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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
LA MINE FANTOME :

Nous faisons un détour à la "mine fantôme",
site qui nous rappelle que Dallol-ouest fut le siège d'une activité minière dans les années 1930-1940, pour l'exploitation de la potasse. Les ruines d'un petit village, aux maisons construites en briques de sel, témoignent d'une vie organisée à cet endroit. Rabotés par le temps et les conditions météo, seuls quelques murs ont résistés, prenant d'étranges courbures.
 

                                 © JM. Mestdagh


Des dizaines de petits cônes en pleine activité enveloppent d'une gangue minérale les installations rouillées et les carcasses de voitures abandonnées. Ici, défense de stationner sous peine de disparition !

                           Phagocytose volcanique. 
© B.Duyck

Le temps s'est arrêté à la mine...seuls quelques pirates Afars viennent y faire provision de soufre, saccageant au passage quelques merveilles.

Notre guide armé n'est pas là pour les contrôler, mais pour la sécurité du groupe.





© JM. Mestdagh





L'EXPLOITATION DU SEL :

Au milieu de ce désert aveuglant, sous un soleil cuisant dès le matin, on devine un incroyable rassemblement d'hommes et de dromadaires.
C'est le sel, aliment précieux depuis toujours, qui justifie une présence humaine en ces lieux inhospitaliers.
Il règne ici une étrange ambiance : un silence - personne ne parle - chargé du bruit du vent, de cris des dromadaires et des ânes, du raclement incessant des outils qui entaillent, découpent, arasent les blocs de sel.
Après avoir cassé la croûte basale à la hache, les ouvriers la détachent, avec comme seuls leviers des batons de bois. Ces plaques sont ensuite calibrées par d'autres, avec des herminettes archaïques, utilisés il y a 3.000ans par les carriers de la reine de Saba.

© B.Duyck


                                                                                                                    © B.Duyck


Physiques de marathonien, visages émaciés, regards intenses, les mains et les pieds brûlés par la saumure, ils arrachent, chaque jour, au lac Karoum quelques tonnes de sel...économisant gestes et paroles, dans la fournaise - la température descend rarement sous les 50°C -, puis ils en chargent ânes et dromadaires. Les caravanes vont remonter ce sel de moins 80 mètres à plus de 2.000 mètres d'altitude. Sur un parcours où les puits sont rares, pas moins de 1.000 bêtes vont se croiser chaque jour.

© JM. Mestdagh


                                     Chaque pain de sel pèse environ 12 kilos. © B.Duyck

         Claudine et Joël, nos géologues, nous donnent une leçon sur la cristallisation cubique du sel.

                                                                                 © B.Duyck


Bere Ale, village et poste militaire sur la route de Mékélé, est le lieu de regroupement des caravanes de sel.

                                                                                                                    © B.Duyck

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Une petite grimpette nous mène sur le dessus du plateau; le paysage change : dans les zones exondées, des "tartelettes" nous font rêver à toutes sortes de gâteries impossibles à trouver dans cet univers minéral.

On y accède par un "chemin pavé", reste d'un ruisseau qui s'est accéché en formant ces figures régulières.





                                                © B.Duyck


L'arrivée dans une zone en eau nous fait découvrir d'autres merveilles : des terrasses délicatement sculptées et chargées de minéraux - soufre, oxydes de fer, sel pur - retiennent des nappes de saumure acide dans un camaïeu de vert irréel : vert bronze, vert olive, vert émeraude, vert pomme ... les qualificatifs manquent tant est grande la variété des teintes.

                     © B.Duyck


et ça gargouille, ça glougloute, ça crachotte dans tous les coins ; les photographes s'en donnent à coeur joie jusq'à en oublier toute prudence et à mettre un pied dans cette eau acide et chaude.
Les gaz présents ici nous oblige à porter le masque et bien souvent, il faut respirer un bon coup, avant de l'enlever, le temps de prendre une photo en apnée.
Tout est en perpétuel remaniement.... les évents éliminent la vapeur  comme ils le peuvent et de lourdes fumées grises descendent des gours oxydés.

                                 © B.Duyck


"Parfois les eaux sont si chaudes, si abondantes, que la vapeur ne peut être évacuée par les évents et qu'une violente explosion se produit. La dernière date des années 20et a laissé un impressionnant cratère de cent mètres de large." (Tazieff - L'odeur du soufre)

                                 © B.Duyck


Ces ensembles ne sont pas très haut - quelques mètres tout au plus - mais on se laisse captiver par les détails : fines dentelles de sel, margelles teintées du jaune du soufre, rouille des gours plus élevés.



                                  © B.Duyck


On tombe en arrêt sur un escalier de fées : les fines séparations de sel retiennent des marches aquatiques d'un vert délicat ! Il faut apprécier le moment... tout cela est très éphémère, trop éphémère !

Ailleurs, une solution concentrée de saumure frémit doucement, laissant passer des gaz non identifiés.

© B.Duyck


L'éloignement de ce volcan, la zone peu sûre, et un financement qui ne suis pas n'ont pas permis jusqu'à présent une étude approfondie du Dallol ... encore moins l'établissement de pontons et zones protégées, qui empêcheraient le destruction de ces délicates formations : chaque pas fait détruit ces cristallisations aussi fines que de la dentelle; et inlassablement, le volcan reconstruit différemment.

                                  © B.Duyck


                                   © B.Duyck


En examinant ces merveilles, on se laisse bercer par une vieille mélopée Afar, chantée à capella par notre guide... seule la beauté du chant, et une poignée de main cordiale nous font partager ce moment, sa langue maternelle nous étant inaccessible.









© B.Duyck


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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
L'étrange relief de Dallol est coloré de teintes vives, allant du rouge foncé au jaune cru, en passant par toutes les nuances de vert, de blanc  et de noir.
Les responsables de ces couleurs irréelles sont les eaux de pluie des hauts plateaux Ethiopiens, qui se précipitent dans cette dépression, ruissellent puis s'infiltrent dans les nombreuses fractures ouvertes par les tremblements de cette zone en perpétuel réaménagement !

Palette blanc à ocre-orangé.

Au cours de leur parcours souterrain, les eaux se réchauffent au contact des roches en fusion à faible profondeur, elles se chargent des différents minéraux rencontrés puis, refoulées vers le haut par la pression et l'ébullition, rejaillissent au travers des couches de sel.


Dallol roux :

Le lac de saumure bout doucement dans sa vasque rouille; de temps en temps, un mini-geyser nous surprend.

© B.Duyck



La coloration est due aux oxydes et hydroxydes de fer rencontrés lors du cheminement souterrain ... ces fluides hydrothermaux projetés en gouttelettes, ou en petits jets sporadiques se refroidissent en retombant pour former de belles évaporites colorées et baignant dans de petits lacs salés.


   © B.Duyck


          © B.Duyck


Travertins oxydés et concrétions crachotantes baignent dans une solution acide (test de la pièce oxydée plus rapide qu'avec "cillit...")

Le lac noir :

                                                                                                                                     © B.Duyck


Un étrange lac aux eaux noires et luisantes, troublées par une myriade de petites bulles argentées, nous attire; il fait faire maints détours pour éviter les zones spongieuses et apercevoir des formes à la texture caséïneuse, colorée en orange vif, flotter à sa surface.



                                 © JM. Mestdagh


Le lac noir est environné d'une zone très claire, fortement réverbérante ... nos pas crissent sur ce sel comme sur de la neige fraîche; elle est seulement parcourue d'étranges dessins oxydés et de dépressions à l'intérieur "mouvant".

                             © JM. Mestdagh


Plus loin, des vasques emplies de saumure grasse constituent un piège pour photographes à la recherche de gros plans... leurs bords sont friables et en surplomb !

                                                                                                                            © B.Duyck


La journée se termine dans cet univers irréel, uniquement minéral : nous sommes sur "la planète Dallol" à des années lumière de toute civilisation !

                                                                                                                                       © B.Duyck


Le Dallol jaune, le Dallol vert ... ce sera pour demain.
à suivre ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
S'élevant au dessus de falaises brisées, détachés des parois à pic, des piliers de sel stratifiés, des flèches, des aiguilles coiffées de couvercles de gypse peu soluble et protecteur, dressent leurs formes tourmentées à une trentaine de mètres de hauteur.


Les "cheminées de fées" surplombent des bancs de sel pris entre des strates de limon pourpre ... endroit magique à découvrir avant que la folie meurtrière des hommes ou le cours de l'histoire ne viennent une nouvelle fois interdire l'accès déjà bien incertain à ce site extraordinaire !

                                                                                                                                                                                                                       
L'argile brun-rouge provient des boues véhiculées par les torrents annuels descendus des montagnes proches, à la saison des pluies.






Des grottes karstiques creusent les falaises et se transforment, à la saison des pluies, en résurgences pourpres.



Le plafond est un peu bas, n'est-ce pas, Jean-Michel ?

... et le guide, assis à l'afar, se marre tranquillement !










Le soir, quand la lumière se fait plus douce, elle illumine le sol de pourpres flamboiements.
Mais ce sol apparemment sûr, peut se transformer en vase collante ou en saumures traitresses,



ou génèrer des structures pavimenteuses aux teintes irréelles.






Haroun Tazieff nous raconte cette zone dans son style propre :  "Ce relief  est dû à une intumescence du sol produite par la remontée d'une masse relativement légère de sels de potassium au travers des couches plus denses de sel ordinaire. Sous la poussée de la potasse, la surface horizontale de la plaine s'est enflée en un large dôme surbaissé, coupole de quelques dizaines de mètres de haut pour quelques kilomètres de diamètre. L'érosion s'y est évidemment attaquée, la disséquant d'une façon exceptionnellement spectaculaire, y créant une étrange cité de ruines, de tours, de maisons fantômes aux multiples étages, rues de chimériques décombres, fantasmagoriques boulevards bordés d'édifices détruits, statues de sel ...Ville morte et grise, entrelacs de canyons séparés par d'étroits éperons ... etc."










A lire, pour ceux qui y sont allé et qui veulent retrouver l'atmosphère et le style de l'auteur :

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Dallol ... île volcanique au coeur d'un lac de sel.

A une douzaine de kilomètres de l'Erythrée, Dallol, situé - selon nos GPS - à 82 mètres sous le niveau de la Mer Rouge, est l'incroyable résultat de l'interaction entre volcanisme et hydrologie.
Dallol figure en bonne place au registre des volcans actifs : répertorié sous le matricule 0201-041 par le Global volcanism program, aux coordonées 14,24N.-40,30E., sa dernière explosion phréatique importante remonte à 1926.

                       Le triangle Afar - image Nasa tue color MODIS - 06.11.2001


Après avoir quitté Addis Abeba, capitale de l'Ethiopie et être remontés vers le nord du triangle Afar - aussi appelé dépression Danakil - le long de son côté ouest, nous avons longé le massif volcaniqque du Erta Ale (qui fera l'objet d'une autre série d'article) et pénétré dans l'immense et brûlant lac salé Karoum.



Image satellite Aster - Nasa  - on y distingue bien le site de Dallol, au centre et sur la doite, les montagnes et les ravines. Au sud, le lac de sel Karoum.

Avant de pénétrer dans l'enfer blanc du lac salé, nous faisons une halte au village d'Ahmed Ela, occupé par les travailleurs du sel. Village permanent, composé de huttes faites de bois tapissé de toiles  et de nattes, dont la base est protégée par quelques pierres, cet habitat rudimentaire s'inspire du principe du "toukoul", hutte des Afars nomades. Seules quelques maisons en dur servent de magasins.

                                                                                                                      © B.Duyck



                                                                                                                  © B.Duyck


Il y fait tellement chaud, que bien souvent le lit est placé à l'extérieur.

 C'est surtout une halte indispensable au moral : c'est le seul endroit où après plusieurs jours de "boissons chaudes" - dans l'Erta Ale - nous pourrons accéder à de l'eau ou du fanta bien frais... avant de retrouver notre "eau chaude". La buvette est branlante, il y fait étouffant mais les frigos fonctionnent                                        
© B.Duyck

Tapissant cette dépression éblouissante de blancheur, le lac de sel ceinture Dallol. A perte de vue, le sel est quadrillé d'étranges figures hexagonales : chaque année, lorsque des brèves mais violentes pluies de la fin d'été viennent détremper ce lac, il subit une métamorphose. Sa surface se ramollit, elle se transforme en une mélasse où tout s'enfonce... imposssible d'y accéder à ce moment avec des véhicules, bien souvent lourdement chargé de surcroit !
Sous l'effet de la température torride, le sel se fendille à nouveau, se rétracte rapidement verticalement et horizontalement, engendrant des plaques vaguement hexagonales séparées de petites failles.
Ces crevasses se colmatent de grains de gypse et de sable mélangés, qui durcissent comme de la pierre. Tandis que les hexagones de sel continuent de se déssécher, de se rétracter, de s'enfoncer, les crevasses qui les délimitent, constituées de matériaux plus durs, restent stables et dépassent en relief.

               © JM. Mestdagh


Pour parcourir, à la bonne saison, ces étendues immaculées, il faut "sentir le terrain" ... pas de routes, il faut passer impérativement où la croûte de sel peut supporter le poids des véhicules et le faire à la bonne vitesse.
Les traces plus foncées témoignent de l'humidité résiduelle en certains endroits; ici, il vaut mieux ne pas s'embourber ... dépanneuse inexistante !

En plus du terrain incertain, de la chaleur implacable, de l'absence de repères, des mirages viennent enjoliver le tableau; par moment, on croit voir au loin un lac, mais inutile de changer de route pour le contourner, ce n'est qu'un phénomène optique, impressionnant quand même.

                            © JM. Mestdagh


Après 70 km. dans ce désert, Dallol se dessine au loin, devant ces montagnes d'où descendent, à la saison pluvieuse, des torrents qui alimentent la liquéfaction momentanée du lac Karoum.

                            © JM. Mestdagh


                           © JM. Mestdagh


Le bivouac sera installé au pied de falaises de sel  et la journée se terminera à la lueur des frontales, en dégustant une bonne soupe et un peu de riz.

Les splendides couleurs de Dallol seront pour demain.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Par la richesse de sa biodiversité, le Costa Rica, rendrait fade la plus belle des cartes postales en offrant, sur un territoire limité,une nature "king size" !
Impossible de faire un travail exhaustif, ce sera juste quelques "flash" sur cette nature sauvage et superbe.

        Isla del Cano, au large de la péninsule de Osa, d'origine volcanique ... mais née d'un point
      chaud au large des Galapagos, puis remontée vers le nord avec la plaque C
ocos . © B.Duyck






                          A gauche : la barbe du diable - en bas, la "lipo de puta"
                       Les costariciens donnent des noms plutôt imagés à leurs fleurs.

  
© B.Duyck

                             "Réflections"   - Matin tôt au lodge sur le rio Serpe (SE.)
  © B.Duyck

   Toucan tocard - Ramphastos swaisonii - 56 cm.
   Il nous a tenu compagnie, durant notre petit
    déjeuner sur la terrasse de
    l'hôtel "Paraiso Carlisa".









© B.Duyck





           Le jaguar ... les yeux dans les yeux, avec un doux "ron-ron" en bruit de fond ... impossible !
            Pas au "Centro de rescate Las Pumas" de Canas. 
© B.Duyck


                              Porte-lance de Louise - Doryfera ludoviciae - 11,5 cm. - 5,7 gr.
                     Au Cerro de la Muerte - point culminant du Costa Rica : 3451 m - zone propice
                     à l'observation des colibris sur les fontaines de nourrissage.
© JM. Mestdagh

                                         Sapajou capucin - Cebus capucinus - 43 cm.
© B.Duyck
                    Sentinelles du Parc national Manuel Antonio, ce sont de redoutables chapardeurs !

                                                                  " Jurrasic world "
                                              Un iguane, mâle, rouge d'excitation.
© B.Duyck


             Chenille non identifiée - Réserve de l'hôtel "Paraiso Carlisa" près de Puriscal - © B.Duyck



Un papillon, choisi parmi bien d'autres, le pays en abritant près de 1250 espèces, tous aussi beaux...ce qui représente un dixième des espèces connues dans le monde.


© B.Duyck

 

 

 

 


Cette peinture résume à elle seule, la richesse, la profusion, la diversité de la nature Costaricienne

... mais elle vous laissera toujours sur votre faim, en sachant que j'ai beaucoup d'autres photos animalières sur mes disques durs.

 

 

                    Fin de l'aventure au pays du quetzal.

                    A bientôt, pour d'autres destinations ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


Jusqu'en 1970, l'Arenal n'était pas sur la liste des volcans actifs du monde; sa dernière éruption remontait au 14° siècle, avant l'arrivée des conquistadores espagnols ... et la mémoire populaire avait tout oublier de sa dangerosité
.
En juillet 1968, ce stratovolcan se réveilla brutalement !
Une première crise, du 29 au 31 juillet, fit apparaitre trois nouveaux cratères sur son flanc occidental , avec des explosions projetant cendres, scories, et blocs, entrainant à leur tour des coulées pyroclastiques : 78 morts dans le village situé au pied du volcan.
Séparée par une période d'activité fumerolienn
e, l'activité repris du 14 au 19 septembre ... depuis, l'Arenal est  en perpétuelle éruption !
Les explosions stromboliennes se produisent sur le cratère "C"  à intervalles de quelques minutes à plusieurs heures. La zone concernée par les retombées et les nuées ardentes se situe au S-SO du volcan.

                         Eruption strombolienne se reflétant dans le lac Arenal.
                                 photo Olger Aragon 15.06.1997 - on Global Volcanism Program.


                                                    Coulées du 05.05.1980 - document Ovsicori

Le cratère "C", originalement moins élevé que le "D", vu ses émissions permanentes, grandit sans cesse et tend vers la forme du cône parfait ... ses émissions, au lieu de rester dans le couloir naturel S-SO, pourraient atteindre tous les azimuths, mettant en péril les installations thermales et les hôtels situés au N-E.

C'est ici que vous devriez voir mes photos ... une tempête tropicale sur les Caraïbes en a décidé autrement: nous avons essuyé les "dégats collatéraux", pluies incessantes, plafond bas, brouillard, vents mesurés à 130 km/h. aux éoliennes de Tilaran, arbres abattus, rivières qui débordent... bref, nous n'avons même pas aperçu le volcan !






Il faudra vous défouler en visionnant les sites cités ci-dessous:
 - http://www.lave.be/main/expeditions/Costa-Rica_2008/Arenal.htm
 - http://mrietze.com/costarica09.htm
qui vous proposent de bonnes photos récentes.

Pour preuve, le coup de vent enregistré sur l'écran de l'observatoire volcanologique, construit en 1987 par le Smithsonian Institute de Washington.

Le son du coup de vent est enregistré dans le bas de l'écran.


                    Cassique de Montézuma - Psarocolius montezuma - 50 cm. 520 gr.
                              photo à la table de nourrissage del'Observatoire -
© JM. Mestdagh

Seule consolation pour les amateurs - dont je ne fait pas partie - aller faire un "soin" aux thermes de Tabacon, dont les eaux proviennent de sources chaudes, chauffées pae le magma du volcan.

                                                                                                             © JM. Mestdagh



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Après la cordillera central, nous changeons de massif volcanique avec la Cordillera du Guanacaste et le volcan Rincon de la Vieja.

Nom bizarre pour un édifice volcanique, le "coin de la vieille" doit son nom à la légende. Une jeune princesse, Curabanda, était tombée amoureuse du chef d'une tribu ennemie, Mixoac. Afin d'empêcher cette mésalliance, le roi Curabande, père de la princesse, fit jeter Mixoac dans le cratère du volcan. La jeune fille, désespérée, se retira dans la montagne pour y accoucher ... elle jeta son fils dans le cratère afin de l'unir à son père. Par la suite, Curabanda devint une guérisseuse célèbre et les indigènes baptisèrent le lieu en son honneur. On dit aussi qu'elle crachait de la fumée quand elle était en colère ?!


Se découpant sur des pâturages relativement plats, cet imposant massif volcanique se compose de plusieurs édifices alignés NO-SE , e.a. le Braun (1895 m.), le von Seebach (1861 m.), le crater Activi (1800 m.), le Rincon de la Vieja (1806 m.) et le Santa Maria (1916 m.).

Photo Marco Stopatto - guide des volcans - Rosi

L'activité récente est concentrée à l'intérieur du crater Activo, qui abrite un petit lac qui doit sa couleur aux reflets du soleil sur ses eaux mêlées de cendres en suspension et de soufre.

Après une période de calme - 1922 à 1966 - ,le réveil du volcan  fut marqué per une série d'explosions à dominances phréatiques, la dernière en 1998.
Il s'est aussi formé des colonnes de vapeur et de cendres hautes de plusieurs centaines de mètres, accompagnées de pluies de boues sur les pentes du volcan et de lahars.
Son activité actuelle est modérée, avec une activité géothermique variée dans ses formes : fumerolles, lacs de boues chaudes et bouilonnantes,
sources sulfureuses chaudes ...

                                                                                                                        © B.Duyck


Ce superbe arc-en-ciel annonce une journée qui sera marquée par des alternances de périodes ensoleillées et chaudes, et de bruine.
Près de la maison des gardes forestiers, des "pizotes" nous accueillent, tandis que notre guide prend les tickets d'accès.


Ce sympathique petit carnivore, de la taille d'un berger allemand, n'est pas agressif avec les humains, mais il peut, s'il est menacé mettre en fuite le terrible jaguar ; de plus,il grimpe aux arbres pour attraper ses proies. La sous-espèce costaricienne porte bien son nom : Coati blanc-flairé !
© B.Duyck

Dès notre entrée sous le couvert, une superbe cascade, alimentée par les eaux de la caldeira, alimente le Rio Colorado.

                                                                                                                       © B.Duyck


Un chemin forestier, ponctué d'éclairs bleus - des papillons Morpho de 10 à 12 cm. d'envergure, véritables feux-follets -, nous conduit à un petit volcan de boue chaude : "le Volcancito".

                                                                                                                             © B.Duyck


Un sentier transversal nous mène au lieu-dit "Las Hornillas" (les fours) où des fumerolles sifflent et forment des nuages de gaz volcaniques (H²S et SO²) qui jouent dans les arbres avec le soleil ...superbe, mais attention aux endroits où l'on met les pieds !


                                                                                                                               © B.Duyck


Puis le paysage s'ouvre sur un coteau, où des nombreuses fumerolles annoncent d'autres mares boueuses et chaudes, entourés de buissons qui pour se défendrent des émanations délétères, ont remplacé une partie de leurs feuilles par de grosses épines.


                                                                                                                     © B.Duyck


Passons aux "Pillas de Barro" - les "pots de boue" - où sur une cinquantaine de mètres carrés, éclatent avec des glougloutements, des "plops" sonores, des bulles d'une boue irisée, bien grasse et luisante.
Attention aux bords friables de la zone.

          Les membres de Lave se souviendront de celle-ci, qui illustrait le calendrier 2009 .
© B.Duyck

Pour nous restaurer et prendre un peu de repos, pic-nic à "Agua thermales" près des sources chaudes et sulfureuses, qui côtoient
 un petit ruisseau aux eaux fraîches.

                       Les eaux des bassins chauds rongent la pierre et la blanchissent.
  © B.Duyck

 Fin de la journée, par un retour au Rincon de la vieja lodge qui emprunte une fondrière fréquentée par les gauchos et leurs troupeaux de bovins...
un petit décrottage en passant le ruisseau et après une bonne douche et en attendant le souper, un petit apéro en admirant le jardin.





Petits conseils d'équipements :

"Pourquoi porter des guêtres, alors qu'il n'y a ici aucun crassier et qu'il fait chaud ?"  ... pour se protéger des tiques et autres bestioles qui pulullent dans les hautes herbes.
sinon, outre le polar et la veste imperméable, pensez à de l'anti-insectes.






à suivre...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


Cet imposant stratovolcan, situé dans la Cordillera central à proximité de l'Irazu, occupe 500 km²; ses flancs sont recouverts pour part par des pâturages, pour part par une "forêt des brouillards", riche en lichens, mousses, broméliacées... par endroit, même les piquets de clôture sont tapissés  d'épiphytes.

Pour notre voyage, nous avons surtout profité de la partie "brouillard".
Heureusement que l'accueil de la patronne du "Turrialba lodge" a compensé ce temps gris et froid !

Le "Turrialba lodge" se vente d'être le seul hôtel à avoir un "volcan dans son jardin" ... aisément vérifiable par beau temps; nous avons du le  croire sur parole.

                                                                                                                                       © B.Duyck


                                                       
D'excellents vins, un bon feu de bois - même dans les chambres - , une cuisine maison à base de produits frais nous ont remonté le moral.
Et c'est d'attaque, et toujours dans le brouillard que nous avons attaqué le volcan le lendemain matin; petit problème cependant : les gardes du parc, devant l'activité fumerollienne soutenue, ne permettent aucune descente dans les cratères et limitent le temps d'observation au sommet.

Une saute de vent a laissé entrevoir le cratère central, occupé par un lac intermittent.

et nous sommes rentrés, trempés, sous un ciel apocalyptique !

                                                                                                                               © JM. Mestdagh

 

 

Activité et historique :

  Actuellement son activité essentiellement fumerollienne ne concerne que deux cratères sur trois. En juillet 2007, une augmentation notoire de la sismicité est observée à l'Ovsicori (observatoire volcanologique basé à Hérédia) , ainsi qu'un dégazage aggressif, à partir de l'automne.

                   Photo d'un document de travail affiché à l'Ovsicori


Les pluies acides consécutives ont roussi la végétation couvrant les parois du Turrialba.
Ces épiphénomènes devaient annoncer le réveil du colosse; en mai 2008, les zones les plus proches ont été évacuées à 60%. En juin 2009, l'éruption se fait toujours attendre.

Ces deux photos ont été prises du même point de vue par des vulcanologues de l'Ovsicori, à huit mois d'intervalle.

photo du dessus : 10 mai 2007
photo du dessous : 14 janvier 2008





Le nom "Turrialba" a deux éthymologies :
- venant des mots indiens "turiri " (feu) et "aba " (rivière) , on l'appelait "la rivière de feu"
- selon les conquistadores espagnols, "torre alba " - tour blanche, avait été attribué en raison des panaches de fumée caractérisant le volcan à cette époque.

Ses dernières éruptions connues datent des années 1864-1866; elles étaient de types strombolien et vulcanien.
Le sommet est percé de trois cratères, dont l'ouest et le central présentent des fumerolles  (temp. : 95°C)
                                                                                                                                                      photo : Global Volcanism Program

à suivre ...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le nom de l'Irazu
est lié aux indiens locaux : il viendrait de "ara - tzu", signifiant "coup de tonnerre" ou selon une autre hypothèse du nom d'un village indien installé sur ses pentes.

Cartago : à droite, la basilique Nuestra Senora de los angeles, reconstruite en 1926, à gauche, la masse de l'Irazu... peu impressionnante.
- © B.Duyck

Bien qu'étant le volcan le plus élevé du Costa Rica, l'Irazu n'impressionne que peu, vu de la vallée centrale
... parce que sa masse est si énorme qu'on peut difficilement l'apprécier.

                                                                                                              © JM. Mestdagh


Même sur la petite route asphaltée qui parcourt ses flancs, on n'a nullement la sensation d'approcher un volcan : champs cultivés, paysages et maisons semblables à celles qu'on peut rencontrer en Suisse.
Arrivés au parking, un chemin de quelques centaines de mètres nous sépare des cratères ... la vision change dès qu'on l'emprunte ! L'altitude, la température, le vent, les Gunnera en bordure brûlés par les gaz, et dans notre cas, un épais brouillard... tous ces facteurs nous mettent en condition !



Du belvédère qui surmonte les cratères, on ne voit rien... à part la rambarde bombardée par les bombes lors de l'éruption de 1963. Elle s'est produite, pour l'anecdote, lors de la visite du président J.F.Kennedy à San José, la capitale. Cette éruption se prolongea jusqu'en 1965 et produisit une succession de pluies de cendres ininterrompues, endommageant les plantations de café, obligeant les habitants de la vallée à sortir munis d'un parapluie, à déblayer leurs toits pour ne pas qu'il s'effondrent sous le poids de ces cendres. Cartago étant sous la menace permanente de lahars, ceci permit aussi à Haroun Tazieff, appelé en consultation, de "croiser le fer" avec les politiques locaux qui refusaient son idée de construire "un barrage anti-lahars" pour protéger la ville. Les cendres emportées par les pluies, en s'accumulant dans le lit du Reventazon,  le firent déborder; cette inondation détruisit des usines et près de 400 maisons.

Photo Google 2008

Une saute de vent soudaine nous a permis de mitrailler furtivement la zone qui ne s'est découverte que quelques minutes.

La cime est éventrée par deux cratères: le cratère principal, de 1052 m. de diamètre et 300 m. de profondeur est envahi par un lac aux eaux vert kaki (à noter la couleur variable en période d'activité : Haroun Tazieff a photographié le lac alors qu'il avait une teinte lie-de-vin dans les années soixante). La température du lac est relativement basse: 30°C et les fumerolles s'échappent des flancs à 90°C.

                                         Le cratère principal aux eaux vertes -
  © B.Duyck

Le second cratère, qui porte le nom du gouverneur espagnol Diego de la Haya, premier à relater avec précision les manifestations de l'activité volcanique, s'est formé lors de l'éruption de 1723. Plus petit que le cratère principal, - 690 m. de diamètre pour 100 m. de profondeur - , il abrite un lac de couleur variable.

                          Le cratère Diego de la Haya et son petit lac temporaire .
© B.Duyck

D'autres cratères complètent ce paysage lunaire : le cratère Playa Hermosa est recouvert d'une végétation rase; les deux autres constituent l'ensemble des "Fumarolas"; le reste est recouvert de scories.


"La solitude du vulcanophile sur un volcan noyé dans la brume ..."





Ceci pour rappeler que nous sommes à 3432 m., que l'équipement multi-couche doit correspondre, que gants et bonnet ne sont pas superflus.
Petite mis en garde aux personnes souffrant de l'altitude : la montée en voiture est tellement facile et rapide qu'il n'est ici pas question de temps d'adaptation !


Références identiques à celles du volcan Poas.

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