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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

Articles avec #excursions et voyages catégorie

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Actualité volcanique, #Excursions et voyages

Dans le Parc National du Yellowstone, le geyser " Old Faithful ", dans l'Upper Geyser Basin, a reçu son nom unique au 19° siècle en raison de la régularité et prédictibilité de ses éruptions.

"Old Faithful", le "Vieux fidèle" au max. de son activité - photo archives © Bernard Duyck 2009

"Old Faithful", le "Vieux fidèle" au max. de son activité - photo archives © Bernard Duyck 2009

Un échantillon de bois minéralisé (silicifié) a été découvert dans sa bouche, comme en témoigne un Journal publié il y a plus de 60 ans. Sa datation au radiocarbone vient d'être confirmée lors d'une étude qui vient d'être publiée en octobre 2020, sur 41 datations : 1233-1362 CE.

Cette date correspond à une série de sécheresses sévères régionales, qui a duré de nombreuses dizaines d'années, à la fin de l'Anomalie climatique du Moyen-âge, avant la mise en place du Petit âge glaciaire.

Des pins de Murray (Lodgepole pine) ont pu prospérer dans la bouche d'un geyser naturel actif que lors d'une période de grande sécheresse qui a impacté une bonne partie des Etats-Unis, et touché les cultures indigènes Anasazi, Fremont et Lovelock. Les restes d'arbres ont été ensuite préservés par minéralisation dans une eau alcaline riche en silice ... pour nous révéler aujourd'hui les mystères du " Vieux Fidèle ".

"Old Faithful", le "Vieux fidèle" - début d'éruption - photo archives © Bernard Duyck 2009

"Old Faithful", le "Vieux fidèle" - début d'éruption - photo archives © Bernard Duyck 2009

"Old Faithful", le "Vieux fidèle" - fin d'éruption - photo archives © Bernard Duyck 2009

"Old Faithful", le "Vieux fidèle" - fin d'éruption - photo archives © Bernard Duyck 2009

Les geysers naturels sont rares sur la planète, parce qu'ils nécessitent des conditions spéciales pour se former : un apport de chaleur par un magmatisme actif ou récent, et une géométrie adéquate des fractures rocheuses en sous-sol pour garantir une décharge épisodique. Ces paramètres peuvent changer suite à des séismes modifiant les fractures, ou par des variations des précipitations régionales, qui alimentent les réservoirs souterrains.

 

Les prévisions des changements climatiques, qui incluent des sécheresse régionales pour le milieu du 21° siècle, laissent augurer de moins fréquentes éruptions de ces geysers, et même la fin de leur activité.

Heureux ceux qui ont pu les voir en pleine forme !

 

Sources :

- USGS – Caldera chronicles - A time when Old Faithful wasn’t so faithful

- Geophysical Research letters - Yellowstone's Old Faithful Geyser Shut Down by a Severe 13th Century Drought

Union Pacific Yellowstone National Park Brochure (1921)

Union Pacific Yellowstone National Park Brochure (1921)

"Old Faithful" en vedette sur l'affiche du Parc National / Limited Centennial Edition.

"Old Faithful" en vedette sur l'affiche du Parc National / Limited Centennial Edition.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

L'archipel des Columbretes, situé en Méditerranée entre la côte est de l'Espagne et les îles Baléares, à 30 milles marin de Grao de Castellón, est constitué de quatre groupes d'îles volcaniques : La Columbrete Grande, La Ferrera, La Foradada et el Carallot.

Ces îles sont installées sur des fonds de 80 mètres de profondeur et couvrent un espace de trois milles nautiques.

Archipel des Columbretes – les différentes groupes d'îles : encarts de droite, en haut : groupe de l'île Grande (ou île Grossa) 14,30 ha – au centre : groupe de La Ferrera 1,95 ha – groupe de La Foradada 2,21 ha – en bas : groupe de Carallot 0,49 ha – Doc. Parque Natural Islas Columbretes

Archipel des Columbretes – les différentes groupes d'îles : encarts de droite, en haut : groupe de l'île Grande (ou île Grossa) 14,30 ha – au centre : groupe de La Ferrera 1,95 ha – groupe de La Foradada 2,21 ha – en bas : groupe de Carallot 0,49 ha – Doc. Parque Natural Islas Columbretes

Le nom de l'archipel lui vient des navigateurs romains et grecs, qui avaient remarqués que l'île principale était habité par un grand nombre de serpents (Colubraria, sur les cartes latines).

Ces îles n'ont été visitées que par des pêcheurs et des pirates jusqu'au milieu du 19° siècle, et la destruction des serpents par un incendie volontaire.

La colonisation a eu lieu entre 1856 et 1860, avec la construction d'un phare pour guider les bateaux navigants près des îles.

 

Les îles Columbretes font aujourd'hui partie d'une réserve naturelle, et le nombre de visiteurs quotidiens a été limité pour cette raison à 78 personnes, qui doivent faire la visite guidée par groupes de 20 et à des heures déterminées.

Islas Columbretes - La Columbrete Grande - photo visitaislascolumbretes

Islas Columbretes - La Columbrete Grande - photo visitaislascolumbretes

Islas Columbretes - La Columbrete Grande - le phare - photo Flickr / Manel

Islas Columbretes - La Columbrete Grande - le phare - photo Flickr / Manel

L'origine volcanique :

L'archipel est situé dans le Golfe de Valence, qui est un rift formé avant l'ouverture océanique du bassin méditerranéen nord-occidental au cours du Miocène inférieur.

Le volcanisme correspond à deux cycles d'âges et de nature différents :

Le premier, de l'Oligocène supérieur au Miocène moyen, est caractérisé par des matériaux calco-alcalins (rhyolites, trachytes, dacites et rhyodacites).

Le second cycle est alcalin et plus récent, au quaternaire (1 à 0,3 Ma sur l'île Grossa).

L'intérêt, outre sa difficulté d'accès et sa basse fréquentation, est principalement pétrologique et géochimique. Il constitue un exemple unique et représentatif du volcanisme alcalin en Méditerranée occidentale. Les basanites et phonolites prédominent, accompagnées de téphrites, tracytes, syénites, et termes intermédiaires.

Au niveau morphologie, l'archipel révèle une stratigraphie volcanique, une érosion et sédimentation côtière, des formes d'érosion éolienne, des marques de glissements de terrain, et des cratères.

 

Sources :

Instituto Geologico y minero de Espana – Volcanismo Cuaternario de las Islas Columbretes – link

- Reservas Marinas de Espana – Islas Columbretes

- Structure et volcanisme de la Fosse de Valence – Agnès Maillard et Alain Mauffret / 1991 / Bulletin de la Société Géologique de France

- Les aires spécialement protégées en Méditerranée – ASPIM 2010 / SP7

Islas Columbretes - Illa Foradada  - photo Castellaruralhomes

Islas Columbretes - Illa Foradada - photo Castellaruralhomes

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #L'art sur les chemins du feu, #Excursions et voyages

A Akrotiri, on a retrouvé dans chaque maison au moins une chambre décorée de fresques ... cette caractéristique témoigne du haut niveau de vie des habitants. Elles décrivent des jeux sportifs ou des scènes culturelles, ou la vie de tous les jours, agrémentée de paysages de Santorin ou d'Egypte.

L'exécution est soignée, les détails sont précis, le spectre de couleurs naturelles étendu. Les peintures sont débutées sur un enduit ) la chaux humide, mais terminées sur un support sec.

Les pigments utilisés sont l'ocre et la jarosite pour le jaune, l'ocre ou l'hématite pour le rouge, et le bleu égyptien. Les contours sont dessinés au graphite. Les couleurs sont utilisées de façon unie, sans dégradés.

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - détail sur les vêtements d'une jeune femme, "la dame aux Papyrus" - Musée de la préhistoire - - photo © Bernard Duyck 09.

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - détail sur les vêtements d'une jeune femme, "la dame aux Papyrus" - Musée de la préhistoire - - photo © Bernard Duyck 09.

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - scène d'offrande à la maitresse de maison, ou à la déesse - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresques de la Maison des dames - scène d'offrande à la maitresse de maison, ou à la déesse - photo © Bernard Duyck 09.2019

Fresques retrouvées dans la "Maison des dames" .

La maison étagée a été nommée ainsi suite à la découverte de fresques avec des personnages féminins et des papyrus, motif emprunté au culte Egyptien de la déesse Hathor.

Une autre fresque dépeint le préparation d'une cérémonie par la maitresse de maison ; Une dame y arbore des seins lourds, appartenance physique, selon Marinatos, à une matrone mariée.

Ces figures féminines, d'âge différents, représentent une communauté féminine familiale d'Akrotiri, lors d'une cérémonie d'offrandes à la déesse.

Les femmes portent soit une jupe colorée descendant jusqu'aux chevilles et une blouse avec des manches jusqu'au coude, soit une robe à manches courtes, décolletée bien au-dessous des seins. Les vêtements sont tissés et souvent ornés de bandes.

Akrotiri - Xeste 3 - jeune fille, cueilleuse de safran en fleurs - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - jeune fille, cueilleuse de safran en fleurs - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque des cueilleuses de safran - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque des cueilleuses de safran - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque dela Maitresse des animaux - Doc. Marinatos

Akrotiri - Xeste 3 - fresque dela Maitresse des animaux - Doc. Marinatos

Fresques de "Potnia Theron", la Maîtresse des animaux et de la collecte de crocus en fleurs.

Décorant une paroi au second étage de la maison Xeste 3 / chambre 3, une jeune fille, au crane en partie rasé (tête grise) laissant quelques mèches de cheveux long et en habits festifs, cueille des crocus en fleurs sur une colline. Cette collecte témoigne d'une activité économique importante, et du commerce du safran. Cette fresque représente le niveau humain de la société ... le niveau divin est dépeint dans une autre partie de l'étage, avec l'offrande des pistils à la grande déesse, assise sur un podium et tenant un griffon ailé en laisse. Un singe lui offre une poignée de crocus, tandis qu'une jeune fille prépare un autre panier avec des fleurs. Aucun contact direct entre humains et la déesse. On retrouve singe et griffon sur des peintures murales de Knossos.

Cette maison est considérée comme un endroit d'initiation et de rites de passage, de part la disposition des lieux et les diverses fresques.

Akrotiri - fresque des singes bleus - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019
Akrotiri - fresque des singes bleus - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Akrotiri - fresque des singes bleus - Musée de la préhistoire - photo © Bernard Duyck 09.2019

Fresque de la chambre des singes bleus (chambre B6)

Le thème de la fresque, qui décore la chambre Beta , est la célébration de la nature. Dans un paysage dépeignant la nature de Thêra, eau dans le bas, rochers, et arbres, les singes sont représentés dans une composition, en diverses poses, avec une impression de mouvement correspondant à leur attitude naturelle, laissant penser que le peintre a pu observer directement ces singes, importés de l'est de la Méditerranée.

On retrouve à Knossos une fresque similaire, preuve que ces deux îles étaient occupées par des hommes et femmes de la civilisation Minoenne.

 

Sources :

- Akrotiri – Thera and the east Mediterranean – by Nanno Marinatos / Edit. Militos

- Esprit de pays – une brève histoire du safran - link

- Fira – Musée de la préhistoire

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Yerevan, the capital of Armenia, reveals all its charms when approaching at sunrise or sunset ... the pink city then stands out on the Ararat volcano that dominates the region.

This city, one of the oldest in the world, was founded in 782 BC by King Arghisti I. It takes its name from the Urartian fortress Erebuni, of which there are only a few ruins.

Eleven cities have evolved since on the same site until today. In November 1920, the Soviet regime made Yerevan the capital of the Armenian Soviet Socialist Republic, one of the 15 members of the Soviet Union. The city was transformed under this regime from a small city to a metropolis. modern with more than a million inhabitants ... but it was always the same stone that was used to replace the old houses with Soviet-style buildings.

When the Soviet Union fell in 1991, Yerevan became the capital of the independent Republic of Armenia.

Yerevan - Republic Square, with the changing colors of the early morning - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan - Republic Square, with the changing colors of the early morning - photo © Bernard Duyck 2019

The pink stone of the volcano:

This stone, pastel-pink to sometimes orange-tinted, is an oxidized ignimbrite, a welded tuff, coming from the upper part of a thick pyroclastic flow widespread around Yerevan.

Volcanologist Jack Lockwood says that this color is a result of both the speed of the flow, the place where it stopped (flat terrain favoring thick deposit), and oxidation.

The pinkish color is enhanced at sunset on the snowy peaks of Ararat.

Yerevan - shade of volcanic tuffs on the buildings of the Republic Square - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan - shade of volcanic tuffs on the buildings of the Republic Square - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan - North Avenue - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan - North Avenue - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan - extended on the hills - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan - extended on the hills - photo © Bernard Duyck 2019

Yerevan is a contrasting capital that stretches over seven hills, and on various levels, from 865 to 1,390 meters, backed by the gorges of the Hrazdan River.

The center of the city revolves around  Republic Square, and the Opera, lined with Soviet-style buildings, decorated with motifs inspired by medieval architecture.

The northern avenue connects these neuralgic points, leading to "The Waterfall": this ornamental work has become a place of culture, exhibiting contemporary art; the renovation of the district, the fall of the USSR allowed the establishment of real estate projects, and an art museum, lively shops and many shops and restaurants.

The traffic in this city of one million two hundred and fifty thousand inhabitants remains chaotic, without respect for the rules, although the police are quick to crack down.

Yerevan - "The waterfall" - photos © Bernard Duyck 2019
Yerevan - "The waterfall" - photos © Bernard Duyck 2019
Yerevan - "The waterfall" - photos © Bernard Duyck 2019

Yerevan - "The waterfall" - photos © Bernard Duyck 2019

Sources:

- Smithsonian Mag - How Ancient Volcanoes Created Armenia 's Pink City - In the capital city of Yerevan, volcanic rock flows pink - link

- Tourist guides.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages, #Historical eruptions
 The track along the reservoir Azat-Zabasen and Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

The track along the reservoir Azat-Zabasen and Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

Theoretically easily accessible from our base in northern Yerevan, the Khor Virap Monastery and its famous view of the two peaks of Ararat, were made for us very difficult because of a landslide.

We then passed by Garni, and a track, doubled by a pass, skirting the reservoir of Azat-Zabasen ... course a little more rugged, but spectacular in a semi-desertic region where we did not meet as some shepherds and their sheep.

The Great Ararat and the Lesser Ararat in a pastoral landscape - photo © Bernard Duyck 2019
The Great Ararat and the Lesser Ararat in a pastoral landscape - photo © Bernard Duyck 2019

The Great Ararat and the Lesser Ararat in a pastoral landscape - photo © Bernard Duyck 2019

The summit of the Great Ararat in a heat haze - photo © Bernard Duyck 2019

The summit of the Great Ararat in a heat haze - photo © Bernard Duyck 2019

Khor Virap - stele of St. Gregory - photo © Bernard Duyck 2019

The monastery of Khor Virap is built on a hill of Artachat, former capital of Armenia. The origins of the monastic complex, attached to the Armenian Apostolic Church, go back to the seventh century: it was built on the spot where Saint Gregory the Illuminator, patron saint of the country, was imprisoned for thirteen years. In this place, Biblical history mingles intimately with that of the Christians of Armenia and the Armenian nation.

 

The monastery of Khor Virap and Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

The monastery of Khor Virap and Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

The monastery of Khor Virap - photo © Bernard Duyck 2019

The monastery of Khor Virap - photo © Bernard Duyck 2019

Mount Ararat is venerated by Armenians. Although the latter were the first to adopt Christianity as a national religion, in 301, Mount Ararat remains for them the home of Ara, supreme deity of their pre-Christian pantheon. Formerly, the mountain was included in the borders of "the Great Armenia".

In 1921, the area was incorporated into Turkey and the peaks now rise 32 kilometers from the border. Always visible from Yerevan, the Armenian capital, but inaccessible, Mount Ararat became, for the Armenians, the symbol of the tragic fate of their nation, victim, between 1915 and 1923, of deportations and massacres perpetrated by Ottoman Turkey. Access to the sacred volcano remained banned until 1990 for strategic reasons, with the Republic of Armenia under Soviet domination. The Armenians are more attached to it : Ararat is on the national coat of arms, on bank notes and stamps, and it is in the spotlight in paintings, poems and songs.

The first stamps issued after Independence, with Ararat (1992)

The first stamps issued after Independence, with Ararat (1992)

Mount Ararat is a polygenic stratovolcano covering 1,100 km² and consisting of two distinct volcanic cones, the Great Ararat, 5,165 meters and the Lesser Ararat, 3,896 meters, connected by a lava plateau. Its measurements - 45 km on 30 km. - make it the largest volcanoes aligned on an SSO-ESE axis from the Nemrut Dagi.

Ararat seen from the space shuttle in 2001 - Great Ararat, center - Lesser Ararat, right - photo Earth Sciences and Image Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center, 2001 in GVP

Ararat seen from the space shuttle in 2001 - Great Ararat, center - Lesser Ararat, right - photo Earth Sciences and Image Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center, 2001 in GVP

Of recent formation, between the tertiary and the quaternary, in an infrequent context of volcanism of the zones of collision, the Ararat mountains result from the accumulation of lava flows and successive pyroclastic ejections.

After a period of production of andesitic tuffs, encountered in the clear base of the volcano, there was an influx of basalt and andesite flows, forming the darker lower slopes up to 3,000 m. altitude. The summit of Great  Ararat is formed by two trachytic domes separated by a string of 400 meters long.

The establishment of the Ararat Mountains was followed by a period characterized by eruptions of flanks, following N-S oriented cracks. The initial phase produced cinder cones and rhyolitic dacitic lava domes around the Great Ararat and a series of pyroclastic cones and domes on the western flank of Lesser Ararat. The final stage is responsible for the formation of pyroclastic cones on the lower flanks of the two volcanoes.

Ararat seems to have been active during the 3rd millennium BC; Pyroclastic deposits cover artifacts and human remains from the beginning of the Bronze Age. Karakhanian et al. (2002) reported historical evidence of a phreatic eruption and pyroclastic flow during an earthquake and landslide in July 1840.

 

The ancient history of Ararat is linked to that of the flood around 5,000 BC, due to the breaking of the Bosphorus threshold due to the melting of glaciers, and taken up by various ancient sources: the legend of Gilgamesh, Greek mythology and the Bible (Noah's Ark would have landed there after the flood)

 

To follow: Yerevan, the pink city in volcanic tuff.

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Ararat

- The most unrecognized volcanism, the volcanism of collision zones, and its most emblematic active volcano: Mount Ararat (Eastern Turkey) - Planet Earth / Pierre Thomas - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages, #Eruptions historiques
La piste longeant le réservoir d'Azat-Zabasen et le Grand Ararat -  photo © Bernard Duyck 2019

La piste longeant le réservoir d'Azat-Zabasen et le Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

Théoriquement facilement accessibles depuis notre base au nord d'Erevan, le monastère de Khor Virap et sa vue renommée sur les deux sommets de l'Ararat, nous ont été rendus très fifficiles à cause d'un glissement de terrain.

Nous sommes alors passés par Garni, et une piste, doublée d'un col, longeant le réservoir d'Azat-Zabasen ... parcours un peu plus accidenté, mais spectaculaire dans une région semi-désertique où l'on n'a rencontré que quelques bergers et leurs moutons.

Le Petit Ararat (à gauche) et le Grand Ararat (à droite)  dans un paysage pastoral - photo © Bernard Duyck 2019

Le Petit Ararat (à gauche) et le Grand Ararat (à droite) dans un paysage pastoral - photo © Bernard Duyck 2019

Le sommet du Grand Ararat dans une brume de chaleur - photo © Bernard Duyck 2019

Le sommet du Grand Ararat dans une brume de chaleur - photo © Bernard Duyck 2019

Khor Virap - stèle de St. Grégoire - photo © Bernard Duyck 2019

Le monastère de Khor Virap est édifié sur une colline d’Artachat, ancienne capitale de l’Arménie. Les origines du complexe monastique, rattaché à l’Église apostolique arménienne, remontent au VIIe siècle : il fut bâti à l’endroit où saint Grégoire l’Illuminateur, saint patron du pays, fut emprisonné pendant treize ans. En ce lieu, l’histoire biblique se mêle intimement avec celle des chrétiens d’Arménie et de la nation Arménienne.

Le monastère de Khor Virap et la Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

Le monastère de Khor Virap et la Grand Ararat - photo © Bernard Duyck 2019

Le monastère de Khor Virap - photo © Bernard Duyck 2019

Le monastère de Khor Virap - photo © Bernard Duyck 2019

Le mont Ararat est vénéré par les Arméniens. Bien que ces derniers aient été les premiers à adopter le christianisme comme religion nationale, en 301, le mont Ararat demeure pour eux la demeure d’Ara, divinité suprême de leur panthéon préchrétien. Jadis, la montagne était comprise dans les frontières de la Grande Arménie.

En 1921, la zone fut incorporée à la Turquie et les sommets s’élèvent désormais à 32 kilomètres de la frontière. Toujours visible d’Erevan, la capitale arménienne, mais inaccessible, le mont Ararat est devenu, pour les Arméniens, le symbole du sort tragique de leur nation, victime, entre 1915 et 1923, des déportations et des massacres perpétrés par la Turquie ottomane. L’accès au volcan sacré est demeuré interdit jusqu’en 1990, pour des raisons stratégiques, la république d’Arménie étant sous domination soviétique. Les Arméniens n’en sont que plus attachés : l'Ararat figure sur le blason national, sur les billets de banque et les timbres, et il est à l'honneur dans les peintures, poèmes et chansons.

Les premiers timbres émis après l'Indépendance, avec l'Ararat (1992)

 

Le Mont Ararat est un stratovolcan polygénique couvrant 1.100 km² et formé de de deux cônes volcaniques distincts, le grand Ararat, 5.165 mètres et le Petit Ararat, 3.896 mètres, reliés par un plateau de lave . Ses mensurations – 45 km sur 30 km. - en font le plus grand des volcans alignés sur un axe SSO-ESE depuis le Nemrut Dagi.

L'Ararat vu de la navette spatiale en 2001 - le Grand Ararat, au centre - le Petit Ararat, à droite - photo Earth Sciences and Image Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center, 2001 in GVP

L'Ararat vu de la navette spatiale en 2001 - le Grand Ararat, au centre - le Petit Ararat, à droite - photo Earth Sciences and Image Analysis Laboratory, NASA Johnson Space Center, 2001 in GVP

De formation récente, entre le tertiaire et le quaternaire, dans un contexte peu fréquent de volcanisme des zones de collision, les monts Ararat résultent de l'accumulation de coulées de lave et d'éjections pyroclastiques successives.

Après une période de production de tufs andésitiques, rencontrés dans la base claire du volcan, il y a eu un apport de coulées de basalte et d'andésite, formant les pentes basses plus sombres jusqu'à 3.000 m. d'altitude. Le sommet du Grand Ararat est formé de deux dômes trachytiques séparés par un ensellement long de 400 mètres.

La mise en place des monts Ararat fut suivie d'une période caractérisée par des éruptions de flancs, suivant des fissures orientées N-S. La phase initiale a produit des cinder cones et des dômes de lave dacitique à rhyolitique, autour du Grand Ararat et une série de cônes pyroclastiques et de dômes sur le flanc ouest du Petit Ararat. Le stade final est responsable des formations de cônes pyroclastiques sur les bas-flancs des deux volcans.

L'Ararat semble avoir été actif pendant le 3ème millénaire avant notre ère; des dépôts pyroclastiques recouvrent des artefacts et des restes humains du début de l'âge du bronze. Karakhanian et al. (2002) ont rapporté des preuves historiques d'une éruption phréatique et d'un flux pyroclastique lors d'un séisme et d'un glissement de terrain en juillet 1840.

 

L'histoire ancienne de l'Ararat est lié à celle du déluge vers 5.000 ans avant JC, du à la rupture du seuil du Bosphore en raison de la fonte des glaciers, et reprise par diverses sources anciennes: la légende de Gilgamesh, la mythologie grecque et la Bible ( l'arche de Noé y aurait touché terre après le déluge)

 

A suivre : Erevan, la cité rose en tuf volcanique.

 

Sources :

- Global Volcanism Program – Ararat

- Le plus méconnu des volcanismes, le volcanisme des zones de collision, et son volcan actif le plus emblématique : le Mont Ararat (Turquie orientale) – Planet Terre / Pierre Thomas - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages, #Historical eruptions
The stratovolcano Aragats - two summits - photo © Bernard Duyck 2019

The stratovolcano Aragats - two summits - photo © Bernard Duyck 2019

The Aragats is an andesito-dacitic stratovolcano, 40 km in diameter basal, surmounted by a crater partially collapsed (2.000 x 1.500 m on 400 m of depth) and has four peaks, respectively high of 4.095 m. to the north, 4.080 m. to the west, 3.916 m. to the east and 3,879 m. South.

The stratovolcan Aragats - other summits - photo © Bernard Duyck 2019
The stratovolcan Aragats - other summits - photo © Bernard Duyck 2019

The stratovolcan Aragats - other summits - photo © Bernard Duyck 2019

His formation was done in four stages:

- The first is an andesito-basaltic phase, dated about 2.5 Ma and concerns the main crater and secondary vents.

- The second phase, from 0.97 to 0.89 Ma, and the most important one, is basaltic and andesitic, with ignimbrites emission, production of tuffs and lava flows from satellite centers, including the Shamiran and Egvard centers. .

- The third phase is similar to the second, dated between 0.74 and 0.68 Ma, but only affected the Mantash River basin in the north.

- The fourth, from 0.56 to 0.45 Ma, involves mafic flows from parasite vents south of the volcano.

("Quaternary geochronology of the Aragats volcanic center, Armenia - Evidence from K-Ar dating" I.V.Chernyshev & al.)

Quaternary eruptions from an intraplate multilevel magma reservoir of the Aragats stratovolcano formed pyroclastic density currents and deposition, deposited in an area of ​​approximately 2,000 km², including six ignimbrite units and three fallout deposits.

Aragats and its vast deposits of ignimbrites - Doc. Hripsime Gevorgyan & al.

Aragats and its vast deposits of ignimbrites - Doc. Hripsime Gevorgyan & al.

The stratovolcano Aragats - photo © Bernard Duyck 2019

The stratovolcano Aragats - photo © Bernard Duyck 2019

Located on a steppe plateau north-west of the volcano, the village of Artik owed its development to the vast tuff quarries, and the extraction since medieval times of building materials of Armenian buildings.

Armenia - Aragats volcano - Artik tuff quarries - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Aragats volcano - Artik tuff quarries - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Aragats Volcano - Artik tuff quarries: "red" tuff - photo © Bernard Duyck 2019
Armenia - Aragats Volcano - Artik tuff quarries: "red" tuff - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Aragats Volcano - Artik tuff quarries: "red" tuff - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Aragats Volcano - Artik tuff quarries: "black" tuff - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Aragats Volcano - Artik tuff quarries: "black" tuff - photo © Bernard Duyck 2019

On the slopes of the Aragats, the Haritch Monastery (Haritchavank) was built by the Zakarid princes from the 13th century.

Victim of the general decline of the monasteries from the XV-XVI century, it was almost abandoned before being reborn in the middle of the XIX century. It then becomes the summer residence of the Catholicos of Edjmiatzin.

Haritchavank, the Haritch monastery, with its churches :  Sourp Astvatsatsin, Sourp Grigor and the gavit - photo © Bernard Duyck 2019

Haritchavank, the Haritch monastery, with its churches :  Sourp Astvatsatsin, Sourp Grigor and the gavit - photo © Bernard Duyck 2019

Haritchavank stands on the edge of a ravine, prized by the monks, with fish farming - photo © Bernard Duyck 2019

Haritchavank stands on the edge of a ravine, prized by the monks, with fish farming - photo © Bernard Duyck 2019

Other tuff quarries exist southeast of the volcano, still in operation.

Aragats - tuff quarry southeast of the volcano - photo © Bernard Duyck 2019

Aragats - tuff quarry southeast of the volcano - photo © Bernard Duyck 2019

Sources:

- Quaternary geochronology of the Aragats volcanic center, Armenia - Evidence from K-Ar dating - I.V.Chernyshev & al

- Decoding a post-collisional multistage magma system: the quaternary ignimbrites of stratovolcano aragats - Western Armenia - Hripsime Gevorgyan & al.

- Ignimbrites of Armenia - Paleomagnetic constraints on flow and stratigraphy of pyroclastic activity of Mount Aragats

- Aragats stratovolcano in Armenia - Khachatur Meliksetian, deputy director for science, head of Laboratory of volcanology.

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Armenia - Aragats, highest volcano and top of the country - some peaks of this great stratovolcano on the left - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Aragats, highest volcano and top of the country - some peaks of this great stratovolcano on the left - photo © Bernard Duyck 2019

The Aragats (or Arakatz), the highest peak in Armenia at 4,095 meters, is a large, dacitic, andesitic sratovolcano with sloping flanks of glacial valleys dating from the Pliocene to the Pleistocene.

Satellite cones and cracks are located on all sides of the volcano and have been responsible for large lava flows that have descended its lower flanks. Potassium-argon dating indicates ages ranging from Middle Pleistocene (650,000 to 16,000 years) to Late (126,000 to 12,000 years). The most recent flows on the lower flank have not been accurately dated, but are limited between the late Pleistocene and 3000 BCE (Kharakanian et al., 2003).

A 13 km long line of craters and pyroclastic cones, with a WSO-ENE trend, cuts the edge of the northern crater and is the source of young lava flows and lahars; these were considered characteristic of the eruptions of the Holocene summit. (in GVP)

Armenia - climb to the Aragats - Tegher Monastery in black volcanic stones - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - climb to the Aragats - Tegher Monastery in black volcanic stones - photo © Bernard Duyck 2019

The climb to the moraine lake Kari Lidj, at 3,207 meters, at the foot of the four peaks of the Aragats, is done in stages from Yerevan.

The road crosses a section covered with cork oaks which testifies to the ancient forest cover of the volcano. We then arrive at the pasture floor, strewn with volcanic scree.

Armenia - climb to the Aragats - one goes from a flora of plateau to the mountain flora - a click to enlarge - photos © Bernard Duyck Armenia - climb to the Aragats - one goes from a flora of plateau to the mountain flora - a click to enlarge - photos © Bernard Duyck 
Armenia - climb to the Aragats - one goes from a flora of plateau to the mountain flora - a click to enlarge - photos © Bernard Duyck 

Armenia - climb to the Aragats - one goes from a flora of plateau to the mountain flora - a click to enlarge - photos © Bernard Duyck 

At an altitude of 2,300 meters, the dark silhouette of the medieval fort of Amberd dominates the plain, with the Katoghiké church below.

The fortress of Amberd ("the fort of the clouds") dates mainly from the 9th century, under the Pahlavuni dynasty. Renowned impregnable, it will fall in the 13th century under the blows of the Mongols.

Large blocks of basalt form the staircase to the ruins of the castle which develops on two floors.

Armenia - The Fortress of Amberd and Vahramashen Church - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - The Fortress of Amberd and Vahramashen Church - photo © Bernard Duyck 2019

Below, and dominating as the fortress the confluence of the rivers Amberd and Arkachen, the church of Vahramashen was built from 1213 to 1221 in black volcanic stones.

Armenia - Amberd Fortress and Vahramashen Church dominate  two valleys - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019Armenia - Amberd Fortress and Vahramashen Church dominate  two valleys - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019
Armenia - Amberd Fortress and Vahramashen Church dominate  two valleys - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019

Armenia - Amberd Fortress and Vahramashen Church dominate  two valleys - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019

The road then climbs by laces, in an environment where snow is more and more present.

Dismayed only on the width of a car, we soon move between two walls of snow to suddenly find ourselves stranded, near the destination !

Armenia - climb to the Aragats - photos © Bernard Duyck 2019
Armenia - climb to the Aragats - photos © Bernard Duyck 2019

Armenia - climb to the Aragats - photos © Bernard Duyck 2019

Armenia - Ascent to Aragats between walls of snow - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Ascent to Aragats between walls of snow - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Ascent to the Aragats ... brutal stoppage of our progress - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Ascent to the Aragats ... brutal stoppage of our progress - photo © Bernard Duyck 2019

If you can not climb the mountain, turn around ... that's what we'll do the next day.

 

Sources:

- Global volcanoism Progran - Aragats

- Quaternary geochronology of the volcanic aragats center, Armenia - Evidence from K-Ar dating - I.V.Chernyshev & al.

- Guides on Armenia

Arménie - Snowy Aragats -  photo © Bernard Duyck 2019

Arménie - Snowy Aragats - photo © Bernard Duyck 2019

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Armenia - Azad River gorges and volcanic organs covering the river walls - Photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Azad River gorges and volcanic organs covering the river walls - Photo © Bernard Duyck 2019

After peeled mountains carved with basalt organs, the small village of Garni, 1400m above sea level, is an oasis of greenery nestled above the Azad River, a tributary of the Araxe River, originating from the volcanic chain of the Ghégam mountains.

Armenia - 1st century temple in Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - 1st century temple in Garni - photo © Bernard Duyck 2019

On a triangular platform overlooking the surrounding area, stands the temple of Garni.It is the only vestige of a complex dedicated to the Armenian-Persian gods, as Mithra, Anahid and Ahoura, and Greco-Roman gods. 

King Tridate 1 ° would have begun construction in the year 77 AD. This elegant structure in gray basalt has 24 ionic columns, preceded by a pronaos, on a podium of 9 steps. The cornices, capitals, coffered ceilings, and architraves are richly decorated.

The fortress built in the 3rd century includes thermal baths according to the classical Roman model, whose vestibule contains mosaics depicting deities, such as Oceanos (the ocean), Thalassa (the sea) and Thetis (who gave his name at the ocean today closed and gone - see the geology of Armenia, to follow)

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

To the left of the temple, a small path leads to the bottom of the gorge, known for its impressive basalt organ. Indeed the "Symphony" is imposing. A single, steep path leads to it.

The organs are built in castings of the Ghégam mountains towards the west, in relation with Quaternary magmatism, dated from 700,000 years to a few thousand years; in five large phases separated by periods of dormancy of comparable duration, they date respectively 700,000 years for phase 1; Phase 2 lasted from 550,000 to 480,000 years; phase 3, from 190,000 to 180,000 years; phase 4 from 110,000 to 70,000 years and finally phase 5 of less than 50,000 years.

Petrological and geochemical-isotopic analysis indicates a bimodal combination of rhyolite-trachyandesite and basaltic-trachyandesite, almost identical to that of other regions of the Lesser Caucasus, and a common origin for these Quaternary magmatic formations.

(The quaternary volcanic rocks of the Geghama highland, Lesser Caucasus, Armenia: Geochronology, isotope Sr-Nd characteristics, and origin)

Aragats and Ghégam mountains - with Garni location south of the volcanic field - Doc. Render illustration Persee

Aragats and Ghégam mountains - with Garni location south of the volcanic field - Doc. Render illustration Persee

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019
Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - Volcanic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Sources:

- The quaternary volcanic rocks of the Geghama highland, Lesser Caucasus, Armenia: Geochronology, isotopic Sr-Nd characteristics, and origin - V.A.Lebedev & al.

- Modeling of a fractured basalt aquifer with respect to geological setting, and climatic and hydraulic conditions: the case of perched basalt at Garni (Armenia)
- On the volcanic reliefs of Western Soviet Armenia - M. Derruau / Bulletin of the Association of French Geographers Year 1971

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The eastern shore of Lake Sevan is surrounded by lower peaks, but is steeper. The shores are narrowing and border the Azerbaijan; the geographical situation and the armed conflict explain the low density of population in these areas of pastures.

Armenia - eastern shore of Lake Sevan - the region is undeveloped; livestock are being farmed and shorelines are shrinking - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019

Armenia - eastern shore of Lake Sevan - the region is undeveloped; livestock are being farmed and shorelines are shrinking - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019Armenia - eastern shore of Lake Sevan - the region is undeveloped; livestock are being farmed and shorelines are shrinking - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019
Armenia - eastern shore of Lake Sevan - the region is undeveloped; livestock are being farmed and shorelines are shrinking - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019

Armenia - eastern shore of Lake Sevan - the region is undeveloped; livestock are being farmed and shorelines are shrinking - one click to enlarge - photos © Bernard Duyck 2019

At the exit of Sevan, with the Soviet-style, dilapidated and uninteresting architecture, is a hill, which was still an island at the beginning of the 20th century. Becoming a peninsula with the lowering of the level of Lake Sevan, it shelters two modest medieval churches, in black lava stones, vestiges of the Sevanavank monastery.

Sourp Arakelots (Church of the Holy Apostles) and Sourp Asdvazadzine (Church of the Holy Mother of God) were built at the beginning of the Armenian Renaissance, succeeding the Arab domination in 874.

Lake Sevan - the Peninsula of Sevan - photo © Bernard Duyck 2019

Lake Sevan - the Peninsula of Sevan - photo © Bernard Duyck 2019

Lake Sevan - the churches of the Holy Apostles and the Holy Mother of God, in black volcanic stones, remains of the Sevanavank Monastery - photo © Bernard Duyck 2019

Lake Sevan - the churches of the Holy Apostles and the Holy Mother of God, in black volcanic stones, remains of the Sevanavank Monastery - photo © Bernard Duyck 2019

Sevanavank - ceremony of an ancient liturgy in Sourp Asdvadzadzine - photos © Bernard Duyck 2019
Sevanavank - ceremony of an ancient liturgy in Sourp Asdvadzadzine - photos © Bernard Duyck 2019

Sevanavank - ceremony of an ancient liturgy in Sourp Asdvadzadzine - photos © Bernard Duyck 2019

Source: Armenia - Guide Petit Futé 2019

To follow: the basaltic organs of Garni

Armenia -  the basaltic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

Armenia - the basaltic organs of Garni - photo © Bernard Duyck 2019

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