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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

eruptions historiques

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Eruptions historiques

La construction d'une ligne de train à grande vitesse a permis de découvrir, près de Naples, un village préservé depuis 4.000 ans par les cendres du Vésuve.

Le village de l'âge du bronze ancien d'Afragola est exceptionnel pour la qualité de sa conservation, en particulier lorsqu'il est comparé à d'autres sites archéologiques à travers l'Europe.

Sites humains occupés avant l'éruption de la Somma il y a 4.000 ans, et distribution des produits éruptfs - Doc. Osservatorio Vesuviano

Sites humains occupés avant l'éruption de la Somma il y a 4.000 ans, et distribution des produits éruptfs - Doc. Osservatorio Vesuviano

Le Pomici di Avellino , une éruption plinienne de Somma Vesuvius (3 945 + 10 cal BP) de VEI 6 estimé, ce qui la rend bien plus catastrophique que celle plus célèbre et documentée de l'éruption Pompeïenne de 79 après JC, a englouti le village sous près de 1 m. de cendres volcaniques. L'éruption tire son nom du gisement de pierres ponces qu'elle a généré, abondant dans la région d'Avellino en Campanie.


Une énorme explosion provenant du Vésuve aurait envoyé des débris vers le nord-est du volcan. Les habitants d'Afragola, situés plus à l'ouest, auraient ainsi eu le temps de fuir, laissant derrière eux plusieurs empreintes d'adultes et d'enfants, ce qui explique pourquoi, contrairement à Pompéi, aucune trace de restes humains n'a été retrouvée.

Puis la direction du vent aurait changée, déposant une quantité abondante de cendres sur le hameau déserté.
Pendant la phase phréatomagmatique de l'éruption, une vague de boue a lentement pénétré les structures en enfouissant leur contenu. La solidification de la boue (cinérite) a ensuite créé des moulages de tout le village et du paysage environnant.

Fouilles à Afragola - Doc. Journal of Archaeological Science

Fouilles à Afragola - Doc. Journal of Archaeological Science

Fouilles à Afragola - traces archéobotaniques - Doc. Journal of Archaeological Science

Fouilles à Afragola - traces archéobotaniques - Doc. Journal of Archaeological Science

Empreintes de pas dans le dépôt de surge de l'éruption "Pomici di avellino"  du Vésuve - doc.  Pierpaolo Petrone - Proceedings of the National Academy of Sciences vol. 103 / Wikipedia

Empreintes de pas dans le dépôt de surge de l'éruption "Pomici di avellino" du Vésuve - doc. Pierpaolo Petrone - Proceedings of the National Academy of Sciences vol. 103 / Wikipedia

Les archives archéobotaniques exceptionnellement riches et variées conservées à Afragola résultant de cette éruption soudaine peuvent aider à comprendre la vie au début de l'âge du bronze en Campanie.

La plaine campanienne abritait à l'époque une riche diversité de sources alimentaires, notamment une variété de céréales et d’orge, des fruits à coque (noisettes notamment), des pommes sauvages, des cornouillers, des grenades et des cerises cornéliennes, tous bien conservés à la suite de l’éruption volcanique, ce qui a permis de préciser la saison automnale de l'éruption, sur base de la défoliation des espèces à feuilles caduques et sur les périodes de fructification des fruits comestibles mûrs trouvés en synchronie avec leur feuillage à la base des arbres et arbustes imprimés dans la cinérite.

 

Sources :

- Journal of Archaeological Science / 29,09,2022 - Preliminary archaeobotanical evidence from Early Bronze Age Afragola reveals the season of the Plinian eruption of the Pomici di Avellino (Southern Italy). 

INGV Osservatorio Vesuviano - L’eruzione delle Pomici di Avellino (4.000 anni fa)

- Arkeonews - The bronze age village of Afragola buried by the plinian eruption of mont Vesuvius 4.000 years ago.

Historia / archéologie – National Geographic – La "Pompeï de la    préhistoire"  dévoile ses secrets.

- Nola – Croce del Papa. Un villaggio sepolto dall’eruzione vesuviana delle Pomici di Avellino

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Eruptions historiques, #Volcans et climat
 Reventador - activité du 13.03.2022 / 06h43 - webcam ECU911 / IGEPN

Reventador - activité du 13.03.2022 / 06h43 - webcam ECU911 / IGEPN

Au Reventador, en Equateur, l'activité superficielle explosive demeure élevée, et sans changements ; l'activité interne est modérée.

Pour les 12-13 mars, le VAAC Washington rapporte des émissions de vapeur et gaz et cendres à 870 mètres au dessus du cratère ,et une émission de gaz et vapeur à 500 m.au dessus du cratère.

Le 14 mars, à 01h26 utc, le VAAC signale un panache de cendres à une altitude de 4.600 m. (flight level 150)

FIRMS a enregistré 21 alertes thermiquesau cours des dernières 24 heures.

Les émissions de dioxyde de soufre ont été mesurées le 12 mars à 1.360,7 tonnes /jour. (selon Mounts project)

La sismicité est caractérisée par 22 séismes d'explosion, 56 séismes LP, 21 épisodes de trémor d'émission, et 2 de trémor harmonique.

Le niveau d'alerte est à naranja.

 

Source : IGEPN

Rincon de La Vieja - Couche minérale d'oxydes de fer et de silice dans le trou d'eau chaude au nord du volcan Rincón de la Vieja. - photo 13.03.2022 /  Maria Martinez

Rincon de La Vieja - Couche minérale d'oxydes de fer et de silice dans le trou d'eau chaude au nord du volcan Rincón de la Vieja. - photo 13.03.2022 / Maria Martinez

Aucune éruption n'est signalée au Rincon de La Vieja / Costa Rica. L'activité sismique est similaire, par rapport à hier.
 

Les sismographes ont enregistré un faible trémor volcanique avec des fréquences autour de 4 Hertz toute la journée d'hier et une partie d'aujourd'hui. A ce moment, le tremblement est devenu très faible et a tendance à disparaître.

Des tremblements de terre volcaniques discrets de type LP à basse fréquence sont parfois enregistrés, et des tremblements de terre de type tornillo sont enregistrés sporadiquement.

Le réseau GPS n'enregistre pas de déformation appréciable de l'édifice volcanique.

Des panaches de vapeur d'eau et de gaz provenant de fumerolles sur la paroi interne ouest du cratère principal sont observés de temps en temps sur le bord ouest du cratère à travers la webcam à 4 km au nord du cratère actif. Ces panaches mesurent généralement quelques dizaines de mètres de haut et sont riches en vapeur d'eau.

Maintenant, à la mi-mars, la diminution des précipitations et la réduction du débit de la Quebrada Azufre favorisent le dépôt de minéraux d'oxyde de fer orange-ocre sur les roches et le lit presque sec de la Quebrada Azufreda. Les prochaines pluies enlèveront une grande partie des oxydes de fer et les transporteront dans les plaines du nord du Costa Rica où les sols sont très riches en fer et en une grande diversité d'éléments chimiques tels que le soufre, le zinc, le cuivre, etc. (Atlas géochimique du Costa Rica. Sols : fertilité et environnement. Volume 1. Rolando Castillo Muñóz, 2019. Editorial Edinexo Costa Rica.)

 

Sources : Ovsicori & Atlas géochimique du Costa Rica

La Palma - Sémaphore amarillo au 11.03.2022 - Doc.  Involcan / Guyota

La Palma - Sémaphore amarillo au 11.03.2022 - Doc. Involcan / Guyota

Nouvelles brèves de La Palma :

Trois mois depuis la fin du l'erupcion du volcan Cumbre Vieja à La Palma, l'IGN et InVolcan poursuivent des tâches de surveillance volcanique et de rapport d'activité post-éruptive.

Le dégazage se poursuit.

Le Guyota au 11 mars était amarillo.

Les travaux de reconstructions routières se poursuivent. La route de Corazoncillo fait l'objet d'intervention , et permettra d'accéder à une douzaine de maisons à El Paso.

 

Santorin -   feuilles d'olivier fossilisées dans les cendres de l'éruption il y a 60.000 ans  - crédit Musée préhistorique de Théra 13.03.2022

Santorin - feuilles d'olivier fossilisées dans les cendres de l'éruption il y a 60.000 ans - crédit Musée préhistorique de Théra 13.03.2022

Des feuilles d'olivier fossilisées d'un arbre vivant il y a 60 000 ans sur l'actuelle île de Santorin sont immortalisées dans les cendres volcaniques qui les ont recouvertes après une éruption.

Les rares découvertes paléobotaniques que l'équipe a découvertes dans les carrières de Fira au cours d'une décennie de recherche sont très importantes, car elles contiennent des informations précieuses sur la flore et les conditions climatiques des Cyclades à cette époque.
Selon Evangelos Velitzelos, directeur du Département de géologie historique et de paléontologie de l'Université d'Athènes, les fossiles de plantes trouvés dans des couches de cendres volcaniques vieilles de 60.000 ans ont été isolés par des méthodes de conservation spéciales.

 

Santorin - dépôts des différents épisodes éruptifs - doc. Druitt_etal_1999_Book024



Outre les belles feuilles de l'olivier européen, les chercheurs ont découvert des feuilles de palmier nain et de palmier crétois, ou Phoenix Theophrasti, que l'on trouve également à Vai en Crète, ainsi que des lentisques et des tamaris.
Les chercheurs ont également pu déterminer qu'il y a tant de dizaines de milliers d'années, le climat était assez différent de ce qu'il est aujourd'hui, équivalant à un biome complètement différent de celui dont bénéficie aujourd'hui la région, dans la zone tempérée.

Les feuilles fossilisées et autres objets trouvés immortalisés dans les cendres volcaniques indiquent que le climat dominant était chaud, sans hivers rigoureux. "Le climat de Santorin était très chaud, pas même méditerranéen mais subtropical", a déclaré Velitzelos.

 

Source : Greekreporter

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques, #news

L'une des découvertes les plus importantes jamais faites dans la région occidentale de Lesbos et de sa forêt pétrifiée a été mise au jour dans le cadre de fouilles menées dans la zone de l'intersection menant au musée d'histoire naturelle et à la forêt pétrifiée de Sigri.

" Un fossile a été identifié qui est unique en son genre. C'est un arbre entier avec ses branches presque intactes, comme au moment de sa mort. Nous avons également trouvé de nombreuses feuilles autour de la découverte principale ainsi que de son système racinaire. L'ensemble a été protégé par les cendres volcaniques d'un éruption datée de 23 million d'années. " dit le directeur du musée de la forêt de Sigri.

Lesbos - arbre pétrifiée récemment retrouvé, vieux de 23 Ma - photo Stonisi.gr

Lesbos - arbre pétrifiée récemment retrouvé, vieux de 23 Ma - photo Stonisi.gr

L’île de Lesbos se situe au nord-est de la mer Égée. Sa superficie est de 1.632 km² dont 320 km de littoral. C’est la troisième plus grande île grecque. Le détroit de Mytilène la sépare de l’Asie mineure et des côtes turques, auxquelles elle était rattachée jusqu’à la fin du Paléolithique, avant la fin de la dernière ère glacière.

Lesbos est une île vallonnée avec de plus hauts sommets : Lepetimnos (968 m), Olympos (967 m) et Psilokoudouno (914 m).
Elle est caractérisée par le volcanisme au miocène et a été créée à partir de deux volcans qui ne sont plus actifs. Les cônes volcaniques d'origine ont ont disparu sous les eaux, laissant deux baies : la plus grande baie est le golfe de Kalloni et mesure environ 20 x 8 kilomètres et au sud-est la plus petite baie, le golfe de Gera, mesure environ 10 x 5 kilomètres. En recherchant avec des images satellites, les scientifiques ont découvert 5 cratères supplémentaires, près de Stipsi, Vatousa, Antissa, Agra et Mesotopos. 

Au cours du forage, ils ont déterminé que la chaleur géothermique à des profondeurs allant jusqu'à 1.000 m était d'environ 100 °C. Cette énergie géothermique est utilisée, entre autres, pour chauffer les serres. Il y a encore une activité volcanique latente à Lesbos. Des sources chaudes remontent à la surface à cinq endroits, à Eftalou, Thermi, Gera, Polichnitos et Lisvori.

L'île est en grande partie constituée de roches volcaniques. Seule la zone au sud, au-dessus de Plomari, possède des roches pré-volcaniques : ardoise, gneiss et quartz, vieux d'environ 300 millions d'années.

L'île de Lesbos, et ses deux golfes - photo eol.jsc.nasa.gov

L'île de Lesbos, et ses deux golfes - photo eol.jsc.nasa.gov

Les géosites de Lesbos (Doc. géomorphologie du Dodecanèse )

1: parc de la Forêt pétrifiée; 2: parc Nissiopi; 3: parc Sigri; 4: parc Plaka; 5: parc Skamiouda; 6: site fossilifère d’Antissa; 7: site fossilifère de Mesotopos; 8: site fossilifère d’Eressos; 9: site fossilifère de Rougada; 10: site fossilifère de Molyvos-Petra; 11: site fossilifère de Lapsarna; 12: site fossilifère de Chamandroula; 13: site fossilifère de Gavathas; 14: site fossilifère de Vatera; 15: site fossilifère de Metohi; 16: site fossilifère d’Akrohiras; 17: site fossilifère de Mavros Lofos; 18: site fossilifère de Sarakina 19: caldeira de Lepetymnos; 20: caldeira de Vatoussa; 21: caldeira d’Agra; 22: dôme de Mesotopos; 23: dôme d’Ipsilou; 24: neck volcanique de Petra; 25: orgues basaltiques de Panagia; 26: dyke d’Alifada; 27: dyke de Filia; 28: orgues basaltiques d’Anemotia; 29: dôme d’Eressos; 30: orgues basaltiques de Pelopi; 31: orgues basaltiques de Molyvos; 32: ignimbrites d’Achladeri; 33: source thermale de Gera; 34: source thermale de Thermi; 35: source thermale de Lisvori; 36: source thermale de Polichnitos; 37: source thermale de Argenos; 38: source thermale d’Eftalou; 39: formes d’érosion sphériques de Vatoussa; 40: falaises de Lapsarna; 41: gorges de Voulgaris; 42: grotte d’Antissa; 43: grotte de Taxiarhon; 44: grotte de Mihos; 45: grotte d’Alifada; 46: plis de Faneromeni; 47: faille du golfe de Gera; 48: faille de Larsos; 49: faille d’Agia Paraskevi; 50: fenêtre tectonique d’Olympos; 51: faille de Vatera; 52: ancienne carrière de Moria; 53: mines du nord de Lesvos; 54: mines de magnésite.

Les géosites de Lesbos - Doc. géomorphologie Dodecanèse

Les géosites de Lesbos - Doc. géomorphologie Dodecanèse

Lesbos, forêt pétrifiée de Sigri - photo Lesvosgeopark

Lesbos, forêt pétrifiée de Sigri - photo Lesvosgeopark

La forêt pétrifiée de Lesbos :

Les pyroclastes de Sigri, les plus denses à l'ouest de l'île, sont recouverts par plusieurs couches d'ignimbrite Polichnitos, datées d'environ 17,0 Ma.

Les troncs d'arbres fossilisés de la forêt pétrifiée apparaissent dans l'épaisse "séquence pyroclastique de Sigri ".

Cette formation se compose de plusieurs horizons de coulées pyroclastiques, principalement des coulées de pierre ponce, des coulées de boue,des coulées de débris et des conglomérats de cours d'eau intercalés avec des dépôts pyroclastiques.

L'intrusion de magma a provoqué l'effondrement du flanc ouest du volcan Vatoussa dans une avalanche de débris, laissant une caldeira en forme de fer à cheval.

Les phases explosives semblent avoir été très fortes, comme le montre la distribution des produits éruptifs. La phase de pierre ponce a probablement été éjectée à une grande hauteur avant de retomber sur le flancs du volcan et ses environs. Un blast de gaz chauds a précédé l'avalanche de débris, aplatissant des milliers d'arbres qui ont été recouverts plus tard par des matériaux pyroclastiques.

Cela a provoqué l'amputation de la majorité des arbres à un ou deux mètres au-dessus de la surface du sol. Aujourd'hui, les parties supérieures des troncs d'arbres se trouvent horizontalement, enfouies dans des couches pyroclastiques. L'éruption catastrophique comparable de 1980 du St. Helens aux États-Unis contribue à comprendre le mécanisme de l'éruption du volcan Vatoussa et donner une idée de ses effets.

Le recouvrement rapide des troncs d'arbres, des branches et des feuilles a conduit à leur isolement des conditions atmosphériques. Parallèlement à l'activité volcanique, des solutions chaudes riches en silice ont pénétré et imprégné les matériaux volcaniques qui recouvraient les troncs d'arbres. Ainsi, le processus majeur de fossilisation a commencé par un échange, molécule par molécule, des constituants chimiques de la plante, d'organique en inorganique (quartz), tout en conservant les structures tissulaires.

 

Sources :

- Stonisi – Lesvos environment - découverte d'un arbre fossilisé, avec ses branches, vieux de 20 millions d'années

- Géomorphologie - Assessment, protection, and promotion of geomorphological and geological sites in the Aegean area, Greece – N.Zouros.

- The Plaka petrified forest park in western Lesvos – by Zouros N.& al.

Lesbos - Orgues basaltiques de Pelopi formées en raison du refroidissement rapide d’intrusions de lave dans des matériaux pyroclastiques tendres sur les flancs du volcan de Leptymnos (géosite n°19) - photo Lesvosgeopark

Lesbos - Orgues basaltiques de Pelopi formées en raison du refroidissement rapide d’intrusions de lave dans des matériaux pyroclastiques tendres sur les flancs du volcan de Leptymnos (géosite n°19) - photo Lesvosgeopark

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

During the current excavation activities in Civita Giuliana, about 700 m northwest of Pompeii, in the area of ​​the large suburban villa, where already in 2017 the servile part of the villa had been unearthed, of which the stable with the remains of three harnessed horses, two skeletons of individuals taken by the eruption of Vesuvius in the year 79 were found.

Situated just outside the walls of Pompeii in an affluent suburb, the villa was in an idyllic location, with baluster terraces overlooking the Bay of Naples and the nearby Isle of Capri.

Pompeii - an anthropologist in front of the excavation hole - photo Pompeii Archaeological Park.

Pompeii - an anthropologist in front of the excavation hole - photo Pompeii Archaeological Park.

Pompeii officials said the men apparently escaped the initial ash fall from Vesuvius and then succumbed to a powerful volcanic explosion that took place the next morning. The subsequent explosion "apparently invaded the area at many points, surrounding and burying the victims in the ashes."

The remains of the two victims, lying next to each other on their backs, were found in a layer of hardened gray ash at least 2 meters thick in a side room along an underground corridor, known in Roman antiquity as the cryptoporticus, which led to the upper level of the villa, where the victims were probably seeking shelter.

As was done when other remains were discovered at the Pompeii site, archaeologists poured liquid plaster into the cavities, or voids, left by the decaying bodies in the ash and pumice that rained down from the Vesuvius, and demolished the upper levels of the villa (according to the method of Giuseppe Fiorelli in the 1860s).

Pompeii - the bodies, after molding, in situ - photo Pompeii Archaeological Park.

Pompeii - the bodies, after molding, in situ - photo Pompeii Archaeological Park.

Pompeii - the bodies, after molding, and details on the shorts and the toga - photo Pompeii Archaeological Park.

Pompeii - the bodies, after molding, and details on the shorts and the toga - photo Pompeii Archaeological Park.

Pompeii - Detail on the folds of the toga, after molding - photo Luigi Spina - Archaeological Park of Pompeii.

Pompeii - Detail on the folds of the toga, after molding - photo Luigi Spina - Archaeological Park of Pompeii.

Judging by the skull bones and teeth, one of the men was young, probably 18 to 25 years old, with a spine with compressed discs, a sign of heavy labor, like that of a slave .

The other man had a sturdy bone structure, especially in his chest area, and died with his hands on his chest and his legs bent and spread apart (see video). He is estimated to be between 30 and 40 years old, Pompeii officials said. Fragments of white paint were found near the man's face, likely remnants of a collapsed upper wall, officials said.

The cause of death was probably an heat shock, as also shown by the twisted position of their limbs,” Osanna said. "It is a touching discovery and an incredible testimony to these last moments."

Besides a better understanding of life at the time, the fact that warm clothes were found is one more indication to date the eruption in October.

 

Source: Pompeii Archaeological Park - Press release - "The Footprint of Pain". The victims of Civita Giuliana

"The Footprint of Pain". The victims of Civita Giuliana - vidéo Pompeii Archaeological Park.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

Au cours des activités de fouille en cours à Civita Giuliana, à environ 700 m au nord-ouest de Pompéi, dans la zone de la grande villa de banlieue, où déjà en 2017 la partie servile de la villa avait été mise au jour, dont l'écurie avec les restes de trois chevaux attelés, deux squelettes d'individus pris par l'éruption du Vésuve en l'an 79 ont été retrouvés.

Située juste à l'extérieur des murs de Pompéi dans une banlieue aisée, la villa était dans un emplacement idyllique, avec des terrasses à balustres donnant sur la baie de Naples et l'île de Capri à proximité.

Pompéï - une anthropologue devant le trou de fouille  - photo Parc Archéologique de Pompéï.

Pompéï - une anthropologue devant le trou de fouille - photo Parc Archéologique de Pompéï.

Les responsables de Pompéi ont déclaré que les hommes avaient apparemment échappé à la chute initiale de cendres du Vésuve, puis avaient succombé à une puissante explosion volcanique qui a eu lieu le lendemain matin. L'explosion postérieure "a apparemment envahi la zone en de nombreux points, entourant et enterrant les victimes dans les cendres".

Les restes des deux victimes, allongés l'un à côté de l'autre sur le dos, ont été retrouvés dans une couche de cendre grise durcie d'au moins 2 mètres d'épaisseur dans une pièce latérale le long d'un couloir souterrain, connu dans l'antiquité romaine sous le nom de cryptoportique, qui menait au niveau supérieur de la villa, où les victimes cherchaient probablement à s'abriter.

Comme cela a été fait lorsque d'autres vestiges ont été découverts sur le site de Pompéi, les archéologues ont versé du plâtre liquide dans les cavités, ou les vides, laissées par les corps en décomposition dans les cendres et la pierre ponce qui pleuvaient du Vésuve et ont démoli le niveaux supérieurs de la villa (selon la méthode de Giuseppe Fiorelli dans les annés 1860).

Pompéï - les corps, après moulage, in situ -  photo Parc Archéologique de Pompéï.

Pompéï - les corps, après moulage, in situ - photo Parc Archéologique de Pompéï.

Pompéï - les corps, après moulage, et détails sur le short et la toge -  photo Parc Archéologique de Pompéï.

Pompéï - les corps, après moulage, et détails sur le short et la toge - photo Parc Archéologique de Pompéï.

Pompéï - Détail sur les plis de la toge, après moulage - photo Luigi Spina - Parc Archéologique de Pompéï.

Pompéï - Détail sur les plis de la toge, après moulage - photo Luigi Spina - Parc Archéologique de Pompéï.

À en juger par les os du crâne et les dents, l'un des hommes était jeune, probablement âgé de 18 à 25 ans, avec une colonne vertébrale avec des disques comprimés, signe d'un travail lourd, comme celui d'un esclave.

L'autre homme avait une structure osseuse robuste, en particulier dans la région de sa poitrine, et est mort les mains sur la poitrine et les jambes pliées et écartées (voir vidéo). On estime qu'il avait entre 30 et 40 ans, ont déclaré des responsables de Pompéi. Des fragments de peinture blanche ont été trouvés près du visage de l'homme, probablement des restes d'un mur supérieur effondré, ont déclaré les responsables.

"La cause du décès était probablement un choc thermique, comme le montre également la position tordue de leurs membres", a déclaré Osanna. "C'est une découverte touchante et un témoignage incroyable de ces derniers instants."

Outre une meilleure compréhension de la vie à l'époque, le fait qu'on ait retrouvé des vêtements chauds est une indication de plus pour dater l'éruption en octobre.

 

Source : Parc archéologique de Pompéï – Communiqué de presse - "L'empreinte de la douleur". Les victimes de Civita Giuliana

L'impronta del dolore: le vittime di Civita Giuliana - Gli ultimi calchi di Pompei - vidéo Parco Archeologico di Pompei

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques

Le Tour de France cycliste vient de passer les cols du massif des Pyrénées, et c'est le moment de parler du volcan régional, le pic du Midi d'Ossau.

Ce fier volcan béarnais, proche de la Frontière avec l'Espagne, reste un cas exceptionnel sur le chaîne pyrénéenne.

Le Pic du Midi d'Ossau, depuis le lac Gentau - Photo Capbourrut / Travail personnel, CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia.org

Le Pic du Midi d'Ossau, depuis le lac Gentau - Photo Capbourrut / Travail personnel, CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia.org

Carte topographique de l'ouest des Pyrénées centrales. - Doc. Capbourrut

Carte topographique de l'ouest des Pyrénées centrales. - Doc. Capbourrut

La région est riche de 400 millions d’années d’histoire géologique, des séries dévoniennes jusqu’aux reliefs glaciaires qui donnent leurs formes aux vallées actuelles :

*  de -410 à -360 Ma : elle est occupée par une mer tropicale de l’hémisphère sud. S’y forment notamment des calcaires (Pic Castérau, Pène Peyreget)

 

 de -360 à -290 Ma : c'est la période de collision et de formation d’un méga-continent, «la Pangée » ; la chaîne de montagnes hercynienne, d’échelle mondiale, se forme. Les séries sédimentaires précédemment formées sont plissées (pli du Pic Castérau, visible lorsqu’on fait le tour complet des lacs)

Le Pic du Midi d'Ossau, face sud -  Photo Capbourrut / Travail personnel, CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia.org

Le Pic du Midi d'Ossau, face sud - Photo Capbourrut / Travail personnel, CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia.org

*  de -300 à -250 Ma : la chaine hercynienne subit l’érosion. Le volcanisme d’Ossau et de l’Anayet prend place dans une phase d’extension qui suit la compression hercynienne. Au cours du Permien, la formation de grabens et l'ouverture de fractures provoque la remontée du magma profond depuis le manteau supérieur, formant ainsi une chambre magmatique qui s'épanche en surface et constitue le volcan d'Ossau. Le volcanisme de l'Ossau se déroule à l'Autunien en deux épisodes datés à 278±5 et 272±3 Ma. Formé d'andésite, le volcan voit les émissions prolongées de laves volcaniques progressivement vider sa chambre magmatique. Au cours d'une éruption — sûrement très violente — le toit du volcan s'effondre dans la chambre magmatique, constituant la caldeira. L'activité volcanique reprend alors par des fissures marginales au niveau de cette caldeira, qui forment le mur annulaire constitué de dacite et de rhyolite. Le corps du pic du Midi d'Ossau se forme alors au niveau de cet anneau. L'activité volcanique de l'Ossau cesse au Permo-Trias, il y a environ 250 millions d'années.

Les dépôts continentaux du permien témoignent d’un continent chaud et aride.

La caldeira d'Ossau avant la formation des Pyrénées et sa déformation lors de l'établissement de la chaîne de montagnes - Doc. Capbourrut / Travail personnel, CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia.org

La caldeira d'Ossau avant la formation des Pyrénées et sa déformation lors de l'établissement de la chaîne de montagnes - Doc. Capbourrut / Travail personnel, CC BY-SA 4.0, commons.wikimedia.org

 de -250 à -100Ma : la plaque Ibérique sur laquelle nous sommes à l’Ossau est probablement restée émergée pour être finalement envahie par la mer. Des calcaires massifs s’y sédimentent.

*  à partir de -60 Ma : la collision des plaques Ibériques et Européenne conduit à la formation des Pyrénées actuelles La caldeira de l’Ossau est disloquée dans les chevauchements provoqués par la compression. Plusieurs arcs intrusifs peuvent encore être identifiés : l'arc de Moundelhs, celui de Peyreget, et l'arc d'Ayous. Le pic du Midi d'Ossau fait partie de l'arc intrusif de Moundelhs, le pic forme une laccolite, c'est-à-dire un épaississement très important du filon annulaire. Lors de la formation des Pyrénées, cette laccolite est basculée puis soulevée à une hauteur bien supérieure au reste de l'ancienne caldeira. L'arc de Moundelhs chevauche celui de Peyreget au niveau du col de Peyreget, une zone centrale d'environ 200 ha se dessine entre ces deux arcs, au niveau du cirque de l'Embarradère et de Moundelhs. Cet espace représente le cœur de la caldeira, le cratère du volcan d'Ossau

*  de -2,6 Ma , période au cours de laquelle homo habilis fourbit ses premiers outils, à -12000 ans : les glaciations modèlent les paysages pyrénéens.

 

Voici ci-dessous un résumé en images de l'histoire géologique des Pyrénées,fourni par le Parc Nationla des Pyrénées. Bonne lecture.

 

Sources :

- BIXEL F. (1984) – Le volcanisme stéphano-permien des Pyrénées. Thèse. Toulouse.

- Saga information - Naissance, vie et mort d’un volcan : le paléovolcan du pic du Midi d’Ossau Dominique Rossier, membre de la SAGA.

- L'Ossau, de Bious Artigues aux lacs d'Ayous 2019 UTLA – cours de géologie sur le terrain en partenariat avec GéolVal

- Parc National des Pyrénées.

Le volcan de l'Ossau - Doc. Parc National des Pyrénées

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Eruptions historiques
Paysage volcanique de la Snake river du côté de Twin Falls - archives © Bernard Duyck 2009

Paysage volcanique de la Snake river du côté de Twin Falls - archives © Bernard Duyck 2009

Une équipe de chercheurs dirigée par Thomas Knott, volcanologue à l'Université du Royaume-Uni de Leicester, a examiné des dépôts dans le sud de l'Idaho,en combinant différentes techniques pour analyser les roches, y compris la chimie minérale, les données paléomagnétiques et les caractérisations de terrain.

Cette étude a menée à la découverte de deux nouvelles super-éruptions sur le trajet du point chaud du Yellowstone datée de 8,99 et 8,72 Ma, passées inapercues car attribuées à de petites unités localisées dans la Snake River plain (SRP).

Carte du nord-ouest des USA avec la position des champs volcaniques du point chaud du yellowstone (en orange) et des basaltes de la Columbia river (en gris) – Doc. USGS

Carte du nord-ouest des USA avec la position des champs volcaniques du point chaud du yellowstone (en orange) et des basaltes de la Columbia river (en gris) – Doc. USGS

L'éruption de McMullen Creek , datée d'environ 8,99 Ma, était de magnitude 8,6, plus importante que les deux dernières éruptions majeures à Yellowstone (Wyoming). Son volume dépasse 1700 km³, couvrant  ≥12 000 km².

L'éruption Grey’s Landing, datée de 8,72 Ma, était encore plus importante, avec une magnitude de 8,8 et un volume ≥2800 km³, couvrant  ≥23 000 km² . Elle est l'éruption la plus importante et la plus chaude documentée du hotspot de Yellowstone.

Carte simplifiée de la SRP en vigueur avant cette étude - la zone Twin Falls / Picabo sera à revoir

Carte simplifiée de la SRP en vigueur avant cette étude - la zone Twin Falls / Picabo sera à revoir

Ces découvertes réduisent d'un tiers le nombre des éruptions durant la " poussée du point chaud dit du Yellowstone " au Miocène, mais font augmenter le nombre de super-éruptions de deux unités.

De plus, elles indiquent que la taille, la fréquence et les températures de mise en place des super-éruptions ont diminué avec le temps ... toutes ces caractéristiques suggèrent que l'activité du point chaud pourrait décliner.

Depuis il y a bien eu les éruptions de la caldeira du Yellowstone, dont la dernière éruption explosive il y a environ 640.000 ans, suivie d'environ 80 éruptions moindres, "relativement non explosives" (USGS).

La découverte d'anciennes super-éruptions indique que le hotspot de Yellowstone pourrait décliner - The Geological Society of America

Tout ceci ne nous renseigne pas sur le moment d'une prochaine éruption possible au Yellowstone, le volcan reste entretemps sous la surveillance de l'USGS / Yellowstone Volcano Observatory, en niveau normal et code aviation vert.

Des paysages à découvrir, dès que les voyages seront à nouveau permis.

La Snake river à Twin Falls -  archives © Bernard Duyck 2009

La Snake river à Twin Falls - archives © Bernard Duyck 2009

Sources  :

- Geology - JUNE 01, 2020 - Discovery of two new super-eruptions from the Yellowstone hotspot track (USA): Is the Yellowstone hotspot waning?  - By Thomas R.Knott & al - https://doi.org/10.1130/G47384.1

- Yellowstone Volcano Observatory - link

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Profound morphological changes occurred at St. Helens following the eruption of May 18, 1980.

The debris avalanche, the lateral blast and the vertical explosion created a crater, pierced to the north, with an NS dimension of approximately 3 km and an EW dimension of approximately 1.5 km (slightly wider at the base of the breach).

The summit was destroyed. The maximum elevation of the volcano, on the edge of the crater, was about 350 m less than previously at 2,975 m. The lower end of the breach extended downward almost to the 1,500 m level.

The St. Helens before and after the 1980 eruption - Black and white copy of painting by D. Molenaar.

The St. Helens before and after the 1980 eruption - Black and white copy of painting by D. Molenaar.

End of May at Mt. St. Helens.

Many lakes north of the volcano have been affected by the trees and ashes that have fallen there. Others formed: The Coldwater leke and the Castle lake were created when the waters supplying the northern branch of the Toutle river were dammed up by the avalanche of debris.

The Spirit lake experienced all the problems being directly in the focus of the blast, debris avalanches and pyroclastic flows. It has the water temperature rise to more than 32 ° C and its level of 70 meters. It can therefore be considered a completely different lake from the one before the eruption.

 The lakes north of St. Helens affected by the eruption of May 18, 1980 - Lyn Topinka / USGS map

The lakes north of St. Helens affected by the eruption of May 18, 1980 - Lyn Topinka / USGS map

At the time of the 1980 eruption, 11 named glaciers were radiating along the sides of the volcano, as well as two small unnamed glaciers and many perennial snow fields. The largest glaciers extend about 2.5 (1.5 mi) from the ice-filled summit crater. The landslide and cataclysmic eruption of May 18, 1980 largely destroyed the glaciers that had existed on the slopes of Mount St. Helens, removing about 70% of the volcano's ice mass.

Extension of the St. Helens glaciers, before and after 18.05.1980 - USGS / Brugman and Post 1981 map

Extension of the St. Helens glaciers, before and after 18.05.1980 - USGS / Brugman and Post 1981 map

Eruptive activity decreased after May 18, 1980, and on May 21 was limited to episodic ejections from the crater, mainly vapor. Large fumaroles and secondary explosions were generated from the debris flow depot, sometimes producing columns of material up to 2 km. Between May 19 and 24, only a few earthquakes of magnitude greater than 3 were recorded, unlike the dozens of events that have occurred every day since the end of March. However, the harmonic tremor started during this period (exact date not reported).
 

Two USGS geologists, Don Swanson (in red) and his colleague Jim Moore, discover a car full of ash deposits four days after the eruption of Mount St. Helens. There they will find the corpse of photographer Reid Blackburn, trapped. - USGS photo

Two USGS geologists, Don Swanson (in red) and his colleague Jim Moore, discover a car full of ash deposits four days after the eruption of Mount St. Helens. There they will find the corpse of photographer Reid Blackburn, trapped. - USGS photo

At 2:32 a.m. on May 25, the amplitude of the harmonic tremor began to increase. Within minutes, an ash-rich eruption column was seen from a surveillance aircraft. At 2:45 a.m., Portland's NWS radar recorded the top of the plume nearly 14 km in height. A swarm of small earthquakes, centered about 8 km below the volcano, started at 2:49 am and continued at a rate of 1-2 / hour.

The density of ash in the eruption column began to decrease in 5 minutes and the height of the column decreased in the first hour. The winds were fairly variable, but much of the ash was blowing towards the W half of the compass. At 6 a.m., ash fell in the Portland-Vancouver area (80 km SW). The ash fall darkened early in the morning in the Kelso-Longview area (55 km W) and the ash cloud extended to the Olympic peninsula in northwest Washington. Heavy rains during the eruption mixed with the ashes to drop the mud over much of the affected area. Many airports have been closed and travel on the ground has been made difficult.

At 8 a.m., the amplitude of the harmonic tremors decreased and the swarm of earthquakes began to subside. However, the eruption continued for most of the day, with the altitude at the top of the column varying from 4 to 6 km. The rash subsided during the evening.

Most of the tephra ejected on May 25 is juvenile material. Certain pyroclastic flow deposits have been put in place on the northern flank.

Maurice Kraft's Explanations on the Eruption

Small glowing areas were seen on the bottom of the crater during the night of May 28-29 and several times thereafter. Careful inspection showed that the glow was caused by the heating of parts of the bottom of the crater by ventilation gases, not by the presence of magma on the surface.

The harmonic tremor continued, at variable amplitudes, until the beginning of June, but the seismic activity remained at very low levels.

 

To be continued next month

Source: CVO - USGS

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De profonds changements morphologiques se sont produits au St. Helens suite à l'éruption du 18 mai 1980.

L 'avalanche de débris, le blast latéral et l'explosion verticale ont créé un cratère, percé vers le nord, avec une dimension N-S d'environ 3 km et une dimension E-W d'environ 1,5 km (un peu plus large à la base de la brèche).

Le sommet a été détruit. L'élévation maximale du volcan, sur le bord du cratère, était d'environ 350 m de moins que précédemment à 2 975 m. L'extrémité inférieure de la brèche s'étendait vers le bas presque jusqu'au niveau de 1 500 m.

Le St.Helens avant et après l'éruption de 1980   - Black and white copy of painting by D. Molenaar.

Le St.Helens avant et après l'éruption de 1980 - Black and white copy of painting by D. Molenaar.

Le St. Helens décapité par l'éruption - photo Visit USA

Le St. Helens décapité par l'éruption - photo Visit USA

De nombreux lacs situés au nord du volcan ont été affectés par les arbres et les cendres qui y sont tombés. D'autres se sont formés : Le Coldwater leke et le Castle lake furent créés lorsque les eaux alimentant la branche nord de la Toutle river furent endiguées par l'avalanche de débris.

Le Spirit lake a connu tous les problèmes étant directement en point de mire du blast, des avalanches de débris et des coulées pyroclastiques. Il a la température des eaux monter à plus de 32°C et son niveau de 70 mètres. Il peut être considérer de ce fait comme un lac complètement différent de celui d'avant éruption.

Les lacs au nord du St. Helens affectés par l'éruption du 18.05.1980 - carte Lyn Topinka / USGS

Les lacs au nord du St. Helens affectés par l'éruption du 18.05.1980 - carte Lyn Topinka / USGS

Le Spirit lake et les arbres fauchés - photo usaceportland

Le Spirit lake et les arbres fauchés - photo usaceportland

Au moment de l'éruption de 1980, 11 glaciers nommés rayonnaient le long des flancs du volcan, ainsi que deux petits glaciers sans nom et de nombreux champs de neige pérennes. Les plus grands glaciers s'étendent à environ 2,5 (1,5 mi) du cratère sommital rempli de glace. Le glissement de terrain et l'éruption cataclysmique du 18 mai 1980 ont en grande partie détruit les glaciers qui avaient existé sur les flancs du mont St. Helens, enlevant environ 70% de la masse glaciaire du volcan.

Extension des glaciers du St. Helens, avant et après le 18.05.1980 - Carte USGS/  Brugman et Post 1981

Extension des glaciers du St. Helens, avant et après le 18.05.1980 - Carte USGS/ Brugman et Post 1981

L'activité éruptive a diminué après le 18 mai 1980, et au 21 s'est limitée aux éjections épisodiques du cratère, principalement de vapeur. De grandes fumerolles et des explosions secondaires ont été générées à partir du dépôt de coulée de débris, produisant parfois des colonnes de matériaux atteignant 2 km. Entre le 19 et le 24 mai, seuls quelques tremblements de terre de magnitude supérieure à 3 ont été enregistrés, contrairement aux plusieurs dizaines d'événements qui se sont produits chaque jour depuis fin mars. Cependant, le tremblement harmonique a commencé pendant cette période (date exacte non rapportée).

Deux géologues de l'USGS, Don Swanson (en rouge) et son collègue Jim Moore, découvrent une voiture remplie de dépôts de cendres quatre jours après l'éruption du Mont Saint-Helens. Il y retrouveront le cadavre du photographe Reid Blackburn, pris au piège. - photo  USGS

Deux géologues de l'USGS, Don Swanson (en rouge) et son collègue Jim Moore, découvrent une voiture remplie de dépôts de cendres quatre jours après l'éruption du Mont Saint-Helens. Il y retrouveront le cadavre du photographe Reid Blackburn, pris au piège. - photo USGS

A 2 h 32 le 25 mai, l'amplitude du tremblement harmonique a commencé à augmenter. En quelques minutes, une colonne d'éruption riche en cendres a été vue d'un avion de surveillance. À 02 h 45, le radar NWS de Portland a enregistré le sommet du panache à près de 14 km de hauteur. Un essaim de petits tremblements de terre, centré à environ 8 km en dessous du volcan, a commencé à 02h49 et s'est poursuivi à un rythme de 1-2 / heure.

La densité des cendres dans la colonne d'éruption a commencé à diminuer en 5 minutes et la hauteur de la colonne a diminué au cours de la première heure. Les vents étaient assez variables, mais une grande partie des cendres soufflaient vers la moitié W de la boussole. À 6 h, des cendres tombaient dans la région de Portland-Vancouver (80 km SO). La chute des cendres s'est assombrie tôt le matin dans la région de Kelso-Longview (55 km O) et le nuage de cendres s'est étendu jusqu'à la péninsule olympique du nord-ouest de Washington. De fortes pluies pendant l'éruption se sont mélangées aux cendres pour laisser tomber la boue sur une grande partie de la région touchée. De nombreux aéroports ont été fermés et les déplacements au sol rendus difficiles.

A 8 h, l'amplitude des tremblements harmoniques a diminué et l'essaim de tremblements de terre a commencé à se calmer. Cependant, l'éruption s'est poursuivie pendant la majeure partie de la journée, l'altitude du sommet de la colonne variant de 4 à 6 km. L'éruption a diminué au cours de la soirée.

La majeure partie du téphra éjecté le 25 mai est du matériel juvénile. Certains gisements d'écoulement pyroclastique ont été mis en place sur le flanc Nord.

Les explications de Maurice Kraft sur l'éruption

De petites zones incandescentes ont été vues sur le fond du cratère dans la nuit du 28 au 29 mai et à plusieurs reprises par la suite. Une inspection minutieuse a montré que l'incandescence était causée par le chauffage de parties du fond du cratère par des gaz de ventilation, et non par la présence de magma à la surface.

Le tremblement harmonique s'est poursuivi, à des amplitudes variables, jusqu'au début de juin, mais l'activité sismique est restée à des niveaux très faibles.

 

A suivre

Source : CVO - USG

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Au Mt St. Helens, l'USGS a commencé des mesures géodésiques quotidiennes à la périphérie du renflement du flanc Nord (bulge) le 25 avril, enregistrant un déplacement vers l'extérieur constant de 1,5-2 m / jour jusqu'au 17 mai. La direction du mouvement était presque horizontale, vers le NNO.

St Helens - renflement sur le flanc nord le 03.05.1980 - photo Tilling Robert / USGS

St Helens - renflement sur le flanc nord le 03.05.1980 - photo Tilling Robert / USGS

St. Helens - évolution du renflement entre avril et le 17 mai 1980  - Doc.USGS

St. Helens - évolution du renflement entre avril et le 17 mai 1980 - Doc.USGS

St Helens - Article du 03.05.1980dans le Columbian journal commentant la croissance du renflement  - un clic pour agrandir

St Helens - Article du 03.05.1980dans le Columbian journal commentant la croissance du renflement - un clic pour agrandir

La première quinzaine de mai est marquée par des explosions similaires à celles de début à mi-avril, et qui se poursuivent jusqu'au 14 mai.

Plusieurs dizaines de tremblements de terre par jour de M 3 ou plus ont continué d'être enregistrés jusqu'au 17 mai. La libération totale d'énergie sismique est restée relativement constante jusqu'à la fin avril, puis a légèrement diminué.

St Helens - 13.05.1980 - explosion de vapeur et de cendres (phréatique) au cratère sommital  - Doc. USGS

St Helens - 13.05.1980 - explosion de vapeur et de cendres (phréatique) au cratère sommital - Doc. USGS

Le 17 mai, David Johnston prend la garde de la station Coldwater, le temps est ensoleillé.

Le 18, à 7h 00, il transmet par radio au centre de Vancouver ses dernières observations : séismes, déformation, émission de SO2, tout est semblable à ce que l'on connaît depuis plusieurs semaines.
A 8 h. 32, un bref message, devenu célèbre depuis :

                       " Vancouver, Vancouver, ça y est ! "

... on ne retrouvera rien, ni des installations, ni de David Johnston ... le St Helens est entré en éruption !!!

St Helens - David Johnston au Cold Water II observation post le 17 mai 1980  - un jour avant l'éruption et son décès - photo Harry Glycken / USGS

St Helens - David Johnston au Cold Water II observation post le 17 mai 1980 - un jour avant l'éruption et son décès - photo Harry Glycken / USGS

A cette heure là, les sismographes enregistrent un tremblement de terre de M 5 environ (ses caractéristiques inhabituelles de vagues ont empêché un calcul simple de l'ampleur).

Une remarquable série de photographies montre que l'ensemble du renflement du flanc nord a immédiatement commencé à se séparer du volcan le long d'une fissure qui s'est ouverte sur sa section supérieure : Glissement de terrain

Des failles importantes mettent en contact le système hydrothermal avec le magma du volcan : l'eau souterraine saturant le dessus du volcan et chauffée par la magma au dessus de 100 °C ne peut bouillir étant donné le gradient de pression; lors du collapsus soudain du flanc nord, l'eau surchauffée se transforme instantanément en vapeur et au contact du magma, génère une éruption phréatomagmatique très violente : deux explosions simultanées, un panache monte dans le ciel tandis qu'est produit un gigantesque blast latéral. La vitesse d'expansion est inimaginable : 400 puis 1.100 km/h.; la température intérieure de la nuée est de 260°C; le souffle arrache les arbres sur près de 600 km² ... 30 secondes d'enfer.

St. Helens - 18.05.1980 / 8h32 - photo Gary Rosenquist

St. Helens - 18.05.1980 / 8h32 - photo Gary Rosenquist

L'avalanche de débris qui suit le blast transporte cendres, blocs de pierre, morceaux de glace, arbres abattus, au total plus de  3 km³ de débris qui viennent s'accumuler dans le Spirit Lake et la Toutle River, qui sera comblée sur 30 km.

La destruction est pratiquement totale dans une zone intérieure de près de 10 km de large, où il ne reste aucun arbre dans la zone auparavant fortement boisée. Au-delà de la zone intérieure, tous les arbres ont été projetés au sol, pointant vers l'extérieur depuis la source de l'explosion selon un motif radial presque uniforme. Dans les quelques centaines de mètres extérieurs de la zone de l'explosion, des arbres ont été brûlés mais sont restés debout.

St. Helens - un arbre débité par la force du blast (la pelle donne l'échelle)  - photo USGS / S.W.Kieffer

St. Helens - un arbre débité par la force du blast (la pelle donne l'échelle) - photo USGS / S.W.Kieffer

St Helens- engins de chantier balayé par le souffle de l'éruption du 18.05.1980 - photo AP

St Helens- engins de chantier balayé par le souffle de l'éruption du 18.05.1980 - photo AP

Presque simultanément avec l'éjection de l'explosion latérale, un gros panache vertical s'est élevé rapidement du cratère sommital préexistant à plus de 19 km au-dessus du niveau de la mer (tel que mesuré par le radar météorologique de l'aéroport de Portland), passant par une tropopause inhabituellement élevée à 13,5 -14 km . Une alimentation vigoureuse de la colonne verticale s'est poursuivie pendant plus de 9 heures - phase Plinienne - , avant de décliner progressivement en fin d'après-midi. Les nuages ​​de cendres se sont déplacés rapidement vers le nord-est et l'est.

St. Helens - panache éruptif du 18.05.1980 - photo USGS

St. Helens - panache éruptif du 18.05.1980 - photo USGS

La une de The Oregonian du 19.05.1981 - " Décapitation du Mt.St. helens - Le Spirit lake a disparu"

La une de The Oregonian du 19.05.1981 - " Décapitation du Mt.St. helens - Le Spirit lake a disparu"

Des lahars suivent, dues à la fonte de la glace et de la neige, qui transportent les cendres et la boue jusqu'à 45 km du sommet, en continuant le long de la rivière Cowlitz, où des sédiments en suspension, des billes et d'autres débris remplissent le chenal naviguable, bloquant de nombreux navires dans le port de Portland.

St Helens  - Coulée de boue dans la Toutle river le 18.05.1980 / 13h30 - photo  David Bruer

St Helens - Coulée de boue dans la Toutle river le 18.05.1980 / 13h30 - photo David Bruer

St. Helens - montée des eaux sur la Toutle river le 19.05.1980  - photo G.Stewart /  AP

St. Helens - montée des eaux sur la Toutle river le 19.05.1980 - photo G.Stewart / AP

St. Helens - dépôts de 2 mètres d'épaisseur sur la highway 504 - Doc. USGS

St. Helens - dépôts de 2 mètres d'épaisseur sur la highway 504 - Doc. USGS

St. Helens - 18.05.1980 - Les différentes étapes du début de l'éruption - Doc.USGS

St. Helens - 18.05.1980 - Les différentes étapes du début de l'éruption - Doc.USGS

Les écoulements pyroclastiques, générés à la fois par l'effondrement de la colonne verticale et l'émission directe à travers la grande brèche vers le nord produite par l'explosion dirigée (blast), ont laissé un dépôt ponce en forme d'éventail s'étendant dans le Spirit lake et la Toutle river, recouvrant les dépôts de flux de débris dans ce domaine.

St. Helens - un scientifique examine une coulée pyroclastique - Doc. USGS 30.05.1980

St. Helens - un scientifique examine une coulée pyroclastique - Doc. USGS 30.05.1980

St. Helens - panache de l'éruption du 18.05.1980 - photo Krimmel

St. Helens - panache de l'éruption du 18.05.1980 - photo Krimmel

De grandes quantités de cendres sont tombées sur une vaste zone de Washington, du nord de l'Idaho, de l'ouest et du centre du Montana. Les chutes de cendres à Ritzville, Washington, à plus de 300 km du mont. St. Helens, totalisent au moins 7 cm . À Spokane, à 500 km au NE du volcan, la visibilité a été brièvement réduite à seulement 3 m. vers 15h.. Une trace de cendres est tombée à Denver vers midi le lendemain, et les hydrologues de l'USGS ont détecté une légère chute de cendres jusque dans certaines parties de l'Oklahoma.

St. Helens- Trajet du panache de cendres du 18.05.1980 - Doc. USGS / Lyn Topinka

St. Helens- Trajet du panache de cendres du 18.05.1980 - Doc. USGS / Lyn Topinka

Les données les plus fiables citées par Blong (1984) totalisent 57 décès, tués par l'avalanche et le blast, ou se trouvant dans la zone de dévastation principale.

Les responsables de l'État de Washington ont estimé les pertes financières pour les entreprises privées et les États et les collectivités locales à au moins 2,7 milliards de dollars.

Mémorial aux victimes de l'éruption du 18.05.1980 et plaque commémorative à David Johnston - un clic pour agrandirMémorial aux victimes de l'éruption du 18.05.1980 et plaque commémorative à David Johnston - un clic pour agrandir

Mémorial aux victimes de l'éruption du 18.05.1980 et plaque commémorative à David Johnston - un clic pour agrandir

Carte des zones dévastées par l'éruption du 18.05.1980 au St Helens - Doc. USGS / Lyn Topinka

Carte des zones dévastées par l'éruption du 18.05.1980 au St Helens - Doc. USGS / Lyn Topinka

Sources :

 - Global Volcanism Program – bulletin report / St Helens – link

- USGS – Cascades Volvano observatory – Mt. St. Helens 1980 eruption – link

voir aussi :

- Fin Mars 1980 au St. Helens - link

- Avril 1980 au St. Helens - link

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