Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Beaucoup moins longues que les stalactites de natro-carbonatite, les stalactites de basalte ont une taille (décimétrique) et une origine différentes.
Leur situation est liée aux tunnels de lave qui en sont fréquemment "ornés".
Leur origine peut être double:
- avec la baisse du niveau de la lave dans un tunnel, le
  plafond, juste dégagé, a une consistance pâteuse et
  peut goutter.
- si par contre le niveau de la lave remonte, suite à une
  réinjection, le plafond du tunnel voit sa température
  augmenter, il se ramollit et recommence à s'écouler.
Ces stalactites sont le plus souvent de teinte noire, mais peuvent aussi être colorées pardes hydroxydes de fer.



Crater-of-the-Moon_7550-copie.jpg         Stalactites d'Indian Tunnel - Crater of the Moon - © B.Duyck
Crater of the Moon ( daté entre 15.000 et 2.100 ans) est situé dans la Snake River Plain, en Idaho. Cette zone contient une grande concentration de tunnel de lave; Indian tunnel a été formé par une éruption fissurale située dans la région de Big craters/ Spatter cones.
Crater of the Moon a été analysé sur ce site - lien


Gruta_das_Torres_Lavacicles-Acores.JPG            Açores - Ile de Pico - Gruta das Torres - photo Mike Norton.
  La Gruta das Torres est située sur les flancs ouest du Pico. Elle est formée dans une coulée de lave pahoehoe, vieille de 500 à 1.500 ans, et originaire d'un cône parasite : Cabeço Bravo. C'est la plus longue des Açores avec 5.439 m., et une hauteur allant jusqu'à 15 m.



Lavacicles_8238.jpg              Stalactites de Mushpot cave - photo W.Siegmund.
Mushpot Cave fait partie de Lava beds National Monument en Californie.
Lava Beds N.M. est situé sur la face nord du volcan-bouclier "Medicine Lake" , qui date du Pleistocène, et fait partie de la chaîne volcanique des Cascades. Sa dernière éruption remonte à 1.080.

Close-up_of_a_skylight_on_coastal_plain-_with_lava_stalacti.jpg                   Hawai - Kilauea - photo HVO/USGS.
Ce gros plan sur un skylight - lucarne dans un tunnel de lave - découvre des stalactites "en formation" au plafond de tunnel.

sources :
- Stalactites de basalte dans les tunnels de lave - Eduscol
  http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/objets/img_sem/XML/db/planetterre/metadata/LOM-Img237-2008-06-02.xml
- L'intérieur des tunnels de lave - P.Thomas
  avec schémas de construction des tunnels et structures
  internes :http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/objets/img_sem/XML/db/planetterre/metadata/LOM-Img238-2008-06-09.xml
- Kevin Allred and Carlene Allred- Tubular Lava Stalactites and Other Related Segregations. Journal of Cave and Karst Studies 60(3): 131-140.
- Lava Beds National Monument : http://www.nps.gov/labe/index.htm
- GVP - Medicine Lake
- Kevin Allred and Carlene Allred- Tubular Lava Stalactites and Other Related Segregations. Journal of Cave and Karst Studies 60(3): 131-140.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Après avoir examiné les rides de la terre, on peut se pencher sur certaines excroissances, toujours liées au volcanisme que sont :

                    Les stalactites de natrocarbonatites
                            de l'Ol Doinyo Lengai.


Lors de mon passage au sommet du Lengai, j'ai eu l'occasion de pouvoir admirer de superbes stalactites dans une cavité sous les coulées - tunnel de lave -situées au pied de géant T47B, côté est.

diap-len-062-copie.jpg

                                                                                           © B.Duyck


diap-len-064-copie.jpg

                                                                                                 © B.Duyck


Ces stalactites ne résultent pas de projections de lave liquide contre les parois, comme dans le cas de stalactites volcaniques présentes dans d'autres tunnels ou "grottes". Elles sont liées au processus de formation de stalactites calcaires ordinaires, et proviennent d'une cristallisation secondaire d'une eau chargée en carbonate de soude, ici d'origine volcanique.

album-tanz-2006-081.jpg

    Les stalactites ont été trouvées en ouverture de ce tunnel de lave, partiellement

    effondré - voir sur la droite de la photo - © B.Duyck


Cas d'une "spatter cone cave" :

Fred Belton, le spécialiste du Lengai, a analysé un cas d'école avec J.Mc Farlane et J.Lundberg en analysant l'hornito T45 abritant une grotte avec stalactites de natrocarbonatite, de la formation de l'hornito aux conditions favorisant l'apparition de ces structures.
1. Dégazage du lac de lave au travers de la croûte.
2. Formation de l'hornito (spatter cone) par projection de natrocarbonatite.
3. Réduction de l'activité volcanique et baisse du niveau du lac de lave.
4. Réaugmentation de l'activité volcanique et érosion thermique de l'hornito par l'intérieur.
5. Stade de vieillissement débutant et corrosion, condensation par l'eau.
6. stade final de vieillissement et formation de stalactites.
7. non illustré : destruction de la structure.

Lava cave - McFarlane,Belton 2004-4 copieExtrait de l'article : "An unusual lava cave from Ol Doinyo Lengai" , par McFarlane,
Lundberg et F.Belton.

Lava-cave---McFarlane-Belton-2004-3.jpgCette "grotte", qualifiée par Belton, de structure "fragile et dynamique", contient d'étonnantes stalactites de natrocarbonatite longue de plus de 3 mètres habillant les parois de l'hornito, dont la base est formée de lave pahoehoe surmontée de quelques blocs d'effondrement.
photo de l'expédition 2004 - avec référence de taille



Les stalactites proviennent de dissolution de natrocarbonatite hautement soluble ( constituée pour mémoire de Nyerereite -
(Na2Ca[CO3]2) et de Gregoryite - {Na,K,Ca}2CO3), et sont constituées de dépôts cristallins, par goutte à goutte, d'eau composée de natrocarbonate sodique - Na3(CO3)(HCO3)2H2O) - avec des traces de sulfates de soude et potasse, chlorures, fluorures en petites quantités.
Plus spécifiquement, des bandes de aphthitalite -
(K,Na)3Na(SO4)2 , de kogarkoite - Na3(SO4)F ,avec des traces de sylvite - KCl et d'halite - NaCl (détermination par diffraction R-x - R.Mitchell).

Ce modèle de formation est rare étant donné les éléments en présence : éruption active, érosion thermale d'une lave de basse viscosité et hautement soluble ... ces conditions ne se rencontrent que sur le Lengai, volcan vraiment "unique" sur la planète.

Couleurs des stalactites :

les formations que j'ai pu voir en 2006 étaient toutes exclusivement blanches; d'autres couleurs et formes pouvaient être vues avant la dernière grosse éruption du volcan, qui a tout pulvérisé.

stalactites-3---08.2003-MF-jpg               Stalactites 2003 - avec l'aimable autorisation de Marco Fulle
"Probably, the water percolating along the empty stalactites becomes rich in clorates, producing this dream green colour."

un clic sur la photo vous amène dans le monde des stalactites de natrocarbonatite sur swisseduc.ch - stromboli on line.

Sources :
- "An unusual lava cave from Ol Doinyo Lengai"- 2004
   référencé par Th.Boeckel :
   http://www.tboeckel.de/EFSF/efsf_wv/lengai_moe/article/v66n3- McFarlane.pdf
- Stromboli on line - Lengai 2001- 2003
- photos personnelles 2006.

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
De prime abord, le "nouveau-monde" présente autant de rides que les continents plus anciens !
Après une incursion au Costa-Rica, ce sera le tour du Yellowstone National Park.

costa-Rica-180-copie.jpg                     Rincon de la Vieja - Costa Rica -
© B.Duyck

Sur les flancs du massif du Rincon, une zone de forêt luxuriante abrite de lacs de boue bouillonnante, avec des parties plus sèches, des sources chaudes;  au lieu-dit "Pillas de barro" (pots de boue), une zone peu étendue composée de boue comporte des parties plus sèches et parsemées de craquelures profondes; d'autres parties sont au contraire animées de grosses bulles de boue bien onctueuse et qui glougloutent ou éclatent avec des bruits de succion.

Yellowstone-5579-copie.jpg

                                         Bonneville salt lake - ©JM. Mestdagh


A proximité de Salt Lake City, des vestiges de l'ancien lac salé Bonneville demeurent facilement accessibles. Les Bonneville Salt Flats sont d'énormes étendues ultra-plate où se concoctaient, il y a quelques années, les records de vitesse sur terre : on y a dépassé les 1.000 km/h. !
En bordure des Salt Flats, la couche plus fine se craquèle en vagues figures hexagonales brillantes au soleil.

Costa-Rica-8812-copie.jpg                    Yellowstone - Mud Volcanoes -
© B.Duyck

Cette zone du Yellowstone est truffée de trous plus ou moins grands, tous fumants et exhalants une odeur d'hydrogène sulfuré; le bord de ces marmites se strie de profondes rides d'affaissement qui côtoient des bulles et des fumerolles bien chaudes.


Ijen---Kendeng-9997-copie-JM.jpg

                  Yellowstone - Paint Pots - ©JM. Mestdagh

 

Les Paint Pots incluent, en plus des zones diversement colorées dont dérive le nom, des mares de boues agitées de soubresauts. Près des bords, juste à côté de belle grosses bulles, les berges se parent de cicatrices aux lignes bien nettes, comme découpées au scalpel.


Rincon-9089-copie.jpg

                     Yellowstone - West Thumb geyser basin - © B.Duyck


Teton-0623-copie-JM.jpg

              Yellowstone - West Thumb geyser basin - ©JM. Mestdagh



Yello.est-0612-copie-JM.jpg

               Yellowstone - West Thumb geyser basin -©JM. Mestdagh

 

Trois clichés de West Thumb, caldeira incluse dans la caldeira du Yellowstone datant de 630.000 ans. En plus de geysers et hot pools, ce bassin comporte une zone de "mudpots", très variable selon la hauteur des eaux présentes: tantôt asséchée, tantôt eau boueuse, tantôt boue bouillonnante. Les eaux sont ici très acides et dissolvent le sol en boue argileuse grasse. L'absence de soleil au moment des prises de vues rend cette boue, déjà peu colorée, tout à fait blafarde.


Yellowstone-8584-copie.jpg

            Yellowstone - Run-off du Grand Prismatic - © B.Duyck

 

Le bassin d'écoulement du célèbre et très coloré "Grand Prismatic" possède une aire moins colorée côté colline. Tout aussi intéressante, cette zone développe un camaïeu de teintes et des nervures qui la font ressembler, sous sa fine pellicule d'eau, à un marbre poli et brillant.

Comme toute belle chose, elle se mérite : il faut marcher quelques kilomètres, puis escalader une colline arborée pour bien la découvrir !

 

Merci à mon ami Jean-Michel pour son partage de photos.


Demain, toujours uniquement dans le domaine esthétique quelques autres structures...

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Notre bonne vieille terre prend de l'âge ... examinons  un peu quelques unes de ses rides, et en milieu volcanique bien sûr !

C'est aussi une façon d'exploiter des photos prises "dans le feu de l'action" et qui par la suite dorment dans les disques durs sans être révélées. 

diap-len-077-copie.jpg          Ol Doinyo Lengai - base de l'hornito géant T47B -
© B.Duyck
    endroit dangereux : la formation est en cloche et creuse
     par dessous, poids lourds s'abstenir !

diap-len-079-copie.jpg          OlDoinyo Lengai - coulée fine de natrocarbonatite, figée par le
        refroidissement et non encore blanchie par le temps -
© B.Duyck

diap len 081 copie       Ol Doinyo Lengai - Coulée de natrocarbonatite, aux couleurs
      chocolat et blanche (occupée de "virer") - plancher du cratère.

                                                              © B.Duyck


album-tanz-2006-053-copie.jpg                 Tanzanie - Lac Natron -
© B.Duyck
           Le sol du lac désséché en septembre... croûte de sel.

Yellowstone-6242-copie.jpg                     Vulcano - Iles Eoliennes -
© B.Duyck
        rides habillant les parois internes du cratère marquée par les
                                     émanations de soufre.

Ijen---Kendeng 6226 copie
                        Vulcano - Iles Eoliennes - © B.Duyck
             détail d'une énorme bombe gisant à l'intérieur du cratère.

Rincon 6185 copie
                            Vulcano - Iles Eoliennes - © B.Duyck
                        Rides d'obsidienne - coulée "Pietre Cotte" 

Sicile-08-754-copie.jpg                      Des poches sous les yeux ? - Etna - 
© B.Duyck
                     Fin de la coulée qui a enseveli le téléphérique.

D'autres rides africaines,demain ...

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 

 

Concretions-salines----D1P-Mariottini.jpg

                   Concrétions salines de la Mer Morte - photo D.Mariottini.

En un temps où Palestiniens et Juifs se livrent à une guerre sans merci depuis des décennies, des textes de la Bible et du Coran relatant les mêmes évènements pourraient les rapprocher … en effet, ces deux « livres saints » décrivent à peu près dans les mêmes termes un évènement survenu dans les environs de la Mer Morte :

 

                La destruction de Sodome et Gomorrhe.

 

Les récits des « Saints Livres » :


Dans le Coran, cette histoire est relatée : le prophète Loth, contemporain d’Abraham, a été envoyé  comme messager à une communauté vivant non loin du « peuple d’Abraham ». Au sein de cette communauté, régnait une perversion inconnue du monde d’alors ; Loth les exhorta à abandonner ce type de pratique déviante. Ils refusèrent l’avertissement et la prophétie … et continuèrent comme avant. Ils furent éradiqués de la surface de la Terre par Dieu, qui fit s’abattre sur eux un terrible désastre.

Coran, 7 : 80-84 « … nous fîmes pleuvoir sur eux des pierres »

 

La Bible, nous offre le même récit dans la Genèse :  19, 23-27

Lafemme-de-Loth---D1P-Mariottini.jpg«  Au moment où le soleil se levait sur la Terre et où Loth entrait à Coar (la ville où il devait se réfugier) , Yahvé fit pleuvoir sur Sodome et Gomorrhe du soufre et du feu venant du ciel, et il renversa ces villes et toute la plaine, avec tous les habitants des villes et la végétation du sol. Or, la femme de Loth regarda en arrière, et elle devint une colonne de sel.

Levé de bon matin, Abraham vint à l’endroit où il s’était tenu devant Yahvé et il jeta son regard sur Sodome, sur Gomorrhe et sur toute la plaine, et voici qu’il vit la fumée monter du pays comme la fumée d’une fournaise !  … »

 

Colonne de sel errodée connue comme "La Femme de Loth" - Photo D.Mariottini.


Des études archéologiques 

 

révèlent que la cité est située près de la Mer Morte, à la frontière Israélo-Jordanienne actuelle. Des ruines ont été découvertes : leur nom actuel est Bab edh-Dhra (Sodome) et Numeira (Gomorrhe) ; ces endroits ont été détruits par un gigantesque incendie, laissant une couche de débris d’un mètre d’épaisseur. Les monuments funéraires ont la particularité d’avoir été calcinés par un feu venant de leur sommet… la pluie de feu !

La zone est recouverte de grands dépôts de soufre et aucune forme de vie ni animale, ni végétale n’y existe … cette zone est symbôle de destruction !

Le soufre est un élément qui apparaît suite à une éruption volcanique. Le Coran explicite les méthodes destructrices : tremblement de terre et éruption volcanique.

Selon l’archéologue allemand W.Keller, la vallée de Siddim, incluant Sodome et Gomorrhe, située le long d’une grande fissure a été détruite suite à un tremblement de terre, accompagné d’explosions, d’éclairs, de fuites de gaz naturel et d’incendies généralisés. Un affaissement a libéré des forces volcaniques, jusqu’alors en dormance, tout le long de la fracture.

 

Selon les géologues :

 

Dans la haute vallée jordanienne, près de Bashan, il existe des cratères de volcans éteints, et d’épaisses coulées de basalte surmontent la couche de calcaire.

Dans tous les cas, le «lac de Loth », autre nom pour la Mer Morte, est situé dans une dépression tectonique, un rift qui s’étend sur 300 km. de la mer de Galilée au nord jusqu’au Wadi Arabah au sud.

 

Rift et marges passives-37                          from Rift et marges passives - Boillot & Coulon


Selon les géologues, le tremblement de terre, qui détruisit le peuple de Loth, a été la conséquence de la présence d’une longue faille continentale. Le fleuve Jourdain connaît en effet un dénivellé de 180 m. dans sa course de 190 km. Ce fait, ajouté à la situation de la Mer Morte 400 m. en dessous du niveau de la mer, montrent qu’un évènement géologique majeur s’est produit dans cette zone.


tectonics.jpg

          Tectonique de la faille transformante de la Mer Morte - - USGS.


La structure Jourdain-Mer Morte ne correspond qu’à une petite partie de la fracture régionale : la ligne de faille suit le prolongement de la grande dépression qui part des monts Taurus pour continuer à travers le désert jusqu’au golfe d’Aquaba, avant de franchir la Mer Rouge et se terminer en Afrique.

Au Pliocène, la Mer Morte a été remplie par la Méditerranée et s’est ensuite évaporée sur place en laissant une grande épaisseur de sel, qui affleure dans la région de Sodome.

Cette région est la plus riche en ressources minérales d’Israël : phospate, gaz naturel. Depuis l’antiquité, des blocs d’asphalte, de taille variant entre une balle de tennis et celle d’une auto, ont été retrouvés flottant sur l’eau ; cet asphalte proviendrait des roches bitumeuses enfouis au Crétacé et son apparition serait liée à des failles actives. Le bitume a eu une importance commerciale dans l’antiquité, pour l’étanchéification des bains, des citernes et la momification en Egypte.

 Coulee-de-bitume---mer-morte--geologie-israel.JPG

            Coulée bitumeuse près de la Mer Morte - Géologie d'Israël.


Nous avons donc tous les ingrédients nécessaires à la confection de ce grand désastre : un séisme a fait jouer les failles bordurières du fossé d’effondrement, provoquant la destruction des villages à proximité ; en même temps, le séisme  a libéré des hydrocarbures gazeux sulfurés associés aux masses de bitume en profondeur … les foyers domestiques renversés y ont mis le feu !

Selon la Genèse, Abraham vit s’élever une fumée dense – comme celle produite par la combustion de produits pétroliers -  s’élève comme d’une fournaise – d’où présence de courants d’air alimentant le brasier, présents lorsque des matières du sous-sol sont expulsées sous pression.

 

La pluie de soufre et de feu est liée à la découverte par le Smithsonian Institute  et Ron Wyatt en 1990 de « brimstone sulfur » près de la Mer Morte.


traces-de-soufre-encapsule-ds.roches.jpg        Soufre encapsulé dans la marne - proximité de la Mer Morte

                                                Wyattmuseum.com


sodomesoufre.JPGWyatt n’est pas le premier à mentionner ces structures : W.Albright  et Melvin Kyle recherchent, en 1924, ces anciennes cités; ils trouvent aussi ces gouttes de soufre pur encapsulées dans la marne des montagnes situées à l’ouest de la Mer Morte, en mélange dans les cendres.

Ces gouttes de soufre ultra pur se retrouvent dans toutes les cités détruites près de la Mer Morte ... et nulle part ailleurs sur Terre !

  http://www.wyattmuseum.com/cities-of-the-plain-02.html

 

 

Sources :

- Wyatt museum :

       http://www.wyattmuseum.com/cities-of-the-plain-02.html

-USGS : Tectonique de la Mer Morte.

  http://woodshole.er.usgs.gov/project-pages/dead_sea/tectonic.html

- Expedition to the Dead Sea plain :

  http://users.netconnect.com.au/~leedas/sodomgom.html

- Sodom and Gomorrah :

   http://users.netconnect.com.au/~leedas/sodomgom.html


Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


Planetes-telluriques.jpg                         Taille respective des planères telluriques - D'après un document Nasa.

La planète VENUS à un diamètre de 6.052 km., voisin de celui de la Terre ; elle présente des similitudes de structure avec un noyau interne et un manteau de 3.100 km.

Un renouvellement quasi complet de sa surface, d’origine volcanique, a eu lieu, il y a 300 Ma environ. Vénus a du avoir une histoire thermique semblable à celle de la Terre, associée à une activité tectonique, sismique et volcanique.

D’épais nuages de CO2 et des conditions extrêmes ( température avoisinant les 460°C, pression de 95 bars) ont longtemps géné l’exploration spatiale. Les observations des sondes Venera, Pioneer-Venus, puis de Magellan ont confirmé une activité volcanique importante. La sonde américaine Magellan, qui a cartographié au radar 99% de la planète Vénus (l'atmosphère étant opaque, une cartographie classique comme celle de Mars est impossible), a révélé la présence de nombreuses formations volcaniques de types variés.


Venus-photo-radar-Magellan.jpg                                  Image radar en fausses couleurs prise par Magellan - Nasa.

 

Venus-G-Sif-mons---D-Gula-mons-4400-m.jpg                              A gauche, SIF MONS (1.700 m.) et à droite, GULA MONS (4.400 m.)

                      Image de synthèse réalisée à partir des données radar de Magellan - Nasa.


Des édifices volcaniques de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, dénommés Mons comme sur Mars, associés à des chaînes linéaires de rift coexistent avec de nombreux stratovolcans plus petits et d’autres types morphologiques variés, dont certains propres à Vénus :

Couronne –Corona  (pl/ coronæ). Mot créé par les chercheurs soviétiques, pour désigner les structures elliptiques observées sur les images des sondes Venera 15 et 16. Le centre est plus ou moins irrégulier. Il est cerné par des anneaux concentriques de rides séparées par des sillons. On peut compter jusqu'à 12 rides autour d'une corona. Ce sont des structures typiquement vénusiennes, rares dans les basses terres, fréquentes dans les plaines vallonées. Cette différence de représentation pourrait n'être que le résultat de leur disparition par comblement dans les basses terres. On a recensé 176 coronæ, dont les diamètres vont de 60 à 2.000 km, le diamètre moyen étant de 250 km , et couvrant 49.000 km2. La largeur de l'anneau va de 10 à 150 km. Les coronæ sont assez bien réparties sur la planète, mais avec tout de même un regroupement entre Aphrodite Terra (Atla Regio) et le groupe Beta, Phoebe et Themis Regiones.


   Venus---formation-Corona.jpg Une corona se forme par la remontée d'un diapir (bulle de lave chaude provenant du manteau). Cette bulle n'est pas assez chaude pour percer la surface, mais suffisamment pour la soulever. Elle provoque tout d'abord un bombement (a). Ensuite, la remontée se ralentit, et le poids de la croûte au-dessus entraîne une poussée horizontale, qui aplatit le diapir et le bombement qui le recouvre (b). Enfin (c), le diapir se refroidit, et une compensation gravifique se produit, qui donne une dépression centrale et souvent un effondrement autour.


Venus---coronaChain.gif

Nova (pl. novae) . Structure circulaire, un peu semblable à une corona, mais qui ne présente pas ou peu d'anneaux de fractures autour. Par contre, on y voit un dôme central fracturé radialement. Lors de la remontée du diapir, la croûte, poussée par en-dessous, peut se fracturer. Les fractures sont alors radiales, ce qui explique les novæ. Les novæ ne se trouvent que sur Vénus, comme les coronæ.

 nova.gif

Cette image montre une nova située dans Themis Regio (au sud de Beta Regio). On distingue un bombement central, duquel partent radialemement de nombreux grabens. On note une forte disymétrie, la densité de grabens et leur longueur étant bien plus importantes du côté sud. Les grabens sont très proches les uns des autres. Le diamètre de cette nova est de 250 km.


Araignée - Arachnoïde. Ce dernier type de structures vénusienne est analogue aux deux précédents. La croûte se fracture autour d'une corona, en de nombreux grabens radiaux.

 

Galette - Pancake. Littéralement, crêpe. C'est une forme de volcanisme typique de Vénus Pancake. Sur le bord est d’Alpha Regio, voisinent sept dômes en forme de galettes, de diamètre moyen  25 km, pour une altitude maximum de 750 m. Les fractures visibles autour des dômes sont à la fois plus vieilles et plus jeunes. Les dômes pourraient avoir été produits par des éruptions de lave visqueuse, peut-être au cours de plusieurs  éruptions successives, chacune augmentant un peu l’altitude.

 

venus_pancakes.jpg             Les 7 Pancakes sur le bord est d'Alpha Regio, de diamètre moyen égal à 25 kkm.

                                          Image radar par la sonde Magellan 1991 - Nasa.


Leur forme semble indiquer une formation avec de la lave assez visqueuse, qui n'a pas pu s'écouler au loin, et s'est accumulée sur place, donnant un sommet plat et des pentes raides. Une lave andésitique pourrait donner l'explication. Mais une plus classique lave basaltique (plus fluide) dans les conditions de pression qui règnent sur Vénus, pourrait aussi produire ces empilements. En effet, une lave visqueuse sur Terre se forme par contact et mélange avec la croûte, par la subduction. Si une analyse plus précise venait à montrer une composition andésitique pour ces pancakes, l'histoire de Vénus pourrait en être changée.

Par ailleurs, les scientifiques s'interrogent sur la présence ou non d'une tectonique des plaques sur Vénus. Certains indices portent à croire que cela pourrait être possible. Cependant, la croûte vénusienne semble être composée totalement de basalte. Il n'y a pas de "continents" sur Vénus (au sens terrestre du terme). Autre interrogation: le volcanisme vénusien est t'il toujours actif? La sonde Vénus Express de l'ESA, lancée en 2005 et opérationnelle depuis fin 2006, tentera d'apporter des réponses aux questions encore inexpliquées concernant le volcanisme et la tectonique des plaques vénusiennes, notamment en essayant de détecter des traces d'activité volcanique actuelle sur Vénus.

 

venusvolcano---Sif-mons.jpg

                  Le SIF MONS , présentant sur ses flancs des coulées de lave - Nasa.


Sources :

- "Le volcanisme dans le système solaire" - P.Thomas - Planet-Terre.

- "Volcanologie" de J-M.Bardintzeff

- "Vénus - 2009 année mondiale de l'astronomie"

     http://www.dil.univmrs.fr/~gispert/enseignement/astronomie/2eme_partie/planetes/Venus.php

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Jupiter-sat--Europe.jpg                                                Europe, satellite de Jupiter. - Nasa.


Europe est un satellite rocheux de Jupiter, mais pas entièrement rocheux, vu sa densité (0,35) plus faible que les chondrites.

Chondrite est un terme utilisé en astronomie pour désigner un certain type de météorite pierreuse (moins de 35 % de métal)  Les météorites pierreuse de type chondrite proviennent de la surface de petits astéroïdes qui ne se sont pas différenciés depuis leur formation il y a 4,65 milliards d'années, en même temps que le système solaire. Les météorites pierreuses sont assez proches des roches terrestres, en ce sens qu’elles contiennent en majorité des silicates, lesquels composent la plus grande partie des roches de notre planète.

 

Il serait constitué de matériel dense et moins dense. Des études spectrales indiquent que sa surface est constituée de glace d’eau.

Si on suppose que ce satellite est fait d’un mélange de chondrite et d’eau, et qu’il est différencié – l’eau moins dense est en surface – ce serait, compte tenu de la densité, une sphère de silicate et de fer, recouverte d’une couche de 100 km d’eau.

 

Europe---waterworld.jpg                        Schéma : G.Walker in New Scientist, 18 septembre 1999


Vu la température régnante, moins 180°C, cette eau est gelée …mais la surface de la glace montre des signes de mouvements : elle est couverte d’un réseau de fractures, faisant penser à une banquise terrestre au moment de la débâcle.

On pense donc à une « banquise » de 10 km. recouvrant un océan d’eau à l’état liquide de 90 km. L’origine de l’énergie responsable de la fusion de la base de cet « océan », malgré la très basse température extérieure, serait un volcanisme du, comme sur Io, à un mécanisme de marées gravitationnelles …

 

europegrosplan.jpg

                             NASA/JPL/University of Arizona/University of Colorado


Il y aurait donc des volcans sous-océaniques sur le satellite Europe. La confirmation doit avoir lieu avec l’envoi d’une sonde sur ce satellite de Jupiter (mission planifiée par la Nasa vers 2035).

 

D’étonnantes tâches rouges confirmeraient cette hypothèse :

 

Europe-taches-rouges-jpg


Des taches rougeâtres et des puits peu profonds pimentent l'énigmatique surface fracturée d'Europe sur cette image combinant des informations obtenues par la sonde Galileo lors de deux orbites différentes autour de Jupiter.

Les taches et les puits visibles dans cette région de l'hémisphère nord d'Europe font chacun environ 10 km de large. Les taches sombres sont appelées "lenticulae", le mot latin pour taches de rousseur. Leurs tailles et espacements similaires suggèrent que la coque de glace d'Europe puisse avoir fondu plus loin, comme sous l'effet d'un point chaud, avec de la glace plus chaude se remontant du fond de la couche de glace alors que la glace plus froide près de la surface s'enfonce. D'autres preuves ont montré qu'Europe possède probablement un océan fondu en profondeur sous sa coque de glace. De la glace rougeoyante en train de jaillir en surface pour former les lenticulae peut apporter des indices sur la composition de l'océan et si celui - ci peut contenir de la vie.

L'image combine des informations à haute résolution obtenues lorsque Galileo à survolé Europe le 31 mai 1998 durant la 15 ème orbite de la sonde autour de jupiter, avec des informations couleur obtenues le 28 juin 1996, lors de la première orbite de Galileo.

 

Vidéo intéressante sur astropolis.fr (un clic sur le lien)

 

 

Source :

- "Le volcanisme dans le système solaire"  de Pierre Thomas, Planète-Terre

- "Waterworld" : http://jmm45.free.fr/articles/docsjupi/waterwor/waterwor.htm

- "Europe" in :http://jmm45.free.fr/planetes/europe/europe.htm

- "Europe, satellite galiléen de Jupiter :

  http://www.astropolis.fr/articles/etude-du-systeme-solaire/Europe/astronomie-europe-satellite- galileen.html

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

Seuls les 4 satellites galiléens (Io, Europe, Ganymède, Callisto) sont susceptibles d'abriter du volcanisme. On sait, depuis le survol de Jupiter et de ses satellites par Voyager 2, que le plus proche des 4 satellites galiléens.

 

 jupitersatellite1.jpg

                                             Les satellites de Jupiter. - Montage Nasa.


Io est surtout remarquable pour son volcanisme actif (caractéristique remarquable qui autrement n'a été observée que sur la Terre, Triton et Encelade) ; c'est l'objet le plus actif du système solaire. Son noyau est très chaud et composé de fer et de dérivés, peut-être du sulfure de fer. Encore de moindre épaisseur, son manteau souple et chaud est aux prises avec les gaz qui, abondamment produits, remontent à la surface où ils font éruption et composent peu à peu son atmosphère.

 

Io---2ruption-de-Pele----Galileo.jpg

                           Io - éruption du volcan Pelé - photo sonde Galiléo - Nasa.


À la différence des volcans terrestres, les volcans sur Io rejettent des composés du soufre, dont peut-être de l'anhydride sulfureux.

On a mesuré que certains panaches des éruptions volcaniques d'Io montent à plus de 300 kilomètres au-dessus de la surface avant de retomber, la matière étant éjectée de la surface à une vitesse d'environ 1 000 m/s. Ces éruptions volcaniques sont très changeantes ; durant les quatre mois séparant l'arrivée des sondes Voyager 1 et 2, certaines d'entre elles se sont arrêtées et d'autres ont commencé. Les dépôts entourant les volcans changent aussi d'aspect.

 

Iosurface_gal.jpg

                                La surface du satellite de Jupiter, IO - photo Nasa.


La surface d'Io est presque totalement dépourvue de cratères, ce qui signifie qu'elle doit être très récente. En plus des volcans, on trouve à la surface d'Io des montagnes non-volcaniques, de nombreux lacs de soufre fondu, des caldeiras profondes de plusieurs kilomètres et des étendues d'écoulements de fluides de basse viscosité de centaines de kilomètres de long, probablement composés d'une certaine forme de soufre fondu ou de silicates. Le soufre et ses composés possèdent un éventail de couleurs (surtout jaune, rouge et noir) qui sont responsables de l'aspect varié d'Io.

L'analyse des images de Voyager a mené les scientifiques à croire que les écoulements de lave à la surface d'Io sont composés la plupart du temps de divers composés de soufre fondu. Cependant, des études infrarouges menées ultérieurement à partir du sol indiquent qu'elles sont trop chaudes pour être du soufre liquide. Certains des points les plus chauds sur Io peuvent atteindre des températures aussi élevées que 2 000 K, bien que la moyenne soit nettement inférieure, environ 130 K. Une idée courante est que les laves d'Io sont composées de roches en fusion riches en silicates. Des observations récentes du télescope spatial Hubble indiquent que cette matière est peut être riche en sodium.


D'où vient cette "débauche" d'énergie? ...

                                           Des marées "gravitanionnelles"


Io est très près de la planète géante Jupiter, ce qui engendre de fortes marées sur ce satellite (déformation permanente sous la forme d'un bourrelet moyen permanent et fixe de 7 km). A cause de la présence des trois autres gros satellites (Europe, Ganymède et Callisto), l'orbite de Io est périodiquement déformée, sa vitesse de révolution modifiée, et la dimension du bourrelet (7 km) oscille de plus ou moins 100 m.

Ces modifications sont sources de frictions considérables, donc de chaleur, à l'origine du volcanisme observé.

Io entraîne des aurores polaires sur Jupiter suite à d'importantes éruptions qui éjectent du soufre et de l'hydrogène capturés par le champ magnétique de Jupiter et qui forment, le long de l'orbite de la petite lune, un nuage du plasma, le tore de Io et un tube de flux qui relie Io à Jupiter.


IO.jpg

IO---culan-patera.jpg


La caldeira du volcan Tupan, prise en gros plan en octobre 2001, alors qu'elle ne présentait aucun signe d'activité. Large de 75 km, elle est entourée de remparts hauts de 900 mètres. Le fond de la caldeira est orné de motifs surréalistes noirs, verts, rouges et jaunes. La matière noire est récente. Il s'agit de lave encore chaude. En jaune, un mélange de composés sulfureux. La matière verte semble se former aux points de rencontre du soufre rouge et la lave noire. Le centre de la caldeira, qui n'est pas recouvert de laves noires, est probablement plus haut que le reste du plancher du cratère.

Io---volcan-Loki.jpg

Io---caldera-du-Loki---Voyager.jpg

L'éruption du volcan Loki,

vue par la sonde Voyager - Nasa.

 

 

La caldeira du Loki

sonde Voyager - Nasa.


Sources :

- "Le volcanisme sur Io"http://astrosaliege.ifrance.com/io/

- "Le volcanisme dans le système solaire" :

  http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOMvolsystsol.xml

- "Io, une lune volcanique" :

  http://www.interstars.net/index.php?article=io

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La plaine d'Elysium et Elysium Mons :

La région d'Elysium constitue la deuxième province volcanique importante de la planète Mars, après celle du dôme de Tharsis. Elle est aussi centrée sur un renflement de la croûte martienne, mais ces dimensions sont plus petites que celles de Tharsis (1700 km sur 2400 km d'envergure pour 4 à 5 km de haut).


MARS-H-B-Hecates-tholus-Elysium-mons--Albor-tholus.jpg                                 De haut en bas : Hecates Tholus, Elysium Mons et Albor Tholus.
                                                                       images Nasa.

 Le volcan le plus imposant de cette région est Elysium Mons. Il culmine à 10 km au-dessus des plaines d'Elysium, et son diamètre atteint 170 km. Sa caldeira mesure 14 km. C'est également un volcan bouclier, avec des pentes assez faibles (4 à 5 °). Mais Elysium Mons ne s'est sans doute pas construit uniquement à partir de coulées basaltiques.


Le moment est venu de parler de parler de nomenclature martienne : on y distingue Mons, Tholus et Patera.


MONS : terme latin désignant une montagne et utilisé pour décrire des reliefs entourant un cratère d’impact, ou un sommet isolé, la plupart du temps d’origine volcanique (ex. : Olympus Mons)

THOLUS : terme latin désignant un dôme, une colline aux formes arrondies . Ce terme ne laisse rien supposer sur l’origine géologique. (ex. : Uranius Tholus)

PATERA : terme latin désignant un disque aplati, une soucoupe. Utilisé pour décrire des reliefs irréguliers en forme de soucoupe, le plus souvent d’origine volcanique. (ex. : Apollinaris Patera)


 Les autres édifices volcaniques :

Le volcanisme de la planète Mars ne se résume pas aux volcans boucliers de Tharsis et d'Elysium Planitia. D'autres volcans de dimensions plus modestes (de 60 à 180 km de diamètre) ont été localisés en différents points de la planète. Les volcans les plus minuscules mesurent 5 km de diamètre. Il s'agit la plupart du temps de petits cônes volcaniques alignés sur des failles ou des fractures de la croûte martienne.

 

Ceraunius D. & Uranius tholus G. - Mars             A droite, Ceranius Tholus, diamètre 130 km. et à gauche, Uranius Tholus, diamètre 62 km.

                                                            image  Calvin J.Hamilton.


Les dômes (Tholus) sont plus petits que les volcans boucliers, avec des pentes assez fortes (quelquefois plus de 8 degrés). La lave éjectée pendant les éruptions a du être plus visqueuse que celle émise par les boucliers, et elle s'est donc bien moins étalée. Enfin les flancs de certains dômes semblent parcouru par des chenaux et des rides. Les dômes sont présents aussi bien dans la région de Tharsis (on peut citer Ceraunius Tholus, Uranius Tholus, Tharsis Tholus) que sur la plaine d'Elysium (Albor Tholus, Hecates Tholus).

 

MARS---apollinaris-patera.jpg                                               Apollinaris Patera, diamètre 296 km.- Nasa.


On trouve aussi des volcans en forme de galette ou de soucoupe renversée (Patera) comme le fameux Alba Patera. Alba Patera est un volcan unique en son genre. Sa forme rappelle celle d'une soucoupe renversée. C'est un volcan très large situé vers les hautes latitudes (50° de latitude nord). Il possède deux caldeiras enchevêtrées en guise de structure centrale, ce qui le fait ressembler à un œil entouré par deux paupières. Il mesure 1600 km de diamètre, mais il ne s'élève pas plus de 3 km au-dessus des plaines environnantes ! Ses pentes sont donc très douces. Elles n'en sont pas moins affectées par des fractures gigantesques qui courent sur plusieurs centaines de kilomètres et dont la largeur atteint par endroit 1000 à 2000 mètres.

 

 

tyrrhena

                                             Tyrrhena Patera  - Photo C.J.Hamilton


Tyrrhena Patera, l'un des volcans en forme de soucoupe. On devine la forme très aplatie du volcan et la caldeira centrale entourée radialement par toute une série de dépressions, dont deux sont parfaitement visibles. Tyrrhena ressemble tellement à la corolle d'une fleur de pissenlit qu'il a été affecté de ce surnom ! Le faible relief et la nature facilement érodable de l'édifice indique que celui ci est sans doute formé par des dépôts pyroclastiques. Le type d'éruption est donc ici explosif, bien différent des éruptions effusives répétées qui ont construit les volcans boucliers de Tharsis.

 

Sources :

- "Le volcanisme martien"

- Nomenclature Tholi : http://www.nirgal.net/cgi-bin/nomenclature.php3?type=tholus

- Nomenclature Paterae :http://www.nirgal.net/cgi-bin/nomenclature.php3?type=patera

 

Lire la suite

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

 

 olympus-General.jpg

        Olympus Mons, vu en 1978 par la sonde Viking - photo Nasa. On y distingue bien la caldeira

                                                         et les escarpements.


Les 3 volcans géants du dôme de Tharsis battent déjà pas mal de records, mais on atteint des sommets avec OLYMPUS MONS.

 

olympus_comp.jpgGigantesque volcan-bouclier de 26.000 mètres de hauteur, d’un diamètre de 600 km., de 500.000 km² de superficie, l’édifice volcanique et ses multiples coulées pourraient recouvrir la France entière.

040211_olympus_monsb_04.jpg





La caldeira d'Olympus n'a rien à envier aux dimensions de l'édifice qui la porte. Son diamètre est de 65 x 80 km et sa profondeur de 2 à 3 km (à comparer aux 5 kilomètres de la caldeira du Kilauea).

Au fond, le plancher de la caldeira est marqué par une surface plutôt plate, marqué ci et là par des rides de compression qui se sont formés lors du refroidissement de la surface incandescente. La caldeira d'Olympus a pu accueillir, comme ses homologues terrestres, des lacs de lave qui se sont depuis refroidi, laissant poindre en surface un toit de basalte noir solidifié. La caldeira est complexe et atteste d'une histoire mouvementée. Le premier effondrement a abaissé la surface d'un kilomètre. Il a laissé des failles d'extension circulaires tout autour de la caldeira, alors que le centre a été le siége d'une intense compression, sous l'effet du tassement de la masse effondrée. Un deuxième effondrement est ensuite intervenu, suivi par quatre autres ! Encore une fois, on retrouve ces caldeiras complexes, constituées de formes circulaires emboîtées les unes dans les autres, sur les volcans terrestres tels que les volcans Hawaïens.

 

A titre de comparaison, le plus grand volcan terrestre – le Mauna Loa – ne mesure que 9.000 m de haut, depuis le plancher océanique, pour 100 km. de diamètre. On pourrait donc loger 50 Mauna Loa dans l’Olympus Mons.

 

 Olympus Mons possède une surface bosselée, caractérisée par un certain nombre de ruptures de pentes. Cet aspect bosselé se rencontre sur les volcans terrestres « similaires » : Mauna Loa, et Kilauea. Ces volcans Hawaiiens voient leur masse augmenter, coulée après coulée. A un moment donné, la masse du volcan devient trop importante et la périphérie glisse vers le bas le long de failles d’effondrement ceinturant l’édifice. La pente est alors marquée par un escarpement important et une rupture de pente visible.

Les ruptures de pentes sur Olympus ne ressemblent pas à ce schéma : il est vraisemblable que les différentes « jupes » du volcan ne soient pas entrainées vers le bas sous leur poids, mais au contraire poussées vers le haut par le bombement du volcan. Il y a ainsi compression des terrains et apparition de failles inverses (failles de chevauchement).

olympus-falaises-.jpgLa base du volcan est soulignée par un énorme escarpement ; des falaises abruptes de 2.000 à 6.000 mètres de hauteur dominent la plaine. Le volcan est entouré d’une auréole de terrain qui pourrait être le résultat d’un glissement de terrain à l’origine du piédestal  ceinturant Olympus Mons.

L’analyse des failles de compression et de distension à la surface du volcan permettent de situer une chambre magmatique de dimensions identiques à celle de la caldeira – 80 km – et située à environ 15 km. sous le sommet : une énorme chambre magmatique perchée en hauteur donc.

 

Olympus2.jpg


Les laves vomies par le volcan sont sans doute basaltiques, les seules à pouvoir cheminer sur de très longues distances au travers de tunnels, étant donné leur fluidité. Elles seraient « jeunes », à l’échelle géologique : seulement 30 millions d’années.

 

Goursac-Mars9

Sources :

- "Volcanologie martienne" : http://www.nirgal.net/volcans.html

- "Le feu et la glace d'Olympus Mons" :

   http://www.nirgal.net/chroniques/chronique_volcanos_age.html

- "Olympus vu par la sonde Mars Global Surveyor":

  http://www.nirgal.net/moc/mgs_volcans_olympus.html

- "Géologie, Minéralogie et Géochimie" : résultats de l'analyse faite

   par la sonde Pathfinder.

  http://www.nirgal.net/mars_science_path.html

Lire la suite

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog