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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

"parole aux lecteurs"

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Le nord de Lanzarote présente une grande variété de paysages et de structures volcaniques.

 

Au départ de Teguise, l'ancienne capitale, en direction nord, un petit crochet nous amène aux salines de Los Cocoteros.

Ces salines, coincées entre la mer et les cônes volcaniques Las Caldera et Las Calderetas, dans un environnement propice à l'évaporation (vent et température), ont leurs bassins délimités par des roches volcaniques.


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La nature volcanique des délimitations des bassins se remarque encore plus lorsqu'ils sont à sec  -  ©JM. Mestdagh


Après Arrieta, dans la zone qualifiée de Malpais de La Corona, on trouve un tunnel de lave de grande taille qui descend du volcan La Corona, avec parfois plusieurs galeries superposées; un petit tronçon a été aménagé, en 1964, par un artiste local, Jesus Soto: La Cueva de Los Verdes.

Ce tunnel date de 3.000 à 4.500 ans. Sa longueur reconnue dépasse les 6 km.; et il se poursuit sous le niveau marin sur plusieurs centaines de mètres.

Au 17° siècle, le tunnel et les grottes furent utilisés par le Guanches, les anciens habitants de l'île, pour se protéger des chasseurs d'esclaves et des pirates Berbères (d'après A.de La Hoz,un historien local).

 

Actu-4 0591                                                                                                                  ©JM. Mestdagh

 

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       L'échelle est donnée par les personnes dans le bas du tunnel  -  ©JM. Mestdagh


Deux kilomètres de galeries,  mis en valeur par les éclairages de Jesus Soto, permettent d'admirer les détails de ce tunnel de basalte : stalactites provenant de la refusion partielle de la voûte lors de la baisse de niveau du flux lavique, banquettes latérales correspondantes à des niveaux successifs d'étiage de la coulée, lorsque le débit à la source, au niveau du volcan La Corona, diminuait, surface de la coulée "lisse" en regard de la coulée à l'air libre ( Krafft)

 

Actu-4-0605.jpg                                  De superbes stalactites de lave  -  ©JM. Mestdagh


Le tunnel comporte un auditorium naturel doté d'une acoustique magnifique et d'une climatisation agréable : une température de 18-20° et un flux d'air constant. Tous les ans s'y déroule une partie du Festival de musique visuelle de Lanzarote. Il abrite aussi Le centre principal de la station géodynamique de Lanzarote.

 

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         Endroit magique ... le miroir d'eau y fait perdre le sens de l'orientation.

           Vertige de la contemplation  -  ©JM. Mestdagh

 

 

Dans le même tunnel de lave, le site de Jameos del Agua, résultant de forces différentes, volcanique et humaine ... nous l'examinerons demain en parlant de Cesar Manrique.


Tout au nord, le Mirador del Rio, construit en bordure des  falaises de Famara au 16° siècle, surplombe la mer de 479 mètres; il donne une vue imprenable sur l'île volcanique de Graciosa et ses récents cônes de scories.

 

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 L'île de Graciosa avec, à droite, le Tinasoria - 503 m. et à gauche enavant-plan, le port de Caleta del Sebo  -  ©JM. Mestdagh

 

En quittant le Mirador del Rio direction sud, nous nous dirigeons vers La Corona- 609 m.

Ce volcan se surimpose à la table basaltique de Guatifay; son cratère est égueulé et profond de 400 mètres; il a émis de multiples coulées de basalte à olivine, il y a seulement quelques siècles où elles ont formé à l'ouest une petite plate-forme gagnée sur l'océan; vers le sud-est, les coulées ont atteint la mer, à plus de six kilomètres formant le "jameos" , appellation locale du fameux tunnel de lave.

 

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     La vallée de Los Castillejos avec Maguez et le Monte Corona, côté sud  -  ©JM. Mestdagh

 

Actu-4-0796.jpg     Le volcan La Corona avec son cratère égueulé , côté ouest - ©JM. Mestdagh

 

Demain, les oeuvres de l'incontournable César Manrique.

 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft et de Larouzière. éd. Delachaux & Niestlé

- Cueva de los Verdes - centros de arte, cultura y turismo

- Landscapes of Lanzarote - Sunflower contryside guide.

 

 

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Après avoir examiné la datation des phénomènes volcaniques, voyons la morphologie et la structure des édifices volcaniques.

 

Deux particularités volcano-tectoniques caractérisent morphologiquement l'île de Lanzarote : un dynamisme de rift linéaire et des dépressions de type caldeira.

 

1. le modèle "isla-dorsal" :

On retrouve aux Canaries des dorsales, avec une similitude de structure avec les dorsales Hawaiiennes; les différences entre les Canaries et Hawaii résident au niveau de l'échelle des phénomènes et dans les ratios qualifiant les volumes éruptifs émis et les mouvements des plaques.

Deux types de zones de rift sont remarqués aux Canaries et différenciés par leur géométrie : rift simple, linéaire à Lanzarote et La Palma, rift triple, en étoile à Ténérife et El Hierro.

La "isla-dorsal ideal" de Famara, au NE. de Lanzarote, en est une représentation type.

 

2. le modèle "isla-escudo" :

Des dépressions de type caldeiras, en arc ou en fer-à-cheval, sont associées aux zones de rift.

La géométrie des rifts complexes des Canaries, à trois branches séparées par des angles de 120°, qualifiés de "complexe Mercedes", suggère une fracturation, selon un processus de moindre effort, résultante de l'injection verticale de magma en provenance d'un point chaud .

(Carracedo & al. - 1994)

La "isla-escudo ideal" de Los Ajaches, au sud de Lanzarote, en est une représentation type.

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Modèle schématique, basé sur le principe du point chaud, de la naissance d'un complexe "Mercedes" - rift zone de type étoile à trois branches - Carracedo & al.

Remarquez en (D) l'alignement des volcans selon les branches du rift, et entre celles-ci des dépressions générées par glissement gravitationnel.


 

Actu-4-0487.jpgI : structure originale = isla escudo / forme actuelle = vieux massif de Los Ajaches

II : structure originale = isla dorsal / forme actuelle = vieux massif de Famara.


 

Actu-4-0490.jpgCarte géologique simplifiée de Lanzarote, avec position actuelle des structures "Los Ajaches" et "Famara" , respectivement en bleu foncé et bleu roi.


Sources :

- The Canary Islands: an example of structural control on the growth of large oceanic-island volcanoes, par J.C. Carracedo
Volcanological Station of the Canary Islands, Spanish Research Council (CSIC),

Journal of Volcanology and Geothermal Research 60 ( 1994 ) 225-241.

- Lanzarote Guia del relieve , par A.R. Hansen Machin & C.J. Moreno Medina, géographes.


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Dans la série "Parole aux lecteurs", je la cède volontiers à mon ami Jean-Michel Mestdagh et à ses photos : il revient d'une semaine passée sur une île de l'archipel "Macaronésien" des Canaries :

 

                                      LANZAROTE.

 

 Lanzarote, relativement peu connue des touristes standards, est intéressante à plus d'un titre; du volcanisme partout, des cônes de cendres et de scories, d'immenses étendues de lave, ensuite un climat désertique au relief bas, où les nuages ne s'accrochent pas au relief, enfin Lanzarote est la demeure de César Manrique, artiste, designer et fervent défenseur de l'intégrité de "son île" ... avec ses amis, il a oeuvré pour la préservation de l'environnement, pour un développement "doux" en harmonie avec le paysage et les hommes, ce qui a valu à Lanzarote d'être déclarée "Réserve mondiale de la Biosphère" par l'Unesco en 1994.   

 

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              Mer bleue, sable noir, roches volcaniques ... Lanzarote  -  ©JM. Mestdagh

 

Géologie et âge des éruptions :

 

Actu-4-0476-copie.jpgIl y a 14,5 millions d'années, dans le contexte du volcanisme de point chaud, l'activité volcanique a fait surgir de la mer une île.

 

 

Actu-4 0476Un million d'années plus tard, la superposition de multiples couches de basalte a formé une île : Los Ajaches, qui subirat les effets de l'érosion.

 

 

 

 

Actu-4-0477.jpgVers 10 millions d'années, la montée des laves au travers d'une fissure orientée NNE-SSO, a construit la grande dorsale de Famara, tandis que l'érosion sculptait les structures de Los Ajaches.

 

Actu-4-0477-bis.jpgL'activité reprend sur la dorsale de Famara entre 6,5 et 5,7 Ma, tandis qu'entre l'île de Los Ajaches et Famara, un grand volcan se crée : Tias.

 

  Actu-4 0478La dorsale de Famara termine de se construire entre 3,9 et 3,8 Ma. L'érosion marine poursuit son oeuvre et une plate-forme sédimentaire basse finit par relier les deux structures.

 

 

 

Actu-4-0478-bis.jpgLes édifices volcaniques évoluent en formant des montagnes et escarpements. Aux environs de 1,6 millions d'années, l'activité éruptive se manifeste dans la zone de Teguize et de la caldeira Riscada.

Actu-4 0479

 

Vers 1 millions d'années, l'activité volcanique forme un alignement de volcans, dont les émissions agrandissent considérablement le territoire de Lanzarote.

 

Actu-4 0479 bisEnfin le relief actuel de l'île est formé par les éruptions

- du volcan de La Corona

- de Timanfaya en 1730-36 et plus modestement en 1824.

 

Schémas de J.C.Carracedo et A.Hansen

 

Sources :

- Landscape of Lanzarote - Sunflower contryside guide

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - M.Krafft et de Larouzière.

- Carte géologique de Lanazarote.

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

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           L'Ardoukôba et les champs de lave environnants - 11.2009 © Carole Hardy Brignard



Situé sur le rift d'Asal, situé entre le lac Asal et le Ghoubbet al Kharâb, à l'ouest de la ville de Djibouti, le volcan ARDOUKOBA est un volcan de type fissural à éruption basaltique.
Son altitude est d'environ moins 100 mètres ( le lac Asal, proche dépression, a une altitude de moins 157 m.); les mensurations du cône de scories elliptique sont de 300 m. de longueur basale et 40 m. de hauteur.

Ardoukoba---M.Krafft-.jpg                              Fontaine de lave à l'Ardoukôba - tirée d'un livre de Maurice Krafft.

Ce volcan, baptisé Ardoukôba par Haroun Tazieff, du nom du secteur où il est apparu, est situé sur une dorsale océanique à l'air libre et qui est très active : les fissures lithosphériques sur lesquelles il se trouve s'ouvrent à la vitesse moyenne de 3 cm par an.

Ardoukoba-Spalte                                                  Fracture dans le rift Djiboutien - Spalte.

Nasa-ISS004-E-11422---1992.jpg                        La zone géographique vue de la station spatiale internationale en 1992.
                                 de G à D, le lac Asal, le rift d'Asal, et le Ghoubbet al Kharâb.
                                                           Nasa ISSOO4-E-11422.

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         De nombreuses failles parcourent l'espace entre le lac Assal et le Ghoubet al Kharâb.
                                 L'Ardoukôba est en "violet foncé sur la carte géologique.

 L'Ardoukôba est le dernier-né des volcans de la planète, et il est celui qui a eu la vie la plus brève : son éruption a duré du 7 au 14 novembre 1978, libérant plus de 43 mégatonnes de basalte à phénocristaux et 6 milliards de mètres cubes de gaz constitués de 80 % d'eau. Son éruption a clos une période d'intense activité sismique (80 séismes de magnitude 4 par heure au maximum) et a libéré d'importantes contraintes : il en est résulté un écartement brusque du plancher estimé à 1,20 m.

Ardoukoba----Al--Cros.jpg                                        Vue aérienne des flots de lave de 1978 - photo A.Cros.


La fissure éruptive d’Ardoukôba, longue d’une douzaine de kilomètres, est située entre le Lac Assal et le golfe de Ghoubbet Al Kharab en Mer Rouge, dans une zone tectonique en extension permanente. Elle est constituée d’un grand nombre de spatter-cônes et de cônes de cendres, tous basaltiques. Certaines phases éruptives ont permis la formation de cônes de tuf par interaction entre le magma et de l’eau d’origine marine. De nombreux épanchements de lave se sont produits dans les 3000 dernières années. La fissure d’Ardoukôba est entrée en éruption pour la dernière fois en 1978, formant un cône de scories et plusieurs coulées de lave. L’éruption n’aura duré qu’une semaine. Cette zone volcanique résulte de la lente ouverture d’un océan entre l’Arabie et l’Afrique. Ce rift en partie émergé cours depuis la Mer Morte jusqu’au Mozambique. Djibouti se trouve au niveau d’une jonction triple entre les rifts de la Mer Rouge, d’Afrique de l’est et de l’Océan Indien.

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   Le volcan Ardoukôba dans son contexte, à proximité du lac Assal - 11.2009 © Carole Hardy Brignard



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                  Gros-plan sur le cône de scories de l'Ardoukôba - 11.2009 © Carole Hardy Brignard

 

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                               Scories ... symphonie minérale - 11.2009 © Carole Hardy Brignard

 

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  La république de Djibouti a commémoré l'éruption du plus jeune volcan de la planète en éditant des timbres-poste.

   (in  http://www.delcampe.fr/page/list/language,F,cat,87,var,Timbres-Afrique-Djibouti.html)

 

Sources :

- Photos récentes : merci à Carole Hardy pour son aimable participation.

- Global Volcanism Program - Adoukoba

- Lave-volcans.com - fiche signalétique du volcan

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

Lors de son récent périple en Ethiopie, Carole Hardy est passé, avec un groupe d' "Aventure et Volcans"par un site méconnu : ALOLOBED.


Dans un désert fréquenté seulement par quelques espèces animales, se trouve un ensemble de bassins aux teintes variant du bleu turquoise au vert émeraude, aux eaux limpides mais fumantes et parfois animée d'un geyser qui projette ses gerbes d'eau à 6 ou 7 mètres de hauteur.


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                                            © Carole Hardy Brignard



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© Carole Hardy Brignard



Ces sources chaudes colorées trouvent leur sosie au Yellowstone dans les bassins de West thumb et de Norris, où elles sont toutefois ourlées de thermophiles qui ne semblent pas présent ici ... sans doute qu'une température plus élevée ici en est la cause ; à confirmer !

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                                                    Alolobed - © Carole Hardy Brignard


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                                                                                      Alolobed - © Carole Hardy Brignard




 Pearl geyser - Norris basin - Yellowstone - © B.Duyck


Yellowstone 8754 -pearl g.Cette source chaude, de teinte bleu opalescente, me fait penser à "Pearl geyser", une autre hot spring que je viens de voir dans le Norris geyser basin au Yellowstone : même teinte bleue, même opalescence due à des colloïdes en suspension... il serait intéressant de comparer les températures des eaux, leur pH, leur composition chimique.
Deux sources chaudes, situées sur des continents différents, et de même aspect pourraient avoir un contexte physico-chimique semblable... ou complètement différent ! Avis à ceux qui passeront par cette région : "prenez des mesures ! "

Malgré l'environnement totalement différent, bois de conifères pour l'un, désert pour l'autre, ces sites hydrothermaux ont un point commun : une source de chaleur importante en sous-sol, générée par un environnement volcanique actif et dans les deux cas, un contexte de "point chaud" intraplaque.

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                            Fin d'après-midi dans le Yellowstone Afar -  © Carole Hardy Brignard

Sources :
- Merci à Carole Hardy pour son partage de photos.
- Aventure et Volcans - fiche technique.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #"Parole aux lecteurs"

" PAROLE AUX LECTEURS " :

Carole Hardy Brignard m'envoie des photos intéressantes du pit crater Nord du volcan Erta Ale situé dans le triangle Afar en Ethiopie. Ces photos ont été prise dans la deuxième quinzaine de novembre lors d'une expédition réalisée avec "Aventures et Volcan".

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                               "Spatterrisation"  du hornito -    © Carole Hardy Brignard


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                                                                                 © Carole Hardy Brignard


Le puit d'effondrement Nord n'avait plus qu'une activité fumerollienne depuis 1986-87 et sa surface était recouverte d'une épaisse croûte figée et sombre.
En novembre 2009, le pit crater nord présente un hornito fort actif qui projète de la lave par à coups, et produit de petites coulées Pahoehoe, signes que le niveau de la lave se trouve juste sous la surface.
Cet hornito serait apparu en février 2009.
L'activité est confirmé par Tom Pfeiffer, un volcanologue allemand, fondateur et manager de "Volcano Discovery", qui est passé à cet endroit lui aussi en novembre dernier.

erta_ale-11.09-T.Pfeiffer.jpg                                  Le pit crater nord du Erta Ale et ses hornitos dont un actif.
                                            avec l'aimable autorisation de Tom Pfeiffer
                        D'autres photos de son expédition de novembre 2009 sur Volcano Discovery.

Cette activité débouchera-t-elle sur "un deuxième lac de lave actif" au Erta Ale ? ... je le souhaite, mais seul l'avenir nous le dira !

Entretemps, nous pouvons revenir sur "la vie tumultueuse de deux lacs de lave" ( in Carnets de trek - Guy de saint-Cyr) :

04.1972-J.Varet-GVP.png                                           La caldeira du Erta Ale en 1972 - J.Varet , in GVP.

La présence de deux lacs de lave est attestée pour la première fois en 1967 par Haroun Tazieff et une équipe mixte CNRS-NR.
En 1971, des observations aériennes signalent une augmentation importante de l'activité : les 2 lacs de lave sont agités de fontaines et présentent de fortes variations de niveau.
Février-mars 1972 : toute la surface du pit crater N. est occupée par un lac actif et la lave du pit crater S. déborde dans la caldeira. Les débordements des 2 lacs de lave se poursuivent en 1973-1974, avec des coulées recouvrant les flancs sud puis nord du volcan.
En 1976, le pit crater N. ne mesure plus que 100 m. de diamètre.
Entre 1984 et 1986, les lacs sont stables, avec des niveaux variant à une profondeur comprise entre 70 et 110 m.
Des photos satellites attestent de la disparition du lac de lave du pit crater N.en février 1987.

En 1992, le pit crater N. a repris se dimensions initiales - 300 m. de diamètre - avec d'abondantes fumerolles.

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                                    La caldeira du Erta Ale -  le pit nord dégaze fortement.
                                              photo aérienne de Jürg Alean 2002 , in GVP.


ethiopie-2007-192-copie.jpg                                    Le pit crater N dégazant fortement en fevrier 2007 -   © B.Duyck

                      evol.2002-2009-GVP.jpg
          Evolution des deux puits d'effondrements entre 2002 et 2009. - Fitsch et Weber / GVP.

Lexique :
- hornito : cône volcanique, générallement de petite taille, formé par
              l'agglutination de lambeaux de lave chauds retombés
              encore liquides et soudés entre eux.
- spatter cone : petit cône formé par l'accumulation à chaud de
              lambeaux volcaniques.

Sources :
- photos de Carole Hardy Brignard, que je remercie pour son partage
  d'images.
-
Volcano Discorvery : agence de voyage sur les volcans, avec antennes
  en Allemagne et en France.
- Global Volcanism Program - Erta Ale
- Carnets de trek - Guy de Saint-Cyr.

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