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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyage.s

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s
Les volcans de Ghegam ridge -  photo © Bernard Duyck 2019

Les volcans de Ghegam ridge - photo © Bernard Duyck 2019

Le champ volcanique de Ghegam Ridge est localisé entre la capitale Yerevan et le lac Sevan. Il est composé de dômes de lave et de cônes pyroclastiques, ainsi que de coulées de lave, couvrant une surface de 65 km. sur 35.

Les formations volcaniques sont grossièrement positionnées en trois axes orientés NNO-SSE. Les écoulements de lave en provenance des groupes "centraux et est" se sont produits jusque dans le lac Sevan.

Les éruptions explosives initiales furent suivies de l'extrusion de dômes et de coulées d'obsidienne rhyolitique.

La dernière activité, datée par le GVP de 1900 avant notre ère a produit une série de coulées de lave de nature andésitique à basalto-andésitique.

Le lac Sevan et Ghegam ridge (sommets enneigés) , vu par Sentinel 2 nat colors le 160.06.2019

Le lac Sevan et Ghegam ridge (sommets enneigés) , vu par Sentinel 2 nat colors le 160.06.2019

Localisation des volcans Arméniens - d'après Google 2010

Localisation des volcans Arméniens - d'après Google 2010

Arménie - le lac Sevan rive nord-est - photo © Bernard Duyck 2019

Arménie - le lac Sevan rive nord-est - photo © Bernard Duyck 2019

Le lac Sevan, aussi appelé mer de Ghegam, est une immense réserve d'eau douce de 1.300 km², s'étendant à près de 2.000 mètres d'altitude, au nord-est d'Erevan.

Son origine reste hypothétique : lac de cratère d'un volcan éteint, ou résultant d'un barrage naturel provoqué par de puissantes coulées de lave il y a des millions d'années.

Il est alimenté par 28 cours d'eau et sources, mais seuls 10% de l'eau entrante est drainée par la rivière Hrazdan, tandis que les 90% restants s'évaporent.

Le lac Sevan revient de loin : exploité durant l'occupation Soviétique pour l'irrigation de la plaine de l'Ararat et la production d'électricité,il a risqué l'assèchement, comme la mer d'Aral en Asie centrale.

Après la période Stalinienne, le processus d'assèchement aété enrayé, et l'on a commencé à prendre conscience de son importance écologique et de son potentiel touristique. En 1981, un tunnel d'une cinquantaine de kilomètres a été creusé sous la chaîne des monts Vardenis ausud du lac pour l'alimenter apr les eaux du torrent Arpa. Les berges ont été plantés d'arbres, pour augmenter l'humidité.

Arménie - Lac Sevan - l'église d"Hayravank (9°-12° siècle) domine le lac - photo © Bernard Duyck 2019

Arménie - Lac Sevan - l'église d"Hayravank (9°-12° siècle) domine le lac - photo © Bernard Duyck 2019

Arménie - lac Sevan - le cimétière de khatchkars de Noradouz - photo © Bernard Duyck 2019
Arménie - lac Sevan - le cimétière de khatchkars de Noradouz - photo © Bernard Duyck 2019

Arménie - lac Sevan - le cimétière de khatchkars de Noradouz - photo © Bernard Duyck 2019

Les khatchkars, ces stèles dentelées en pierre rouge, sculptées de croix, et datant du 9° au 15° siècle, entourent les églises rencontrées le long des berges du lac Sevan. Elles incarnent la christologie de l'Église apostolique arménienne, en ce qu'elles ne représentent pas la mort du Christ mais sa nature divine, en un "arbre de vie". 

A Noradouz, 800 stèles sont dispersées en un grand champ lapidaire aux abords d'une chapelle médiévale. Une légende locale raconte que ces stèles, camouflées en guerriers, auraient permis de faire reculer l'ennemi qui tentait de s'emparer de la région.

Arménie - la chaîne volcanique des monts Vardenis - photo © Bernard Duyck 2019

Arménie - la chaîne volcanique des monts Vardenis - photo © Bernard Duyck 2019

Situé sur le haut-plateau arménien, dans la chaîne volcanique de Vardenis, le volcan Porak est à cheval sur le frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, et au sud-est du lac Sevan. Le Porak s'est formé le long de la faille de décrochement "Pambak-Sevan" ; cette faille a littéralement découpé en deux les volcans Khonarassar et Tsursar, reléguant respectivement leurs deux parties à 800 et 400 mètres les unes des autres.

Le stratovolcan Porak est constitué d'un cône principal culminant à 2.800 mètres, entouré de dix autres cônes et fissures éruptives satellites. Ces nombreuses bouches éruptives ont vomi leurs coulées de part et d'autre de la frontière; en Arménie, deux coulées se sont dirigées vers le N. et le NE. sur 21 km.

Le projet de voir ces coulées à la frontière n'a pu se réaliser à cause de l'enneigement des pistes.

  Le volcan Porak - photo Jim Luhr / Smithsonian.

Le volcan Porak - photo Jim Luhr / Smithsonian.

Sources :

- GlobalVolcanism Program - Porak.

- Estimating slip rates and recurrence intervals for strong
earthquakes along an intracontinental fault: example
of the Pambak–Sevan–Sunik fault (Armenia) - Hervé Philip & al. Université de Montpellier.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s
Armenia - obsidian of the Jraber quarry / volcanic glass source: Gutansar volcano - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - obsidian of the Jraber quarry / volcanic glass source: Gutansar volcano - photo © Bernard Duyck 2019

Numerous excavations have been made in the Caucasus and eastern Anatolia, and many artefacts found on prehistoric sites.

The archaeologists' analyzes conclude that the abundance of obsidian on a site is not directly related to the presence of outcrops in the vicinity ... which allows to identify the networks of trade and exchanges during prehistory.

Map of the distribution of obsidian sources in the Caucasus and northeastern Turkey and location of the studied sites. - Doc. Ch Chataigner / references in sources

Map of the distribution of obsidian sources in the Caucasus and northeastern Turkey and location of the studied sites. - Doc. Ch Chataigner / references in sources

Obsidian is a good trade marker, because it is quickly possible today to precisely link an artifact to its source, by means of a characterization of the elements by portable XRF / X-ray fluorescence portable devices. The measurement times by this method, non-destructive, have been reduced in the field from 6 minutes to ten seconds ... which allows to control many samples in real time.

Design of a portable XRF analyzer and its basic functions. It is relatable to a computer and wi-fi data. Image : Thermo Fisher Scientific / Tewksbury-USA

Design of a portable XRF analyzer and its basic functions. It is relatable to a computer and wi-fi data. Image : Thermo Fisher Scientific / Tewksbury-USA

A study by Ch.Chataigner on three excavation sites in the plain of Ararat, located in the same environment, contemporaries of the first half of the 6th millennium BC, and all belonging to the "culture of Aratashen", informs different supplies for obsidian.

These three sites are almost at an equal distance-time from the Gutansar (mentioned in the article yesterday), but this source is exploited preferentially on a single site. This fact is related to the Neolithic circulation routes. (Chataigner C. 2015. Obidian Supply in the Caucasus: Questions and Hypotheses, ArchéOrient - The Blog (Hypotheses.org), March 27, 2015.)

Other studies corroborate that evoked and allow to decipher, by archeometry of obsidian, the circulation of raw materials in the region.

Armenia - Obsidian Nucleus from Aknashen-Khatunarkh - Doc. Ch Chataigner / references in sources

Armenia - Obsidian Nucleus from Aknashen-Khatunarkh - Doc. Ch Chataigner / references in sources

Sources and complete studies:

- Archéorient - Obsidian supply in the Caucasus: questions and hypotheses - by Christine Chataigner (March 2005) - link

- An international research project on Armenian archaeological sites: fission-track dating of obsidians - Badalian, R; Bigazzi, G; Cauvin, M.-C; Chataigner, C; Jrbashyan, R; Karapetyan, S.G .; Oddone, M; Poidevin, J.-L (2001)

- Sourcing geochemically identical obsidian: multiscalar magnetic variations in the volcanic Gutansar complex and implications for Palaeolithic research in Armenia. Journal of Archaeological Science.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s, #Des volcans et des hommes.

A trip to Armenia at the beginning of May 2019 allowed us to get to know this small country and its inhabitants and to give us an idea of ​​the volcanism of the Lesser Caucasus.

Armenia is one of the most landlocked countries in the world,

- at the same time for natural reasons: it has indeed no sea front, its relief is very mountainous with valleys concealed and difficult to cross, and isolated villages,

- also for lack of transport infrastructure, with a road network in bad condition and in refection,

- and finally by its political isolation: although independent today, it was for a very long time a satellite of the Soviet Union. Armenia is in conflict and does not maintain diplomatic relations with two of its neighbors, Turkey and Azerbaijan; more than 80% of its borders are closed, only one border post is open to the north with Georgia, and 35 km passable with Iran in south-west.

The only gateway that connects Armenia to the rest of the world is the Zvartnots International Airport, close to the capital Yerevan.

Map of Armenia, a landlocked country in the Lesser Caucasus.

Map of Armenia, a landlocked country in the Lesser Caucasus.

The geological history of the "Little Caucasus" began 150 million years ago with the closure of an ocean, the Tethys, and the collision of two continental groups, the Arabian plate and the Eurasian plate.

Since the closure of the ocean, deformations of the Earth's crust and volcanism have shaped the Armenian morphology.

The highest summits of the country are imposing volcanoes; volcanic rocks, basalt and tuff, have been used since prehistoric times for civil and religious buildings, sculpture and jewelery (obsidian).

The geology of Armenia is still marked by active deformations, witnessing the numerous faults and their ruptures that frequently produce earthquakes, including the tragic earthquake of December 7, 1988 - Spitak fault, magnitude 6.9. (M.Sosson / CNRS)

Armenia - active faults and historical seismicity - Doc.Philip et al / Tectonophysics

Armenia 2019 - 1 - the obsidian of Jraber.
Armenia - sources of obsidian and related archaeological sites - Doc. Obsidian sourcing geochemically identical - Science direct - one click to enlarge

Armenia - sources of obsidian and related archaeological sites - Doc. Obsidian sourcing geochemically identical - Science direct - one click to enlarge

Gutanasar / Gutansar volcano - photo Albero

Gutanasar / Gutansar volcano - photo Albero

Just out of Yerevan, we go to Lake Sevan, and meet on the road walls where the obsidian is exposed.

This obsidian, easily accessible and of good quality, has been exploited since the Paleolithic from vast flows from the Gutansar volcano and several secondary domes, Fontan, Alapars and Gjumush to name a few.

Jraber - general view of the obsidian quarry - photo © Bernard Duyck 2019

Jraber - general view of the obsidian quarry - photo © Bernard Duyck 2019

Jraber obsidian quarry - black obsidian outcrop - photo © Bernard Duyck 2019

Jraber obsidian quarry - black obsidian outcrop - photo © Bernard Duyck 2019

Jraber - samples of black obsidian veined with mahogany obsidian - photo © Bernard Duyck 2019 - one click to enlargeJraber - samples of black obsidian veined with mahogany obsidian - photo © Bernard Duyck 2019 - one click to enlarge

Jraber - samples of black obsidian veined with mahogany obsidian - photo © Bernard Duyck 2019 - one click to enlarge

Jraber - obsidian with slats "Midnight Lace" - photo © Bernard Duyck 2019

Jraber - obsidian with slats "Midnight Lace" - photo © Bernard Duyck 2019

A career at Jraber allows us to admire obsidian at leisure, with a conchoidal break (in bottle cul), very black and shiny under a fine rain.

Mahogany obsidian, a variety rich in iron, mixes with obsidian with lamellae, translucent and streaked with more opaque layers, named "Midnight Lace".

Jraber - blocks and veins of black obsidian - photo © Bernard Duyck 2019

Jraber - blocks and veins of black obsidian - photo © Bernard Duyck 2019

To follow: the routes of obsidian in Asia Minor

 

Sources:

- Archéorient - Obsidian supply in the Caucasus: questions and hypotheses - Christine Chataigner

- An international research project on Armenian archaeological sites: fission-track dating of obsidians - Badalian, R; Bigazzi, G; Cauvin, M.-C; Chataigner, C; Jrbashyan, R; Karapetyan, S.G .; Oddone, M; Poidevin, J.-L (2001)

- Sourcing geochemically identical obsidian: multiscalar magnetic variations in the volcanic Gutansar complex and implications for Palaeolithic research in Armenia. Journal of Archaeological Science.

- Paleolithic in Armenia: state of acquired knowledge and recent data - Fourloubey & al.

- Global Volcanism Program - Gegham Ridge - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualités volcaniques, #Excursions et voyage.s

Une étude publiée ce mois-ci dans Geological Magazine retrace l'ascendance volcanique de l'île Lord Howe, située à 600 km au large de la Nouvelle-Galles (à l'est deSydney).

La géologie de Lord Howe est connue depuis longtemps : l'île forme un croissant d'une dizaine de kilomètres de longueur sur deux de large, qui résulte de l'érosion d'un volcan-bouclier daté de 7 millions d'années.

Le mont Lidgbird et le mont Gower, culminant respectivement à 777 et 875 mètres d'altitude dans le sud de l’île, sont constitués de basalte, restes de coulées de lave qui remplissaient autrefois une importante caldeira. La fin de l’activité volcanique remonte à 6,4 millions d’années.

Situé par 31° de latitude sud, le récif corallien est le plus méridional du monde.

Lord Howe island et son lagon et récif corallien - photo Australie à la carte - un clic pour agrandir

Lord Howe island et son lagon et récif corallien - photo Australie à la carte - un clic pour agrandir

Lord Howe vu de la station spatiale - photo ISS006-E-5731 / NASA Johnson Space Center.

Lord Howe vu de la station spatiale - photo ISS006-E-5731 / NASA Johnson Space Center.

Le groupe d’îles Lord Howe  comprend 28 îles, îlets et rochers. Parmi ceux-ci, Balls Pyramid, un îlet rocheux haut de 551 m. colonisé par les oiseaux.

Au nord, le groupe Admiralty est formé de sept petites îles inhabitées ; à l’est, Mutton bird island et Blackburn (or Rabbit) island dans le lagon.

Balls pyramid est un pinacle volcanique haut de 552 m.localisé à 24 km au sud de Lord Howe island - photo Gosford sailing club

Balls pyramid est un pinacle volcanique haut de 552 m.localisé à 24 km au sud de Lord Howe island - photo Gosford sailing club

Le climat humide sub-tropical est marqué par un taux de pluies de 1717 mm. par an, qui a permis l’installation de forêts présentant des affinités avec les flores Australiennes, Néo-calédonienne, et même Néo-zélandaise.

Son isolement est responsable d’un fort endémisme marquant la flore et la faune ; 105 espèces de plantes sur les 241 espèces natives sont endémiques. Parmi l’avifaune, sept espèces endémiques se sont éteintes ; quatre endémiques demeurent : le Zostérops de Lord Howe ( Zosterops tephropleurus), le râle sylvestre (Gallirallus sylvestris), le siffleur doré (Pachycephala pectoraliscontempta) et un passereau, the Lord Howe Currawong (Strepera graculina crissalis).

Les oiseaux marins utilisent massivement ces îles comme site de nidification, comme sur Balls pyramid.

 Le râle sylvestre (Gallirallus sylvestris) - espèce endémique de Lord Howe - photo Granitethighs

Le râle sylvestre (Gallirallus sylvestris) - espèce endémique de Lord Howe - photo Granitethighs

Lord Howe fait partie de la chaîne de volcans sous-marins, éloignés les uns des autres et d'âges différents, qui s'étend sur plus de 1.500 kilomètres vers le nord, jusqu'au mont Horsehead, formé il y a 28 Ma.

Ces volcans ont issus du déplacement de la plaque australienne au dessus d'un point chaud stationnaire, et les seamounts constituent des marques de l'activité de ce point chaud sur la plaque tectonique.

La chaîne de volcans est un élément du plateau de Lord Howe, lui-même partie du continent sous-marin nommé Zealandia.

Le volume total de lave érigé le long de la chaîne de Lord Howe est de 320.000 km³ ; la signature chimique distincte des laves analysées a permis la datation des volcans alignés qui forment cette chaîne volcanique en grande partie immergée.

 

Localisation de deux chaînes de volcans sous-marins et émergés au large de la côte est de l'Australie, signature de deux points chauds différents – Doc. Maria Seton  / Geophysical and geological characterisation of dredge locations from RV Southern Surveyor voyage ss2012_v06 (ECOSATI): hotspot activity in northern Zealandia

Localisation de deux chaînes de volcans sous-marins et émergés au large de la côte est de l'Australie, signature de deux points chauds différents – Doc. Maria Seton / Geophysical and geological characterisation of dredge locations from RV Southern Surveyor voyage ss2012_v06 (ECOSATI): hotspot activity in northern Zealandia

Les différents volcans de la chaîne Lord Howe, et leur datation, sur la trace du point chaud (pointillé blanc) dans les limites du continent Zealandia (pointillé rouge)  - from Mortimer et al. (2017b) – Doc. Geophysical and geological characterisation of dredge locations from RV Southern Surveyor voyage ss2012_v06 (ECOSATI): hotspot activity in northern Zealandia

Les différents volcans de la chaîne Lord Howe, et leur datation, sur la trace du point chaud (pointillé blanc) dans les limites du continent Zealandia (pointillé rouge) - from Mortimer et al. (2017b) – Doc. Geophysical and geological characterisation of dredge locations from RV Southern Surveyor voyage ss2012_v06 (ECOSATI): hotspot activity in northern Zealandia

"Tracing the ancestors of Lord Howe island " - vidéo EarthByte / You Tube - in The Conversation

Sources :
The Conversation - How we traced the underwater volcanic ancestry of Lord Howe Island. - link 
- Geophysical and geological characterisation of dredge locations from RV Southern Surveyor voyage ss2012_v06 (ECOSATI): hotspot activity in northern Zealandia – by Maria Seton & al.
- Linklater, Michelle. (2016). Past and present coral distribution at the latitudinal limit of reef development, southwest Pacific Ocean.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s
Es Safa Volcanic Field, Syria - photo Nasa ISS 09.2010 - one click to enlarge

Es Safa Volcanic Field, Syria - photo Nasa ISS 09.2010 - one click to enlarge

Located in Syria, and difficult to visit for the moment, the volcanic field Es Safa (or Al Safa, Tulul al-Safa) is only revealed on the satellite images.

This basaltic volcanic field is part of one of the largest volcanic fields located on the Arabian tectonic plate: The Ash Shamah Harrat, which runs parallel to the Dead Sea Fault Zone (DSFZ), and extends from northeastern Israel through southern Syria and Jordan to Saudi Arabia. Its surface covers more than 50,000 km².

Map of the intraplate volcanic field Harrat Ash Shamah along the DSFZ - In the insert, map of the Afro-Arab region with its volcanic fields in black.

Map of the intraplate volcanic field Harrat Ash Shamah along the DSFZ - In the insert, map of the Afro-Arab region with its volcanic fields in black.

Its thickness varies between 100 meters and 1500 meters, and even reaches 1800 m. on the Syrian plateau.

In Jordan, its average thickness is less than 150 meters and covers an area of ​​11,400 km².

It is characterized by a series of subhorizontal lava flows of about 25 m. thick, numerous slag cones, extensional faults and large eruptive fissures in association with feeder dikes.

Harrat Ash Shaam - composition of lava - Doc. Petrology oxford newspaper.

Harrat Ash Shaam - composition of lava - Doc. Petrology oxford newspaper.

The lavas are composed of alkaline basalts, basanites, tephrites, hawaiites, mugearites, and rare trachytes and phonolites.

The Harrat Ash Shamah field is dated by the K-Ar method between the Oligocene (34 Ma) and the Quaternary, with an interruption between 22 Ma and 13 Ma, which corresponds to a decrease of volcanism and a tectonic activity restricted to the region. of the Red Sea.

A resumption of volcanism along the western edges of the Arabian Plate around 13 Ma is likely associated with a leftward movement along the Dead Sea transform fault, and may reflect the emergence of upper mantle upwinds beneath the plate.

The volcanic field Es Safa, and its cones aligned - Landsat image / 11.06.2000

The volcanic field Es Safa, and its cones aligned - Landsat image / 11.06.2000

The Es Safa volcanic field, about 17 km in diameter, is located southeast of Damascus and contains many cones, active at the beginning of the Holocene (a period that begins approximately 12,000 years ago.)

These cones are aligned on a north-west / south-east axis, indicating faults through which the magma has risen, two parallel alignments are visible in the image below.

Es Safa volcanic field - two rows of aligned cones - detail of a photo ISS024-E-13690 / 04.09. 2010

Es Safa volcanic field - two rows of aligned cones - detail of a photo ISS024-E-13690 / 04.09. 2010

Its most recent activity dates back to 1850, when there is a boiling lava lake. In the images, the recent flows form a very dark zone, which covers older flows, with the surface lightened by the accumulation of sediments in weak depressions.

The Syrian crater area has long been inhabited by Druze communities; they used these slag cones as a refuge during the war years.

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Harit Ash Shamah 

- Petrogenesis of the largest intraplate volcanic field on the Arabian plate (Jordan): a mixed lithosphere-asthenosphere source activated by lithospheric extension. by J. Shaw et al. / Journal of Petrology. - link

- GFZ Potsdam - Magma genesis and mantle dynamics at the Ash Shamah Harrat volcanic field (southern Syria) - M.-S. Krienitz & al. - link

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Es Safa Volcanic Field, en Syria - photo Nasa ISS  09.2010 - un clic pour agrandir

Es Safa Volcanic Field, en Syria - photo Nasa ISS 09.2010 - un clic pour agrandir

Situé en Syrie, et difficilement visitable pour le moment, le champ volcanique Es Safa (ou Al Safa, Tulul al-Safa) ne se dévoile que sur les images satellites.

Ce champ volcanique basaltique fait partie d'un des plus grands champs volcanique situé sur la plaque tectonique Arabique : L'Harrat Ash Shamah, qui est parallèle à la zone de faille de la Mer Morte ( DSFZ – Dead Sea Fault Zone), et s'étend du nord-est d'Israël, au travers du sud de la Syrie et de la Jordanie, jusqu'en Arabie Saoudite. Sa surface couvre plus de 50.000 km².

Carte du champ volcanique intraplaque Harrat Ash Shamah le long de la DSFZ – Dans l'insert,  carte de la région Afro-Arabique avec ses champs volcaniques en noir.

Carte du champ volcanique intraplaque Harrat Ash Shamah le long de la DSFZ – Dans l'insert, carte de la région Afro-Arabique avec ses champs volcaniques en noir.

Son épaisseur varie entre 100 mètres et 1500 mètres, et atteint même 1800 m. sur le plateau syrien.

En Jordanie, son épaisseur moyenne est de moins de 150 mètres et y couvre une surface de 11.400 km².

Il est caractérisé par une série de coulées de lave subhorizontales d’environ 25 m. d’épaisseur, de nombreux cônes de scories , des failles extensionnelles et de grandes fissures éruptives en liaison avec des dykes nourriciers.

Harrat Ash Shaam - composition des laves - Doc. Petrology oxford journal.

Harrat Ash Shaam - composition des laves - Doc. Petrology oxford journal.

Les laves sont composées de basaltes alcalins, de basanites, téphrites, hawaiites, mugearites, et rares trachytes et phonolites.

Le champ Harrat Ash Shamah est daté par la méthode K-Ar entre l'Oligocène (34 Ma) et la quaternaire, avec une interruption entre 22 Ma et 13 Ma, qui correspond à une baisse du volcanisme et une activité tectonique restreinte à la région de la Mer Rouge.

Une reprise du volcanisme le long des bords ouest de la plaque Arabique vers 13 Ma est vraisemblablement associée avec un mouvement gauche le long de la faille transformante de la Mer Morte, et peut refléter l'émergence de remontées du manteau supérieur sous la plaque.

Le champ volcanique Es Safa, et ses cônes alignés  - image Landsat /11.06.2000

Le champ volcanique Es Safa, et ses cônes alignés - image Landsat /11.06.2000

Le champ Es Safa, d'un diamètre d'environ 17 km.situé au sud-est de Damas, contient de nombreux cônes, actifs au début de l'holocène ( période qui débute approximativement il y a 12.000 ans. Ces cônes sont alignés sur un axe nord-ouest / sud-est, indiquant des failles par où est remonté le magma ; deux alignements parallèles sont visibles sur l'image ci-dessous.

Champ volcanique Es Safa - deux rangées de cônes alignés - détail d'une photo  ISS024-E-13690  / 04.09. 2010

Champ volcanique Es Safa - deux rangées de cônes alignés - détail d'une photo ISS024-E-13690 / 04.09. 2010

Son activité la plus récente est datée de 1850, où on note la présence d'un lac de lave bouillant. Sur les images, les coulées récentes forment une zone très foncée, qui recouvre des coulées plus anciennes, à la surface éclaircie par l'accumulation de sédiments dans de faibles dépressions.

La région des cratères Syriens est habitée depuis longtemps par des communautés Druzes ; ils ont utilisé ces cônes de scories comme refuge pendant les années de guerre.

 

Sources :

- Global Volcanism Program -Harrat Ash Shamah - link

- Petrogenesis of the largest intraplate volcanic field on the arabian plate (Jordan) : a mixed lithosphere-asthenosphere source activated by lithospheric extension. - by J. Shaw& al / Journal of Petrology. - link 

- GFZ Potsdam - Magma genesis and mantle dynamics at the Harrat Ash Shamah volcanic field (southern Syria) - M.-S. Krienitz & al. - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyage.s
Torfajökull, le "volcan oublié" -  photo non référencée / via volcanocafé - un clic pour agrandir.

Torfajökull, le "volcan oublié" - photo non référencée / via volcanocafé - un clic pour agrandir.

Une photo de Ken H. Rubin, professeur de Géologie et Géophysique, Univ. d'Hawaii, dans la rubrique "Volcano Monday" illustre le Torfajökull ... le "volcan oublié".

D’après la légende, le glacier (et le volcan) porte le nom d’une figure historique islandaise, Torfi Jónsson í Klofa, habitant près du glacier durant l’arrivée de la peste en Islande en 1493. Une autre source fait mention d’un ouvrier agricole, du nom de Torfi, qui aurait enlevé la fille du fermier et aurait fui en sa compagnie vers le glacier.

Localisation du Torfajökull dans l'EVZ / East volcanic zone en Islande, entre la Vatnajökull et le Myrsdalsjökull

Localisation du Torfajökull dans l'EVZ / East volcanic zone en Islande, entre la Vatnajökull et le Myrsdalsjökull

On parle peu de ce stratovolcan rhyolitique, situé  au nord du Myrdalsjökull et au sud du lac Torisvatn, dans la zone néo-volcanique, à la jonction avec la zone de rift Est.

Une caldeira de 16 km sur 12 km s’y est formé au Pléistocène il y a quelques 500.000 ans ; le complexe à dominante rhyolitique couvre environ 600 km² et se dresse 500 mètres au-dessus des plaines basaltiques environnantes, allongé sur un axe ONO-ESE.

La plupart des coulées rhyolitiques ont été émises sous la glace, formant des hyaloclastites, qui forment une crête et des brèches en dôme.

Au cours de la période post-glaciaire, seule une petite zone de fissure à l’extrémité ouest du complexe a été active, avec une production de coulées de lave et de téphras, et la formation de dôme de lave.

L’activité la plus récente a formé  la coulée / le champ de lave Hrafntinnuhraun autour des années 900.

La coulée visqueuse Laugahraun (1477), sur le bord nord de la caldeira Torfajökull -  photo R.Williams /  USGS / GVP

La coulée visqueuse Laugahraun (1477), sur le bord nord de la caldeira Torfajökull - photo R.Williams / USGS / GVP

Veidivötn Fissure Swarm - un paysage coloré et découpé de nombreux lacs -  Photo Rajan Parrikar.

Veidivötn Fissure Swarm - un paysage coloré et découpé de nombreux lacs - Photo Rajan Parrikar.

Le système de fissure a été actif à la même période que le système de fissure basaltique Veidivötn / Bárðarbunga en l’an 1477. A noter que les deux systèmes volcaniques sont différents à plusieurs titres : l’essaim fissural volcanique du Bárðarbunga fait partie de la zone de rift, et éjecte uniquement du magma basaltique, tandis que le volcan Torfjökull ne possède pas d’essaim fissural clairement défini, affiche une divergence limitée et éjecte majoritairement du magma rhyolitique.

La petite calotte de glace Torfajökull gît pour une grande part à l’extérieur du bord sud-est de la caldeira.

Une zone étendue de 130-140 km² est le site d’une activité thermale vigoureuse. De récents essaims sismiques de magnitude inférieure à 2,0, en juillet et décembre 2015, et février 2016, sont liés à des changements de l’activité hydrothermale du volcan, et de ses sources chaudes.

Les " Boiling pans ", des piscines thermales bouillantes avec un fond de sable et de gravier, forment des formes caractéristiques d’activité géothermale. La présence de matériel microbien est répandue dans les zones de sources chaudes et de dépôts carbonatés, et des thermophiles spécifiques y ont été trouvés.

Le Veidivötn fissure system - photo Ingibjörg Kaldal  / GVP

Le Veidivötn fissure system - photo Ingibjörg Kaldal / GVP

Sources :

- Global Volcanism Program – Torfajökull 

- Iceland Geological Survey – Torfajökull, a rhyolite volcano and its geothermal resource – by Kristján Saemundsson ISOR - link

- Science Direct - Low-frequency earthquakes at the Torfajökull volcano, south Iceland – by Heidi Soosalu & al. - link

- Proceedings World Geothermal Congress 2000 / Kyushu – Chemistry of fumaroles and hot springs inthe Torfajökull geothermal aera – by Magnús Ólafsson and Jón Örn Bjarnason - link

 

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