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Earth of fire

Actualité volcanique, Articles de fond sur étude de volcan, tectonique, récits et photos de voyage

excursions et voyages

Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Io-Torishima Volcano, vue du SE.- l'Io-dake en haut à droite de la photo - le Gusuku au centre, et la Mae-dake formant la pointe de l'île à gauche - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Io-Torishima Volcano, vue du SE.- l'Io-dake en haut à droite de la photo - le Gusuku au centre, et la Mae-dake formant la pointe de l'île à gauche - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Io-Torishima (Iwo Torishima) est une minuscule île, la plus au sud du groupe des îles Nansei, inhabitée de 2.700 m sur 1.000.

Pour ne pas la confondre avec d’autres, Torishima, ou île aux oiseaux, étant un nom communément utilisé pour désigner des îles japonaises au large (comme dans l’arc Izu, plus au nord-est), il vaut mieux l’appeler Okinawa-Torishima.

Io-Torishima - à gauche, carte bathymétrique / JCG - à droite, carte géologique / doc. GSJ - S.Nakano - un clic pour agrandirIo-Torishima - à gauche, carte bathymétrique / JCG - à droite, carte géologique / doc. GSJ - S.Nakano - un clic pour agrandir

Io-Torishima - à gauche, carte bathymétrique / JCG - à droite, carte géologique / doc. GSJ - S.Nakano - un clic pour agrandir

Elle est formée de deux, ou trois selon les sources, volcans andésitiques qui se recouvrent.

L’Io-dake (Iwo-dake, Sulfur peak) forme le côté nord-ouest de l’île ; il contient un petit lac, des solfatares et des dépôts soufrés exploités dans le passé.

Le Gusuku, un dôme de lave occupe le centre de deux sommas nichées, côté sud-est, dont le point haut, Mae-dake, est situé à la pointe SE de l’île.

Io-Torishima - le crater Io-dake vu du sud - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Io-Torishima - le crater Io-dake vu du sud - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Io-Torishima - le crater Io-dake : son lac acide et l'activité fumerollienne - photo S.Nakano 2007 / Geological Survey of Japan

Io-Torishima - le crater Io-dake : son lac acide et l'activité fumerollienne - photo S.Nakano 2007 / Geological Survey of Japan

Io-Torishima - évent fumerollien soufré dans le cratère Io-dake - photo S.Nakano / Geological Survey of Japan

Io-Torishima - évent fumerollien soufré dans le cratère Io-dake - photo S.Nakano / Geological Survey of Japan

Io-Tori-shima  -  à droite, le Mae-dake, à gauche, un dyke vertical qui a aidé à canaliser les flux pyroclastiques du volcan Gusuku, fortement érodé en arrière-plan. - photo GSJ  by S.Nakano 2007.

Io-Tori-shima - à droite, le Mae-dake, à gauche, un dyke vertical qui a aidé à canaliser les flux pyroclastiques du volcan Gusuku, fortement érodé en arrière-plan. - photo GSJ by S.Nakano 2007.

L'activité postérieure à 1664 est qualifiée "d'activité explosive moyenne à modérée" par le GVP; les éruptions principales eurent lieu en 1664, 1796, 1829, 1855, 1868, 1903, 1959, 1967, et 1968, année de la dernière activité officielle. (les dates soulignées furent de VEI 2).

Une possible petite éruption a été signalée le 7 juillet 2013 par un pilote au VAAC Tokyo, qui n’a par contre pas détecté de panache de cendres sur les images satellites.

Io-torishima - le "vieux" Mae-dake vu de la pinte sud de l'île  - photo S.Nakano 2007 / Geological Survey of Japan

Io-torishima - le "vieux" Mae-dake vu de la pinte sud de l'île - photo S.Nakano 2007 / Geological Survey of Japan

Sources :

- Geological Survey of Japan - Io-Tori-shima

- Global Volcanism Program - Io-Torishima

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Suwanose-jima , vue du NE - à gauche de la photo, la caldeira Sakuchi (au centre de l'île) - à droite, le volcan Tondashidake - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima , vue du NE - à gauche de la photo, la caldeira Sakuchi (au centre de l'île) - à droite, le volcan Tondashidake - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima  est en fait constitué de la coalescence de quatre corps volcaniques, souvent considérés et référés comme volcans : Tondashi-dake, Suzaki, O-take et Negami-dake, orientés selon un axe NE-SO . Ils forment  une île longue de 9 km sur son plus grand axe, culminant à 799 mètres.

Malgré le fait qu'il soit méconnu du grand public, il s'agit de l'un des volcans les plus actifs du Japon, à l'instar de son voisin, le Sakura-jima.

Suwanos-jima, vue du sud - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Suwanos-jima, vue du sud - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Au sud de l’île, une séquence expose un dépôt de ponce rhyolitique de 3 m d’épaisseur, et un dépôt pyroclastique, d’une hauteur de 15 mètres, tous deux ayant une source insulaire. Ils ont plus de 23.000 ans, car ils sont recouverts par les " cendres AT " de l’éruption de la caldeira Aira, située bien au nord (et englobant le moderne Sakurajima).

Ces éruptions anciennes ont une magnitude supérieures à celle des temps historiques, caractérisées par des éruptions de scories fréquentes, mais modérées. Elles concernent des laves de nature basalto-andésitiques à andésitiques.

Suwanos-jima - à gauche, carte simplifiée des entités volcaniques / Photovolcanica - à droite, carte topographique avec les différents cratères, dont l'Otake (Oc) et la caldeira Sakuchi - doc Taketo Shimano 2008 - un clic pour agrandirSuwanos-jima - à gauche, carte simplifiée des entités volcaniques / Photovolcanica - à droite, carte topographique avec les différents cratères, dont l'Otake (Oc) et la caldeira Sakuchi - doc Taketo Shimano 2008 - un clic pour agrandir

Suwanos-jima - à gauche, carte simplifiée des entités volcaniques / Photovolcanica - à droite, carte topographique avec les différents cratères, dont l'Otake (Oc) et la caldeira Sakuchi - doc Taketo Shimano 2008 - un clic pour agrandir

En 1813-1814, l’éruption " Bunka ", de VEI 4, est caractérisée par d’importants dépôts de téphra sur toute l’île, l’émission de deux coulées andésitiques au départ du cratère SO, qui se sont écoulées jusqu’à la côte ouest. A la fin de l’éruption, un effondrement sectoriel a emporté le cratère sommital NE " Otake ", créé une énorme avalanche de débris et formé la caldeira en fer-à- cheval Sakuchi, qui s’étend jusqu’à la côte Est. Après cette éruption, l’île fut désertée durant 70 ans.

L’éruption de 1884-85fut moins puissante, résultant en une effusion de lave, connu sous le nom de coulée Meiji, qui a atteint la côte Est.

Suwanose-jima : la caldeira Sakuchi et le cratère Otake en 2005 -  photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima : la caldeira Sakuchi et le cratère Otake en 2005 - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Depuis 1985, les éruptions ont pour siège le cratère sommital nord-est, l’O-take, et sont de type strombolien à vulcanien. Les dernières datent de 2001-2003 et 2004-2014 … le JMA rapporte des explosions en juin 2014.

L’accès au sommet du Suwanose-jima est réglementé par l’administration du parc, et souvent interdit en raison des risques liés à des projections balistiques et de décharges électrostatiques. Un placard marque l’entrée de la zone interdite. Le sentier d’accès , abandonné, est sévèrement érodé par places et recouvert de végétation.

Suwanose-jima - éruption et panache du 05.07.2009 - doc. Nasa Aqua Modis

Suwanose-jima - éruption et panache du 05.07.2009 - doc. Nasa Aqua Modis

Suwanose-jima - le 5 novembre 2009 - phot N. Geshi / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima - le 5 novembre 2009 - phot N. Geshi / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima : le cratère Otake et les bords de la caldeira Sakuchi, recouverts de cendres le 14.11.2008 - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima : le cratère Otake et les bords de la caldeira Sakuchi, recouverts de cendres le 14.11.2008 - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Suwanose-jima - activité strombolienne - photo Thorsten Boeckel / décembre 2009-janvier 2010

Suwanose-jima - activité strombolienne - photo Thorsten Boeckel / décembre 2009-janvier 2010

Sources :

- Geological survey of Japan – Suwanose-jima

- Global Volcanism Program – Suwanosejima

- Photovolcanica - Suwanosejima

- Thorsten Boeckel – Japan : Kyushu and Tokara islands 25.12.2009/09.01.2010 - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Aube sur Nakanoshima - phot 名古屋太郎

Aube sur Nakanoshima - phot 名古屋太郎

Plus au sud dans les îles Tokara se trouve Nakano-shima, une île volcanique de 9 km sur 5, entourée de récifs de corail.

 L’ancien volcan Sakiwaridake, au sud de lîle, est séparé par un plateau étroit, d’une élévation de 200 mètres, du cône andésitique actif On-take, qui forme la moitié nord de Nakanoshima.

Nakanoshima et le volcan On-take, chapeauté de nuages - en arrière-plan, Kuchinoshima - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Nakanoshima et le volcan On-take, chapeauté de nuages - en arrière-plan, Kuchinoshima - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Les roches composant Nakanoshima consistent en andésites Serikazi au SE (datées de 1,75 +/- 0,22 Ma), en andésites Nanatsuyama à l’E, en andésites Sakiwaridake et Shiizaki au SO, en andésites Nigoriura (datées de 0,14 +/-0,06 Ma) et Negamidake et formations de l’ancien et jeune volcan Otake. La datation des roches fait donc remonter le début de l’activité au Pléistocène.

Nakanoshima - le volcan On-take - photo H.Seo / Geological Survey of Japan 2005

Nakanoshima - le volcan On-take - photo H.Seo / Geological Survey of Japan 2005

Nakanoshima - le cratère sommital du volcan On-take - photo H.Seo / Geological Survey of Japan 2005

Nakanoshima - le cratère sommital du volcan On-take - photo H.Seo / Geological Survey of Japan 2005

Le stratovolcan On-take possède un cratère sommital, large de 500 mètres, qui se remplit partiellement d’eau à la saison des pluies.

Seule éruption signalée au cours de la période historique, une petite éruption phréatique a marqué le cratère sommital en janvier 1914.Un panache de cendres est signalé, sous réserve, en octobre 1949.

Des solfatares sont présentes au sommet et dans la cratère d’explosion sur le flanc ENE. Des dépôts de soufre ont été exploités jusqu’en fin 1944.

Des sources chaudes sourdent en trois endroits à Funakura.

Le cratère du volcan Otake de Nakanoshima -  photo 名古屋太郎

Le cratère du volcan Otake de Nakanoshima - photo 名古屋太郎

Nakanoshima - solfatare sur le flanc E de l'On-take - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Nakanoshima - solfatare sur le flanc E de l'On-take - photo H.Seo / Geological Survey of Japan

Nakanoshima - Des émissions de bulles au large de l'île témoignent de son activité volcanique - photo Geoff H / Scubaboard

Nakanoshima - Des émissions de bulles au large de l'île témoignent de son activité volcanique - photo Geoff H / Scubaboard

Sources :

- Geological Survey of Japan – Nakanoshima

- Global Volcanism Program – Nakanoshima

- Journal of Geoscience – Osaka University – Volcanic geology and rocks of nakanoshima, Tojara islands – by Masahiro Daishi.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
L'arc volcanique et la fosse de Ryuku - doc. Google earth annoté

L'arc volcanique et la fosse de Ryuku - doc. Google earth annoté

Kuchino-shima est situé au nord de la ligne d’îles constituant l’arc volcanique des Ryuku, entre  Nakano-shima et Kuchinoerabu-shima.

La faible population est concentrée dans le nord de cette minuscule terre de 3 km. sur 7, dans les villages de Nishinohama et Kuchinoshima.

Kuchino-shima - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Kuchino-shima - photo H. Seo / Geological Survey of Japan

Deux stratovolcans andésitiques et une chaîne de dômes de lave, orientée NO-SE la caractérisent. Le dôme composite Maedake, point culminant avec 628 mètres, s’est établi à l’est du sommet du stratovolcan Yokodake à toit plat,haut de 501m.

Le Global Volcanism Program ne signale que quatre éruptions, en 6.750 avant JC, en 900 avant JC, en 750 et la dernière en 1.190. En 2.001, une décoloration de l’océan indique toujours une activité volcanique.

Kuchino-shima - Maedake Lava Dome vu del'E (Toshiri-Kaigan). - photo S.Nakano / GSJ

Kuchino-shima - Maedake Lava Dome vu del'E (Toshiri-Kaigan). - photo S.Nakano / GSJ

Kuchino-shima  - Maedake Lava Dome vu du N. au centre, le stratovolcan Yokodake sur la droite - photo S.Nakano 2005 / GSJ

Kuchino-shima - Maedake Lava Dome vu du N. au centre, le stratovolcan Yokodake sur la droite - photo S.Nakano 2005 / GSJ

Parmi les nombreux dômes, le dôme Moedake présente un cratère d’explosion émettant encore des fumerolles.

Kuchino-shima - le cratère d'explosion du dôme Moedake vu du N - photo H. Seo / GSJ

Kuchino-shima - le cratère d'explosion du dôme Moedake vu du N - photo H. Seo / GSJ

Kuchino-shima - Activité fumerollienne dans le cratère d'explosion du dôme Moedake - photo S. Nakano / GSJ

Kuchino-shima - Activité fumerollienne dans le cratère d'explosion du dôme Moedake - photo S. Nakano / GSJ

L’île abrite des bovins indigènes, en nombre minime, ayant conservé les caractéristiques des races anciennes du Japon décrites, les Kuchinoshima Ushi. Ils sont maigres (300-400 kg), de faible grandeur, avec une large poitrine et une taille de guêpe.

Sources :

- Geological Survey of Japan - Quaternary volcanoes - Kuchino-shima

- Global Volcanism Program - Kuchinoshima

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Retour sur le sud de l’archipel Nippon et l'archipel Tokara, en commençant par l’île de Kuchinoerabu-jima, qui s’est illustrée le 3 août dernier par une brève et violente éruption.

Le site de l’éruption était le cratère Shin-dake. L’éruption a duré une dizaine de minutes, caractérisée par un panache de cendres montant à 1500 mètres et une coulée pyroclastique sur le flanc ouest du volcan, caractérisée par des gaz chauds et de la vapeur qui ont brûlé la végétation … indice d’une éruption vraisemblablement de nature phréatique. La sismicité volcanique et le trémor ont commencé à baisser le 5 août, ne laissant qu’un petit panache de vapeur au-dessus du bord du cratère. (JMA)

Eruption du Kuchinoerabu-jima le 03.08.2014 - le nuage pyroclastique est surmonté sur la gauche, par le panache éruptif -  photo Kuchi-erabu.org

Eruption du Kuchinoerabu-jima le 03.08.2014 - le nuage pyroclastique est surmonté sur la gauche, par le panache éruptif - photo Kuchi-erabu.org

Kuchinoerabu-jima - en haut,la trace de la coulée pyroclastique est visible sur la gauche, entre le sommet et la mer - Elle recoupe une route circulaire -  sur le cliché du bas, zone de végétation  brûlée - photos Japan Coast Guard 06.08.2014s
Kuchinoerabu-jima - en haut,la trace de la coulée pyroclastique est visible sur la gauche, entre le sommet et la mer - Elle recoupe une route circulaire -  sur le cliché du bas, zone de végétation  brûlée - photos Japan Coast Guard 06.08.2014s

Kuchinoerabu-jima - en haut,la trace de la coulée pyroclastique est visible sur la gauche, entre le sommet et la mer - Elle recoupe une route circulaire - sur le cliché du bas, zone de végétation brûlée - photos Japan Coast Guard 06.08.2014s

Kuchinoerabu-jima - le cratère le 06.08.2014 lors d'une inspection aérienne par le Japan Coast Guards

Kuchinoerabu-jima - le cratère le 06.08.2014 lors d'une inspection aérienne par le Japan Coast Guards

L’éruption a ouvert une crevasse sur le sommet du Shin-dake, observée le 6 août lors d’un survol par les volcanologues japonais.

Kuchinoerabu-jima - les photos de survol, en haut, le 06.08.2014 et en bas, le 19.12.2011, montrent l'ouverture d'une crevasse sommitale  - doc. Japan Coast guards

Kuchinoerabu-jima - les photos de survol, en haut, le 06.08.2014 et en bas, le 19.12.2011, montrent l'ouverture d'une crevasse sommitale - doc. Japan Coast guards

Kuchinoerabu-jima - photo Geological Survey of Japan

Kuchinoerabu-jima - photo Geological Survey of Japan

L’île de Kuchinoerabu est formée de différents édifices d’âges étalés.

Bien que le début de l’activité éruptive soit inconnu , le premier édifice est le volcan Gokyo qui a émergé il y a 580.000 ans. Le volcan Jogahana, contemporain du Gokyo, est exposé sur la côte nord de l’île., tandis que le Ban’yagamine, daté de 200.000 ans environ, en forme le nord-ouest. Ensuite, les autres volcans plus récents ont formé la partie centre-est de Kuchinoerabu : ils se nomment Takadomori (100.000 ans), Kashimine , Noike, Hachikubo, Furudake et Shindake. Deux grandes éruptions pyroclastiques sont impliquées dans la formation des volcans Noike et Furudake entre 15.000 et 11.000 ans.

Les trois derniers cités sont responsables de l’activité volcanique à l’Holocène ; le Shindake concentre l’activité historique.

Kuchinoerabu-jima - localisation des différents volcans - doc.Geological Survey of Japan

Kuchinoerabu-jima - localisation des différents volcans - doc.Geological Survey of Japan

Kuchinoerabu-jima - les cratères les plus récents et leurs coulées - doc.Geological Survey of Japan

Kuchinoerabu-jima - les cratères les plus récents et leurs coulées - doc.Geological Survey of Japan

Le Shindake :

Le Shindake a commencé à s’édifier dans l’escarpement d’effondrement partiel du Furudake datant de plusieurs milliers d’années. Le volcan est composé de groupes de laves éruptées au cours des 9° et 11° siècles, et d’un cône pyroclastique sommital de brèches d’explosion, produits d’activité vulcanienne et phréatique à phréatomagmatique au niveau du cratère sommital.

Le cratère central  est entouré de quelques cratères satellites, dont certains se sont ouverts lors de l’éruption de 1930. En 1931 et 1933-34, de violentes éruptions ont été accompagnées de lahars répartis le long de la rivière Mukaehama. Une fissure de 500 m de long orientée N-S s’est ouverte sur les pentes Est du Shindake, et a été le siège des éruptions de 1945 et 1980.

Evolution des volcans Furudake et Shindake entre 13.000 ans BP et aujourd'hui - doc.Geological Survey of Japan / AIST

Evolution des volcans Furudake et Shindake entre 13.000 ans BP et aujourd'hui - doc.Geological Survey of Japan / AIST

Kuchinoerabu-jima - le cratère du Shindake et la fissure de l'éruption 1980. - doc.JMA

Kuchinoerabu-jima - le cratère du Shindake et la fissure de l'éruption 1980. - doc.JMA

Kuchinoerabu-jima - Eruption fisssurale du Shindake - photo 10.10.1980 / doc.JMA

Kuchinoerabu-jima - Eruption fisssurale du Shindake - photo 10.10.1980 / doc.JMA

En septembre 1980, une explosion brève et peu puissante a produit un petit panache et des chutes de cendres, principalement en mer ; elle fut suivie d’émissions de vapeurs blanches durant quelques jours.

Depuis 1980, une augmentation de l’activité sismique et thermale autour du cratère sommital fut renforcée par l’ascension de fluides hydrothermaux à partir d’un réservoir situé à 500 mètres sous le sommet.

Des essaims sismiques et une inflation  ont été observés en janvier 2005 ; la source inflatoire est située à plusieurs centaines de mètres sous le cratère. L’activité fumerollienne est en augmentation depuis.

 

Sources :

- Geological Survey of Japan / Active volcanoes of Japan - Kuchinoerabu-jima

- Global Volcanism Program -  Kuchinoerabujima  

- JMA - Kuchinoerabujima

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La production de timbres à thème par l’archipel des Açores est importante et diversifiée, comme c’est le cas pour la plupart des îles.

En se focalisant sur le thème des volcans, voici quelques exemplaires crées au cours des  dernières décennies.

 - Le cinquantième anniversaire de l'éruption du Capelinhos - année 2007

 

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbres de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbres de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Faial, éruption du Capelinhos - Espólio do T. C. José Agostinho- Museu de Angra do Heroísmo - Siaram

Faial, éruption du Capelinhos - Espólio do T. C. José Agostinho- Museu de Angra do Heroísmo - Siaram

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

Timbre et plaquette commémorative de l'éruption du Capelinhos 1957 - émission 2007

- Les fajãs , terme Portugais désignent les plates-formes ou deltas construites au-dessus du niveau des marées par glissement de terrain et/ou coulées de lave sont largement distribuées aux Açores, spécialement sur l’île de São Jorge.

Les fajãs : Caldera de Santo Christo / São Jorge - émission 2012

Les fajãs : Caldera de Santo Christo / São Jorge - émission 2012

Les fajãs : Fajã dos Cubres / São Jorge - émission 2012

Les fajãs : Fajã dos Cubres / São Jorge - émission 2012

Fajã dos Cubres / São Jorge - photo Alberto Garcia

Fajã dos Cubres / São Jorge - photo Alberto Garcia

- Les zones géothermales et l'exploitation géothermique ont également été mises à l'honneur .

Source chaude sur São Miguel - émission 2005

Source chaude sur São Miguel - émission 2005

São Miguel - caldera das Furnas : source chaude - photo Geoparque Azores

São Miguel - caldera das Furnas : source chaude - photo Geoparque Azores

Exploitation de la géothermie  - émission 1983

Exploitation de la géothermie - émission 1983

- La nature est aussi mise à l'honneur avec cet oiseau endémique dela laurisylve de São Miguel : le "Priolo" , le bouvreuil des Açores / Pyrrhula murina.

Le Priolo, endémique de São Miguel - émission 2008.

Le Priolo, endémique de São Miguel - émission 2008.

Le bouvreuil des Açores - photo Ciência / Portugal

Le bouvreuil des Açores - photo Ciência / Portugal

Sources :

- Catawiki

- Delcampe.net

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages
Flores / Açores  - Baia de Alagoa Cedros - photo Angrense

Flores / Açores - Baia de Alagoa Cedros - photo Angrense

L’île de Flores, de 10 km. sur 5, s’est formée au Pléistocène, avec la croissance d’un volcan sous-marin, puis une activité explosive associée à la formation de petites caldeiras, et de nombreux cônes et cratères.
Après une période de repos longue de 200.000 ans, de jeunes cratères d'éruptions phréatomagmatiques et des coulées de lave  furent produits à l'Holocène.

Flores / Açores - Rocha dos Bordes - photo siaram casacacorianas

Flores / Açores - Rocha dos Bordes - photo siaram casacacorianas

Flores / Açores - Rocha dos Bordes, sous une lumière vespérale - photo Visitazores

Flores / Açores - Rocha dos Bordes, sous une lumière vespérale - photo Visitazores

L’un des monuments naturels les plus fameux des Açores, la Rocha dos Bordões, est un ensemble d’orgues basaltiques verticales. Cette disjonction prismatique  , en relation avec une coulée de mugearite datée de 570.000 ans, surgit brusquement au sommet d’une élévation. Partiellement revêtue de mousses, de lichens et d’autre végétation, la pierre basaltique change de tons au cours de la journée … pour admirer ces changements, la Rocha dos Bordões impose au visiteur des visites répétées à différentes heures du jour.

Flores / Açores -  Les Lagoa Funda & Rasa - photo Helena Rodrigues / Açores.net

Flores / Açores - Les Lagoa Funda & Rasa - photo Helena Rodrigues / Açores.net

Les caldeiras Rasa et Funda de Lajes se sont formées il y a 3.150 ans. Ces dépressions sont deux cratères d’explosions associés à des éruptions hydromagmatiques qui ont eu leur siège dans les montagnes du secteur sud de Flores. Elles sont occupées par des lacs et situées à des altitudes différentes. L’éruption de la caldeira Funda, un anneau de tuff, s’est accompagnée de coulée de lave en direction du sud-est, atteignant la côte à Lajes.

Cartes de Flores - au centre, les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra - au sud, les caldeiras Funda & Rasa - un clic pour agrandir.Cartes de Flores - au centre, les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra - au sud, les caldeiras Funda & Rasa - un clic pour agrandir.

Cartes de Flores - au centre, les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra - au sud, les caldeiras Funda & Rasa - un clic pour agrandir.

Plus au centre de « l’île des Fleurs », on trouve quatre caldeiras, dérivant d’explosions de type maar, en relation avec des éruptions hydromagmatiques sur le plateau central : les caldeiras Branca, Seca, Comprida et Negra.

A l’exception de la caldeira Seca, elles sont occupées par des lacs. La caldeira Negra est profonde de 108 mètres ce qui rend ses eaux sombres, et lui vaut son nom. La caldeira Comprida, un anneau de tuff dans la caldeira Seca, date de 2.900 ans. Elle a produit une coulée de lave, en direction du nord-ouest quia rejoint la côte à Faja grande.

Isolée des autres, la Caldeira da Lomba est entourée d’une petite élévation et de bouquets d’hortensias.
Agua Quentes est un ensemble de sources chaudes et sulfureuses.

Flores / Açores - les caldeiras Negra et Comprida - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - les caldeiras Negra et Comprida - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - la caldeira Seca - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - la caldeira Seca - photo Geoparque Azores

Cratères, lacs et rivières marquent le paysage insulaire. L’eau des rivières court tranquillement à la surface du plateau central, ou bien cascade en de nombreuses chutes ou serpente au long de vastes et profondes vallées. Avant de déboucher dans l’océan, elle cède sa force aux turbines des diverses centrales hydroélectriques de l’île.

La zone de Fajã Grande - Fajãzinha constitue l’un des plus beaux paysages littoraux des Açores. Sur la vaste paroi verdoyante qui borde cette zone, on peut observer presque une vingtaine de chutes d’eau, dont celle de Ribeira Grande, qui se précipite en un saut de 300 mètres. À la base du versant, existent diverses masses d’eau permanentes, comme le Poço do Bacalhau ou le Poço da Alagoinha, connu également sous le nom de lac des Canards.

Flores / Açores - Fajã Grande  - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - Fajã Grande - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - Fajã Grande  - photo Geoparque Azores

Flores / Açores - Fajã Grande - photo Geoparque Azores

D’innombrables îlots, des pointes, des hauts-fonds, des anses, des grottes littorales, des disjonctions prismatiques, des chutes d’eau et des vallées ombragées constituent certaines des particularités qu’offre la bande côtière de Flores. La Fajã Nova, à Ponta da Rocha Alta, et la Fajã de Lopo Vaz forment les hauts escarpements de la côte sud, accessibles par un sentier pédestre qui court au long de la falaise.

Du côté nord de l’île, la basse et linéaire falaise côtière entre Ponta Delgada et Ponta do Albarnaz cède la place aux reliefs infranchissables de la côte nord-est, uniquement sillonnés de sentiers pédestres, comme celui qui part du phare d’Albarnaz vers Ponta da Fajã, de parcours difficile récompensé par des vues exceptionnelles..

À l’inverse, dans les fajãs laviques de Santa Cruz, Lajes et Fajã Grande, la mer embrasse doucement les basses pointes rocheuses de lave noire et laisse apercevoir, par temps calme, la faune des fonds marins.

Près du promontoire de Ponta da Caveira, Gruta dos Enxaréus forme une cavité de 50 m de long sur 40 de hauteur, dont 15 sous l’eau.

Flores / Açores - paysage de fajãs / deltas laviques

Flores / Açores - paysage de fajãs / deltas laviques

Flores / Açores - Gruta dos Enxaréus - photo time to go

Flores / Açores - Gruta dos Enxaréus - photo time to go

L’ Ilhéu de Monchique, à 1,5 km. au large, forme le point ultime de l’Europe à l’ouest, avant les étendues de l’atlantique.Au temps où la navigation dépendait uniquement des données astronomiques, l’îlot a constitué un important point de référence pour la calibration des instruments de navigation marine.

Flores /Açores - l'Ilheu do Monchique - photo Dreizung

Flores /Açores - l'Ilheu do Monchique - photo Dreizung

Sources :

- Geoparque Azores - Flores

- Global Volcanism Program - Flores

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

La petite île de Corvo est située au nord de Flores dans la partie ouest de l’archipel.

D’une superficie de 17,12 km², elle n’est habitée que par quelques 500 personnes, pour la plupart rassemblées dans la ville de Vila do Corvo, au sud.

Bien qu’isolée, Corvo a été la cible des attaques de pirates et corsaires. En échange de leur protection, l’île leur a permis d’y trouver un endroit de ravitaillement, de soins, et de réparation des vaisseaux. Elle fut malgré cela pillée par les corsaires Anglais en 1587.

Corvo / Açores - le côté sud de l'île avec Vila do Corvo - photo Dreizung

Corvo / Açores - le côté sud de l'île avec Vila do Corvo - photo Dreizung

Ces deux îles émergent du même banc sous-marin, orienté NNE-SSO, ancré sur la plaque tectonique Nord-Américaine à l’ouest de la dorsale médio-atlantique.

Corvo, volcan de type central, a commencé à émerger à partir de 730.000 ans ; le cône central était estimé culminer à 1.000 mètres de hauteur avant son effondrement il y a 430.000 ans.

Sitauation tectonique du groupe Flores-Corvo à l'ouest de la dorsale médio-Atlantique.

Sitauation tectonique du groupe Flores-Corvo à l'ouest de la dorsale médio-Atlantique.

La phase d’activité subaérienne est d’abord marquée par un volcanisme basaltique, avant  de passer à des éruptions trachytiques, plus explosives, dont certaine liée à la formation de la caldeira. Ensuite, l’activité redevient basaltique, avec des éruptions strombolienne et hawaiienne. Les épisodes plus récents forment le cône de scories de Coroinha.

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo - photo Angrese.

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo - photo Angrese.

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo -  les champs cultivés tapissent les parois intérieures de la caldeira - photo José Luís Ávila Silveira-Pedro Noronha e Costa

Corvo / Açores - la Caldeirão de Monte Gordo - les champs cultivés tapissent les parois intérieures de la caldeira - photo José Luís Ávila Silveira-Pedro Noronha e Costa

Le Monte Gordo voit sa bordure ouest tronquée par l’érosion éolienne et marine. Une falaise forme un à-pic de 700 mètres au-dessus de l’océan.

Sa caldeira, la Caldeirão, large de 2.000 mètres, est occupée par des cônes de scories, des intrusions filoniennes, deux lacs permanents et d’autres éphémères.

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Siaram

Corvo / Açores - la Caldeirão - photo Siaram

Cartes de Corvo - un clic pour agrandir Cartes de Corvo - un clic pour agrandir

Cartes de Corvo - un clic pour agrandir

Les pentes du volcan sont partiellement conservées à l’est et au sud, où des cônes secondaires sont préservés de l’érosion. Morro da Fonte, Grotão da Castelhana et Coroa do Pico sont responsables de coulées de basalte, qui ont formé la fajã lávica, un delta de lave élevé de 10 à 60 mètres.

 

Corvo / Açores - le delta de lave / la fajã lávica au sud de Corvo abrite la piste d'attérissage et les habitations - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - le delta de lave / la fajã lávica au sud de Corvo abrite la piste d'attérissage et les habitations - photo Geoparque Azores

Au nord-ouest de l’île, de petits ilôts, les ilhéu dos Torrais  et Ilhéu do Torrão, et des récifs submergés rendent périlleuse la navigation proche des côtes.

Corvo / Açores - Ponta do Marco - photo Geoparque Azores

Corvo / Açores - Ponta do Marco - photo Geoparque Azores

Le paysage de Corvo se caractérise par des murets de pierre sombre divisant les propriétés. Des paillers aux murs de basalte, utilisés pour le rangement du fourrage et des outils, renforcent l’aspect sombre et austère du paysage et a valu à Corvo le surnom d’île noire. Le vert des pâturages se conjugue à la teinte des genévriers et des plantations céréalières.  

A Ponta Negra, au sud de Corvo, de petits moulins à vent, au tronc conique, déploient des voiles qui ponctuent l’horizon de blanc. La coupole de bois peut tourner de façon à orienter les ailes en fonction de la direction du vent. Ils servent à moudre les céréales et le maïs.

Corvo / Açores  - les murets de basalte - photo ATA

Corvo / Açores - les murets de basalte - photo ATA

Corvo / Açores  - les moinhos au sud de l'île, avec en fond, l'île de Flores - photo Moinhos açorianos

Corvo / Açores - les moinhos au sud de l'île, avec en fond, l'île de Flores - photo Moinhos açorianos

Sources :

- CVARG / Centro de Vulcanologia e Avaliação de Riscos Geológicos - link

- Geoparque Azores - link

- Global Volcanism Program - Corvo

- DIAS, J. (2001) – Geologia e tectónica da ilha do Corvo (Açores-Portugal): Contributos para o ordenamento do espaço físico. - Tese de Mestrado. Universidade de Coimbra.

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Situé dans la zone centrale du Complexe Volcanique dos Picos, caractérisé par 200 cônes de scories et un volcanisme fissural, la Gruta do Carvão est le plus grand tunnel de lave sur São Miguel, avec une longueur totale de 1.250 mètres, en deux tronçons séparés. Ce tunnel s’étend à l’intérieur d’une coulée basaltique, orientée nord-sud, et rejoignant la mer à l’ouest de Ponta Delgada.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Carte des zones volcaniques de São Miguel - le Complexe volcanique dos Picos est coloré en gris avec la position des différents tunnels (triangles et point noirs)

Carte des zones volcaniques de São Miguel - le Complexe volcanique dos Picos est coloré en gris avec la position des différents tunnels (triangles et point noirs)

Sa hauteur moyenne est de 2-3 mètres, avec des passages atteignant plus de 5 mètres. Sa largeur varie beaucoup, avec un maximum supérieur à 10 mètres, en particulier à l’intersection de plusieurs branches.

Un tronçon de 200 mètres se caractérise par la superposition de deux tunnels, présentant des dolines. Dans certaines sections, les eaux de ruissellement ont déposé des sédiments, d’une hauteur moyenne d’un mètre.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão -  photo page Facebook / Gruta do Carvão

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo page Facebook / Gruta do Carvão

Des stalactites de lave pendent du plafond, parfois recouvertes d’une teinte blanchâtre amenée par les eaux de ruissellement. Les parois présentent des " bolhas de gás ", des bulles ayant éclaté sous la pression des gaz.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Diogo Caetano / Amigos dos Açores – amigosdosacores@amigosdosacores.pt

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Guardar foto - Siaram

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão - photo Guardar foto - Siaram

La lave basaltique s’est oxydée , ce qui lui confère des teintes rougeâtre à orangées, le long des zones de fissures et d’infiltration.

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão : couleur du basalte oxydé - azoresphotos.blogspot.be

Açores - São Miguel - Gruta do Carvão : couleur du basalte oxydé - azoresphotos.blogspot.be

L’âge de ce tunnel est compris entre 5000 et 12000 ans selon la datation au Carbone 14 et selon l’analyse des dépôts de matières pyroclastiques (cendre et lapilli), probablement émis par le volcan de Sete Cidades ou celui de Fogo et recouvrant cette grotte.

 

Sources :

- Amigos dos Açores - associaçoa ecologica -link

-  Gruta do Carvão - Paim - link

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Publié le par Bernard Duyck
Publié dans : #Excursions et voyages

Le stratovolcan Sete Citades et sa caldeira circulaire de 5.000 mètres de diamètre, et d’une profondeur de 300 à 500 mètres occupent l’ouest de São Miguel. Son point culminant, le Pico da Cruz, est à 856 mètres, soit 3.000 m au-dessus du plateau basaltique formant le sous-bassement de l’archipel Açorien.

Le fond de la caldeira est occupé par deux lacs communicants, le lagoa verde et la lagoa azul et des appareils post-caldeira.

La légende veut que les deux lacs, vert et bleu, furent créés par les larmes  d’une princesse et de son amant, un berger, lors de leur séparation … la couleur des eaux rappelant la couleur de leurs yeux.

 São Miguel / Açores - vue aérienne de la caldeira Sete Citades - photo Meteopt

São Miguel / Açores - vue aérienne de la caldeira Sete Citades - photo Meteopt

 São Miguel / Açores -  la caldeira Sete Citades et les lagoa Verde & Azul - photo U.Sverdrug

São Miguel / Açores - la caldeira Sete Citades et les lagoa Verde & Azul - photo U.Sverdrug

Le stratovolcan est formé par un empilement de coulées de lave (Ankaramite, basanite, basalte alcalin, hawaiite, mugearite, et tristanite)  et de retombées pyroclastiques. Les plus anciennes roches subaériennes incluent des dômes de trachyte et tristanite, et des coulées exposées à la base de la muraille de la caldeira, et sur la côte à l’ouest et au sud du volcan. Une coulée de trachyte, située à la base de la paroi NO de la caldeira, est datée de 210.000 ans ; une autre de tristanite, située sur le côte ouest à Ponta da Ferraria, date de 74.000 ans.

L’étape, ayant donné à la caldeira ses actuelles dimensions, est datée de 22.000 ans, et fait suite à l’émission de ponces trachytiques.

São Miguel / Açores - Carte géologique du stratovolcan Sete Citades - doc. in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

São Miguel / Açores - Carte géologique du stratovolcan Sete Citades - doc. in Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore

Au moins vingt-deux éruptions post-caldeira ont eu lieu, dont six dans son enceinte, à forte composante phréato-magmatique, et 16 sur les flancs du volcan.

Les éruptions dans la caldeira sont relativement récentes : six évents, dont les éruptions ont formé des cônes et des anneaux de ponces, occupent une position  quasi circulaire, suivant une fracture concentrique vraisemblablement contemporaine de la formation de la caldeira.

Du nord au sud et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, se présentent Seara Cerrado da Ladeira, au nord, daté de 3050 avant JC., la caldeira do Alfreres, de 2050 avant JC, la Caldeira Seca, datée de 1444 ( ?), deux dômes de trachyte avec leur sommet occupé par un lac, le lagoa Rasa , daté de l’an 380, et la lagoa de Santiago, daté de l’an 90. Le cône de scories Cerrado das Freiras s‘est édifié à l’est du lagoa azul en 1444.

 São Miguel / Açores -  la caldeira Sete Citades : la caldeira Seca - photo Christophe Finot

São Miguel / Açores - la caldeira Sete Citades : la caldeira Seca - photo Christophe Finot

 São Miguel / Açores -  la caldeira Sete Citades :  le lagoa Santiago - photo Time to go

São Miguel / Açores - la caldeira Sete Citades : le lagoa Santiago - photo Time to go

En 1713, une éruption du flanc ouest a donné le Pico das Camarinhas et la Ponta da Ferraria, en 1.110

Depuis 1638, six éruptions sous-marines ont eu lieu au large de la côte ouest, la dernière en 1880.

 São Miguel / Açores - Sete Citades : le Pico das Camarinhas - photo Geoparque Azores

São Miguel / Açores - Sete Citades : le Pico das Camarinhas - photo Geoparque Azores

 São Miguel / Açores - Sete Citades :  coulée à Ponta da Ferraria - photo Geoparque Azores

São Miguel / Açores - Sete Citades : coulée à Ponta da Ferraria - photo Geoparque Azores

Les paysages spéciaux et une éruption juste après l’arrivée des premiers colons Portugais ont participé à la naissance de diverses légendes. Parmi celles-ci, sept cités établies dans la caldeira auraient été détruites par l’éruption qui a suivi l’arrivée des premiers Portugais … en liaison avec une des positions possibles de la mythique Atlantide.

Elle a en tous cas inspiré la BD « L’énigme de l’Atlantide » d’Edgard P. Jacobs.

Couverture de l'album "L"énigme de l'Atlantide" et affiche - Ed.Dargaud - un clic pour agrandir.Couverture de l'album "L"énigme de l'Atlantide" et affiche - Ed.Dargaud - un clic pour agrandir.

Couverture de l'album "L"énigme de l'Atlantide" et affiche - Ed.Dargaud - un clic pour agrandir.

Sujet de la BD "L'énigme de l'Atlantide" : En vacances dans l'archipel des Açores, le professeur Mortimer fait une stupéfiante découverte. Lors de l'exploration d'un gouffre nommé " O foro do diabo " (le trou du diable), il trouve un métal inconnu aux étonnantes propriétés radioactive et luminescente. Il ne peut s'empêcher de penser à l'orichalque, ce mystérieux métal que les Atlantes, dans le récit de Platon, estimaient aussi précieux que l'or. La découverte est suffisamment importante pour qu'il prévienne son ami, le capitaine Blake. Ce dernier vient le rejoindre à Saõ Miguel et les événements se précipitent. Quelqu'un dérobe le spécimen que Mortimer avait laissé dans sa villa. Blake et lui n'ont que le temps de voir un étrange engin traverser l'espace à la vitesse de l'éclair, disparaissant dans la nuit. De plus en plus intrigués, les deux hommes décident de refaire une expédition au " Foro do diabo " pour y retrouver des échantillons. Ils sont accompagnés d'un guide, Pépé et de son assistant sous les traits duquel se cache l'aventurier Olrik, leur plus mortel ennemi. Ce dernier a été embauché par une puissance étrangère pour récupérer le précieux minerai. La descente dans les dangereuses caldeiras commence. Cette plongée dans les entrailles de la terre va les amener à vivre leur plus extraordinaire aventure. Élucidant un mystère vieux de plusieurs siècles, ils partiront à la découverte de l'Atlantide, de son peuple et de ses ennemis, exploreront le continent perdu et risqueront leurs vies pour sauvegarder la paix dans l'Empire Atlante. Ils braveront mille dangers pour revenir vers notre monde où l'Atlantide reste une énigme irrésolue... Le moindre de ces dangers n'étant pas Olrik...

Sources :

- Geology of Three Late Quaternary Stratovolcanoes on Sao Miguel, Azores – by R.Moore - link

- Global Volcanism Program - Sete Citades

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