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Earth of fire

Actualité volcanique, Article de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Articles avec #excursions et voyages catégorie

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Sombre, mais résistante, la trachyandésite de Volvic a permis l'édification de nombreuses constructions de prestige dans un rayon d'une centaine de kilomètres autour de son site d'extraction.

Façade de la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption à Clermont-Ferrand - photo Fabien 1309

Façade de la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption à Clermont-Ferrand - photo Fabien 1309

La Cathédrale de Clermont-Ferrand vue de Montjuzet - photo Fabien 1309

La Cathédrale de Clermont-Ferrand vue de Montjuzet - photo Fabien 1309

Exploitée par les moines dès le XII° siècle, c'est après le lancement de la reconstruction de la cathédrale de Clermont que la pierre de Volvic acquiert ses lettres de noblesse. Située au sommet de la butte qui forme le centre ancien, Notre-Dame de l'Assomption se détache par sa sveltesse, mais aussi par sa couleur sombre ... qui lui a valut son surnom de "Cathédrale des charbonniers" par les frères Goncourt.

Clermont-Ferrand abrite encore la Maison Savaron, de 1513 en style gothique flamboyant, et la Fontaine d'Amboise, oeuvre de transition entre le gothique et la Renaissance, toutes deux en pierre de Volvic.

Clermont-Ferrand - Hôtel Savaron. Bas-relief au tympan de la porte de l'escalier, dans la cour intérieure, avec deux sauvages tenant l'écu des Savaron. - photo Basvb

Clermont-Ferrand - Hôtel Savaron. Bas-relief au tympan de la porte de l'escalier, dans la cour intérieure, avec deux sauvages tenant l'écu des Savaron. - photo Basvb

Clermont-Ferrand - La Fontaine d'Amboise - photo Tony Castle

Clermont-Ferrand - La Fontaine d'Amboise - photo Tony Castle

En quelques dizaines d'années, la pierre va parer les villes environnantes de Basse-Auvergne de sa teinte grise qui noircit un peu avec le temps : Volvic, Riom et Clermont-Ferrand.
 

A Riom, le centre ville possède quelques immeubles, qui peuvent sembler austère, mais emblématiques de la pierre de Volvic.

La Tour de l'horloge est un ancien beffroi, reconstruit à la Renaissance sur sa base médiévale. Au sommet, une salamandre , emblème de François 1er rappelle que Riom fut ville royale de 1521 à 1532.

Le Musée Mandet possède une cour et un porche d'entrée aux formes originelles.

Riom - Cour du Musée Mandet - photo Joëm Damase / Office Tourisme de Riom

Riom - Cour du Musée Mandet - photo Joëm Damase / Office Tourisme de Riom

Riom - les arches de la Maison des Consuls - photo France Voyages

Riom - les arches de la Maison des Consuls - photo France Voyages

Le Puy de la Nugère :

La Pierre de Volvic provient des coulées de trachyandésite émises par le Puy de la Nugère.

C'est une pierre de couleur grise avec de nombreuses petites bulles et du feldspath. Elle résiste au gel, aux produits chimiques. Elle présente un faible coefficient de dilatation. Toutes ces caractéristiques en font un matériau intéressant pour la construction.

Puy de la Nugère - photographies aériennes d'Auvergne par www.photo-paramoteur.com

Puy de la Nugère - photographies aériennes d'Auvergne par www.photo-paramoteur.com

Etapes de formation du complexe éruptif de La Nugère - doc. A.Gourgaud et Camus 1984

Etapes de formation du complexe éruptif de La Nugère - doc. A.Gourgaud et Camus 1984

Le complexe éruptif de la Nugère est formé d’un anneau de projections, de cônes stromboliens, d’un lac de lave figé et de plusieurs coulées.

La Grande Nugère s'est édifiée en recouvrant partiellement deux petits cônes existants, dont l'ancienne Nugère.

Plus tard, une éruption explosive a détruit le flanc Est de la grande Nugère et édifié un anneau de tuff, qui s'est rempli par un lac de lave, solidifié aujourd'hui : C'est l'étape Nouvelle Nugère.

Quatre cônes stromboliens, dont le puy de La Louve, générateurs de coulées de trachyandésite, sont nés sur le lac de lave solidifié. Les deux dernières coulées, vieilles de 12.000 ans, ont fourni la pierre de Volvic. Sur le flanc ouest du cône, on remarque les restes partiellement enfouis de 2 appareils stromboliens antérieurs à la Nugère.

La Nugère, en grande partie boisée, fut la première montagne d’Auvergne a être reconnue comme étant un volcan en 1751, par J.E.Guettard.

 

Sources :

- Guide des volcans d'Europe et des Canaries - par M.Krafft & de Larouzière - ed. Delachaux et Niestlé / Puy de la Nugère-Volvic p.53-56

Magma mixing at La Nugère Volcano (Chaîne des Puys, Massif Central, France): Role in the trachyandesites genesis – by A.Gourgaud & G.Camus 1984

- Le chemin fais'art – Earth of fire - link

- Thierry Courtadon expose la pierre de Volvic – Earth of fire - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Arequipa, la Ciudad blanca - basilica cathedral - photo kudoybook

Arequipa, la Ciudad blanca - basilica cathedral - photo kudoybook

Arequipa, second city of Peru, is dynamic, and animated day and night, contrasted between the historic heart and the modernity of the new districts.

At 2,300 meters above sea level, the city has more than 300 days of sunshine per year. This luminosity and the white stone buildings have earned it its name of "Ciudad blanca", "the white city".

 The historic center of Arequipa, classified as a UNESCO World Heritage Site

The historic center of Arequipa, classified as a UNESCO World Heritage Site

Arequipa, which has developed along the Quebrada El Guarangal on the southern flank of the Misti, now lives under the threat of pyroclastic flows and lahars that could descend this drainage.
The city was built on the deposits of ashes and the lahars of the subplinian eruption of the Misti, about 2,000 years ago.

Two of its three volcanoes of Arequipa : the Chachani complex on the left, and El Misti, on the right

Two of its three volcanoes of Arequipa : the Chachani complex on the left, and El Misti, on the right

Arequipa, a doubly volcanic city, is built with the volcanic stones of a volcano, on the falls of another volcano.
The city has many buildings built with a white volcanic stone. This stone, the sillar, is a volcanic tuff produced by the Chachani volcano, now extinct, during the Pleistocene.
A beautiful example of this architecture is given by the arches of the "Mirador de Yanahuara", from where one can contemplate the white city and El Misti.

Arequipa - the Mirador de Yanahuara, in "sillar" -  between the arches, one of the flanks of the Misti - picture Joël Tekv

Arequipa - the Mirador de Yanahuara, in "sillar" -  between the arches, one of the flanks of the Misti - picture Joël Tekv

Arequipa - la compania - photo wampuperu

Arequipa - la compania - photo wampuperu

Arequipa - detail on the sculptures of a porch - photo Antipode in Peru.

Arequipa - detail on the sculptures of a porch - photo Antipode in Peru.

Arequipa - the Chachani massif - C: Nevado Chachani - CN: Cerro Nocarane - P: Cerro Los Peñones- PP: Pampa de Palacio - document Oregonstate Univ

Arequipa - the Chachani massif - C: Nevado Chachani - CN: Cerro Nocarane - P: Cerro Los Peñones- PP: Pampa de Palacio - document Oregonstate Univ

Nevado Chachani is a complex spanning 360 km² and consists of three main structural entities:
- the Cerro Nocarane (CN) dating from the pre-Holocene, and the Cerro LosPeñones (CP) in the north
- Nevado Chachani (C), in the center
- the Pampa de Palacio (PP), to the south.
The last two elements eroded by glaciers.
 
The greatest period of activity relates to Neogene and Quaternary, including three emissions of ignimbrites:
- the Ignimbrite La Joya - 20 km³, 4.87 Ma
- the ignimbrite of Arequipa airport - 18 km³, 1,6 Ma
- the pumice deposits Yura - 1.5 km³, 1.02 Ma.


The flow of Añashuayco, 18 km long, has been eroded by the waters and presents this white ignimbrite extracted with rudimentary tools in different quarries.
Huayco's career is also famous for its pink sillar, rare and consequently of more consequent price.

 The summit area of ​​Nevado Chachani - photo Summitpost

 The summit area of ​​Nevado Chachani - photo Summitpost

Arequipa - photo above, exploited ignimbrites of the canyon of Añashuayco - photo Scribd - photo at the bottom, white and pink ignimbrites topped by a layer of debris - photo Adri Noort / Panoramio
Arequipa - photo above, exploited ignimbrites of the canyon of Añashuayco - photo Scribd - photo at the bottom, white and pink ignimbrites topped by a layer of debris - photo Adri Noort / Panoramio

Arequipa - photo above, exploited ignimbrites of the canyon of Añashuayco - photo Scribd - photo at the bottom, white and pink ignimbrites topped by a layer of debris - photo Adri Noort / Panoramio

Sources :
- Global Volcanism Program – Nevado Chachani - link

- Global Volcanism Program - El Misti - link
- Chachani volcano- Oregonstate univ. - link
- Entidades del geosistema de las canteras de sillar de
Añashuayco, en Arequipa - Geosystem Entities of the Seat of the Quarry Añashuayco, in Arequipa - by Héctor Palza Arias-Barahona, Carlos César Trujillo Vera,Jenny Zenteno Machaca - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Arequipa, la Ciudad blanca  - cathédrale basilique - photo kudoybook

Arequipa, la Ciudad blanca - cathédrale basilique - photo kudoybook

Arequipa, deuxième ville du Pérou, est dynamique, et animée le jour comme la nuit, contrastée entre le coeur historique et la modernité des nouveaux quartiers. Située à 2.300 mètres d'altitude, la ville compte plus de 300 jours d'ensoleillement par an.

Cette luminosité et les édifices de pierre blanche lui ont valu son nom de "Ciudad blanca", "la ville blanche".

Le centre historique d'Arequipa, classé au Patrimoine de l'Unesco

Le centre historique d'Arequipa, classé au Patrimoine de l'Unesco

Arequipa , qui s'est développée le long de la Quebrada El Guarangal sur le flanc sud du Misti, vit maintenant sous la menace de coulées pyroclastiques et de lahars qui pourraient emprunter ce drainage.

La ville s'est d'ailleurs édifiée sur les dépôts de cendres et les lahars de l'éruption sub-plinienne du Misti, il y a environ 2.000 ans.

 

Arequipa avec deux de ses trois volcans : le complexe Chachani à gauche, et El Misti, à droite

Arequipa avec deux de ses trois volcans : le complexe Chachani à gauche, et El Misti, à droite

Arequipa, cité doublement volcanique, est construite avec les pierres volcaniques d'un volcan, sur les retombées d'un autre volcan.

La cité possède de nombreux immeubles construits avec une pierre volcanique blanche. Cette pierre, le sillar, est un tuff volcanique produit par le volcan Chachani, maintenant éteint, durant le Pléistocène.

Un bel exemple de cette architecture est donné par les arches du "Mirador de Yanahuara", d'où on peut contempler la cité blanche et El Misti.

Aréquipa - le Mirador de Yanahuara, en "sillar" - on aperçoit, entre les arches, un des flancs du Misti - photo Joël Tekv

Aréquipa - le Mirador de Yanahuara, en "sillar" - on aperçoit, entre les arches, un des flancs du Misti - photo Joël Tekv

Arequipa - la compania - photo wampuperu

Arequipa - la compania - photo wampuperu

Aréquipa - détail sur les sculptures d'un porche  - photo Antipode au Pérou.

Aréquipa - détail sur les sculptures d'un porche - photo Antipode au Pérou.

Arequipa - le massif du Chachani  - C : Nevado Chachani - CN : Cerro Nocarane - P : Cerro Los Peñones- PP : Pampa de Palacio - document Oregonstate Univ.

Arequipa - le massif du Chachani - C : Nevado Chachani - CN : Cerro Nocarane - P : Cerro Los Peñones- PP : Pampa de Palacio - document Oregonstate Univ.

Le Nevado Chachani est un complexe s’étendant sur 360 km² et composé de trois entités structurelles principales :

- le Cerro Nocarane (CN) daté du pré-holocène, et le Cerro LosPeñones (CP) au nord

le Nevado Chachani (C), au centre

la Pampa de Palacio (PP), au sud.

Les deux derniers éléments érodé par les glaciers.

 

La plus grande période d’activité se rapporte au néogène et au quaternaire, incluant trois émissions d’ignimbrites :

- l’Ignimbrite La Joya – 20 km³ , 4,87 Ma

- l’ignimbrite de l’aéroport d’Arequipa – 18 km³, 1,6 Ma

- les dépôts de ponces Yura – 1,5 km³ , 1,02 Ma .

La coulée d’ Añashuayco, longue de 18 km., a été érodée par les eaux et présente cette ignimbrite blanche extraite avec des outils rudimentaires dans différentes carrières.

La carrière d’Huayco est aussi célèbre pour son sillar rose, rare et par conséquent de prix plus conséquent.

 La zone sommitale du Nevado Chachani - photo Summitpost

La zone sommitale du Nevado Chachani - photo Summitpost

  Arequipa - photo du haut, les ignimbrites exploitées du canyon d'Añashuayco - photo Scribd -- photo du bas, les ignimbrites blanches et roses, surmontées d'une couche de débris - photo Adri Noort / Panoramio
  Arequipa - photo du haut, les ignimbrites exploitées du canyon d'Añashuayco - photo Scribd -- photo du bas, les ignimbrites blanches et roses, surmontées d'une couche de débris - photo Adri Noort / Panoramio

Arequipa - photo du haut, les ignimbrites exploitées du canyon d'Añashuayco - photo Scribd -- photo du bas, les ignimbrites blanches et roses, surmontées d'une couche de débris - photo Adri Noort / Panoramio

Sources :

- Global Volcanism Program – Nevado Chachani – link

- Global Volcanism Program - El Misti - link

- Chachani volcano- Oregonstate univ. - link

- Entidades del geosistema de las canteras de sillar de
Añashuayco, en Arequipa - Geosystem Entities of the Seat of the Quarry Añashuayco, in Arequipa - by Héctor Palza Arias-Barahona, Carlos César Trujillo Vera,Jenny Zenteno Machaca - link

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    Publié le par Bernard Duyck
    Publié dans : #Excursions et voyages
    Yerevan at the foot of Mount Ararat - photo Ուրիշե նան - Serouj Ourishian

    Yerevan at the foot of Mount Ararat - photo Ուրիշե նան - Serouj Ourishian

    Yerevan, the capital of Armenia, reveals all its charms when approaching at sunrise or sunset ... the pink city stands out on the volcano Ararat which dominates the region.


    This city, one of the oldest in the world, was founded in 782 BC by King Arghisti I. It takes its name from the Urartian fortress of Erebouni, of which only a few ruins remain.
    Eleven cities have evolved on the same site until today.

    In November 1920, the Soviet regime made Yerevan the capital of the Armenian Soviet Socialist Republic, one of the 15 members of the Soviet Union. The city was transformed from a small town to a modern metropolis with more than a million inhabitants ... but it was always the same stone that was used to replace the old houses with Soviet-style buildings.


    At the fall of the Soviet Union in 1991, Yerevan became the capital of the independent Republic of Armenia.

    Yerevan - northern avenue - photo ET1972 - iStock

    Yerevan - northern avenue - photo ET1972 - iStock

    The pink stone of the volcano:
    This pink-colored stone is an oxidized ignimbrite from the upper part of a thick pyroclastic flow that is widespread around Yerevan.
    The volcanologist Jack Lockwood says that this color results both from the speed of the flow, from the place where it stopped (a flat ground favoring a thick deposit), and from oxidation.

    Yerevan, pink tuff buildings in Republic Square - photo ET1972 - iStock

    Yerevan, pink tuff buildings in Republic Square - photo ET1972 - iStock

    The Ararat Volcano:


    Mount Ararat is a polygenetic stratovolcano, consisting of two main cones: the greater and the lesser Ararat.
    The massif is composed of 1,150 km³ of pyroclastic dacitic and rhyolitic debris, and dacitic, rhyolitic and basaltic lava flows. It covers 1,100 km², of 45 km by 30 km long.


    The greater Ararat, the most westerly cone, dominates by about 3,000 meters the floor of the pull-apart basins Iğdir and Doğubeyazit, which it separates; It culminates at 5.165 meters.
    It is separated from the lesser  Ararat, 13 km apart, by a fissure oriented north-south, expression on the surface of an extension fault.
    Many parasitic cones and lava dome are the witnesses of flank eruptions along this fault and on the flanks of the two main cones.

    The Ararat Massif - doc. Nasa space shuttle 2001 / GVP

    The Ararat Massif - doc. Nasa space shuttle 2001 / GVP

    The Armenian Monastery of Khor Virap and Mount Ararat - picture MrAndrew47

    The Armenian Monastery of Khor Virap and Mount Ararat - picture MrAndrew47

    A study of the volcanism of Anatolia in the Quaternary distinguishes four phases of construction, based on the volcanic rocks exposed in the glacial valleys dug on the flanks of the volcanic massif:


    1. A phase of fissural eruption, from Plinian to subpliny eruptions, deposited a layer of pyroclastic rocks thicker than 700 m and some basaltic flows before the development of Mount Ararat.


    2. A phase of edification of a cone when the activity is located at a point of the crack; It produced lava flows thicker than 150 m and pyroclastic andesitic and dacitic flows. A subsequent eruption fed basaltic flows, forming a total of a low-profile cone at the greater Ararat.


    3. The climatic phase is characterized by abundant flows of andesite and basalt which formed the current cones of the greater and lesser Ararat.


    4. The eruptions of Mount Ararat went through a phase of flank eruption, during which a major north-south fault shifted the two cones, and erected parasitic domes and cones, one of which produced voluminous flows of andesite and basalt, containing lava tunnels.


    Holocene activity is poorly documented ... but thanks to archaeological excavations, and history trammelled orally, we can date the eruptions of Mount Ararat from 2500-2400 BC, from 500 BC, 1450 and 1783.

    The last activity in 1840 was phreatic, accompanied by pyroclastic flows originating from radial fissures on the upper northern flank. More than 10,000 people were killed by a landslide associated with a debris flow, damage from the eruption and an earthquake of M 7.4.

    The greater Ararat - photo Ուրիշե նան - Serouj Ourishian

    The greater Ararat - photo Ուրիշե նան - Serouj Ourishian

    Sources:
    - Smithsonian Mag - How Ancient Volcanoes Created Armenia's Pink City - In the capital city of Yerevan, volcanic rock flows pink - link
    - Global Volcanism Program - Ararat

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    Publié le par Bernard Duyck
    Publié dans : #Excursions et voyages
    Erevan au pied du Mont Ararat -  photo Սէրուժ Ուրիշեան - Serouj Ourishian

    Erevan au pied du Mont Ararat - photo Սէրուժ Ուրիշեան - Serouj Ourishian

    Erevan, la capitale de l'Arménie, révèle tous ses charmes lorsqu'on l'approche au lever ou au coucher du soleil ... la ville rose se détache alors sur le volcan Ararat qui domine la région.

    Cette cité, un des plus anciennes au monde, fut fondée en 782 avant notre ère par le roi Arghisti I. Elle tire son nom de la forteresse urartéenne d'Erebouni, dont il ne reste que quelques ruines.

    Onze cités ont évolué depuis sur le même site jusqu'aujourd'hui. En novembre 1920, le régime Soviétique a fait d'Erevan la capitale de la République Socialiste Soviétique Arménienne, un des 15 membres de l'Union Soviétique.La cité s'est transformée sous ce régime, passant d'une petite ville à une métropole moderne de plus d'un million d'habitants ... mais ce fut toujours la même pierre qui a été utilisée pour remplacer les anciennes maisons par des constructions de style Soviétique.

    A la chute de l'Union Soviétique en 1991, Erevan devint la capitale de la République indépendante d'Arménie.

    Erevan - avenue nord -  photo ET1972 - iStock

    Erevan - avenue nord - photo ET1972 - iStock

    La pierre rose du volcan :

    Cette pierre, de teinte rosée, est une ignimbrite oxydée provenant de la partie supérieure d'une épaisse coulée pyroclastique largement répandue autour d'Erevan.

    Le volcanologue Jack Lockwood dit que cette couleur résulte à la fois de la vitesse de la coulée, de l'endroit où elle a stoppé (un terrain plat favorisant un dépôt épais), et de l'oxydation.

    Erevan, les immeubles en tuff rose du square de la République - photo ET1972 - iStock

    Erevan, les immeubles en tuff rose du square de la République - photo ET1972 - iStock

    Le volcan Ararat :

    Le Mont Ararat est un stratovolcan polygénétique, constitué de deux cônes principaux : le grand et le petit Ararat.

    Le massif est formé de 1.150 km³ de débris pyroclastiques dacitiques et rhyolitiques, et de coulées de lave dacitique, rhyolitique et basaltique. Il couvre 1.100 km² , long de 45 km sur 30.

    Le grand Ararat, le cône le plus à l'ouest, domine d'environ 3.000 mètres le plancher des bassins pull-apart Iğdir and Doğubeyazit qu'il sépare ; il culmine à 5.165 mètres.

    Il est séparé du petit Ararat, distant de 13 km, par une fissure orientée nord-sud, expression en surface d'une faille d'extension.

    De nombreux cônes parasites et des dôme de lave sont les témoins d'éruptions de flanc le long de cette faille et sur les flancs des deux cônes principaux.

    Le massif de l'Ararat - doc. Nasa space shuttle 2001 / GVP

    Le massif de l'Ararat - doc. Nasa space shuttle 2001 / GVP

    Le Monastère Arménien de Khor Virap et le  Mount Ararat - photo MrAndrew47

    Le Monastère Arménien de Khor Virap et le Mount Ararat - photo MrAndrew47

    Une étude du volcanisme de l'Anatolie au Quaternaire distingue quatre phases de construction, sur base des roches volcaniques exposées dans les vallées glaciaires creusées sur les flancs du massif volcanique :

    1.Une phase d'éruption fissurale, parmi les éruptions pliniennes à subpliniennes, a déposé une couches de roches pyroclastiques épaisse de plus de 700 m et quelques coulées basaltiques, avant le développement du Mont Ararat.

    2. Une phase d'édification d'un cône lorsque l'activité s'est localisée en un point de la fissure ; il a produit des coulées de lave épaisses de plus de 150 m et des coulées pyroclastiques andésitiques et dacitiques. Une éruption ultérieure a alimenté des coulées basaltiques, pour former au total un cône à bas profil au grand Ararat

    3. La phase climatique est caractérisée par d'abondantes coulées d'andésite et de basaltequi ont formé les cônes actuels du grand et du petit Ararat.

    4. Les éruptions du Mont Ararat ont transité vers une phase d'éruption de flanc, pendant laquelle une faille majeure nord-sud a décalé les deux cônes, et édifié les dômes et cônes parasites , dont un a produit de volumineuses coulées d'andésite et basalte, contenant des tunnels de lave.

    L'activité à l'Holocène est peu documentée ... mais grâce aux fouilles archéologiques, et à l'histoire tramsmise oralement, on a pu dater les éruptions du Mont Ararat de 2500-2400 avant JC, de 500 avant JC, ensuite de l'an 1450 et 1783.

    La dernière activité en 1840 fut phréatique, accompagnée de coulées pyroclastiques originaires de fissures radiales sur le flanc supérieur nord. Plus de 10.000 personnes furent tuées par un glissement de terrain associé à une coulée de débris, dommages de l'éruption et d'un séisme de M 7,4.

    Le Grand Ararat - photo Սէրուժ Ուրիշեան - Serouj Ourishian

    Le Grand Ararat - photo Սէրուժ Ուրիշեան - Serouj Ourishian

    Sources :

    - Smithsonian Mag - How Ancient Volcanoes Created Armenia’s Pink City - In the capital city of Yerevan, volcanic rock flows pink - link 

    - Global Volcanism Program – Ararat

     

       

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      Publié le par Bernard Duyck
      Publié dans : #Excursions et voyages

      Like every winter, I can not resist sharing some pictures of the Yellowstone National Park at that time.

       Castle geyser - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Castle geyser - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Hot Spring of West Thumb Basin and Yellowstone Lake frozen - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Hot Spring of West Thumb Basin and Yellowstone Lake frozen - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Lower falls in the Yellowstone Grand Canyon - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Lower falls in the Yellowstone Grand Canyon - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Passage of bisons by Roosevelt Arch at the North entrance - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Passage of bisons by Roosevelt Arch at the North entrance - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Coyote hunting in Round Prairie, near Pebble Creek Campground. - Photo Yellowstone forever / 11.2016

      Coyote hunting in Round Prairie, near Pebble Creek Campground. - Photo Yellowstone forever / 11.2016

      Although the Yellowstone hydrothermal system has been mapped in surface, it remains largely unknown in its subsurface.

      A new study by the USGS and the universities of Wyoming and Aarhus (Denmark) began on 7 November. A low-flying helicopter, equipped with an electromagnetic system, resembling to a giant "hula hoop", will analyze the Mammoth-Norris corridor, the Upper and Lower basins and the northern part of the Yellowstone Lake, hoping to distinguish the zones of cold water, hot saline water, steam, clay and unaltered rock areas ... and to better understand the various hydrothermal systems of the Yellowstone and their connection with the deep magmatic system.

      Source: NPS

      Hélico and its giant "hula hoop" occupied with electromagnetic measurements over hot springs - photo around the firehole river / NPS

      Hélico and its giant "hula hoop" occupied with electromagnetic measurements over hot springs - photo around the firehole river / NPS

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      Publié le par Bernard Duyck
      Publié dans : #Excursions et voyages

      Comme chaque hiver, je ne résiste pas à partager quelques photos du Parc National du Yellowstone à cette époque.

      Castle geyser - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Castle geyser - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Source chaude du bassin de West Thumb et la lac Yellowstone gelé - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Source chaude du bassin de West Thumb et la lac Yellowstone gelé - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Lower falls dans le Grand canyon du Yellowstone - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Lower falls dans le Grand canyon du Yellowstone - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Passage de bisons par Roosevelt Arch à l'entrée Nord - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Passage de bisons par Roosevelt Arch à l'entrée Nord - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Coyote chassant à Round Prairie, près de Pebble Creek Campground. - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Coyote chassant à Round Prairie, près de Pebble Creek Campground. - photo Yellowstone forever / 11.2016

      Bien que le système hydrothermal du Yellowstone ait été cartographié en surface, il reste en grande partie inconnu en subsurface.

      Une nouvelle étude de l'USGS et des universités du Wyoming et d'Aarhus (Danemark) a débuté le 7 novembre. Un hélicoptère volant à basse altitude , équipé d'un système électromagnétique, ressemblant à un " hula hoop " géant va analyser le corridor Mammoth-Norris, les Upper et Lower basins et la partie nord du lac du Yellowstone, avec espoir de distinguer les zones d'eaux froides, d'eau chaudes salines, de vapeur, d'argile et les zones de roches non altérées ... et de mieux comprendre les différents systèmes hydrothermaux du Yellowstone, et leur liaison avec le système magmatique profond.

      Source : NPS

      Hélico et son "hula hoop" géant occupé à des mesures électromagnétiques au dessus des sources chaudes; ici la Firehole river - doc. NPS

      Hélico et son "hula hoop" géant occupé à des mesures électromagnétiques au dessus des sources chaudes; ici la Firehole river - doc. NPS

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      Publié le par Bernard Duyck
      Publié dans : #Excursions et voyages
       Gunnuhver - steam vents are visible from far away - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Gunnuhver - steam vents are visible from far away - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Close to Reykjanesviti is Gunnuhver, a high-temperature geothermal area and an Icelandic exception: the infiltration water, probably mixed with seawater, is heated by magma, and the steam that emanates reaches over 300 ° C. These waters rich in chlorides and loaded with silica, can constitute cones of geyserite.

      Gunnuhver -  deposits and geyserite cones - photo © Bernard Duyck 10.2016
      Gunnuhver -  deposits and geyserite cones - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Gunnuhver -  deposits and geyserite cones - photo © Bernard Duyck 10.2016

      The peninsula is subjected to seismic swarms which caused a slide on a crack passing through Gunnuhver some forty years ago; the earthquake of 1918 had formed a powerful geyser with a bubble of 5 meters, named "Hverinn 1918". Reactivated in September 1967 by an earthquake, it erupted with a jet of more than 12 meters of height. A geothermal drilling ended its existence in 1983. The mouths of the two ancient geysers are visible in Kisilholl (Silica hill).
      Water acidified by gases, mainly carbon dioxide and hydrogen sulphide, altered the volcanic rocks and transformed them into mud pots.
      Vapors leaving the ground have increased in importance after the start of industrial operations in 2006. From 2008 to 2010, the area was partially closed by the Civil Defense due to the eruptive risk. The destruction of the footbridges on 15 September 2014 confirmed the danger.

      Gunnuhver - destruction of a boardwalk on 15.09.2014 - photo VF-myndir Hilmar Brag

      Gunnuhver - destruction of a boardwalk on 15.09.2014 - photo VF-myndir Hilmar Brag

      Gunnuhver - the place remained as it was in 2016 - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Gunnuhver - the place remained as it was in 2016 - photo © Bernard Duyck 10.2016

      The name Gunnhuver derives from that of a ghost, Guðrún Önundardóttir, nicknamed "Gunna". According to one of the common legends about it, she was a farmer near Kirjubol, a property belonging to a lawyer, Vihjalmur Jonsson. When Gunna did not honor the payment of his rent, Vihjalmur took away his only property, a pot. Gunna became furious, refused to drink the holy water and fell dead. On the way to the cemetery, the bearers of his coffin noticed that it became strangely lighter. And when the grave was dug, the people heard : " No need deep to dig, no plans long to lie " ... it was obviously Gunna who spoke, now become a hateful specter ! The next night, Vihjalmur's body was found on the moor, all blue and broken bones ... Gunna's revenge.
      Another story tells that a priest named Eirikur felt capable of exorcism, and finally threw Gunna into a geyser, which took his name. According to the tales of the time, you should be able to see it refusing to grow there.

      Gunnnuhver - Explanatory panel of the legend of "Gunna" - a click to enlarge Gunnnuhver - Explanatory panel of the legend of "Gunna" - a click to enlarge 

      Gunnnuhver - Explanatory panel of the legend of "Gunna" - a click to enlarge 

      A project called IDDP / Iceland Deep Drilling Project, initiated in the 2000s, aims to study the feasibility and economic benefits of deep geothermal resources as possible sources of energy.
      The first IDDP-1 well was drilled at Krafla in 2009, with the intention of reaching 4,500 meters in depth, but at less than 2,100 meters, the drilling reached melted rock and the drilling stopped.

      Magma well at Krafla: Temperature World Record - Landsvirkjun - National Power Company of Iceland

      The site of the IDDP-2 to the left of the lighthouse of Reykjanes. - photo IDDP

      The site of the IDDP-2 to the left of the lighthouse of Reykjanes. - photo IDDP

      The IDDP-2 project involves deepening the existing RN-15 well in the Reykjanes geothermal field.
      The drilling, begun on 12 August 2016, reached 3,640 meters at the end of October. The objective remains to drill to a depth of 5,000 meters, in an extension of the Medio-Atlantic ridge, in search of a supercritical vapor zone, according to Albert Albertsson, deputy director of ORKA, a Icelandic geothermal energy.

      The magma heats the water under the ocean floor, where there is a pressure of the order of 200 atmospheres ... the water will be found there in the state of "supercritical steam": it is neither a liquid state, nor a gaseous state, sharing the properties of both, but more importantly, it can store more energy than other states.
      The use of supercritical geothermal fluids could produce ten times more power than older wells.

      Reykjanes drilling well RN15 / IDDP-2 - photo IDDP

      Reykjanes drilling well RN15 / IDDP-2 - photo IDDP

      A project to follow, since the technique under development in Iceland could be used by other countries in the world.


      Sources:
      - IDDP - Iceland Deep Drilling Project - link

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      Publié le par Bernard Duyck
      Publié dans : #Excursions et voyages
       Sandvik - left, the American plate, right the Eurasian plate - photos © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - left, the American plate, right the Eurasian plate - photos © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - the sides of the fissure ... basalt - photo © Bernard Duyck 10.2016
      Sandvik - the sides of the fissure ... basalt - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - the sides of the fissure ... basalt - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Descending to the south of the Reykjanes peninsula, we find to Sandvik a "bridge between two continents": this ugly little pedestrian bridge spans a fine fissure that marks the (theoretical) boundary between the American and Eurasian tectonic plates, and the place where they deviate. Lava walls are separated by a zone of depressed volcanic black sand.

      Sandvik - an unstable block that will soon choose to transit to another continent - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - an unstable block that will soon choose to transit to another continent - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - the "bridge between two continents" - click to enlarge - photo © Bernard Sandvik - the "bridge between two continents" - click to enlarge - photo © Bernard

      Sandvik - the "bridge between two continents" - click to enlarge - photo © Bernard

      Continue to Valahnúkur and Reykjanesviti.


      At the tip of the peninsula, the first Icelandic lighthouse, Reykjanesviti, was built there in 1878. Earthquakes in 1905 and the waves of the Atlantic will weaken it; A new lighthouse was built in 1907-1908 on the Baerjarfell hill, 26 meters high, emitting at 69 meters above sea level two flashes every 30 seconds.

       Reykjanes lighthouse - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Reykjanes lighthouse - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Near the lighthouse, the cliffs of Valahnúkur face a sea often unleashed.
      This landscape was formed by underwater eruptions of Surtseyen type at the end of the Weicheselian (or Vistula) glaciation.

      Valahnúkur - cliffs facing the Atlantic - photo © Bernard Duyck 10.2016
      Valahnúkur - cliffs facing the Atlantic - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Valahnúkur - cliffs facing the Atlantic - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Surrounding Valahnúkur, the young lava Stampar cover 4.2 km²; They date from a volcano-tectonic episode, called "the Reykjanes fires" dated 1211-1240, which left a group of craters and pahoehoe flows, staggered over 4 km on a NE-SW axis.

      Near the cliffs, surtsey eruptions produced the Vatnsfell cone, then the Karl cone; These two tuff cones overlap and are still visible 300 meters from the shore.

      The Stampar young lava surround Valahnúkur - picture © Bernard Duyck 10.2016
      The Stampar young lava surround Valahnúkur - picture © Bernard Duyck 10.2016

      The Stampar young lava surround Valahnúkur - picture © Bernard Duyck 10.2016

      The tuff cone Karl, produces by the "Reykjanes fires" - photo © Bernard Duyck 10.2016

      The tuff cone Karl, produces by the "Reykjanes fires" - photo © Bernard Duyck 10.2016

      15 km off Valahnúkur, Eldey, a 77-meter high basaltic hyaloclastite rock, and a seabird paradise, is the most representative of islets located on a small submarine ridge called Fuglasker or Eldeyjar. One of these islands sheltered the last colonies of great Penguin (Pinguinus impennis). The great penguin was considered extinct in 1844, the last bird shot by hunters on Eldey. A bronze of this giant unable to fly, realized by the American artist Tood McGrain, is placed in Valahnúkur and looks towards Eldey.

      On the horizon, on the right, the silhouette of Eldey, a paradise for birds - photo © Bernard Duyck 10.2016

      On the horizon, on the right, the silhouette of Eldey, a paradise for birds - photo © Bernard Duyck 10.2016

      The statue of the Great Penguin contemplating the place of its disappearance, Eldey - photo © Bernard Duyck 10.2016

      The statue of the Great Penguin contemplating the place of its disappearance, Eldey - photo © Bernard Duyck 10.2016

      To follow: Gunnuhver and the IDDP project


      Sources:
      - Geomorphology - Elaboration of a typology of the deposits of supratidal blocks of cliff tops of the Reykjanes peninsula (Iceland) - R.Autret et al.
      - Reykjanes UNESCO Global Geopark - link
      - Geometry, formation and development of tectonic fractures on the Reykjanes Peninsula, southwest Iceland - A.Gudmundsson & al.

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      Publié le par Bernard Duyck
      Publié dans : #Excursions et voyages
      Sandvik - à gauche, la plaque Américaine, à droite la plaque Eurasienne -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - à gauche, la plaque Américaine, à droite la plaque Eurasienne - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - les côtés de la fissure ... basalte -  photo © Bernard Duyck 10.2016
      Sandvik - les côtés de la fissure ... basalte -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - les côtés de la fissure ... basalte - photo © Bernard Duyck 10.2016

      En descendant toujours vers le sud de la péninsule de Reykjanes, on trouve à Sandvik " un pont entre deux continents " : ce moche petit pont piétonnier enjambe une belle fissure qui marque la limite (théorique) entre les plaques tectoniques Américaines et Eurasienne, et l'endroit où elles s'écartent. Des parois de lave sont séparées par une zone de sable volcanique déprimée.

      Sandvik - un bloc instable qui va bientôt choisir de transiter vers un autre continent -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - un bloc instable qui va bientôt choisir de transiter vers un autre continent - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - le " pont entre deux continents" - un clic pour agrandir -  photo © Bernard Duyck 10.2016Sandvik - le " pont entre deux continents" - un clic pour agrandir -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sandvik - le " pont entre deux continents" - un clic pour agrandir - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Poursuite vers Valahnúkur et Reykjanesviti.

      A la pointe de la péninsule, le premier phare islandais, Reykjanesviti, y fut construit en 1878. Des séismes en 1905 et les vagues de l'Atlantique en auront raison ; un nouveau phare est bâti en 1907-1908 sur la colline Baerjarfell,  : haut de 26 mètres, il émet à 69 mètres au dessus du niveau de la mer deux flashes toutes les 30 secondes.

      Le phare de Reykjanes -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Le phare de Reykjanes - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Près du phare, les falaises de Valahnúkur affrontent une mer souvent déchaînée.

      Ce paysage a été formé par des éruptions sous-marines, de type Surtseyen à la fin de la glaciation Weicheselienne (ou de la Vistule).

      Valahnúkur -  les falaises affrontent l'Atlantique -  photo © Bernard Duyck 10.2016
      Valahnúkur -  les falaises affrontent l'Atlantique -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Valahnúkur - les falaises affrontent l'Atlantique - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Entourant Valahnúkur, les jeunes laves Stampar couvrent 4,2 km² ; elles datent d'un épisode volcano-tectonique, appelé "les feux de Reykjanes" daté de 1211-1240, qui ont laissé un groupe de cratères et des coulées pahoehoe, échelonnés sur 4 km sur un axe NE-SO. A proximité des falaises, des éruptions surtseyennes ont produit le cône Vatnsfell, puis le cône Karl ; ces deux cônes de tuff se recouvrent et sont toujours visible à 300 mètres du rivage.

      Les jeunes laves Stampar entourent Valahnúkur -  photo © Bernard Duyck 10.2016
      Les jeunes laves Stampar entourent Valahnúkur -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Les jeunes laves Stampar entourent Valahnúkur - photo © Bernard Duyck 10.2016

      Le cône de tuff Karl, produit des "Feux de Reykjanes" -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Le cône de tuff Karl, produit des "Feux de Reykjanes" - photo © Bernard Duyck 10.2016

      A 15 km. au large de Valahnúkur, Eldey, un rocher de hyaloclastites basaltiques haut de 77 mètres, et paradis pour les oiseau marins, constitue le plus représentatif des îlots situés sur une petite dorsale sous-marine appelée Fuglasker ou Eldeyjar. Un de ces îlots abrita la dernière colonies de grand Pingouin (Pinguinus impennis). Le grand pingouin fut considéré comme éteint en 1844, le dernier exemplaire abattu par des chasseurs sur Eldey. Un bronze de ce géant incapable de voler, réalisé par l'artiste Américain Tood McGrain, est placé à Valahnúkur et regarde vers Eldey.

      Sur l'horizon, à droite, la silhouette d'Eldey, un paradis pour les oiseaux -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      Sur l'horizon, à droite, la silhouette d'Eldey, un paradis pour les oiseaux - photo © Bernard Duyck 10.2016

      La statue du Grand pingouin contemplant le lieu de sa disparition, Eldey -  photo © Bernard Duyck 10.2016

      La statue du Grand pingouin contemplant le lieu de sa disparition, Eldey - photo © Bernard Duyck 10.2016

      A suivre : Gunnuhver et le projet IDDP

      Sources :

      - Géomorphologie - Elaboration d’une typologie des dépôts de blocs supratidaux de sommets de falaise de la péninsule de Reykjanes (Islande) – R.Autret & al.

      - Reykjanes UNESCO Global Geopark - link

      - Geometry, formation and development of tectonic fractures on the Reykjanes Peninsula, southwest Iceland - A.Gudmundsson & al.

       


       

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