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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Le volcan Poas fait partie de la Cordillera central, qui compte les volcans les plus élévés du pays : Poas -2708 m.-, Irazu -3432 m.-, Turrialba -3340 m.

L'accès au Poas se fait "dans un fauteuil": on y accède en effet très facilement en voiture ou en bus. La route à flancs de montagne traverse des exploitations maraîchères, horticoles et des plantations de café "arabica".
 
Le café est une plante exigeante et demande pour s'épanouir, un sol drainé, une altitude comprise entre 750 et 1050 m., une température entre 15 et 28°C et des saisons sèches et humides bien distinctes .

                   Une charette à boeufs, décorée à la main, dans les plantations de café du Poas
                                                            
        © B.Duyck

 Parking à disposition, routes et chemins d'accès asphaltés, centre d'information à l'entrée (avec maquette des caldeiras), point d'observation bien délimité et surveillé.
La sécurité ici n'est pas "improvisée" ... et c'est normal, étant donné qu'il s'agit d'un but d'excursion dominicale pour nombre de costariciens.

La promenade vers le mirador surplombant le volcan se fait dans le verdure, le chemin bordé de Gunneras : ces plantes herbacées, appelées aussi "parapluie du pauvre" sont gigantesques - plus de 2 mètres -, avec une inflorescence rouge avoisinant un mètre de haut.
N.B. : Le gunnera forme une association symbiotique avec une cyannobactérie (genre Nostoc), 
qu'il semble avoir "domestiquée".



             Il est essentiel d'arriver au mirador, tôt mle matin, avant l'envahissement du sommet par 
                 les nuages et un jour de semaine...pour ne pas profiter de l'exubérance locale.               

                                                                                
© B.Duyck

 

 

Deux caldeiras sont imbriquées l'une dans l'autre; la plus récente, d'un diamètre de 3 km. abrite trois cratères : le "von Frantzius", quasi inaccessible dans la végétation dense, le cratère actif et le "lago de Boto" avec son lac d'eau douce, situé un peu plus haut.


Le cratère principal
, d'un diamètre de 1,5km. et 300 m. de profondeur, abrite un grand lac acide. Sa formation date de moins de 40.000 ans.
La couleur caractérisant le lac acide -tout au moins dans ses phases de repos- est d'un curieux bleu-vert laiteux ; cette teinte est le reflet de la prédominance des ions ferreux sur les ions ferriques, lorsque les gaz injectés dans le fond du lac sont plus riches en H²S qu'en SO².

                                                                                                                                          © B.Duyck


La température du lac varie entre 20 et 60°C, celle des fumerolles avoisine les 95°C. Le pH varie de 0,1 à 1,4.

Une étude sur quatre années
(2004-2008) montre une relation entre la température du lac acide et son pH.
En dépit de ces caractéristiques extrêmes, le lac contient des algues (Cyanidum caldarium) et des bactéries (Thiobacillus sp.)


Le magma est présent à +/- 500 m. sous le lac, dans le conduit d'alimentation, avec des intrusions dendritiques encore plus proches de la surface ! Dans sa phase d'équilibre, le lac joue le rôle d'un tampon physique et chimique.
La preuve en est donnée par l'absurde : sa disparition en 1989 fut accompagnée d'émissions de gaz, qui ont eus un impact considérable sur l'environnement, humain y compris ( par les aérosols irritants, les pluies acides ...) Cette vidange a laissé place à une poche de soufre liquide de 2 m. de diamètre ... premier "lac" de soufre liquide observé sur terre.

L'intrusion magmatique de 1953, réactivée en 1981, a formé une excroissance en surplomb immédiat du lac (voir photo ci-dessus).
D'après un document de l'Ovsicori sur 15 années d'activité éruptive récente au Poas.
  © B.Duyck

                                    Les parois oxydées du cratère actif. -
© B.Duyck




Depuis le mirador, un chemin forestier peuplé d'espiègles écureuils endémiques au Poas, mène au
"lago de Boto" qui occupe un cratère inactif depuis 7.500 ans. Il est empli d'une eau douce, de température égale à 13 - 14°C; son diamètre est de 400 m. pour 15 m. de profondeur.

© B.Duyck


 

 

  Le volcan fut d'abord appelé "volcan de los votos" (ou "botos") en l'honneur des habitants primitifs de la région...avant d'être dénommé Poas, référence faite aux terres  situées à l'ouest du fleuve "Puas".

© B.Duyck

 

Depuis l'époque hispanique, la plus ancienne éruption répertoriée est datée de 1747. Mais c'est le 25.01.1910 que se produit la plus grande éruption connue : un geyser de cendres, de lave et de gaz monte à plus de 8.000m.
En 1952, l'activité fut phréatomagmatique; le lac disparait et une activité de type strombolien se met en oeuvre de 1953 à 1955. Depuis 1977, l'activité est essentiellement phréatique.

                            Photo de l'Ovsicori, prise après l'éruption phréatique du 13.01.2009

Documents:
     - Ovsicori : photos et publications du site
     - Imagenes tropicales : Les volcans du costa Rica
     - Global volcanism Program : fiche et weekly reports.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Voyage avec un groupe "Aventure et volcans", guidé par Tanguy de Saint-Cyr et sa compagne Roxana Barrantes.





          









Situé dans le sud de l'isthme centro-américain, ce petit pays est étonnant à plus d'un titre et mérite bien son nom, donné par les conquérants espagnols : "la côte riche".

               Petit matin sur le rio Serpe (zone sud-est du Costa Rica)  -
© B.Duyck

Paradis de la biodiversité
, le Costa Rica est l'un des pays les plus riches en espèces animales du globe; il abrite environ 5% des espèces connues, dont un dixième des espèces d'oiseaux répertoriés sur la planète... "le pied" pour un ornithologue.
Cette extraordinaire profusion est due à sa situation géographique, point de jonction entre deux continents, dont les espèces ont migré dans l'un et l'autre sens au fil de millions d'années, tout en s'adaptant aux variations constantes des reliefs et des climats locaux.
Ce petit pays - 50.900 km² - semble contenir tous les paysages du monde : depuis les alpages de montagne, les forêts sèches, les terres humides et la mangrove.

                            La "laguna calliente" du volcan Poas  - 
© B.Duyck

C'est aussi "une terre entre deux eaux", l'océan pacifique et la mer des Caraïbes, que sépare une échine montagneuse traversée de puissantes forces tectoniques à l'origine d'éruptions et de séismes réguliers. Sur les 42 volcans actifs d'Amérique centrale, le Costa Rica en compte six. Malgré leurs apparences menaçantes, ils savent se montrer accueillants ... en se laissant approcher sans trop d'efforts.

                    Contexte géodynamique de l'isthme centro-américain. (Schmincke - "Volcanism")

Cinq plaques lithosphériques interagissent dans cette zone : la plaque Nord-américaine, la plaque Sud-américaine, les plaques Cocos, Caraïbes et Nazca.
La plaque Cocos s'enfonce sous la plaque Caraïbe, à une vitesse moyenne de 9 cm. par an ; la chaîne volcanique quaternaire se trouve en bordure méridionale de la plaque Caraïbes, limitée par la fosse d'Amérique centrale au sud, et par un système de failles à l'ouest et au centre du Guatémala. Ce système de failles correspond à une zone de cisaillement, avec déplacement horizontal. La prolongation de ces failles à l'ouest, vers le point triple - Plaques Nord-américaine, Cocos et Caraïbes - est relativement mal compris .


Le volcanisme d'Amérique centrale résulte d'un mécanisme de subduction avec formation de volcans de marge continentale, la plaque Cocos - relativement "jeune", maximum 65 Ma - s'enfonçant sous la plaque Caraïbes.
Lors de la genése volcanique, un pendage * différent a caractérisé les massifs formés : dont les principaux, la cordillère du Guanacaste - avec le Rincon de la Vieja et le Miravailles - et la cordillère centrale - avec le Poas, l'Irazu et le Turrialba. L'Arenal, situé dans la cordillère de Tilaran, semble "jouir d'une situation intermédiaire".

* : Pendage : orientation d'une couche géologique dans l'espace, et par rapport à l'horizontale; on le caractérise par son orientation et sa raideur (p.ex. pendage vers l'est de 45°).

Subdivision de la chaîne andésitique centro-américaine le long d'une faille majeure. Les petits cônes de scories sont associés à des fractures de tension. ("Volcanism" - Schmincke)

             Situation des massifs volcaniques et position des volcans (montage d'après Google Earth)

Tous les volcans sont sous la surveillance de l'OVSICORI - Observatoire Volcanologique et SIsmologique du COsta RIca.


  à suivre...

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Ces cartes de situation sont "simples", mais ont le mérite d'être directement parlantes : elles permettront de situer les différents articles sur l'Eifel-est.



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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Pic-nic du Dimanche, dans la caillasse : beau soleil, partages en tous genres: du roblochon, du fondant au chocolat - merci Simone, il était excellent -, et beaucoup de bonne humeur.


Après ce week-end "chaud", il fallait bien se réhydrater !
Une Vulkan-beer (à la fois)  fut la bienvenue !


Comme l'indique le sous-bock, c'est une bière naturelle, fermentée dans des caves taillées dans une coulée de basalte, à la Vulkan brauerei de Mendig ... l'idéal pour abreuver des vulcanophiles !



  ce n'est pas léger pour les
  poignets,...ni pour les intestins
  d'ailleurs, qui finirent aussi
  troubles que la bière .












Après quelques Vulkan-beer, et l'orchestre aidant, la soirée finit en cadence ... ein, zwei, drei ...


Un week-end mémorable
sur la Deutche Vulkanstrasse !

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
A Bad Tönnistein, des sources d'eau salino-ferrugineuse sont exploitées commercialement depuis... 2.000 ans.
L'eau est gazéifiée naturellement par du CO² d'origine volcanique, ce qui, selon une perception qui m'est propre, ne l'a rend pas plus acceptable gustativement ...mais il est vrai que je bois peu d'eau !

Coupe schématique au travers d'un dépôt d'ignimbrites: les ponces, plus légères, "surnagent" dans chaque couche.


Il s'agit ici d'ignimbrites non-soudées : la soudure des dépôts, en présence de vapeur d'eau, suppose une température minimale de 535°C.
Les ignimbrites, précédées par une phase plinienne, se mettent en place à une température relativement basse, généralement insuffisante pour permettre la soudure des dépôts.


L'épaisseur des couches d'ignimbrites atteint plusieurs dizaines de mètres, malgré l'érosion et les prélèvements, plus de 12.000 ans après l'éruption du Laacher See.


Après toute cette eau, passons ...à la "troisième mi-temps".

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages






L'Eppelsberg, actuellement exploité commme carrière, est un volcan situé dans le massif de l'Eifel-est et contemporain du Nastberg : 220.000 ans.
Ce cône de scories présente une stratification esthétique...


avec des incrustations de "langues de lave", de teinte grise sur fond de cendres en camaïeu de brun.


Un édifice hemi-circulaire et de texture différente est interprété comme étant l'emplacement de la cheminée du volcan.


Un "dyke annulaire" coupe perpendiculairement les sédiments.
           Un dyke résulte du remplissage de fractures (verticales, radiaires
            concentriques à l'édifice) par de la lave qui remonte vers la surface.
            Quand le mouvement cesse, la lave se fige et peut cristalliser plus
            ou moins complètement. Ces structures sont mises à affleurement
            par une érosion ultérieure (naturelle ou comme ici, mécanique).
                             Dyke = "mur" en langue celtique.
     



Les géologues se sont régalés avec des inclusions de biotite et la découverte de leucite :

       inclusion de biotite (mica)


La Leucite est un minéral du groupe des feldspathoïdes - KAlSi2O6 -
cristallisation : système tétragonal.
Malgré sa rareté,le leucite est relativement abondante dans certaines laves récentes, dans des roches pauvres en silice.
On en rencontrerait aussi dans le massif central français ( même type
de point chaud originel).

Leucite = zones blanc-gris en haut et à gauche.








Leucite - 5 mm. - Mineralienatlas

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Visite impromptue : cet endroit nous a été conseillé par un français travaillant dans la région et qui avait aperçu notre troupe cherchant vaillamment des "lapilli accrétionnés" sur un front de taille du côté d'Eich...
Recherche soldée par un résultat aléatoire... nos amis alsaciens avait d'ailleurs surnommé cet endroit "le mur des lamentations" !

                                            "le mur des lamentations" - Eich


Peu de renseignements sur cet endroit, mis à part quelques pancartes explicatives en allemand :



Ce volcan est plus âgé que le Laacher See ; ce cône de scories date de 225.000 ans et devrait lui aussi son origine à une interaction entre le magma et l'eau.


Il ne reste en fait qu'un demi-cône, actuellement envahi par la végétation; la partie "manquante" a sans doute disparue suite à l'exploitation minière de l'endroit.


          
     




 





                                                



                                      Belle bombe trouvée au pied de la falaise.

Pour y arriver, une promenade bucolique et arborée suivie d'une courte montée pour atteindre une minuscule plate-forme, surmontée d'une croix, d'où l'on peut observer tout le bassin de Neuwierd.


Chaque "sommet" observée du point de vue est un cône de scories (un volcan).
Dans cet endroit au passé mouvementé, une bande de politiciens et d'hommes d'affaires peu sensés ont avalisé la construction d'une centrale atomique ?!
...elle ne fut heureusement pas autorisée à fonctionner !


Agréable découverte en haut du cône, juste sous la croix, : deux mains jointes de lave cordée. L'explication de leur présence à cet endroit et cette position reste hypothétique...mais c'est bien beau !

Si vous voulez faire la promenade sans guide, pas de problèmes ! Il existe quand même  des indications explicites : "bar" ou ...


           panneau bien connu des vulcanophiles et signifiant : "A partir d'ici, ça devient intéressant !"

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Cette éruption a été la plus puissante du Quaternaire en Europe centrale; la dispersion des tephras émis par l'explosion du Laacher See atteignit au nord, la Suède, et au sud, le Piémont italien.

"Tous les échantillons observés montrent un taux de vésiculation assez important.
Par conséquent, l'expansion des gaz est en partie le moteur de l'éruption.
De plus, il existe un moteur externe qui est la rencontre entre le magma et l'aquifère. Cette rencontre provoque d'une part une trempe et une vésiculation du magma et d'autre part, une vaporisation et une énorme dilatation de l'aquifère. Ce processus de rencontre est le phénomène débutant de ce début d'éruption. La dilatation de l'aquifère provoque, tout au moins en partie, le débourrage du conduit volcanique. L'éruption du Laacher See est de type phréatomagmatique.



                                                 Phase de débourrage du conduit - éruption phréatomagmatique


                                                                                    Formation du maar après l'éruption.
                                                                                     Documents Vulkanpark - de

Le front de taille de la carrière du Wingerstberg est la succession la plus complète de l'éruption de ce volcan. On n'y observe aucun sol intercalé, ni figure de ravinement. On peut en conclure que l'éruption s'est faite en une seule fois, sans interruption notable. Elle doit avoir duré entre 3 et 6 jours.



Ces observations permettent de reconstituer les différentes phases de l'éruption :
- le débourrage du conduit s'est fait au moment de la rencontre du magma et de l'aquifère
- ensuite, un  panache ascendant de cendres et de gaz - de type plinien - s'est formé, montant à plus de 30 km.d'altitude.Il est à l'origine des dépôts classés dans la LLST (Lower Laacher See Tephra) et d'une partie de l'anneau de tuff présent autour du lac.
- Suivent des nuées ardentes qui sont soit des coulées pyroclastiques, soit des déferlantes...selon la concentration en éléments : elles forment les couches MLST (Médium Laacher See Tephra) et ULST (Upper Laacher See Tephra)
- les pluies qui ont suivi ont lessivé la zone, formant de nombreux lahars, ainsi qu'un grand lac sur le Rhin à la suite d'un barrage formé par la masse de pierres ponces émises. "
( références bibliographiques en fin d'article)

                      les traces de lahars sont colorées en "chocolat", dans les couches supérieures
                       Zones de dispersions des dépôts de cendres, d'ignimbrites et barrage de ponces
                                    sur le Rhin (extraite de "Volcanism" de H-U Schmincke)

La zonation chimique et minéralogique plaide pour l'existence d'une seule chambre magmatique.

On peut reconstituer le chambre magmatique AVANT l'éruption !
Ce qui a été émis en premier et constituait le dessus de la chambre magmatique se retrouve dans les dépôts les plus bas ( couches LLST).
Ce qui vient ensuite  se retrouve successivement dans les dépôts moyens et supérieurs (MLST & ULST).
L'analyse des cristaux de sanidine dans les téphras émis rend compte de l'origine spatiale de ceux-ci dans la chambre magmatique AVANT l'éruption.

                                      Document : Journal of Petrology - C.Ginibre 2004

Un excellent article de Catherine Ginibre, G.Wörner & A.Kronz dans le "Journal of Petrology" : "Structure and dynamics of the Laacher See magma chamber from major and trace element zoning in sanidine.
vol 45, number 11, pp.2197-2223.

A l'heure actuelle, la surface du lac représente la surface supérieure de l'aquifère à l'origine du phénomène phréatomagmatique
 
A deux endroits, on y rencontre des "mofettes": ces émanations de gaz - principalement du CO²et des gaz rares - d'origine mantellique, d'après les analyses effectuées, témoignent de l'activité volcanique actuelle.


Ce volcan reste sous contrôle... ce qui n'a pas empêcher les politiques de projeter de construire une centrale nucléaire dans cette zone, perturbée encore de nombreux tremblements de terre ?!

Bibliographie :
     - "Volcanism" de Hans-Ulrich Schmincke - Ed.Springer
     - "Le Laacher See: un volcan allemand" : Eric Reiter - Futura
         Sciences
     - "Journal of Petrology" : article de C.Ginibre et al. réf ci-dessus.
     - "Eruption dynamics during plinian eruptions..." : thèse de doctorat
         de N-A.Urbanski 2003
     - documents divers du "Vulkaneifel european geopark" et
         "www.vulkanpark.com" 






 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages


L'Haüyne, cristal de couleur bleu-cobalt, se retrouve dans les dépôts émis par l'éruption du Laacher See, à une profondeur de 5 à 20 mètres dans les bancs de ponces.

Elle doit son nom au minéralogiste français R.J.Haüy, qui l'a mis en évidence en 1807.

Caractéristiques ( source: www.gemstone.de)

     - Couleur : bleu-cobalt  - due à la présence d'un groupe sulfate
       dans la structure cristalline.
     - Cristallisation : système cubique
     - I.réfraction : réfraction simple; 1,490 à 1,505
     - qualité : l'intensité de la couleur est primordiale. Certaines
        pierres sont "laiteuses" et moins brillantes.
        Quelques inclusions sont admises.
        En belle grandeur et qualité "gemmologique", l'haüyne est une
        des pierres précieuses vraiment rare.
     - Taille : il est rare de trouver des pierres de bonne qualité
        de taille supérieure à 0,5 carat.
     - Composition chimique : (Na,Ca)8-4(SO4)2-1(AlSiO4)6


                                                 photos : Gemstone.de


La recherche d'Haüyne du jour s'est soldée par la récolte de quelques pierres millimétriques ... et le grand plaisir de farfouiller en groupe à sa recherche.




 

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Publié le par Bedu
Publié dans : #Excursions et voyages
                                                                                                                                                        
                                                                  
La région du Laacher See, située dans l'est du massif de l'Eifel (Allemagne), a été visitée lors d'une excursion organisée conjointement par les sections Lave-Est et Lave-Belgique, sous la conduite de Simone Chrétien, déléguée L.A.V.E. Est Alsace Lorraine.




Le terrain :

Les volcans de l'Eifel , géologiquement jeunes, sont nés d'un point chaud et présentent des similitudes d'origine avec, e.a., les volcans du Massif central français. Un schéma, tiré du livre "Volcanism" de Hans-Ulrich Schmincke (Ed.Springer ISBN 3-540-43650-2), image bien ceci.



Le volcanisme de l'Eifel s'est manifesté au quaternaire, entre moins 70.000 et moins 11.000 ans, pendant la principale phase de surrection du massif rhénan.
Les volcans de cette région ont une dynamique éruptive essentiellement de type explosif, avec parfois des processus phréatomagmatiques.
Les éruptions les plus anciennes sont basaltiques, et constituées de projections et coulées d'extension limitées : elles ont donné naissance à des stratovolcans.

Les éruptions les plus récentes sont phonolitiques.
Celle du
  Laacher See date de moins 11.000  ans environ. D'importance  considérable, elle a éjecté entre 5 et 6 km³ de magma phonolitique.
Actuellement, le cratère issu de cette éruption est occupé par un lac de cratère de 3,33 km² et profond de 65 m.




Ce paysage buccolique est en fait un maar, lac de forme circulaire, résultant d'une éruption phréatomagmatique cataclysmique et entouré d'un anneau de tuff, toujours visible, bien qu'arboré.
une des plus belles abbayes romanes allemandes est localisée dans le cratère; elle fut bâtie par les bénédictins, à partir de 1903, sur ordre du Comte palatin Henrich II von Laach. Elle est considérée comme un prieuré de l'abbaye belge d'Afflighem (renomée chez nous ... pour la qualité de sa bière).

à suivre : - formation d'un maar
              -  reconstitution de l'éruption, en analysant la carrière du 
                 Wingertsberg.
              - L'HAÜYNE, cristal bleu.
              - photos de la "troisième mi-temps"

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