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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Fjaðrárgljúfur : un canyon creusé dans la palagonite. - photo © Bernard Duyck 2015

Fjaðrárgljúfur : un canyon creusé dans la palagonite. - photo © Bernard Duyck 2015

Deux sites intéressants dans le Geopark du Katla : Fjaðrárgljúfur et Kirkjugólf

Fjaðrárgljúfur canyon s’est formé il y a 9.000 ans à la fin de l’âge glaciaire. Le retrait d’un glacier en amont a donné naissance à un lac glaciaire, suite à la présence d’un verrou rocheux composé majoritairement de palagonite datant de 2 Ma ; son niveau est monté jusqu’à ce que l’eau le surmonte et commence son travail d’érosion … un canyon tortueux, long d’environ 2 kilomètres, et profond par endroits d’une centaine de mètres, a été creusé par la rivière Fjaðrá dans les roches et la palagonite (*).

(*) : La palagonite est un mélange de minéraux produit par l'altération, en interaction avec l'eau, de matériaux volcaniques vitreux de nature basaltique. La couleur, généralement jaunâtre à brunâtre, peut varier du vert au gris. Des argiles et des zéolites sont les principaux composants de la palagonite.

Fjaðrárgljúfur canyon - photo © Bernard Duyck 2015

Fjaðrárgljúfur canyon - photo © Bernard Duyck 2015

Fjaðrárgljúfur canyon, vues du niveau de la rivière Fjaðrá - photo © Bernard Duyck 2015
Fjaðrárgljúfur canyon, vues du niveau de la rivière Fjaðrá - photo © Bernard Duyck 2015

Fjaðrárgljúfur canyon, vues du niveau de la rivière Fjaðrá - photo © Bernard Duyck 2015

Le village de Kirkjubæjarklaustur, proche du précédent  site, est connu surtout pour le "Fire sermon", Eldmessu, prononcé le 20 juillet 1783 par le pasteur Jón Steingrímsson, sensé avoir stoppé les déversements de lave de l’éruption fissurale du Laki et épargné le village. Une église moderne a été construite en 1974 en mémoire du pasteur.

A gauche, Le révérend Jon Steingrimsson - photo du film " Nuage mortel 1783 " - à droite, l'église nouvelle de Kirkjubaejarklaustur, édifiée en 1974 - photo klaustur.isA gauche, Le révérend Jon Steingrimsson - photo du film " Nuage mortel 1783 " - à droite, l'église nouvelle de Kirkjubaejarklaustur, édifiée en 1974 - photo klaustur.is

A gauche, Le révérend Jon Steingrimsson - photo du film " Nuage mortel 1783 " - à droite, l'église nouvelle de Kirkjubaejarklaustur, édifiée en 1974 - photo klaustur.is

Proche du village, dans une pâture marécageuse, Kirkjugólf, un agencement poygonal d’environ 80 m², considéré par les Vikings comme "le dallage d’une église", est en fait le sommet d’orgues basaltiques érodés par les glaciers et la mer lorsqu’ils se trouvaient sur le rivage sud de l’Islande, il y a plusieurs milliers d’années.

 Kirkjugólf : les orgues basaltiques dans leur environnement - photo © Bernard Duyck 2015

Kirkjugólf : les orgues basaltiques dans leur environnement - photo © Bernard Duyck 2015

 Kirkjugólf : une partie du dallage dégagée découvre la verticalité des orgues - photo © Bernard Duyck 2015

Kirkjugólf : une partie du dallage dégagée découvre la verticalité des orgues - photo © Bernard Duyck 2015

 Kirkjugólf : détail - différentes sortes de polygones - photo © Bernard Duyck 2015

Kirkjugólf : détail - différentes sortes de polygones - photo © Bernard Duyck 2015

Pour y arriver, on passe devant le Hildishaugur, "la butte de Hildir".

Dans le Landnáma, le livre de la Colonisation, un manuscrit islandais médiéval, il est dit que des ermites irlandais vivaient au Kirkjubær avant la colonisation scandinave de l’Islande. Selon la tradition, sur ce territoire habité par des chrétiens, les païens étaient considérés comme importuns. Hildir Eynsteinsson de Meðalland, un païen, a tenté d’y passer. Quand il a mis le pied sur le domaine, il tomba mort et fut enterré dans la butte qui porte son nom, un empilement de blocs de roches.

Hildishaugur et son panneau explicatif - photo © Bernard Duyck 2015
Hildishaugur et son panneau explicatif - photo © Bernard Duyck 2015

Hildishaugur et son panneau explicatif - photo © Bernard Duyck 2015

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Vík í Mýrdal, ou plus communément Vik - photo © Bernard Duyck 2015

Vík í Mýrdal, ou plus communément Vik - photo © Bernard Duyck 2015

L'église de Vik sur la colline - photo © Bernard Duyck 2015

L'église de Vik sur la colline - photo © Bernard Duyck 2015

Vík í Mýrdal (en islandais «  la baie (vík) de la vallée (dal[ur]) du marécage (mýr[i]) » ou plus communément Vik) sur la côte sud de l’Islande, est un petit village isolé comptant moins de 300 habitants.

Sur la colline dominant Vik, son église sert également de lieu d’évacuation en cas d’éruption du Katla et d’un jökulhlaup.

Dyrhólaey , sa plage de sable noir et un promontoire rocheux - photo © Bernard Duyck 2015

Dyrhólaey , sa plage de sable noir et un promontoire rocheux - photo © Bernard Duyck 2015

A proximité on trouve le site de Dyrhólaey, une péninsule formée partiellement par une éruption sous-marine il y a 80.000 ans, et constituée de tuf à l’est et de dolérite à l’ouest. La péninsule tire son nom d’une arche volcanique … " l’île haute avec le trou de porte".

Considérée comme l’une des dix plus belles plages du monde, elle abrite divers promontoires rocheux, Litlidrangur, Kambur (hauteur 29 m), Mávadrangur (32 m), Lundadrangur (34 m), Háidrangur (43 m), Söðulsker, Stampur, Miðsker, Skershali.

C’est une réserve naturelle protégée, un paradis pour les ornithologues, fermée en partie en mai et juin durant la période de nidification des macareux.

Un promontoire de Dyrhólaey et Reynisfjall  en arrière-plan, avec les aiguilles de Reynisdrangar - photo © Bernard Duyck 2015

Un promontoire de Dyrhólaey et Reynisfjall en arrière-plan, avec les aiguilles de Reynisdrangar - photo © Bernard Duyck 2015

Plus à l’est, Reynisfjall est un promontoire de tuff qui doit son origine à une éruption sous-glaciaire datée de l’avant-dernier âge glaciaire.

Une série de pitons basaltiques hauts de 66 mètres, appelés Reynisdrangar, érodés par les éléments, ornent sa pointe. Selon la légende, ce serait des trolls surpris par les premiers rayons du soleil alors qu’ils essayaient d’échouer un trois-mâts sur le rivage et transformés en pierre.

Reynisfjall et Reynisdrangar, vus de Dyrhólaey - photo © Bernard Duyck 2015

Reynisfjall et Reynisdrangar, vus de Dyrhólaey - photo © Bernard Duyck 2015

Les aiguilles de Reynisdrangar, vues de la plage de Reynisfjara, le lendemain  ... crachin, et grande marée - photo © Bernard Duyck 2015

Les aiguilles de Reynisdrangar, vues de la plage de Reynisfjara, le lendemain ... crachin, et grande marée - photo © Bernard Duyck 2015

Reynisdrangar : travail de sappe de la mer ... une nouvelle aiguille en formation - photo © Bernard Duyck 2015

Reynisdrangar : travail de sappe de la mer ... une nouvelle aiguille en formation - photo © Bernard Duyck 2015

Sur la plage de Reynisfjara, de belles orgues basaltiques battues par les embruns abritent dans leur partie supérieure une colonie d’oiseaux marins nicheurs, dont beaucoup de fulmars.

Les orgues de Reynisfjara - photo © Bernard Duyck 2015

Les orgues de Reynisfjara - photo © Bernard Duyck 2015

Les orgues de Reynisfjara - orgues et entablure - photo © Bernard Duyck 2015

Les orgues de Reynisfjara - orgues et entablure - photo © Bernard Duyck 2015

Sur la même plage, Hálsanefshellir, une  grotte exceptionnelle, voit ses orgues prendre un aspect de pyrite sous la pâle lumière d’un jour d’équinoxe.

Cet endroit, paradisiaque pour un volcanophile, peut s’avérer très dangereux : en novembre 2013, 100 tonnes de basalte se sont effondrés, en nuit ou tôt le matin, ne faisant heureusement pas de victimes. (lien)

 Hálsanefshellir - une caverne recouverte d'orgues basaltiques - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - une caverne recouverte d'orgues basaltiques - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - Aspect metallique des orgues sous la pluie - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - Aspect metallique des orgues sous la pluie - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - partie de la rosette - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - partie de la rosette - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - Le travail de l'érosion et du gel sur les orgues les renc cassants et dangereux - photo © Bernard Duyck 2015

Hálsanefshellir - Le travail de l'érosion et du gel sur les orgues les renc cassants et dangereux - photo © Bernard Duyck 2015

A suivre : d'autres sites du Katla Geopark

 

Sources :

- Katla Geopark

- Icelandic geosurvey

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Au petit matin, un lever de soleil sur le glacier Mýrdalsjökull laisse augurer du beau temps dégagé qui permettra une bonne observation de l’éclipse.

Notre base est idéalement située entre le pied du glacier et Vik, au Grand Guesthouse Garðakot … un lieu de séjour que je vous recommande. Cette petite ferme construite en 1931, puis aggrandie en 1961, a été habitée par les frères célibataires Óskar and Guðjón Þorsteinsson. En 2012, elle a été complètement rénovée par les sympathiques propriétaires, Eva et Vigfús, pour en faire une maison d’hôtes accueillante.

Garðakot - lever de soleil sur le Mýrdalsjökull - photo © Bernard Duyck 2015

Garðakot - lever de soleil sur le Mýrdalsjökull - photo © Bernard Duyck 2015

Le Grand Guesthouse Garðakot, notre "camp de base" - photo © Bernard Duyck 2015
Le Grand Guesthouse Garðakot, notre "camp de base" - photo © Bernard Duyck 2015

Le Grand Guesthouse Garðakot, notre "camp de base" - photo © Bernard Duyck 2015

Le Mýrdalsjökull, le "glacier de la vallée du marais", est le quatrième plus grand glacier du pays ; il mesure 596 km². Son point culminant est le dôme glacé Góðabunga,qui surplombe la vallée de Thórsmörk, évoquée dans l’éruption d’avril 2010. Les calottes glaciaires du Mýrdalsjökull et de son voisin à l’ouest, l’Eyjafjallajökull, ne sont en effet séparés que par une bande d’un à deux kilomètres, le col de Fimmvörðuháls.

Le Mýrdalsjökull - photo Sat. Landsat OLi 20.09.2014

Le Mýrdalsjökull - photo Sat. Landsat OLi 20.09.2014

Le Mýrdalsjökull, sa caldeira et ses glaciers secondaires d'évacuation, et son voisin, l'Eyjafjallajökull - Doc. IES

Le Mýrdalsjökull, sa caldeira et ses glaciers secondaires d'évacuation, et son voisin, l'Eyjafjallajökull - Doc. IES

D’aspect si calme dans la lumière douce du matin, ce glacier abrite plusieurs édifices volcaniques, dont le redoutable Katla. Ce dernier possède une caldeira de 110 km² environ recouverte d’une couche de glace de 400 mètres d’épaisseur. Ses éruptions se succèdent au rythme d’une tous les 40-80 ans. Sa dernière éruption confirmée date de 1918.

Les éruptions, généralement confinées à la caldeira, sont sous-glaciaires et donnent lieu à des débâcles glaciaires, les "jökulhlaups", créant un sandur, le Mýrdalssandur. Dans les années 2000, de nombreux séismes ont été enregistrés sous la caldeira.

L'éruption du Katla en 1918 - photos d'archives L'éruption du Katla en 1918 - photos d'archives

L'éruption du Katla en 1918 - photos d'archives

Le système volcanique du Mýrdalsjökull est associé à la fissure d’Eldgjá s’étirant sur près de 70 kilomètres. Elle est entrée en éruption en l’an 934, et a produit des coulées de lave volumineuses, environ 18 km³, allant jusqu’en bordure de l’océan. Ce champ de lave, l’Alftavershraun, qu’on traverse en allant vers l’est, est recouvert de mousses rases.

L’Alftavershraun, le champ de lave de la fissure d’Eldgjá - photo © Jean-Michel Mestdagh

L’Alftavershraun, le champ de lave de la fissure d’Eldgjá - photo © Jean-Michel Mestdagh

 La Racomitrium lanuginosum, mousse du cahmp de lave d'Eldgjá - photo Snari Baldersson

La Racomitrium lanuginosum, mousse du cahmp de lave d'Eldgjá - photo Snari Baldersson

Les champs de lave de l'Eldgjá (en violet) et du Laki (en gris) - carte http://lartisan.eklablog

Les champs de lave de l'Eldgjá (en violet) et du Laki (en gris) - carte http://lartisan.eklablog

Dans le 4° volet, Vik et ses environs.

 

Sources :

- Global Volcanism Program - Katla

- Grand Guesthouse Garðakot - link

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Parallèle à celui de Grindavik, le champ géothermal de Krísuvík-Seltún témoigne de l’activité volcanique, caractérisée  par des fissures, un groupe de cratères alignés NE-SO et de petits volcans-boucliers, recoupant la péninsule de Reykjanes à l’ouest du lac Kleifarvatn.

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - photo © Bernard Duyck 2015

Le système volcanique de Krísuvík a produit plusieurs éruptions depuis le peuplement de l’Islande. Une éruption importante du cratère Ogmundargigar en 1151 s’est accompagnée d’une coulée de lave qui a atteint l’océan.

Les dernières répertoriées par le GVP ont pris place au 14° siècle : 1325 et 1340.

Un forage  à des fins d’exploitation de la géothermie y a été fait dans les années 1990, la température sous la surface étant de 200°C. Une explosion imprévue en 1999 fit abandonner le projet, et laissa un cratère de 30mètres de diamètre.

En 2009, la zone de Krísuvík s’est soulevée de 3 cm.

En février 2011, un essaim sismique de magnitude max 3,7, entre 1,1 km et 4,7 km, lié vraisemblablement à des mouvements magmatiques, a marqué cette zone. Il n’a pas abouti à une éruption.

Le site reste potentiellement dangereux : en raison du risque d’explosion de vapeur, il est conseillé de rester sur les boardwalks.

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - fumerolles et roches altérées - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - fumerolles et roches altérées - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - roche altérée hydrothermalement - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - roche altérée hydrothermalement - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - petite mare de boue bouillonnante - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - petite mare de boue bouillonnante - photo © Bernard Duyck 2015

La sismicité continue de marquer la zone de Krisuvik, avec un essaim de séismes, tous de magnitude inférieure à 3, le 31 mars 2015.

Essaim sismique sur Krisuvik le 31.03.2015 (ronds jaunes) - doc.IMO
Essaim sismique sur Krisuvik le 31.03.2015 (ronds jaunes) - doc.IMO

Essaim sismique sur Krisuvik le 31.03.2015 (ronds jaunes) - doc.IMO

Krísuvík et le soufre :

En y arrivant, on est de suite baigné dans une douce odeur d’hydrogène sulfuré … ici se succède mud pots, eaux bouillonnantes, fumerolles bruyantes, roches altérées hydrothermalement aux couleurs étonnantes, et dépôts soufrés.

Le scientifique allemand Robert Bunsen visita le site en 1845, et basant ses recherches sur la Solfatare, proposa l’hypothèse de la formation d’acide sulfurique dans la nature.

Le soufre y fut exploité de 1722 à 1728, puis de nouveau au 19° siècle.

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - accords de teinte entre les roches altérées, oxydées et le ciel plombé - photo © Bernard Duyck 2015

Le champ géothermal de Krísuvík-Seltún - accords de teinte entre les roches altérées, oxydées et le ciel plombé - photo © Bernard Duyck 2015

A proximité des champs géothermaux, deux cratères d’explosion, de type maar, sont occupés par des lacs.

Le Grænavatn, 350 m de large pour une profondeur de plus de 46 mètres, a une couleur émeraude, changeante selon la luminosité.

Le Gestsstaðavatn est un peu plus petit.

Ils dateraient tous deux de plus de 6.000 ans. Une particularité des cratères de Krísuvík réside dans la petite fraction de matériaux magmatiques expulsés, la richesse en enclaves gabbroïques et le peu d’étendue de la rangée de cratères, seulement 500 mètres … ceci suggère une phase éruptive durant laquelle une quantité de magma semi-solidifiée a été mobilisée apparemment lors d’un épisode sismique.

Le Grænavatn, un cratère d'explosion - photo Icelandroadguide.

Le Grænavatn, un cratère d'explosion - photo Icelandroadguide.

Sources :

- Global Volcanism program - Krisuvik

- Geothermal iceland – Graenavatn explosion craters - link

- Krýsuvík - Seltún geothermal area – wondermondo

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le week-end islandais pour voir  l’éclipse a aussi été l’occasion d’entrevoir le volcanisme de la côte sud de l’île.

Au sortir de l’aéroport de Kéflavik, la péninsule de Reykjanes offre un premier contact. Le système volcanique Reykjanes, au sud-ouest de la péninsule du même nom, prolongation en surface de la dorsale médio-atlantique, comprend une large étendue de système de fissures éruptives, des cratères et des petits boucliers basaltiques postglaciaires.

Laves dans la péninsule de Reykjanes / Grindavik - photo © Bernard Duyck 2015

Laves dans la péninsule de Reykjanes / Grindavik - photo © Bernard Duyck 2015

Laves dans la péninsule de Reykjanes / Grindavik - photo © Bernard Duyck 2015

Laves dans la péninsule de Reykjanes / Grindavik - photo © Bernard Duyck 2015

La plus grande partie du système volcanique Reykjanes est couverte de laves émises à l’Holocène. Des éruptions subaériennes sont renseignées dans le courant du 13° siècle sur un groupe de fissures alignées NE-SO, de même que de nombreuses éruptions sous-marines au 12° siècle, dont certaines ont formé des îles éphémères.

Centres volcaniques et zones géothermales de haute température - doc. Icelandic geosurvey

Centres volcaniques et zones géothermales de haute température - doc. Icelandic geosurvey

Les zones volcaniques et géothermales parallèles sur les fissures de la péninsule de Reykjanes - pancarte indicative locale - photo © Bernard Duyck 2015

Les zones volcaniques et géothermales parallèles sur les fissures de la péninsule de Reykjanes - pancarte indicative locale - photo © Bernard Duyck 2015

Gunnuhver / Grindavik est la zone géothermale la plus à l’ouest, le plus proche aussi de la limite entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne. Les eaux d’infiltration probablement mêlées à l’eau de mer sont chauffées par le magma, et la vapeur qui en émane atteint plus de 300°C, ce qui en fait une des zones géothermales parmi les plus chaudes sur Reykjanes.

Reykjanes est soumise à une importante sismicité, caractérisée par des essaims de faible magnitude. Certains d’entre eux ont causé un glissement au niveau d’une fissure passant par Gunnuhver ; ces mouvements du sol ont revitalisé le champ intermittent de vapeur at permis un exutoire au réservoir d’eau profond sous forme de geysers. Le séisme de 1918 avait formé un puissant geyser avec une bulle de 5 mètres, nommé « Hverinn 1918 ». Réactivé en septembre 1967 par un séisme, il entrait en éruption avec un jet de plus de 12 mètres de haut. Un forage  géothermiquea mis fin à son existence en 1983.

Les eaux acidifiées par les gaz, principalement du dioxyde de carbone et de l’hydrogène sulfuré, ont altéré les roches volcaniques pour les transformer aujourd’hui en pots de boue.

Les vapeurs sortant du sol ont vu leur importance augmenter après le début de l’exploitation industrielle en 2006. De 2008 à 2010, la zone fut partiellement fermée par la Défense civile en raison du danger éruptif, et de la destruction des passerelles de circulation.

Gunnhuver / Grindavik : source chaude et fumerolles - photo © Bernard Duyck 2015

Gunnhuver / Grindavik : source chaude et fumerolles - photo © Bernard Duyck 2015

Grindavik - installations géothermiques - photo © Bernard Duyck 2015
Grindavik - installations géothermiques - photo © Bernard Duyck 2015

Grindavik - installations géothermiques - photo © Bernard Duyck 2015

Gunnhuver - passerelle détruite par l'activité au début de la décennie - photo Iceland islandsmyndir.is / Rafn Sigurbjörnsson

Gunnhuver - passerelle détruite par l'activité au début de la décennie - photo Iceland islandsmyndir.is / Rafn Sigurbjörnsson

Le nom Gunnhuver dérive de celui d’un fantomme, Guðrún Önundardóttir, surnommée "Gunna". Selon une des légendes courantes à ce propos, elle était une fermière près de Kirjubol, une propriété appartenant à un homme de loi, Vihjalmur Jonsson. Lorsque Gunna n’honora pas le versement de son loyer, Vihjalmur lui enleva son seul bien, une marmite. Gunna en devint furieuse, refusa de boire l’eau bénite et tomba morte. Sur le chemin du cimetière, les porteurs de son cercueil notèrent qu’il devenait étrangement plus léger. Et lorsque la tombe fut creusée, les gens entendirent ; " No need deep to dig, no plans long to lie " ("pas nécessaire de creuser plus profond, aucune intention d’y rester longtemps") … c’était évidemment Gunna qui parlait, devenue maintenant un spectre haineux ! La nuit suivante, le corps de Vihjalmur fut retrouvé sur la lande, tout bleu et les os brisés … la revanche de Gunna.

Une autre histoire raconte qu’un prêtre du nom d’Eirikur se sentit capable de l’exorcisme, et jeta finalement Gunna dans un geyser, qui prit son nom. Selon les contes de l’époque, vous devriez pouvoir la voir refusant de s’y laisser pousser.

Reykjanesvitti - photo © Bernard Duyck 2015

Reykjanesvitti - photo © Bernard Duyck 2015

La zone géothermale de Reykjanes est proche du phare de Reykjanes, en islandais Reykjanesvitti, le plus ancien phare d’Islande.

La structure originale octogonale date de 1878 ; le phare fut détruit huit ans après sa construction par un séisme. En 1929, le nouveau phare à l’aspect traditionnel, mais en béton cette fois, fut doté de l’éclairage moderne, émettant un flash toutes les 30 secondes. Le plan focal est à 73 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

A suivre, le système volcanique de Krísuvík

 

Sources:

- Global Volcanism Program - Reykjanes

- Icelandic geosurvey - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Une éclipse solaire totale reste un phénomène rare à observer … 71 éclipses totales ont eu lieu au 20° siècle dans le monde. Le 21° siècle en verra 68, et celle-ci est la 9° du siècle en cours. L’ombre de la lune est projetée cette fois sur une bande qui va du sud Groenland en direction du pôle nord, en passant sur les îles Féroé et Svalbard. Une phase partielle intéresse la côte islandaise dans sa portion sud, proche de la limite nord de cette bande.

Zone de visibilité de l'éclipse - doc. IMCCE / Observatoire de Paris / P.Rocher

Zone de visibilité de l'éclipse - doc. IMCCE / Observatoire de Paris / P.Rocher

Zone de visibilité de l'éclipse - doc. Great American eclipse

Zone de visibilité de l'éclipse - doc. Great American eclipse

J’ai eu l’opportunité de la voir à Vík í Mýrdal (en islandais «  la baie (vík) de la vallée (dal[ur]) du marécage (mýr[i]) » ou plus communément Vik) sur la côte sud de l’Islande, le 20 mars 2015, où elle était visible à plus de 95%.

 

Le point de vue est situé sur le site de Dyrhólaey, une péninsule formée partiellement par une éruption sous-marine il y a 80.000 ans, et constituée de tuf à l’est et de dolérite à l’ouest. Considérée comme l’une des dix plus belles plages du monde, elle abrite divers promontoires rocheux, Litlidrangur, Kambur (hauteur 29 m), Mávadrangur (32 m), Lundadrangur (34 m), Háidrangur (43 m), Söðulsker, Stampur, Miðsker, Skershali.

Vik - Dyrhólaey : le site d'observation de l'éclipse - photo © Bernard Duyck 2015

Vik - Dyrhólaey : le site d'observation de l'éclipse - photo © Bernard Duyck 2015

L'éclipse en phase ascendante proche du max. - photo © Jean-Michel Mestdagh 2015

L'éclipse en phase ascendante proche du max. - photo © Jean-Michel Mestdagh 2015

L'éclipse en phase descendante - photo © Jean-Michel Mestdagh 2015

L'éclipse en phase descendante - photo © Jean-Michel Mestdagh 2015

L’éclipse du 20 mars vue de Vik, en Islande.
Vik - Dyrhólaey : ambiance au moment de l'éclipse - photo © Bernard Duyck 2015

Vik - Dyrhólaey : ambiance au moment de l'éclipse - photo © Bernard Duyck 2015

Les éclipses sont liées à l’histoire et aux légendes …

Les Aztèques les attribuaient au combat entre Quetzalcóatl, le serpent à plume, et Tonatiuh, le dieu-soleil. Chez les Egyptiens, la légende les reliait à l’attaque du dieu-soleil Ra par le serpent Apophis.

Dans les pays scandinaves, ce sont deux loups gigantesques Sköll (" répulsion ") et Hati (" haine "), qui pourchassent le soleil et la lune et finissent par les dévorer.

Une légende islandaise est liée au site de Reynisdrangar, proche de Dyrhólaey : deux trolls aurait été surpris par les premiers rayons du soleil alors qu’ils essayaient d’échouer un trois-mats sur le rivage et transformés en pierre … ce sont les aiguilles de lave érodées par le mer et les vents ... mais ceci est une autre histoire, à suivre dans quelques jours.

 

Sources :

Merci à mon ami Jean-Michel pour ses prises de vue durant l'éclipse.

Les différents sites

- cités : IMCCE / Observatoire de Paris et Great American Eclipse

- ou consultés au préalable : Nasa - Astrosurf - INPES

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Ce plateau volcanique, raboté par les glaciers, est parcouru par une ancienne voie romaine menant de l’Allemagne et la Suisse vers l’Espagne.

Dans les villages qui parsèment cette immensité, Nasbinals, Marchastel, Saint-Chély-d’Aubrac ou Laguiole, se disent des légendes effrayantes de voyageurs égarés, " morts de froid " ou trucidés par des bandits ou la " Bête du Gévaudan ".

Aubrac - le chemin de Compostelle, de Nasbinal à Conques - photo Pédestria

Aubrac - le chemin de Compostelle, de Nasbinal à Conques - photo Pédestria

Le fantôme des pèlerins morts sur L’Aubrac :

La fondation de l’hôpital-dômerie d’Aubrac en 1120 par un noble pèlerin de Compostelle nommé Adalard d’Eyne, vicomte de Flandre, fait l’objet de récits deux siècles plus tard. Revenant de son pèlerinage, avec sa suite de trente chevaliers, il traverse l’Aubrac au crépuscule. La troupe cherche un abri pour la nuit et jette son dévolu sur une grotte … ils y trouvent une vingtaine de têtes de voyageurs assassinés, sans doute eux aussi des pèlerins. Le Christ apparut et demanda à Adalard de fonder un hôpital en cet endroit dangereux. Adalard termina son pèlerinage et revint le fonder.

La Domerie d'Aubrac - Doc. d'archives

La Domerie d'Aubrac - Doc. d'archives

Une autre version de la légende est représentée sur une tapisserie du 17° siècle tendue dans l’église : Adalard aurait fait son vœu en partant à Compostelle mais l’avait oublié. En repassant par l’Aubrac au retour, il fut rappelé à l’ordre par le Christ qui fit chuter sa mule dans la neige.

Une troisième version date du 19° siècle : Adalard, attaqué par des bandits à l’aller, fait le vœu, s’il leur échappait, de fonder là un asile pour y recevoir et escorter les pèlerins … ce qu’il fera au retour : il y construit un hôpital géré par des prêtres, des frères et des sœurs, et gardé par douze chevaliers chargés d’escorter les pèlerins. Il y resta jusqu’à la fin de ses jours.

Pour ceux qui veulent juger de la vérité historique, je vous renvoie au site : SaintJacques / Aubrac

La domerie d'Aubrac de nos jours - photo www.chemin-st-guilhem.fr

La domerie d'Aubrac de nos jours - photo www.chemin-st-guilhem.fr

La " Bête du Gévaudan " :

La Bête du Gévaudan est un animal à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, le plus souvent mortelles, au nombre d’une centaine, eurent lieu principalement dans le nord de l'ancien pays du Gévaudan (qui correspond globalement à l'actuel département de la Lozère), région d'élevage.

« Figure du Monstre qui désole le Gévaudan » gravure sur cuivre de 1764/1765 (Wikipédia / gallica)

« Figure du Monstre qui désole le Gévaudan » gravure sur cuivre de 1764/1765 (Wikipédia / gallica)

La " Bête du Gévaudan " dépassa rapidement le stade du fait divers, au point de mobiliser de nombreuses troupes royales et de donner naissance à toutes sortes de rumeurs, tant sur la nature de cette " bête " – vue tour à tour comme un loup, un animal exotique et même un loup-garou, voire un tueur en série à une époque plus récente, que sur les raisons qui la poussaient à s'attaquer aux populations — du châtiment divin à la théorie de l'animal dressé pour tuer.

Parmi les nombreux animaux abattus au cours de cette période, deux canidés sont soupçonnés d'être la Bête. Le premier est un grand loup tué par François Antoine, porte-arquebuse du roi de France, sur le domaine de l'abbaye royale des Chazes en septembre 1765. Une fois ce loup empaillé à Versailles, les journaux et la Cour se désintéressèrent de cette affaire, bien que d'autres morts aient été déplorées ultérieurement. Jean Chastel, paysan originaire de La Besseyre-Saint-Mary, tua le second fauve, identifié comme un loup ou un grand chien, en juin 1767. Selon la tradition, l'animal tué par Chastel était bien la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune attaque mortelle ne fut signalée dans la province. (extrait de Wikipédia)

Loup du Gévaudan ... pas la "bête", mais un magnfique loup du "Parc animalier des Loups du Gévaudan" - photo Altitude Rando

Loup du Gévaudan ... pas la "bête", mais un magnfique loup du "Parc animalier des Loups du Gévaudan" - photo Altitude Rando

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
La cascade du Déroc / Aubrac - elle plonge du haut d'une coulée basaltique - photo Altitude Rando / avec l'aimable autorisation de son auteur : befakali.

La cascade du Déroc / Aubrac - elle plonge du haut d'une coulée basaltique - photo Altitude Rando / avec l'aimable autorisation de son auteur : befakali.

Seconde partie des zones où le volcanisme est révélé en Aubrac : la cascade du Déroc, le ruisseau des Plèches et la cascade du Saltou.

 

La cascade et l’abri du Déroc :

Dans la commune de Nasbinals, la cascade du Déroc domine la petite vallée glaciaire de Gambaïse. Les eaux du lac glaciaire de Salhiens chutent à-pic de 33 mètres depuis le rebord d’une falaise constituée d’une coulée basaltique.

Paysage surprenant sur le plateau de l’Aubrac, mais le clou du spectacle se trouve sous la chute d’eau : elle abrite un abri sous roche au plafond fait de sombres prismes de basalte.

Découverte par le Docteur Prunière, cette " grotte " servait, selon la légende, de refuge aux brigands et coupe-jarrets qui sévissaient sur les anciennes voies romaines et les chemins empruntés par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.

Cascade du Déroc - le plafond de l'abri sous roche dévoile de belles orgues basaltiques - photo Altitude Rando

Cascade du Déroc - le plafond de l'abri sous roche dévoile de belles orgues basaltiques - photo Altitude Rando

Cascade du Déroc - l'érosion continue son oeuvre et de gros morceaux d'orgues jonchent le sol de l'abri - les visiteurs donnent l'échelle - photo Terres & Civilisations

Cascade du Déroc - l'érosion continue son oeuvre et de gros morceaux d'orgues jonchent le sol de l'abri - les visiteurs donnent l'échelle - photo Terres & Civilisations

Pour rejoindre la grotte, il faut descendre sur des blocs mouillés et glissants, au départ de la falaise … qui n’est pas sécurisée ! La prudence s’impose.

Pour l’itinéraire, se référer au site Altitude Rando / Lac de Salhiens et cascade du Déroc – link

Orgues basaltiques du "Pont des Nègres"  - photo Altitude Rando

Orgues basaltiques du "Pont des Nègres" - photo Altitude Rando

La coulée du ruisseau des Plèches :

Au sud-est de Nasbinals, à l’aval du pont des Nègres, une coulée basaltique prismée est visible dans le lit du ruisseau des Pèches.

Bien érodée, les colonnades se présentent sous forme d’une "chaussée".

"Les Plèches" au "Pont des Nègres"  - photo lozerepeche.

"Les Plèches" au "Pont des Nègres" - photo lozerepeche.

Cascade du Saltou - photo Randozone

Cascade du Saltou - photo Randozone

Sources :

- Altitude Rando - Lac des Salhiens (1211m) et cascade du Déroc (1208m) - Monts d’Aubrac - link

- BRGM – L’Aubrac - link

- Parc Naturel régional de l'Aubrac - link

 

 

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Paysage du plateau de l'Aubrac - doc. Parc Naturel de l'Aubrac.

Paysage du plateau de l'Aubrac - doc. Parc Naturel de l'Aubrac.

L’émission de FR3, " Des racines et des ailes ", de la semaine dernière nous a fait parcourir le Lot, de la Garonne jusqu’à sa source sur le Mont Lozère, en longeant le plateau basaltique de l’Aubrac.

Aubrac tire son nom de "Alto Braco" qui veut dire lieu élevé et humide, le second élément -brac est peut-être issu du gallo-roman signifiant " endroit humide, boueux ", en vieil occitan brac = boue .

 

L’Aubrac, situé au sein du Massif Central français, est un vaste plateau basaltique allongé NO-SE sur 450 km². L’épaisseur des formations volcaniques varie de moins de 100 mètres sur la frange périphérique à 300 mètres sous les sommets, où les coulées se superposent.

Selon les analyses les plus récentes (Goër de Herve A. & al. 1991-1993), 90% des laves de l’Aubrac auraient été émises sur un temps très court, de l’ordre de 250.000 ans, entre il y a 8,7millions d’années et 6 Ma. (Tortonien supérieur)

Les laves de l’Aubrac constituent une série récurrente peu différenciée, teneur en silice de 42-52% , et se répartissent en 9 classes chimiques : picrites, basanites, basaltes alcalins et subalclins, hawaiites et trachybasaltes, mugéarites, téphrites, phonotéphrites. Les laves ont été émises de façon effusive en de nombreux points répartis sur le plateau, avant d’être fortement érodées par les glaciers qui y ont laissé lacs et tourbières. (BRGM)

Provinces volcaniques du Massif Central Français - n°7 : Aubrac - carte d'après Nehlig P. & Traineau H. / in aurelienb.

Provinces volcaniques du Massif Central Français - n°7 : Aubrac - carte d'après Nehlig P. & Traineau H. / in aurelienb.

Age des ensembles volcaniques du Massif Central Français - doc.BRGM

Age des ensembles volcaniques du Massif Central Français - doc.BRGM

Carte 3D du plateau de l'Aubrac - © Entente Vallée du Lot

Carte 3D du plateau de l'Aubrac - © Entente Vallée du Lot

Le plateau constitué de diverses roches, granite au nord et à l’est, gneiss, schiste sur les contreforts, et de basalte au centre, laisse apercevoir des témoins de l’activité volcanique en divers sites, et sous des formes variées : un Neck au Belvezet, un dyke à Alcorn, des orgues basaltiques à la cascade du Déroc, dans le ruisseau des Plèches et à la cascade du Saltou.

 

Le neck de Belvezet - photo montsdaubrac.uniterre

Le neck de Belvezet - photo montsdaubrac.uniterre

Le neck de Belvezet domine le hameau - photo www.xn--saint-chly-daubrac-iwb.fr

Le neck de Belvezet domine le hameau - photo www.xn--saint-chly-daubrac-iwb.fr

Le neck de Belvezet :

Situé à mi-chemin entre les villages d’Aubrac et de Saint-Chély, sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, ce hameau se niche au pied des ruines d’un donjon, bâtit sur le neck, une ancienne cheminée de lave dégagée par l’érosion. De la roche volcanique est retrouvée tout autour de ce petit village.

Le Truc des Coucuts à Prinsuéjols - photo Académia

Le Truc des Coucuts à Prinsuéjols - photo Académia

Le truc des Coucuts (à lire correctement) :

Le truc des Coucuts, qui culmine à 1280 mètres (non accessible) est un rocher basaltique comportant de belles orgues, situé sur le village de Prinsuéjols. Ce village ancien a pour éthymologie " le village dans la clairière ", et présente des traces d’habitation gauloises, et d’occupation romaine.

Cette région inhospitalière, repaire de brigands, a été déboisée par les moines de l’Hôpital d’Aubarc en vue d’en retirer des ressources pour les plus pauvres.

Prisuéjois vit aujourd'hui de l’agriculture et de l’élévage.

A suivre

 

Sources :

- BRGM – L’Aubrac - link

- Parc Naturel régional de l'Aubrac - link

- Le point sur le risque volcanique en Auvergne  - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Le Laacher See : un lac remplit le cratère d'explosion, le maar, du volcan Laacher See - photo Bernard Duyck

Le Laacher See : un lac remplit le cratère d'explosion, le maar, du volcan Laacher See - photo Bernard Duyck

Le Laacher See autrement … une escapade chez les Celtes et les Romains.

L’éruption dite du Laacher See n’a pas seulement bouleversé la région il y a 13.000 ans environ, elle a aussi laissé une impressionnante quantité de tuf et ponces.

Ces ressources ont été exploitées dès l’époque romaine, voici quelques 2.000 ans. La plus grande mine de tuf au nord des Alpes, aussi appelée carrière de Meurin, est située à Kretz, dans l’Eifel.

Römerbergwerk / Meurin - photo Hochgeladen von Schängel

Römerbergwerk / Meurin - photo Hochgeladen von Schängel

Romerbergwerk in Meurin - à gauche, traces de pics de l'époque romaine dans le tuf - photo grenswetenschap.nl -à droite, bloc de tuf - photo FlickrRomerbergwerk in Meurin - à gauche, traces de pics de l'époque romaine dans le tuf - photo grenswetenschap.nl -à droite, bloc de tuf - photo Flickr

Romerbergwerk in Meurin - à gauche, traces de pics de l'époque romaine dans le tuf - photo grenswetenschap.nl -à droite, bloc de tuf - photo Flickr

Le tuf volcanique était exploité dans des galeries poussiéreuses et sombres, avant d’être remonté en surface. Un musée aux allures futuristes permet de visiter ces galeries et puits, impeccablement protégées.

Les techniques d’exploitation anciennes, et la vie des mineurs et légionnaires romains sont mises en valeur par les outils modernes de la muséologie, dans un archéosite.

Romerbergwerk in Meurin - grue servant à remonter les blocs de tuf - doc. Vulkanpark Eifel

Romerbergwerk in Meurin - grue servant à remonter les blocs de tuf - doc. Vulkanpark Eifel

Quel était le menu proposé aux ouvriers ?

Les repas se composaient essentiellement de pain, agrémenté de fruits, petits légumes, de soupe de haricots, de fromage… le " Moretum " était constitué de fromage frais, et d’herbes aromatiques, pignons de pin et/ou noisettes. Le grain qui leur était alloué, de l’orge, de l’épeautre et du blé, était pilé au mortier ou broyé au moulin à farine, puis cuit au four, qui chauffait aussi l’habitation.

Romerbergwerk in Meurin - cuisine de l'époque romaine reconstituée, avec son mortier et son moulin à farine - photos Vulkanpark Eifel
Romerbergwerk in Meurin - cuisine de l'époque romaine reconstituée, avec son mortier et son moulin à farine - photos Vulkanpark Eifel

Romerbergwerk in Meurin - cuisine de l'époque romaine reconstituée, avec son mortier et son moulin à farine - photos Vulkanpark Eifel

Nickenich / Eifel - Tumulus romain  - photo Vulkanpark Eifel

Nickenich / Eifel - Tumulus romain - photo Vulkanpark Eifel

Les romains ont envahi cette terre, peuplée par des Celtes, au premier siècle de notre ère. A Nickenich, nom d’origine Celte, un tumulus construit en tuffeau, une tombe romaine en forme de rotonde, documente cette occupation de la cité, appelée alors Nigidiacum, et sa romanisation.

Au cinquième siècle après Jésus-Christ, les Romains ont été chassés par la peuplade germanique des franconiens qui sont devenus les nouveaux colons du pays.

Sources :

- Vulkanpark Eifel - link

- Zu gast rund um den Laacher See - link

 

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