, a small cone of ash formed in 1966 inside the caldera.
Three bubbling zones with enormous bubbles (10 m in diameter) and a general russeting of the shore forest were observed at Lake Voui on 13 July 1991 by a Vanair pilot. It was the first time he had observed such a phenomenon, which could only be recent, as the forest was still intact in May of the same year. On July 24, 1991, aerial reconnaissance showed only three areas of whitish waters in the middle of the lake and a vegetation burned by acid gases to the lip of the crater, 120 m above the water. An abnormally strong release of SO2 between May and July 1991 is probably the cause of the phenomena observed.
 
Sources:
- photos & video Thomas Delano
- Vanuatu Geohazards Observatory - link
- Global volcanism Program - Yasur - Ambrym - Ambae / Aoba

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Thomas Delano nous envoie des nouvelles de San Francisco, en route déjà pour l'Amérique centrale.

Revenons à sa troisième étape de son tour du monde des volcans actifs : l'archipel volcanique du Vanuatu dans le Pacifique, où il est passé par l'île de Tanna, et le Yasur, par l'île d'Ambrym, avec les lacs de lave du Benbow et du Marum, enfin par l'île d'Ambae et le lac de cratère acide Voui.

Vidéo TH.Delano

Yasur, un stratocône pyroclastique presque circulaire surmonté par un cratère sommital large de 400 mètres, est contenu dans la petite caldeira Yenkahe. Ce jeune volcan est en activité strombolienne à vulcanienne depuis sa première observation par le Capitaine Cook en 1774.

Yasur - carte Spot 03.1990

Yasur - carte Spot 03.1990

L'île-volcan d'Ambrym est constituée d'un grand volcan s'élevant à 1.800 mçtres au dessus des fonds marins environnants. Son cône principal est tronqué d'une caldeira de 12 km de diamètre, datée de 2.000 ans environ. L'activité volcanique post-caldeira s'est développée au Marum, 1270 m. et au Benbow, 1160 m.

 

Les dernières éruptions importantes se sont produites en 1986 et 1988-89. Le lac de lave, de volume variable, mais présent de manière quasi permanente dans le cratère du Mbuelesu-Marum se vidange périodiquement sous forme de coulées basaltiques sur le plancher de la caldeira (qui peuvent déborder de la caldéra lors d’éruptions importantes comme en 1913- 1914), tandis que celui du Benbow se vidange plutôt à l’extérieur de cette caldeira, par les fissures axiales de la partie ouest de l’île. Le magma est aussi éjecté sous forme de cendres, lapilli et scories, qui retombent en partie dans la caldeira, en partie sur le flanc NW de l’île. Des coulées extra-caldeira émanent souvent des zones de fissures axiales ouest et est, et des manifestations explosives fortes se produisent fréquemment aux extrémités ouest et est de l’île (ainsi qu’en mer, dans leur prolongement) par interaction entre l’eau de mer et le magma.

Durant les deux derniers siècles, Ambrym a eu au-moins 8 éruptions majeures avec coulées extra-caldeira et quelquefois d’importantes destructions ont eu lieu comme en 1820, 1894, 1913 et 1929. Depuis 50 ans, aucune coulée extra-caldeira ne s’est produite. En période normale, l’impact de l’activité du volcan est limité à la caldeira, au flanc de l’île situé au NW des cônes et à la côte entre Craig Cove et Ranon. Toutefois, lorsque le vent tourne, il arrive que d’autres flancs et côtes soient affectés. Lors d’une éruption majeure, les chutes de cendres peuvent affecter l’ensemble de l’île, excepté peut-être son extrémité nord.

Benbow et son lac de lave actif en avril 2017 - photo Thomas Delano

Benbow et son lac de lave actif en avril 2017 - photo Thomas Delano

L’île d’Aoba (1496 m) correspond à la partie émergée du plus volumineux des volcans actifs de l’archipel (3900 m de hauteur depuis le fond océanique et environ 2500 km3 de volume, ce qui en fait un volcan tout-à-fait exceptionnel). Deux caldeiras (cratères géants) concentriques la couronnent, la plus interne incluant trois lacs, dont le lac Voui (2, l km de diamètre) installé dans le cratère actuel du volcan.

L’activité volcanique récente comprend la formation, il y a environ 4 siècles, des cônes entourant les cratères d’explosion du Voui et du Manaro Ngoro. Elle comprend également l’émission des coulées de basalte de N’dui N’dui à partir de fissures sur les flancs, il y a environ 300 ans. Des lahars (coulées de boues transportant des blocs et troncs d’arbres qui se produisent lorsque d’importants dépôts de cendres, instables, sont repris par les pluies torrentielles accompagnant généralement les éruptions) ont probablement détruit des villages sur le flanc SE de l’île, il y a quelque 120 ans, occasionnant plusieurs victimes. De nombreux dépôts de lahars, épais et probablement pas plus anciens que 100-300 ans, ont d’ailleurs été observés sur l’ensemble des côtes de la partie centrale de l’île. Une éruption se serait produite en 1914 avec émission de cendres et descente de lahars (12 morts). Enfin, un petit cône de cendre s’est formé en 1966 à l’intérieur de la caldéra.

Trois zones bouillonnantes avec formation de bulles énormes (10 m de diamètre) et un roussissement général de la forêt des rives ont été observés au lac Voui le 13 juillet 1991 par un pilote de Vanair. C’était la première fois qu’il observait un tel phénomène, qui ne pouvait être que récent, puisque la forêt était encore intacte en mai de la : même année. Le 24 Juillet 1991, une reconnaissance aérienne montrait seulement trois zones d’eaux blanchâtres au milieu du lac et une végétation brûlée par des gaz acides jusqu’à la lèvre du cratère, 120 m au-dessus de l’eau. Un dégagement de SO2 anormalement fort, entre Mai et juillet 1991, est probablement à l’origine des phénomènes observés.

 

Sources :

- photos & vidéo Thomas Delano

- Vanuatu Geohazards Observatory - link

- Global volcanism Program – YasurAmbrym - Ambae / Aoba

 

 

Ambae / Aoba et son lac acide - photo 04.2017 Thomas Delano

Ambae / Aoba et son lac acide - photo 04.2017 Thomas Delano

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Publié le par Bernard Duyck
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Krakatau - photo © Thierry Sluys / flickr

Krakatau - photo © Thierry Sluys / flickr

A la Cité du Volcan / Ile de La Réunion, Thierry Sluys a régalé son auditoire d’un diaporama et de deux films qui témoignent de sa passion pour les volcans gris en activité.

En suite de quoi, le Quotidien lui a consacré un article, dont je reprends le texte ci-dessous.

Sinabung - photo © Thierry Sluys / flickr

Sinabung - photo © Thierry Sluys / flickr

Hier après-midi, à la cité du Volcan, Thierry Sluys a régalé son auditoire d’un diaporama et de deux films qui témoignent de sa passion pour les volcans gris en activité. L’occasion d’en apprendre plus sur un volcanophile aventurier installé depuis 5 ans à La Réunion et qui a fait du volcanisme actif le fil rouge de ses voyages. Les volcans, Thierry Sluys est tombé dedans en 1973. Il a alors 15 ans et habite Mexico où son père est en poste à l’ambassade de Belgique pour deux ans. Un de ses camarades, dont le père est chercheur lui propose alors une expédition au sommet du Popocatepetl, le volcan qui surplombe Mexico. Il accepte de donner un coup de main au projet de refuge scientifique. Leur objectif: porter à 5 400 mètres d’altitude des plaques d’aluminium. «Je n’avais jamais fait d’alpinisme. On nous a mis des crampons aux pieds et nous sommes montés de nuit pendant des heures dans la neige. Comme des sherpas! Quand je suis arrivé au bord de la lèvre du cratère, ça a été le coup de foudre», se souvient encore Thierry. «J’étais un gamin, mais c’était fabuleux. D’un côté nous avions vue sur Mexico city. De l’autre sur Ixtaccíhualtl, le volcan de La Femme Endormie. Le cratère fumait, ça sentait très fort le soufre, une odeur entêtante d’œuf pourri». «Nous ne sommes rien» Un moment fondateur. De ceux qui vous changent la vie pour toujours. Devant le spectacle extraordinaire de ce monstre tellurique en plein dégazage, se noue alors un lien intime et indéfectible entre ce jeune homme sportif et contemplatif et l’univers fascinant du volcanisme actif. «J’y suis allé une deuxième fois et puis nous avons quitté le Mexique. Mais ça m’a marqué à vie. Quarante ans après, je continue à faire l’imbécile sur les volcans, dès que je le peux». S’il a préféré l’hôtellerie à la volcanologie (il a longtemps dirigé de grands établissements à Bruxelles), depuis ce jour, Thierry, son épouse et ses enfants ont fait du volcanisme l’inamovible motif de leurs voyages, vacances et temps libre. Mais attention, pas n’importe quel volcanisme. Le volcanisme actif et plus particulièrement celui des volcans gris, aux comportements explosifs, par opposition aux volcans rouges effusifs, comme notre Fournaise. «Les volcans rouges offrent les plus beaux spectacles avec leurs fontaines, leurs coulées, leurs tunnels, avec des approches en général plus faciles. Mais j’ai vraiment une fascination pour le dynamisme éruptif des volcans explosifs qui nous remet à notre place. Face à un volcan gris en activité, nous ne sommes rien. Mon but, c’est de voir les éruptions, même si j’ai déjà voyagé pour voir des paysages volcaniques comme en Nouvelle Zélande. Juste pour le plaisir. Ce qui nous intéresse aussi, c’est d’aller à la rencontre des peuples qui vivent auprès de ces volcans, avec ces volcans, de comprendre leurs croyances, leurs craintes et leur fascination aussi». «Trois jours seul au monde» Quand une éruption se produit et que les grandes vacances sont encore loin, Thierry ne s’interdit pas non plus de céder à un coup de tête. Comme lors de cette expé- dition montée en quelques jours pour aller voir le Char des Dieux, le mont Cameroun, entré en éruption après dix-sept ans de sommeil. Une «aventure formidable», parmi d’autres, forcément engagée, mais que Thierry aborde toujours avec prudence. La dernière explosion de l’Etna qui a blessé plusieurs touristes lui donne raison. Ses plus grands souvenirs ? «Il y en a beaucoup!». L’incroyable lac de lave du volcan bouclier Erta Alé en Ethiopie. Le Sangay, strato-volcan équatorien qui nécessita six jours d’ascension sous la pluie. Six jours qui eurent raison de la passion de ses enfants alors âgés de 13 et 15 ans pour ces vacances pas comme les autres ! Et puis surtout, «il y a ma descente en solitaire dans le cratère du Bembo aux îles Vanuatu dans le Pacifique. Personne ne voulait m’accompagner, alors j’y suis allé seul pour voir un lac de lave. Je suis descendu en rappel dans le cratère jusqu’à une plateforme qui surplombait le lac. Je suis resté trois jours sur place, seul au monde dans ce milieu absolument incroyable. Je l’ai fait, mais je ne referais plus. J’ai eu aussi très peur. Mon but, ce n’est pas de rechercher l’adrénaline. Au contraire. Le but c’est d’attendre, d’observer et de se tenir autant que possible à distance. Un volcan reste tellement imprévisible»… Thierry Sluys garde notamment en mémoire son retour sur le Popocatepetl en 1994. «J’ai refait l’ascension du Popocatepetl, le 20décembre, tout seul. Sur le bord du cratère, j’ai retrouvé une des plaques d’aluminium que nous avions montées pour construire le refuge vingt ans plus tôt. Je suis redescendu et le lendemain il est entré en éruption. Il m’a laissé en vie. Depuis le Popocatepetl est montagne interdite».

Article de Vincent PION / LE Quotidien.

Thierry au Popocatépetl - photo © Thierry Sluys / flickr

Thierry au Popocatépetl - photo © Thierry Sluys / flickr

La Chaîne de télévision Réunionnaise l'a également invité dans sa rubrique « Tête à Tête » ... 

La Réunion - éruption de La Fournaise 01.02.2017 - photo © Thierry Sluys

La Réunion - éruption de La Fournaise 01.02.2017 - photo © Thierry Sluys

Merci à Thierry de nous avoir fait partager cet article, et pour ses photos d'actualité de La Réunion, où il tient aujourd'hui une maison d'hôtes à Saint Leu.

Sources :

- Le Quotidien – "Thierry Sluys, Le Volcan au corps"

- Leu Bleu Austral – site de sa maison d'hôte / La Réunion - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #"Parole aux lecteurs"

Second stage around the world of the active volcanoes of Thomas Delano, still in Afar.
He gives us news of the massif of Erta Ale.

The story of TH.Delano, at the "gates of hell".

The volcanic chain of the Erta Ale has as main structure the volcano of the same name. This basaltic volcano-shield, 50 km. wide, culminates at 613 meters; It is capped with an elliptical caldera of 1,600 meters by 700, sheltering two pit craters, containing, for the south pit, a permanent lava lake, existing at least since 1906.
The activity of the lava lake, and its level in the well, have varied greatly since observations began in the 20th century.

Erta Ale - strong turbulence at the lava lake of the pit crater south - video Guy de Saint-Cyr January 2016 / Adventure and volcanoes

Overflows occurred in 2016 and 2017, when a major fissure flank eruption occurred that temporarily drained the lava lake in late January.
Since that date, the eruptive fissure is active about 6 km south of the summit of the Erta Ale and still leaks lava flows. A second lava lake, 175 m. on about 80 m, formed at the site of the fissural eruption, as well as a pahoehoe lava field to the northeast of it, 1,500 meters wide and whose lava front is about 3,500 Meters of distance.
Between this second lava lake and the active lava field, a "hole" in the thermal signals suggests feeding via lava tube(s).

Erta Ale - overflow of the lava lake on 19.01.2017- image Sentinel Hub

Erta Ale - overflow of the lava lake on 19.01.2017- image Sentinel Hub

Erta Ale - 26.01.2017 - gas plume at the southern pit of the caldera and flank eruption - doc.NASA Earth Observatory image by Joshua Stevens, using Landsat data from the U.S. Geological Survey. Caption by Adam Voiland. - Landsat 8 OLI

Erta Ale - 26.01.2017 - gas plume at the southern pit of the caldera and flank eruption - doc.NASA Earth Observatory image by Joshua Stevens, using Landsat data from the U.S. Geological Survey. Caption by Adam Voiland. - Landsat 8 OLI

Erta Ale - state of the site of the fissure eruption on 11.02.2017- image Landsat 8 / USGS Nasa

Erta Ale - state of the site of the fissure eruption on 11.02.2017- image Landsat 8 / USGS Nasa

Erta Ale - glow at the southern pit crater (caldeira), at the site of the fissural eruption and on the lava field on 10.03.2017 - image Sentinel-2 Hub

Erta Ale - glow at the southern pit crater (caldeira), at the site of the fissural eruption and on the lava field on 10.03.2017 - image Sentinel-2 Hub

At the end of March 2017, the satellite images show an activity / thermal anomaly both at the lake of the south crater pit and at the site of the fissural eruption of the flank ... which is confirmed at the beginning of April by the images of Thomas, and the Mirova / MODIS data.
The surface covered by the lavas of the fissural eruption is nearly one million square meters.

Erta Ale - high thermal anomaly on 13.04.2017 / 11.15 and distance from top - doc. Mirova / Modis
Erta Ale - high thermal anomaly on 13.04.2017 / 11.15 and distance from top - doc. Mirova / Modis

Erta Ale - high thermal anomaly on 13.04.2017 / 11.15 and distance from top - doc. Mirova / Modis

Sources:
- Lava Hunter - Thomas Delano / website / Facebook / Twitter
- Global volcanism Program - Erta Ale

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

First stage of the world tour of the active volcanoes of Thomas Delano, which begins with the Triangle Afar.

Story of a volcanic world tour - Episode 1 - Dallol, between salt & acid.

Located in the Danakil depression in the northern part of the Afar Triangle in Ethiopia, the site of Dallol is difficult to qualify in a few words.
Craters of explosion, according to the Global Volcanism Program, hydrothermal site for others, these appointments remain all somewhat reductive. The activity in Dallol has never emitted lava, even if its hydrothermal assignment is related to the magma. The name "proto-volcanic system" recalls the fact that it is impossible to exclude at a given moment an eruption of a part of the magma situated under Dallol.

 Dallol - image Digital Globe / Google Earth 2008

Dallol - image Digital Globe / Google Earth 2008

Dallol - acid pool hemmed in salt - photo © Bernard Duyck 2007 - a click on the photos to enlarge them.

Dallol - acid pool hemmed in salt - photo © Bernard Duyck 2007 - a click on the photos to enlarge them.

According to Chernet (in GVP), an adjacent depression characterized by a salt crust lying 120 meters below sea level was linked, in the Pleistocene, to the Gulf of Zula, on the Red Sea by the narrow Alid extension graben. The Alid graben is floored by basaltic fissures and the active rhyolite volcanoes Alid and Jallua.
A succession of evaporite in the sedimentary basin is mainly composed of halite, with inter-beds of clay, gypsum, anhydrite and a thick bed of potash, a time exploited. Deposits of more than 1,000 meters have continued from 200,000 to 25,000 years, and bear witness to a number of marine entries in the depression, which have abandoned a number of brine lakes.

Two three-dimensional representations of the Dallol dome and subsurface sources that flow to the surface to feed the evaporites. Doc. Of the Research and Development Center, Ministry of Mines, PO Box 486, Addis Ababa, Ethiopia. Courtesy of Carniel et al. (2010), citing personal communications from Mr. Rivas (2006).

Two three-dimensional representations of the Dallol dome and subsurface sources that flow to the surface to feed the evaporites. Doc. Of the Research and Development Center, Ministry of Mines, PO Box 486, Addis Ababa, Ethiopia. Courtesy of Carniel et al. (2010), citing personal communications from Mr. Rivas (2006).

Dallol - acid pool hemmed in salt - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - acid pool hemmed in salt - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - the black lake - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - the black lake - photo © Bernard Duyck 2007

In Dallol, a salt dome is a topographical and geological feature; On this dome, springs of boiling, supersaturated and very acid waters are discharged on cones of salt.
The geothermal reservoirs, under the succession of evaporites, recharge with the precipitation of the northwest plateau ... suggesting a potential supply of renewable geothermal energy.
The cones of salt are as many mouths, tall and brightly colored, interspersed with pools of brine orange, yellow, or blue-green ... colors depending on the state of oxidation of iron salts.
 
The Dallol waters are characterized by a very high level of dissolved solids (up to 525gr / kg). The sample composition is concentrated seawater and contains high levels of chlorides, including bishofite / Hydrous magnesium chloride.
X-ray diffraction analysis shows that the major components of the samples are halite, sulfur, sodalite and hematite, with minor levels of silica. Metal oxides, and potassium and / or fluorinated impurities, give the site its colors ranging from brown to yellow and even blue-green.

Dallol - evaporites - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - evaporites - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - Salt and acid - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - Salt and acid - photo © Bernard Duyck 2007

Sources:
- Lava Hunter - Thomas Delano / website / Facebook / Twitter
- Global volcanism Program - Dallol

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Publié le par Bernard Duyck
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Première étape du tour du monde des volcans actifs de Thomas Delano, qui le débute avec le Triangle Afar.

Récit d'un tour du monde des volcans - Episode 1 - Dallol, entre sel & acide.

Situé dans la dépression Danakil dans la partie nord du Triangle Afar en Ethiopie, le site de Dallol est difficilement qualifiable en quelques mots.

Cratères d'explosion, d'après le Global Volcanism Program, site hydrothermal pour d'autres, ces nominations restent toutes un peu réductrices. L'activité à Dallol n'a jamais émis de lave,même si son affectation hydrothermale est en lien avec le magma. L’appellation de "système proto-volcanique" rappelle le fait qu'on ne peut exclure à un moment donné une éruption d'une partie du magma situé sous Dallol.

Dallol - image Digital Globe / Google Earth 2008

Dallol - image Digital Globe / Google Earth 2008

Dallol - bassin d'acide ourlés de sel - photo © Bernard Duyck 2007 - un clic sur les photos pour les agrandir.

Dallol - bassin d'acide ourlés de sel - photo © Bernard Duyck 2007 - un clic sur les photos pour les agrandir.

Selon Chernet (in GVP), une dépression adjacente caractérisée par une croûte de sel gisant à 120 mètres sous le niveau marin était liée, au Pléistocène, au Golfe de Zula, sur la Mer Rouge par l'étroit graben d'extension Alid. Le graben Alid est tapissé au sol par des fissures basaltiques et les volcans actifs rhyolitiques Alid et Jallua.

Une succession d'évaporite dans le bassin sédimentaire est principalement composée d'halite, avec des inter-lits d'argile, gypse, anhydrite et un lit épais de potasse, un temps exploité. Les dépôts, épaos de plus de 1.000 mètres, se sont poursuivis de 200.000 à 25.000 ans et témoignent d'un certain nombre d'entrées marines dans la dépression, qui y ont abandonné un certain nombre de lacs de saumure.

Deux représentations tridimensionnelles du dôme de Dallol et des sources de subsurface qui s'écoulent en surface pour y alimenter les évaporites . Doc. du Centre de Recherche et Développement, (Ministry of Mines, P.O. Box 486, Addis Abeba, Ethiopie). Courtesy of Carniel et autres (2010), citant des communications personnelles de M. Rivas (2006).

Deux représentations tridimensionnelles du dôme de Dallol et des sources de subsurface qui s'écoulent en surface pour y alimenter les évaporites . Doc. du Centre de Recherche et Développement, (Ministry of Mines, P.O. Box 486, Addis Abeba, Ethiopie). Courtesy of Carniel et autres (2010), citant des communications personnelles de M. Rivas (2006).

Dallol - bassin d'acide ourlés de sel - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - bassin d'acide ourlés de sel - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - le lac noir - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - le lac noir - photo © Bernard Duyck 2007

A Dallol, un dôme de sel constitue une caractéristique topographique et géologique ; sur ce dôme, des sources d'eaux bouillantes, sursaturées et très acides se déchargent sur des cônes de sel.

Les réservoirs géothermiques , sous la succession d'évaporites, se rechargent avec les précipitations du plateau nord-ouest... suggérant un potentiel d'approvisionnement en énergie géothermique renouvelable.

Les cônes de sel sont autant de bouches, élevées et brillamment colorées, entrecoupés de piscines de saumure orange, jaune, ou bleu-verte ... couleurs fonction de l'état d'oxydation des sels de fer.

 

Les eaux de Dallol sont caractérisées par un taux très élevé de solides dissous (jusqu'à 525gr/kg) La composition d'échantillons prélevés est celle de l'eau de mer concentrée, et contenant des taux importants de chlorures, dont de la bishofite / chlorure de magnésium hydraté.

L'analyse par diffraction rayons-X montre que les constituants majeurs des échantillons sont de l'halite, du soufre, de la sodalite et de l'hématite, avec des niveaux mineurs de silice. Les oxydes métalliques, et les impuretés potassiques et/ou fluorées confèrent au site ses couleurs allant du brun, au jaune, et même au bleu-vert.

Dallol - évaporites - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - évaporites - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - Sel et acide - photo © Bernard Duyck 2007

Dallol - Sel et acide - photo © Bernard Duyck 2007

Sources :

- Chasseur de lave – Thomas Delano / website / Facebook / Twitter

- Global volcanism Program - Dallol

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"
Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut


"Readers Speak", and return of the Aeolian and the " Lighthouse of the Mediterranean ", Stromboli , with recent photographs of Henri Buffetaut, on site on 19 and 20 April.

As he reports: " The activity was quite strong with a mouth that was constantly busy with small Strombolian explosions (photo 4). The other vents were more irregular but with craters northeast spitting every half hour intensive " torches " accompanied by bombs in a din of all the devils ! "

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 04/19/2014 - photo © Henri Buffetaut

These excellent photos reflect the latest report from the INGV Catania - 17/2014 :

During the past week, the explosive activity was produced mainly by an eruptive mouth located in the north crateric area , and four mouths located in the south crateric area.     All these vents are located in a depression occupied by the crateric terrace.

On thermal webcam of Pizzo , INGV divides the crateric terrace in " area north and south area ."  The N1 mouth produced an average low explosive activity , with projection of bombs and lapilli to an height less than 120 meters, while the N2 mouth showed no explosive activity. The average frequency of explosions N1 ​​was 3 per hour.

Mouths S1 and S2 have witnessed sporadic explosive activity , qualified of low-intensity  with gross projections amount less than 80 meters. S3 mouth, located on the cone face Sciara del Fuoco, showed a low intensity explosive activity , and S4 mouth, a discontinuous activity with emission of fine material mixed with coarse material . The average frequency of explosions in the southern zone is from 2to 11 events per hour.

Various technical problems and maintenance have failed to provide data on the deformation , the flows from the soil of CO2 and the CO2 / SO2 report. The value of volcanic tremor remained in a low to medium area .

Stromboli - North and South crateric terrace views by the thermal camera Pizzo areas - and the relative position of different eruptive vents - doc . INGV Catania 21/04/2014

Stromboli - North and South crateric terrace views by the thermal camera Pizzo areas - and the relative position of different eruptive vents - doc . INGV Catania 21/04/2014

Stromboli - 20/04/2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 20/04/2014 - photo © Henri Buffetaut

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Publié le par Bernard Duyck
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Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Parole aux lecteurs et retour sur les Eoliennes, et le « phare de la Méditerranée », le Stromboli, grâce aux photos récentes d’Henri Buffetaut, présent les 19 et 20 avril.

Comme il le rapporte : " L'activité était assez soutenue avec une bouche qui était sans cesse animée de faibles explosions stromboliennes (photo 4). Les autres évents étaient plus irréguliers avec cependant les cratères de la bouche nord-est qui crachaient toutes les demi-heures d'intenses "chalumeaux" accompagnés de bombes dans un vacarme de tous les diables! "

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 19.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Ces excellentes photos reflètent le dernier rapport de l’INGV Catania – 17/2014 : durant la semaine écoulée, l’activité explosive a été produite surtout par une bouche éruptive située dans l’aire cratérique nord, et par quatre bouches situées dans la zone cratérique sud. Toutes ces bouches sont localisées dans une dépression occupée par la terrasse cratérique.

Sur la webcam thermique du Pizzo, l’INGV divise la terrasse cratérique en « aire Nord et aire sud ». La bouche N1 a produit une activité explosive moyenne à basse, avec projection de bombes et lapilli à une heuteur inférieure à 120 mètres, tandis que la bouche N2 n’a pas montré d’activité explosive. La fréquence moyenne des explosions N1 a été de 3 par heure.

Les bouches S1 et S2 ont témoigné d’une activité explosive sporadique, qualifiée de basse intensité avec des projections grossières montant à moins de 80 mètres. La bouche S3, située sur le cône en face de la Sciara del Fuoco, a montré une activité explosive de basse intensité, et la bouche S4, une activité discontinue avec émission de matériaux grossiers mélangés à des matériaux fins. La fréquence moyenne des explosions de la zone sud est de 2 à 11 évènements par heure.

Divers problèmes techniques et la maintenance n’ont pas permis de fournir des données sur la déformation, les fluxs de CO2 du sol, et le rapport CO2/ SO2. La valeur du trémor volcanique est restée dans un domaine bas à moyen.

Stromboli - les zones Nord et Sud de la terrasse cratérique vues par la caméra thermique du Pizzo - et la position relative des différentes bouches éruptives - doc. 21.04.2014 INGV Catania

Stromboli - les zones Nord et Sud de la terrasse cratérique vues par la caméra thermique du Pizzo - et la position relative des différentes bouches éruptives - doc. 21.04.2014 INGV Catania

Stromboli - 20.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

Stromboli - 20.04.2014 - photo © Henri Buffetaut

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Publié le par Bernard Duyck
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P1070298.JPG

                          Le Pacaya  -  © Frédéric & Carole Hardy mars 2010.


Situé à une trentaine de kilomètres au sud de Guatemala City, la capitale, le Pacaya est un massif volcanique complexe édifié en partie sur l'ancienne caldeira du lac Amatitlan, dépression qui abrite la "laguna de calderas".

Son nom étrange, "Pacaya" signifie "courge" en langue maya, lui a été donné en raison de nombreuses cultures de courge profitant de la fertilité de ces terres volcaniques.


2005pac2.png                                                     Carte de situation - GVP


Structure du Pacaya :

Le complexe Pacaya se compose d'un ancien stratovolcan surmonté de dômes de lave dacitique, le Cerro Chino, au nord-ouest, et le Cerro Grande à l'est, et un stratovolcan plus jeune.

Ce dernier comporte une caldeira en forme de fer à  cheval qui s'ouvre vers le sud-ouest et à l'intérieur de laquelle s'est formé l'actuel cône actif : le Mac Kenney, qui doit son nom à un médecin guatémaltèque, Alfredo Mac Kenney, qui a relaté son activité depuis le début.

 

Cerro-grande-du-Pacaya-GVP--1.jpgLe Cerro Grande, vu du cône Mac Kenney en 2005 - Doc. GVP / Richard Roscoe - photovolcanica.com

 

2005pac1.pngCarte topographique du Pacaya et dess villages environnants - G.Chigna / GVP.

x : cratère McKenney - y : pré-cône 1965 - z : spatter cone 1984 (El Hornito)

 


Activité volcanique du Pacaya :

Il a enregistré depuis 1565, au moins 23 éruptions, avec une activité intermittente, les périodes de paroxysme alternant avec d'autres d'activité plus faible ou de repos.

Après une période de repos de presque cent ans, le Pacaya s'est réveillé en 1961, émettant 1,5 Mm³ de lave, l'activité étant concentrée sur son flanc sud, au niveau de l'évent Cachajinas.

 

Pacaya - Rolf cosar wiki  Pacaya - Cône McKenney - activité strombolienne et coulée. - photo Rolf Cosar 01.2007 

  

L'activité du Mac Kenney date, selon le GVP, de 1.160 +/- 75 ans (épisode présumé de VEI = 3).

Depuis 1965, le Mac Kenney se trouve dans une période d'activité persistante, avec une alternance d'activité strombolienne - puissantes fontaines de lave en 2.000; émission de coulées de lave scoriacées -  et vulcanienne.

 

Pacaya-2000---Gene-West.jpg                                     Activité du 16.01.2000 - photo Gene West / GVP

Fontaine de lave, coulées scoriacées et panaches respectivement pauvre et riche en poussières.

 

 

bouche incandescente CHB

            Coulée scoriacée et bouche incandescente  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

bouche-incandescente1-CHB.JPG                                           Incandescence  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

 

bouche-incadesente-CHB.jpg

                     Zoom sur les entrailles du Pacaya  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

La dernière crise éruptive date de fin mai 2010.

L'Insivumeh a déclenché l'alerte le 26 mai.

Le 27 mai, à 14 h.15, une éruption strombolienne fait jaillir des fontaines de lave à 2.000 mètres, et plus rare, deux coulées pyroclastiques sur le flanc sud; vers 18 h.30, le paroxysme survient, avec une réapparition des fontaines de lave et un effondrement sommital en direction du nord ... les matériaux pyroclastiques, poussés par le vent en direction nord aussi, touchèrent les villages de San Francisco de Sales, Calderas et El Cedro. Résultat: toits perforés et effondrés, maisons brûlées, récoltes perdues... et une seule victime, un journaliste qui tentait d'approcher les coulées de lave.

Dans la soirée du 27 mai, les vents ont rabattu le nuage de cendres en direction de la capitale guatémaltèque, causant la fermeture de l'aéroport La Aurora et de nombreux désagréments aux trois millions d'habitants.

Le 28 mai, alors qu'on s'attendait à une troisième éruption paroxysmale, c'est un cône adventif qui apparaît sur le flanc sud-est du volcan,permettant la libération du magma. Ce cinder cone est le siège d'activité strombolienne et effusive, avec deux flux principaux de magma très fluide.

(Récit d'éruption d'E.Delstanche, d'après le récit du volcanologue G.Chigna - in Revue Lave de juillet 2010)

L'activité strombolienne s'est maintenue jusqu'au 3 juin; les flots de lave, de moins en moins rapides, ont continué jusqu'au 15 juin, avec des explosions au  niveau du cratère latéral.

(Insivumeh, via le Global Volcanism Program)

Le parc national du Pacaya, fermé depuis mai, pourrait réouvrir et l'ascension se faire par de nouveaux chemins, d'après le bulletin spécial émis par l'Insivumeh le 14 juillet 2010. L'activité sommitale strombolienne se maintient au McKenney avec des explosions de faible puissance espacées de 5 à 10 minutes, et de petits écoulements pyroclastiques, principalement en direction du sud.

P1070384 copie CHB                                               © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

P1070371-copie.jpg

               Le Pacaya, toujours menaçant ...  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010


 Sources :

- Global Volcanism Program - Pacaya

- Insivumeh

- Revue LAVE N°145 - 07.2010

- articles sur l'activité du Pacaya en mai 2010 - 28.05 / 29.05 / 30.05


 

 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
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Cette photo satellite montre bien l'imbrication du volcan dans le dense tissu urbain qui s'est constitué à ses pieds.

 

Agua---Google.jpg

Photo satellite révélant la symétrie du volcan et des ses drainages - on remarque aussi une grande urbanisation de la zone au nord de l'édifice - d'après Google earth.

 

Ce stratovolcan symétrique forme, avec ses voisins le Fuego et l'Acatenango, une toile de fond surprenante à l'antique cité Antigua Guatemala.

Haut de 3.760 mètres, il est surmonté d'un cratère relativement petit, de 280 m. de large. Six petits "pit craters" sont localisés sur son flanc nord-ouest, et deux petits cônes, Jaboncillo et Cerro,  sur son flanc sud.

Vu son profil symétrique, il s'agit d'un édifice jeune ... aucune éruption historique n'a été remarquée; cependant il tient son nom - Agua, "volcan d'eau" - d'un lahar qui a dévasté, le 11 septembre 1541, la première capitale du pays, Santiaguo de los Caballeros, rebaptisée depuis Ciudad Vieja. Le gouvernement a déplacé la capitale vers Antigua, relativement proche, après cette catastrophe... celle-ci a perdu depuis son statut de capitale, à la suite de sa destruction en 1773, par un séisme, au profit de Guatemala City.

Ses principaux monuments sont toujours préservés en tant que ruines. Construite selon un plan en damier inspiré des principes de la Renaissance italienne, elle s'est, en moins de trois siècles, enrichie de monuments superbes. Antigua est aujourd'hui la cité-marché des hautes terres environnantes, qui produisent blé, canne à sucre, fruits et légumes, ainsi qu'un café réputé ... toutes ces productions sont dues à la richesse de la terre volcanique.

 


GT056-Antigua_ArchHorz---ph.Zack-clark.jpeg   L'Agua domine Antigua Guatemala et l'Arco de Santa Cataline - photo Zack Clark.

 

Agua---1988-Lee-Siebert---vu-de-Ciudad-Vieja.jpgLe volcan Agua depuis Ciudad Vieja, la première capitale détruite par un lahar - photo Lee Siebert / Smithsonian.

 

 

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                        Lever de soleil sur l'Agua  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010                  

 

P1080456---CHB-copie.jpg          L'Agua , suivi des volcans Fuego et Acatenango  -  © Frédéric & Carole Hardy 2010

 

Toutes les cités du nord, Ciudad Vieja, Antigua Guatemala, San José La Arada, San Miguel Duenas , pour ne citer que celles-là, et Escuintla au sud, restent toujours sous la menace, certes distale,  des lahars que peut produire le volcan, comme en témoigne une récente carte de risques éditée par l'USGS. (réf.ci-dessous)

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Agua

 - Paintings of volcanoes : Agua. - site d'Alain Catté , avec de nombreuses photos de Carole Hardy.

- USGS - Guatemala volcanoes and volcanics - Lahar hazards at Agua volcano

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