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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

De belles bulles de dioxyde de carbone marquent le maar du Laacher See, dans le massif est de l'Eifel en allemagne.

Vidéo de Marc -Volcano- Szeglat

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
The terraces of Kawah Biru - photo © Pascal Blondé 07.2015

The terraces of Kawah Biru - photo © Pascal Blondé 07.2015

Well known by Indonesians, but little frequented by Europeans, the site of Kawah Biru is located in the natural reserve of High King in northern Sumatra.

Hot water loaded with sulfur and limestone flow into basins in  terrace, like in
Pamukkale, in Turkey ... before flocking to the river Balakbak, to form pleasant bathing water temperature.

The terraces of Kawah Biru - Photo © Pascal Blondé 07.2015

The terraces of Kawah Biru - Photo © Pascal Blondé 07.2015

The terraces of Kawah Biru - Photo © Pascal Blondé 07.2015

The terraces of Kawah Biru - Photo © Pascal Blondé 07.2015

A hot spring, greenish blue as the sun's reflection, is contained, like a crater, in an accumulation of travertine ... giving to the site one of his names: the White Crater Hill High Kings.

Kawah Biru - hot spring in its travertine containing - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - hot spring in its travertine containing - photo © Pascal Blondé 07.2015

These terraces are formed under the action of water containing limestone and dissolved carbon dioxide. Travertine forms a tufa, a site characterized by limestone rocks.

As in Yellowstone, at Mammoth Hot Springs, the concretions are dressing in amazing colors, due to the presence of thermophilic.

The site is "alive" and changes with the water supplies.

Kawah Biru - micro-terassettes close-up explain the gradual formation mode of largest terraces; thermophiles are present in puddles - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - micro-terassettes close-up explain the gradual formation mode of largest terraces; thermophiles are present in puddles - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - hot water loaded with minerals - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - hot water loaded with minerals - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - thermophilic bacteria colored the travertine - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - thermophilic bacteria colored the travertine - photo © Pascal Blondé 07.2015

Sources :

- Follow Pascal Blondé on the volcanoes, on his website :  http://www.pascal-blonde.info/

Tous mes remerciements à Pascal pour son partage d'images.

- Aventure et Volcans – Spécial éruption du Sinabung  - link

- Earth of fire - volcans de Turquie / Pamukkale - link

- Earth of fire - Yellowstone / Mammoh hot springs - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Les terrasses de Kawah Biru -  photo © Pascal Blondé 07.2015

Les terrasses de Kawah Biru - photo © Pascal Blondé 07.2015

Bien connu des Indonésiens, mais peu fréquenté par les Européens, le site de Kawah Biru est situé dans la réserve naturelle de High King dans le nord de Sumatra.

Des eaux chaudes chargées en soufre et en calcaire s’écoulent dans des bassins en terrasse, comme à Pamukkale, en Turquie … avant d’affluer vers la rivière Balakbak, pour former des eaux de baignade à température agréable.

Les terrasses de Kawah Biru -  photos © Pascal Blondé 07.2015
Les terrasses de Kawah Biru -  photos © Pascal Blondé 07.2015

Les terrasses de Kawah Biru - photos © Pascal Blondé 07.2015

Une source chaude, bleu verdâtre selon la réflexion du soleil, est contenue, tel un cratère, dans une accumulation de travertin … donnant un des noms du site : le White crater hill High Kings.

Kawah Biru - la source chaude dans son contenant de travertin - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - la source chaude dans son contenant de travertin - photo © Pascal Blondé 07.2015

Ces terrasses se forment sous l’action des eaux chargées en calcaire et en dioxyde de carbone dissous. Le travertin forme une tufière, un site caractérisé par des roches calcaires. Comme au Yellowstone, à Mammoth Hot springs, les concrétions s’habillent de couleurs étonnantes, dues à la présence de thermophiles.

Le site est " vivant ", et évolue selon les apports en eau qui l'alimentent.

Kawah Biru - les micro-terassettes en gros-plan expliquent le mode de formation progressive de terrasses plus importantes ; les thermophiles sont présents dans les flaques - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - les micro-terassettes en gros-plan expliquent le mode de formation progressive de terrasses plus importantes ; les thermophiles sont présents dans les flaques - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - eaux chaudes chargées en minéraux - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - eaux chaudes chargées en minéraux - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - les thermophiles colorent le travertin - photo © Pascal Blondé 07.2015

Kawah Biru - les thermophiles colorent le travertin - photo © Pascal Blondé 07.2015

Sources :

- Retrouvez Pascal Blondé sur les volcans du globe, sur son site :  http://www.pascal-blonde.info/

Tous mes remerciements à Pascal pour son partage d'images.

- Aventure et Volcans – Spécial éruption du Sinabung  - link

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- Earth of fire - Yellowstone / Mammoh hot springs - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Retour au Cap Blanc Nez, pour reparler de la couche de craie du Cénomanien, dite de la " craie bleue ".

La falaise du Cap Blanc Nez à marée haute, vue du petit Blanc Nez - photo Matthieu Debailleul

La falaise du Cap Blanc Nez à marée haute, vue du petit Blanc Nez - photo Matthieu Debailleul

C’est dans cette couche de craie que le tunnel sous le détroit de La Manche a été foré, à une profondeur comprise entre 40 mètres et plus de 100 mètres sous le fond marin.

Profil géologique des terrains dans lesquels a été creusé le tunnel sous la Manche - d'après Image Channel Tunnel geological profile / Commander Keane.

Profil géologique des terrains dans lesquels a été creusé le tunnel sous la Manche - d'après Image Channel Tunnel geological profile / Commander Keane.

Ce détroit appelé Pas de Calais, ou Strait of Dover par nos amis Anglais, marque la limite entre la Mer du Nord et la Manche / the English Channel, et sépare ou uni, selon les points de vue, l’Europe continentale à la Grande-Bretagne.

Les falaises de craie qui habille les côtes des deux côtés du détroit nous rappellent qu’il s’est ouvert et refermé plusieurs fois au cours de son histoire … à une époque où la Grande-Bretagne était joignable à pied.

En haut, Réseau de paléovallées durant la dernière glaciation, il y a 25.000 à 20.000 ans - en bas, le Fleuve Manche à la même période - doc. Le fleuve Manche, au cours du Dernier Maximum Glaciaire (-25à-20 ka), tiré de Toucanne (2007), modifié de Elhers et Gibbard (2004)
En haut, Réseau de paléovallées durant la dernière glaciation, il y a 25.000 à 20.000 ans - en bas, le Fleuve Manche à la même période - doc. Le fleuve Manche, au cours du Dernier Maximum Glaciaire (-25à-20 ka), tiré de Toucanne (2007), modifié de Elhers et Gibbard (2004)

En haut, Réseau de paléovallées durant la dernière glaciation, il y a 25.000 à 20.000 ans - en bas, le Fleuve Manche à la même période - doc. Le fleuve Manche, au cours du Dernier Maximum Glaciaire (-25à-20 ka), tiré de Toucanne (2007), modifié de Elhers et Gibbard (2004)

Le paléo-fleuve Manche / la Channel river y coulait. Son histoire est complexe et sous le contrôle de la tectonique et de l’extension des glaciers du Pléistocène.

Auparavant, la Manche occidentale a fonctionné au Pliocène comme un golfe, avec une embouchure / ligne de rivage évoluant selon les variations du niveau de la mer.

L’établissement de vastes calottes glaciaires de plusieurs kilomètres d’épaisseur au Pliocène moyen lui a donné sa plus grande importance … dans cette configuration maximale, le fleuve Manche récoltait les eaux des fleuves contemporains : Orne, Seine, Somme, Tamise, Rhin, Meuse, Weser, Ems, Elbe ainsi que les eaux de fonte des calottes glaciaires britannique, scandinave et alpine (via le Rhin). La taille de son bassin versant est alors estimée à 1,2 million de kilomètres carrés.

Le lac glaciaire Elstérien il y a 450.000 ans - à gauche, doc. Gupta & al. - à droite, doc. Cohen, Gibbard et Busschers, 2005. - un clic pour agrandirLe lac glaciaire Elstérien il y a 450.000 ans - à gauche, doc. Gupta & al. - à droite, doc. Cohen, Gibbard et Busschers, 2005. - un clic pour agrandir

Le lac glaciaire Elstérien il y a 450.000 ans - à gauche, doc. Gupta & al. - à droite, doc. Cohen, Gibbard et Busschers, 2005. - un clic pour agrandir

Au cours du Pléistocène, un barrage glaciaire a empêché l’écoulement de la Tamise et du Rhin / Meuse dans la Mer du Nord, et formé un lac glaciaire au nord-est de l’anticlinal Weald-Artois ; au sud-ouest de celui-ci, une paléo-vallée plus basse reliait l’actuelle Grande-Bretagne au continent.

Deux débordements gigantesques vont couper cette connexion.  Le premier se produit il y a environ 425.000 ans, et l’eau qui cascade en force, plus d’un million de mètres-cubes par seconde, va creuser et agrandir le pas de Calais et inonder ces basses terres, en laissant des îles en forme de diamant retrouvées lors des explorations au sonar dans l’actuelle Manche.

La seconde inondation, plus importante que la première, se produit il y a environ 225.000 ans ; elle va couper en deux la mince péninsule restante.

Une étude de 2007conclue que la Manche / English Channel a été créée par érosion du pont terrestre unissant le Weald en Grande-Bretagne et le Boulonnais en France. Des portions plus résistantes de craie ont laissé de part et d’autre les falaises blanches de Douvres (White Cliffs of Dover) et le Cap Blanc Nez.

Localisation de l'anticlinal Weald - Artois  - doc. Wikipedia

Localisation de l'anticlinal Weald - Artois - doc. Wikipedia

Les falaises de craie du Blanc Nez et les White cliffs of Dover.Les falaises de craie du Blanc Nez et les White cliffs of Dover.

Les falaises de craie du Blanc Nez et les White cliffs of Dover.

 Les falaises de craie de Douvres / White cliffs of Dover - photo Immanuel Giel

Les falaises de craie de Douvres / White cliffs of Dover - photo Immanuel Giel

A moins que ce ne soit un phénomène de rifting, un effondrement brutal entre deux failles, qui ne soit la cause de l’envahissement de la paléo-vallée par les eaux, les falaises de Douvres et du Blanc Nez marquant les bords de la cassure.

Le fleuve Manche devrait voir à nouveau le jour lors de la prochaine période glaciaire … dans une "autre vie" !

 

L’érosion permanente des falaises des deux côtés de la Manche les fait reculer toujours plus … modifiant le pied de celles-ci, et aussi le tracé des chemins qui les dominent.

Deux exemples :

- sur le Blanc Nez, où un blockhaus s’est cassé en laissant des restes de béton sur la plage,

- ou encore sur les falaises de Douvres, où en 2011, une zone de la grandeur d’un terrain de foot s’est effondrée, laissant une cicatrice bien blanche et un delta de craie en bordure du Channel.

Ceci rend ces endroits dangereux, mais intéressants pour les chercheurs de fossiles … qui se renouvellent au pied des éboulis sous cette action naturelle destructrice.

Cap Blanc Nez - blockhaus éventré au sommet de la falaise du Petit Blanc Nez et vestiges sur la plage - photo Bernard Duyck 2015

Cap Blanc Nez - blockhaus éventré au sommet de la falaise du Petit Blanc Nez et vestiges sur la plage - photo Bernard Duyck 2015

Sources :

- Geologie info- Un aperçu de la géologie du Boulonnais – par André Holbecq - link

- Le GR du littoral, de Bray-Dunes à Berck – par Pierre Leflon – link

- Falaises de craie - link

- Falaises de craie - le Cap Blanc Nez - link

- Geology of Dorset: The Cretaceous rocks - link

- Daily Mail - The crumbling cliffs of Dover: Now France is even further away as thousands of tons of chalk crash into sea after frost and drought - link


 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Quelques kilomètres et environ 50 millions d’années séparent le Cap Blanc Nez et le Cap Gris Nez ; on passe du Crétacé au Blanc Nez au Jurassique au Gris Nez.

La Plage de la Sirène, à proximité immédiate du Cap Gris Nez constitue un véritable « musée de la tectonique plicative. On peut y découvrir un bel anticlinal, dont l’importante flexure des couches est liée au plissement alpin. Le  pendage des couches s'accentue à mesure qu'elles s'approchent de l'estran (vers le Nord) pour atteindre une position subverticale.

Un anticlinal est un pli d’une couche géologique de forme convexe, en forme de dôme ; la couche la plus récente est à l’extérieur du pli.

Nous sommes en présence d’argiles et marnes calcaires noires du Kimméridgien, les argiles de Châtillon et de grès portlandiens, les Grès de la Crèche, plus jaune(Tithonien)

Cap Gris Nez - Plage de la Sirène - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez - Plage de la Sirène - photo © Bernard Duyck 2015

L'anticlinal du Cap Gris Nez, sur la plage de La Sirène - photo © Bernard Duyck 2015

L'anticlinal du Cap Gris Nez, sur la plage de La Sirène - photo © Bernard Duyck 2015

L'anticlinal du Cap Gris Nez, les différentes couche - l'étoile verte marque une cassure , mise en évidence sur la photo de droite - un clic pour agrandir -  photo © Bernard Duyck 2015L'anticlinal du Cap Gris Nez, les différentes couche - l'étoile verte marque une cassure , mise en évidence sur la photo de droite - un clic pour agrandir -  photo © Bernard Duyck 2015

L'anticlinal du Cap Gris Nez, les différentes couche - l'étoile verte marque une cassure , mise en évidence sur la photo de droite - un clic pour agrandir - photo © Bernard Duyck 2015

Kimméridgien (-152 /-157 Ma)  et Tithonien (-145 /-152 Ma) dans le Jurassique supérieur

Kimméridgien (-152 /-157 Ma) et Tithonien (-145 /-152 Ma) dans le Jurassique supérieur

Le Banc des Epaulards marque l’existence sur la plage d’un anticlinal érodé amputé en affleurement d’un de ses flancs.

La tectonique est ici compliquée : comme le dit André Holbecq, nous constatons qu’il n’y a pas un pli, mais des plis recoupés par des failles.

Cap Gris Nez / Plage de La Sirène : le Banc des Epaulards, un anticlinal érodé - photo Patrick De Wever

Cap Gris Nez / Plage de La Sirène : le Banc des Epaulards, un anticlinal érodé - photo Patrick De Wever

Cap Gris Nez / Plage de La Sirène : le Banc des Epaulards, vu du niveau de la plage - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez / Plage de La Sirène : le Banc des Epaulards, vu du niveau de la plage - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez / Plage de La Sirène : pendage subvertical des roches - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez / Plage de La Sirène : pendage subvertical des roches - photo © Bernard Duyck 2015

Les falaises du Gris Nez, et celles du "Cran aux œufs" plus au sud, représentent le seul exemple en Europe de falaise à soubassement de marnes Kimméridgiennes , recouvertes de sables et lentilles de grès. Ces blocs en forme d’œuf proviennent de l’éboulement de moellons des Grès de la Crèche, qui se sont déchaussés de la formation sableuse.

Cap Gris Nez - "Oeuf" de grès déchaussé et tombé sur la plage - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez - "Oeuf" de grès déchaussé et tombé sur la plage - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez - grès mamelonnés - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez - grès mamelonnés - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez - grès mamelonnés - photo © Bernard Duyck 2015

Cap Gris Nez - grès mamelonnés - photo © Bernard Duyck 2015

Sources :

- Geologie info- Un aperçu de la géologie du Boulonnais – par André Holbecq - link

- Le GR du littoral, de Bray-Dunes à Berck – par Pierre Leflon – link

- Planet Terre ens-lyon - Un musée des mini-plis dans le Jurassique supérieur du cap Gris-Nez, Pas de Calais  / Pierre Thomas - link 

- Structure et évolution des falaises gréseuses et argileuses du cap Gris-Nez (Boulonnais, France) – Pierre Guillaume - link

- Parc Naturel  Régional des Caps et Marais d’Opale – Biodiversité en Caps et Marais d’Opale – link

- Etude morphologique des falaises du Cap Gris Nez – JF Vangilve  / Univ. De Lille Géographie physique - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La réunion L.A.V.E. des 13 et 14 juin avait pour objet, outre nos retrouvailles et les projections de films et diaporamas, des excursions dans la région des Deux Caps, le Blanc Nez et le Gris Nez, situés dans le Boulonnais.

Ces excursions organisées par Sylvie et Daniel Chereau, ainsi que par Pierre Leflon, ont été documentées et commentées par André Holbecq, notre minéralogiste.

Le départ de l'excursion, avec derrière le parking, la tranchée du Cran d'Escalles et la falaise du Petit Blanc Nez , tout au fond le Gris Nez, vus du sommet du Grand Blanc Nez  - photo © Bernard Duyck 2015

Le départ de l'excursion, avec derrière le parking, la tranchée du Cran d'Escalles et la falaise du Petit Blanc Nez , tout au fond le Gris Nez, vus du sommet du Grand Blanc Nez - photo © Bernard Duyck 2015

De gauche à droite, le Grand Blanc Nez avec l'obélisque de la Dover Patrol, le Cran d'Escalles et le Petit Blanc Nez - photo © Bernard Duyck 2015

De gauche à droite, le Grand Blanc Nez avec l'obélisque de la Dover Patrol, le Cran d'Escalles et le Petit Blanc Nez - photo © Bernard Duyck 2015

Le départ de la balade se fait au parking du Cran d’Escalles : c’est une dépression du terrain permettant l'accès à la mer, une saignée dans la craie blanche de la falaise, appelée "cran" dans le Boulonnais, et "valleuse" en Normandie.

Le Cran d'Escalles en 1910 - carte postale archives Delcampe

Le Cran d'Escalles en 1910 - carte postale archives Delcampe

Carte géologique du nord de la France  -  craies et marnes Cénomanien, en vert bronze & formations du Jurassique, en gris  -  doc. BRGM

Carte géologique du nord de la France - craies et marnes Cénomanien, en vert bronze & formations du Jurassique, en gris - doc. BRGM

Petit Blanc Nez - échantilonnage au pied de la falaise - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - échantilonnage au pied de la falaise - photo © Bernard Duyck 2015

Le Cénomanien dans l'échelle du temps géologique / au Crétacé.

Le Cénomanien dans l'échelle du temps géologique / au Crétacé.

Les craies exposées sur la falaise du Petit Blanc Nez et les amas de blocs à son pied appartiennent au Cénomanien inférieur, subdivision du Crétacé.

Ce terrain est riche en fossiles d’animaux marins qui ont vécu là il y a environ 100 millions d’années … éponges, arthropodes, brachiopodes, différents mollusques dont des céphalopodes (ammonites) et des échinodermes. On peut avec chance y retrouver des traces de squale, d’ichtyosaure et de ptérodactyle.

Que peut contenir la craie ? - doc. Craies- crihan.fr

Que peut contenir la craie ? - doc. Craies- crihan.fr

Petit Blanc Nez - fossiles de spongiaire / Plocoscyphia - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - fossiles de spongiaire / Plocoscyphia - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - empreinte de mollusque - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - empreinte de mollusque - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - fossille de spongiaire / Plocoscyphia meandrina / identification André Holbecq - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - fossille de spongiaire / Plocoscyphia meandrina / identification André Holbecq - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - empreinte de mollusque et pyrite - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - empreinte de mollusque et pyrite - photo © Bernard Duyck 2015

La craie renferme aussi du silex, roche siliceuse très dure composée de calcédoine et d’opale de couleur variable qui y forme des rognons.

Dans les bancs de galets, on trouve des nodules de pyrite, un disulfure de fer contenant diverses impuretés. Dégagés, les échantillons de pyrite  sont difficiles à conserver, et se décomposent en oxydes de fer et sulfate (son nom, pyrite, est attribué à Dioscoride qui en fait la première mention en l’an 50, Pyros signifiant feu en grec … car frappée par un silex, elle produit des étincelles capables d’enflammer de l’amadou)

Petit Blanc Nez - à gauche, échantillon de silex - à droite, nodules de pyrite - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - à gauche, échantillon de silex - à droite, nodules de pyrite - photo © Bernard Duyck 2015

Dans les fissures, l’eau très calcaire peut y déposer des cristaux de calcite.

Petit Blanc Nez  - de la calcite - photo © Bernard Duyck 2015

Petit Blanc Nez - de la calcite - photo © Bernard Duyck 2015

A suivre : le Cap Gris Nez

Sources :

- Geologie info- Un aperçu de la géologie du Boulonnais – par André Holbecq - link

- Le GR du littoral, de Bray-Dunes à Berck – par Pierre Leflon – link

- Falaises de craie - link

- Falaises de craie - le Cap Blanc Nez - link

- De Belemniet - Cap Blanc-Nez aan de Kanaalkust in Frankrijk - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Les paysages volcaniques de l’Oregon et de la chaîne des Cascades sont caractérisés par des structures particulières, parmi lesquelles des trous qui drainent des lacs.

L’un d’entre eux, le bien nommé Lost Lake est situé près de la Highway 20, à proximité de la station de sport d’hiver de Hoodoo, dans la fôrêt de Willamette. (N.B.: différents lacs portent aux Etats-Unis le nom de Lost Lake)

Lost Lake hole - Oregon - photo dela vidéo de Bend Bulletin

Lost Lake hole - Oregon - photo dela vidéo de Bend Bulletin

Chaque hiver, ce lac se remplit alimenté par les eaux de fonte et de petites rivières, avant de se vider lentement dans un trou, de sécher avant de faire place à une prairie. Tout est question d’équilibre entre l’alimentation et le drainage : il se remplit lorsque l’apport dépasse l’élimination, et vice-versa.

On ne sait pas si les eaux de déversant dans le trou sont véhiculées vers un point de sortie, ou si elles s’infiltrent en milieu poreux sous la surface, pour aller recharger la grande nappe phréatique qui alimente les sources situées de chaque côté des Cascades.

Ce trou est là depuis toujours, d’après le porte-parole du Willamette National Forest …  c’est en fait le skylight d’un tunnel de lave.

A proximité de Hoodoo, diverses formations volcaniques pourraient être responsables de l’une de ces coulées de lave canalisées :

- Hodoo butte, un cinder cone qui recouvre le bord ouest de Hayrick butte.

- Hayrick butte est un tuya ou volcan sous-glaciaire, adjacent au premier nommé. Il est caractérisé par un plateau sommital plat, triangulaire de 800 mètres de longueur maximale, et des parois quasi verticales de 210 mètres.

Hoodoo Butte, après un feu de forêt en septembre - photo Rvannatta

Hoodoo Butte, après un feu de forêt en septembre - photo Rvannatta

Hayrick Butte, un bel exemple de tuya / Oregon - photo Jsayre64

Hayrick Butte, un bel exemple de tuya / Oregon - photo Jsayre64

A plusieurs kilomètres à l’ouest du Lost lake, des trous de drainages similaires existent au Fish Lake, à la jonction entre la Highway 20 et la Highway 126.

Le Fish Lake connait lui aussi des cycles saisonniers. Il est situé entre deux volcans : le Mont McLoughlin au nord, et Brown Mountain au sud.

Brown Mountain - Pacific Crest Trail - photo Michael  McCullough  / Flickr

Brown Mountain - Pacific Crest Trail - photo Michael McCullough / Flickr

Le Mont McLoughlin, depuis le Willow Lake  / Oregon - photo Little Mountain 5

Le Mont McLoughlin, depuis le Willow Lake / Oregon - photo Little Mountain 5

Brown Mountain est responsable de coulées de lave basalto-andésitiques, anciennes de 2.000 ans, qui entourent le rive sud de Fish Lake.

Le Mont McLoughlin est un cône aux parois abruptes construit au sommet d’un volcan-bouclier. Le volcan apparaît il y a moins de 700 000 ans. Trois étapes caractérisent son activité éruptive. La première se distingue par une période explosive qui forme un cône volcanique dont la hauteur remarquable approche les 900 mètres. La présence d'un volcan bouclier ancestral sous ce cône pourrait expliquer cette anomalie. Au cours de la deuxième étape, vers 200 000 ans BP, des coulées de lave andésitique sont émises depuis le sommet du cône et l'ensevelissent. La troisième étape se caractérise par des émissions d'andésitique visqueuse depuis les abords du sommet, comme en témoignent les anciennes bouches éruptives de North et South Squaw Tip sur le versant occidental, et de laves plus fluides depuis la base du volcan, essentiellement au sud. Les coulées de lave les plus récentes ont entre 25 et 30 000 ans ; elles sont contemporaines de la dernière glaciation.

 

Sources :

- Treehugger science - Oregon's Lost Lake is disappearing through a strange hole - link

- The Bulletin  - Lost Lake shrinking down a hole / Lava tube drains lake on Santiam Pass - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Passer à Gulfoss et rater Geysir, sur notre route de retour vers l’aéroport, seraient impardonnable, même si le soir tombe …

Le champ géothermique de Geysir, dans la vallée Haukadalur, est un ensemble comportant des sources chaudes, des geysers, un dôme rhyolitique et un cône volcanique basaltique érodé, datant du Pléistocène.

Le champ géothermique de Geysir : geysers et sources chaudes

Le champ géothermique de Geysir : geysers et sources chaudes

Il abrite le geyser islandais qui a donné son nom à tous les autres : le verbe islandais gjósa signifie en effet "jaillir" ! Une première mention historique du site date de 1294.

Le geyser Geysir, sur la partie orientale du dôme Laugarfjall, a connu au cours des temps historiques une histoire mouvementée : en 1630, un séisme cause son arrêt. Quarante ans après, son activité reprend ... si violemment, qu‘elle provoque d‘autres séismes. On rapporte, qu‘en 1845, le geyser atteignait une hauteur de 170 mètres.

Entre le 17 et le 20 juin 2000, un séisme stimule son activité, et Geysir atteint 122 mètres de hauteur, et ses éruptions se font huit fois par jour, avant de diminuer en 2003 à trois par jour, puis de devenir tout à fait irrégulier.

La bulle bleue caractéristique du geyser Strokkur - photo © Bernard Duyck 2015

La bulle bleue caractéristique du geyser Strokkur - photo © Bernard Duyck 2015

Geyser Strokkur - le jaillissement  - photos © Bernard Duyck 2015
Geyser Strokkur - le jaillissement  - photos © Bernard Duyck 2015

Geyser Strokkur - le jaillissement - photos © Bernard Duyck 2015

Le geyser Strokkur, voisin, est toujours très actif et régulier, avec une éruption toutes les 5 à 10 minutes. Ses projections atteignent 15 à 20 mètres.

Il est mentionné depuis 1789, après un séisme qui l‘a créé ou débloqué son conduit. Son activité a fluctué au 19° siècle, avant de voir son conduit de nouveau obstrué en 1896. En 1963, le conduit fut "nettoyé" par forage par le Geysir Committee, et son éruption a repris régulièrement, caractérisée par la formation d‘une grosse bulle bleu turquoise qui suit directement un mouvement pulsatille de sa piscine; la piscine, vidée par l‘éruption, se remplit ensuite rapidement de nouveau.

Pour une vision séquentielle du phénomène sous une meilleure lumière, voir le site Photovolcanica.

Les deux bassins de Blési - photo © Bernard Duyck 2015

Les deux bassins de Blési - photo © Bernard Duyck 2015

Blesi, " la flamme ", est formé par deux bassins communiquants, un premier chaud et de teinte bleue, le second d’eau froide est opalescent à cause de la silice en suspension, et moins soluble à froid … tout est ici question de température.

Blési - détails sur les deux bassins -  photos © Bernard Duyck 2015
Blési - détails sur les deux bassins -  photos © Bernard Duyck 2015

Blési - détails sur les deux bassins - photos © Bernard Duyck 2015

Fata, Konugshver, Little Strokkur et Little Geysir sont des sources actives situées dans le même secteur.

Le champ géothermique de Geysir - Fata, source chaude -  photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermique de Geysir - Fata, source chaude - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermique de Geysir - Konugshver -  photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermique de Geysir - Konugshver - photo © Bernard Duyck 2015

Un dernier regard au Geyser Strokkur, dont la colonne semble s'unir au plafond nuageux de plus en plus bas - photo © Bernard Duyck 2015

Un dernier regard au Geyser Strokkur, dont la colonne semble s'unir au plafond nuageux de plus en plus bas - photo © Bernard Duyck 2015

Ces photos, à l'ambiance crépusculaire, clôturent notre chronique islandaise.

Sources :

Global Volcanism Program -  Geysir

Photovolcanica – Strokkur geyser 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Voir Gulfoss en hiver est un must, même si, en raison des dangers de chute, l’accès n’est autorisé que sur les plates-formes.

La chute d'or en hiver ... Gulfoss - photo © Bernard Duyck 2015

La chute d'or en hiver ... Gulfoss - photo © Bernard Duyck 2015

Le glacier Langjökull dont les eaux de fonte alimentent la chute de Gulfoss.- photo © Bernard Duyck 2015

Le glacier Langjökull dont les eaux de fonte alimentent la chute de Gulfoss.- photo © Bernard Duyck 2015

Gullfoss est appelée la " chute d'or ", en raison de la présence d’un arc-en-ciel souvent présent au-dessus des chutes de la rivière Hvítá, " la rivière blanche ".

Cette rivière prend sa source au lac Hvítárvan, alimenté par les eaux du glacier émissaire (outlet glacier) Norðurjökull, partie du système glaciaire Langjökull. Elle tourne brusquement environ un kilomètre avant les chutes, pour descendre un escalier à deux marches , la première haute de 11 mètres, la seconde de 21 mètres. Elle plonge ainsi dans un canyon de 20 mètres de large, 70 mètres de profondeur et long de 2.500 mètres, les Gorges de Gulfoss, perpendiculaires au cours de la rivière, aux parois laissant apparaître des orgues volcaniques.

Son débit varie de 80 m³/s en hiver à 140 m³/s en été … son maximum a été mesuré à 2.000 m³/s.

Gulfoss - la découverte des chutes se fait progressivement - photo © Bernard Duyck 2015
Gulfoss - la découverte des chutes se fait progressivement - photo © Bernard Duyck 2015

Gulfoss - la découverte des chutes se fait progressivement - photo © Bernard Duyck 2015

photo © Bernard Duyck 2015

photo © Bernard Duyck 2015

Gulfoss - les escaliers descendus pae les eaux de la  Hvítá- photo © Bernard Duyck 2015

Gulfoss - les escaliers descendus pae les eaux de la Hvítá- photo © Bernard Duyck 2015

Les gorges de Gulfoss, creusées dans le basalte - photo © Bernard Duyck 2015
Les gorges de Gulfoss, creusées dans le basalte - photo © Bernard Duyck 2015

Les gorges de Gulfoss, creusées dans le basalte - photo © Bernard Duyck 2015

Le sauvetage de Sigríður :

Au cours de la seconde moitié du 20° siècle, et même ensuite, Gulfoss a fait l’objet de spéculations diverses aux fins de produire de l’électricité. A ce moment, la chute était louée par ses propriétaires, Tómas Tómasson and Halldór Halldórsson, aux investisseurs étrangers. En manque de liquidité, la tentative des investisseurs demeura au stade de projet … et la chute fut vendue à l’état Islandais. Sigríður Tómasdóttir, fille de Tómas Tómasson, qui faisait visiter les chutes au cours de sa jeunesse, a toujours été concernée par leur sauvegarde. Elle milita pour une conservation permanente du site, payant de ses deniers un avocat ... déterminée, elle menaça de se jeter dans les chutes si la menace persitait.

L'avocat devint par la suite le premier président de l'Islande, et est pour beaucoup dans la protection du site.

Sigríður Tómasdóttir (1874-1957)  ... elle n'a pas un air commode !

Sigríður Tómasdóttir (1874-1957) ... elle n'a pas un air commode !

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Sur la côte sud islandaise , sous le Myrdalsjökull et entre Vik et Skógafoss, un des Sandar abrite une épave étrange dans ce décor.

L'épave du Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

L'épave du Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

Le 24 novembre 1973, un Douglas Super DC-3, appelé aussi Dakota, de l’U.S.Navy, a dû opérer un atterrissage d’urgence sur la plage de sable noir du Sólheimasandur, dans le mauvais temps et à court de fuel. L’équipage a heureusement survécu, mais l’avion fut abandonné sur place. Plus de quarante ans d’intempéries ont eu raison de l’appareil. Ses ailes et sa queue sont portées manquantes, et son fuselage criblé de trous est rempli en partie par du sable noir chassé par les vents.

Les locaux colportent qu’un fermier local a découvert lors d’une visite de l’épave que les pilotes avaient commutés vers le réservoir vide … alors qu’un second était plein. Cette découverte lui a permis d’avoir du fuel de qualité pour son tracteur et tout son matériel agricole pour une année. Quant à la queue du DC-3, elle aurait été vendue à un couple gérant un hôtel sur le thème de cet avion.

Les restes du DC-3 - photos © Bernard Duyck 2015
Les restes du DC-3 - photos © Bernard Duyck 2015

Les restes du DC-3 - photos © Bernard Duyck 2015

A gauche, le DC-3 sous sa forme de 1972 - photo Airteam

A gauche, le DC-3 sous sa forme de 1972 - photo Airteam

D'autres ailes sur le sandur : des cygnes chanteurs. - photo © Bernard Duyck 2015

D'autres ailes sur le sandur : des cygnes chanteurs. - photo © Bernard Duyck 2015

Pour y arriver :

Entre Vik et Skógafoss, après le gros rocher de Péturseyjarvegur, comptez deux petits ruisseaux et tournez en direction de la côté en passant par un passage garni d’une grille à bestiaux … déconseillé aux simples voitures, le chemin empierré, balisé par de petits potelets de bois, vous mènera à l’épave située à encore 4 bons kilomètres.

De quoi vous aérer et apprécier la texture du Sandur !

En termes géologiques, un sandur (sandar au pluriel) est une plaine de piémont formée par des alluvions glaciaires charriés et déposés par les eaux de fonte de glaciers. Généralement plus larges que longs, les sandar sont courants en Islande, où l’activité géothermale sous l’épaisseur de glace accentue l’action de l’eau de fonte sur l’entraînement des sédiments, quand ce ne sont pas les jökulhlaups (débacle glaciaire), conséquences d’une éruption sous-glaciaire qui mobilisent de grandes quantités de matériaux.

Le rocher de Péturseyjarvegur et le Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

Le rocher de Péturseyjarvegur et le Sólheimasandur - photo © Bernard Duyck 2015

Skógafoss est une chute d’eau impressionnante, qui voit cascader les eaux de la rivière Skógá d’une hauteur de 62 mètres ; sa largeur est de quelques 25 mètres.

Selon la légende, le viking Þrasi Þórólfsson déposa un coffre derrière la cascade. Un enfant trouva le coffre au trésor plusieurs années après, mais ne put en emporter qu’une poignée, avant que le coffre ne disparaisse. La poignée est conservée aujourd’hui au musée de Skógar.

Skógafoss, sous la pluie - photo © Bernard Duyck 2015

Skógafoss, sous la pluie - photo © Bernard Duyck 2015

A proximité de la chute, de nombreux petits chevaux islandais se laissent admirer.

L’islandais est un cheval de selle de petite taille, vraisemblablement descendant direct des montures amenées par les vikings lors de la colonisation de l’Islande. Il n’a pas subi de croisements depuis les années 900, l’importation de chevaux restant depuis ce temps interdite sur l’île.

Sa sélection naturelle lui a conféré une grande résistance aux aléats climatiques, un bon sens de l’orientation et une frugalité reconnue. Outre ses robes variées, il est caractérisé par ses cinq allures : en plus du pas, trot et galop, allures habituelles du cheval, il pratique l’amble et le tölt, un amble rompu à quatre temps, qui lui permet de toujours conserver un pied au sol, et permet à l’avant-main de se relever et être plus libre.

 Le cheval islandais se contente d'une herbe jaunie par la longue couverture neigeuse - photo © Bernard Duyck 2015

Le cheval islandais se contente d'une herbe jaunie par la longue couverture neigeuse - photo © Bernard Duyck 2015

Chevaux islandais -  photos © Bernard Duyck 2015
Chevaux islandais -  photos © Bernard Duyck 2015

Chevaux islandais - photos © Bernard Duyck 2015

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